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01/05/2017

Avertissement sino-russe: notre première riposte à une attaque nucléaire causerait la mort de 70 millions de personnes en Occident et en 6 heures

Tout est prêt depuis le mois de février 2014 pour aller attaquer la Russie à partir des 27 pays européens affiliés à l'OTAN qui sont devenus la base militaire avancée des US/Sionistes, aux portes de la Russie. Nous sommes actuellement dans la même configuration que celle qu'a connu la Révolution Bolchevique et ils n'attendent plus que MACRON soit élu pour lancer les hostilités contre la Russie ! 

Tant que la France et les 27 pays de l'UE seront les alliés militaires des USA et de l'OTAN, c'est-à-dire, les alliés des BANKSTERS de la Mafia KHAZARE de ROTHSCHILD,  les pays et les peuples européens seront exposés à devoir subir les retombées dévastatrices d'une guerre nucléaire contre la Russie ! Nous avons donc intérêt à faire BARRAGE à MACRON !

 

Avertissement sino-russe: notre première riposte à une attaque nucléaire causerait la mort de 70 millions de personnes en Occident et en 6 heures

 dimanche 30 avril 2017

Un sombre rapport du ministère de la Défense (MoD) russe, circulant dans le Kremlin le 27/04/2017, indique que le haut commandement des forces de l'aérospatiale russe (HCAF) et de la Commission militaire centrale de Chine (CMP) sont parvenus à un accord sur la liste des cibles de la première frappe (nucléaire) contre l'Occident après que des preuves ont été révélées que les États-Unis se préparent secrètement à une attaque nucléaire surprise contre la Chine et/ou contre Moscou.

Selon ce rapport, les chefs militaires russes et chinois ont commencé une série de réunions au Kremlin à partir de mercredi (26 Avril) après qu’une confirmation ait été reçue que les États-Unis déploient leur bouclier antimissile THAAD en Corée et du Sud, et que le majorgénéral Cai Jun de l’état major du ministère de la Commission militaire centrale de Chine ait mis en garde à ce sujet en déclarant: «la Chine et la Russie prendront des mesures supplémentaires pour contrer cela et pour sauvegarder leurs intérêts de sécurité et l’équilibre stratégique régional de la Chine et de la Russie. »



 The THAAD anti-missile defence system is deployed in South Korea
THAAD déployés en Corée du Sud

 

De même, le lieutenant-général Viktor Poznikhir, chef adjoint du département opérationnel de l'état-major russe, a ajouté que ce bouclier antimissile américain visait la Russie et la Chine et présente une menace sérieuse pour la sécurité nationale de Moscou car il permettrait aux États-Unis de lancer une attaque nucléaire surprise contre la Russie. Celle-ci a, en outre, averti: « la présence des bases de défense antimissile des États-Unis en Europe, et des navires de défense antimissile dans les mers et les océans proches de la Russie, créent un élément de frappes nucléaires puissantes contre la Fédération de Russie ».

Les résultats de la simulation informatique, faite par les experts militaires russes, confirment que la défense antimissile est dirigée contre la Russie et la Chine, a déclaré Poznikhir.

« Les représentants russes ont souvent fait appel à la partie américaine, attirant leur attention sur le danger que le système global de défense antimissile fait peser sur l'équilibre stratégique des forces dans le monde. Mais ces faits sont ignorés. Les États-Unis affirment que leur système de défense antimissile n’est pas dirigée contre la Russie et la Chine. Mais ... les résultats des simulations informatiques témoignent du contraire », a-t-il dit. « En ce moment-particulier, la garantie la plus fiable de la paix est notre capacité à fournir les réponses les plus dures possibles à toute agression envisageable. ». 

 

 http://cdn.images.dailystar.co.uk/dynamic/204/photos/424000/620x/Vladimir-Putin-and-a-Minuteman-ballistic-missile-609222.jpg
Poutine : La Russie est prête à riposter à toute éventualité


Rappelons ici  quelles étaient les cibles prioritaires de frappes nucléaires des États-Unis en cas de conflit avec le bloc de l'Est à la fin des années 1950. Le National Security Archive de la George Washington University a en effet obtenu des archives américaines une liste de cibles de plusieurs centaines de pages, établie en 1956 et qui révèle des détails «glaçants»:


«Les cibles prioritaires retenues et les bombardements nucléaires tactiques auraient exposé les civils à proximité [...] à de hauts niveaux de retombées atomiques. De plus, les auteurs avaient développé un plan de "destruction systématique" de cibles industrielles urbaines au sein du bloc de l'Est qui ciblait spécifiquement et explicitement la "population" de toutes les villes, y compris Pékin, Moscou, Léningrad [aujourd'hui Saint-Pétersbourg, ndlr]. »Parmi les 1.100 cibles listées, les deux sites militaires prioritaires étaient les bases aériennes russes de Bykhaw et Orcha, en Biélorussie. Parmi les cibles civiles, les deux villes prioritaires étaient Moscou et Léningrad, avec 179 sites ciblés dans la première ville et 145 dans la seconde, baptisés designated Ground Zeros (DGZ).

Avec les incitations à la guerre contre la Russie, qui montent dans l'Ouest, sans preuve tangible présentée pour toute allégation, Franz Klintsevich, le premier vice-président du comité du Conseil de la Fédération pour la défense et la sécurité, a mis en garde ces dirigeants occidentaux que leur rhétorique militariste-russophobe doit cesser avant que cette guerre inimaginable ne commence.


Le parlementaire russe Frants Klintsevich, qui a récemment critiqué les remarques du ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, sur l'utilisation des armes nucléaires (nukes) dans une première frappe contre la Russie dans « les circonstances les plus extrêmes », a envoyé un dur avertissement aux États-Unis en cas d'agression.


La Russie sera en mesure de fournir une réponse adaptée à une frappe nucléaire des États-Unis
, a déclaré Frants Klintsevich.

Ayant échoué dans leurs tactiques de guerre économique contre la Russie, avec les rapports des Nations Unies montrant que les sanctions occidentales contre la Russie ont coûté aux États-Unis et à l'UE plus de 100 milliards $, alors que la Fédération a seulement perdu 50 milliards $, et qu’en même temps, la Russie a été en mesure de créer le « Miracle de la Russie », la « première frappe » sino-russe n’a pas été militaire, mais financière. Elle a été lancée la semaine dernière contre le dollar US, ce qui a exaspéré les élites occidentales.

 

Les appels de l'Occident pour la guerre totale contre la Russie et la Chine sont donc dus au fait que les économies occidentales sont prises dans une spirale de la mort, à cause d’une dette inimaginable que les Occidentaux ne peuvent pas payer. Comme la Russie et la Chine sont en train de se détacher du système du pétrodollar, en se fondant sur les monnaies soutenues par l'or, les États-Unis et l'UE vont sûrement s'effondrer en raison du fait que l'Amérique ne sera plus en mesure de financer sa puissance militaire.


VOIR AUSSI :

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Poutine convoque le "Saint Conseil de la Guerre" car les menaces américaines s'intensifient

Sirènes hurlantes, la Russie se réveille à l'alerte de combat total. L'OTAN commence à se fissurer

 

 

Hannibal GENSERIC

30/04/2017

CIA, OVNIS et le Majestic 12 - Le Gouvernement secret des USA

 

Documents Majestic-12

SOM1-01

 

Quand il est question de "documents Majestic" il s'agit en fait de centaines de pages présumées officielles, qui tendraient à prouver l'existence d'un groupe Top Secret de scientifiques et de militaires - le Majestic 12 - établi en 1947 par le Président Harry Truman. Leur mission aurait consisté à enquêter sur les crashs de vaisseaux extraterrestres et leurs occupants.

Steve Hammons a choisi cette fois le site web UfoDigest pour publier le 9 mai 2009 une mise au point sur le fameux document SOM1-01 :

"Un manuel d'opérations spéciales de 32 pages, censé dater de 1954 circule depuis des années dans la communauté ufologique. Il s'agit d'instructions pratiques pour gérer les situations impliquant les Ovnis et les extraterrestres.

La couverture porte la date d'Avril 1954, et mentionne qu'il a été publié par le "Groupe Majestic-12".

Robert Wood, Ph.D., et son fils Ryan ont consacré plusieurs années à examiner et évaluer l'authenticité de plusieurs documents prétendument officiels en rapport avec les Ovnis.

Ils étaient invités le 16 avril chez George Noory sur Coast to Coast AM, et ont affirmé de nouveau que leurs recherches les ont amenés à valider ce manuel comme authentique."

 

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Quelques chercheurs, comme Robert Hastings, ont pensé démontrer que ce manuel serait une fraude ou un canular. D'autres, tel Stanton Friedman, ont procédé à de longues recherches et soutiennent l'équipe des Woods. Si le manuel est un faux, il ne pourrait être considéré par les autorités comme un document classifié (et elles n'auraient aucune raison de poursuivre ceux qui en possèdent une copie).

Sommaire
La table des matières liste six chapitres et plusieurs sous-sections. L'information complémentaire donnée à la fin ne manque pas non plus d'intérêt. Le découpage est le suivant :
Chapitre 1 - Opération Majestic-12, Section I : Buts et objectifs du programme
Chapitre 2 - Introduction, Section I : Généralités, Section II : Définition et données
Chapitre 3 - Opérations de Récupération, Section I : Sécurité, Section II : Récupération de la Technologie

Dr Robert & Ryan Wood

 

Chapitre 4 - Réception et Manutention, Section I : Manutention après réception du matériel
Chapitre 5 - Les Entités Biologiques Extraterrestres, Section I : Organismes vivants, Section II : Organismes inertes
Chapitre 6 - Guide d'Identification des Ovnis, Section I : guide UFOB, Section II : Critères d'Identification, Section III : Origines possibles

L'exemplaire du manuel obtenu par le Dr Robert Wood et son fils Ryan est constitué de pages photocopiées. Certaines parties du texte sont peu lisibles.

Cependant, on y trouve des informations intéressantes :

"Objet : Ce manuel a été spécialement préparé pour des unités du Majestic-12. Il couvre tous les aspects du Majestic-12, de sorte que les personnels accrédités puissent mieux percevoir les objectifs du Groupe, qu'ils soient en meilleure capacité de traiter ce qui concerne les Ovnis, la Technologie Extraterrestre, ainsi que les Entités, afin d'accroître l'efficacité des futures opérations."

"Généralités : Le MJ-12 prend très au sérieux tout ce qui relève des Ovnis, de la Technologie Extraterrestre et des Entités Biologiques Extraterrestres. Il considère l'ensemble de ce sujet comme une affaire de sécurité nationale qui est de la plus haute importance."

"Histoire du Groupe : l'Opération Majestic-12 a été mise en place suite à un ordre présidentiel secret daté du 24 Septembre 1947, sur recommendation du Secrétaire à la Défense James V. Forrestal et du Dr. Vannevar Bush, Président du Joint Research & Development Board"

Le prétendu manuel décrit en détails les objectifs du Groupe Majestic-12. Il traite aussi de la récupération des "EBEs" et de leur technologie, la formation d'équipes spéciales constituées dans ces buts, la désignation de zones sécurisées et les opérations de soutien nécessaires à ces activités.

Ce manuel fournit aussi un aperçu sur la "situation actuelle", du moins ce qu'on savait à l'époque des visiteurs extraterrestres.

Il est précisé également que le phénomène pourrait représenter d'éventuelles menaces pour les Etats-Unis.

 

James Forrestal

Information détaillée
Une partie du manuel est consacrée à la "Description du Vaisseau". On y trouve quatre types d'engins : "Forme Elliptique ou discoïdale", "forme allongée ou en cigare", "ovoïde ou circulaire" et "forme d'aile ou triangulaire". Le manuel détaille chacun des types d'Ovnis, d'après les données radar et les observations.

Au chapitre "Description des Entités Biologiques Extraterrestres (EBEs)", le document précise "EBE de Type I" et "EBE de Type II", et présente une description physique de ces êtres (l'image suivante n'en fait pas partie).

EBE1 painting

 

Dans un chapitre intitulé "Description de la Technologie Extraterrestre", le manuel passe en revue les analyses de matériels récupérés lors de crashs d'Ovnis.

Le document couvre également les questions de sécurité lors de la récupération des EBEs et de la technologie suite à des crashs dans d'autres circonstances. Parmi les sous-chapitres on trouve : "Contrôle de la Presse", "Sécurisation de la Zone", "Récupération et Transport", "Nettoyage de la Zone" et "Conditions particulières et inhabituelles".

Le manuel liste aussi des instructions spécifiques sur l'emballage des matériels récupérés et les règles à suivre pour les transférer à d'autres équipes.

S'agissant des "Entités Biologiques Extraterrestres", plusieurs sous-chapitres présentent des conseils selon les circonstances du contact ou des rencontres, comme par exemple : "Rencontres voulues par les EBEs" ou "Rencontres après qu'un Ovni ait été abattu".

Le manuel explique également comment procéder à la "Rétention et au Confinement" d'EBEs vivants mais aussi à la "Récupération et Préservation" d'entités décédées.

Le manuel et d'autres documents au format Pdf se trouvent sur le site web Majestic Documents mais également ICI" - Source

 

 

29/04/2017

L’Union européenne a toujours été un projet de la CIA, comme les partisans du Brexit l’ont découvert.

 

Et quel est le rapport entre la CIA, les OVNIS et la création du Majestic 12, le gouvernement secret qui gouverne dans l'ombre les USA  ? Documents Majestic-12

 

Un article d’analyse traduit par l’UPR | L’Union européenne a toujours été un projet de la CIA, comme les partisans du Brexit l’ont découvert.

Publié le 29 avril 2017 dans Actualité

 

Un article du journaliste Ambrose Evans Pritchard paru dans le Daily Telegraph le 27 avril 2016 • 20h18. Nous le traduisons et le publions dans son intégralité.

L’Union européenne a toujours été un projet de la CIA, comme les partisans du Brexit le découvrent.

 

 

Le président américain Barack Obama a sommé la Grande-Bretagne de rester dans l’UE. (CRÉDIT : AFP/GETTY)


Les partisans du Brexit auraient dû être préparés pour l’intervention bouleversante des États-Unis. L’Union européenne a toujours été un projet américain.

C’est Washington qui a conduit l’intégration européenne à la fin des années 1940, et a financé la mise en œuvre de la secrètement sous le nom de Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson et Nixon.

Quoique parfois agacés, les États-Unis se sont depuis appuyés sur l’UE comme l’ancrage des intérêts régionaux américains aux côtés de l’OTAN.

Il n’y a jamais eu de stratégie de « diviser pour régner ».

Le camp des eurosceptiques a été étonnamment aveugle à ce fait, supposant probablement que des forces puissantes de l’autre côté de l’Atlantique incitent à la sécession britannique, qu’ils salueront ensuite comme des libérateurs.

Le mouvement anti-Bruxelles en France (dans une moindre mesure en Italie et en Allemagne, ainsi que parmi la gauche nordique) part du principe contraire, à savoir que l’UE est essentiellement un instrument du pouvoir et du capitalisme sauvage [en français dans le texte] anglo-saxon.

La Française Marine Le Pen est vigoureusement anti-américaine. Elle défie la suprématie du dollar. Son Front national s’appuie sur le financement de banques russes liées à Vladimir Poutine.

Qu’on le veuille ou non, c’est à tout le moins stratégiquement cohérent.

La déclaration Schuman qui a donné le ton de la réconciliation franco-allemande et a conduit par étapes à la Communauté européenne, a été concoctée par le secrétaire d’État américain Dean Acheson lors d’une réunion à Foggy Bottom. « Tout a commencé à Washington », a déclaré le chef de cabinet de Robert Schuman.

C’est l’administration Truman qui, dans les années de l’immédiat après-guerre, a fait pression sur les Français pour qu’ils parviennent à un modus vivendi avec l’Allemagne, menaçant même, lors d’une réunion furieuse avec les dirigeants français récalcitrants auxquels ils s’opposaient en septembre 1950, de supprimer les aides du plan Marshall.

 

 

Les chars soviétiques pénètrent dans Prague en vrombissant.

Le mobile de Truman était évident. Les accords de Yalta avec l’Union soviétique se fissuraient. Il voulait un front uni pour dissuader le Kremlin d’une nouvelle expansion après que Staline eut englouti la Tchécoslovaquie, d’autant plus que la Corée du Nord communiste avait franchi le 38e parallèle et envahi la Corée du Sud.

 

Pour les eurosceptiques britanniques, Jean Monnet, éminence grise de l’infamie supranationale, plane haut au panthéon fédéraliste. Peu de gens sont conscients du fait qu’il a passé une grande partie de sa vie en Amérique et a été, pendant la guerre, les yeux et les oreilles de Franklin Roosevelt.

 

 

 

Le général Charles de Gaulle a toujours été profondément méfiant vis-à-vis des desseins américains. (CRÉDIT : ALAMY)

 

Le général Charles de Gaulle le considérait comme un agent américain, comme il l’était en effet au sens large. La biographie de Monnet par Éric Roussel révèle comment il a travaillé, main dans la main, avec les administrations successives.

Il est curieux que cette magistrale étude de 1 000 pages n’ait jamais été traduite en anglais, car c’est la meilleure œuvre jamais écrite sur les origines de l’UE.

Peu nombreux aussi sont au courant des documents déclassifiés du service des archives américaines du département d’État, qui montrent que le renseignement américain a secrètement financé le mouvement européen pendant des décennies et a travaillé de manière acharnée en coulisse pour impliquer la Grande-Bretagne dans le projet.

Comme ce journal l’a établi en tout premier lorsque ce trésor a été rendu disponible, une note datée du 26 juillet 1950 fait état d’une campagne visant à promouvoir un véritable Parlement européen. Elle est signée par le général William J. Donovan, chef du Bureau américain des affaires stratégiques en temps de guerre, précurseur de l’Agence centrale du renseignement [Central Intelligence Agency, ou CIA].

La tête pensante de la CIA était le Comité américain pour une Europe unie [American Committee for a United Europe, ou ACUE], présidé par Donovan. Un autre document montre qu’en 1958 cet organisme a fourni 53,5 % des fonds du mouvement européen. Le conseil d’administration comprenait Walter Bedell Smith et Allen Dulles, directeurs de la CIA dans les années 1950, et une caste d’anciens agents de l’OSS [Office of Strategic Services ou « Bureau des services stratégiques »] qui, tour à tour, prenaient des fonctions au sein de la CIA.

 

 

Bill Donovan, le chef légendaire de l’OSS en temps de guerre, a ensuite été chargé d’orchestrer le projet européen.

Des documents montrent qu’il a traité certains des « pères fondateurs » de l’UE comme de serviles employés et les a résolument empêchés de trouver une autre source de financement qui aurait brisé leur dépendance à l’égard de Washington.

Il n’y a rien de particulièrement méchant là-dedans. Les États-Unis ont agi avec ruse dans le contexte de la guerre froide. La reconstruction politique de l’Europe a été un formidable succès.

Bien sûr, d’horribles erreurs de jugement se sont produites en cours de route. Une note datée du 11 juin 1965 charge le vice-président de la Communauté européenne de poursuivre l’union monétaire de manière subreptice, en supprimant le débat jusqu’à ce que « l’adoption de telles propositions devienne pratiquement inéluctable ». C’était extrêmement futé, comme nous le constatons aujourd’hui avec le piège déflationniste causé par la dette et le chômage de masse partout dans le sud de l’Europe.

En un sens, ces documents sont de l’histoire ancienne. Ce qu’ils montrent, c’est que « l’État profond » américain était trempé jusqu’au cou. On peut se demander si Boris Johnson a franchi la limite la semaine dernière en exhumant « l’ascendance partiellement kenyane » du président Barack Obama, mais l’erreur fondamentale a été de supposer que la menace commerciale de M. Obama avait quoi que ce soit à voir avec le calvaire de son grand-père dans un camp de prisonniers Mau Mau. C’était le parfait cliché de la politique étrangère américaine.

En effet, M. Obama pourrait tout à fait avoir un sentiment de rancune après les abus récemment mis à jour de la révolte des Mau Mau. C’était l’échec infâme de la discipline policière coloniale, au grand dégoût des vétérans ayant servi dans d’autres parties de l’Afrique. Mais le message de son livre extraordinaire, Les rêves de mon père, est qu’il s’est efforcé à s’élever au-delà des rancœurs de l’histoire.

Les partisans du Brexit se réconfortent à l’idée que l’optimiste républicain Ted Cruz voudrait un Royaume-Uni post-Brexit prêt à sauter à pieds joints dans un « accord de libre-échange », mais il se berce d’illusions. M. Cruz respectera les impératifs palmerstoniens de Washington [de lord Palmerston, ministre britannique des Affaires étrangères du XIXe siècle, réputé pour son impérialisme], quels qu’ils soient à ce moment, si jamais il entre à la Maison-Blanche.

 

 

Le grand-père du président Obama était prisonnier lors de la répression de la révolte des Mau Mau au Kenya, un épisode honteux de l’histoire coloniale britannique.

Il est exact que l’Amérique s’est interrogée à propos de l’UE, lorsque les fanatiques idéologiques européens ont gagné de l’influence à la fin des années 1980, remaniant l’union en superpuissance rivale, avec les ambitions de défier et de dépasser les États-Unis.

John Kornblum, chef de cabinet des Affaires européennes dans les années 1990, a déclaré que c’était un cauchemar de traiter avec Bruxelles. « J’ai fini par être totalement frustré. Dans les domaines militaire, de la sécurité et de la défense, c’est totalement dysfonctionnel. »

  1. Kornblum soutient que l’UE « a psychologiquement quitté l’Otan » lorsqu’elle a essayé de mettre sa propre structure de commandement militaire en place, et qu’elle l’a fait avec son attitude et son incompétence habituelles. « La Grande-Bretagne comme l’Occident seraient en bien meilleure forme si celle-ci ne faisait pas partie de l’UE », a-t-il déclaré.

C’est intéressant, mais ce n’est qu’un point de vue minoritaire dans les milieux politiques américains. La frustration vis-à-vis de l’UE a passé lorsque la Pologne et la première vague d’États d’Europe de l’Est ont rejoint l’UE en 2004, introduisant un ensemble de gouvernements atlantistes.

Nous savons que c’est loin d’être une histoire d’amour. Il y a deux ans, pendant la crise ukrainienne, lors de l’interception d’une conversation téléphonique, un haut fonctionnaire américain a été pris à écarter Bruxelles avec ces paroles lapidaires : « Que l’UE aille se faire foutre ! »

Pourtant, l’idée omniprésente est que l’ordre libéral occidental subit un triple assaut et que l’UE doit être soutenue, tout comme la Grande-Bretagne et la France ont soutenu au XIXe siècle l’Empire ottoman chancelant, et à juste titre, étant donné que son lent effondrement a directement mené à la Première Guerre mondiale.

Aujourd’hui, les menaces conjuguées viennent du terrorisme djihadiste et d’une série d’États défaillants au Maghreb et au Levant ; d’un régime paria hautement militarisé à Moscou, qui va bientôt manquer d’argent mais dispose d’une fenêtre d’opportunité avant que l’Europe ne se réarme ; et d’une crise extrêmement dangereuse en mer de Chine méridionale qui s’intensifie chaque jour du fait que Beijing teste la structure de l’alliance américaine.

Les dangers de la Russie et de la Chine sont évidemment interdépendants. Il est probable — les pessimistes disent certain — que Vladimir Poutine profiterait d’une sérieuse aggravation dans le Pacifique pour tenter sa chance en Europe. Selon Washington, Ottawa, Canberra et les capitales du monde entier qui considèrent largement la Pax Americana comme un bénéfice, ce n’est pas le moment pour la Grande-Bretagne de lancer un bâton de dynamite dans l’édifice européen chancelant.

L’affreuse vérité pour la campagne du « oui » au Brexit est que le pouvoir en place dans tout le monde occidental le considère comme un vandalisme stratégique. Les partisans du Brexit doivent répondre à ce reproche, juste ou non. Certains, comme lord Owen, saisissent l’ampleur du problème. La plupart en étaient allègrement inconscients jusqu’à ce que M. Obama en ait soufflé mot la semaine dernière.

À mon avis, le camp du Brexit devrait prévoir des plans visant à augmenter les dépenses militaires du Royaume-Uni de moitié, pour les passer à 3 % du PIB, s’engageant à propulser la Grande-Bretagne en tête, comme la puissance militaire européenne incontestée. Ils devraient viser à rapprocher ce pays de la France dans une alliance militaire encore plus étroite. Ce type d’action clouerait au sol au moins l’un des plus importants arguments du « Project Fear ».

Les partisans du Brexit devraient faire taire toute suggestion selon laquelle le retrait de l’UE signifierait échapper à la responsabilité mondiale, ou déchirer la Convention européenne (cette « Grande Charte » de la liberté, rédigée par les Anglais, pas par l’UE), ou tourner le dos aux accords sur le climat de la COP21 ou tout autre incartade fébrile du mouvement.

C’est peut-être trop d’attendre un plan cohérent de la part d’un groupe disparate, artificiellement réuni par les événements. Pourtant, nombre d’entre nous qui ont des sympathies pour le camp du Brexit, qui veulent également recouvrer notre autonomie et notre souveraineté et échapper à la suprématie artificieuse et usurpée de la Cour de justice européenne, attendent encore d’entendre comment les partisans du Brexit conçoivent que cette sortie puisse s’opérer sans dommage collatéral considérable et d’une manière qui soit compatible avec l’honneur de ce pays.

Vous pouvez vous quereller avec l’Europe, ou avec les États-Unis, mais c’est jouer avec le destin que de se quereller avec l’ensemble du monde démocratique en même temps.

http://www.telegraph.co.uk/business/2016/04/27/the-europe...

 

 

30/10/2016

A l’intérieur du gouvernement invisible : Guerre, Propagande, Clinton & Trump

 

A l’intérieur du gouvernement invisible : Guerre, Propagande, Clinton & Trump

28 octobre 2016

John PILGER

Le journaliste américain, Edward Bernays, est souvent présenté comme l’inventeur de la propagande moderne.

Neveu de Sigmund Freud, le pionnier de la psychanalyse, Bernays a inventé le terme « relations publiques » comme un euphémisme pour désigner les manipulations et les tromperies.

En 1929, il a persuadé les féministes de promouvoir les cigarettes pour les femmes en fumant lors d’une parade à New York – un comportement considéré à l’époque comme saugrenu. Une féministe, Ruth Booth, a déclaré, « Femmes ! Allumez un nouveau flambeau de la liberté ! Luttez contre un autre tabou sexiste ! »

L’influence de Bernays s’étendait bien au-delà de la publicité. Son plus grand succès a été de convaincre le public américain de se joindre à la grande tuerie de la Première Guerre mondiale. Le secret, disait-il, était « de fabriquer le consentement » des personnes afin de les « contrôler et orienter selon notre volonté et à leur insu ».

Il décrivait cela comme « le véritable pouvoir de décision dans notre société » et l’appelait le « gouvernement invisible ».

Aujourd’hui, le gouvernement invisible n’a jamais été aussi puissant et aussi peu compris. Dans toute ma carrière de journaliste et de cinéaste, je n’ai jamais connu de propagande aussi influente sur nos vies que celle qui sévit aujourd’hui, et qui soit aussi peu contestée.

Imaginez deux villes. Les deux sont en état de siège par les forces gouvernementales de ces pays. Les deux villes sont occupées par des fanatiques, qui commettent des atrocités, comme la décapitation.

Mais il y a une différence essentielle. Dans une des deux villes, les journalistes occidentaux embarqués avec les soldats gouvernementaux décrivent ces derniers comme des libérateurs et annoncent avec enthousiasme leurs batailles et leurs frappes aériennes. Il y a des photos en première page de ces soldats héroïques faisant le V de la victoire. Il est très peu fait mention des victimes civiles.

Dans la deuxième ville – dans un pays voisin – il se passe presque exactement la même chose. Les forces gouvernementales assiègent une ville contrôlée par la même trempe de fanatiques.

La différence est que ces fanatiques sont soutenus, équipés et armés par « nous » - par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Ils ont même un centre de médias financé par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Une autre différence est que les soldats gouvernementaux qui assiègent cette ville sont les méchants, condamnés pour avoir agressé et bombardé la ville - ce qui est exactement ce que les bons soldats font dans la première ville.

Déroutant ? Pas vraiment. Tel est le double standard de base qui est l’essence même de la propagande. Je parle, bien sûr, du siège actuel de la ville de Mossoul par les forces gouvernementales irakiennes, soutenues par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne et le siège d’Alep par les forces gouvernementales de la Syrie, soutenues par la Russie. L’un est bon ; l’autre est mauvais.

Ce qui est rarement signalé est que les deux villes ne seraient pas occupées par des fanatiques et ravagées par la guerre si la Grande-Bretagne et les États-Unis n’avaient pas envahi l’Irak en 2003. Cette entreprise criminelle fut lancée sur la base de mensonges étonnamment semblables à la propagande qui déforme maintenant notre compréhension de la guerre en Syrie.

Sans ce battement de tambour de propagande déguisé en informations, les monstrueux Daesh, Al-Qaida, al-Nusra et tout le reste de ces bandes de djihadistes pourraient ne pas exister, et le peuple syrien ne serait pas en train de se battre pour sa survie.

Certains se souviendront peut-être de tous ces journalistes de la BBC qui en 2003 défilaient devant les caméras pour nous expliquer que l’initiative de Blair était « justifiée » pour ce qui allait devenir le crime du siècle. Les chaînes de télévision US fournissaient les mêmes justifications pour George W. Bush. Fox News invita Henry Kissinger pour disserter sur les mensonges de Colin Powell.

La même année, peu après l’invasion, j’ai filmé une interview à Washington de Charles Lewis, le célèbre journaliste d’investigation. Je lui ai demandé, « Qu’est-ce qui se serait passé si les médias les plus libres du monde avaient sérieusement remis en question ce qui s’est avéré être une propagande grossière ? »

Il a répondu que si les journalistes avaient fait leur travail, « il y a de très fortes chances qui nous ne serions pas entrés en guerre contre Irak. »

Ce fut une déclaration choquante, et confirmée par d’autres journalistes célèbres à qui j’ai posé la même question - Dan Rather de CBS, David Rose du Observer et des journalistes et producteurs de la BBC, qui souhaitaient rester anonymes.

En d’autres mots, si les journalistes avaient fait leur travail, s’ils avaient contesté et enquêté sur la propagande au lieu de l’amplifier, des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants seraient encore en vie aujourd’hui, et il n’y aurait pas de Daesh et aucun siège à Alep ou à Mossoul.

Il y aurait eu aucune atrocité dans le métro de Londres le 7 Juillet 2005. Il n’y aurait eu aucune fuite de millions de réfugiés ; il n’y aurait pas de camps misérables.

Lorsque l’atrocité terroriste a eu lieu à Paris, au mois de novembre dernier, le président François Hollande a immédiatement envoyé des avions pour bombarder la Syrie - et plus de terrorisme a suivi, de façon prévisible, produit par la grandiloquence de Hollande sur la France « en guerre » et « ne montrant aucune pitié ». Que la violence de l’État et la violence djihadiste s’alimentent mutuellement est une réalité qu’aucun dirigeant national n’a le courage d’aborder.

« Lorsque la vérité est remplacée par le silence », a déclaré le dissident soviétique Yevtushenko, « le silence devient un mensonge ».

L’attaque contre l’Irak, l’attaque contre la Libye, l’attaque contre la Syrie ont eu lieu parce que les dirigeants de chacun de ces pays n’étaient pas des marionnettes de l’Occident. Le bilan en matière de droits de l’homme d’un Saddam ou d’un Kadhafi est hors de propos. Ils ont désobéi aux ordres et n’ont pas abandonné le contrôle de leur pays.

Le même sort attendait Slobodan Milosevic une fois qu’il avait refusé de signer un « accord » qui exigeait l’occupation de la Serbie et sa conversion à une économie de marché. Son peuple fut bombardé, et il fut poursuivi à La Haye. Une telle indépendance est intolérable.

Comme WikLeaks l’a révélé, ce ne fut que lorsque le dirigeant syrien Bashar al-Assad rejeta en 2009 un projet d’oléoduc qui devait traverser son pays en provenance du Qatar vers l’Europe, qu’il a été attaqué.

A partir de ce moment, la CIA a prévu de détruire le gouvernement de la Syrie avec les fanatiques jihadistes - les mêmes fanatiques qui tiennent actuellement en otage les habitants de Mossoul et des quartiers est d’Alep.

Pourquoi les médias n’en parlent pas ? L’ancien fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères britannique, Carne Ross, qui était responsable des sanctions opérationnelles contre l’Irak, m’a dit : « Nous fournissions aux journalistes des bribes d’informations soigneusement triées, ou nous les tenions à l’écart. Voilà comment ça fonctionnait. ».

L’allié médiéval de l’Occident, l’Arabie Saoudite - à laquelle les Etats-Unis et la Grande-Bretagne vendent des milliards de dollars d’armement - est en ce moment en train de détruire le Yémen, un pays si pauvre que, dans le meilleur des cas, la moitié des enfants souffrent de malnutrition.

Cherchez sur YouTube et vous verrez le genre de bombes massives - "nos" bombes - que les Saoudiens utilisent contre des villages de terre battue, et contre les mariages et les funérailles.

Les explosions ressemblent à de petites bombes atomiques. Ceux qui pilotent ces bombes depuis l’Arabie Saoudite travaillent côte à côte avec des officiers britanniques. Vous n’en entendrez pas parler dans les journaux télévisés du soir.

La propagande est plus efficace lorsque notre consentement est fabriqué par l’élite éduquée - Oxford, Cambridge, Harvard, Columbia - qui fait carrière à la BBC, au Guardian, New York Times, Washington Post.

Ces médias sont réputés pour être progressistes. Ils se présentent comme des gens éclairés, des tribuns progressistes de la morale ambiante. Ils sont anti-racistes, pro-féministes et pro-LGBT.

Et ils adorent la guerre.

En même temps qu’ils défendent le féminisme, ils soutiennent les guerres rapaces qui nient les droits d’innombrables femmes, dont le droit à la vie.

En 2011, la Libye, un Etat moderne, fut détruite sous prétexte que Mouammar Kadhafi était sur le point de commettre un génocide contre son propre peuple. L’information tournait en boucle ; mais il n’y avait aucune preuve. C’était un mensonge.

En réalité, la Grande-Bretagne, l’Europe et les États-Unis voulaient ce qu’ils aiment à appeler un « changement de régime » en Libye, le plus grand producteur de pétrole en Afrique. L’influence de Kadhafi sur le continent et, surtout, son indépendance était intolérable.

Il a donc été assassiné avec un couteau dans son arrière par des fanatiques, soutenus par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Devant une caméra, Hillary Clinton a applaudi sa mort horrible en déclarant, « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ! »

La destruction de la Libye fut un triomphe médiatique. Tandis que l’on battait les tambours de guerre, Jonathan Freedland écrivait dans le Guardian : « Bien que les risques soient bien réels, le cas d’une intervention reste forte. »

Intervention. Un mot poli, bénin, très « Guardian », dont la signification réelle, pour la Libye, fut la mort et la destruction.

Selon ses propres dossiers, l’OTAN a lancé 9.700 « frappes aériennes » contre la Libye, dont plus d’un tiers étaient destinées à des cibles civiles. Elles comprenaient des missiles avec des ogives d’uranium. Regardez les photos des décombres à Misurata et à Syrte, et les fosses communes identifiées par la Croix-Rouge. Le rapport de l’Unicef ​​sur les enfants tués dit, « la plupart [d’entre eux] avaient moins de dix ans. » Comme conséquence directe, Syrte est devenue la capitale de l’Etat Islamique.

L’Ukraine est un autre triomphe médiatique. Des journaux libéraux respectables tels que le New York Times, le Washington Post et le Guardian, et les diffuseurs traditionnels tels que la BBC, NBC, CBS et CNN ont joué un rôle crucial dans le conditionnement de leurs téléspectateurs pour accepter une nouvelle et dangereuse guerre froide.

Tous ont déformé les événements en Ukraine pour en faire un acte maléfique de la Russie, alors qu’en réalité, le coup d’Etat en Ukraine en 2014 fut le travail des États-Unis, aidés par l’Allemagne et de l’OTAN.

Cette inversion de la réalité est tellement omniprésente que les menaces militaires de Washington envers la Russie sont passées sous silence ; tout est occulté par une campagne de dénigrement et de peur du genre de celui que j’ai connu pendant la première guerre froide. Une fois de plus, les Russkoffs viennent nous chercher des poux, dirigés par un nouveau Staline, que The Economist dépeint comme le diable.

L’occultation de la vérité sur l’Ukraine est une des opérations de censure les plus complètes que j’ai jamais vue. Les fascistes qui ont conçu le coup d’Etat à Kiev sont de la même trempe que ceux qui ont soutenu l’invasion nazie de l’Union soviétique en 1941. Alors que l’on se répand sur les craintes d’une montée de l’antisémitisme fasciste en Europe, aucun dirigeant ne mentionne les fascistes en Ukraine - sauf Vladimir Poutine, mais lui ne compte pas.

Beaucoup dans les médias occidentaux ont travaillé dur pour présenter la population russophone ethnique de l’Ukraine comme des étrangers dans leur propre pays, comme des agents de Moscou, presque jamais comme des Ukrainiens qui cherchent une fédération en Ukraine et, en tant que citoyens ukrainiens, qui résistent à un coup d’Etat orchestré depuis l’étranger contre leur gouvernement élu.

Chez les bellicistes règne pratiquement le même état d’excitation que lors d’une réunion de classe. Le batteurs de tambour du Washington Post qui incitent à la guerre contre la Russie sont les mêmes qui publiaient les mensonges sur les armes de destructions massive de Saddam Hussein.

Pour la plupart d’entre nous, la campagne présidentielle US est un spectacle de monstres, où Donald Trump tient le rôle du grand méchant. Mais Trump est détesté par ceux qui détiennent le pouvoir aux États-Unis pour des raisons qui ont peu à voir avec son comportement odieux et ses opinions. Pour le gouvernement invisible à Washington, le Trump imprévisible est un obstacle au projet de l’Amérique pour le 21e siècle, qui est de maintenir la domination des États-Unis et de soumettre la Russie, et, si possible, la Chine.

Pour les militaristes à Washington, le vrai problème avec Trump est que, dans ses moments de lucidité, il ne semble pas vouloir une guerre avec la Russie ; il veut parler avec le président russe, pas le combattre ; il dit qu’il veut parler avec le président de la Chine.

Dans le premier débat avec Hillary Clinton, Trump a promis de ne pas être le premier à utiliser des armes nucléaires dans un conflit. Il a dit : « Je ne voudrais certainement pas effectuer la première frappe. Une fois l’option nucléaire prise, c’est fini. » Les médias n’en ont pas parlé.

Le pensait-il réellement ? Qui sait ? Il se contredit souvent. Mais ce qui est clair, c’est que Trump est considéré comme une grave menace pour le statu quo entretenu par le vaste appareil de sécurité nationale qui opère aux États-Unis, quel que soit l’occupant de la Maison Blanche.

La CIA veut le voir battu. Le Pentagone veut le voir battu. Les médias veulent le voir battu. Même son propre parti veut le voir battu. Il représente une menace pour les dirigeants du monde - contrairement à Clinton, qui n’a laissé aucun doute qu’elle était prête à aller en guerre contre la Russie et la Chine, deux pays qui possèdent des armes nucléaires.

Clinton a la forme, comme elle s’en vante souvent. En effet, elle n’a plus rien à prouver. En tant que sénatrice, elle a soutenu le bain de sang en Irak. Quand s’est présentée contre Obama en 2008, elle a menacé de « totalement détruire » l’Iran. En tant que secrétaire d’Etat, elle a comploté dans la destruction des gouvernements de la Libye et du Honduras et mis en branle la provocation de la Chine.

Elle a promis de soutenir une zone d’exclusion aérienne en Syrie - une provocation directe d’une guerre avec la Russie. Clinton pourrait bien devenir le président le plus dangereux des États-Unis de mon vivant – un titre pour lequel la concurrence est rude.

Sans la moindre preuve, elle a accusé la Russie de soutenir Trump et d’avoir piraté ses e-mails. Publiés par WikiLeaks, ces e-mails nous révèlent que ce que dit Clinton en privé, dans ses discours aux riches et puissants, est le contraire de ce qu’elle dit en public.

Voilà pourquoi il est si important de faire taire et de menacer Julian Assange. En tant que dirigeant de WikiLeaks, Julian Assange connaît la vérité. Et permettez-moi de rassurer tous ceux qui sont préoccupés, il va bien, et WikiLeaks tourne à plein régime.

Aujourd’hui, la plus grande accumulation de forces dirigées par les Etats-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale est en route - dans le Caucase et l’Europe orientale, à la frontière avec la Russie, et en Asie et dans le Pacifique, où la Chine est la cible.

Gardez cela à l’esprit lorsque le cirque de l’élection présidentielle atteindra son apogée le 8 Novembre, Si Clinton gagne, un chœur des commentateurs écervelés célébrera son couronnement comme un grand pas en avant pour les femmes. Aucun ne mentionnera les victimes de Clinton : les femmes syriennes, les femmes irakiennes, les femmes libyennes. Aucun ne mentionnera les exercices de défense civile menées en Russie. Aucun ne rappellera « les flambeaux de la liberté » d’Edward Bernays.

Un jour, le porte-parole chargé des relations avec la presse de George Bush a qualifié les médias de « facilitateurs complices ».

Venant d’un haut fonctionnaire d’une administration dont les mensonges, permis par les médias, ont provoqué tant de souffrances, cette description est un avertissement de l’histoire.

En 1946, le procureur du Tribunal de Nuremberg a déclaré au sujet des médias allemands : « Avant chaque agression majeure, ils lançaient une campagne de presse calculée pour affaiblir leurs victimes et préparer psychologiquement le peuple allemand pour une attaque. Dans le système de propagande, la presse quotidienne et la radio étaient les armes les plus importantes. »

John Pilger

Traduction "j’avais récemment recommencé à écouter France-Inter mais je n’ai tenu qu’une petite semaine" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

http://johnpilger.com/articles/inside-the-invisible-gover...

 

27/10/2015

USA : Le MJ12 ou le Gouvernement Secret par William-Cooper

Ce gouvernement secret que les USA et le Vatican craignent tellement qu'il soit dévoilé.

Voir aussi :

Le phénomène OVNI selon William Cooper...Ils sont sur la lune et nous surveillent...

 

USA : Le MJ12 ou le Gouvernement Secret par William-Cooper

Extrait du livre

Le Gouvernement Secret William Cooper by Pouvoir Mondial