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Obama : Le Pouvoir Mondial

19/10/2014

Russie : Lavrov accuse Washington de mener une politique impérialiste. Sanctions: l'Occident ne cherche pas à régler la crise en Ukraine (Lavrov)

Là, les nazis US/UE/Sionistes, commencent à sérieusement chauffer les oreilles des autorités Russes ! Faudrait pas qu'ils s'amusent trop longtemps pour ne pas faire réagir l'Ours Russe ! Voilà de quoi les russes sont accusés par les nazis  ! 

Par contre, c'est normal que la Russie doivent assumer, à cause des nazis, l'assistance et l'hébergement de plus de 219.000 Ukrainiens qui ont demandé le statut de réfugié ou l'asile temporaire en Russie depuis le début du conflit dans le sud-est de l'Ukraine. Actuellement, 835.000 Ukrainiens entrés en urgence sur le territoire de la Russie continuent d'y séjourner. 931 centres d'accueil sont déployés en Russie, qui abritent plus de 48.300 réfugiés en provenance de l'Ukraine, dont plus de 15.000 enfants.

Lavrov accuse Washington de mener une politique impérialiste

Lavrov accuse Washington de mener une politique impérialiste

13:57 19/10/2014

MOSCOU, 19 octobre - RIA Novosti

Washington adopte une "approche consommateur" et "impérialiste" en matière de relations internationales, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans une interview accordée à la chaîne de télévision NTV.

 

"C'est en fait un trait caractéristique des Américains, cette approche consommateur aux relations internationales. Ils croient qu'ils ont le droit de punir les pays qui agissent de façon indésirable pour Washington dans telle ou telle situation, et de demander leur coopération dans des questions vitales pour les intérêts des Etats-Unis et ceux de leurs alliés", a indiqué le chef de la diplomatie russe.

Selon le ministre, cette approche est "éronnée" et elle sera "inévitablement" revisée et modifiée.

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Sanctions: l'Occident ne cherche pas à régler la crise en Ukraine (Lavrov)

Dossier: Sanctions contre la Russie

Sergueï Lavrov
13:21 19/10/2014
MOSCOU, 19 octobre - RIA Novosti
Les sanctions occidentales contre Moscou visent à pousser la Russie à changer sa politique et non à régler la crise ukrainienne, estime le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"Nos partenaires, qui ont décrété des sanctions, ne cachent pas le fait que ces mesures ne visent pas à régler la situation en Ukraine. Leurs déclarations et leurs démarches laissent clairement entendre que l'objectif réel de ces restrictions consiste à remodeler la Russie, à modifier son approche aux questions principales et à la pousser à accepter la position de l'Occident", a déclaré le chef de la diplomatie russe dans une interview accordée à la chaîne de télévision NTV.

Selon M.Lavrov, un tel comportement témoigne d'une vision du monde caractéristique de "l'époque coloniale".

Les relations entre Moscou et l'Occident se sont dégradées en raison de la crise en Ukraine et du rattachement de la péninsule de Crimée à la Fédération de Russie, considérée comme une annexion par les autorités de Kiev.

Fin juillet, les Etats-Unis et l'Union européenne ont décrété des sanctions contre plusieurs personnalités politiques, des hommes d'affaires et des secteurs entiers de l'économie russe.

Début août, Moscou a riposté en imposant un embargo sur les denrées alimentaires provenant des Etats-Unis, de l'Union européenne, de l'Australie, du Canada et de la Norvège.

© RIA Novosti.

30/07/2014

La guerre approche, La Russie (et l'Humanité) ont-elles un avenir ? Paul Craig Roberts

Pour ceux qui n'auraient pas encore compris que la diabolisation de la Russie et les accusations injustifiées portées à l'encontre de Poutine que les merdias aux ordres perfusent à longueur de journée depuis des mois auprès des peuples à partir des mensonges soutenus par les criminels des UE/USionistes, n'avaient que pour seul objectif de nous mener vers la guerre mondiale, prenez attentivement connaissances des analyses et des informations qui nous données par Paul Craig Roberts et retransmises par le site : Les crises.fr

Préparez-vous, retirez votre argent des banques et faites des provisions en conséquence, et passez ces informations autour de vous.

30 juil 2014

La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ? Paul Craig Roberts

5 billets de Paul Craig Roberts à la suite aujourd’hui !

Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Sa vision décape, en général…

Il emploi ici des mots très durs – on sent son inquiétude face au risque de guerre grandir

La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ?

Paul Craig Roberts — 25 juillet 2014

L’Europe complice de sa propre chute

Le gouvernement russe a enfin réalisé qu’il n’avait aucun « partenaire » occidental, et se plaint amèrement de la propagande mensongère et de la désinformation publiée  contre lui sans la moindre preuve par Washington, ses vassaux européens et la presse prestituée [jeu de mots composé avec presse et prostituée]. 

Peut-être le gouvernement russe pensait-il que seuls l’Irak, la Libye, la Syrie, la Chine et Edward Snowden feraient l’objet de mensonges et de diabolisation de la part de Washington.

Il était assez évident que la Russie serait la prochaine sur la liste.

Le gouvernement russe et l’Europe doivent voir plus loin que la propagande de Washington, parce que la réalité est bien pire.

Le Commandant Suprême de l’OTAN Breedlove et la proposition de loi  n°2277 du Sénat montrent clairement que Washington prépare, avec l’Europe, la guerre contre la Russie (voir mon billet précédent).

L’Europe hésite à s’aligner sur Washington pour inclure l’Ukraine dans l’OTAN. Les Européens comprennent que si Washington ou ses larbins à Kiev provoquent une guerre contre la Russie, l’Europe sera la première victime. Washington s’impatiente du manque de complaisance de ses vassaux. Rappelez-vous de la tirade « fuck the EU » de la Secrétaire d’État adjointe, Victoria Nuland. Et c’est justement ce que Washington est sur le point de faire.

La « Loi sur la  Prévention d’une Agression Russe » du Sénat des États-Unis, dont je parlais dans mon précédent billet, se révèle encore plus néfaste que je ne le disais. Si le projet de loi passe, ce qui est probable, Washington se donne la possibilité de contourner l’OTAN et d’accorder à l’Ukraine le statut de « nation alliée » indépendamment de son adhésion à l’OTAN. Ce faisant, Washington peut envoyer des troupes en Ukraine et ainsi engager l’OTAN dans une guerre contre la Russie.

Voyez avec quelle rapidité  Washington transforme la « crise » orchestrée en Ukraine  en « agression russe », sans l’ombre d’une preuve. Du jour au lendemain le Commandant Suprême de l’OTAN et les sénateurs des États-Unis prennent des mesures contre une « agression russe » sans que personne n’en ait aucune preuve.

Avec l’Irak, la Libye et la Syrie, Washington a appris que Washington pouvait agir sur la base de mensonges éhontés. Aucun État, ni le Royaume-Uni, ni la France, ni l’Allemagne, ni l’Italie, ni les Pays-Bas, ni le Canada, ni l’Australie, ni le Mexique,ni la Nouvelle-Zélande, ni Israël, ou le Japon, ou Taïwan ou (ajoutez ici le pays de votre choix…) ne s’est levé pour demander à Washington de répondre de ses mensonges flagrants et de ses crimes de guerre. L’ONU a même accepté l’ensemble des mensonges grossiers et manifestes que Colin Powell a proférés devant l’ONU. Les  inspecteurs de l’ONU chargés d’enquêter sur les armes de destruction massives avaient déjà réfuté toutes les affirmations de Powell. Et pourtant les lopettes de l’ONU ont donné le feu vert à une guerre dévastatrice.

La seule conclusion est que tous les pourris ont été payés. Les pourris peuvent toujours compter sur l’argent de Washington. Contre de l’argent, ils sont en train de liquider la civilisation au service de la guerre de Washington, guerre qui sera probablement nucléaire et annihilera toute vie sur Terre. L’argent des pourris brûlera avec eux.

Il n’est guère surprenant que Washington vise désormais la Russie. Le monde a donné à Washington carte blanche pour agir à sa guise. Nous en sommes à la troisième administration de criminels de guerre américains accueillis et honorés où qu’ils aillent. Les autres gouvernements continuent de rechercher les invitations à la Maison Blanche comme autant d’indices de leur propre valeur. Être reçu par des criminels de guerre est devenu le plus grand des honneurs. Même le président chinois vient à Washington pour recevoir l’adoubement de l’Empire du Mal. Le monde n’a pas remarqué les crimes de guerre de Washington contre la Serbie et n’a pas réagi quand Washington a alors traîné le président serbe, qui avait essayé d’empêcher que son pays soit mis en pièces par Washington, devant un tribunal comme criminel de guerre.

Le monde n’a fait aucun effort pour tenir Washington responsable de la destruction de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye, et maintenant de la Syrie et de Gaza. Le monde n’a pas demandé que Washington arrête d’assassiner des gens au Pakistan et au Yémen, pays avec lesquels Washington n’est pas en guerre. Le monde regarde ailleurs quand Washington crée le Commandement des États-Unis pour l’Afrique. Le monde regarde ailleurs quand Washington envoie des armes mortelles à Israël avec lesquelles seront assassinés femmes et enfants du ghetto de Gaza. Washington vote des résolutions au Congrès applaudissant le meurtre des Palestiniens par Israël. Washington est habitué à ce que le monde lui donne carte blanche pour assassiner et mentir, et l’utilise actuellement contre la Russie.

Le président Poutine a fait le pari qu’en répondant à l’agression américaine en Ukraine sans provocation et d’une manière raisonnable, il démontrerait à l’Europe que la Russie n’est pas la cause du problème. Ce pari n’a pas porté ses fruits. Les pays européens sont des nations captives, incapables de penser et d’agir par elles-mêmes. Elles ploient devant la volonté de Washington. Pour l’essentiel, l’Europe est une non-entité qui suit les ordres de son maître. Si le gouvernement russe espère empêcher la guerre avec Washington, qui serait vraisemblablement la dernière pour la vie sur Terre, il doit agir maintenant et régler le problème ukrainien en acceptant la requête des provinces séparatistes : la réunification avec la Russie. Une fois votée la proposition de loi 2277, la Russie ne pourra sauver la situation sans une confrontation militaire avec les États-Unis, car l’Ukraine sera déclarée alliée des Américains.

Le pari de Poutine était raisonnable et responsable, mais l’Europe l’a laissé tomber. Si Poutine n’utilise pas la puissance russe pour mettre fin au problème ukrainien tant qu’il le peut, la prochaine action de Washington sera de lâcher la bride à ses centaines d’ONG (Organisations Non Gouvernementales) en Russie, dans le but d’accuser Poutine de trahison pour avoir abandonné les populations des anciennes provinces russes – que les responsables soviétiques ont de façon inconsidérée rattachées à l’Ukraine.

Le problème quand on est dirigeant, c’est que l’on hérite des problèmes suppurants laissés par ses prédécesseurs. Poutine, lui, est face aux problèmes légués par Eltsine. Eltsine a été un désastre pour la Russie. Il était la marionnette de Washington. Il n’est pas certain que la Russie survive aux erreurs d’Eltsine.

Si Washington parvient à ses fins, la Russie ne subsistera qu’en tant qu’État fantôche, marionnette des États-Unis.

Dans un éditorial précédent, j’ai décrit l’article de Foreign Affairs, le journal de la communauté washingtonienne des affaires étrangères, qui fait valoir l’argument selon lequel les États-Unis ont un tel avantage stratégique sur la Russie en ce moment qu’une “fenêtre d’opportunité” existe pour éliminer la Russie comme frein à l’hégémonie américaine, en lançant une frappe nucléaire préventive.

Il est presque certain que l’on est en train de dire à Obama que le président John F. Kennedy a eu cette opportunité mais ne l’a  pas utilisée, et qu’Obama ne doit pas la laisser passer une seconde fois.

Comme Steven Starr l’a expliqué dans un éditorial invité, il n’y a pas de gagnants lors d’une guerre nucléaire. Même si les États-Unis échappent aux frappes de représailles, tout le monde mourra, quoi qu’il arrive.

L’opinion des néoconservateurs de Washington, qui contrôlent le gouvernement d’Obama, est qu’une guerre nucléaire peut être gagnée. Aucun expert ne soutient cette hypothèse mais ce sont les néocons qui sont au pouvoir, et non les experts.

Le peuple des États-Unis est aux abonnés absents. Il n’a aucune idée de son destin probable. Les Américains sont un peuple mal informé, préoccupé par leurs problèmes financiers et personnels croissants. Si les Européens ont une vision plus claire, ils ont décidé de vivre pour le moment avec l’argent de Washington.

La vie sur terre est confrontée à la lutte pour l’hégémonie de Washington dans l’indifférence générale du reste du monde.

Les Américains, préoccupés par les dettes non finançables de Washington et la viabilité de leur future pension de Sécurité Sociale, ne vivront pas assez longtemps pour en profiter.

Source : www.paulcraigroberts.org

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Le monde est condamné par l’indifférence occidentale

Paul Craig Roberts — 26 juillet 2014

Préparez-vous à mourir bientôt

Les gouvernements européens et les médias occidentaux ont mis le monde en danger en ne s’opposant pas à la propagande de Washington et à son agression contre la Russie.

Washington a réussi par des mensonges flagrants à diaboliser la Russie, présentée comme un pays agressif et dangereux dirigé par un nouvel Hitler ou un nouveau Staline, tout comme Washington avait réussi à diaboliser Saddam Hussein en Irak, les Talibans en  Afghanistan, Kadhafi en Libye, Assad en Syrie, Chavez au Venezuela et, bien sûr, l’Iran.

Les vrais démons – Clinton, Bush, Obama – sont ”les personnes exceptionnelles et indispensables”, hors de portée de toute diabolisation. Leurs crimes horribles, mais bien réels, passent inaperçus, tandis que des crimes fictifs sont attribués à des personnes et pays ordinaires et superflus.

La raison pour laquelle Washington diabolise un dirigeant ou un pays est que cela crée les conditions nécessaires permettant de justifier l’usage de la force contre ce dirigeant ou ce pays.

Les mensonges incessants de Washington alléguant d’une “agression russe” ont créé cette agression comme par magie. John Kerry et Marie Harf, du département d’État, profèrent quotidiennement de nouveaux mensonges, sans jamais les appuyer sur des faits. Le terrain étant préparé, le Sénat américain, le commandant de l’OTAN et le chef d’état-major des armées des États-Unis sont occupés à huiler la machine de guerre.

La proposition de loi 2277 du Sénat prévoit le renforcement des troupes aux frontières de la Russie et la promotion de l’Ukraine au statut d’”allié des États-Unis”, afin que les troupes américaines puissent aider les Ukrainiens dans leur guerre contre les “terroristes”. http://un.ua/eng/article/522930.html Voir aussi : http://www.globalresearch.ca/collapse-of-ukraine-governme...

Le commandant Breedlove, de l’OTAN, prépare ses plans pour accumuler du matériel de guerre aux frontières de la Russie, afin que ses troupes puissent attaquer la Russie plus rapidement. http://rt.com/news/175292-nato-poland-supply-base/

Le chef d’état-major des armées des États-Unis, le général Martin Dempsey, prépare l’opinion américaine à une guerre prochaine.

Le 24 juillet Dempsey a dit au Forum sur la Sécurité d’Aspen, un groupe de haut niveau chargé d’orienter l’opinion américaine, que l’agression de Poutine en Ukraine est comparable à l’invasion de la Pologne par Staline en 1939, et que la menace russe n’est pas limitée à l’Ukraine ou à l’Europe de l’Est, mais est mondiale. http://www.commondreams.org/news/2014/07/25/gen-dempsey-w...

Les brillants cerveaux du Forum d’Aspen ont écouté sans rire Dempsey leur déclarer que l’engagement (supposé mais non prouvé) de la Russie en Ukraine était la première fois depuis 1939 qu’un pays choisissait délibérément d’utiliser ses forces militaires sur le territoire d’une autre nation souveraine pour atteindre ses objectifs. Personne n’a demandé à Dempsey ce qu’a fait Washington durant les trois derniers régimes présidentiels : Clinton en Serbie, Bush et Obama en Afghanistan, en Irak, en Somalie, au Pakistan et au Yemen, et Obama en Libye et en Syrie.

Voici les mots exacts de Dempsey : “Nous avons un gouvernement russe qui a délibérément  choisi d’utiliser ses forces militaires sur le territoire d’une autre nation souveraine, pour atteindre ses objectifs. C’est la première fois depuis 1939 ou à peu près (sic) qu’une telle chose se produit. Ils sont clairement en voie de s’affirmer différemment, non seulement en Europe de l’Est, mais au cœur même de l’Europe, puis en direction des États-Unis.”

Le point de vue de Washington, considérant que le monde entier est à sa portée,  est si enraciné que ni Dempsey, ni sa hiérarchie siégeant au Forum d’Aspen n’ont noté l’absurdité de sa déclaration.

Washington et la population américaine lobotomisée tiennent pour acquis que ”l’exceptionnelle et indispensable nation” n’est pas limitée dans ses actions par la souveraineté des autres pays.

Washington tient pour acquis que les lois américaines prévalent sur les lois nationales des autres pays, demander à la France et à la Suisse, que  Washington peut dire à des institutions et à des entreprises financières avec qui elles peuvent ou non faire des affaires, demandez un peu aux pays et entreprises accusés de commercer avec l’Iran, que Washington peut envahir n’importe quel pays, en diaboliser et en renverser le dirigeant, demandez à l’Irak, au Honduras, à la Libye, à la Serbie, etc… et qu’enfin Washington s’arroge le droit de mener des opérations  militaires contre les populations de pays étrangers, comme le Pakistan ou le Yémen, avec lesquels Washington n’est pas en guerre 

Tout ceci est possible parce que Washington a revendiqué le titre d’Israël de “Peuple élu de Dieu”. Bien sûr, qu’Israël ait perdu ce titre ne l’empêche pas de se comporter encore comme tel.

Washington a mis en route la machine de guerre. Maintenant que cette machine de guerre est lancée, l’élan la fait avancer. Les gouvernements et les médias européens, complétement stupides, ne semblent pas conscients de la façon dont Washington orchestre leur avenir  (ou leur manque d’avenir), ou ils y sont indifférents. Ils [les européens] courent à leur perte, et toute l’humanité avec eux, à cause de leur insouciance. Que je sois damné si le Premier ministre britannique ou le président français ou la chancelière allemande n’ont pas été invités à la Maison Blanche ou si la non-entité polonaise n’a pas obtenu son pot-de-vin de Washington.

Les lecteurs qui ne peuvent tolérer de problèmes sans solutions réclament toujours des solutions. Ok, voici la solution :

La seule possibilité pour éviter une guerre est que Poutine plaide sa cause à l’ONU. Si Washington a pu envoyer Colin Powell à l’ONU, porteur d’aucune vérité, pour argumenter en faveur de leur guerre contre l’Irak, Poutine devrait être en mesure de plaider à l’ONU contre la guerre de Washington contre la Russie.

Le roi est nu, et il est facile de le démontrer.

Contrairement à Washington, Poutine est prêt à montrer les preuves dont il dispose de qui fait quoi en Ukraine. C’est une tâche aisée de démontrer que Washington a organisé un coup d’état qui a renversé un gouvernement élu, a soutenu les violences contre ceux qui protestent contre ce coup d’état, et a fait la sourde oreille aux demandes répétées de la Russie que s’ouvre une négociation entre Kiev et les séparatistes.

Poutine devrait montrer au monde entier que Washington continue son escalade militaire provocatrice à l’égard de la Russie, avec des concentrations de troupes aux frontières et des demandes pour en accroître le nombre; avec le projet de loi S.2277 qui ressemble à une préparation américaine pour la guerre : avec des provocations et des accusations du fait de généraux américains et de représentants du gouvernement contre la Russie, et avec des manœuvres pour isoler la Russie et l’affaiblir économiquement et politiquement.

Poutine  devrait montrer au monde entier qu’il y a une limite aux provocations que la  Russie peut accepter et que la Russie croit que la Russie est en danger d’essuyer une attaque nucléaire préventive de Washington.

Poutine peut décrire le retrait de Washington du traité ABM, la construction de bases anti-ballistiques aux frontières de la Russie et le changement annoncé de la doctrine de guerre de Washington qui élève les forces nucléaires américaines d’un rôle de représailles à un rôle d’attaque préventive. Ces actions sont clairement dirigées à l’encontre de la Russie (et de la Chine – Réveillez vous la Chine ! Vous êtes  les prochains !).

Poutine doit établir clairement que la conséquence la plus probable si le monde continue de permettre les mensonges et les agressions de Washington ne sera pas simplement une autre guerre désastreuse mais bien la fin de toute vie.

Il doit être dit aux gouvernements du monde, et particulièrement aux vassaux de Washington en Europe, au Canada, en Australie et au Japon, qu’il est de leur responsabilité de ne plus donner leur assentiment aux agressions commises par Washington ou alors, d’accepter leur responsabilité dans le déclenchement d’une troisième guerre mondiale.

Au moins nous pourrions tous avoir le plaisir d’observer l’arrogante Samantha Powers et le lâche petit toutou britannique se lever et quitter les débats de l’ONU. Il n’y a aucun doute  que Washington serait incapable de répondre aux accusations.

Rappelons une fois de plus la doctrine Wolfowitz, qui domine la politique étrangère américaine et qui condamne la planète à la destruction : “Notre premier objectif est d’empêcher la résurgence d’un nouveau rival, sur le territoire de l’ex-URSS ou ailleurs, qui serait une menace du même ordre que celle que représentait l’Union Soviétique. Ceci est un point de vue dominant qui souligne la nouvelle stratégie de défense régionale, et qui exige que nous nous efforcions d’empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources pourraient, sous un contrôle renforcé, être suffisantes pour nourrir une puissance mondiale.”

Une puissance hostile est définie comme étant n’importe quel pays qui n’est pas un vassal de Washington. La doctrine Wolfowitz engage les États-Unis, ses citoyens, ses alliés européens crédules et toute personne en conflit avec la Russie et la Chine. À moins que la Russie et la Chine ne se rendent, le monde sera détruit.

La destruction du monde est ce que les gouvernements imbéciles d’Europe et les médias occidentaux prostitués encouragent en facilitant la propagation des mensonges et de l’agressivité de Washington.

Source : www.paulcraigroberts.org

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Une autre intox du Département d’État ?

Paul Craig Roberts — 27 juillet 2014

J’ai un mail qui semble émaner de l’office de presse du département d”état. Il est daté du dimanche 27 juillet à 8 heures 45 minutes (EDT = UTC – 4 heures)

Il est écrit :

Corps de Presse du Département d’Etat :

Partageant avec vous le document ci-joint contenant les images du DNI ( Director of National Intelligence) — preuve que la Russie tire vers l’Ukraine.

Cordialement,

Bureau de Presse du département d’Etat

Il y a un fichier de 1,1Mo joint avec des photos et quelques mots disant que les images indiquent un tir Russe vers le territoire de l’Ukraine.

Étant quelqu’un disposant d’expérience dans l’information et la gouvernance, je suis confiant du fait que des informations présumées aussi importantes ne seraient pas publiées de cette manière. Cela fait plusieurs jours que des journalistes demandent à la porte-parole du Département d’État Marie Harf de fournir des preuves pour étayer leur affirmation que l’armée russe est en train d’attaquer les forces ukrainiennes.

Soudain voilà qu’apparait la preuve dans un courriel et elle se diffuse sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas crédible. Une telle preuve, si elle existait réellement, serait révélée dans une conférence de presse à Washington par de hauts responsables, le tout avec experts à l’appui pour éclaicir les journalistes sur chaque photo et répondre à leurs questions. Aucun journaliste sérieux, pour peu qu’il en reste, ne pourrait croire qu’une telle information puisse être révélée par courriel. De plus, les photos sont dénuées de sens pour les non initiés, et il n’y a aucun moyen d’en vérifier l’authenticité.

Qui plus est, il n’est pas crédible qu’une information aussi importante sorte à une heure creuse médiatiquement - 8h45 du matin un dimanche alors que la côte Ouest dort encore.

Que pouvons-nous en conclure ?

Une explication est que des gamins, inconscients de la gravité du sujet, ont fabriqué un canular pour s’amuser.

Une autre explication est qu’après qu’il ait été incapable de justifier une seule de ses accusations contre la Russie, le département d’État, a décidé d’utiliser les réseaux sociaux pour répandre de fausses informations dans le cadre de sa guerre de propagande contre le gouvernement Russe. C’est Geoffrey Pyatt, l’ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine, qui a posté les images sur Twitter. Le même Pyatt s’était associé avec Victoria Nuland pour orchestrer le coup d’État contre le gouvernement ukrainien.

 A 17h45 (UTC – 4) dimanche, aucun officiel du Département d’État dont j’ai connaissance n’a garanti qu’il s’agissait d’un communiqué dudit Département d’État ou pas. En effet, comme il est si peu professionnel de lâcher par courriel un communiqué important un dimanche matin, je ne crois pas que cette information soit valable, même dans le cas où Marie Harf l’incompétente serait derrière sa divulgation.

L’intérêt de ce “communiqué de presse” est de créer chez un public naïf l’image d’une Russie dangereuse, sans qu’en soient nécessairement convaincus les reporters, le tout grâce aux réseaux sociaux.

Une fois cette image établie, Washington peut l’utiliser afin de bâtir un soutien populaire lui permettant de mener sa politique, telle que l’augmentation des budgets de la défense ou l’envoi de troupes américaines en Ukraine.

A mon avis, il est imprudent de la part de Washington de convaincre la Russie qu’ils continueront de mentir pour la discréditer et qu’ils continueront de balayer d’un revers de main les protestations russes. Ainsi, Washington fait comprendre à la Russie qu’ils ont lancé une campagne de propagande très agressive à son égard, pouvant facilement faire basculer le monde dans une guerre.

En mon temps, si Washington avait une telle information comme le prétend ce courriel, Washington aurait fait usage de cette information pour désamorcer la situation. L’ambassadeur russe aurait été convoqué et invité a s’expliquer. L’ambassadeur comprendrait alors qu’il devrait dire au Kremlin de reculer sous peine de voir l’information révélée lors d’une conférence de presse.

Aujourd’hui, avec le régime Obama cherchant la confrontation avec la Russie, le régime aurait sorti l’information lors d’une conférence de presse en présence de tous les chefs de bureau importants. Pour des journalistes de mon âge, faire cette révélation dans un email lambda destine aux réseaux sociaux aurait complètement discrédité l’information.

Le UK Daily Mail a mordu a l’hameçon, reproduisant les images et les présentant comme des publications gouvernementales officielles, mais le Département d’État n’a fait aucune déclaration officielle en lien avec cet email, repassant au contraire les questions a l’ambassade US en Ukraine. Les médias russes ont répété les accusations avec scepticisme, contribuant ainsi a répandre la propagande.

Source : www.paulcraigroberts.org

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MISE A JOUR Une autre intox du Département d’État

Paul Craig Roberts — 26 juillet 2014

Le  ministre de la défense Russe a déclaré comme fausses les prétendues photos satellites postées sur Twitter par l’ambassadeur états-uniens d’Ukraine. http://rt.com/news/176120-fake-ukraine-images-defence/

Je  pourrais qualifier ces images de fausses, non seulement à cause de leur faible résolution et de l’absence d’appellation convenable, mais également à cause du manque de professionnalisme par lequel elles ont été révélées. http://www.paulcraigroberts.org/2014/07/27/another-state-...

Bien  entendu, beaucoup d’utilisateurs de réseaux sociaux n’auront pas l’expérience et auront tendance à se faire piéger par le canular, ce qui était une intention évidente du gouvernement US.

La campagne de propagande anti-Russe conduite par Washington suit trait pour trait la campagne conduite à l’encontre de Saddam Hussein, Kadhafi, Assad, et l’Iran. Les mensonges de Washington contre la Russie montrent l’absence d’intégrité du gouvernement états-uniens qui ne soucie pas que cette situation puisse conduire à la guerre.

Peter Duveen, qui a commenté mon article mettant en évidence l’intox du Département d’État, a expliqué que Washington  contrôle l’explication des événements avant même qu’aucune preuve ne soit disponible, car il connait par anticipation les propres événements qu’il crée lui-même. Et le temps que des preuves soient réunies a posterioriWashington a déjà imposé son récit et les preuves contradictoires sont ignorées:

Une partie de l’effort de la machine de propagande états-uniennes consiste à alimenter les discussions. Une fois que certains récits commencent à prendre, qu’ils soient vrais ou faux, ils en évincent certains autres. Ainsi, tout l’effort est dirigé afin d’avoir le contrôle du récit, d’alimenter les discussions quelque soit la qualité des sources disponibles, fausses la plupart du temps. Ensuite, bien entendu, l’information sera considérée comme vraie et la direction du récit sera établi. Par exemple, le récit mis en place est que la Russie serait en quelque sorte responsable de la chute du vol 17. Avec l’aide des médias, ils ont dans l’espoir que ce récit prendra de l’ampleur. Au point même que, si cette version devient incontournable, il sera alors impossible de la remettre en question sans être pris pour un conspirationniste, un peu comme les gens qui posent des questions sur la version officielle concernant les attentats du 11 septembre (9-11). Voici les raisons pour lesquelles les récits sont diffusés le plus rapidement possible. Nous avons alors pu voir avec quelle rapidité il a été annoncé que le vol 17 fut abattu par un missile sol-air. Ceci m’a poussé à croire qu’il ne s’agissait justement pas d’un missile sol-air. De même, avec cet incroyable effort d’amateurisme concernant le pilonnage russe de positions ukrainiennes. La réaction russes n’est par ailleurs jamais parvenue dans des articles sur ce sujet, et il n’est question de mentionner que l’armée ukrainienne a pilonné le territoire russe.”

Lavrov, le ministre des affaires étrangères Russe, a exprimé la préoccupation du gouvernement russe quant à la possibilité que Washington corrompe l’enquête officielle autour du MH-17: “Nous sommes inquiets quant au fait que certains de nos partenaires essayent d’organiser l’enquête en tenant des discussions bilatérales à part avec les autorités ukrainiennes.” La Russie espère que ”seule une participation collaborative et honnête de tous ceux qui possèdent des informations sur la catastrophe” puisse être considérée comme la bonne marche à suivre et que “personne n’essaiera de dissimuler des preuves.” http://rt.com/news/176040-lavrov-russia-ukraine-plane/

Source : www.paulcraigroberts.org

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La guerre approche

Paul Craig Roberts — 28 juillet 2014

La propagande extraordinaire déployée par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et leurs Ministères de la Propagande (c’est-à-dire les “médias occidentaux”) à l’encontre de la Russie a pour but de mener le monde à une guerre que nul ne peut gagner. Les gouvernements européens doivent s’extraire de cette insouciance car l’Europe serait la première à partir en fumée du fait des missiles américains qu’elle abrite et qui sont sensés garantir sa “sécurité”.

Une Cour corrompue aux Pays-Bas, pourtant illégitime à se prononcer sur cette affaire, a condamné la Russie à payer une amende de 50 milliards d’euros au bénéfice des actionnaires de Yukos, une entité corrompue qui pillait la Russie et pratiquait l’évasion fiscale. Comme souligné par Tyler Durden du blog Zero Hedge, la réaction de la Russie face à cette décision est révélatrice : « Une guerre approche en Europe. Vous croyez que ce jugement ait quelque importance ? » a répondu un conseiller de Poutine.

L’occident s’est ligué contre la Russie, parce que les occidentaux sont totalement corrompus. La richesse des élites est non seulement basée sur le pillage des pays plus faibles dont les dirigeants peuvent être achetés (lire Confessions of an Economic Hit Man de John Perkins pour savoir comment fonctionne ce pillage), mais aussi sur celui de leurs propres citoyens. Les élites américaine sont passées expertes dans le pillage de leurs propres concitoyens et ont anéanti la majorité de la classe moyenne américaine en ce début de XXIe siècle. Par contre, la Russie a émergé de la tyrannie et d’un gouvernement construit sur des mensonges, pendant que les États-Unis et la Grande-Bretagne plongent, eux, dans une tyrannie protégée par des mensonges. Les élites occidentales désirent procéder à un pillage de la Russie, une juteuse cagnotte, mais voila que Poutine se mets au travers de leur chemin. La solution est de se débarrasser de ce dernier comme ils se sont débarrassé du président Yanukovich en Ukraine.

Les élites prédatrices ainsi que les néconservateurs hégémonistes ont le même but : faire de la Russie un État vassal. Un but qui réunit les impérialistes financiers et politiques. J’ai souligné pour les lecteurs la propagande dont il est fait usage aux fins de diaboliser Poutine et la Russie. J’ai pourtant été surpris par les stupéfiant et vicieux mensonges du journal anglais “The Economist” (26 juillet 2014). La couverture montre le visage de Poutine dans une toile d’araignée, avec comme titre – vous l’aurez deviné – “Une Toile de Mensonges” (http://www.economist.com/news/leaders/21608645-vladimir-p....

Vous devez lire ces textes afin de mesurer le niveau dégoutant de propagande atteint en occident et la manœuvre évidente visant à mener à la guerre contre la Russie. Il n’existe aucune preuve d’aucune sorte qui soutiennent les accusations sauvages [rapides ?] de The Economist ainsi que son appel à mettre un terme à « l’apaisement » occidental envers la Russie, de même qu’une action ferme envers Poutine.

Le genre de mensonges imprudents et la propagande évidente relayés par “The Economist” n’ont pour autre but que de mener le monde à une guerre.

Les élites et les gouvernements occidentaux ne sont pas simplement corrompus, ils sont déments. Ainsi que je l’ai précédemment écrit, n’espérez pas vivre trop longtemps. Dans cette vidéo, un des conseillers de Poutine ainsi que des journalistes russes parlent ouvertement de projets américains d’une frappe préventive sur la Russie: http://financearmageddon.blogspot.co.uk/2014/07/official-....

Source : www.paulcraigroberts.org

Source : FT

http://www.les-crises.fr/la-russie-et-lhumanite-ont-elles...

 

 

07/06/2014

Vidéo : Ukraine : Quand Obama nargue Poutine qu'elle est l'attitude de Poutine à son égard ?

Regardez comment Obama nargue Poutine en riant et quel est le regard grave et noir, et l’attitude nerveuse adoptée par Poutine face à Obama.

 
L'entrevue tant attendue a finalement bien eu lieu, entre Barack Obama et Vladimir Poutine, ce 4 juin, lors des cérémonies. 

Est-ce l'attitude d'une personne qui se dégonfle devant Obama ? 

Poutine et Obama.jpg

Cliquez sur le lien pour voir la vidéo et activez le son

https://vine.co/v/MD5Lu5LKvrT/embed

 

 

 

30/05/2014

Washington réclame plus de 10 milliards de dollars à BNP pour avoir violé l'embargo contre Cuba et l'Iran

Les sanctions de WASHINGTON contre la France et  une Banque Française : BNP Paribas !

Ils ne savent plus où prendre l’argent pour renflouer leurs budgets à l’agonie !

L’organisation mondiale du crime organisé et les guerres mondiales par le biais de la Holding OTAN filiale de la Holding ONU, les sanctions contre les pays qui refusent de soumettre et d’adhérer à leur impérialisme et au projet d’instauration du Nouvel Ordre Mondial, dont la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie et les autres !

A quels titres légitimes les US/Israël se permettent de mettre des embargos contre des pays qui refusent de se soumettre à leur tutelle et à leur impérialisme ?
 
 Regardez comment fonctionnement "les amis" de la France :

1/ Je t'accuse gentiment mais attention je veille :
"La pique de l'ancien patron de la CIA contre les Français, «voleurs» de technologies"

http://www.lefigaro.fr/international/2014/05/24/01003-201...

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2/ Je te sanctionne gentiment puisque tu n'as pas compris.
"Washington réclame plus de 10 milliards de dollars à BNP Paribas"

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/05/29/20005-20140529...

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3/ Je te fais du chantage/soumission/compromission
"Des élus US demandent à Paris de ne pas livrer de frégates à Moscou"

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/05/29/97001-201405...
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Vous avez compris la méthode de celui qui se dit le plus FORT au monde ?



Les Etats-Unis réclament plus de 10 milliards de dollars à BNP Paribas
Le Nouvel Observateur avec AFP

Les autorités américaines accusent BNP Paribas d'avoir violé pendant quatre ans l'embargo américain contre Cuba et l'Iran. Ce serait l'une des plus grosses amendes infligées à une banque aux Etats-Unis.

BNP Paribas avait versé à ses actionnaires un dividende de 1,50 euro au titre de son exercice 2012, après 1,20 euros pour 2011. C'était encore très loin des 3,26 euros versés pour 2007, la dernière année avant la crise du "subprime". LOIC VENANCE / AFP

BNP Paribas avait versé à ses actionnaires un dividende de 1,50 euro au titre de son exercice 2012, après 1,20 euros pour 2011. C'était encore très loin des 3,26 euros versés pour 2007, la dernière année avant la crise du "subprime". LOIC VENANCE / AFP

Coup de tonnerre pour BNP Paribas : la banque française est menacée d'une amende record et d'un retrait de sa licence bancaire aux Etats-Unis où elle est accusée d'avoir contourné l'embargo contre Cuba, l'Iran et le Soudan.

La pénalité s'élèverait à plus de 10 milliards de dollars, affirme jeudi 29 mai le "Wall Street Journal" (lien payant), citant des sources proches du dossier non identifiées.

BNP négocierait pour payer un peu moins de 8 milliards de dollars, écrit le quotidien. L'amende serait en tout cas au-dessus de 5 milliards de dollars, a indiqué une source proche du dossier ayant requis l'anonymat.

Ces chiffres sont supérieurs aux quelque 4 milliards de dollars évoqués jusqu'ici et dépassent de loin l'amende infligée en 2012 à la banque britannique HSBC (1,9 milliard de dollars), accusée de complicité de blanchiment, et celle ayant frappé sa compatriote Standard Chartered Bank (670 millions de dollars) pour violation de l'embargo contre l'Iran.

L'amende s'annonce en tout cas comme l'une des plus grosses jamais infligées à une banque aux Etats-Unis.

Plus grosse amende ? 

Les négociations sont menées par le département de la Justice (DoJ) et le régulateur bancaire de New York Benjamin Lawsky.

Contactés par l'AFP, ni BNP, ni les services de Benjamin Lawsky ni le DoJ n'ont souhaité faire de commentaires.

Les discussions achoppent encore sur la façon dont devrait être structuré l'accord (plaider coupable ou pas), les licenciements de banquiers fautifs et le devenir de la licence bancaire de BNP aux Etats-Unis.

De la résolution de ces points dépendra le montant final de l'amende, a assuré la source, ajoutant qu'un accord devrait intervenir dans les trois prochaines semaines.

Washington accuse BNP Paribas d'avoir contourné entre 2002 et 2009 des sanctions américaines contre l'Iran, le Soudan et Cuba, en effectuant des paiements en dollars dans ces pays.

Une enquête interne de la banque avait recensé au début d'année un "volume significatif d'opérations qui pourraient être considérées comme non autorisées au regard des lois" américaines.

Les transactions incriminées ont été effectuées depuis l'Iran, Cuba et le Soudan, pays où ces opérations étaient légales, argue une source. Seul hic, elles l'ont été en dollars, autrement dit compensées à un moment donné sur le territoire américain, ce qui les rend délictueuses, les Etats-Unis imposant des sanctions à ces trois Etats.

Un exemple

Selon certains analystes, les autorités américaines veulent faire monter les enchères après avoir été critiquées pour leur clémence envers les banques américaines responsables de la crise financière de 2008-2009.

Le ministre de la Justice Eric Holder "veut faire un exemple. C'est malheureux que ça tombe sur une banque française [mais c'est] elle qui est dans l'oeil du cyclone", estime Gregori Volokhine, gérant de fortune chez Meeschaert Financial Services.

Pour l'ex-procureur fédéral Jacob Frenkel, désormais avocat au cabinet Shulman Rogers, le gouvernement américain "est convaincu qu'il a les éléments pour justifier une amende aussi substantielle".

De l'autre côté, "BNP donne l'impression de vouloir résoudre au plus vite ce problème afin de reprendre normalement son activité", analyse-t-il.

Perte de licence aux Etats-Unis

Au-delà du montant, une suspension même temporaire de la licence bancaire de BNP Paribas aux Etats-Unis aurait des conséquences lourdes pour l'établissement qui veut y développer ses activités de banque de financement et d'investissement.

Or une perte de licence lui interdirait de réaliser des transactions en dollars vers ou depuis les Etats-Unis. "Perdre le droit de transférer de l'argent en dehors des Etats-Unis, c'est une atteinte à son métier de base. C'est ce qu'elle essaye d'éviter au maximum", avance Gregori Volokhine.

BNP a mis de côté 1,1 milliard de dollars pour ce litige mais son directeur général Jean-Laurent Bonnafé a déjà préparé le terrain en disant début mai que l'amende serait "très significativement supérieure" à ce montant.

Une amende de 10 milliards de dollars représenterait plus de quatre fois le bénéfice net réalisé par BNP Paribas au premier trimestre (1,7 milliard d'euros).

La semaine dernière, les Etats-Unis ont infligé une amende de 2,6 milliards à un autre établissement bancaire européen, Credit Suisse, pour avoir aidé de riches Américains à frauder le fisc.

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20140529.OBS8933/...

Lire aussi :

BNP Paribas : La France humiliée par les malfrats de Washington

 

 

27/03/2014

VERROU – Obama accusé par un journaliste d’être pire que Bush pour la liberté de la presse

VERROU – Obama accusé par un journaliste d’être pire que Bush pour la liberté de la presse

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/03/25/verrou-obama-accuse-par-un-journaliste-detre-pire-que-bush-pour-la-liberte-de-la-presse/

Symbole de l'Agence de sécurité nationale américaine (AP/Patrick Semansky).

L'administration Obama est « le plus grand ennemi de la liberté de la presse que l’Amérique ait connu depuis au moins une génération ». A l’occasion d’une conférence organisée à New York sur le thème de la protection des sources et de la sécurité nationale, le journaliste du New York Times James Risen, qui a couvert la Maison Blanche pendant le mandat du président démocrate, a fait le procès de ceux qui dirigent les Etats-Unis depuis 2008.

Pour M. Risen, l’actuelle administration veut « limiter le champ d’investigation sur la sécurité nationale » afin de « créer un chemin balisé pour la couverture de ces sujets », relate le site Poynter dans un compte-rendu de la conférence. N’importe quel journaliste qui se risque à outrepasser les limites posées par le gouvernement « sera puni », a ajouté James Risen. Le journaliste spécialisé dans les activités du gouvernement américain considère que l’administration Obama a créé « de facto un Official Secrets Act », soit un état législatif qui protégerait les secrets d'Etat.

En 2013, la révélation des écoutes des communications téléphoniques et e-mails de journalistes de l’agence Associated Press et de Fox News, interceptés pour des motifs prétendument liés à la sécurité nationale – les journalistes espionnés étaient soupçonnés d'avoir relayé des fuites –, avait scandalisé les défenseurs du premier amendement de la Constitution, qui protège la liberté de la presse aux Etats-Unis. Entre 2009 et 2013, l'administration Obama a poursuivi six personnes pour avoir livré des informations confidentielles à la presse. Soit deux fois plus que tous ses prédécesseurs combinés.

PROTÉGER SES SOURCES

James Risen est l’un des journalistes qui a contribué à dévoiler le programme de surveillance de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA). Ce travail lui a valu de recevoir, avec Eric Lichtblau, le prix Pulitzer en 2006. Il lui a aussi valu d’être accusé par le gouvernement américain d’entrave à la sécurité nationale. Depuis, M. Risen a saisi la Cour suprême pour tenter de protéger l'une de ses sources.

Les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance pratiquée par les agences américaines de renseignement ont ravivé les tensions entre pouvoir politique et médias. Après près d'un an de révélations, plusieurs journalistes, dont Glenn Greenwald, ont rejoint le magazine en ligne The Intercept.

Accusé d'espionnage, de vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux par les Etats-Unis, Edward Snowden s’est réfugié en Russie en août dernier, où il a obtenu l’asile temporaire, après être resté bloqué pendant trente-neuf jours dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou. L’informaticien et ancien consultant de la NSA s’est exprimé par vidéoconférence le 10 mars dernier à l’occasion du festival South by Southwest – rendez-vous annuel consacré aux nouvelles technologies à Austin (Texas). « La NSA met le feu à Internet, vous êtes les pompiers qui peuvent le sauver », a-t-il lancé à ceux qu’ils considèrent comme « la communauté qui construit Internet ».