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22/09/2018

Les Illuminati, les Maîtres du Monde et leurs organisations planétaires

ORGANISATIONS DES MAITRES DU MONDE

Les Illuminati, Sionistes, Reptiliens

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Les Illuminati sont une "élite dans l'élite". C'est la plus ancienne et la plus secrète des organisations des "Maîtres du Monde". Toutes ces organisations ont un siège social officiel et des membres dont on connaît l'identité. On connait aussi souvent les dates et les lieux de leurs réunions. Mais en ce qui concerne les Illuminati, on ne sait rien avec certitude, il n'existe aucun élément de preuve tangible. Tout ce que l'on peut écrire à propos des Illuminati n'est donc que déductions et croisement d'autres éléments comme des pistes historiques, ainsi qu'une étude du mode de pensée des élites, de leur façon caractéristique de voir le monde "de très haut", à très long terme, et à travers le prisme de leurs croyances.

Les membres des Illuminati ne sont pas connus de manière certaine, même si certains noms circulent avec insistance. Il s'agit de grandes familles capitalistes ou issues de la noblesse, comme par exemple les Rockefeller (notamment l'incontournable David Rockefeller, également co-fondateur du Groupe de Bilderberg et du CFR), les Bush, les Rothschild, les Harriman, les Russel, les Dupont, les Windsor et d'autres familles royales européennes.

Les Illuminati sont très peu nombreux, c'est l'extrême sommet de la pyramide. Ils ne sont pas des milliers à travers les Etats-Unis et le monde comme l'affirment certains "témoins" qui ont pour mission de brouiller les pistes. Les célébrités du showbiz n'en font pas non plus partie, même si elles en utilisent parfois les symboles pour mieux fasciner les foules. 

 

 

Les Illuminati existent sous leur forme actuelle depuis 1776, date de fondation de l'Ordre des Illuminati en Bavière par Adam Weishaupt, un juif, ancien Jésuite. Leur projet était de changer radicalement le monde, en anéantissant le pouvoir des régimes monarchiques qui, à cette époque, entravaient le progrès de la société et des idées. La Révolution Française et la fondation des Etats-Unis auraient été des résultats de leur stratégie. Pour les Illuminati, la démocratie politique était un moyen et non une fin en soi. Selon eux, le peuple est par nature ignorant, stupide, et potentiellement violent. Le monde doit donc être gouverné par une élite éclairée. Au fil du temps, les membres de ce groupe sont passés du statut de conspirateurs subversifs à celui de dominateurs implacables dont le but essentiel est de perpétuer leur pouvoir sur la population.

La création des Illuminati marquait le lancement d'un Plan conçu pour se dérouler sur plusieurs siècles, en utilisant le contrôle du système financier naissant pour parvenir une domination totale sur le monde. La réalisation du Plan s'est ensuite transmise comme un flambeau de génération en génération, au sein d'une élite héréditaire d'initiés qui ont su l'adapter aux évolutions technologiques, sociales, et économiques.

Contrairement aux autres organisations des Maîtres du Monde, les Illuminati ne sont pas un simple "club de réflexion" ou "réseau d'influence", ni une organisation de pouvoir comme le Groupe de Bilderberg. Il s'agit d'une organisation dont la véritable nature est ésotérique ou "occulte".

Les dirigeants politiques ou économiques se présentent au public comme des personnes éminemment rationnelles et matérialistes. Mais le public serait étonné d'apprendre que certaines de ces personnes participent à des cérémonies étranges, dans des sociétés secrètes où se perpétuent le culte des dieux égyptiens et babyloniens: Isis, Osiris, Baal, Moloch, ou Sémiramis.

Le terme "Illuminati" signifie littéralement "les Illuminés" (du latin "illuminare": illuminer, connaître, savoir).

Les Illuminati se considèrent en effet comme détenteurs d'une connaissance et d'une sagesse supérieure, héritées de la nuit des temps, et qui leur donne une légitimité pour diriger l'humanité. Les Illuminati sont la perpétuation d'une société secrète très ancienne, la "Fraternité du Serpent" (ou "Confrérie du Serpent"), dont l'origine remonte aux racines de la civilisation occidentale, à Sumer et Babylone il y a plus de 5000 ans.

 

 

La civilisation qui domine le monde aujourd'hui est en effet la prolongation de la civilisation Sumérienne, qui a inventé tout ce qui caractérise la civilisation occidentale: l'administration d'état, l'argent, le commerce, les taxes et les impôts, l'esclavage, les armées organisées, une expansion fondée sur des guerres perpétuelles et l'asservissement des autres peuples. Ce fut aussi la première civilisation à détruire son environnement. Pratiquant une agriculture intensive après avoir inventé l'irrigation, les civilisations Sumérienne et Babylonienne ont transformé des prairies verdoyantes en un désert qui est aujourd'hui l'Irak.

Depuis Sumer et Babylone, la Fraternité du Serpent s'est perpétuée en prenant des formes et des noms multiples à travers les époques, exerçant son influence sur les religions et les pouvoirs politiques successifs, dans une longue filiation qui inclut les "écoles de mystère" babyloniennes, égyptiennes puis grecques, l'église chrétienne de Rome (utilisée comme "véhicule" par la "Fraternité" pour s'implanter en Europe), les Mérovingiens (d'où le personnage "Mérovingien" dans le film "Matrix"), les Templiers (et leurs nombreuses ramifications - Franc-Maçons, Rose-Croix, Prieuré de Sion, Ordre Militaire et Hospitalier de St Jean de Jerusalem, Ordre de Malte...), et enfin les "Illuminati" et les organisations qui y sont rattachées.

Le symbole des Illuminati est présent sur les billets de 1 dollar: une pyramide dont le sommet (l'Elite) est éclairé par l'œil de la conscience et domine une base aveugle, faite de briques identiques (la population).

 

 

Les deux mentions en latin sont très significatives. "NOVUS ORDO SECLORUM" signifie "nouvel ordre pour les siècles". En d'autres termes: nouvel ordre mondial. Et "ANNUIT CŒPTIS" signifie: "notre projet sera couronné de succès".

Un projet aujourd'hui proche de sa réalisation finale.

 
© Syti.net, 2005

 

 

15/09/2018

Jésus Christ : Mythe ou réalité ?

Le Christ = Le soleil. Les 12 Apôtres = Les 12 constellations, sauf qu'ils nous ont caché la 13ème constellation.

Origine des Illuminati-reptiliens. La 13ème constellation du Dragon. Ras Al Hague et Cebarai (Alpha et Béta d' Ophiucus), les deux systèmes du Serpentaire

Origine astrologique de tous les cultes, ou Religion universelle par DUPUIS, Charles François.

Image associée

 

 

Jésus Christ : Mythe ou réalité ?

"On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ nous a été profitable." Pape Léon X

Problème d'historicité

Il n'existe aucun témoignage écrit sur Jésus, hors les évangiles qui sont truffés de contradictions. Il y a du reste, mieux à dire. Non seulement le Christ n'a rien écrit lui-même, mais on n'a rien écrit sur son compte.

La Bible ? Elle ne peut nous fournir la preuve que le Christ ait été un personnage réel et même elle nous fournit force preuves contraires.
En dehors du Nouveau Testament, aucun auteur parmi tous ceux qui auraient été les contemporains de Jésus, ne nous a transmis à son sujet le moindre renseignement.

Ainsi des historiens, avec une précision croissante, constatent d'abord que sur une trentaine d'auteurs connus de l'époque qui auraient pu parler de Jésus, tous sont muets.


Dans l'œuvre de Flavius Josèphe (77 à 95), il y a bien quelques lignes à son sujet, mais elles furent ajoutées, après Origène (185 à 254) qui les ignorait et signalées seulement au IVe siècle par Eusèbe de Césarée (265 à 340), le faussaire. De toute façon, Flavius Josèphe, juif orthodoxe n'aurait jamais pu écrire que Jésus était le messie. Or les juifs orthodoxes attendent encore, la venue de leur messie.
Tacite (55 à 120) vers 116, aurait parlé de chrétiens brûlés à Rome sous Néron vers l'an 64; mais cette mention ne fut ajoutée qu'en 1429 par le secrétaire papal, le Pogge (premier éditeur des "Annales" de Tacite) et ne figure pas dans les traductions et copies antérieures. Cette interpolation (falsification) a été fabriquée disent les érudits, d'après un texte de Sulpice Sévère, un médiocre historien de la fin du quatrième siècle.


Pline le jeune (66 à 144) aurait mentionné dans une lettre à l'empereur Trajan, l'existence des chrétiens et d'un certain Jésus homme. Mais cette lettre a été composée vers 1500 par Girardo di Verona. Au quatrième siècle, un érudit Sidoine Apolinaire déclara que Pline le jeune avait fixé à neuf le nombre de ses livres. Or cette prétendue lettre se trouve au dixième livre attribué à Pline le jeune.
Suétone (75 à 160 environ) en 120 parle d'un "chrestos" (le bon, le meilleur), agitateur de Rome en 50; mais il ne peut s'agir du paisible Christ ("christus", christos ou oint) de la mythologie chrétienne mort croit-on, à Jérusalem depuis 20 ans.


Parmi les autres écrivains et historiens, du Ier et IIe siècle de notre ère, qui gardent un silence total sur Jésus, citons : Valerius Maximus (-14 à 37) , Senèque (-2 à 66), Pline l'ancien (23 à 79), Perce (34 à 62), Lucain (39 à 65), Dion Chrysostone (40 à 117), Stace (40 à 96), Plutarque (45 à 125), Silius Italicius (25 à 100), Martial (65 à 95), Flaccus (70 à 100), Pétrone (mort en 65), Quintillien (65 à 97), Juvénal (55 à 140), Apulée (mort vers 170), Don Cassuis, Pausanias, Juste de Tibériade etc.

Mais c'est surtout le silence de Philon d'Alexandrie sur Jésus qui a une importance décisive. Philon qui avait déjà 25 ou 30 ans lorsque Jésus aurait du naître et mourut plusieurs années après la date à laquelle ce dernier dû mourir, ne sait rien et ne dit jamais rien de Jésus Christ.


C'est un homme docte qui s'occupa spécialement de religion et de philosophie. Il n'aurait assurément pas négligé de citer Jésus, qui était de son pays et de sa "race", si Jésus avait paru sur la terre et s'il avait accompli une si grande "révolution" dans l'histoire de l'esprit humain.


Une circonstance singulière rend encore plus significatif le silence de Philon: C'est que tout l'enseignement de Philon peut se dire chrétien à ce point que certains écrivains ou philosophes n'ont pas hésité à l'appeler un "vrai Père de l'Église" (Dixit Friedrich Engels...)


Philon s'efforça d'unir le judaïsme et l'hellénisme. Ainsi il constitua une doctrine platonicienne du "Verbe" ou "Logos", qui a beaucoup d'affinité avec celle de l'évangile dit de Jean et dans l'évangile le "Logos", c'est précisément le Christ. N'est-ce pas là une circonstance révélatrice ?


Philon vit dans le temps où l'on a placé l'existence du Christ; il est déjà célèbre avant le Christ ; il accomplit à l'égard du judaïsme la même transformation, la même hellénisation, la même platonisation qui fut l'œuvre des Évangiles et spécialement du quatrième (celui de Jean). Il parle du "Logos" ou du "Verbe" exactement comme le quatrième évangile; et pourtant il ne nomme pas une seule fois le Christ ! Jamais dans aucun de ses nombreux ouvrages !
Quand il s'agit d'un tel "personnage" comme Jésus, le silence de l'histoire est absolument inexplicable, invraisemblable, déconcertant. C'est pourquoi on ne peut moins faire que de conclure qu'un tel silence constitue une grave présomption contre l'existence de Jésus-Christ.

D'autres éléments d'ailleurs permettent de dire que si l'inexistence du Christ peut seule expliquer le silence de l'histoire à l'égard de ce personnage, le silence de l'histoire à son tour démontre son inexistence.
Ainsi, le pape Pie XII, prenant la parole à un Congrès International d'historiens qui s'est tenu à Rome en 1955, répéta de nouveau que pour les catholiques, la question de l'existence de Jésus relève de la foi et non de la science !

Élaboration du mythe

Au premier temps du Christianisme (II ème siècle de notre ère), le dieu Christ est un dieu du ciel et non un homme au nom de Jésus. Il ne sera question de l'homme Jésus qu'avec l'apparition de nos Évangiles, au milieu du deuxième siècle de notre ère. C'est beaucoup d'avoir attendu 150 ans pour consigner par écrits des événements uniques, en admettant qu'ils aient eu lieu. Comme on l'a déjà vu, l'historien juif Flavius Josèphe, attentif à tout ce qui se passait en Palestine les ignore, ainsi qu'une prétendue première Église à Jérusalem. Le livre de l'Apocalypse écrit vers 69-70 et remanié par un chrétien au IIe siècle de notre ère, n'en dit rien.

L'"apôtre" Paul, dont les épîtres (lettres) ont été mainte fois remaniées après sa "mort" au bénéfice d'une christologie plus orthodoxe et toujours majorée ne sait rien d'un Jésus historique. Il ne cite ni Joseph, ni Marie, ni Judas. Nulle mention d'une crucifixion sous Ponce Pilate par les romains, mais plutôt d'un Christ immolé par les puissances planétaires dans un sacrifice cosmique. Ce qui faisait dire à Ernest Renan :"Pour Paul, le Christ n'est pas un homme qui a vécu et enseigné, c'est un être tout divin".

C'est seulement au milieu du IIe siècle de notre ère, exactement en l'an 144, quand le chrétien gnostique (docète) Marcion et ses partisans furent chassés de Rome que l'Église (et surtout celle de Rome) condamne "ceux qui niaient que Jésus fût venu dans la chair" (2ème Épître de Jean I,7 ). Jusque là, cette thèse avait pût être soutenue, prêchée sans contradicteur par Marcion, Basilide, Valentin etc... Sans oublier que les auteurs de l'Apocalypse, au début du IIe siècle de notre ère, qui attendent encore la venue du Christ sur la terre.

C'est seulement vers l'an 150 de notre ère que la communauté romaine se détache des chrétiens gnostiques (les docètes : Marcionites, Valentiniens, Basilidiens etc) et élabore le mythe d'un Jésus crucifié dans la chair, mythe inconnu jusque-là (même par les auteurs des épîtres attribuées à Paul). C'est à cette époque et selon les besoins de la controverse, qu'on rédige dans les évangiles, les récits de la vie terrestre d'un Jésus bien différent de "l'être purement céleste seul connu" avant l'an 150 de notre ère.

Le mythe Jésus s'est élaboré, au IIème siècle de notre ère, de la façon suivante :

1 - Le Christ céleste des épîtres dites Pauliennes (attribuées à Paul).
2 - Le Jésus fantôme ou "Angelos Christos" (corps éthéré) des chrétiens gnostiques ou docètes: Marcionites, Basilidiens, Valentiniens etc.
3 - Le Jésus " terrestre" ou " historique" des évangiles canoniques et apocryphes.

Notes:

1 - Beaucoup se comportent comme le théologien Albert Schweitzer (1878 à1965) qui reconnaissant dans la préface de la première édition, de sa "Vie de Jésus" qu'il n'existe sur son héros aucun document historique digne de foi, n'écrit pas moins sa biographie.

On publie chaque année à travers le monde, plus d'une centaine de biographies de Jésus, aussi farfelues les unes que les autres. Elles sont le fruit de l'imagination des auteurs.

2 - Jésus est la traduction grecque du nom hébreu Josué. Josué / Jésus signifie "Dieu a sauvé, sauve, sauvera" (Mathieu I,21).

Rappelons -fait trop longtemps ignoré- que parmi les apologistes chrétiens du 2ème siècle, Aristide, Saint Justin et Tertulien sont les seuls qui aient prononcé le nom de Jésus-Christ. Tous les autres Pères de Église du IIe siècle : Tatien, Athénagore, Théophile, Hermias, Quadratus, etc., ne connaissaient pas le nom de Jésus. Ils ne parlaient que du Christ.

3 - La plus ancienne date connue avec certitude dans l'histoire du christianisme, et admise par tout le monde (exégètes, biblistes, théologiens catholiques, protestants, orthodoxes, et même la critique scientifique) est l'an 144 de notre ère (IIe siècle).
En l'an 144, un riche armateur grec du nom de Marcion révéla et apporta à Rome les épîtres attribuées à Paul. Avant cette date, personne ne connaissait Paul et "ses" épîtres. Marcion apporta également le premier évangile connu "l'Evangelion" dans lequel Jésus était un "angelos christos", un fantôme, un corps éthéré.
Cette conception gnostique (docète) du Jésus fantôme était admise dans toute la chrétienté sans aucune distinction jusqu'aux années 144 - 150. C'est quand Marcion fut chassé de Rome en l'an 144 qu'on commença à écrire une biographie terrestre du Christ, à l'aide des coups de citations de l'Ancien Testament en rapport à la venue du messie et aussi en plagiant les cultes antiques (ex : Jésus transforma l'eau en vin, Bacchus le faisait avant lui).

Enfin, le christianisme qu'on connaît aujourd'hui, a été élaboré au IVe siècle de notre ère au profit de Église catholique naissante. C'est ce christianisme du IVe siècle qu'on enseigne officiellement pour celui des origines chrétiennes (IIe siècle de notre ère et non le Ier siècle). Dans l'élaboration de ce christianisme du IVe siècle, l'évêque faussaire de Césarée, Eusèbe a joué un rôle déterminant. C'est Eusèbe de Césarée (265 à 340) qui fonda Église catholique. C'est lui qui inventa, dans son Histoire ecclésiastique, la liste des prétendus premiers évêques de Rome qui seront plus tard considérés comme les premiers papes. C'est aussi Eusèbe qui donna une solide base économique et politique à Église de Rome. Il était le secrétaire de l'empereur Constantin. On modifia même les textes du Nouveau Testament. Soulignons que les plus anciens manuscrits du Nouveau Testament que nous possédions, le Vaticanus et le Sinaïticus, datent du IVe siècle.

A propos de la divinité de Jésus.

Récemment le monde Occidental Chrétien fut secoué par la parution d'un livre intitulé "Le mythe de l'incarnation de Dieu", qui a été publié en Grande Bretagne. Ce livre qui remet en cause le point de vue Chrétien traditionnel de la divinité de Jésus, n'a pas été écrit par un non-Chrétien ou un ecclésiastique marginal, mais par sept respectables théologiens Britanniques ; dont six Anglicans, le septième est un professeur de théologie de l'université de Birmingham. Ce groupe fut, en outre, aidé par un professeur de théologie au Christ Church Collège à Oxford qui est aussi un ancien directeur de la Commission Doctrinale Britannique.
Dans ce livre, ces auteurs nous révèlent que dans le nouveau Testament, les références données à Jésus comme étant le fils de Dieu sont essentiellement d'ordre poétique et ne doivent en aucun cas être prises à la lettre. Ils expliquent que Jésus n'a jamais prétendu être de nature Divine. Mais en fait, ce fut au cours des premiers temps de l'ère Chrétienne que cette nature Divine fut promulguée, sous l'influence d'idées païennes. Jésus lui-même n'a jamais enseigné la doctrine de la Trinité ou qu'il était un fils de Dieu envoyé sur la terre pour racheter par sa mort les péchés de l'humanité. Par conséquent, concluent les auteurs, Jésus n'était pas Chrétien.


Ces révélations ont fait l'effet de choc chez beaucoup de Chrétiens ordinaires qui adoraient Jésus comme une divinité depuis leur enfance.

 

Les sources bibliques

Elles indiquent à l'évidence que les documents chrétiens les plus anciens, les épîtres attribuées à «Paul», ne se rapportent pas à un Jésus historique, mais à une figure spirituelle connue de toutes les sectes gnostiques comme celle de l'archétype du «sauveur» : «Dorénavant, nous ne connaissons plus Jésus-Christ en tant qu'homme mais comme un signe, un principe.» II Corinthiens V, 17)

Les quelques références «historiques» à une existence réelle de Jésus mentionnées par les épîtres sont de façon tout à fait concluante des interpolations et des contrefaçons. Comme le fait justement remarquer Édouard Dujardin, la littérature paulinienne "ne fait nulle part mention de Pilate, ni des Romains, ni de Caïphe, ni du Sanhédrin, ni d'Hérode, ni de Judas, ni des «saintes» femmes, ni d'aucun des personnages du récit évangélique de la passion, et sur celui-là elle ne fait jamais la moindre allusion; en définitive, elle ne mentionne absolument aucun des «événements» de la passion, directement ou par allusion." - Histoire antique du dieu Jésus, par Édouard Dujardin, p. 33.-.

- AUGSTEIN Rudolf, Jésus Fils de l'Homme. Traduit de l'allemand par Michel-François Demet, Gallimard, 1975, 389 p.
Ce livre présente l'intérêt de soulever les véritables questions : "De quel droit les Églises chrétiennes invoquent-elles un Jésus qui n'a peut-être pas existé, des doctrines qu'il n'a pas enseignées, une toute-puissance qu'il n'a pas accordée, une filiation divine qu'il n'a pas lui-même tenue pour possible et qu'il n'a pas revendiquée ?" (p. 9); quoique l'auteur ait fait le choix de s'en tenir à la vue la plus communément répandue, celle de l'historicité de Jésus-Christ, l'argument étant qu'il a bien fallu un homme auquel les petites gens qui l'entouraient attribuaient des qualités particulières et qui connut une fin tragique, sans quoi "l' immense élan du christianisme primitif" eût été incompréhensible, il admet cependant l'existence de ce «noyau personnel» constitué, comme chacun sait, par le paulinisme (p. 26). En quoi ces questions peuvent-elles bien nous importer ? Elles nous importeront, répond R. Augstein, "aussi longtemps que les Églises prétendront intervenir dans les choses de la vie humaine au nom d'une autorité surhumaine. Divorce, contraception, avortement, peine de mort, euthanasie, guerre atomique : tous ces problèmes d'une réalité brûlante devraient se trancher du point de vue absolu d'un maître divin dont la réalité est aujourd'hui mise en doute par les théologiens eux-mêmes ! Mais ceux-ci n'accomplissent ce travail critique qu'en milieu fermé, avec une discrétion qui touche à la dissimulation." (4e de couverture). Et, on ne peut dès lors que mieux comprendre cette déclaration du pape Paul VI, citée p. 10 : "Dieu n'a pas livré les Saintes Écritures aux gens cultivés pour qu'ils en jugent eux-mêmes, mais à son Église". "L'institution qu'est Église ne peut se maintenir que si elle affirme son droit à imposer aux hommes sa discipline : Et comment le pourrait-elle sans que ce droit vienne d'en haut ?" (ibid.).

La Polémique

En dépit de toute cette littérature produite sans interruption et de l'importance du sujet, il y a chez le public un sérieux manque d'éducation formelle et étendue concernant la religion et la mythologie, et la plupart des individus sont terriblement mal informés à ce sujet. En ce qui concerne le christianisme, par exemple, on enseigne à la majorité des personnes, dans la plupart des écoles et églises que Jésus-Christ était une figure historique et réelle, et que la seule polémique le concernant est que certains le perçoivent en tant que fils de Dieu et Messie, alors que d'autres non. Cependant, bien que ce soit le débat le plus évident dans ce domaine aujourd'hui, il n'est pas le plus important. Aussi choquant que cela puisse paraître à l’homme de la rue, la polémique la plus profonde et durable à ce sujet est de savoir si un individu appelé Jésus-Christ a réellement existé.

Bien que cette controverse puisse ne pas être évidente au vu des publications habituellement disponibles dans les librairies populaires, quand on examine cette question de manière plus approfondie, on trouve un énorme volume de littérature qui démontre à maintes reprises, logiquement et intelligemment, que Jésus-Christ est un personnage mythologique au même titre que les hommes-dieux grecs, romains, égyptiens, sumériens, phéniciens ou indiens, qui sont tous actuellement perçus comme des mythes plutôt que comme des personnages historiques. En fouillant plus avant dans cette grande quantité de documents, on peut découvrir les preuves que le personnage de Jésus est basé sur des mythes et des héros beaucoup plus anciens du monde antique. On s’aperçoit alors que cette histoire n'est pas une représentation historique d'un charpentier rebelle juif qui s'incarna physiquement dans le Levant il y a 2 000 ans. Autrement dit, on a démontré continuellement pendant des siècles que le personnage de Jésus-Christ, a été inventé et ne dépeint pas une vraie personne qui soit aurait été le fils de Dieu ou qui aurait ensuite été transformée en un surhomme par ses disciples enthousiastes.

Dans "La contrefaçon dans le christianisme", Joseph Wheless dit : "Les évangiles sont tous des contrefaçons sacerdotales rédigées plus d’un siècle après leurs prétendues dates. " Ceux qui ont inventé certains des évangiles et des épîtres "alternatifs" qui furent écrits approximativement pendant les deux premiers siècles C.E. ont même admis qu'ils avaient forgé les documents. La contrefaçon pendant les premiers siècles de l'existence de l'église était manifestement effrénée, si commune en fait qu'une nouvelle expression a été inventée pour la décrire : "Fraude pieuse." Une telle tromperie est fréquemment admise dans L'Encyclopédie Catholique. Certains des "grands" pères de l’église, tel Eusebius, ont été reconnus par leurs propres pairs comme étant d’incroyables menteurs qui ont régulièrement écrit leurs propres fictions sur ce que "le seigneur" avait dit et fait pendant "son" séjour allégué sur la Terre.

Sources Bibliques

Il est frappant de constater que les documents chrétiens les plus anciens, les Épîtres attribuées à "Paul," ne discutent jamais de l’historique de Jésus mais traitent exclusivement d’un être spirituel qui était connu à toutes les sectes gnostiques depuis des centaines et des milliers d'années. On peut montrer que les quelques références "historiques" à une vie réelle de Jésus citées dans l'Épître sont des interpolations et des contrefaçons, comme le sont, les épîtres eux-mêmes, qui n’auraient donc pas été écrits par Paul. La littérature de Paul "ne se rapporte pas à Pilate ou aux Romains ou à Caïphe ou au Sanhédrin ou à Hérode ou à Judas ou aux femmes saintes ou à aucune personne dans le récit évangélique de la Passion et ne leur fait jamais aucune allusion; pour finir, elle ne mentionne absolument aucun des événements de la Passion, directement ou par allusion." D'autres écrits "chrétiens" les plus anciens tels la Révélation ne mentionnent aucun détail ou drame historiques. Paul ne cite jamais les prétendus sermons, prêches, paraboles et prières de Jésus, et qu’il ne fait pas plus mention de sa naissance surnaturelle et de ses prétendus merveilles et miracles, en fait tout ce qui aurait semblé très important pour ses fidèles si de tels exploits et paroles avaient été connu antérieurement à Paul.

Si l’on s’intéresse maintenant aux Évangiles, qui furent écrits vers le milieu du IIe siècle C.E., leurs prétendus auteurs, les apôtres, donnent des récits de Jésus et de sa généalogie qui se contredisent entre elles à plusieurs endroits. Sa naissance et son enfance sont mentionnées chez Marc, et bien que "Matthieu" et "Luc" affirment qu’il est "né d’une vierge", on fait remonter sa lignée de Joseph à la maison de David, de façon à ce qu’il "réponde à la prophétie". Dans les trois Évangiles synoptiques, on indique qu’il a enseigné un an avant de mourir, alors que chez "Jean" on parle de trois années. "Matthieu" indique que Jésus a donné le "Sermon de la Montagne" devant "les foules", alors que "Luc" mentionne une conversation privée avec quelques disciples. Les récits de la Passion et de la Résurrection différent totalement les uns des autres, et aucun n’indique à quel âge il est mort.

Sources non-bibliques

En fait, il n’y a pas de référence non-biblique au personnage historique de Jésus par aucun des historiens connus de l’époque contemporaine et suivant la prétendue venue du messie. Aucun écrivain de son temps ne l’a mentionné dans un écrit connu. L’éminent historien juif helléniste et philosophe Philon (20 B.C.E.- 50 C.E.), vivant à l’époque supposée de Jésus, ne le mentionne pas. Les quelques quarante historiens qui se sont succédés dans les deux premiers siècles ne l’ont pas mentionné davantage. " Il reste suffisamment d’écrit de [ces] auteurs … pour former une bibliothèque. Et pourtant dans cette masse de littérature juive et païenne, excepté deux passages contrefaits dans les écrits d’un auteur Juif, plus deux passages controversés dans les œuvres d’écrivains romains, on ne trouve aucune mention de Jésus-Christ ". Leur silence constitue un témoignage assourdissant envers les historiens.

Les Personnages

Il est évident qu’il n’y avait pas un personnage unique sur laquelle la religion chrétienne s’est fondée, et que ce "Jésus-Christ" est une compilation de légendes, héros, dieux et hommes-dieux. La place manque ici pour entrer dans le détail au sujet de chaque dieu qui a contribué à la formation du personnage de Jésus; qu'il suffise de dire qu'il y a d'abondance de documents pour prouver que ce sujet n'est pas une question de "foi" ou de "croyance ". La vérité est que, à l’époque où ce personnage a censément vécu, il y avait une vaste bibliothèque à Alexandrie et un réseau incroyablement souple de confréries qui s’étendait de l'Europe à la Chine; ce réseau d’information a eu accès à de nombreux manuscrits qui racontaient le même récit que celui du Nouveau Testament, avec des noms de lieu et d'appartenance ethnique différents. Dans la réalité, le récit de la vie de Jésus constitue un parallèle presque identique avec l'histoire de Krishna, par exemple, y compris dans ses détails, comme signalé entre autres par le mythologue et érudit distingué Gérald Massey il y a plus de cent ans, aussi bien que par le révérend Robert Taylor il y a cent soixante ans, entre autres. Le conte de Krishna que l’on trouve dans les Védas hindous a été daté à au moins 1400 B.C.E. On peut dire la même chose du mythe d’Horus, qui est presque identique, dans ses détails, à l’histoire de Jésus, mais qui précède la version chrétienne de milliers d’années.

L’histoire de Jésus a incorporé des éléments de récits d'autres dieux enregistrés dans ce vaste territoire, comme par exemple ceux des sauveurs du monde et "fils de Dieu", dont la plupart précèdent le mythe chrétien, et dont un bon nombre furent crucifiés ou exécutés:


· Adad d'Assyrie
· Adonis, Apollon, Héraclès ("Hercule"), et Zeus en Grèce
· Alcides de Thèbes
. Attis de Phrygia
· Baal de Phénicie
· Bali d'Afghanistan
· Beddru du Japon
· Buddha en Inde
· Crite de Chaldée
· Deva Tat du Siam
· Hésus des druides celtes
· Horus, Osiris, et Sérapis d'Egypte, dont l'aspect barbu avec de longs cheveux a été adopté pour le personnage du Christ
· Indra au Tibet
· Jao au Népal
· Krishna en Inde
· Mikado des Sintoos
· Mithra en Perse
· Odin des Scandinaves
· Prométhée au Caucase
· Quetzalcoatl au Mexique
· Salivahana aux Bermudes
· Tammuz de Syrie (qui fut, dans un mouvement typique de la fabrication des mythes, plus tard transformé en disciple Thomas)
· Thor en Gaule
· Monarque universel des Sibyles
· Wittoba des Bilingonèses
· Xamolxis de Thrace
· Zarathustra/Zoroastre en Perse
· Zoar des Bonzes

Horus d’Egypte:
Les légendes relatives à Horus datent de milliers d'années (-2500 ??) :
.Horus est né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte/crèche, sa naissance étant annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
.Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
.Il a eu 12 disciples.
.Il effectua des miracles et éleva un homme, El-Azar-us, d’entre les morts.
.Il marcha sur l’eau.
.Horus fut transfiguré sur la Montagne.
.Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
.Il était aussi "la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Mot", etc.
.Il était "le Pêcheur" et était associé à l’Agneau, au Lion, au Poisson ("Ichthys")
.L'épithète personnelle de Horus était "Iusa," "le fils éternel" de "Ptah," le "Père."
.Horus s'appelait "le KRST," ou "Oint,"

Mithra, le Dieu-Soleil de Perse:
L'histoire de Mithra (avant -600/JC). D’après Wheless, le culte de Mithra était, peu avant l’ère chrétienne, le plus populaire et répandu des religions ‘païennes’ de l’époque.
.Mithra est né d'une vierge le 25 décembre.
.Il était considéré comme un grand professeur et un maître itinérant.
.Il était appelé "le Bon Berger."
.Il était considéré comme "la Voie, la Vérité et la Lumière."
.Il était encore considéré comme "le Rédempteur," "le Sauveur," "le Messie."
.Il était identifié à la fois au Lion et à l'Agneau.
.Son jour sacré était le dimanche, le "jour du Seigneur"
.Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection.
.Il avait 12 compagnons ou disciples.
.Il effectuait des miracles.
.Il a été enterré dans un tombeau.
.Après trois jours, il s'est relevé.
.Sa résurrection était célébrée chaque année.
.Sa religion comportait une eucharistie ou "dîner du Seigneur".

Nazareth

Les évangélistes ayant trouvé dans la bible juive ou dans l'ancien testament (Juges XIII, 5-7 ; 1 Samuel I, 11 etc ), la définition du "Nazaréen", ils imaginèrent une ville qui n'existait pas. Et ils l'appelèrent Nazareth. C'est donc à Nazareth, suivant nos évangiles, que le mythique Jésus né à Bethléem, a vécu jusqu'à son baptême dans le Jourdain avant sa vie publique. Or Nazaréen signifie "consacré au Seigneur".
Les croisés ne trouvèrent pas Nazareth en 1090 et ce sont les Chevaliers de la Croix qui, au XIIIe. siècle, fondèrent le village de Nazareth

Le 22 décembre 1993 le pape Jean Paul II reconnaît que le 25 décembre est une fête païenne. Il déclara : "Chez les païens de l'Antiquité, on célébrait l'anniversaire du soleil invincible, ce jour-là afin qu'il coïncide avec le solstice d'hiver. Il a semblé logique et naturel pour les chrétiens de remplacer cette fête par celle du seul Soleil véritable : Jésus-Christ ".

Précisons que pour l'évangile dit de Luc ( rédigé après l'an 150 comme les autres évangiles), Jésus est né sous Hérode, mais à l'époque du recensement de Quirinius ( Luc II, 2). Il s'avère que Quirinius n'était pas en Syrie du temps supposé de la "naissance" de Jésus. Il ne figure pas sur la liste des gouverneurs de la Syrie. C'était Quintilius Varus qui était proconsul d'Asie et gouverneur de la Syrie. A l'époque, il n'y a pas eu de recensement en Judée sur l'ordre du gouverneur de Syrie. Le premier recensement en Judée a eu lieu en l'an 7 de notre ère, et encore était-ce un recensement des biens et non des populations. Jamais lors des recensements les gens n'ont été obligés de se rendre dans leur pays d'origine. Les recensements se sont toujours déroulés sur le lieu d'habitation. La "vierge" Marie, Joseph et Jésus n'avaient pas besoin de se déplacer pour le recensement. Le récit de l'évangile dit de Luc ne tient pas. Cela prouve que les évangiles sont truffés d'erreurs historiques (autres exemples : L'affaire de Salomé et de saint Jean Baptiste... ).

http://www.bible.chez-alice.fr/jc03.htm

 

 

30/04/2017

La CIA, les Ovnis et le Majestic 12, le Gouvernement secret US (2)

Il serait grand temps que Poutine nous fasse la révélation sur l'existence des OVNIS et des ET pour que l'humanité comprenne enfin par quelle sale race de ET, les Grands Gris reptiliens elle est attaquée depuis plus de 13 000 ans dans l'objectif de s'accaparer la Terre et toutes ses richesses en ayant détruit au préalable les 2/3 de la population mondiale avant d'instaurer leur Nouvel Ordre Mondial Satanique ! 

 

Une nouvelle qui vient de tomber : De nouveaux briefings sur les crashs d'OVNI antarctiques ... et la conférence SF ce week-end!


A rapprocher des articles précédents : 


L’Union européenne a toujours été un projet de la CIA, comme les partisans du Brexit l’ont découvert.

CIA, OVNIS et le Majestic 12 - Le Gouvernement secret des USA

 

La CIA & les Ovnis 

logo CIA  

La CIA a tenté de dissuader les autres agences gouvernementales de poursuivre, selon son expression, "de vaines recherches sur les Ovnis".

Erik Lacitis a découvert sur le site Web de la CIA un rapport de 17 pages datant de 1997 où l’Agence gouvernementale américaine estimait futile de poursuivre des enquêtes sur le phénomène Ovni.

En conclusion on peut lire : "Comme pour les théories du complot sur l’assassinat de JFK, la question des Ovnis n’est pas prête de disparaître, quoique l'Agence fasse ou dise."

"La croyance que nous ne sommes pas seuls dans l'univers comporte une telle charge émotionnelle, et la méfiance envers notre gouvernement est trop bien établie pour que le sujet se prête à des études scientifiques traditionnelles avec des preuves et des explications rationnelles."

Malgré tout, "le rôle de la CIA dans l'étude des ovnis entre 1947 et 1990", est une lecture fascinante.

Le rapport, déclassifié en 2007, avait été rédigé par Gerald K. Haines, historien du National Reconnaissance Office (NRO).

La NRO est l'agence qui "conçoit, construit et exploite les satellites de reconnaissance" des Etats-Unis. Elle emploie des personnels du ministère de la Défense et des services de la CIA. Elle se vante de bénéficier d'un point de vue "imprenable".

  logo NRO
CIA-role in UFOs study  

Dans les 17 pages du rapport, Haines a rassemblé des données pour retracer l'histoire objective et aussi complète que possible de la CIA et des ovnis.

La CIA pourra toujours tenter de s'exprimer sur le sujet - grâce aux recherches méticuleuses d'un historien – mais s'agissant de cette agence, les gens continueront à penser ce qu'ils veulent.

Comme Haines le dit dans son rapport, "un pourcentage extraordinairement élevé, soit 95% des Américains ont entendu parler des Ovnis, et 57% sont persuadés de leur existence. Les ex-présidents Jimmy Carter et Ronald Reagan ont eux aussi déclaré avoir vu un OVNI." - Source

 

 

Le rapport de la CIA : 1ère partie

Il est extraordinaire de constater que 95% des Américains ont entendu ou lu quelque chose au sujet des Ovnis et que 57% croient qu'ils sont une réalité. Les ex Présidents Jimmy Carter et Ronald Reagan affirment eux aussi avoir vu un Ovni. Des Ufologues (néologisme pour les fans d'Ovnis) et des organismes privés sur les Ovnis sont répartis sur l'ensemble des Etats-Unis. Enormément de gens sont convaincus que le gouvernement américain et en particulier la CIA, sont engagés dans une conspiration et une dissimulation massive sur ce sujet. L'idée que la CIA a secrètement caché ses recherches sur les Ovnis est un thème revenant sans cesse chez les ufologues depuis que le phénomène Ovni a émergé vers la fin des années 40.

Vers la fin de 1993, après avoir été pressé par les Ufologues pour fournir des informations complémentaires sur les Ovnis détenues par la CIA, R. James Woolsey (DCI - Director of Central Intelligence) a commandé un nouvel examen de tous les dossiers que l'Agence possédait sur les Ovnis. En utilisant les enregistrements de la CIA compilés pour cette révision, cette étude trace l'intérêt et la participation de la CIA à propos de la polémique sur les Ovnis depuis la fin des années 40 jusqu'en 1990. Elle examine chronologiquement les efforts de l'Agence pour résoudre le mystère des Ovnis, des programmes qui ont eu un impact sur les observations d'Ovnis et de ses tentatives pour y cacher la participation de la CIA dans les affaires d'Ovnis. Ce qui émerge de cet examen est que, alors que le souci de l'Agence au sujet des Ovnis était conséquent jusqu'au début des années 50, la CIA a, depuis lors, une préoccupation limitée et externe du phénomène.

La toile de fond

Dès 1947 le début de la guerre froide entre les Etats-Unis et l'Union soviétique coïncide également avec l'apparition de la première vague d'observations d'Ovnis. Le premier rapport d'une "soucoupe volante" au-dessus des Etats-Unis est enregistré le 24 juin 1947, quand Kenneth Arnold, pilote privé et homme d'affaire à la recherche d'un avion en panne, aperçu neuf objets en forme de disque près de Mount Rainer, dans l'état de Washington, voyageant à une vitesse estimée à plus de 1600 kms par heure. Le rapport d'Arnold a été suivi d'une multitude d'observations additionnelles, y compris des rapports de pilotes et d'aiguilleurs du ciel civils et militaires partout aux Etats-Unis. En 1948, le général Nathan Twining, de l'USAF, chef du Air Technical Service Command lance le projet SIGN (tout d'abord appelé Project SAUCER) devant assembler, évaluer et distribuer au gouvernement toute les informations concernant de telles observations sur les lieux ou les Ovnis pourraient être un problème de sécurité nationale.

La Division technique du renseignement de l'Air Material Command (AMC) de la base de Wright (plus tard nommée Wright-Patterson) à Dayton dans l'Ohio, se chargea de diriger le projet SIGN et commenca ce travail le 23 Janvier 1948. Bien que la première crainte soit que ces objets pourraient être des armes secrètes soviétiques, l'Armée de l'Air eut bientôt conclu que les Ovnis étaient réels mais facilement expliqués et non extraordinaire. Le rapport de l'Armée de l'Air constata que presque toutes les observations provenaient d'une ou plusieurs de trois causes suivantes : l'hystérie et l'hallucination de masse, le canular, ou l'interprétation erronée de phénomènes connus. Néanmoins, on recommanda de continuer à effectuer des recherches sur toutes les observations et n'a pas éliminé la possibilité que ce soit des phénomènes extraterrestres.

Malgré l'augmentation des observations d'Ovnis, l'USAF continuait à recueillir et à évaluer les données ufologiques jusqu'à la fin des années 40 sous un nouveau nom, le projet Grudge, qui essayait d'apaiser l'anxiété public au sujet des Ovnis par une campagne de relation public conçu pour le persuader que les Ovnis ne constituaient rien d'inhabituel ou d'extraordinaire. Les Ovnis aperçus étaient expliqués comme étant des ballons, des avions, des planètes, des météores, des illusions d'optiques, des reflets du soleil, ou mêmes de "gros grêlons". Les fonctionnaires du projet Grudge ne trouvaient aucune preuve que les observations d'Ovnis étaient des armes étrangères et ils concluaient que les Ovnis ne menaçaient pas la sécurité des USA. Ils recommandèrent que le projet soit réduit parce que le fait même que l'USAF montre de l'intérêt sur ce sujet encourageait les gens à croire aux Ovnis et contribuait à promouvoir une atmosphère "d'hystérie de temps de guerre." Le 27 décembre 1949, l'USAF annonçait la fin du projet.

A la suite de l'augmentation de la tension pendant la guerre froide entre les blocs soviétiques et américains avec, notamment, la guerre de Corée, les rapports d'observations d'Ovnis continuaient à être récoltés. Le Directeur des renseignements de l'USAF, le Maj. Gen. Charles P. Cabell commanda un nouveau projet en 1952 sur les Ovnis. Le projet Bluebook (Livre Bleu) devint le plus important effort de l'USAF pour étudier le phénomène Ovni dans les années 50 à 60. La tâche pour identifier et expliquer les Ovnis continuait reposa à nouveau sur les épaules de l'Air Material Command de Wright-Patterson. Avec peu de moyens, l'Air Technical Intelligence Center (ATIC) essayait de convaincre le public que les Ovnis n'avaient rien d'extraordinaire. Les projets Sign, Grudge, et Bluebook établir la ligne de conduite pour ce qui allait être la position officielle du gouvernement des États-Unis en matière d'Ovnis, pour les 30 prochaines années.

Les inquiétudes initiales de la CIA, 1947-52

La CIA surveillait étroitement les efforts de l'USAF, consciente et inquiète que le nombre croissant d'observations d'Ovnis pourraient poser une menace potentielle pour la sécurité de l'état. Étant donné la répartition des observations, les instances de la CIA se demandèrent, en 1952, s'ils n'avaient pas affaire à une " vague de délires caniculaires ". L'Agence acceptait les conclusions de l'USAF à propos des rapports d'Ovnis, par contre, "puisqu'il restait la possibilité qu'ils s'agissent d'appareils interplanétaires, il était nécessaire d'étudier chaque observation".

Une augmentation massive des observations aux États-Unis, surtout au mois de juillet 1952, a alarmé l'administration Truman. Les 19 et 20 juillet, les écrans radar à l'Aéroport de Washington et de la base d'Andrews traquèrent de mystérieux échos. Le 27 juillet, des échos furent à nouveau signalés. L'USAF dépêcha des avions intercepteurs, mais ils ne trouvèrent rien. Les incidents, cependant, eurent droit aux gros titres partout dans le pays. La Maison Blanche voulu savoir ce qu'il se passait et l'USAF exposa rapidement que l'explication de ces échos radar pourraient être le résultat "d'inversion de température". Ultérieurement, une enquête de l'Administration de l'Aviation Civile confirma que de tels échos radar étaient assez communs et étaient causés par des inversions de température.

Bien que les organisations ufologiques fussent surveillé pendant au moins trois ans, en réaction à la nouvelle explosion d'observations, la CIA forma un groupe spécial d'étude au sein de l'Office of Scientific Intelligence (OSI) et de l'Office of Current Intelligence (OCI) afin de réévalué la situation. Edward Tauss, agissant au titre de chef de l'OSI, Division de l'Équipement et de l'Armement, porte parole du groupe, rapporta que la majorité des observations d'Ovnis pouvaient être expliqués aisément. Néanmoins, il recommandait que l'Agence continue de surveiller le problème en coordination avec l'ATIC. Il exhorta aussi la CIA qu'elle dissimule son intérêt des Ovnis aux médias et au public,"de peur de possible tendances alarmistes" qu'un tel intérêt ne confirme l'existence des Ovnis au public.

Dès la réception du rapport, le directeur adjoint de l'Intelligence, Robert Amory Jr, attribua le dossier Ovni à l'OSI, Division Electronique et Physique dont A. Ray Gordon serait l'officier en charge. Chaque branche de la division devait contribuer à l'enquête et R. Gordon devait étroitement coordonner le tout avec l'ATIC. R. Amory, tout en demandant d'étudier les implications des Ovnis sur la sécurité nationale, relayait les inquiétudes de Walter Bedell Smith. Smith voulait savoir si l'enquête de l'USAF sur les soucoupes volantes était suffisamment objective ainsi que combien d'argent et d'effectif additionnel serait nécessaire pour déterminer la cause de ce petit pourcentage de cas inexpliqués. Smith croyait que : "il n'y avait qu'une chance sur 10.000 que le phénomène soit une menace à la sécurité du pays, mais même ce petit risque ne devait pas être négligé." Selon Smith, il était de la responsabilité de la CIA, en raison de son statut, de coordonner les efforts nécessaires pour résoudre le problème. Smith voulait aussi savoir comment on pouvait exploiter le phénomène Ovni dans les efforts américains sur la guerre psychologique.

Avec Gordon à leur tête, le Groupe d'Étude de la CIA a rencontré des officiers de l'USAF à Wright-Patterson pour comparé leurs données et leurs résultats. L'USAF concluait que 90% des observations rapportées étaient aisément expliquées. Les 10% résiduels étaient caractérisés comme "des rapports incroyables fait par des observateurs crédibles". L'USAF rejetait les théories que ces observations étaient le résultat du développement d'armes secrètes tant américaines que soviétiques, ou qu'elles impliquaient les "petits hommes verts"; il n'y avait aucune preuve qui soutenait ces concepts. Les officiers de l'USAF tentaient d'expliquer les Ovnis comme le résultat d'une mauvaise interprétation d'objets connus ou de phénomènes naturels mal compris. L'USAF et la CIA étaient d'accord que si l'intérêt de la CIA envers les Ovnis devait être connu du public, le problème semblerait d'autant plus sérieux. Cette dissimulation de l'intérêt de l'Agence pour les Ovnis contribuera plus tard à alimenter la croyance d'une conspiration et d'une dissimulation de la CIA sur ce sujet.

Le Groupe d'Étude de la CIA entreprit des recherches dans la presse Soviétique sur des rapports d'Ovnis mais n'en trouva aucun, ce qui leur fit conclure que l'absence de rapports devait être le résultat d'une politique du secret de la part du Gouvernement Soviétique. Le Groupe imagina aussi l'emploi possible, par l'URSS, des Ovnis comme d'un outil de guerre psychologique. De plus, ils s'inquiétaient du fait que si le système d'alerte américain devait être délibérément surchargé par les observations d'Ovnis, les Soviétiques pourraient avoir l'avantage de la surprise en cas d'attaque nucléaire.

A cause de l'atmosphère tendue de la Guerre Froide et de l'augmentation des capacités Soviétiques, le Groupe d'Étude était très inquiet des effets des Ovnis sur la sécurité nationale. Le Groupe croyait que les Soviétiques pourraient utiliser les rapports d'Ovnis pour créer une hystérie massive et une panique aux États-Unis. Le groupe croyait aussi que les Soviétiques pourraient utiliser les observations d'Ovnis pour surcharger le système d'avertissement de l'USAF de sorte qu'il ne pourrait pas distinguer les cibles réelles des Ovni-fantômes. H. Marshall Chadwell, Assistant Directeur de l'OSI, ajoutait qu'il considérait le problème tellement important "qu'il devrait être porté à l'attention du Conseil de Sécurité Nationale, pour qu'un effort de coordination national pour sa résolution soit engagé."

Chadwell informa W.B. Smith du problème Ovni en décembre 1952. Il exhortait à une action rapide parce qu'il était convaincu "qu'il y avait quelque chose là qui demandait une attention immédiate" et que "les observations d'objets inexpliquées volant à grandes altitudes et à hautes vitesses non loin d'installations américaines de défense majeure sont de telle nature qu'elles ne peuvent être attribué à des phénomènes naturels ou des véhicules aériens de types connus." Il rédigea un mémorandum du DCI au Conseil de Sécurité Nationale (NSC) et proposa une directive du NSC établissant que l'enquête sur les Ovnis était un projet prioritaire à travers toutes les Agences de Renseignement et de Recherche pour la Défense ainsi que pour le développement communautaire. Chadwell demanda à Smith qu'il établisse un projet de recherche externe à l'Agence composé de scientifiques de haut niveau pour étudier le problème des Ovnis. Après cet entretien, Smith ordonna à R. Amory de préparer une directive du NSC (NSCID) pour la présenter au NSC sur le besoin de continuer l'enquête sur les Ovnis en coordination avec l'USAF.

Le Panel Robertson, 1952-53 :

Le 4 Décembre 1952, l'Intelligence Advisory Committee (IAC) - le Comité Consultatif des Renseignements - prit en charge le problème des Ovnis. Avec R. Amory comme président par intérim, il a présenté la requête de W.B. Smith au comité pour qu'il discute de façon informelle sur le sujet des Ovnis. Chadwell passa alors en revue la situation et le programme actif de l'ATIC relatif aux Ovnis. Le comité fut d'accord pour que W.B. Smith "fasse appel aux services de scientifiques choisis pour examiner et évaluer les évidences éléments de preuve disponibles à la lumière des théories scientifiques pertinentes" et préparer une directive NSCID sur la matière. Le Maj. Gen. John A. Samford, Directeur des Renseignements de l'USAF, a offert son entière coopération.

En même temps, Chadwell vérifia ce que faisaient les Britanniques sur ce sujet. Il apprenait que les Britanniques étaient actifs, eux aussi, dans l'étude du phénomène Ovni. Un éminent scientifique Britannique, R. V. Jones, dirigeait depuis Juin 1951 un comité sur les soucoupes volantes. Les conclusions du Comité dirigé par Jones étaient similaires à celles des Agences officielles : les observations n'étaient pas des avions ennemis mais une mauvaise interprétation de phénomènes naturels. Les Britanniques notèrent cependant, que pendant un récent spectacle aérien, des pilotes de la RAF et des hauts gradés militaires avaient observé une "soucoupe volante parfaite." La presse s'empara de l'affaire et, selon l'officier, Jones eut beaucoup de difficultés pour corriger l'opinion publique en ce qui concerne les Ovnis. Le public était convaincu qu'ils étaient réels.

En Janvier 1953, Chadwell et H. P. Robertson, un physicien notoire de l'Institut de Technologie de la Californie, rassemblèrent un ensemble de scientifiques distingués, non militaire, pour étudier le problème Ovni. Il incluait Robertson comme président; Samuel A. Goudsmit, un physicien nucléaire du Brookhaven National Laboratories; Luis Alvarez, un physicien spécialisé dans les hautes énergies; Thornton Page, directeur adjoint de John Hopkins Operations Research Office et expert en radars et électronique; et Lloyd Berkner, un Directeur du Brookhaven National Laboratories et spécialiste en géophysique.

Le mandat du Comité était d'examiner les données disponibles sur les Ovnis et d'évaluer les dangers possibles du phénomène sur la sécurité nationale. Le Comité s'est réuni du 14 au 17 janvier 1953. Il passa en revue les données de l'USAF sur l'historique des Ovnis et, après avoir étudié le phénomène pendant 12 heures, conclu que des explications raisonnables pourraient être suggérées pour la majorité, si ce n'est toutes, des observations. Par exemple, après avoir revu le film tourné près de Tremonton dans l'Utah le 2 juillet 1952 et celui près de Great Falls, Montana, le 15 Août 1950, le Comité concluait que les images sur le film de Tremonton étaient causées par la lumière du soleil reflétant sur des mouettes et que les images de Great Falls étaient la lumière du soleil réfléchissant sur la surface de deux avions intercepteurs de l'USAF.

Le Comité concluait unanimement qu'il n'y avait aucune évidence de menace directe à la sécurité nationale. Le Comité ne trouva aucune évidence, non plus, que les objets aperçus pourraient être d'origine extraterrestre. Il pensait aussi que de continuer à mettre l'accent sur les Ovnis pourrait menacer "le bon fonctionnement" du gouvernement en surchargeant les voies de communication avec des rapports non pertinents tout en induisant un "comportement d'hystérie de masse" préjudiciable aux autorités. Le Comité s'inquiétait aussi qu'un ennemi potentiel, observant une attaque contre les États-Unis, pourrait exploiter le phénomène Ovni et l'utiliser pour perturber la défense aérienne américaine.

Pour répondre à ces problèmes, le Comité recommandait au Conseil de Sécurité de démystifier les rapports d'Ovni et de mettre en place une politique d'éducation du public pour les rassurer et sur l'absence de preuves du phénomène Ovni. Il suggérait d'utiliser les médias, les annonces, les clubs d'affaire, les écoles, et même Disney pour transmettre ce message. Alors en plein maccarthysme, le Comité a aussi recommandé que les groupes privés, tel le Civilian Flying Saucer Investigators de Los Angeles et le Aerial Phenomena Research Organization du Wisconsin, soient surveillé pour des activités subversives.

Les conclusions de Comité Robertson (Robertson Panel) étaient étonnamment semblables à celles, rendues plus tôt, par les projets Sign et Grudge, ainsi qu'au groupe d'étude OSI de la CIA. Tous ces groupes arrivèrent à la conclusion que les rapports d'Ovnis n'indiquaient aucune menace directe pour la sécurité nationale ni aucunes preuves de visites extraterrestres.

Suivant les conclusions du Comité Robertson, l'Agence abandonna ses recherches pour rédiger une directive NSCID sur les Ovnis. Le Comité Consultatif Scientifique sur les Ovnis (le Comité Robertson) soumit son rapport à l'IAC, au Secrétariat de la Défense, au Directeur de l'Administration Fédérale de Défense Civile et au Président du Bureau National des Ressources de Sécurité. Les responsables de la CIA estimèrent qu'un examen plus approfondit ne semblait pas justifié, bien qu'ils continueraient à s'intéresser aux observations dans l'intérêt de la sécurité nationale. Philip Strong et Fred Durant, de l'OSI, en informèrent du résultat le Bureau d'Estimations Nationales. Les fonctionnaires de la CIA voulaient que l'intérêt de l'Agence au sujet des soucoupes volantes soit gardé secret, notant que le rapport du Comité Robertson devait être classifié et que, surtout, personne ne devait savoir que la CIA avait commandité ce comité. Cette attitude causera, ultérieurement, de graves problèmes de crédibilité à l'Agence.

Les années 50: Diminution de l'intérêt de la CIA pour les Ovnis :

Après le rapport du Comité Robertson, les fonctionnaires de l'Agence mirent le problème des Ovnis en veilleuse. En mai 1953, Chadwell transféra la responsabilité principale de se tenir informé sur les Ovnis à la Division d'Électronique et de Physique de l'OSI, tandis que la Division des Sciences Appliquées devait continuer à fournir le soutien nécessaire. Todos M. Odarenko, chef de la Division d'Électronique et Physique, ne voulait pas prendre en charge ce problème, prétendant qu'il nécessiterait trop de temps d'analyse et d'écriture pour sa division. Étant donné les résultats du Comité Robertson, il recommanda de considérer le projet "inactif" et de ne consacrer qu'un seul analyste, à temps partiel, et un commis pour maintenir un dossier de référence sur les activités de l'USAF et des autres Agences à propos des Ovnis. Selon Odarenko, ni la Navy, ni l'Armée n'ont montré beaucoup d'intérêt pour les Ovnis.

Sceptique quant aux Ovnis, Odarenko a demandé que sa division soit déchargée de la responsabilité du suivi des rapports d'Ovnis. En 1955, par exemple, il recommandait que le projet entier soit clôturé parce qu'aucune nouvelle information, concernant les Ovnis, n'était apparue. D'autres parts, ajoutait-il, sa division faisait face à d'importante réduction de budget et ne pouvait gaspiller ses ressources. Chadwell, ainsi que d'autres fonctionnaires de l'Agence, continuait de s'inquiéter au sujet des Ovnis. Un souci grandissant provenait des observations d'Ovnis outre-mer et la rumeur que des ingénieurs Allemands, détenus par les Soviétiques, développaient une "soucoupe volante" comme une future arme de guerre.

Pour la majorité des décideurs politiques et militaires américains du milieu des années 50, l'Union Soviétique était devenue un adversaire dangereux. Le progrès soviétique dans l'armement nucléaire et les missiles guidés était particulièrement alarmant. A l'été 1949, L'URSS avait fait exploser une bombe atomique. En août 1953, seulement neuf mois après les essais américains d'une bombe à hydrogène, les soviétiques le faisaient à leur tour. Au printemps de 1953, une étude Top Secret de la Rand Corporation indiquait la vulnérabilité des bases de la SAC (Strategic Air Command) en cas d'attaque surprise de bombardiers Soviétiques à longue portée. Préoccupé par le danger d'une attaque soviétique contre les Etats-Unis qui ne faisait que croître, les observations d'Ovnis ajoutaient une inquiétude supplémentaire aux responsables américains.

L'augmentation des rapports d'Ovnis en Europe de l'est et en Afghanistan incitait à croire que les soviétiques faisaient de rapide progrès dans ce domaine. La CIA savait que les Britanniques et les Canadiens expérimentaient déjà des "soucoupes volantes". Le Projet Y était une opération conjointe Canada-Angleterre-États-Unis pour développer un engin non conventionnel en forme de soucoupe volante et les fonctionnaires de l'Agence craignaient que les soviétiques ne testent des dispositifs similaires.

Ajoutant aux soucis, une soucoupe volante fut aperçue par le Sénateur américain Richard Russell et son équipe alors qu'ils voyageaient dans un train en URSS en octobre 1955. Après de longs entretiens avec Russell et son groupe, la CIA a cependant conclut que l'observation de Russell ne soutenait pas la théorie que les Soviétiques auraient développé des avions ou en forme de soucoupe volante ou non conventionnels. Herbert Scoville, Jr., Directeur Adjoint de l'OSI, écrivit que les objets observés étaient probablement des avions normaux, des jets, en montée verticale.

Wilton E. Lexow, à la tête de la Division des Sciences Appliquées de la CIA, était aussi un sceptique. Il se demandait pourquoi les Soviétiques continueraient de développer des avions conventionnels s'ils avaient une soucoupe volante. Scoville demanda à Lexow de prendre la responsabilité d'évaluer les aptitudes et les limites des aéronefs non conventionnel et de conserver le dossier sur les Ovnis dans le fichier central de l'OSI.

 

 

Le rapport de la CIA : 2ème partie

Les U-2 de la CIA et OXCART comme Ovnis :

En novembre 1954, la CIA entrait dans le monde de la technologie de pointe avec le U-2, projet de reconnaissance aérien. Travaillant avec l'Advance Development de Lockheed à Burbank, Californie, connue sous le nom de Skunk Works, et Kelly Johnson, un éminent ingénieur aéronautique, l'Agence commençait, en août 1955, les essais en haute altitude d'un avion expérimental : le U-2. Il pouvait voler à 18.000 mètres alors que, au milieu des années 50, les avions de ligne volaient entre 3.000 et 6.000 mètres. En conséquence, une fois que le U-2 a commencé ses essais, les contrôleurs aériens et les pilotes commerciaux commençaient à rapporter un plus grand nombre d'Ovni.

Les premiers U-2 étaient de couleur argent (ils furent ultérieurement repeint en noir) et réfléchissaient les rayons du soleil, surtout à l'aube et au couché du soleil. Ils apparaissaient souvent comme des objets enflammés aux observateurs en dessous. Les enquêteurs du projet Bluebook de l'USAF étaient conscients du caractère confidentiel des vols de U-2 et essayaient d'expliquer les observations en les attribuant à des phénomènes naturels tels que les cristaux de glace et les inversions de température. En vérifiant avec le personnel de l'Agence chargé du projet U-2 à Washington, les enquêteurs du Bluebook purent attribuer beaucoup d'observations d'Ovnis aux vols de U-2. Ils prenaient garde, cependant, de ne pas révéler au public la vraie cause de l'observation.

Selon des estimations tardives du personnel de la CIA qui travaillaient sur le U-2 et le projet OXCART (SR-71, Blackbird), plus de la moitié de tous les rapports d'Ovnis de la fin des années 50 et des années 60 étaient dus à des vols de reconnaissance (notamment le U-2) au-dessus des États-Unis. Cela forçait l'USAF à tromper l'opinion publique et à faire des déclarations inexactes afin d'apaiser les craintes du public et à protéger un projet de sécurité nationale extraordinairement sensible. Bien qu'elle soit peut-être justifiée, cette tromperie amènera du carburant à la théorie conspirationiste et les accusations de complot des années 70. Le pourcentage de ce que l'USAF considérait comme des observations d'Ovnis inexpliqué tombèrent à 5.9% en 1955 et à 4% en 1956.

A cette époque, la pression montait pour que le rapport du Comité Robertson sur les Ovnis soit rendu public. En 1956, Edward Ruppelt, à la tête du projet Bluebook, révéla publiquement l'existence du Comité. Un best-seller, écrit par l'ufologue Donald Keyhoe, major retraité du Corps des Marines, préconisait la déclassification de toutes les informations détenues par le gouvernement au sujet des Ovnis. Des groupes de citoyens s'intéressant aux Ovnis, tel le National Investigations Committee on Aerial Phenomena (NICAP) et le Aerial Phenomena Research Organization (APRO) demandèrent aussitôt la publication du rapport du Comité Robertson. Sous la pression, l'USAF demanda à la CIA la permission de déclassifier et publier le rapport. Malgré cette pression, Philip Strong, Assistant Adjoint au Directeur de l'OSI refusa de déclassifier le rapport et ainsi révéler l'implication de la CIA vis-à-vis du Comité. Comme alternative, l'Agence prépara une version expurgée du rapport en effaçant toute référence à la CIA et en évitant toute mention de guerre psychologique en rapport avec la controverse Ovni.

Cependant, les demandes pour plus d'informations sur les Ovnis ne diminuaient pas. Le 8 mars 1958, Keyhoe, dans une interview avec Mike Wallace de CBS, déclara que la CIA était profondément impliquée dans les Ovnis et qu'elle avait financé le Comité Robertson. Cela initia une correspondance entre l'Agence et Keyhoe ainsi qu'avec le Dr Leon Davidson, un ingénieur chimiste et ufologue. Ils exigeaient la déclassification pleine et entière du rapport du Comité Robertson et la confirmation de l'implication de la CIA dans le problème Ovni. Davidson s'était lui-même convaincu que l'Agence, et non l'USAF, portait la plus grande responsabilité dans l'analyse des rapports d'Ovni et que "les activités du gouvernement américain étaient responsables des observations de soucoupes volantes lors de la dernière décennie." A cause du secret entourant les vols de l'U-2 et du projet OXCART, Davidson était plus près de la vérité qu'il ne le soupçonnait. La CIA, tenait néanmoins fermement à la politique de ne rien révéler de son rôle dans le dossier Ovni et refusait de déclassifier l'intégralité du rapport Robertson.

Lors d'une réunion avec des représentants de l'USAF pour discuter de la manière qui devrait être utilisée pour traiter les futures demandes telles celle de Keyhoe et Davidson, les responsables de l'Agence confirmaient leur opposition à la déclassification du rapport intégral et s'inquiétaient que Keyhoe soit en bon rapport avec le Vice amiral, Roscoe Hillenkoetter (DCI), qui faisait maintenant parti du comité de direction du NICAP. Il y eut un débat pour savoir si le Conseiller Général de la CIA, Lawrence R. Houston, devait montrer le rapport intégral à Hillenkoetter comme une voie possible pour désamorcer la situation. L'officier Frank Chapin, de la CIA, suggérait aussi que Davidson pourrait avoir d'autres motifs, "pas nécessairement dans le meilleur intérêt du pays", et suggéra de demander au FBI d'enquêter. Bien que les dossiers soient vagues sur l'enquête du FBI sur Davidson ou Keyhoe, ou si R. Houston a rencontré Hillenkoetter à propos du rapport Robertson, Hillenkoetter démissionnait du NICAP en 1962.

L'Agence fut également impliquée dans deux célèbres cas d'Ovnis avec Davidson et Keyhoe dans les années 50, qui aidèrent à faire accroître la méfiance du public envers la CIA sur le sujet des Ovnis. L'un fait état de l'enregistrement d'un signal radio provenant d'une soucoupe volante; l'autre sur des photos d'une soucoupe volante. L'incident du "signal radio" commença assez innocemment en 1955 quand deux soeurs agées, à Chicago, Mildred et Marie Maier, rapportèrent dans le Journal of Space Flight, leurs expériences avec les Ovnis incluant l'enregistrement d'une transmission radio dans lequel un code non identifié était entendu. Les soeurs enregistrèrent l'émission et d'autres opérateurs radio amateur disaient avoir entendu, eux aussi, le "message de l'espace". L'OSI s'y intéressa et contacta la Scientific Contact Branch afin d'obtenir une copie de l'enregistrement.

Les officiers supérieurs de la Division de Contact (CD), l'un d'eux étant Dewelt Walker, contactèrent les soeurs Maier, qui étaient "ravies que le gouvernement soit intéressé", et acceptèrent de les rencontrer. En voulant récupérer la bande, les officiers rapportèrent qu'ils étaient tombés dans une scène de 'Arsenic and Old Lace'. "La seule chose manquante était le vin de baie de Sureau", télégraphia Walker à l'État-major. Après avoir du regarder l'album des deux soeurs retraçant leurs vies, les officiers obtinrent une copie de l'enregistrement audio. L'OSI analysa la bande et découvrit qu'il ne s'agissait que d'un code morse émis par une station de radio américaine.

L'affaire en resta là jusqu'à ce que l'ufologue Leon Davidson parle avec les soeurs Maier en 1957. Les soeurs se rappelaient qu'elles avaient parlé avec un M. Walker qui disait être de l'USAF. Davidson écrivit alors à un M. Walker, pensant qu'il était un Officier des Renseignements de l'USAF à Wright-Patterson, et demanda si la bande avait été analysée par l'ATIC. Dewelt Walker répondit à Davidson que la bande avait été envoyée aux autorités compétentes pour l'évaluation et qu'aucune information n'était disponible quant aux résultats. Nullement satisfait tout en soupçonnant Walker d'être un agent de la CIA, Davidson écrivit ensuite à Allen Dulles (DCI) lui demandant ce que le message codé révélait et qui était M. Walker. L'Agence, voulant garder secret le lien entre Walker et la CIA, répondit qu'une autre Agence du gouvernement avait analysé la bande en question et que Davidson recevrait des informations de la part de l'USAF. Le 5 août, l'USAF écrivit à Davidson que Walker "était et reste un Officier de l'USAF" et que la bande "avait été analysée par une autre organisation gouvernementale." La lettre de l'USAF confirmait que l'enregistrement radio ne contenait que du code morse identifiable qui provenait d'une station radio autorisée.

Davidson écrivit de nouveau à Dulles. Cette fois il voulait connaître l'identité de l'opérateur et de l'Agence qui avait fait l'analyse. La CIA et l'USAF étaient dans l'embarras. L'Agence avait nié qu'elle avait analysé la bande. L'USAF avait aussi nié avoir analysé la bande et déclarait que ce Walker était un officier de l'USAF. Des agents de la CIA, incognito, contactèrent Davidson à Chicago en lui promettant d'obtenir la traduction du code et l'identification de l'émetteur, si possible.

Dans une autre tentative pour apaiser Davidson, un agent de la CIA, toujours incognito et portant son uniforme de l'USAF, contacta Davidson à New York. L'agent de la CIA expliqua qu'il n'y avait aucune super-Agence impliquée et que la politique de l'USAF était de ne pas dévoiler qui fait quoi. Laissant croire qu'il comprenait cet argument, Davidson demanda néanmoins à connaître le contenu du message et sa source. L'agent accepta de voir ce qu'il pourrait faire. Après avoir vérifié avec l'État-major, l'agent de la CIA téléphona à Davidson pour rapporter que, après une recherche approfondie, étant donné que le signal était d'origine américaine et connue, la bande et les notes écrites avaient été détruites pour récupérer de l'espace occupé par ces dossiers.

Furieux, pensant s'être fait berner, Davidson dit à l'agent de la CIA que "lui et son Agence, peu importe laquelle, agissaient comme Jimmy Hoffa et les 'Teamster Union' en détruisant les dossiers qui pourrait les incriminer". Croyant que d'autre contact avec Davidson ne ferait qu'encourager plus de spéculation, la CD s'en lava les mains et rapporta au DCI et à l'ATIC qu'il ne répondrait plus ni ne tenterait d'autres contacts avec Davidson. C'est ainsi, que d'un incident mineur, et plutôt banal, géré maladroitement par la CIA et l'USAF, fut transformé en un volet majeur en rajoutant de "l'huile sur le feu" dans le mystère entourant les Ovnis et le rôle que tint la CIA dans leur étude.

Un autre incident mineur quelques mois plus tard, ajouta de nouvelles questions sur le vrai rôle de l'Agence vis-à-vis des soucoupes volantes. La préoccupation du secret par la CIA ne fit qu'empirer les choses. En 1958, le Major Keyhoe accusa l'Agence de demander délibérément aux témoins oculaires d'Ovnis de ne pas parler de leurs observations au public.

L'incident provient d'une demande faite en novembre 1957 de l'OSI au CD, pour obtenir de Ralph C. Mayher, un photographe de KYW-TV à Cleveland, Ohio, certaines photos qu'il avait pris en 1952, d'un objet volant non identifié. Harry Real un agent du CD, contacta Mayher et obtint des copies des photos pour analyse. Le 12 décembre 1957, John Hazen, un autre agent du CD, renvoya les cinq photos d'Ovnis à Mayher sans aucuns commentaires. Mayher demanda à Hazen ce qu'avait donné l'évaluation des photos, expliquant qu'il souhaitait organiser un documentaire télévisé sur les Ovnis. Il voulait mentionner, lors de l'émission, qu'une Agence de renseignement américaine avait vu les photographies et les avaient trouvées intéressantes. Bien qu'il ait déconseillé à Mayher d'utiliser cette approche, Hazen ajouta que Mayher était un citoyen américain et qu'il devrait prendre sa propre décision quand à ce qu'il devait faire.

Plus tard, Keyhoe contacta Mayher, qui lui conta l'histoire des photographies et de la CIA. Keyhoe demanda à l'Agence de confirmer que Hazen faisait bien parti de leurs effectifs toujours dans l'intention de dévoiler le rôle de la CIA dans l'étude des Ovnis. L'Agence refusa, malgré le fait que les représentants du CD portaient les pièces justificatives identifiant leur association à l'Agence. John S. Earman, l'aide de Dulles, envoya une simple lettre évasive à Keyhoe notant que, puisque les Ovnis étaient principalement du ressort de l'USAF, l'Agence avait transféré sa lettre à l'USAF pour une réponse appropriée. Comme pour Davidson, la réponse de l'Agence à Keyhoe ne fit qu'alimenter les spéculations voulant que l'Agence soit profondément impliquée dans les observations d'Ovni. La pression pour obtenir les informations détenue par la CIA sur les Ovnis continua ainsi à croître.

Bien que la CIA soit moins intéressé par les cas d'Ovnis, elle n'en continuait pas moins de surveiller ce qui s'y passait. Les agents de l'Agence sentaient le besoin de se tenir au courant sur les Ovnis pour en informer le DCI s'il y avait des rapports sensationnels.

Les années 60 : baisse de la participation de la CIA et montée de la controverse :

Au début des années 60, Keyhoe, Davidson, et d'autres ufologues continuèrent d'harceler l'Agence pour la déclassification des informations sur les Ovnis. Davidson clamait maintenant que la CIA "était l'unique responsable de la folie sur les Ovnis et qu'elle l'utilise comme d'un outil de guerre psychologique pendant la guerre froide depuis 1951." Malgré les demandes d'audiences du Congrès et la déclassification de tout ce qui concerne les Ovnis, peu de choses ont changé.

Cependant, en 1964, à la suite de discussions à la maison Blanche sur les actions à entreprendre si une intelligence extraterrestre était découverte dans l'espace et qu'une nouvelle vague d'observations d'Ovni déferlait, le DCI John McCone demanda une mise à jour de l'évaluation du dossier Ovni à la CIA. En réponse à la requête de McCone, l'OSI demanda au CD d'obtenir différents échantillons et rapports récents sur les observations d'Ovnis au NICAP. Keyhoe, l'un des fondateurs, n'étant plus actif dans l'organisation, les agents de la CIA rencontrèrent Richard H. Hall, le directeur par intérim. Hall donna aux agents des extraits de la base de données du NICAP sur les plus récentes observations.

Après que les agents de l'OSI aient étudiés le dossier, Donald F. Chamberlain, Directeur Assistant de l'OSI, assura à McCone que peu de choses avaient changé depuis le début des années 50. Il n'y avait toujours aucune évidence que ces Ovnis étaient une menace pour la sécurité des États-Unis ou qu'ils étaient "d'origine étrangère". Chamberlain expliqua à McCone que l'OSI surveillait encore les rapports d'Ovnis, incluant l'enquête de l'USAF, le Projet Bluebook.

En même temps que la CIA conduisait cette étude interne, la pression publique forçait l'USAF à établir un comité spécial ad hoc pour revoir le projet Bluebook. Présidé par le Dr Brian O'Brien, un membre du Conseil Consultatif Scientifique de l'USAF, le comité comptait la présence de Carl Sagan, le célèbre astronome de l'Université de Cornell. Son rapport n'offrait rien de nouveau. Il déclarait que ces Ovnis ne menaçaient pas la sécurité nationale et qu'ils ne trouvèrent "aucun cas d'Ovni qui représentait une technologie ou une science se situant en dehors du cadre terrestre". Le Comité recommandait que les Ovnis soient étudiés intensivement par une université importante qui agirait comme coordonnateur pour le projet, afin de régler le problème définitivement.

Le House Armed Services Committee a tenu aussi de brèves audiences sur les Ovnis en 1966 et a obtenu des résultats similaires. Le secrétaire de l'USAF, Harold Brown, a informé le comité que la plupart des observations étaient aisément expliquées et qu'il n'y avait aucune évidence que des "êtrangers d'outre espace" aient visité la Terre. Il ajouta cependant que l'USAF gardait l'esprit ouvert et continuait l'étude de tous les rapports d'Ovnis.

A la suite du rapport du Comité O'Brien, les audiences de la House Armed Services Committee sur les Ovnis et les révélations sur le réseau CBS que la CIA était impliqué dans le Comité Robertson, l'USAF contacta une fois de plus l'Agence, en juillet 1966, pour déclassifier le rapport Robertson de 1953 et l'intégral du rapport Durant sur les délibérations et les conclusions du Comité Robertson. L'Agence refusa toujours de bouger. Karl H. Weber, Directeur adjoint de l'OSI, écrivit à l'USAF : "Nous sommes très anxieux de ne voir aucune publicité envers une quelconque information selon laquelle le Comité était parrainé par la CIA." Weber notait qu'il y avait déjà une version expurgée disponible pour le public. La réponse irréfléchie de Weber manquait de vision à long terme. Il ne faisait qu'attirer encore plus l'attention sur le Comité Robertson (dissous depuis 13 ans) et sur le rôle de la CIA dans les investigations sur les Ovnis. Le rédacteur scientifique de The Saturday Review attira l'attention dans le pays entier, sur le rôle de la CIA dans l'étude des Ovnis quand il publia un article critiquant la "version expurgée" du rapport Robertson de 1953 et demanda la déclassification du document entier.

A l'insu des agents de la CIA, le Dr. James E. McDonald, un physicien atmosphérique renommé de l'Université de l'Arizona, avait déjà vu le rapport Durant sur les délibérations du Comité Robertson à Wright-Patterson, le 6 juin 1966. Quand McDonald revint à Wright-Patterson, le 30 juin, pour copier le rapport, l'USAF lui refusa l'accès, en précisant qu'il s'agissait d'un document classifié de la CIA. Émergeant comme une autorité en matière d'Ovni, McDonald affirma publiquement que la CIA était derrière la politique de secret de l'USAF et sa tentative pour étouffer l'affaire. Il exigeait la déclassification complète des rapports du Comité Robertson et de Durant.

Cédant devant les pressions publiques et la recommandation de son propre Comité O'Brien, l'USAF annonça, en août 1966, qu'ils étaient à la recherche d'une université importante qui accepterait un contrat pour entreprendre un programme intensif d'enquête sur les observations d'Ovnis. Ce nouveau programme avait été conçu pour atténuer les continuelles déclarations que le Gouvernement avait quelque chose à dissimuler sur les Ovnis. Le 7 octobre, l'Université du Colorado acceptait un contrat de $325,000 avec l'USAF pour une étude de 18 mois sur les soucoupes volantes. Le Dr. Edward U. Condon, un physicien de l'Université du Colorado et ancien Directeur du National Bureau of Standards, accepta de diriger le programme. Se décrivant lui-même comme un "agnostique" au sujet des d'Ovnis, Condon ajoutait qu'il avait un esprit ouvert sur la question et pensait que l'origine extraterrestre était "improbable mais pas impossible". Le Brig. Gen. Edward Giller, USAF, et le Dr. Thomas Ratchford du Bureau de Recherche et du Développement de l'USAF devinrent les coordinateurs de l'USAF pour le projet.

En février 1967, Giller contacta Arthur C. Lundahl, Directeur du National Photographic Interpretation Center (NPIC) de la CIA, et proposa une liaison informelle par laquelle le NPIC pourrait fournir au Comité Condon les services et conseils techniques dans l'examen des photos d'Ovnis. Lundahl et DDI R. Jack Smith approuva la disposition comme une "porte de sortie" vis-à-vis de ce nouvel effort. Cependant, ils voulaient que la CIA et le NPIC gardent un profil bas et ne prennent aucune part à la rédaction des conclusions du Comité. Aucun travail fait pour le comité par NPIC ne devrait être reconnu formellement.

Ensuite, Ratchford demanda que Condon et son comité puissent visiter le NPIC afin de discuter des aspects techniques du problème et voir l'équipement spécial que le NPIC avait pour l'analyse photographique. Le 20 février 1967, Condon et quatre membres de son comité vinrent visiter le NPIC. Lundahl réitéra la condition que tout travail du NPIC pour aider le comité ne devrait pas être identifié comme un travail de la CIA. De plus, le travail exécuté par le NPIC serait strictement de nature technique. Après avoir reçu ces principes, le groupe entendit une série de présentations sur les services et équipements non disponibles ailleurs qu'à la CIA qui avait été employé dans l'analyse de photographies d'Ovnis fournis par Ratchford. Condon et son comité furent impressionnés.

Condon et le même groupe se réunir à nouveau au NPIC, en mai 1967, afin d'entendre une analyse des photos d'Ovnis prises à Zanesville, Ohio. L'analyse démystifia cette observation. Le comité fut, encore une fois, impressionné par le travail technique exécuté et Condon remarqua que pour la première fois une analyse scientifique d'un Ovni tiendrait tête à l'enquête. Le groupe discuta aussi des plans du Comité de faire appel aux citoyens afin d'obtenir des photos supplémentaires et de publier des directives pour prendre des photos d'Ovnis utiles. En plus, les fonctionnaires de la CIA ont convenu que le Comité Condon puisse déclassifier le rapport Durant dans sa presque totalité, avec seulement quelques suppressions mineures.

En Avril 1969, Condon et son comité déposaient leur rapport sur les Ovnis. Le rapport concluait qui peu de choses était ressorti de l'étude des Ovnis au cours des 21 dernières années et qu'étudier davantage les observations d'Ovnis était injustifié. Il recommandait aussi que le projet Bluebook de l'USAF soit interrompu. Il ne mentionnait pas la participation de la CIA dans l'enquête du Comité Condon. Un comité spécial établi par la National Académy of Sciences examina le rapport Condon et arriva à la même conclusion : "Aucune des données datant de ces deux dernières décennies ne justifiait une enquête prioritaire sur les Ovnis." Le Comité conclu son examen en déclarant : "Sur la base des connaissances actuelles, l'explication la moins vraisemblable pour expliquer les Ovnis est l'hypothèse de visites par des êtres extraterrestres." Suite aux recommandations du Comité Condon et de l'Académie Nationale des Sciences, le Secrétaire de l'USAF, Robert C. Seamans Jr., a annoncé, le 17 décembre 1969, la fin du projet Bluebook.

Les années 70 et 80 : le problème Ovni refuse de mourir

Le rapport Condon n'a pas satisfaisait beaucoup d'ufologues, qui le considère comme une diversion pour mieux camoufler les activités de la CIA dans la recherche Ovni. Des observations complémentaires du début des années 70 vinrent alimenter les croyances que la CIA était, d'une manière ou d'une autre, impliqué dans un complot de grande envergure. Le 7 juin 1975, William Spaulding, chef d'un petit groupe sur les Ovnis, le Ground Saucer Watch (GSW), écrivit à la CIA pour obtenir une copie du rapport du Comité Robertson et de tous les dossiers relatifs aux Ovnis. Spaulding était convaincu que l'Agence soustrayait des dossiers majeurs sur les Ovnis. Les agents de l'Agence fournirent à Spaulding une copie du rapport Robertson et du rapport Durant.

Le 14 juillet 1975, Spaulding écrivit à nouveau à l'Agence en mettant en doute l'authenticité des rapports qu'il avait reçus tout en alléguant une nouvelle tentative pour étouffer l'affaire sur les activités Ovnis de la CIA. Gene Wilson, Coordonnateur de l'Information pour la CIA, répondit à Spaulding, en essayant de le satisfaire, "qu'à aucun moment antérieurement à la formation du Comité Robertson et postérieur à la publication du rapport du Groupe d'experts, la CIA ne s'est trouvé impliquée dans l'étude du phénomène Ovni." Le rapport du Comité Robertson était, selon Wilson, "la somme des intérêts et de l'Agence et de son implication dans les Ovnis." Wilson informa aussi qu'il n'y avait pas de document supplémentaire en possession de la CIA qui faisait référence aux Ovnis. Wilson était mal informé.

En septembre 1977, Spaulding et le GSW, pas convaincu par la réponse de Wilson, déposa une Freedom of Information Act (FOIA) devant les tribunaux, contre l'Agence en demandant spécifiquement tous les documents sur les Ovnis que possédait la CIA. Inondée par des requêtes d'information FOIA similaires sur les Ovnis, les agents de la CIA consentaient, après bien des manoeuvres juridiques, d'effectuer une recherche «raisonnable» dans les fichiers de la CIA pour ce qui concerne les Ovnis. En dépit d'une attitude antipathique de l'Agence envers les costumes trois-pièces, les agents, menés par Launie Ziebell du Bureau de l'Avocat Général, menèrent des recherches approfondies de documents relatifs aux Ovnis. Persistant, exigeant, et même menaçant à la fois, Ziebell et son groupe fouillèrent partout. Ils trouvèrent même un vieux dossier d'Ovni sous le bureau d'une secrétaire. La recherche produisit finalement 355 documents totalisant quelque 900 pages. Le 14 décembre 1978, l'Agence les déclassifiaient tous, sauf 57 représentant près de 100 pages destinés au GSW. Il retenait ces 57 documents pour des raisons de sécurité nationale et pour protéger les sources et les méthodes.

Bien que les documents libérés ne contiennent aucune information extraordinaire et qu'ils ne révélaient que le peu d'intérêt que portait l'Agence au phénomène Ovni après le rapport du Comité Robertson de 1953, la presse traita cette déclassification d'une manière sensationnelle. Le New York Times, par exemple, a fait valoir que les documents déclassifiés montrent les préoccupations du gouvernement pour le phénomène Ovni et que l'Agence était secrètement impliquée dans la surveillance des Ovnis. Le GSW poursuivit l'Agence devant les tribunaux pour obtenir la déclassification des documents encore détenus, soutenant que l'Agence était toujours en possession de documents clefs. C'est comme pour l'assassinat de John F. Kennedy. Peu importe le nombre de documents que l'Agence publiait, et peu importe qu'ils soient ennuyeux et inconséquents, les gens continuent de croire que l'Agence est mêlée dans des tentatives de dissimulation et de conspiration.

Le DCI Stansfield Turner était si bouleversé quand il lit l'article du New York Times qu'il demanda à ses officiers supérieurs, "Sommes-nous dans les Ovnis ?" Après avoir examiné les dossiers, Don Wortman, Directeur adjoint pour l'Administration, a signalé à Turner qu'il n'y avait "aucun effort organisé par l'Agence pour faire des recherches dans le cadre du phénomène Ovni ni, de même, il n'y eu aucun effort organisé pour recueillir des informations sur les Ovnis depuis les années 50." Wortman assura Turner que les dossiers de l'Agence ne contenaient que "quelques correspondances sporadiques traitant de ce sujet", y compris divers types de rapports d'observations d'Ovnis. Il n'y avait aucun programme actif de l'Agence pour recueillir des informations sur les Ovnis, et les documents déclassifiés pour le GSW seraient très peu censurés. Rassuré, Turner fit pression sur l'Avocat Général pour obtenir un jugement sommaire par rapport aux nouveaux procès du GSW. En mai 1980, les tribunaux ont rejeté l'action en justice, estimant que l'Agence avait fait une recherche approfondie et adéquate en toute bonne foi.

Au cours de la fin des années 70 et 80, l'Agence conserva un intérêt modéré envers les Ovnis et les observations d'Ovnis. Si la plupart des scientifiques réfutaient maintenant les rapports de soucoupe volante dans le cadre pittoresque des années 50 et 60, certains au sein de l'Agence et de la communauté du renseignement transférait leur intérêt sur l'étude de la parapsychologie et des phénomènes psychiques associés aux observations d'Ovnis. Les responsables de la CIA s'attaquaient aussi au problème de déterminer ce que les observations d'Ovnis pourraient dévoiler sur le progrès des soviétiques en matière de fusée et de missile et révisa ses aspects du contre-espionnage. Les analystes de l'Agence, Division des Sciences de la Vie de l'OSI et de l'OSWR consacraient une petite partie de leur temps aux questions relatives aux Ovnis. Ces préoccupations du contre-espionnage venaient de ce que les Soviétiques et le KGB utilisaient des citoyens Américains et des associations sur les Ovnis pour obtenir des informations sensibles sur les programmes de développement d'armes américains (tel que l'avion furtif), sur la vulnérabilité de la défense aérienne aux États-Unis dans l'utilisation de missiles calquant les caractéristiques des Ovnis, et les progrès évidents des soviétiques associés aux observations d'Ovnis.

La CIA s'occupait également de la coordination entre l'Intelligence Community et d'autres Agences pour ce qui concerne la parapsychologie, les phénomènes psychiques, et la vision à distance (remote viewing). En général, l'Agence garda une attitude scientifique conservatrice devant ces problèmes scientifiques originaux. Il n'y avait pas de projet formel ou officiel sur les Ovnis au sein de l'Agence pendant les années 80, et les fonctionnaires de l'Agence gardaient délibérément un minimum de dossiers sur les Ovnis pour ne pas créer de documents qui pourraient tromper le public s'ils étaient déclassifiés.

Les années 80 virent de nouvelles accusations sur le fait que l'Agence détenait des documents relatifs à l'incident de Roswell en 1947 dans lequel une soucoupe volante se serait prétendument écrasée au Nouveau Mexique, ainsi que sur l'apparition de documents révélant l'existence d'un projet américain top secret de développement et de recherche sur les Ovnis, responsable directement devant le Président, dans les années 40 et début des années 50. Les ufologues ont longtemps suggéré que, suite à l'accident de soucoupe volante au Nouveau Mexique, en 1947, le gouvernement avait, non seulement récupéré les décombres de la soucoupe écrasée, mais aussi quatre ou cinq corps d'extraterrestres. Selon certain ufologues, le gouvernement a renforcé la sécurité pour garder le secret sur ce projet et refusait de divulguer les résultats d'enquête et de recherche. En septembre 1994, l'USAF produisit un nouveau rapport sur l'incident de Roswell qui concluait que les débris trouvé au Nouveau Mexique en 1947 était probablement ceux d'un ballon du projet Mogul, autrefois top secret, conçu pour surveiller l'atmosphère dans le but de détecter des indices sur les essais nucléaires Soviétiques.

En 1984, Circa est une série de documents qui firent surface et qui, pour certains ufologues, prouvaient que le président Truman a créé un Comité Top Secret en 1947, baptisé Majestic-12, pour sécuriser la récupération d'une épave d'Ovni à Roswell et de tout autre futur accident d'Ovni en vue d'études scientifiques et pour examiner les corps d'extraterrestres récupérés sur de tels sites. La plupart sinon la totalité de ces documents se sont révélés être fabriqués. Pourtant, la controverse persiste.

Comme pour les théories du complot sur l'assassinat de JFK, la question des Ovnis n'est pas prête de disparaître, quoique l'Agence fasse ou dise. La croyance que nous ne sommes pas seuls dans l'univers comporte une telle charge émotionnelle, et la méfiance envers notre gouvernement est trop bien établie pour que le sujet se prête à des études scientifiques traditionnelles avec des preuves et des explications rationnelles." - Source

dificultnspa, pour Ovnis-USA

CIA, OVNIS et le Majestic 12 - Le Gouvernement secret des USA

 

Documents Majestic-12

SOM1-01

 

Quand il est question de "documents Majestic" il s'agit en fait de centaines de pages présumées officielles, qui tendraient à prouver l'existence d'un groupe Top Secret de scientifiques et de militaires - le Majestic 12 - établi en 1947 par le Président Harry Truman. Leur mission aurait consisté à enquêter sur les crashs de vaisseaux extraterrestres et leurs occupants.

Steve Hammons a choisi cette fois le site web UfoDigest pour publier le 9 mai 2009 une mise au point sur le fameux document SOM1-01 :

"Un manuel d'opérations spéciales de 32 pages, censé dater de 1954 circule depuis des années dans la communauté ufologique. Il s'agit d'instructions pratiques pour gérer les situations impliquant les Ovnis et les extraterrestres.

La couverture porte la date d'Avril 1954, et mentionne qu'il a été publié par le "Groupe Majestic-12".

Robert Wood, Ph.D., et son fils Ryan ont consacré plusieurs années à examiner et évaluer l'authenticité de plusieurs documents prétendument officiels en rapport avec les Ovnis.

Ils étaient invités le 16 avril chez George Noory sur Coast to Coast AM, et ont affirmé de nouveau que leurs recherches les ont amenés à valider ce manuel comme authentique."

 

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Quelques chercheurs, comme Robert Hastings, ont pensé démontrer que ce manuel serait une fraude ou un canular. D'autres, tel Stanton Friedman, ont procédé à de longues recherches et soutiennent l'équipe des Woods. Si le manuel est un faux, il ne pourrait être considéré par les autorités comme un document classifié (et elles n'auraient aucune raison de poursuivre ceux qui en possèdent une copie).

Sommaire
La table des matières liste six chapitres et plusieurs sous-sections. L'information complémentaire donnée à la fin ne manque pas non plus d'intérêt. Le découpage est le suivant :
Chapitre 1 - Opération Majestic-12, Section I : Buts et objectifs du programme
Chapitre 2 - Introduction, Section I : Généralités, Section II : Définition et données
Chapitre 3 - Opérations de Récupération, Section I : Sécurité, Section II : Récupération de la Technologie

Dr Robert & Ryan Wood

 

Chapitre 4 - Réception et Manutention, Section I : Manutention après réception du matériel
Chapitre 5 - Les Entités Biologiques Extraterrestres, Section I : Organismes vivants, Section II : Organismes inertes
Chapitre 6 - Guide d'Identification des Ovnis, Section I : guide UFOB, Section II : Critères d'Identification, Section III : Origines possibles

L'exemplaire du manuel obtenu par le Dr Robert Wood et son fils Ryan est constitué de pages photocopiées. Certaines parties du texte sont peu lisibles.

Cependant, on y trouve des informations intéressantes :

"Objet : Ce manuel a été spécialement préparé pour des unités du Majestic-12. Il couvre tous les aspects du Majestic-12, de sorte que les personnels accrédités puissent mieux percevoir les objectifs du Groupe, qu'ils soient en meilleure capacité de traiter ce qui concerne les Ovnis, la Technologie Extraterrestre, ainsi que les Entités, afin d'accroître l'efficacité des futures opérations."

"Généralités : Le MJ-12 prend très au sérieux tout ce qui relève des Ovnis, de la Technologie Extraterrestre et des Entités Biologiques Extraterrestres. Il considère l'ensemble de ce sujet comme une affaire de sécurité nationale qui est de la plus haute importance."

"Histoire du Groupe : l'Opération Majestic-12 a été mise en place suite à un ordre présidentiel secret daté du 24 Septembre 1947, sur recommendation du Secrétaire à la Défense James V. Forrestal et du Dr. Vannevar Bush, Président du Joint Research & Development Board"

Le prétendu manuel décrit en détails les objectifs du Groupe Majestic-12. Il traite aussi de la récupération des "EBEs" et de leur technologie, la formation d'équipes spéciales constituées dans ces buts, la désignation de zones sécurisées et les opérations de soutien nécessaires à ces activités.

Ce manuel fournit aussi un aperçu sur la "situation actuelle", du moins ce qu'on savait à l'époque des visiteurs extraterrestres.

Il est précisé également que le phénomène pourrait représenter d'éventuelles menaces pour les Etats-Unis.

 

James Forrestal

Information détaillée
Une partie du manuel est consacrée à la "Description du Vaisseau". On y trouve quatre types d'engins : "Forme Elliptique ou discoïdale", "forme allongée ou en cigare", "ovoïde ou circulaire" et "forme d'aile ou triangulaire". Le manuel détaille chacun des types d'Ovnis, d'après les données radar et les observations.

Au chapitre "Description des Entités Biologiques Extraterrestres (EBEs)", le document précise "EBE de Type I" et "EBE de Type II", et présente une description physique de ces êtres (l'image suivante n'en fait pas partie).

EBE1 painting

 

Dans un chapitre intitulé "Description de la Technologie Extraterrestre", le manuel passe en revue les analyses de matériels récupérés lors de crashs d'Ovnis.

Le document couvre également les questions de sécurité lors de la récupération des EBEs et de la technologie suite à des crashs dans d'autres circonstances. Parmi les sous-chapitres on trouve : "Contrôle de la Presse", "Sécurisation de la Zone", "Récupération et Transport", "Nettoyage de la Zone" et "Conditions particulières et inhabituelles".

Le manuel liste aussi des instructions spécifiques sur l'emballage des matériels récupérés et les règles à suivre pour les transférer à d'autres équipes.

S'agissant des "Entités Biologiques Extraterrestres", plusieurs sous-chapitres présentent des conseils selon les circonstances du contact ou des rencontres, comme par exemple : "Rencontres voulues par les EBEs" ou "Rencontres après qu'un Ovni ait été abattu".

Le manuel explique également comment procéder à la "Rétention et au Confinement" d'EBEs vivants mais aussi à la "Récupération et Préservation" d'entités décédées.

Le manuel et d'autres documents au format Pdf se trouvent sur le site web Majestic Documents mais également ICI" - Source

 

 

29/04/2017

L’Union européenne a toujours été un projet de la CIA, comme les partisans du Brexit l’ont découvert.

 

Et quel est le rapport entre la CIA, les OVNIS et la création du Majestic 12, le gouvernement secret qui gouverne dans l'ombre les USA  ? Documents Majestic-12

 

Un article d’analyse traduit par l’UPR | L’Union européenne a toujours été un projet de la CIA, comme les partisans du Brexit l’ont découvert.

Publié le 29 avril 2017 dans Actualité

 

Un article du journaliste Ambrose Evans Pritchard paru dans le Daily Telegraph le 27 avril 2016 • 20h18. Nous le traduisons et le publions dans son intégralité.

L’Union européenne a toujours été un projet de la CIA, comme les partisans du Brexit le découvrent.

 

 

Le président américain Barack Obama a sommé la Grande-Bretagne de rester dans l’UE. (CRÉDIT : AFP/GETTY)


Les partisans du Brexit auraient dû être préparés pour l’intervention bouleversante des États-Unis. L’Union européenne a toujours été un projet américain.

C’est Washington qui a conduit l’intégration européenne à la fin des années 1940, et a financé la mise en œuvre de la secrètement sous le nom de Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson et Nixon.

Quoique parfois agacés, les États-Unis se sont depuis appuyés sur l’UE comme l’ancrage des intérêts régionaux américains aux côtés de l’OTAN.

Il n’y a jamais eu de stratégie de « diviser pour régner ».

Le camp des eurosceptiques a été étonnamment aveugle à ce fait, supposant probablement que des forces puissantes de l’autre côté de l’Atlantique incitent à la sécession britannique, qu’ils salueront ensuite comme des libérateurs.

Le mouvement anti-Bruxelles en France (dans une moindre mesure en Italie et en Allemagne, ainsi que parmi la gauche nordique) part du principe contraire, à savoir que l’UE est essentiellement un instrument du pouvoir et du capitalisme sauvage [en français dans le texte] anglo-saxon.

La Française Marine Le Pen est vigoureusement anti-américaine. Elle défie la suprématie du dollar. Son Front national s’appuie sur le financement de banques russes liées à Vladimir Poutine.

Qu’on le veuille ou non, c’est à tout le moins stratégiquement cohérent.

La déclaration Schuman qui a donné le ton de la réconciliation franco-allemande et a conduit par étapes à la Communauté européenne, a été concoctée par le secrétaire d’État américain Dean Acheson lors d’une réunion à Foggy Bottom. « Tout a commencé à Washington », a déclaré le chef de cabinet de Robert Schuman.

C’est l’administration Truman qui, dans les années de l’immédiat après-guerre, a fait pression sur les Français pour qu’ils parviennent à un modus vivendi avec l’Allemagne, menaçant même, lors d’une réunion furieuse avec les dirigeants français récalcitrants auxquels ils s’opposaient en septembre 1950, de supprimer les aides du plan Marshall.

 

 

Les chars soviétiques pénètrent dans Prague en vrombissant.

Le mobile de Truman était évident. Les accords de Yalta avec l’Union soviétique se fissuraient. Il voulait un front uni pour dissuader le Kremlin d’une nouvelle expansion après que Staline eut englouti la Tchécoslovaquie, d’autant plus que la Corée du Nord communiste avait franchi le 38e parallèle et envahi la Corée du Sud.

 

Pour les eurosceptiques britanniques, Jean Monnet, éminence grise de l’infamie supranationale, plane haut au panthéon fédéraliste. Peu de gens sont conscients du fait qu’il a passé une grande partie de sa vie en Amérique et a été, pendant la guerre, les yeux et les oreilles de Franklin Roosevelt.

 

 

 

Le général Charles de Gaulle a toujours été profondément méfiant vis-à-vis des desseins américains. (CRÉDIT : ALAMY)

 

Le général Charles de Gaulle le considérait comme un agent américain, comme il l’était en effet au sens large. La biographie de Monnet par Éric Roussel révèle comment il a travaillé, main dans la main, avec les administrations successives.

Il est curieux que cette magistrale étude de 1 000 pages n’ait jamais été traduite en anglais, car c’est la meilleure œuvre jamais écrite sur les origines de l’UE.

Peu nombreux aussi sont au courant des documents déclassifiés du service des archives américaines du département d’État, qui montrent que le renseignement américain a secrètement financé le mouvement européen pendant des décennies et a travaillé de manière acharnée en coulisse pour impliquer la Grande-Bretagne dans le projet.

Comme ce journal l’a établi en tout premier lorsque ce trésor a été rendu disponible, une note datée du 26 juillet 1950 fait état d’une campagne visant à promouvoir un véritable Parlement européen. Elle est signée par le général William J. Donovan, chef du Bureau américain des affaires stratégiques en temps de guerre, précurseur de l’Agence centrale du renseignement [Central Intelligence Agency, ou CIA].

La tête pensante de la CIA était le Comité américain pour une Europe unie [American Committee for a United Europe, ou ACUE], présidé par Donovan. Un autre document montre qu’en 1958 cet organisme a fourni 53,5 % des fonds du mouvement européen. Le conseil d’administration comprenait Walter Bedell Smith et Allen Dulles, directeurs de la CIA dans les années 1950, et une caste d’anciens agents de l’OSS [Office of Strategic Services ou « Bureau des services stratégiques »] qui, tour à tour, prenaient des fonctions au sein de la CIA.

 

 

Bill Donovan, le chef légendaire de l’OSS en temps de guerre, a ensuite été chargé d’orchestrer le projet européen.

Des documents montrent qu’il a traité certains des « pères fondateurs » de l’UE comme de serviles employés et les a résolument empêchés de trouver une autre source de financement qui aurait brisé leur dépendance à l’égard de Washington.

Il n’y a rien de particulièrement méchant là-dedans. Les États-Unis ont agi avec ruse dans le contexte de la guerre froide. La reconstruction politique de l’Europe a été un formidable succès.

Bien sûr, d’horribles erreurs de jugement se sont produites en cours de route. Une note datée du 11 juin 1965 charge le vice-président de la Communauté européenne de poursuivre l’union monétaire de manière subreptice, en supprimant le débat jusqu’à ce que « l’adoption de telles propositions devienne pratiquement inéluctable ». C’était extrêmement futé, comme nous le constatons aujourd’hui avec le piège déflationniste causé par la dette et le chômage de masse partout dans le sud de l’Europe.

En un sens, ces documents sont de l’histoire ancienne. Ce qu’ils montrent, c’est que « l’État profond » américain était trempé jusqu’au cou. On peut se demander si Boris Johnson a franchi la limite la semaine dernière en exhumant « l’ascendance partiellement kenyane » du président Barack Obama, mais l’erreur fondamentale a été de supposer que la menace commerciale de M. Obama avait quoi que ce soit à voir avec le calvaire de son grand-père dans un camp de prisonniers Mau Mau. C’était le parfait cliché de la politique étrangère américaine.

En effet, M. Obama pourrait tout à fait avoir un sentiment de rancune après les abus récemment mis à jour de la révolte des Mau Mau. C’était l’échec infâme de la discipline policière coloniale, au grand dégoût des vétérans ayant servi dans d’autres parties de l’Afrique. Mais le message de son livre extraordinaire, Les rêves de mon père, est qu’il s’est efforcé à s’élever au-delà des rancœurs de l’histoire.

Les partisans du Brexit se réconfortent à l’idée que l’optimiste républicain Ted Cruz voudrait un Royaume-Uni post-Brexit prêt à sauter à pieds joints dans un « accord de libre-échange », mais il se berce d’illusions. M. Cruz respectera les impératifs palmerstoniens de Washington [de lord Palmerston, ministre britannique des Affaires étrangères du XIXe siècle, réputé pour son impérialisme], quels qu’ils soient à ce moment, si jamais il entre à la Maison-Blanche.

 

 

Le grand-père du président Obama était prisonnier lors de la répression de la révolte des Mau Mau au Kenya, un épisode honteux de l’histoire coloniale britannique.

Il est exact que l’Amérique s’est interrogée à propos de l’UE, lorsque les fanatiques idéologiques européens ont gagné de l’influence à la fin des années 1980, remaniant l’union en superpuissance rivale, avec les ambitions de défier et de dépasser les États-Unis.

John Kornblum, chef de cabinet des Affaires européennes dans les années 1990, a déclaré que c’était un cauchemar de traiter avec Bruxelles. « J’ai fini par être totalement frustré. Dans les domaines militaire, de la sécurité et de la défense, c’est totalement dysfonctionnel. »

  1. Kornblum soutient que l’UE « a psychologiquement quitté l’Otan » lorsqu’elle a essayé de mettre sa propre structure de commandement militaire en place, et qu’elle l’a fait avec son attitude et son incompétence habituelles. « La Grande-Bretagne comme l’Occident seraient en bien meilleure forme si celle-ci ne faisait pas partie de l’UE », a-t-il déclaré.

C’est intéressant, mais ce n’est qu’un point de vue minoritaire dans les milieux politiques américains. La frustration vis-à-vis de l’UE a passé lorsque la Pologne et la première vague d’États d’Europe de l’Est ont rejoint l’UE en 2004, introduisant un ensemble de gouvernements atlantistes.

Nous savons que c’est loin d’être une histoire d’amour. Il y a deux ans, pendant la crise ukrainienne, lors de l’interception d’une conversation téléphonique, un haut fonctionnaire américain a été pris à écarter Bruxelles avec ces paroles lapidaires : « Que l’UE aille se faire foutre ! »

Pourtant, l’idée omniprésente est que l’ordre libéral occidental subit un triple assaut et que l’UE doit être soutenue, tout comme la Grande-Bretagne et la France ont soutenu au XIXe siècle l’Empire ottoman chancelant, et à juste titre, étant donné que son lent effondrement a directement mené à la Première Guerre mondiale.

Aujourd’hui, les menaces conjuguées viennent du terrorisme djihadiste et d’une série d’États défaillants au Maghreb et au Levant ; d’un régime paria hautement militarisé à Moscou, qui va bientôt manquer d’argent mais dispose d’une fenêtre d’opportunité avant que l’Europe ne se réarme ; et d’une crise extrêmement dangereuse en mer de Chine méridionale qui s’intensifie chaque jour du fait que Beijing teste la structure de l’alliance américaine.

Les dangers de la Russie et de la Chine sont évidemment interdépendants. Il est probable — les pessimistes disent certain — que Vladimir Poutine profiterait d’une sérieuse aggravation dans le Pacifique pour tenter sa chance en Europe. Selon Washington, Ottawa, Canberra et les capitales du monde entier qui considèrent largement la Pax Americana comme un bénéfice, ce n’est pas le moment pour la Grande-Bretagne de lancer un bâton de dynamite dans l’édifice européen chancelant.

L’affreuse vérité pour la campagne du « oui » au Brexit est que le pouvoir en place dans tout le monde occidental le considère comme un vandalisme stratégique. Les partisans du Brexit doivent répondre à ce reproche, juste ou non. Certains, comme lord Owen, saisissent l’ampleur du problème. La plupart en étaient allègrement inconscients jusqu’à ce que M. Obama en ait soufflé mot la semaine dernière.

À mon avis, le camp du Brexit devrait prévoir des plans visant à augmenter les dépenses militaires du Royaume-Uni de moitié, pour les passer à 3 % du PIB, s’engageant à propulser la Grande-Bretagne en tête, comme la puissance militaire européenne incontestée. Ils devraient viser à rapprocher ce pays de la France dans une alliance militaire encore plus étroite. Ce type d’action clouerait au sol au moins l’un des plus importants arguments du « Project Fear ».

Les partisans du Brexit devraient faire taire toute suggestion selon laquelle le retrait de l’UE signifierait échapper à la responsabilité mondiale, ou déchirer la Convention européenne (cette « Grande Charte » de la liberté, rédigée par les Anglais, pas par l’UE), ou tourner le dos aux accords sur le climat de la COP21 ou tout autre incartade fébrile du mouvement.

C’est peut-être trop d’attendre un plan cohérent de la part d’un groupe disparate, artificiellement réuni par les événements. Pourtant, nombre d’entre nous qui ont des sympathies pour le camp du Brexit, qui veulent également recouvrer notre autonomie et notre souveraineté et échapper à la suprématie artificieuse et usurpée de la Cour de justice européenne, attendent encore d’entendre comment les partisans du Brexit conçoivent que cette sortie puisse s’opérer sans dommage collatéral considérable et d’une manière qui soit compatible avec l’honneur de ce pays.

Vous pouvez vous quereller avec l’Europe, ou avec les États-Unis, mais c’est jouer avec le destin que de se quereller avec l’ensemble du monde démocratique en même temps.

http://www.telegraph.co.uk/business/2016/04/27/the-europe...