17.02.2010
Les liaisons incestueuses des ONG avec les Etats et les transnationales
Pour conduire leur action, les ONG humanitaires courtisent les gros donateurs : les firmes transnationales et les Etats. Cette proximité favorise l’affairisme des dirigeants et la politisation des grands causes. Lentement, certaines associations dérivent vers des objectifs sans rapport avec leurs buts officiels. Julien Teil explore cette évolution à travers plusieurs exemples.
De nombreux programmes de solidarité internationale sont plébiscités par les organisations inter-gouvernementales, suivis de près par les ONG et les médias. Certains d’entre eux ne semblent pourtant pas représenter les valeurs et idéaux qu’ils revendiquent. Un court panorama permet de déchiffrer certaines relations qui y sont nouées. Nous nous attarderons ici sur un concept né dans les années 90 et sur un programme de solidarité en cours d’élaboration. Il ne s’agit pas d’accuser les différents acteurs et intermédiaires de ces programmes, mais d’analyser les rapports qui y sont entretenus, afin de dresser un tour d’horizon de la perspective dans laquelle ils s’engagent.
Le 1%, l’Afrique et ses réseaux
C’est lors de l’émission La marche du Siècle du 5 janvier 1994 que le président du Conseil général des Hauts-de-Seine et ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, déclare : « Il faut que la France prenne la tête d’une véritable croisade en faveur du développement. On sait qu’à l’heure actuelle, tous les experts sont là pour le dire, si nous consacrons à l’aide au développement des pays sous industrialisés, sous-développés, l’équivalent de 1 % de notre PIB, le problème serait résolu ». Cette pratique est d’ailleurs déjà instituée au sein de la société d’économie mixte (SEM) Coopération 92, fondée à l’initiative de M. Pasqua et dirigée par ses proches.
Les actions réelles de Coopération 92 au Gabon ont été réalisées sans appels d’offre et se sont avérées fort coûteuses. Sans lien officiel avec ce qui précède, des sommes équivalentes à ce qui a été dépensé ont été offertes par le chef de l’Etat gabonais pour financer les activités politiques de M. Pasqua et de ses collaborateurs. [1]. Ce n’est que 14 ans plus tard, le 24 octobre 2008 que le Conseil général des Hauts-de-Seine vote la dissolution de la société, qui faisait pourtant l’objet de vives critiques depuis plus d’une décennie. L’opposition (PS, Verts, PC) dénonçait son opacité et regrettait l’absence d’ONG dans les projets [2].
Le fait de consacrer une partie du budget d’un organisme public ou mixte à des opérations de solidarité internationale alors que ce n’est pas la vocation de cet organisme constitue un détournement de fonds publics, quelque soit le caractère louable de ces opérations. Ou plutôt, « constituait un détournement de fonds », car la loi Oudin-Santini, entrée en vigueur le 27 janvier 2005, permet aux communes, à certains établissements publics de coopération, aux syndicats mixtes en charge des services publics d’eau potable, aux agences de l’eau, etc., d’affecter 1% de leur budget à des actions de solidarité internationale et de coopération. Cette loi, selon André Santini « est à la fois un moyen d’exporter le modèle de gestion français de l’eau, mais aussi un moyen de conquête de nouveaux marchés pour les groupes français » [3].
Cette disposition législative a légalisé une pratique jusque là délictuelle existante notamment dans certaine agences de l’eau (Seine Normandie et Rhin-Meuse), dénoncèes par la Cour des comptes en 2002 [4].
André Santini, principal auteur de cette loi, était le vice-président du groupe d’étude parlementaire sur les problèmes de l’eau. Ce proche de Charles Pasqua était par ailleurs son vice-président au Conseil général des Hauts-de-Seine, président du Syndicat des eaux d’île-de-France (SEDIF) et du Comité du Bassin Seine Normandie.
La gestion des eaux en Île-de-France a été confiée jusqu’en 2010 à la Générale des eaux, renommée Vivendi Environnement, puis Veolia.
Au Comité du Bassin Seine Normandie, responsable de l’eau dans sa région, M. Santini est secondé par un vice-président, Paul-Louis Girardot, par ailleurs président du conseil de surveillance de Veolia Eau et vice-président du conseil d’administration de Veolia Environnement.
Veolia Environnement a lancé en 2006 son comité d’évaluation indépendant afin « d’enrichir la vision stratégique de Veolia Environnement ». On y trouve entre autres Jean Michel Severino, directeur général de l’Agence Française de Développement (AFD) et Philippe Lévêque directeur général de l’ONG Care France. Care France bénéficie du partenariat en vigueur par l’intermédiaire de la loi Oudin-Santini et remercie les différentes agences de l’eau ainsi que le conseil général des Hauts de Seine dans son rapport d’activité 2009.
Premier bénéficiaire de la loi Santini et premier partenaire de Coopération 92, l’association SOS Sahel se consacre à reverdir le désert. C’est suite à la grande sécheresse des années 1973-1974 que Léopold Sédar Senghor, alors président du Sénégal, invita la société civile française et africaine à créer une association afin de lutter contre la famine. Ainsi est née à Dakar, en Novembre 1976, SOS Sahel.
L’ONG Action Contre la Faim milite pour « ratifier [la loi Santini] à l’échelle européenne (afin de pouvoir aider plus de personnes à avoir un accès à l’eau et à l’assainissement et ce en accord avec les Objectifs du Millénaire) » [5]. Cette proposition devrait susciter de vives critiques dans la mesure ou elle consiste à légaliser à l’échelle européenne une pratique qui reste délictuelle dans de nombreux Etats.
Action Contre la Faim est une association internationale créée en novembre 1979 sous le nom d’Action Internationale Contre la Faim (AICF) sous l’égide d’intellectuels atlantistes dont Françoise Giroud, Guy Sorman, Jacques Attali et Bernard-Henry Lévy. Il s’agissait à l’époque de nourrir au Pakistan les islamistes afghans fuyant l’Armée rouge.
Quatre mois après sa fondation, en février 1980, AICF participe à un évènement médiatique : « la marche pour la survie ». A l’appel de Médecins sans frontières, des célébrités escortent un convoi humanitaire qui est arrêté à la frontière cambodgienne. S’en suivent des images déchirantes où Bernard Henry-Lévy et Elie Wiesel supplient les troupes communistes vietnamiennes de laisser passer l’aide humanitaire destinée aux Khmers rouges, qu’ils viennent de renverser et laisseraient mourir de faim. La marche a été organisée en sous-main par la CIA avec l’aide de Claude Malhuret [6]. Il s’avérera ultérieurement qu’il n’y a pas eu de famine dans les camps de réfugiés Khmers rouges.
La création de l’association aurait été financée par Michel David-Weill, alors président de la banque franco-américaine Lazard et politiquement engagé dans la croisade anti-soviétique. Jean Guyot, qui lui est entré en 1955 chez Lazard, sera le fondateur et le premier président de l’ONG CARE France.
Guy Sorman explique : « David-Weill voulait nous faire ce chèque. Mais à l’époque, celle du contrôle des changes, c’était compliqué de transférer des fonds entre les Etats-Unis et la France. Nous avons donc décidé de créer une filiale américaine » [7].
Ainsi, les liens entre les collectivités locales, les ONG et de généreux mécènes paraissent entachés d’arrières-pensées politiques ou affairistes bien éloignées des idéaux affichés.
La Global Water Initiative et le programme Water Efficient Maize for Africa
En 2007, un généreux mécène offre 15 millions de dollars annuels sur 10 ans à un collectif d’ONG pour des actions de long terme favorisant l’accès à l’eau. C’est la Global Water Initiative (GWI).
Le projet est conduit au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Sénégal et dans neuf autres pays d’Afrique et d’Amérique centrale. Il ambitionne de fournir aux communautés un accès durable à l’eau potable et aux systèmes d’assainissement, et surtout un accès à l’eau pour les besoins de la production rurale.
Sept ONG participent à la GWI :
- Action Against Hunger / Action contre la Faim (AAH / ACF)
- CARE [8]
- Catholic Relief Services (CRS)
- The World Conservation Union – IUCN
- International Institute for Environment and Development (IIED)
- Oxfam America
- SOS Sahel. [9]
Le programme a été façonné par David Blanc (directeur du département des opérations d’Action Contre la Faim USA) en collaboration avec la Howard G. Buffett Foundation qui finance le projet dans sa totalité [10].
Howard Graham Buffett est le fils de Warren Buffett, classé deuxième fortune mondiale par le magazine Forbes en 2008. Il se présente comme un agriculteur, philanthrope, passionné de photographie. Son parcours passe malgré tout par la gestion de plusieurs entreprises dont l’Archer Daniels Midland de 1992 à 1995, l’une des plus importantes sociétés agro-alimentaires des Etats-Unis. Cette société, négociante en céréales, exerce une influence importante dans la diffusion des organismes génétiquement modifiés (OGM). La fondation Howard G. Buffett est née en 1999 et s’est donnée pour mission de procurer l’accès aux besoins essentiels pour les populations les plus démunies et marginalisées du monde. La fondation accorde une importance particulière à l’accès à l’eau en Amérique Centrale et en Afrique, ainsi qu’au développement des ressources agricoles pour les petits agriculteurs locaux.
Parmi les sept participants à la GWI, l’IIED (International Institute for Environment and Development), a joué un rôle idéologique de premier plan dans la renaissance du malthusianisme et la mobilisation contre le réchauffement climatique.
Grâce à un financement de l’Aspen Institute [11], l’IIED a été fondé en 1971 par l’économiste britannique Barbara Ward (aussi connue sous le nom de baronne Jackson of Lodsworth) et par l’homme d’affaire canadien Maurice Strong, qui fut le maître d’oeuvre des « sommets de la Terre ».
L’IIED est de nos jours financé par des ministères (ministère français de l’Ecologie, ministère britannique des Affaires étrangères, etc..) ; par des agences supra étatiques (Banque mondiale, FAO, Commission européenne, etc.) ; par des ONG (Care Danemark, etc.) et par un incroyable nombre de fondations (Rockefeller Foundation, Ford Foundation [12], etc.).
L’IIED est actuellement présidé par Camilla Toulmin, qui a auparavant géré son programme « terres arides » de 1987 à 2002. Son parcours lui a notamment permis d’étudier le renforcement des alliances dans le domaine du développement durable, les droits fonciers en Afrique et dans toutes les régions. Son travail s’est concentré sur le développement social, économique et environnemental dans les zones arides d’Afrique. Elle est d’ailleurs l’auteur d’un compte rendu, co-écrit avec Simon Pepper (président du WWF–Ecosse) dont le titre est Réforme foncière au Nord et au Sud. Une des conclusions de ce rapport est édifiante : « En Afrique, le programme de réformes foncières est en grande partie à l’ordre du jour du fait des donateurs internationaux, tels que la Banque mondiale, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et les Etats-Unis. Cet engagement provient du sentiment qu’une réforme foncière est indispensable en vue d’assurer une sécurité foncière suffisante pour favoriser l’investissement dans l’agriculture, réduire les conflits et allouer des terres aux utilisateurs plus productifs. Cette vision table également sur l’ouverture de nombreux pays africains aux investissements extérieurs dans l’agriculture. On estime que les entreprises internationales ont besoin de titres de propriété sécurisés avant d’investir leurs capitaux dans les économies africaines à haut risque. Il y a aussi d’importants intérêts nationaux qui poussent à l’acquisition des terres coutumières lorsque celles-ci sont mises sur le marché. » [13]. Une conclusion sans doute en adéquation avec les intérêts réels des approbateurs du GWI, dont la fondation Howard Buffett est l’unique investisseur.
Parallèlement, la fondation Howard Buffett et la fondation Bill & Melinda Gates financent le programme Water Efficient Maize for Africa (WEMA) à hauteur de 47 millions de dollars. Il a pour objectif de résoudre les problèmes de sécheresse rencontrés par les cultures locales africaines en créant de nouvelles variétés de maïs en collaboration avec Monsanto, le géant US des organismes génétiquement modifiés (OGM) [14]. Le programme est encadré par l’USAID.
Dans le cas du GWI et du WEMA, les intérêts privés sont encore surreprésentés : D’une part à travers les fondations issues du privé qui financent ces projets. Mais aussi par l’incontestable rôle que jouent les multinationales dont les représentants participent parfois à l’administration des dites ONG. Là encore, les contradictions entre le concept de solidarité et les intérêts représentés sont flagrantes.
Solidarité et gouvernance mondiale
Les deux exemples succinctement exposés sont représentatifs d’une réalité équivoque. De nombreux autres programmes censés répondre aux problématiques humanitaires reposent sur des partenariats entre secteurs public, humanitaire et marchand. En outre, le microcrédit est une composante qui est couramment ajoutée à certains de ces programmes. Pourtant le social business (ou entreprenariat social) recouvre lui aussi une réalité bien moins efficace que ce que prétendent ses fameux disciples : Jacques Attali, fondateur de Planet Finance et Bill Drayton, fondateur d’Ashoka Fund [15].
Le microcrédit et les partenariats entre ONG et entreprises font actuellement l’objet de discussions fructueuses. Certains y perçoivent une solution à la crise économique mais aussi une réponse aux enjeux sociaux et environnementaux de ces dernières années. Leurs existences reposent sur de nombreux forums qui érigent ces nouveaux modèles de gouvernance associative en tant qu’expression de la société civile au sein de la « future gouvernance mondiale » [16].
Malgré les divergences évidentes entre la société civile et les entreprises privées transnationales, les ONG accompagnent bien plus le secteur privé et les Etats qu’elles n’agissent comme acteurs indépendants, voire comme contre-pouvoir.
Ce comportement manifeste la lente dérive des grandes ONG de solidarité internationale, celles-ci représentant progressivement la défense d’intérêts extérieurs à la démocratie. Pis, l’idée —qui fait son chemin— d’une gouvernance mondiale à laquelle des ONG seraient associées est contradictoire avec la définition de la démocratie.
Julien Teil, pour le Réseau Voltaire
Notes :
[1] Noir Silence, par François Xavier Verschave, Les Arènes (2000), p.436-437.
[2] « Hauts-de-Seine : Dissolution de la SEM coopération 92 », Les Echos, 24 Octobre 2008.
[3] Association S-Eau-S.
[4] « La colère de Santini face aux questions de Bakchich », par Hélène Constanty et Marion Gay, Bakchich, 25 février 2008 :
[5] Dossier de Presse d’Action Contre la Faim à l’occasion de la journée mondiale de l’eau 2008 . La loi Oudin-Santini est traitée dans l’ouvrage Lobby Planet Paris, guide des Lobbys sorti en novembre 2009.
[6] Rescuing the World, by Andrew F : Smith, préface d’Henry Kissinger, State University of New York Press, 2002, pp. 123-129.
[7] « Action contre la Faim à la conquête de l’Amérique », par Emmanuel Saint-Martin, French Morning, 12 Octobre 2009.
[8] « Les ONG, instruments des gouvernements et des transnationales ? », par Julien Teil, Réseau Voltaire, 30 juillet 2009
[9] Présentation du GWI sur le site de l’ONG partenaire Care-USA.
[10] Page de David Blanc sur le site de Action Against Hunger.
[11] « L’Institut Aspen élève les requins du business », Réseau Voltaire, 2 septembre 2004,
[12] « La Fondation Ford, paravent philanthropique de la CIA » et « Pourquoi la Fondation Ford subventionne la contestation », par Paul Labarique, 5 et 19 avril 2004.
[13] Réforme foncière au Nord et au Sud , Camilla Toumin & Simon Pepper.
[14] Site internet de la société [Monsato-°http://www.monsanto.com/monsanto_today/2009/pledge_wema.asp...].
[15] William « Bill » Drayton, tout comme Jacaues Attali, estime que l’entreprenariat social permet de résoudre les problèmes de pauvreté. C’est pourquoi il a fondé, en 1981, le fond Ashoka afin de développer cette activité. Il a été sous l’administration Carter, assistant administrateur de l’Agence de l’Environnement U.S. C’est à ce titre qu’il lança le principe de marché du carbone (trade and cap).
[16] La sortie en 2008 d’un compte rendu d’un de ces forums éclaire sur la nature des relations qui y sont nouées. En 2008, s’est notamment tenu le forum « contestataires contestées… quel avenir pour les ONG dans la nouvelle gouvernance mondiale ? » Le contenu est détaillé dans la publication éponyme publiée par l’IRIS et l’ONG Handicap International.
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03.11.2009
Les dernières révélations de Richard Pellegrin
A écouter avec grande attention !
GRIPPE A - AUSTRALIE - MICRO PUCE
NOUVEL ORDRE MONDIAL
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Archive télé du 25/10/2009 10:57:50 sur Blog video
Gouvernance mondiale, grippe A et vaccins, codex alimentaire, 11 septembre, Iran, système financier
Le 03/11/2009
Gouvernance mondiale : la seconde world policy conference à Marrakech du 30/10 au 01/11/2009 avec la présence effective des éxécutants opérationnels (ministres, chefs d'entreprises de multinationales) d'une trentaine de nations contre 9 chefs d'Etats lors de la 1 ère rencontre à Evian.
Dossier grippe A : vaccin GSK anti grippe A, preuve d'une arme biologique de destruction massive. Codex alimentaire : alliance Sanofi- Oenobiol : preuve absolue de l'activation de ce codex (fusion effective du n° 1 de l'industrie pharmaceutique avec le n° 1 des compléments alimentaires).
Dossier, 11 septembre 2001. Système financier et monétaire international : La seconde vague de crise financière sera inexorablement déclenchée d'ici au 1 er semestre 2010, les indices boursiers enregistreront alors une chute d'au-moins 50 % de leurs valeurs... Dossier iranien : intervention militaire inexorablement déclenchée avant 2011.
LE MESSAGE AUDIO CORRESPONDANT (Partie 1) :
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LE MESSAGE AUDIO CORRESPONDANT (Partie 2) :
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20.01.2009
Livre : L'alimentation ou la 3ème médecine
Livre à téléchargerL'alimentation ou La Troisième Médecine - Du Docteur Seignalet
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10.12.2008
OGM : Rapport de Greenpace : La BOMBE !
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09.12.2008
OGM et Santé : Invit. Conférence./Débat "Les OGM sous toutes leurs facettes" par C. Vélot - Samedi 13 Déc 14H30 Sophia Antipolis - Greenpeace
affiche-conference-debat-OGM-13-dec-2008.pdf
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OGM : Le nouveau Guide des produits avec ou sans OGM pour les fêtes
A diffuser largement.
Le guide de Noël des produits sans OGM pour les fêtes.
Vous pouvez aussi le télécharger à cette adresse :
http://blog.greenpeace.fr/campagne/ogm
Bon cadeau GP.pdf
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02.12.2008
Alimentation : Du soja bio à la mélamine importé de Chine en France
| Près de 300 tonnes de soja contaminé à la mélamine ont été importées de Chine en France au mois d'octobre, a-t-on appris, vendredi 28 novembre, auprès de la coopérative agricole Terrena, qui a découvert la contamination. Selon Christophe Couroussé, directeur de la communication de Terrena, ces "293 tonnes de tourteaux de soja" ont été importées de Chine "fin octobre" par BNA, une filiale du groupe située en Vendée. Le taux de contamination peut atteindre 75 mg/kg selon les lots, trente fois supérieur au seuil maximal acceptable, fixé à 2,5 mg/kg par les autorités sanitaires. La mélamine est une substance très toxique destinée en principe à la fabrication de plastiques. Sa présence dans des produits laitiers a entraîné la mort de plusieurs bébés en Chine et l'hospitalisation de milliers d'autres. Selon France Bleu Loire-Océan, cette farine de soja contaminée a été incorporée dans de la nourriture destinée à des volailles commercialisées sous le label "bio". Une partie de cette préparation a pu être récupérée à temps chez les 127 volaillers qui avaient été livrés. Mais les animaux en ont tout de même consommé une quantité importante, environ un millier de tonnes. "PAS DE TRACE DE MÉLAMINE DANS LES VOLAILLES" Les consommateurs n'auraient toutefois pas d'inquiétude à se faire. Selon Ouest France, la viande des volailles qui ont picoré l'aliment contaminé a été analysée. Le quotidien cite les conclusions de Christophe Couroussé : "Pas de trace dans les volailles bio. La mélamine ne passe pas dans la viande, nous a expliqué un expert toxicologue. Elle est excrétée dans les urines dans lesvingt-quatre heures qui suivent l'ingestion", précise M. Couroussé. "Aucune procédure de retrait n'a été ordonnée dans les grandes surfaces, le risque pour la santé humaine étant considéré comme nul par l'Agence de sécurité sanitaire des aliments", assure encore Ouest France. La coopération d'Ancenis, où était stocké le soja, envisage toutefois de porter plainte contre son fournisseur chinois. "Il s'agit d'une fraude caractérisée, visant à enrichir artificiellement le taux de protéine du tourteau pour en tirer un prix plus élevé", indique Christophe Couroussé. Le soja utilisé pour nourrir les volailles est habituellement importé d'Amérique du Sud, explique France-Info, qui rappelle que "la France ne produit qu'un petit quart des 18 000 tonnes de soja qu'elle consomme chaque année". Mais les récoltes de cette année ont été mauvaises, notamment au Brésil, et les éleveurs français ont dû se tourner vers un nouveau partenaire : la Chine. Le Monde.fr, avec AP Que choisir ? Bien au-delà des 2,5 mg/kg autorisés par la norme ! Destiné à l'alimentation des poulets biologiques, ce soja était pourtant certifié par EcoCert, un des organismes qui garantit la qualité du bio. |
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Vers un crash alimentaire ?
Emission sur ARTE le mardi 2 décembre 2008 à 21 h
La tourmente financière, qui vient démentir toutes les promesses de la mondialisation, a éclipsé les signes avant-coureurs d'une autre crise, infiniment plus grave : une pénurie alimentaire générale. Pour comprendre comment tous les voyants sont passés au rouge, ARTE ausculte un système devenu fou.
Conjuguées au dérèglement climatique, les logiques économiques actuelles conduisent à brève échéance à une catastrophe alimentaire planétaire. est-il trop tard pour inverser la tendance ?
La récente flambée des prix agricoles a été un coup de semonce : jamais le monde n'avait affronté une crise alimentaire d'une telle ampleur. Mais comme le montre l'enquête d'Yves Billy et Richard Prost, les difficultés ne font que commencer. Les stocks mondiaux de céréales baissent depuis huit années consécutives et n'assurent plus à la population mondiale qu'une avance de vingt jours d'alimentation, bien en deçà du niveau officiel de sécurité fixé à soixante-dix jours. Aujourd'hui, rappellent-ils, 925 millions de personnes souffrent de la faim sur la planète et leur nombre croît de plus en plus vite. À la hausse du prix des matières premières, à la raréfaction de l'eau et des surfaces arables et aux ravages causés par les dérèglements climatiques, se sont ajoutés deux phénomènes récents : au moment même où la demande chinoise en céréales s'accélérait brutalement, les biocarburants ont commencé à redessiner la carte de l'agriculture mondiale. Par exemple, la production américaine d'éthanol à base de maïs, qui engloutit le tiers des récoltes du pays, devrait passer de 80 millions de tonnes en 2007 à 120 millions cette année. Quant au productivisme agricole, qui en un demi-siècle a épuisé les sols et pollué l'environnement, il a atteint ses limites. Tout comme le dogme néolibéral, qui a poussé les pays du Sud à tout miser sur des cultures d'exportation, mettant la survie des populations locales à la merci des cours mondiaux. De plus en plus nombreuses, des voix s'élèvent pour que ces logiques économiques soient remises à plat, même au sein du FMI et de la Banque mondiale, afin de prendre en compte les besoins des différents pays, y compris des plus pauvres.
Sommes-nous capables de modifier le cours de cette catastrophe annoncée ?
Nourrir les hommes ou l'économie ?
Les réalisateurs ont enquêté en Europe, interrogé de nombreux spécialistes de l'agriculture et de l'alimentation, parcouru les exploitations céréalières de l'Argentine et des États-Unis, puis traversé une Chine en voie d'urbanisation accélérée. Pour parvenir à nourrir sa population, celle-ci investit désormais à l'extérieur de ses frontières, en Afrique, en Corée du Sud et, justement, en Argentine. Avec l'exemple du maïs et du soja, deux cultures majoritairement livrées aux OGM, que l'industrie, mais aussi l'élevage intensif, disputent à l'alimentation humaine, ils nous permettent de comprendre très concrètement pourquoi la demande agricole grimpe alors que l'offre baisse. Une démonstration accablante, qui nous interroge : sommes-nous capables de modifier le cours de cette catastrophe annoncée ?
Interview du coréalisateur Yves Billy
http://www.arte.tv/fr/accueil/Comprendre-le-monde/Crash-a...
Les intervenants du film
http://www.arte.tv/fr/accueil/Comprendre-le-monde/Crash-a...
Extraits vidéos : Comprendre le monde !
http://www.arte.tv/fr/accueil/Comprendre-le-monde/Crash-a...
L'augmentation de la demande mondiale : l'effet poulet
Extrait vidéo n° 1 - Lorsque l'ouvrier chinois a les moyens d'ajouter une aile de poulet à son assiette de riz, c'est un événement planétaire. L'augmentation et la modification de la demande alimentaire dans les pays émergents a des effets considérables sur la planète.
http://www.arte.tv/fr/accueil/Videos-sur-ARTE-TV/2151166,...
Produire plus, produire ailleurs
Les agrocarburants au banc des accusés
Extrait vidéo n° 3 - La création récente de filières de production de carburants à partir de produits autrefois destinés à la seule alimentation humaine ou animale est en train de modifier profondément la géopolitique de l'agriculture mondiale.
http://www.arte.tv/fr/accueil/Videos-sur-ARTE-TV/2151166,...
L'alimentation sauvée par la recherche scientifique ?
21:26 Publié dans Alimentation, Crash alimentaire, Manipulations génétiques, OGM et MONSANTO, Pollution chimique, Santé | Lien permanent | Envoyer cette note
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Santé : Nos Libertés ?
Documents à télécharger et vidéos:
La République :
"L'État" par Bernard Charbonneau
La Déclaration universelle des droits de l'homme
La dictature des cartels :
Comprendre la seconde guerre mondiale
L'OMC :
OMC : les Cartels aux commandes
Nous les Esclaves de l'OMC (vidéo)
L'OMS :
Le Codex Alimentarius :
L'Ordre moisi du Codex Alimentarius (vidéo)
La Dictature mondiale des chimistes (vidéo)
Le Codex Alimentarius par "On Nous Cache Tout"
Le FMI :
Le Pétrole :
"L'Empire" anglo-américain par William Engdahl
David Lynch et le 11 septembre (vidéo)
L'industrie pharmaceutique et chimique :
Historique du Cartel Pharmaceutique
Monsanto et l'Aspartame (vidéo)
Le Cancer une affaire très rentable (vidéo)
783 936 morts par la médecine aux USA (soit 155 000 morts par an en France)
Les OGM :
OMC OGM : la domination totale
Débat avec Monique Robin (vidéo)
Monsanto : Après moi le déluge
Monsanto par Monique Robin (Vidéo)
La Religion de la guerre (vidéo)
Mondialisation (ou industrialisation) :
La Mondialisation des marchandises
Le nazisme une invention américaine ?
Tabac :
La Guerre des nazis contre le tabac
"Une Cigarette" par Imre von Der Heydt
Fumer la cause principale des cancers du poumon ?
Le tabagisme passif, selon Robert Molimard (Vidéo)
Drogue :
Sortir des impasses de la prohibition
Les Solutions :
Enquête sur le Cancer I et II (vidéo)
Enquête sur le Cancer III (vidéo)
La Vitamine C, par Pierre Lance
Guérir par l'alimentation (vidéo)
Des solutions au cancer ? (vidéo)
12:03 Publié dans Alertes, Alimentation, Laboratoires pharmaceutiques, Le Gouvernement Mondial, Le Pouvoir Mondial, Santé, Sectes Secrètes | Lien permanent | Envoyer cette note
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09.11.2008
Alimentation : Monsanto veut breveter le porc !
15:17 Publié dans Alimentation, Monsanto, OGM et MONSANTO | Lien permanent | Envoyer cette note
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