11.03.2010
Antarctique : Un énorme bloc de glace se détache du glacier Mertz
Un énorme iceberg se détache de la calotte glaciaire : le phénomène en images, jour après jour
Antarctique – Voilà quelques semaines qu’un phénomène étrange a lieu en Antarctique : un gigantesque bloc de glace se détache du glacier Mertz.
Long de 70 km, large de 50 km et possédant une épaisseur de 400 mètres, l'énorme iceberg se détache complètement et très rapidement du continent antarctique, plus exactement du glacier Mertz.
Les images présentées par Maxisciences (et initialement retransmises grâce à une animation consultable sur le site de l’Agence spatiale européenne) rendent très bien compte du phénomène.
Découvrez-les sans plus attendre
http://www.maxisciences.com/antarctique/un-enorme-bloc-de...
Un gigantesque bloc de glace se détache du glacier Mertz, en Antarctique, depuis le 13 février 2010. Il faut noter que ce phénomène, bien que rare, n'a apparemment rien à voir avec le réchauffement climatique.
Le 22 février 2010

Le 26 février 2010 : on voit nettement le détachement de l'iceberg

Le 1er mars 2010

Le 4 mars 2010

01:48 Publié dans Banquise | Lien permanent | Envoyer cette note
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16.06.2009
Les glaciers du Groenland fondent plus vite que prévu
Science Daily, 13 juin 2009
Sebastian H. Mernild et ses collègues des États-Unis, du Royaume-Uni et du Danemark ont découvert que de 1995 à 2007, l’ensemble des précipitations sur la calotte glaciaire avait diminué tandis que l’ablation de surface - la combinaison de l’évaporation, de la fonte et de la réduction de la couverture glaciaire, avait augmenté. Selon de nouvelles données rassemblées par M. Mermild, depuis 1995 les glaciers ont perdu en moyenne 265 kilomètres cubes par an, ce qui a contribué à environ 0,7 millimètres par an à l’élévation du niveau de la mer à l’échelle mondiale. Ces chiffres ne prennent pas en compte la dilatation thermique - l’expansion du volume de la glace induite par la chaleur - de sorte que cette contribution pourrait être du double.
La calotte glaciaire du Groenland a fait l’objet d’un intérêt considérable par les chercheurs au cours des dernières années car c’est l’un des principaux indicateurs du changement climatique. A la fin de l’an 2000, au début 2001 et en 2007, les principaux événements de fragmentation des glaciers ont libéré de grandes surfaces de glace dans la mer. Les chercheurs étudient ces événements spectaculaires, ainsi que la fonte en surface de la calotte glaciaire.
La fonte de la glace provoquée par le réchauffement de l’Arctique a deux effets majeurs sur l’océan. Tout d’abord, l’apport d’eau contribue mondialement à l’élévation du niveau de la mer, ce qui affecte les rivages à travers le monde. Deuxièmement, l’eau douce provenant de la fonte modifie la salinité des océans, ce qui peut affecter les écosystèmes océaniques et le mélange des eaux profondes.
« L’augmentation du niveau de la mer posera un problème à l’avenir pour les personnes vivant dans les régions côtières dans le monde entier », déclare M. Mernild. « Même une augmentation mineure du niveau de la mer peut créer un problème pour ces collectivités. Il faut espérer que cette recherche puisse donner aux populations les informations précises qui sont nécessaires pour la planification de la protection des personnes et des communautés. »
Greenland Ice Sheet surface mass-balance modelling and freshwater flux for 2007, and in a 1995-2007 perspective
Sebastian H. Mernild, Glen E. Liston, Christopher A. Hiemstra, Konrad Steffen, Edward Hanna, Jens H. Christensen.
Source : Contrinfo
17.05.2009
Hausse du niveau des océans
Hausse du niveau des océans : les estimations revues à la baisse
La hausse du niveau de mer est un sujet inquiétant et de plus en plus d’actualité. Enfin, c’est ce que nous pensions jusqu’à maintenant. Attention, le problème est bien réel, mais, il se peut que nous ayons légèrement dramatisé. Une étude publiée aux Etats-Unis vient en effet de révéler que la fonte de la calotte glaciaire de l'Antarctique ferait monter le niveau des eaux océaniques de manière moins importante que tout ce qui était prévu.
D’après des chercheurs britanniques et néerlandais, si la calotte glaciaire disparaît totalement, l'élévation du niveau des océans serait de 3,2 mètres et non pas de cinq à sept mètres comme le prévoyaient d’autres études. Cependant, les effets seront quand même dramatiques pour de nombreux pays et îles. Une autre étude avait annoncé qu’une augmentation d’un seul mètre suffirait pour « affecter le champ de gravité terrestre dans l'hémisphère sud et modifier la rotation de la planète ».
Un changement de rotation de la Terre impliquerait une accumulation de l'eau océanique dans l'hémisphère nord. Cela aurait pour conséquence des différences importantes dans le niveau des différents océans. Dans ce cas là, la côte Est des Etats-Unis connaîtrait les élévations les plus importantes. « Même si la calotte glaciaire de l'Ouest Antarctique ne contribuait qu'à une élévation d'un mètre du niveau des océans étalée sur de nombreuses années, le niveau des mers le long des côtes nord-américaines connaîtrait une élévation 25% supérieure à la moyenne », a expliqué le principal auteur de la recherche, Jonathan Bamber.
A ne pas rater:
- Réchauffement climatique : urgence, les océans vont déborder !
- Réchauffement climatique : des millions d’habitants menacés d’exode
Source : http://www.developpementdurable.com/environnement/2009/05...
23:21 Publié dans Banquise, Cataclysmes, Changements cosmiques, Climat, Climat, si on nous mentait !, Réchauffement cosmique | Lien permanent | Envoyer cette note
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Fonte de la Banquise
Fonte de la banquise : la déformation et la dérive accélèrent le processus
Une étude menée par des chercheurs français et publiée le 14 mai révèle que la déformation et la dérive de la banquise arctique s'accélèrent et sont responsables d'une diminution de sa superficie plus rapide que prévu. « La banquise dérive de plus en vite, se fracture de plus en plus vite, et se déplace hors du bassin arctique de plus en plus rapidement », a expliqué Jérôme Weiss, du Laboratoire de Glaciologie et géophysique de l'environnement près de Grenoble.
En septembre 2007, des scientifiques avaient montré que l'extension de la banquise arctique s'était réduite à un minimum de 4,28 millions de km2 par rapport aux images satellites de 1979. Le précédent minimum datait de 2005. L’observation des trajectoires de plus de 600 bouées disposées dans la banquise depuis une trentaine d'années a permis aux chercheurs de mesurer une augmentation moyenne de la dérive des glaces de 10% par décennie. « L'évolution de la vitesse de déformation est spectaculaire puisqu'elle atteint 150% en 30 ans », a souligné Jérôme Weiss.
Ces travaux ont conduit les glaciologues et géophysiciens à remettre en question « les modèles actuels qui ne prennent pas en compte la fracturation et n'arrivent pas à reproduire ce qui se passe », a indiqué Jérôme Weiss. Jusqu’à maintenant, le rétrécissement rapide de la banquise était expliqué par une boucle de rétroaction thermodynamique: moins il y a de banquise, plus l'océan se réchauffe. Et la fonte fragilise à son tour la banquise. « Mais si on ne prend que cette explication en compte, on ne comprend pas pourquoi cela va aussi vite, ni pourquoi les modèles du Giec sous-estiment tous le déclin de la banquise arctique ».
A ne pas rater:
- Réchauffement climatique : accélération des cycles de disparition de la calotte glaciaire
- Tout savoir sur le réchauffement climatique
Source : http://www.developpementdurable.com/environnement/2009/05...
23:09 Publié dans Banquise, Changements cosmiques, Climat, Climat, si on nous mentait ! | Lien permanent | Envoyer cette note
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04.01.2009
Crise financière : Sarkozy face à la crise financière mondiale : La fin du tout marché
Sarkozy face à la crise financière mondiale : La fin du tout marché
14:59 Publié dans Actualité politique ou géopolitique, Banques, Banquise, France | Lien permanent | Envoyer cette note
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16.12.2008
Reportage sur France 5 : « Groenland, les pétrodollars de la banquise », ce soir à 20 h 35
FRANCE 5. L'Arctique pourrait receler d'immenses réserves mondiales d'hydrocarbures. Les appétits s'aiguisent
Riche banquise
Un vaste territoire qui attise les convoitises. (photo france 5)
L'effacement progressif de la banquise laisse, en effet, entrevoir les énormes richesses du sous-sol : pétrole, gaz, diamants, or, apatites... L'Arctique recèlerait ainsi 20 % des hydrocarbures qui restent encore à exploiter dans le monde. Les attentions des multinationales se focalisent sur le Groenland. De grandes compagnies pétrolières ont déjà obtenu des licences pour l'exploration de minerais, de gaz et de pétrole en mer ou sur terre. Pour leur compte, de nombreux experts internationaux arpentent les vastes étendues à la recherche de nouveaux filons. Car les moyens à mettre en oeuvre pour les découvrir ne sont pas à la portée des habitants. Revers de la médaille : la bataille pour la mainmise sur les derniers gisements du globe s'annonce donc rude. À tel point que certains se demandent même si la région ne va pas devenir le théâtre d'une deuxième guerre froide. Entre Russes, Américains, Canadiens, Danois et Norvégiens, la valse des manoeuvres diplomatiques et militaires pour la conquête de l'Arctique a déjà commencé.
« Groenland, les pétrodollars de la banquise », ce soir, 20 h 35, France 5.
Le réchauffement climatique ne fait pas que des malheureux. Le Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, découvre, avec la fonte des glaces, qu'il est plus riche que ses 57 000 habitants ne le pensaient. De là à des velléités d'indépendance, il n'y a qu'un pas. C'est ce que révèle un documentaire diffusé ce soir sur France 5.
Le réchauffement climatique ne fait pas que des malheureux. Le Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, découvre, avec la fonte des glaces, qu'il est plus riche que ses 57 000 habitants ne le pensaient. De là à des velléités d'indépendance, il n'y a qu'un pas. C'est ce que révèle un documentaire diffusé ce soir sur France 5.
L'effacement progressif de la banquise laisse, en effet, entrevoir les énormes richesses du sous-sol : pétrole, gaz, diamants, or, apatites... L'Arctique recèlerait ainsi 20 % des hydrocarbures qui restent encore à exploiter dans le monde. Les attentions des multinationales se focalisent sur le Groenland. De grandes compagnies pétrolières ont déjà obtenu des licences pour l'exploration de minerais, de gaz et de pétrole en mer ou sur terre. Pour leur compte, de nombreux experts internationaux arpentent les vastes étendues à la recherche de nouveaux filons. Car les moyens à mettre en oeuvre pour les découvrir ne sont pas à la portée des habitants. Revers de la médaille : la bataille pour la mainmise sur les derniers gisements du globe s'annonce donc rude. À tel point que certains se demandent même si la région ne va pas devenir le théâtre d'une deuxième guerre froide. Entre Russes, Américains, Canadiens, Danois et Norvégiens, la valse des manoeuvres diplomatiques et militaires pour la conquête de l'Arctique a déjà commencé.
« Groenland, les pétrodollars de la banquise », ce soir, 20 h 35, France 5.
Source : http://www.sudouest.com/accueil/loisirs-culture/tv-medias...
15:50 Publié dans Banquise, Reportages télévisés | Lien permanent | Envoyer cette note
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09.12.2008
Changement climatique : Quels sont les impacts déjà visibles et à quoi s'attendre ?
Le réchauffement climatique est aujourd'hui devenu un fait tangible : accroissement des températures moyennes mondiales de l'atmosphère et de l'océan, fonte généralisée de la neige et de la glace ou élévation du niveau moyen mondial des océans.
- Au cours des cent dernières années, le climat s'est réchauffé de 0,74°C en moyenne globale. Ce réchauffement s'est fortement accéléré au cours des cinquante dernières années, au rythme de 0.13°C par décennie. Onze des douze dernières années figurent au palmarès des douze années les plus chaudes depuis 1850.
- Le niveau de la mer s'est élevé de 17 cm au cours du vingtième siècle et de 3mm par an entre 1993 et 2003, soit le double de la moyenne enregistrée durant tout le vingtième siècle.
- Une augmentation du nombre des cyclones tropicaux intenses est observée dans l'Atlantique Nord et d'autres régions du Globe depuis 1970.
A quels types d'impacts faut-il s'attendre à l'avenir ?
La température moyenne annuelle du globe s'élèvera de 0.2°C par décennie au cours des deux prochaines décennies, pour atteindre 1,1°C à 6,4°C d'ici 2100.
- Les phénomènes climatiques aggravés : multiplication de certains événements météorologiques extrêmes (canicules, inondations, sécheresses).
- Un bouleversement de nombreux écosystèmes, avec l'extinction possible de 20 à 40% des espèces animales et végétales.
- Des crises liées aux ressources alimentaires : dans de nombreuses parties du globe (Asie, Afrique, zones tropicales et sub-tropicales), les productions agricoles chuteront, ce qui risque de provoquer des crises alimentaires, sources potentielles de conflits et de migrations.
-Des dangers sanitaires : le changement climatique aura vraisemblablement des impacts directs sur le fonctionnement des écosystèmes et sur la transmission des maladies animales, susceptibles de présenter des éléments pathogènes potentiellement dangereux pour l'homme.
- Des déplacements de population : l'augmentation du niveau de la mer (18 à 59 cm d'ici 2100) devrait provoquer l'inondation de certaines zones côtières (notamment les deltas en Afrique et en Asie), provoquant d'importantes migrations dont la gestion sera délicate.
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Les gaz à effet de serre ont atteint un nouveau niveau record en 2007 (28.11.08)
OCO : Un satellite pour étudier la teneur en CO2 de l'atmosphère (11.10.08)
John McCain expose son point de vue sur les dossiers scientifiques (25.09.08)
La position de Barack Obama dans le domaine scientifique (12.09.08)
L'environnement et les élections aux États-Unis (30.08.08)
Environnement : L'action des Etats-Unis (26.04.08)
Changements climatiques : Le PNUE déplore le manque d'ambition du G8 (16.07.08)
Déclaration du G8 sur l'environnement et les changements climatiques (11.07.08)
Picard : 3 instruments pour étudier la variabilité du Soleil (03.06.08)
Le changement climatique pourrait bouleverser la biologie des maladies infectieuses (18.05.08)
Politiques climatiques : Ne pas négliger les réductions de méthane (09.05.08)
Les rapports du GIEC
- le Groupe de travail I, qui évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l'évolution du climat ;
- le Groupe de travail II, qui s'occupe des questions concernant la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels aux changements climatiques, les conséquences négatives et positives de ces changements et les possibilités de s'y adapter ;
- le Groupe de travail III, qui évalue les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer les changements climatiques ;
- l'équipe spéciale pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre, qui est chargée de mettre en ouvre le Programme du GIEC dans ce domaine.
Rapport de synthèse du GIEC (20.11.07)
Les rapports du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat(05.05.07)
Groupe III ('Les mesures d'atténuation' du réchauffement climatique) (05.05.07)
Groupe II (Bilan 2007 des changements climatiques : conséquences, adaptation et vulnérabilité) (07.04.07)
Groupe I (4ème rapport sur l'état des connaissances relatives au changement climatique) (03.02.07)
15:13 Publié dans Banquise, Changements cosmiques, Climat et Astronomie, Réchauffement cosmique, Réchauffement des planètes | Lien permanent | Envoyer cette note
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07.12.2008
Fonte de la banquise et des glaciers : Le niveau de la mer est monté de 30 cm en moyenne
Le niveau de la mer est monté de 30 cm en moyenne
http://www.varmatin.com/ra/var/160371/var-le-niveau-de-la...
La montée des eaux noie inexorablement les îles des Sundarbans
21:44 Publié dans Banquise, Réchauffement cosmique, Réchauffement des planètes | Lien permanent | Envoyer cette note
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06.12.2008
Fonte de la banquise : L'Allemagne développe le brise-glace le plus puissant du monde
BERLIN - Des scientifiques allemands développent le brise-glace le plus puissant du monde, à l'heure où la fonte de la banquise de l'Arctique révèle des réserves d'hydrocarbures convoitées.
Sous le nom éthéré d'Aurora Borealis se cache un monstre de 199 mètres de long, capable de briser des couches de glace de 15 mètres d'épaisseur et de forer jusqu'à 1.000 mètres dans les sols marins situés à 5.000 mètres de profondeur. Cela même à travers des plaques de glace en mouvement.
Le bateau pourra circuler toute l'année dans les zones arctiques, même en hiver lorsque les rigueurs polaires sont impitoyables, et cela sans l'aide d'autres brise-glaces, une escorte habituellement indispensable.
"Beaucoup de sceptiques pensaient que ces défis étaient impossibles à relever, mais avec ses capacités inédites, l'Aurora sera le brise-glace le plus puissant au monde", souligne Albrecht Delius, l'ingénieur en chef du projet dirigé par l'institut allemand Alfred-Wegener (AWI).
Le projet vient d'achever sa phase de recherche et développement, et entre dans l'étape du financement de la construction, estimée à 650 millions d'euros.
Un consortium doit s'en charger, où l'Allemagne s'est dite prête à monter à 30%. D'autres nations européennes ont signalé leur intérêt, mais aussi la Russie, qui contrôle près de la moitié des côtes sur l'Océan Arctique.
La suite ici : http://www.romandie.com/infos/news2/081205055054.xwaacfm9...
20:36 Publié dans Banquise, Réchauffement cosmique, Réchauffement des planètes | Lien permanent | Envoyer cette note
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02.12.2008
Climat : Fonte de la banquise
Les changements climatiques en cours sont sans précédents depuis 5000 ans
Si ces changements se poursuivent dans l'Arctique et l'Atlantique nord, les modifications dans la circulation des eaux océaniques pourraient se produire à l'échelle du globe avec des conséquences potentielles importantes sur le climat mondial et la biosphère, selon ces scientifiques. Au cours des cinquante dernières années, la fonte des glaces arctiques et des glaciers a périodiquement précipité l'écoulement d'eau froide et faiblement saline de l'océan Arctique dans l'Atlantique Nord.
Ce phénomène a bouleversé des écosystèmes jusqu'en Caroline du Sud et du Nord (sud-est des Etats-Unis), provoquant des déplacements géographiques étendus de nombreuses espèces végétales et animales, montre cette recherche. Des algues microscopiques communes dans l'océan Pacifique ont aussi réapparu dans l'Atlantique nord ces dix dernières années après plus de 800.000 ans d'absence, précise l'étude. Ces chercheurs ont analysé les données climatiques à partir de carottes de glace et de couches sédimentaires portant sur les 65 derniers millions d'années.
Durant cette période, la Terre a connu plusieurs épisodes de réchauffement et de refroidissement majeurs qui ont été largement atténués par l'expansion et la contraction des glaces arctiques. "Quand l'Arctique se refroidit et que la banquise et les glaces sétendent, la réflexion des rayons du soleil sur la glace s'accroît", explique Charles Greene. "Et quand davantage de rayons solaires sont réfléchis qu'absorbés par l'eau, cela conduit à un refroidissement général", ajoute-t-il. Cette étude montre aussi qu'avec le réchauffement de nombreuses espèces du nord se sont en fait déplacées vers le sud, contrairement à ce qu'attendaient la plupart des écologistes, souligne Charles Greene.
Autre indicateur alarmant : l'Océan Arctique est entré dans une mutation climatique profonde et irréversible" : telle est la principale conclusion des travaux du programme européen Damoclès dont le bilan scientifique a été rendu public le 1 3 novembre à Paris, à l'occasion de l'escale dans la capitale du voilier polaire Tara. La goélette, qui est amarrée au pied du pont Alexandre III jusqu'en janvier 2009, fut le support logistique du programme Damoclès tout au long des 507 jours de sa dérive arctique, de septembre 2006 à janvier 2008.
La première observation -déjà enregistrée par Damoclès en janvier 2008 lorsque Tara acheva sa dérive, puis confirmée en 2008- laisse envisager "une fonte totale de la banquise arctique en été à l'orée des années 2015, alors que les précédents modèles pointaient 2050", a indiqué l'océanographe et directeur de recherches au CNRS Jean-Claude Gascard, coordinateur du programme scientifique réalisé dans le cadre de l'Année Polaire Internationale (API 2007-2008). "Les étés 2007 et 2008 ont marqué les deux plus importantes fontes de la banquise depuis le début des observations satellitaires, il y a trente ans. Mais notre grande découverte à bord de Tara fut de constater que plus de 50 % de la superficie glacée restante (environ 4 millions de km2 contre 14 millions en hiver) était constituée de +mares de fonte+. En d'autres termes, la banquise d'été est +trouée comme un gruyère+, ce qui précipite le processus de délitement", a ajouté le coordinateur de Damoclès.
Deuxième observation cardinale : "L'effet de serre n'est plus le seul responsable du réchauffement climatique. Il est désormais secondé, voire dépassé par l'effet Albédo, qui mesure le rapport de l'énergie solaire réfléchie par une surface sur l'énergie solaire incidente", a souligné l'océanographe.
Explication : "8O % de lénergie solaire est réfléchie par une surface de glace ou de neige, contre seulement 10 % par l'océan. Ainsi, moins il y a de surface gelée pour renvoyer les rayons du soleil, plus la température augmente et se maintient sur et sous la surface en question. L'océan a de la mémoire et le réchauffement provoque... du réchauffement. Ce mécanisme est maintenant durablement enclenché", a assuré Jean-Claude Gascard.
Selon les nouveaux modèles mis en avant par Damoclès (ce ne sont que des "modèles", soulignent les scientifiques qui restent très prudents), les conséquences d'une fonte totale de la banquise pendant les six mois d'été (elle se reforme l'hiver) seraient multiples. La plus préoccupante serait une fonte partielle, mais accélérée, des glaces du Groenland (eau douce) qui pourrait à la fois provoquer une élévation d'un mètre du niveau des océans avant la fin du siècle, mais aussi ralentir la montée des eaux du Gulf Stream, qui réchauffe les côtes et l'atmosphère de l'Europe occidentale.
Ce dernier phénomène, qualifié de "contre-réaction négative" par l'océanographe, aurait alors, et sur le long terme, la singulière conséquence de provoquer a contrario un sensible refroidissement du climat sur la façade Est de l'Atlantique Nord. "Dans ce cas de figure, c'en est fini des mimosas en Bretagne", résume Jean-Claude Gascard. Enfin, l'ensemble du scénario pourrait se compliquer avec une fonte accélérée du pergélisol (sol gelé en permanence), notamment en Sibérie, qui pourrait libérer des quantités considérables de méthane (gaz à effet de serre) enfouies et augmenter la production de dioxyde de carbone par processus de biodégradation.
Pourtant, en dépit de cette situation alarmante, et malgré les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto, les émissions de gaz à effet de serre continuent à progresser dans les pays industrialisés, indique le secrétariat exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) dans son rapport annuel publié le 17 novembre. Entre 2000 et 2006, elles ont ainsi augmenté de 2,3 %, passant de 17,6 à 18 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, précise l'ONU.
Selon les experts internationaux du GIEC, les émissions de GES doivent cesser de croître dans les quinze ans puis diminuer de moitié d'ici 2050 pour contenir la hausse de température en deçà de 2 degrés en 2100. Malheureusement, nous n'avons pas encore pris toute la mesure du péril planétaire qui nous menace et les objectifs du futur traité qui succédera au protocole de Kyoto à partir de 2013 doivent absolument être plus ambitieux et plus contraignants si nous voulons limiter les conséquences désastreuses de cette catastrophe climatique annoncée.
00:50 Publié dans Banquise, Réchauffement cosmique | Lien permanent | Envoyer cette note
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