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25/07/2010

La Chine confrontée à une terrible marée noire, une attaque contre la Chine et Corée par les USA ?

Par Constance Jamet
23/07/2010 | Mise à jour : 19:13
Au fil des jours, le gouvernement a revu à la hausse son estimation de l'étendue de la marée noire, passant de 183 à 435 km².
Au fil des jours, le gouvernement a revu à la hausse son estimation de l'étendue de la marée noire, passant de 183 à 435 km².

La nappe de pétrole s'étend déjà au minimum sur 435 km² dans la mer Jaune. L'injection d'un produit chimique dans un oléoduc serait à l'origine de l'explosion.

Une réaction chimique serait à l'origine de la marée noire la plus inquiétante qu'affronte la Chine depuis ces dernières années. L'injection dans un oléoduc de produits chimiques destinés à enlever le souffre du brut aurait causé l'explosion du pipeline vendredi dernier dans le port de Dalian, au nord-est du pays, a révélé vendredi l'administration. En effet, la manœuvre a lieu juste après qu'un pétrolier terminait de déverser dans le pipeline sa cargaison de brut.

Cette erreur a provoqué la fuite en mer Jaune de 1500 tonnes de pétrole. Au fil des jours, le gouvernement a revu à la hausse son estimation de l'étendue de la marée noire, passant de 183 à 435 km². Mais selon le Shenyang Evening News de mercredi, la superficie de la pollution est désormais de 946 km2. La nappe s'étend sur 90 km le long de la côte.

Les équipements font cruellement défaut

Huit-cent bateaux de pêche, une quarantaine de bateaux de nettoyage, 2000 soldats et des centaines de pêcheurs participent au ramassage. Plus de 23 tonnes de bactéries mangeuses de pétrole ont été déversées. China National Petroleum Corp (CNPC), premier producteur pétrolier chinois et propriétaire des l'oléoduc, affirme que 400 tonnes de brut ont déjà été récupérées. Mais les moyens font cruellement défaut. «Les citoyens mobilisés n'ont aucun équipement de protection et n'avaient que leurs mains pour nettoyer le pétrole», a dénoncé Greenpeace. «Ils n'ont pas de masques, qui est la protection la plus basique et ignorent même qu'ils doivent protéger leur peau du brut».

Selon AP, certains travailleurs déblaient avec des baguettes et mettent le pétrole dans des seaux en plastique.
Selon AP, certains travailleurs déblaient avec des baguettes et mettent le pétrole dans des seaux en plastique. Crédits photo : REUTERS

Selon AP, certains travMailleurs déblaient les plages souillées avec des baguettes et mettent le pétrole dans des seaux en plastique. Un pompier s'est noyé mardi après avoir été happé et englué par une vague de brut. Deux autres ont échappé de justesse à des accidents mortels. D'après le Financial Times, Pékin voudrait faire venir de Honk Kong du matériel plus efficace.

Durcissement des règles en vue

Les autorités ont souligné que la marée noire n'avait rien à voir, en volume, avec celle qui touche le golfe du Mexique, 1 500 000 contre 352 millions de litres. Mais pour Zhao Zhangyuan, chercheur à l'Institut de recherches des sciences environnementales de Chine, l'impact sur la vie marine et les habitants - lorsque la pollution entrera dans la chaîne alimentaire - pourrait durer au moins 10 ans.

L'accident a d'ores et déjà poussé Pékin à renforcer la sécurité de ses installations pétrolières. Chaque port devra avoir son plan d'urgence en cas de catastrophe. Une base de données de tous les ports par où transitent des matières dangereuses va aussi être mise en place. Les raffineries seront sans doute soumises à des règles de sécurités plus strictes.

LIRE AUSSI :

» EN IMAGES - Marée noire sur la mer Jaune

http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/23/01003-201...

24/07/2010

Un OVNI provoque la fermeture de l’aéroport international de Xiaoshan

Rappel de cette information qui est capitale pour la suite des articles que nous mettrons en ligne. Nous vous demandons de rester attentifs à tout ce qui se passe actuellement en Asie et au Moyen Orient.

Nous subodorons depuis mars 2010, avec la marée noire déclenchée dans le Golfe du Mexique, que les préparatifs de la 3ème guerre mondiale atomique ont déjà commencé.

L'oligarchie financière qui mène le monde se livre la guerre pour le pétrole à notre insu.

L'information concernant cet Ovni a été confirmée même si les photos diffusées sur le net ne correspondaient pas à l'évènement qui s'est produit à Hangzhou,

Nous subodorons encore que toutes les apparitions d'Ovnis qui se multiplient actuellement dans le monde, sont l'œuvre de programmes occultes militaires pour nous faire croire prochainement, tel que prévu au sein du Projet Blue Beam, savamment orchestré par les Illuminati-reptiliens, à une attaque extra-terrestre. Soyez attentifs à ne pas vous laisser berner par leurs manœuvres et manipulations diaboliques.

Par ailleurs, selon des astronautes dont Edgar Mitchell, il semble exister des races Extra-terrestres qui sont les alliées de l'humanité.


Si nous nous référons aux règles universelles qui établissent des traités de non ingérence  sur les autres planètes et du respect du libre-arbitre. Ces races alliées ne se permettraient jamais de faire ingérence dans notre espace sans que l'humanité ne les autorise à y venir. Aussi, nous ne pouvons pas accorder de crédit aux rumeurs qui nous indiquent que des extra-terrestres viendraient nous sauver à l'horizon de 2012. Une des meilleures manières de nous paralyser dans notre prise de conscience et de nous entraver dans notre évolution. L'évolution étant une affaire personnelle, les seules personnes à nous aider à ascensionner c'est nous-mêmes à l'exclusion de tout intervention extérieure.

Toujours selon ces mêmes règles universelles, nous pouvons être persuadés que les OVNIS qui sont aperçus régulièrement, ne peuvent être que d'au moins 2 sources :

1 - militaire selon des programmes occultes et technologies développées depuis Hitler par les USA et d'autres pays du monde, ou
2 - émanant de races prédatrices pour l'humanité. Ces dernières étant intéressées par notre ADN, celui des animaux et de nos végétaux, et par nos ressources qu'ils viennent exploiter pour en faire un marché avec d'autres civilisations intergalactiques. Ce qui est parfaitement expliqué dans le livre "Les Alliés de l'Humanité".

C'est notamment le but de tous ces voyages spatiaux qui nous sont présentés comme étant des expériences scientifiques et expérimentaux pour découvrir comment est fait l'Univers et comment il a été constitué.

Nous allons les croire bien sûr !

Qu'avons-nous appris de grandiose sur l'Univers, depuis 1969, année du soi-disant voyage sur la Lune, que notre conscience n'eût pu imaginer sans le concours de la NASA ?

Savons-nous encore ce qu'ils fabriquent actuellement avec le LHC au CERN ? A part  le fait de nous douter qu'ils contribuent à mettre notre planète en danger et à perturber son équilibre électro-magnétique.

 

10 Juillet 2010 Par Jean-Charles DUBOC

 

 

La municipalité de Hangzhou, capitale de la province chinoise du Zhejiang, a annoncé qu’un objet volant non identifié (OVNI) avait perturbé le trafic aérien à l’aéroport international de Xiaoshan dans la soirée du mercredi 7 juillet.

L’information a été reprise par une chaîne de la télévision chinoise avec le titre : « Un vaisseau extraterrestre suspend le trafic aérien le 7 juillet 2010 » (vidéo).

M.Nguyen, responsable de la communication de l’aéroport de Xiaoshan, à Hangzhou, a confirmé aux reporters que, dans la soirée du 7 juillet, tous les vols ont bien été suspendus, de 20H45 à 21H41, en raison de la présence d’un OVNI à proximité du terrain.

C’est un équipage qui, le premier, a fait part de la présence d’un objet d’origine inconnu dans le voisinage de l’aéroport: « A ce moment là, vers 20H40, un avion qui devait atterrir a envoyé un message à la tour de contrôle en signalant un OVNI ».

Pour des raisons de sécurité, l’aéroport et le service du contrôle aérien ont décidé de suspendre immédiatement tous les vols.

M. Nguyen souligne que cela a affecté 6 vols au départ et 12 à l’arrivée, soit près de 18 vols : « Dans l’incapacité de se poser, les vols à l’arrivée ont été déroutés vers les aéroports de Ningbo et de Wuxi tandis que les vols au départ ont été retardés de 3 à 4 heures ». Source

L'aéroport de Hangzhou a reçu en 2009 près de 15 millions de passagers et c’est le neuvième aéroport Chinois.

Je rappelle que dans une note intitulée « Alerte OACI sur les risques de collision en vol avec des OVNI ?... », j’ai suggéré que soit lancée une alerte par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale, l’OACI, qui mette en garde les équipages des avions de ligne sur les risques d’une trop grande proximité avec un OVNI.

Ainsi la réaction des autorités chinoise a été tout à fait justifiée : il fallait immédiatement interrompre le trafic aérien en raison de la présence d’un vaisseau non identifié à proximité du terrain.

Quand donc l’OACI se prononcera-t-elle enfin sur ce problème ?...

La fermeture de l’aéroport de Xiaoshan est un événement tout à fait exceptionnel qui n’a pas du trop surprendre les Chinois qui sont très nombreux à prendre au sérieux la possibilité d’une présence extraterrestre sur la Terre.

Jean-Charles Duboc

http://euroclippers.typepad.fr/exopolitique/

20/07/2010

Le CFR annonce une « Troisième guerre du Liban »

Article placé le 20 juil 2010, par Agata Kovacs (Genève)

Dans un rapport publié sur son site internet, le Council on Foreign Relations annonce l’imminence d’une troisième guerre du Liban et exonère par avance Israël de toute responsabilité.

cfr

Quatre ans après un conflit dévastateur de 34 jours – qui coûta la vie à plus de 1200 Libanais – une série d’accrochages et de violations flagrantes de la résolution 1701 de l’ONU par Israël, survenues ces dernières semaines, laissent présager une reprise imminente des combats entre le Hezbollah et l’armée de l’Etat hébreu.

La semaine dernière, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a tenté d’intervenir, en dénonçant « les survols quasi quotidiens du territoire libanais par les forces aériennes israéliennes  qui constituent des violations de la souveraineté libanaise qui doivent immédiatement cesser ». Le Secrétaire général a également exhorter Israël à « accélérer sans plus tarder » le retrait se ses forces « de la partie nord du village de Ghajar et de la zone limitrophe au nord de la Ligne Bleue » qui délimite la frontière entre les deux Etats. (1)

Rapport du CFR

Ces tensions surviennent alors que le Council on Foreign Relations (CFR) vient de publier un rapport dans lequel il annonce l’imminence d’une troisième guerre du Liban. Il n’est pas inutile de rappeler ici que si le CFR – présidé par le milliardaire David Rockefeller, qui est également le fondateur du Groupe Bilderberg et de la Commission Trilatérale – se présente comme un « think-tank non partisan ayant pour but d’analyser la politique étrangère américaine et la situation politique mondiale », il est en réalité une organisation opaque qui régit des intérêt financiers internationaux liés à l’idéologie mondialiste néolibérale (lire à ce sujet notre article du 10 mai dernier ).

Le document de neuf pages, que nous reproduisons en fin d’article, indique qu’il y a un « danger croissant de la reprise de la guerre entre Israël et le Hezbollah. Depuis le dernier conflit entre ces deux parties au Liban, pendant l’été 2006, le Hezbollah n’a cessé de se réarmer et son arsenal est maintenant plus puissant, tant en quantité qu’en qualité. Israël ne peut que constater que la menace faite à sa sécurité nationale est devenue intolérable ». Une attaque préventive serait donc légitime, selon ce rapport.

Le CFR n’apporte pas la preuve du réarmement de la milice chiite. Il se base uniquement sur des rapports du renseignement israéliens et d’autres rumeurs d’officines et relais de désinformation. Néanmoins, après les crimes de guerre perpétrés par l’Etat hébreu en 2006, dénoncés par Amnesty International (2), la réorganisation militaire du Hezbollah semble pour le moins légitime, puisque qu’elle est sa seule garantie de survie, ainsi que celle du peuple libanais.

Le rapport de l’agence mondialiste prétend également que « l‘Iran pourrait pousser le Hezbollah à attaquer Israël, afin de faire diversion sur la pression internationale à propos de son programme nucléaire. » Dans tous les cas, « le Hezbollah arguerait probablement du fait qu’il répondait au survols israéliens du territoire libanais. »

La logique du CFR nécessiterait quelques éclaircissements, car on voit mal comment une attaque du Hezbollah sur Israël permettrait à l’Iran de faire diversion sur quoique ce soit. C’est même le contraire qui ne manquerait pas de se produire en pareil cas. Par ailleurs, l’histoire récente du Proche Orient démontre que c’est l’Etat juif qui a toujours su trouver quelques prétextes fallacieux pour agresser ses voisins. Mais on voit bien ou veut en venir le CFR, qui n’hésite pas a exonèrer par avance Israël de toute violation des résolutions de l’ONU en affirmant que « dans tous les cas, le Hezbollah arguerait probablement du fait qu’il répondait aux survols israéliens du territoire libanais pour entrer en guerre. » Pour l’organisation de M. Rockefeller, il  serait bien sûr tout à fait intolérable que les libanais réagissent aux provocations quotidiennes de Tsahal. Ils doivent se soumettre en silence. Dans la foulée, le CFR ne manque pas de promulguer quelques conseils à l’État hébreu, comme par exemple « d’attaquer des équipements et des dépôts d’arme en Syrie » et pourquoi pas en Iran pendant qu’on y est ?

Il est impossible de dresser une liste des contres vérités promulguées par ce document tant elle sont nombreuses. En fait, pour établir un travail complet, il faudrait revenir sur chacune des phrases qui y figurent. Les conclusions de ce rapport sont sans équivoque : La diplomatie étasunienne ne réussira pas à empêcher cette guerre (en a-t-elle l’intention ?), et elle devrait d’ores et déjà se concentrer sur la future… reconstruction du Liban. David Rockefeller a-t-il déjà négocié les contrats ?

Ce même David Rockfeller qui indiquait sans complexe dans Newsweek le 1er février 1999 : « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire ». Et encore, huit ans plus tôt : « La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est assurément préférable au principe d’autodétermination des peuples ».

Pour des agences mondialistes comme le CFR, Bilderberg ou la Commission Trilatérale, nos vies, comme celles des ennemis qu’ils nous fabriquent, est un business. Ce n’est pas de leur Nouvel ordre mondial dont nous avons besoin, et encore moins de leurs Nouvelles guerres, mais d’un monde débarassé de leur présence néfaste.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Télécharger le rapport du Council on Foreign Relations

Merci à Julien de nous avoir fait parvenir ce document

Notes :

1. Lire le communiqué de l’ONU

2. Article du Monde diplomatique

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03:29 Publié dans Actualité, politique ou géopolitique, International, ONU, OTAN, USA, Israël | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!

Marée noire : BP, GOLDAMN SACHS, HALLIBURTON, les rois du déversement du pétrole

Encore de merveilleuses coïncidences que ces délits d'initiés !

BP, Goldman Sachs, Halliburton : les rois du (déversement de) pétrole


Hasards ou coïcindences autour de la catastrophe pétrolière du Golfe du Mexique. BP, Goldman Sachs et Halliburton nagent en eaux troubles.

BP - Goldman Sachs - Halliburton

Vingt jours avant la catastrophe, Goldman Sachs, le monstre de la finance largement impliqué dans la crise financière, a vendu 44% de ses actions BP. Montant de l'opération : 260 millions de dollars. Quelques semaines plus tard, l'action chutait de 50%. Ce qui s'appelle avoir le nez fin. Tony Hayward, le patron de BP, a aussi sauvé les meubles en vendant un petit pactole de 2 millions de dollars, juste avant l'explosion de la plate-forme, soit environ un tiers de ses actions. Une broutille.

Un hasard ? Peut-être. Mais il serait intéressant de valider cette hypothèse... auprès de Peter Sutherland ? L'homme est plutôt bien informé. Ancien directeur général du GATT et de l'OMC, il est actuellement membre influent d'organisations aussi huppées que la Commission trilatérale et le groupe Bilderberg. Mais il est aussi président de Goldman Sachs (depuis 1995) et ex-président de... BP (1997 - 2010) ! Un homme bien sous tous rapports. Sauf, semble-t-il, pour la Commission Trilatérale qui a supprimé son CV et une bonne partie des articles le concernant de son site Internet (toujours disponible via le cache de web.archive.org). Même topo pour Lord Browne, ancien directeur général de BP et actuel administrateur de la banque d'investissement. En somme, BP a infiltré Goldman Sachs, banque bien connue pour avoir infiltré l'administration US. Un plan qui se déroule sans accros ?

Autre coïncidence frappante, dans cette catastrophe pétrolière, Halliburton a été mise en cause pour malfaçon. Dans la journée qui a précédé le drame, la firme avait participé à des opérations de cimentage sur la plate-forme de forage. La tuile. Mais huit jours auparavant, la société avait acheté pour 240 millions de dollars d'actions "Boots & Coots". Kesako ? Ni plus ni moins qu'une entreprise spécialisée dans... l'extinction de puits de pétrole en feu. Et hop. L'action a gagné 60% en quelques jours. Forcément, puisque la société a été appelée à la rescousse pour aider BP à colmater la fuite de pétrole.

Que le monde est petit...

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Mais encore :

Marée noire : la plupart des "nettoyeurs" de l'Exxon Valdez seraient morts

YouTube - Pétrole en mer



Vladimir Poutine et l’Empire eurasiatique de la Fin, par Jean Parvulesco

La parution du dernier livre de Jean Parvulesco, La confirmation boréale, est un évènement majeur, totalement occulté par les « médias autorisés ». Pour tous ceux qui veulent comprendre le monde – celui dans lequel nous sommes et celui vers lequel nous nous dirigeons – cet ouvrage sera incontournable.

C’est avec l’aimable autorisation des Editions Alexipharmaque que nous vous présentons, en exclusivité, un chapitre entier de La confirmation boréale.

Mecanopolis

oeil

Que l’on en soit réellement conscients ou pas, nous nous trouvons à présent sur la ligne du partage des eaux de la « grande histoire », soudain proche de son terme : quelque chose y prend fin définitivement, et quelque chose d’autre va bientôt s’y passer, abyssalement, quelque chose d’absolument nouveau.

La terreur sournoise et dégradante exercée, à l’échelle planétaire, par la subversion suractivée de la conspiration mondialiste qu’arme, justifie et n’en finit plus d’imposer sa doctrine du « politiquement correct » soi-disant démocratique, atteint, à l’heure présente, les ultimes limites dé l’insupportable, du cauchemar permanent et total. Arrivant, ainsi, en ces extrémités, à ce paroxysme final de l’affirmation active, des impositions subversives et totalitaires de la conspiration mondialiste en place et de sa terreur démocratique incapacitante, l’histoire mondiale semble s’être momentanément arrêtée dans sa marche, comme auto-immobilisée dans l’attente de l’instant fatal où il lui faudra basculer, inéluctablement, dans un état absolument contraire à celui de son actuel blocage négatif total, changer entièrement de sens.

Car une nouvelle forme spécifique de changement est à présent apparue dans le devenir visible de l’histoire mondiale, une nouvelle forme ontologique d’action directe dans le cours immédiat de l’histoire, qui implique et décide, à terme, quand l’heure en vient, l’auto-destitution aussi totale qu’instantanée, sans la moindre intervention extérieure, de toute situation de pouvoir fondamentalement constituée, s’affirmant politiquement et fût-elle apparemment inexpugnable en ses assises du moment : ce qui semblait ainsi devoir durer indéfiniment, disparaîtra alors d’une mystérieuse manière soudaine, sans laisser de trace, effacé à jamais du courant de l’histoire ; comme si rien il n’y avait eu.

Comprendre ce qui fait avancer l’histoire par en-dessous…

C’est que, lors de ses grands changements, lors de ses grands tournants décisifs, imprévisibles, soudains, l’histoire se trouve forcée de muer, de se transformer de par le mystère même de ses propres profondeurs irrationnelles, mystère en action que seules mènent, depuis l’invisible, les décisions révolutionnaires occultes de la Divine Providence toujours là, toujours dissimulée derrière les événements immédiatement visibles. Comprendre l’histoire dans sa marche, ce n’est pas en pénétrer les raisons objectives, qui ne sont jamais que des apparences arrangées, mais ne pas méconnaître l’identité abyssale de ce qui la mène et fait avancer vraiment, par en-dessous, suivant un dessein providentiellement conçu et conduit d’en dehors des temps.

Ainsi en avait-il été de la fin abrupte du communisme soviétique et de l’ensemble de ses conspirations subversives de dimensions planétaires : sans la moindre intervention visible venant de l’extérieur de ce qui était en train de se passer au moment décisif, sans absolument aucune raison objective, à l’heure prévue – et que personne n’attendait, parce qu’il s’agissait d’une heure occulte, supra-historique – il s’en était produit comme un brusque effondrement total, de l’intérieur de celui-ci, comme un soudain éclair noir, annulant tout, et la plus grande puissance politico-militaire du monde a cessé d’exister, s’est trouvée comme aspirée par le néant qu’elle portait secrètement en elle, instantanément. Et tout à fait définitivement, sans trêve ni recours.

L’histoire démocratique de l’Europe est morte

Or cette même nouvelle structure ontologique d’auto-destitution instantanée, mystérieuse dans ses apparences, vient également de frapper l’ensemble de l’actuelle situation politique européenne. Disparues, dans le néant de leur propre auto-destitution, les toutes-puissantes démocraties chrétiennes italienne et allemande, tout comme semble s’être évanoui le grand rêve impérial européen du « gaullisme de la fin » et, en France aussi, le vaste mouvement de mobilisation populaire qu’avait mis en place le Front National, ainsi que le Parti Communiste lui-même, éclaté, de l’intérieur, en des morceaux disparates. Alors que, sous les apparences mêmes de leur pouvoir, à l’heure présente inconditionnellement encore en place – en France, en Allemagne, en Italie – la social-démocratie, sous-traitance locale de la conspiration mondialiste, installée partout en Europe, ainsi qu’en Grande Bretagne, se trouve malgré tout, elle-même, désormais, à la merci du brusque mouvement sismique des profondeurs qui va la renvoyer, d’un moment à l’autre, à son trou noir d’origine. Ainsi, de Bucarest à Lisbonne, un immense désert vide, calciné, morne, immobile, « suintant des maléfices secrets, imprévisibles », s’étend au comble de la désolation, au comble de l’impuissance. L’histoire démocratique de l’Europe est morte, qui est en train de devenir sa propre fosse commune.

Or c’est bien au-dessus de cette fosse commune déliquescente que va devoir se lever, bientôt, et de quelle manière inattendue, l’immense tourbillon de feu de l’entreprise révolutionnaire grand-européenne de salut et de libération visant à mettre en piste, politiquement et historiquement, ce qu’il est déjà convenu d’appeler l’Empire Eurasiatique de la Fin.

Car, si, désormais, en ces temps d’interrègne, sans heure ni espérance ni plus aucune attente légitime, quand l’évidence de l’abdication politique de l’Europe fait fonction d’un champ d’épandage final, seule risque encore d’avoir cours, précisément, l’ontologie de l’auto-destitution instantanée de cet ensemble politique en situation terminale – ainsi que cela s’était déjà vu avec l’auto-destitution politique de l’Union Soviétique, ou avec le mystérieux évanouissement sur place des démocratie chrétiennes européennes – il n’est pas moins certain que le mouvement dialectiquement contraire, celui d’une ontologie de renversement total et de reconstitution abyssale, d’une soudaine remontée paroxystique de l’Être originel, d’une émergence de renversement absolu et de recommencement absolu d’une situation apparemment fermée sans recours puisse également avoir, lieu, à tout instant. Et tout faire basculer, d’un seul coup.

Un prochain basculement

Aujourd’hui, partout, dans l’espace intérieur propre de la plus Grande Europe, de l’Europe en tant qu’avant-garde révolutionnaire du Grand Continent Eurasiatique, le feu du retour à l’être, du redressement politique révolutionnaire de l’ensemble du continent couve souterrainement, se maintient envers et contre tout, clandestinement disponible dans l’attente de cette « émergence de renversement absolu et de recommencement absolu » qui doit marquer le prochain basculement de l’actuelle situation politique européenne en son propre contraire. Cela, c’est bien la dialectique agissante de la nouvelle forme d’intervention ontologique dans l’histoire qui l’exige, à travers son double commandement de l’auto-destitution du passé, des formes condamnées et déjà révolues, et de la mobilisation abyssale de ce qui, soudain, sera appelé à donner son nouveau visage à l’avenir déjà, secrètement, en marche.

Du projet océanique fondamental de l’Amiral Gorchkov

En conclusion à un travail de recherche politico-révolutionnaire que je faisais paraître, en 1976, sous le titre de La ligne géopolitique de l’URSS et le « projet océanique fondamental » de l’Amiral G. S. Gorchkov, j’avais placé, prophétiquement – à présent je m’en rends compte – les lignes suivantes, dont l’actualité me paraît tout à fait saisissante, plus que jamais immédiatement opératoire :

« C’est sous le jour de cette conception intériorisante de l’histoire qu’il faudra savoir – savoir d’avance, tout est là – qui, en Union Soviétique, finira par l’emporter, à l’heure voulue, sur l’autre camp, implacablement, pour s’engager aussitôt à changer – dans un sens ou dans l’autre – la direction et jusqu’à la face même de l’histoire du monde. Aujourd’hui comme hier, tel est le but unique : changer la face du monde. Cependant, dans la perspective du but unique, lequel des deux camps l’emportera sur l’autre? Celui qui saura laisser apparaître, en son sein, la volonté de destin de l’homme providentiel, qui sera, aussi, l’homme de la dernière bataille. Quand viendra-t-il, celui-là ? Inéluctablement, à l’heure prévue. »

Or c’est très précisément l’apparition – l’avènement – de ce que j’appelais, alors, l’« homme providentiel » que, aujourd’hui que les temps sont prêts, va devoir provoquer le basculement final de l’actualité politique européenne immédiate dans le sens de son retour révolutionnaire à l’Être, fournir – au-delà de l’actuel désastre de celle-ci – sa forme ontologique décisive à un autre recommencement total de l’histoire et de la conscience politique européennes, de leurs structures d’affirmation et de présence agissante propres, renouvelées depuis leurs profondeurs originelles retrouvées.

Car c’est un fait : la déflagration révolutionnaire finale est à présent prête à éclater. Partout en Europe, des « groupes géopolitiques » de conscience et d’intervention politique clandestine impériale grand-européenne, agissant déjà sur des dimensions continentales eurasiatiques, se trouvent à l’affût de l’imminent changement de l’histoire proche de sa fin, changement qui est en train de s’amorcer souterrainement et dont ces « groupes géopolitiques » mobilisés sur place constituent la masse explosive, à laquelle l’apparition de l’« homme providentiel », du nouveau « concept absolu » de l’histoire arrivant à son point critique suprême, apportera le détonateur prédestiné.

La définition idéologico-doctrinale de ce changement annoncé, on peut la trouver, exhaustivement arrêtée, dans un récent document émanant d’une des centrales opérationnelles à l’œuvre, à demi-clandestinement, de ce vaste mouvement politique souterrain, dont celle-ci représente une des actuelles instances décisives d’affirmation révolutionnaire immédiate. De cette définition idéologico-doctrinale, en voici donc, ci-dessous, le document faisant état de son projet opérationnel de base, document connu plus ou moins confidentiellement sous le titre de « Pacte Impérial Eurasiatique ». Je cite, textuellement.

Un document fondationnel : « Le Pacte Impérial Eurasiatique »

« C’est de la confrontation de nos doctrines impériales et catholiques avec la réalité politico-historique actuelle, directe, à laquelle celles-ci s’adressent révolutionnairement, qu’il va en résulter, dialectiquement, l’émergence finale du Grand Empire catholique constituant notre objectif ultime, l’Imperium Ultimum, du Regnum Sanctum, qui devra comporter, en principe, trois stades opérationnels, trois étapes édificationnelles prévues.

Le premier de ces trois stades opérationnels, celui de l’acte même de la mise en piste du projet impérial final, concernera la création de l’axe Paris-Berlin-Moscou, pôle européen grand-continental impérial à venir. Ne devant pas comporter d’intégration politique à proprement parler de la France, de l’Allemagne et de la Russie, l’axe Paris-Berlin-Moscou n’aura qu’une première fonction de mise en convergence définitive et totale de la communion de destin – de la prédestination – des trois pays du pôle fondationnel grand-continental mobilisés en avant par une même vision impériale irrévocable, par la décision du Pacte Fondamental.

Le deuxième des trois stades opérationnels de l’IMPERIUM ULTIMUM vers la réalisation effective de l’Empire Eurasiatique de la Fin, constitué par l’intégration politico-historique totale de l’Europe de l’Ouest et de l’Est, de la Russie et de la Grande-Sibérie, de l’Inde et du Japon.

Une deuxième Guerre de Sécession

Quant au troisième stade opérationnel de l’édification révolutionnaire impériale catholique de ce monde et de son histoire finale, il devra inclure, aussi, après la réduction définitive de la conspiration démocratique mondialiste menée par la « Superpuissance Planétaire des États-Unis » et la libération révolutionnaire de celle-ci, la double instance géopolitique intégrée des deux Amériques, l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord. Le troisième stade impérial de l’histoire finale du monde sera celui de l’apparition de l’Archipel Planétaire unifié, entité suprahistorique, transcendantale, placée sous la lumière révélatrice, parousiale, du REGNUM SANCTUM.

Aussi la conspiration mondialiste de la Superpuissance Planétaire des États-Unis devra-t-elle prendre fin en s’auto-dé-truisant elle-même, dans les termes d’une guerre civile continentale qui sera la répétition à rebours de la Guerre de Sécession américaine, de son propre acte fondationnel des origines (1861-1865).

Lors de cette seconde Guerre de Sécession, ce sera la majorité nationale oppressée de la Superpuissance Planétaire des États-Unis, sa majorité « sudiste », traditionnelle et spiritualiste, catholique, d’héritage européen en continuité, qui va devoir l’emporter, irréversiblement, sur la partie « nordiste », anti-traditionnelle, gauchiste et matérialiste du continent nord-américain.

Et ce sera la mission prédestinée de l’Amérique du Sud qui, entre temps, sous l’impulsion révolutionnaire de l’Argentine et du Chili, aura déjà su faire, accomplir sa propre intégration continentale, que de soutenir, politiquement et stratégiquement, l’effort de la majorité nationale, « sudiste », des États-Unis dans son entreprise de nettoyage révolutionnaire final du continent nord-américain lors de la deuxième Guerre de Sécession.

Et c’est ainsi qu’à la fin de l’histoire actuelle de ce monde et au-delà de celle-ci, l’Archipel Planétaire dans sa totalité géopolitiquement intégrale va se trouver identifié, d’une manière transcendantale, supra-historique, avec le concept agissant du Grand Empire Catholique de la Fin, avec le Regnum Sanctum. C’est en cela aussi que nous reconnaissons, et affirmons tout haut, la mission, la prédestination révolutionnaire transcendantale de notre propre génération choisie pour qu’elle prenne sur elle d’accomplir le changement apocalyptique de ce monde, suivant un dessein conçu dans l’invisible. »

Le « signe du départ » : l’apparition d’un nouveau « concept absolu », d’un nouvel « homme providentiel »

Ce sont donc les « groupes géopolitiques » de l’ensemble révolutionnaire grand-européen en situation souterraine qui constituent, à l’heure présente, le dispositif d’émergence, déjà en place, du futur mouvement de basculement sismique, du futur renversement ontologique du sens de l’histoire actuelle à son terme final. Renversement qui marquera le nouveau recommencement révolutionnaire de la nouvelle histoire mondiale s’apprêtant à faire sa soudaine apparition. Laquelle, pour apparaître, n’attend plus que le « signal du départ » de son nouveau destin, l’événement fondamental qui sera celui de l’avènement-là du « concept absolu », de l’« homme providentiel », dans lequel il lui est demandé de s’incarner pour qu’elle puisse agir au niveau de l’histoire visible, encristalliser brusquement, en polariser suractivement sa nouvelle identité révolutionnaire à venir, ou plutôt qui est déjà en train de nous en venir.

Or, avec l’accession de Vladimir Poutine à la magistrature politique suprême de la « Nouvelle Russie », le « concept absolu » de la nouvelle histoire mondiale déjà souterrainement en cours, l’« homme providentiel » du recommencement abyssal de celle-ci, vient assez mystérieusement d’apparaître à la lumière du jour, et faire de par cela même que tout se jette, brusquement, en avant vers cette Totale Weltrevolution dont secrètement nous attendions tous, et depuis si longtemps, la venue définitive, l’« affirmation polaire de la fin ».

Poutine : émanation des conseils secrets des Forces Armées ?

Mais qui est, en fait, Vladimir Poutine? Vladimir Poutine, c’est avant tout et très essentiellement l’émanation directe des conseils secrets révolutionnaires permanents des Forces Armées de l’Union Soviétique, qui se cherchaient, et qui guettaient l’occasion de faire surface, de franchir la ligne du passage à l’histoire visible, active, depuis déjà les années 1948-1952, quand il y avait eu les premières manifestations de taille de leur action, de leur présence combattante, de leur volonté d’affirmation politique propre, non pas contre l’État Soviétique, mais confidentiellement au sein même des structures de pouvoir propres de celui-ci. C’est depuis lors que l’on a pu parler d’une doctrine national-révolutionnaire immanente des Forces Armées de l’Union Soviétique, doctrine qui est allée en se précisant d’une manière de plus en plus décisive à partir des années soixante, et dont les thèses géopolitiques de base se sont trouvées confidentiellement soutenues par L. I. Brejnev et, par la suite, ouvertement – ou presque – par Y. V. Andropov.

Chtemenko et Ogarkov

Deux personnalités militaires de tout premier plan passent pour avoir été, et restent encore des représentants emblématiques de pointe de la doctrine politico-militaire immanente des Forces Armées Soviétiques, doctrine globale, à demi-clandestine, ou plutôt implicite, mais, dans son temps, de plus en plus active et suractivante là où elle parvenait à agir, et qui, aujourd’hui, est en passe de devenir, effectivement, et tout à fait à découvert cette fois-ci, la doctrine géopolitique officielle de la « Nouvelle Russie ». Ces deux personnalités militaires soviétiques, sont l’ancien chef du CRU et, par la suite, de l’État-major Général des Forces Armées de l’URSS, ainsi que ultérieurement, commandant en chef des forces du Pacte de Varsovie, le Général-Colonel S. M. Chtemenko, et le Maréchal N. V. Ogarkov qui, lui aussi, tout comme le Général-Colonel S. M. Chtemenko, devait accéder, quelques années après, à la tête de l’État-major Général des Forces Armées soviétiques. C’est en tant que chef de l’État-major Général des Forces Armées de l’URSS que le maréchal N. V. Ogarkov avait tenté, et failli même réussir, une prise de contrôle totale de la direction politique de l’URSS par les Forces Armées, ayant finalement échoué à cause de la contre-conspiration rivale, qui allait amener au pouvoir, à travers le secrétariat général du Parti Communiste, Mikhaïl Gorbatchev, pour aboutir, en dernière instance, à l’auto-destitution politique irréversible de l’ancienne Union Soviétique.

Dans son livre capital, qui avait définitivement compté pour toute une génération de chercheurs, GRU, le plus secret des services soviétiques, 1918-1988 (Stock, Paris 1988), Pierre de Villemarest appelait le général-colonel S. M. Chtemenko « un des premiers géopoliticiens de l’URSS, peut-être même le premier de tous ». Aussi, sur le général-colonel S. M. Chtemenko, Pierre de Villemarest écrira-t-il que celui-ci « appartient à un clan d’officiers supérieurs, certainement « soviétiques », mais avant tout grand-russiens d’esprit, et parfaitement expansionnistes. » Et aussi : « Pour cette caste, l’URSS est un empire appelé à dominer le continent eurasiatique, non seulement de l’Oural à Brest, mais de l’Oural à la Mongolie, de la Centre-Asie à la Méditerranée. » Et ensuite : « Sur ce dernier point, Chtemenko est en effet l’homme qui a proprement inventé, de 1948 à 1952, non l’invasion éventuelle de l’Afghanistan, mais son absorption lente par interpénétration économique continue, avec subversion assortie. Et, parallèlement, l’irruption de l’URSS dans les capitales arabes, à Beyrouth, Damas, Le Caire, Alger. Fin 1948, il exposait déjà qu’à l’intersection de l’Orient et de l’Asie, l’Afghanistan offrait le moyen stratégique de couvrir les flottes que commençait à développer l’amiral Serge Gorchkov – un de ses amis personnels – pour déboucher de la Mer Noire vers la Méditerranée. » La puissance visionnaire de la géopolitique d’avant-garde du général-colonel S. M. Chtemenko nourrit, encore aujourd’hui, la démarche active des positions géopolitiques armant les bases idéologiques révolutionnaires de la « Nouvelle Russie » dont Vladimir Poutine incarne et assume les destinées, le projet impérial grand-continental eurasiatique et la mission eschatologique finale.

En allant donc à l’essentiel, on peut effectivement avancer que, par dessus l’état de fait du régime soviétique en place, et néanmoins de l’intérieur même de celui-ci, la doctrine politico-militaire immanente des Forces Armées de l’URSS comportait une double perspective opérationnelle intérieure, à la fois géopolitique et transcendantale. Sa doctrine géopolitique comprenait le projet fondamental d’une intégration politique finale, « totale », « impériale », du grand continent eurasiatique dans son ensemble, alors que sa doctrine transcendantale ne faisait que reprendre, renouveler les grands objectifs supra-historiques du tsarisme et d’une certaine conception visionnaire eschatologique, « polaire », de la prédestination spirituelle salvatrice finale, « apocalyptique », de la plus Grande Russie.

Militarisation intégrale et mobilisation générale permanente

Ainsi, quand, vers la fin des années soixante, le maréchal N. V. Ogarkov, alors chef de l’État-major Général de l’URSS, lançait l’appel – et tentait d’en imposer la doctrine – de la « militarisation intégrale » et de la « mobilisation générale et permanente » de l’appareil de production industrielle et de l’économie soviétique dans son ensemble, le tout petit nombre de ceux que l’on dit « au courant des choses qu’il ne faut surtout pas savoir » – « tout petit groupe » présent, et confidentiellement à l’œuvre en URSS aussi bien qu’en Europe de l’Est, ou en Europe de l’Ouest – n’avait pas manqué de comprendre que l’« Ordre Secret » s’apprêtait à passer à l’offensive finale, décisive, l’« Ordre Secret » de la grande conspiration immanente des Forces Armées soviétiques en place, agissant au cœur même du pouvoir soviétique, qu’elles comptaient changer de l’intérieur. D’où, alors, presque sur le coup même, le limogeage du maréchal N. V. Ogarkov, rentré provisoirement – mais ne faut-il pas plutôt dire subversivement – dans l’ombre, en attendant la suite. Car l’heure, il faudrait bien le croire, n’en était pas encore tout à fait venue de cette « offensive finale » ni, surtout, de ce que celle-ci eût impliqué et, du coup, rendu irréversible sur le plan encore non entamé des grandes stratégies politico-militaires soviétiques renouvelées par la reprise à découvert de la ligne grand-continentale eurasiatique.

Or, si tout cela n’avait pas pu se faire à ce moment-là, c’est très certainement à présent que cela va devoir se faire, à travers tout ce que signifie la prise du pouvoir, à Moscou, par Vladimir Poutine et le grand renversement révolutionnaire que celle-ci implique depuis les profondeurs.

Retrouver les principes suractivants de l’Empire russe

Cette évidence est fondamentale pour ce qui est là, réellement, en jeu : la thèse immédiatement opérationnelle de la mobilisation totale, de la « mobilisation révolutionnaire » des structures politico-administratives, sociales et culturelles, voire religieuses de la Russie en vue d’un « grand dessein » supra-historique, constituait le noyau central de la doctrine révolutionnaire immanente des Forces Armées russes d’hier et d’aujourd’hui, retrouvant ainsi les principes suractivants de l’Empire Russe des origines, suivant son identité missionnaire, « romaine, impériale », de ses premiers débuts en armes, suivant son « identité abyssale, occulte », « polaire ».

Or c’est bien de cette vision politico-historique visionnaire et de ses grandes thèses opérationnelles géopolitique et transcendantales que Vladimir Poutine est, lui, aujourd’hui, l’héritier, le porteur direct, l’« homme providentiel » appelé à une tâche prédestinée, qu’il lui appartiendra de mener jusqu’au bout.

Et c’est bien dans la lumière révolutionnaire de cette vision qu’il s’agit à présent de situer le véritable sens, tout le sens des récentes déclarations de Vladimir Poutine concernant la mission prédestinée des Forces Armées russes dans le travail de redressement et de salut révolutionnaire de la Russie et partant de l’ensemble du grand continent eurasiatique en tant qu’Empire Eurasiatique de la Fin que lui, Vladimir Poutine, se sait tenu d’assumer, d’une manière inspirée, et sans plus tarder. Car les portes du destin se sont refermées sur lui, et il faudra qu’il fasse ce qu’il incombe désormais de faire. Sans la moindre hésitation.

L’ombre protectrice des Forces Armées

En effet, Vladimir Poutine, le « De Gaulle russe », déclarait récemment que le redressement de la société russe, « actuellement au bord de l’abîme », passe, pour lui, par une réorganisation générale, en profondeur, du pays dans son ensemble, axée sur la priorité d’urgence accordée aux Forces Armées et à leur modèle d’agencement et de fonctionnement structurel, qui doivent devenir l’ossature organisationnelle du renouveau révolutionnaire de la « Nouvelle Russie », le noyau agissant de la naissance même des « temps nouveaux », l’expression des « temps nouveaux » étant en passe d’apparaître comme une rengaine obsessionnelle des bouleversements en cours ou à venir, le nouveau mot de passe. Et cela à telle enseigne que la future reprise industrielle de la Russie devra se trouver soutenue, dans un premier temps, sur l’exploitation suivie, intensive, du fonds des « technologies spéciales d’avant-garde » dont disposeraient actuellement les Forces Armées.

Induire une conception hautaine et « romaine » de l’État

Ainsi l’ombre protectrice de celles-ci s’étend-elle à nouveau sur l’ensemble de la société russe : les « nouveaux temps » de Vladimir Poutine viennent de ramener l’obligation formelle de la préparation militaire à l’école, et celle-ci suivie de près par les nominations en masse de militaires aux postes-clefs, aux postes stratégiques du renouvellement, de la réorganisation de la situation politico-administrative, sociale, économique et industrielle de la Russie ainsi poussée vers l’ère des changements accélérés, vers son abrupte « normalisation ». Reconstituer l’État, refaire et imposer une continuité, une volonté, une conception hautaine, « romaine » de l’État, tel semblerait être le but principal et immédiat de Vladimir Poutine, qui, par ailleurs, entretient le culte du secret, du non-dévoilement de ses plans d’action (culte du secret révélateur d’une ancienne habitude impériale russe, reprise en continuité par le pouvoir soviétique).

D’autre part, on n’ignore pas l’influence directe et profonde exercée, sur les milieux proches du groupe de commandement politico-militaire personnel de Vladimir Poutine, par le « manuel de géopolitique » impériale grand-européenne, eurasiatique et « transcendantale », « polaire », d’Alexandre Douguine, conseiller politique du Président de l’Assemblée Nationale de la Russie, chargé plus particulièrement de la direction active de la « cellule géopolitique » de celle-ci, entité responsable de la définition des grandes lignes de force géopolitiques actuelles et à venir de cette « Russie naissante » dont Vladimir Poutine entend forger les nouvelles destinées révolutionnaires.

Aussi l’importance qu’Alexandre Douguine et ses conceptions géopolitiques impériales eurasiatiques sont en train de gagner actuellement auprès du groupe de commandement politico-militaire de Vladimir Poutine apparaît-elle comme extrêmement significative, lourde de promesses d’avenir, parce que la pensée de notre camarade Alexandre Douguine est celle, précisément, de l’ensemble de nos « groupes géopolitiques » actuellement en action, les positions de combat et les thèses opérationnelles d’Alexandre Douguine sont les mêmes que celles avancées par le « Pacte Impérial Eurasiatique » cité déjà dans lé courant du présent article. Là, une boucle est bouclée, qui va profondément marquer les futures destinées politico-spirituelles du continent eurasiatique, et plus particulièrement de la plus Grande Europe.

Les anciennes républiques musulmanes d’URSS : une chaîne d’instabilité sur laquelle il ne faut pas céder

Il est d’autre part certain que si Vladimir Poutine a choisi d’axer sa propre prise de pouvoir politique sur le problème d’un règlement intégral et définitif du conflit de Tchétchénie, il avait parfaitement compris que, céder en Tchétchénie, ce serait devoir céder, ultérieurement, sur toute la ligne face au permanent complot suscité par la conspiration mondialiste, à travers la Turquie et derrière les manigances de l’islamisme fondamentaliste, sur le flanc méridional du continent eurasiatique, tout le long de la chaîne d’instabilité des républiques islamistes de l’ancienne Union Soviétique. Dans mon for intérieur, j’ai décidé que ma mission, que ma mission historique consisterait à régler le problème du Caucase-Nord, affirmait Vladimir Poutine dans un entretien avec la revue Kommersant de Moscou.

Or, si, comme il n’arrête pas de le dire, pour Vladimir Poutine, la guerre de Tchétchénie, guerre de déstabilisation et d’infiltration aux objectifs essentiellement subversifs, représente la ligne d’opposition de l’Islam et de la Chrétienté, il ne pouvait pas non plus ne pas comprendre, aussi, que, dans une guerre de religions, il s’agit de la confrontation irréductible de deux religions qui ne saurait prendre fin que par l’abdication de l’une devant l’autre de ces religions, et par conséquent d’une guerre totale.

Mais ce n’est certes pas là seulement la raison pour laquelle Vladimir Poutine ne cesse d’accentuer la nécessité de l’intégration à part entière de l’orthodoxie dans le bloc actuel du patrimoine révolutionnaire de la « Nouvelle Russie ». C’est qu’en même temps qu’il n’y a pas d’Empire sans une religion d’Empire, que l’acte fondationnel de la création – ou du renouvellement – d’un Empire ne saurait être que d’une nature exclusivement religieuse. Et que la grande mission eschatologique finale de la « Nouvelle Russie » se doit d’être, en dernière analyse, une mission religieuse.

Dans l’entretien déjà cité avec la revue Kommersant, Vladimir Poutine déclarait, aussi, que, quelques années après la mort de sa mère, qui l’avait fait baptiser clandestinement dans la religion orthodoxe, celle-ci lui avait donné sa croix de baptême, pour que, lors d’un voyage qu’il lui avait fallu faire en Israël, il la fasse bénir « sur le tombeau du Christ ». Et, ajoute-t-il, « pour ne pas la perdre, je l’ai mise autour de mon cou. Et, depuis, je l’y ai gardée. »

De toutes les façons, la « Russie Nouvelle » doit absolument se souvenir, sans cesse, qu’elle doit le miracle inconcevable de sa brusque libération du communisme, « comme par enchantement », au fait que, en communion avec tous les Évêques du monde, le Pape Jean Paul II avait consacré la Russie au Cœur Immaculé de Marie, suivant le vœu et la promesse sous condition qu’avaient prononcés la Vierge Marie lors de son apparition à Fatima, au Portugal, en 1917, l’année même où la Russie sombrait dans le cauchemar halluciné, dans le cauchemar sanglant et sombre de soixante-dix années de terreur communiste.

Mais il y a plus. Suivant la prophétie de Saint Maximilien Kolbe, le martyr de la charité d’Auschwitz, pour que la « Nouvelle Russie » puisse être vraiment au rendez-vous de ses retrouvailles prévues avec ses plus grandes destinées à venir, il faudrait que, sur la plus haute tour du Kremlin, l’Étoile Rouge soit remplacée par une statue votive de la Vierge Marie, symbole annonciateur du Regnum Mariae. Ce n’est qu’un symbole, mais c’est sans doute de ce symbole que dépend entièrement l’avenir eschatologie de la Russie et partant de l’ensemble impérial du grand-continent eurasiatique Cela, je ne sais pas si Vladimir Poutine le sait. Mais il faudra le lui faire savoir.

Pour le moment, la somme maximale des efforts à déployer par les « groupes géopolitiques », et par les formations politiques européennes que ceux-ci pourraient influencer, doit concerner la mise en piste de l’axe Paris-Berlin-Moscou. En même temps, si la plus Grande Europe est, désormais, à cause de la Russie, à la fois catholique et orthodoxe, il faudra s’empresser d’arriver à une réintégration des deux religions, catholique et orthodoxe, revenir en arrière jusqu’aux temps où leur séparation n’avait pas été consommée. Ce qui à présent paraît impossible, une volonté transcendantale le fera, soutenue par certaines centrales occultes à l’œuvre, et par la sainteté.

Jean Parvulesco

Publié en exclusivité sur Mecanopolis avec l’aimable autorisation des Editions Alexipharmaque.

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