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Europe, Euro, CEDH : Le Pouvoir Mondial

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17/04/2015

L’affaire des Mistrals met en cause la réputation française

Une gifle élégante de Poutine à l'encontre des guignols/collabos US/UE/Sionistes qui ont la prétention de nous gouverner en nous imposant leur dictature !

Le refus de livrer les porte-hélicoptères dans le cadre d’un contrat n’est pas une bonne chose», a commenté Vladimir Poutine sur la non-exécution de l’accord sur la livraison de deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie par la France.


20/01/2015

L’Europe crée une autoroute de l’information dans l’espace !

Pendant que l'on détourne notre attention avec leurs mensonges, voilà comment ils vont nous cuire au micro-ondes et nous surveiller à partir de  l'espace !

En nous balançant des ondes à partir de l'espace !

Pour manipuler les gens et provoquer des comportements agressifs sur commande, ils ne pourraient pas mieux s'y prendre !

 

S'ils ne sont pas en prime en train de nous préparer le projet Blue Beam !

 

Lire également


L’Europe accélère le déploiement des infrastructures très haut débit
Les 700 MHz au très haut débit mobile en 2015 en France

 

L’Europe crée une autoroute de l’information dans l’espace

16/01/2015

La Russie gagne au jeu géopolitique (expert américain)

Puisqu'il fallait détourner notre attention de la Russie, voyons ce qu'il s'y passe actuellement. 

Quand l'oncle SAM cessera de donner des ordres aux dirigeants étrangers et de s'immiscer dans leurs affaires avec la complicité de ses caniches, ce sera un grand jour !

L'Europe subit de plein fouet les sanctions infligées à la Russie qui au lien d'agresser ses partenaires agit dans le sens de la coopération et gagne sur le plan géopolitique, elle maintient sa position quant à faire passer le gaz vers l'Europe par la Turquie et non plus par l'Ukraine au grand dam de l'Allemagne, elle demande une réponse officielle à la France sur la livraison des Mistrals pour pouvoir engager une action judiciaire ou en remboursement, elle refuse de se plier aux ordres des US/Sionistes qui veulent lui imposer le respect du traité START pour contrôler les armements nucléaires et stratégiques alors que l'OTAN est à ses portes, et mieux, elle renonce à faire participer les USA à ses projets en Arctique, elle continue à s'armer et à se préparer contre des attaques des US/UE/Sionistes y compris en Crimée!

Qui est gagnant dans l'histoire et libre de tout contrôle de l'Empire ?

La Russie de Poutine qui fait perdre aux USA sa position de leadership mondial !

 

* - Le gaz russe destiné à l'Europe passera par la Turquie au lieu de l'Ukraine

* - Sanctions antirusses: la levée voulue par l’UE contrarie Washington (expert)

* - Les USA appellent la Russie à ne pas renoncer au traité START

*- Sanctions antirusses: les intérêts américains en Arctique mis à mal

* - Mistral: Moscou demande à Paris une explication officielle

* - Le croiseur russe Moskva entre en Méditerranée

* - Cinq armements russes que les États-Unis redoutent (magazine)

* - Crimée: un régiment de drones surveillera les navires de l'Otan

* - Soldat du futur: le Ratnik commence à équiper l'armée russe

 

 

La Russie gagne au jeu géopolitique (expert américain)

Moscou
 

21:02 15/01/2015

MOSCOU, 15 janvier – RIA Novosti

Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce ne sont plus les Etats-Unis qui interviennent en leader mondial, écrit Jonathan Adelman, de l'Ecole Josef Korbel de hautes études internationales à l'Université de Denver, dans les pages du quotidien américain Global Post.

"L'Amérique qui a joué un rôle clé dans la création de l'Otan, du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale (BM) et du plan Marshall, qui a soutenu la création de l’Union européenne et a dominé de longues décennies durant au Proche-Orient, en Amérique latine, en Europe et sur une bonne partie de l'Asie est en train de perdre son leadership mondial. Elle est de plus en plus substituée par la Russie qui a survécu à l'éclatement de l'URSS et se trouve à présent sous des sanctions occidentales et dans une crise économique", constate le politologue.

Et d'expliquer que les Etats-Unis étaient considérés comme responsables pour bien des problèmes du monde et étaient contraints de reconnaître leur incapacité de poursuivre leur influence sur les processus en cours en Libye, en Syrie, en Irak et en Ukraine, alors que la Russie était libre de tous ces problèmes.

"Les vieilles alliances aguerries dans la +guerre froide+ saluent le retour de la Russie au rôle familier, ce qui ouvre à cet immense pays un accès facile de l'Europe, de l'Asie et du Proche-Orient", relève l'expert, ajoutant que la Russie est libre de toute influence.

 

 

 

 

 

 

 

15/01/2015

Grand rassemblement de ras-le-bol fiscal à Paris le 9 mars !

Voilà où sont les vrais problèmes des français pendant que l'on détourne notre attention à chercher des "terroristes" partout et que nos libertés sont bafouées et réprimées  !

La France se meurt avec l'Europe à financer de surcroît mais ce n'est pas gave pourvu que le Nouvel Ordre Mondial avance en faveur des Banskters Illuminati !

 

Bandeau Facebook - Trop d'Impôts .Com - 9 mars rassemblement ras-le-bol fiscal

 
 
Une manifestation de ras-le-bol lancée par plusieurs associations de travailleurs indépendants aura lieu le lundi 9 mars. Rendez-vous à 13h au Jardin du Luxembourg, à Paris. Ils réclament notamment une réforme du RSI (Régime social des indépendants). Contribuables Associés, 1ère association non subventionnée de France y participera avec sa campagne « Trop d’impôts .Com ». Le rassemblement était initialement prévu pour le 12 janvier, il a été repoussé suite aux attentats.

Large rassemblement des travailleurs indépendants à Paris

Les travailleurs indépendants, chefs de petites et moyennes entreprises, artisans, commerçants… ont décidé de se rassembler le 9 mars au Jardin du Luxembourg, à côté du Sénat puis de manifester pour faire entendre leur voix. Cette voix, c’est celle de milliers de travailleurs qui doivent faire face à une taxation confiscatoire sous la forme des cotisations au RSI. Une fiscalité abusive sur le travail et les sociétés empêche nombre d’embauches et participe au haut niveau de chômage en France. Pire, elle pousse certains au dépôt de bilan.

La fiscalité sur les entreprises participe du ras-le-bol fiscal général

RSI, charges supportées par les entreprises, impôt sur le revenu, impôts locaux, taxes et contributions diverses… participent au ras-le-bol fiscal de plus en plus présent sur le territoire, qu’il touche directement les individus ou les entreprises. Aujourd’hui les Français n’opposent pas un impôt à un autre, ils signifient leur ras-le-bol face à un véritable matraquage fiscal généralisé et critiquent l’impôt dans son caractère le plus général, aussi bien dans la rue que très nettement dans les sondages. Contribuables Associés se joint au rassemblement afin de faire entendre les revendications de l’ensemble des contribuables écrasés par cette pression fiscale qui les appauvrit, pression liée à la hausse chronique des dépenses publiques.

« Trop d’Impôts .Com », campagne de Contribuables Associés

Site, page Facebook, compte Twitter mais aussi action sur le terrain : la campagne « Trop d’Impôts .Com » de Contribuables Associés se fait le relais du ras-le-bol fiscal des Français. Sondage après sondage, les Français prouvent que les actions contre l’écotaxe ou des centres des impôts ne sont pas des épiphénomènes déconnectés de la grogne actuelle. En effet :


Et ils voient juste : la France est vice-championne du monde de pression fiscale avec des prélèvements obligatoires qui s’élèvent à 45% du PIB (étude de l’OCDE). Or, sans baisse des dépenses, il n’y aura pas de baisse des impôts !

Dès à présent, signez notre pétition, et retrouvons-nous tous dans la rue le 9 mars !

Le 9 mars, c’est un véritable mouvement de ras-le-bol fiscal qui se manifestera à partir du Jardin du Luxembourg pour exiger d’urgence les réformes nécessaires !

Charlie/Hebdo : Et si les Banksters avaient voulu éliminer, Bernard Maris, brillant économiste et Conseiller auprès de la Banque de France qui militait pour la sortie de l'euro ?

Et si les Banksters/Nazis qui ont créé l'Europe Nazie avaient tout intérêt à orchestrer l'attentat chez Charl/Israël pour éliminer physiquement Bernard Maris, un brillant économiste, Conseiller général de la Banque de France, classé à gauche,  Franc-maçon,  qui militait au moins depuis avril 2014 pour la sortie de l'Euro ?

*- L'Europe une fabrication nazie du 4ème REICH ? Walter HALLSTEIN, un NAZI, 1er Président de la Commission Européenne

 

Rappelons que le PDG de Total s'attaquait au dollar alors s'attaquer aussi à l'Euro, c'est sans doute de trop pour les Banksters !

* - Quand le PDG de Total, Christophe de Margerie s'attaquait au dollar ! Offensive mondiale contre la suprématie du dollar

Un élément important à retenir sur le mobile réel du crime que l'on s'attache à faire supporter aux terroristes djihadistes pour faire dériver notre attention vers les Musulmans !


Or, si on sort de l'euro qui a le plus à perdre ?

 

Les Banksters qui passent leur temps à endetter la France et les pays européens !

La meilleure des preuves est celle que quand la Grèce veut sortir de l'Europe, on lui répond que c'est impossible !
Or, Bernard Maris soutenait que c'était possible !

Or, encore, s'il y a un pays qui sort de l'Europe, les autres pays vont suivre et pour les Banksters c'est l'effondrement de leurs projets de s'enrichir sur le dos des peuples européens, de lancer de nouvelles guerres colonisatrices contre les pays musulmans pour leur voler leurs richesses en gaz et en pétrole, la fin du Grand Israël (Sioniste), la fin de Grand Moyen Orient (USA), la fin de la guerre contre la Russie et la fin de l'Instauration de leur Nouvel Ordre Mondial !

Rappel du précédent article :

*- Charl/Israël : Pourquoi les francs-maçons étaient-ils présents à la marche républicaine ?

Bernard Maris pour la sortie de l'euro (Charlie Hebdo)

Par Anne-Sophie Jacques le 10/04/2014 - 15h45 - éconaute

Et Bernard Maris se prononça pour une sortie de l’euro ! L’économiste, qui signe sous le nom Oncle Bernard dans Charlie Hebdo, annonce dans le numéro de cette semaine : "je vire ma cuti. J’ai voté oui à Maastricht, oui au Traité constitutionnel. Aujourd’hui je pense qu’il faut quitter la zone euro."

 

Maris, auteur des excellents manuels d’anti-économie et qui siège par ailleurs depuis fin 2011 à la Banque de France, l’avoue sans fard : "il n’est jamais trop tard (même s’il est bien tard) pour reconnaître qu’on s’est trompé". En l’occurrence trompé sur la monnaie unique qui devait nous mettre sur la voie d’une Europe fédérale, d’une Europe unie. Or l'union n'est jamais venue : "à cause de la monnaie unique, les Etats allaient se lancer dans une concurrence fiscale et budgétaire : ils allaient organiser leur budget à leur manière, sous le parapluie de l’euro. Les Grecs, par exemple, empruntaient en euros grecs mais remboursaient en «économie grecque», c’est-à-dire en féta et en fromage de chèvre. Les Allemands empruntaient en euro et remboursaient en Porsche et en Mercedes". Conséquence : "une dette grecque vaut du fromage, une dette allemande des machines-outils et de la technologie de pointe".

 

Pire : l’euro fort permet aux Allemands de mieux vendre leurs outils devenus indispensables tandis que les Grecs ne peuvent plus vendre leur fromage, à tel point, explique Maris, que "l’industrie agroalimentaire allemande finit par récupérer la fabrication de fromages grecs". L’économiste fait référence ici à une récente décision du Parlement grec qui, sur proposition (injonction ?) de la troïka, a allongé le délai accordé à l’appellation "lait frais" en Grèce, auparavant fixé à 5 jours, et établi aujourd’hui à 11 jours. Une façon, comme le souligne un député du Pasok à la radio grecque cité par Le Monde, "de permettre au lait provenant de l'étranger d'être étiqueté comme du lait frais". Et donc d’ouvrir le marché du lait en Grèce.

 

Mais cet euro fort est également une catastrophe pour la France, selon Maris, qui voit là le principal responsable de la destruction de notre industrie. Du coup, "soit on reste dans l’euro – et on accepte qu’il n’y ait plus aucune industrie en France […] – soit on sort de l’euro et on sauve ce qui peut être sauvé". Puis il pose la question : "mais si on sort de l’euro, tout se casse la gueule, non ?" Et de répondre immédiatement : "eh non…" suivi d’un "à suivre". Il faudra donc attendre le prochain numéro de Charlie Hebdo pour que l’économiste qui a viré sa cuti expose ses arguments. En attendant, ce changement de position ravit l’économiste euro-critique Jacques Sapir qui, sur twitter, souhaite la bienvenue à ce tout nouveau recruté parmi les partisans d’une sortie de l’euro.

 

Sapir Maris

 

>> Un élément à ajouter dans notre dossier : Euro, le commencement de la fin ?

 

Sortie de l’euro : Bernard Maris vire sa cuti (1)

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Je vire ma cuti


Par Bernard Maris

J’ai voté oui à Maastricht, oui au traité Constitutionnel. Aujourd’hui je pense qu’il faut quitter la zone euro.

Il n’est jamais trop tard (même s’il est bien tard) pour reconnaître qu’on s’est trompé. J’ai cru, pauvre nigaud, qu’une monnaie unique nous mettrait la voie d’une Europe fédérale.

(Pourquoi une Europe fédérale et non la « France éternelle », d’ailleurs ? Parce qu’une Europe unie me semblait plus civilisée que le reste du monde et mieux à même de contrer ces crétins d’Amerloques, ces brutes de Russes, cette affreuse dictature chinoise et le reste du monde. Bien.)

Donc monnaie unique, pouvoir régalien de battre monnaie supranational, tout ça conduisait à un État fédéral.

Idiot.

Les Etats conservaient l’autonomie fiscale, il n’y avait pas de budget fédéral. Dès lors au lien de s’unir, à cause de la monnaie unique, les Etats allaient se lancer dans une concurrence fiscale et budgétaire : ils allaient organiser leur budget à leur manière, sous le parapluie de l’euro. Les Grecs par exemple empruntaient en Euro, mais remboursaient en « économie grecque », c’est-à-dire en féta et fromage de chèvre. Les Allemands empruntaient en euros, et remboursaient en Porsche et Mercédès, les Français en sacs Vuitton, etc etc.

De sorte que les emprunts en monnaie unique, n’empêchaient pas la séparabilité des dettes : une dette grecque vaut du fromage, une dette allemande des machines outils et de la technique de pointe. Chacun son truc.

Plus l’euro était fort, plus les Allemands étaient contents, car ils vendent des machines dont personne ne peut se passer : ils les vendaient donc de plus en plus cher, investissaient dans des machines de plus en plus performantes et un service après vente impec, tandis que les grecs ne parvenaient plus à vendre leur fromage ; à tel point que l’industrie agroalimentaire allemande finit par récupérer la fabrication de fromage grec (authentique).

Quel intérêt ont les Grecs à rester dans la zone euro ? Aucun. Ils finiront d’ailleurs par être foutus dehors par « les marchés » (les prêteurs en euros qui, comme tous les prêteurs, préfèrent prêter aux riches qu’aux pauvres).

Les français ont également payé affreusement la politique de l’euro fort. Pourquoi une politique de l’euro fort ? Parce que l’industrie allemande est heureuse avec un euro fort, et parce que les rentiers du monde entier sont heureux avec un euro fort. Quand tu prêtes, tu souhaites que ton capital garde de la valeur. Plus l’euro monte, plus ton capital prend de la valeur, plus tu es content. Une monnaie forte est faite pour les prêteurs (les rentiers), une monnaie faible pour les emprunteurs (les ménages, les entreprises si elle sont situées en bas de l’échelle de production, si leurs produits sont en concurrence).

L’euro fort a détruit l’industrie française. D’autres facteurs ont aidé : la nullité des patrons français, l’insuffisance de la recherche, le transfert massif des « intelligences » (sic) vers la finance au détriment de l’industrie. Soit on reste dans l’euro, et on accepte qu’il n’y ait plus aucune industrie en France, qu’il ne reste que du tourisme et un peu d’industrie informatique liée aux média, mais ni avions, ni industrie pharmaceutique, ni biotechnologies, ni voitures évidemment, ni rien, soit ont sort de l’euro et on sauve ce qui peut être sauvé.

Pourquoi faudrait-il sauver l’industrie, ducon ? Parce que la recherche appliquée peut booster la recherche fondamentale : il y a une synergie entre les deux. Si l’on veut une recherche de qualité, il faut un minimum d’industrie (cela dit, on peut se foutre complètement de la recherche et dire « vive les Amish », ce que je comprends). Si l’on veut une « transition énergétique », il faut un minimum d’industrie.

Mais si on sort de l’euro, tout se casse la gueule, non ?

Et non… (A Suivre)

Bernard Maris

 

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Sortie de l’euro : Bernard Maris vire sa cuti (2)

Le sophisme de Benoit Apparu
Par Bernard Maris

Faut-il sortir de l’euro ? Oui.

Est-ce possible ? C’est une autre paire de manches.

Comment vivait la France avant l’euro ? Sa monnaie fluctuait au gré des dévaluations par rapport au dollar décidées par les gouvernement en fonction des « attaques » contre le Franc (autrement dit des ventes massives de francs par les résidents ou les étrangers, autrement dit des sorties massives de capitaux). En ce temps-là les marchés de capitaux étaient plus faciles à contrôler. D’abord il n’y avait pas de capitaux « off-shore », flottants entre les Etats. Ensuite le volume de l’épargne cherchant à se placer ici ou là était beaucoup plus faible ; malgré tout le capital circulait, et les Etats contraient cette circulation par le contrôle des changes ou la dévaluation. Arrivant au pouvoir, de Gaulle dévalue de 20%. L’économie repart à tour de bras.

Les temps ont changé. Les marchés de capitaux « off shore », internationaux, brassent des sommes considérables. En zone euro, les marchés ne peuvent plus attaquer directement les monnaies (le franc à disparu) mais les contreparties de l’euro, les supports de l’euro. Il y a en trois : l’or (négligeable), les créances sur les économies (la dette Suez, la dette Renault, etc.) et surtout les dettes publiques, les dettes sur les Trésors publics. Tout se passe exactement comme avant, sauf que les Etats ne peuvent plus répliquer en jouant sur la valeur de leur monnaie.

Avant d’envisager de sortir de l’euro, il faut réfuter le sophisme de Benoit Apparu. Sur une chaine de télé il dit : « La dette française est de 2000 milliards (dont 1300 détenue par des étrangers). Sortir de l’euro dévalue l’eurofranc (la nouvelle monnaie) de 25%. Automatiquement on doit 400 milliards de plus. Autrement dit un budget annuel de l’Etat. Donc on peut pas sortir, cqfd. »

Sauf que c’est faux. La dette, le jour où l’on sort de l’euro, n’est plus libellée en euros, mais en eurofrancs. Donc on doit illico 2000 milliards d’eurofrancs. Et on rembourse en eurofrancs émis par la Banque de France. Benoit Apparu raisonne comme si on changeait de monnaie sans sortir de la zone euro. Sophisme.

Le 15 Août 1971, Nixon a aboli la convertibilité du dollar, pourtant garanti urbi et orbi 35 dollars l’once d’or. L’or s’est mis à flamber, et la Fed à émettre des dollars. A un journaliste du Monde qui lui demandait si un jour les Etats-Unis parviendrait à rembourser leur dette colossale, Milton Friedman répondit justement : « Notre dette est en dollars, donc on ne vous doit rien ».

Petit bémol néanmoins, car tout semble trop facile. De quelle juridiction dépend une dette ? Les pauvres pays d’Afrique se sont endettés jusqu’à l’os et n’ont jamais pu rembourser leurs dettes parce qu’elles étaient gérées et défendues par les tribunaux des nations prêteuses. Pour passer en douce de l’euro à l’eurofranc, encore faut-il que les dettes publiques françaises dépendent de juridiction françaises. Est-ce le cas ? Oui, à 93% (1). 93% des contreparties de la dette, des OAT (Obligations assimilables du Trésor, les « bons » entre 5 et 50 ans émis par le Trésor et garantis par l’Etat) sont de droit français. Il n’en va pas de même pour les banques et les entreprises ; elles sont endettées pour 300 milliards d’euros, et sont soumises au droit luxembourgeois, britannique, et pour certaine au droit des Iles Caïman.

Difficile d’imaginer une renationalisation de la dette. Donc il faudrait refinancer les banques et les entreprises en euro-francs, afin de leur permettre de rembourser leurs dettes. Mais alors… l’inflation ?

(A suivre)

Bernard Maris

(1) Lire l’excellent bouquin de Franck Dedieu, Benjamin Masse Stamberger, Béatrice Mathieu, et Laura Raim, Casser l’euro pour sauver l’Europe, Les liens qui libèrent.


Sortie de l’euro : Bernard Maris vire sa cuti (3)

La deuxième guerre civile
Par Bernard Maris

En 1992, François Mitterrand a ouvert une deuxième guerre de 30 ans en croyant par la monnaie unique arrimer l’Allemagne à l’Europe.

L’Allemagne réalise sans le vouloir par l’économie ce qu’un chancelier fou avait déjà réalisé par la guerre : elle détruit à petit feu l’économie française. Certes, elle n’est pas responsable de cette situation, au contraire ; elle n’est jamais intervenue dans la politique intérieure de la France, elle a tendu la main aux Français du temps de Balladur pour réaliser un début d’unité fiscale et budgétaire (qui lui fut refusée).

C’est François Mitterrand qui a deux reprises a voulu arrimer la politique monétaire de la France à celle de l’Allemagne, détruisant une industrie qui n’allait pas bien fort : en 1983 d’abord, avec le tournant de la rigueur et la politique du « franc fort », en 1989 ensuite, en paniquant après la réunification Allemande, et en avalisant celle-ci au prix d’une monnaie unique et d’un fonctionnement de la BCE calqué sur celui de la Bundesbank.

Plus de vingt ans de guerre économique ont passé, et l’industrie Allemande a laminé les industries italienne et surtout française. Aujourd’hui la guerre est terminée et gagnée. La part des exportations de l’Allemagne en zone euro représente 10% du total. Le reste est hors zone euro, aux Etats-Unis et en Asie. L’Allemagne n’a plus besoin de la zone euro. Au contraire : la zone euro commence à lui coûter cher, à travers les plans de soutien à la Grèce, au Portugal, et à l’Espagne, à tel point qu’elle songe elle aussi à quitter l’euro.

Il est bien évident que ni la Grèce, ni le Portugal, ni l’Espagne, ni même la France et l’Italie ne pourront jamais rembourser leur dette avec une croissance atone et une industrie dévastée. La zone euro éclatera donc à la prochaine grave crise de spéculation contre l’un des cinq pays précités.

La Chine et les Etats-Unis contemplent avec ravissement cette deuxième guerre civile interminable, et se préparent (pour les Etats-Unis une deuxième fois) à tirer les marrons du feu. La Chine et les Etats-Unis pratiquent une politique monétaire astucieuse et laxiste. On pourrait ajouter à la liste des pays pratiquant une politique monétaire intelligente la Corée du Sud, et aujourd’hui le Japon. La Grande Bretagne, elle, prépare tout simplement un référendum pour sortir de l’Europe.

On a le choix : sortir de l’euro ou mourir à petit feu. Sinon, le dilemme pour les pays de la zone euro est assez simple : sortir de façon coordonnée et en douceur, ou attendre le tsunami financier.

Une sortie coopérative et en douceur aurait le mérite de préserver un peu de construction européenne, un tsunami sera l’équivalent du Traité de Versailles, les perdants étant cette fois les pays du Sud. Et au-delà des pays du Sud, toute l’Europe.

La sortie douce et coordonnée est assez simple, et a été déjà envisagée par nombre d’économistes. Il s’agit tout simplement de revenir à une monnaie commune, servant de référentiel aux différentes monnaies nationales. Cette monnaie commune, définie par un « panier de monnaies » nationales, atténue les spéculations contre les monnaies nationales.

C’est un retour au SME (Système monétaire européen) ? Oui. Des marges de fluctuations autour de la monnaie commune. Une stabilisation de la spéculation par des limitations des mouvements de capitaux, stabilisation qui pourrait être accrue par une taxe type Tobin sur ces mêmes mouvements de capitaux. Mais le SME a échoué direz vous… Oui, parce que le SME ne s’était pas donné de lutter contre la spéculation, et n’avait pas adopté une « Chambre de compensation » comme la souhaitait Keynes dans son projet pour Bretton Woods (abandonné au profit du projet américain).

Le meilleur moyen de rendre l’Europe odieuse, détestable pour longtemps, de faire le lit des nationalismes les plus étroits, est de poursuivre cette politique imbécile de monnaie unique associée à une « concurrence libre et non faussée » qui fait se pâmer de joie ceux qui en profitent, Chinois, Américains et autres BRICs.

Bien évidemment la mainmise du politique sur la monnaie ne suffit pas à faire une économie puissante : la recherche, l’éducation, la solidarité sont certainement aussi importantes. Mais laisser les « marchés » gouverner les pays est tout simplement une honteuse lâcheté.

(A suivre)

Bernard Maris

Création monétaire : Bernard Maris dévoile le pot aux roses

Publié le

Conseiller général de la Banque de France, classé à gauche, l’économiste Bernard Maris a lâché le morceau dans un documentaire récent, « La Dette », produit par Nicolas Ubelmann et Sophie Mitriani. Lorsqu’on lui pose la question : « D’où vient l’argent que prêtent les banques ? », il répond avec franchise : « Elles le fabriquent elles-mêmes avec l’autorisation de la banque centrale (…) Quand on a compris ça, on a tout compris à la monnaie. C’est que la banque fabrique à partir de rien de l’argent. C’est le métier du banquier. La banque crée ex nihilo de l’argent. Ca c’est quelque chose qui est très difficile à comprendre ». A noter que Bernard Maris vient de virer sa cuti sur l’euro

Rappel : La plus grande escroquerie de tous les temps