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International : Le Pouvoir Mondial

20/10/2014

Pétrole: Riyad et Washington suspectés de complot contre la Russie

Et voilà ! Ils ne savent plus quoi faire pour ruiner la Russie et l'Iran !

Et Moscou s'en fout, la preuve, pas de troubles majeurs et Moscou se paie encore le luxe d'imposer de nouvelles sanctions à l'UE.

 

Pétrole: Riyad et Washington suspectés de complot contre la Russie

Nezavissimaïa gazeta
11:32 20/10/2014
MOSCOU, 20 octobre - RIA Novosti

Selon la presse chinoise, l'administration américaine et les Saoudiens comptent réduire les cours pétroliers jusqu'à 50-60 dollars le baril pour faire pression sur la Russie et l'Iran, écrit lundi 20 octobre le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Le président russe Vladimir Poutine pense que le baril ne sera pas inférieur à 80 dollars. Alors que les experts indépendants s'abstiennent de prédire la profondeur de la chute des tarifs pétroliers.

Vladimir Poutine est convaincu que le cours pétrolier se redressera prochainement, car aucun acteur du marché ne souhaite qu'il descende en-dessous de 80 dollars. Tandis que la presse chinoise estime que le baril à 80 dollars est tout à fait acceptable pour l'Arabie saoudite et les USA. Un ancien haut fonctionnaire de la Maison blanche a noté que même une baisse de cours jusqu'à 80 dollars le baril ne provoquerait que des pertes mineures pour l'Arabie saoudite. Et si le tarif du pétrole brut aux USA tombait jusqu'à 85 dollars, les compagnies américaines qui produisent également de l'huile de schiste pourront quand même faire du bénéfice.

L'analyste sud-coréen publié par la presse chinoise partage la théorie d'un complot tarifaire antirusse des USA et de certains pays de l'Opep. "L'Iran et la Russie sont considérés comme des ennemis, c'est pourquoi les pays occidentaux et l'Opep ont pris le contrôle du marché du pétrole brut et ont commencé à agir ensemble. La chute du cours pétrolier a un triple effet: la stimulation de la croissance économique, une attaque contre la Russie et l'assouplissement de la pression excessive entre l'offre et la demande", écrit l'auteur. De plus, d'après des études plus antérieures, les USA et l'Arabie saoudite comptent vendre du pétrole en Asie et en Amérique du Nord pour 50-60 dollars le baril.

Le quotidien chinois Renmin Ribao rappelle que la moitié des revenus de la Russie proviennent des ventes d'hydrocarbures, et si le prix du baril chutait réellement jusqu'à 60 dollars le baril, l'économie russe se retrouverait dans une position difficile.

Mais les experts interrogés ne croient pas que les cours puissent descendre jusqu'à 60 dollars le baril. Selon eux, le fond a été atteint ou n'est pas loin. "Nous pourrions même voir le baril à 75 dollars. Mais personne ne songe sérieusement au tarif de 60 dollars", déclare l'analyste de la Sberbank Investment Research Valeri Nesterov.

Roustam Tankaev de l'Union des producteurs pétroliers et gaziers de Russie pense que la ferme intention de l'Arabie saoudite de ne pas réduire la production pourrait changer prochainement. "L'Arabie saoudite s'oppose à l'augmentation des tarifs, mais dans le pays l'opposition croît, car il existe déjà des problèmes pour remplir les programmes sociaux à cause du cours actuel. Du coup, bien que l'Arabie saoudite annonce officiellement qu'elle ne participerait pas à la basse des quotas pour la production et ait même réussi à persuader l'Iran et le Venezuela à en faire de même, le royaume s'est tout de même divisé en deux camps. On ignore donc pour l'instant ce qui se passera à la session de l'Opep", explique l'expert. Il a également indiqué que le succès de l'opération américaine contre l'Etat islamique pourrait faire monter les tarifs dans le monde si les Américains parvenaient à stopper les exportations pétrolières de la région contrôlée par les islamistes.