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11/03/2010

Paris et Berlin divisés sur le projet d'un FME

La france n'est pas assez endettée comme cela pour se permettre de renflouer les pays Européens ?

Une manière de nous imposer le Nouvel Ordre Mondial par le biais du FMI et de continuer à nous endetter pour que nous soyons tenus par les banquiers Illuminati.

STOP A L'EUROPE !
Ne serait-il pas temps d'en sortir ?

 

Publié le 10/03/2010 | 21:43

Bruxelles, la commission européenne

Bruxelles, la commission européenne

B.LeVaillant

François Fillon a indiqué mercredi que le fonds monétaire européen ne pouvait être qu'une solution de moyen terme

Avancée par le ministre allemand des Finances, l'idée de ce Fonds monétaire européen (FME) viserait à aider des pays comme la Grèce confrontés à de graves crises financières.

La chancelière allemande Angela Merkel y est favorable mais la France est réservée car un tel projet nécessiterait une révision des traités Européens.

François Fillon a quelque peu atténué les réserves françaises exprimées la veille par la ministre de l'Economie Christine Lagarde sur le "FME " mais les divergences sont bien réelles.

L'insistance de Berlin sur le volet contraignant - sanctions en cas de manquements budgétaires - que supposerait un tel fonds de soutien, dont la crise grecque a brutalement souligné la nécessité, embarrasse également la France, dont le déficit s'aggrave.

Fillon: le FME, une idée à expertiser rapidement
Des diplomates français, en privé, s'agacent de ce qu'ils considèrent comme un contre-feu allumé par l'Allemagne, fort réticente à envisager un éventuel renflouement de la Grèce.

"Ce n'est pas une proposition qui peut répondre aux problèmes les plus immédiats et les plus urgents mais que nous devons expertiser rapidement", a déclaré François Fillon lors d'une conférence de presse commune avec Angela Merkel; Le chef du gouvernement français avait auparavant souligné, lors d'un discours à l'université Humboldt, "le devoir de solidarité" de la zone euro envers Athènes.

La crise en Grèce a servi de déclencheur pour la zone euro
La crise budgétaire de la Grèce a engagé un débat sur la nécessité pour la zone euro de se doter d'un mécanisme d'entraide financière pour ses pays membres, une évolution en forme de révolution pour l'Union économique et monétaire.

A l'heure actuelle, l'Union européenne dispose paradoxalement d'un système de prêts d'urgence pour ses pays en difficulté, mais pas pour ceux ceux faisant  partie de la zone euro. Il a été utilisé l'an dernier pour des pays comme la Lettonie, la Hongrie ou la Roumanie.

Un tel mécanisme d'entraide n'a pas été prévu pour la zone euro lors de son lancement en 1999, notamment en raison du refus de l'Allemagne qui refusait de devoir payer pour les autres.

L'Allemagne change de point de vue et pose ses conditions
La crise grecque a changé la donne et Berlin vient de se ranger à cette idée. "Pour la stabilité de la zone euro, nous avons besoin d'une institution qui dispose des expériences du FMI et de pouvoirs d'intervention analogues", a dit le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble.

Un de ses porte-parole, Michael Offer, a précisé lundi que l'Allemagne agissait de concert avec la France pour promouvoir cette idée, et que M. Schäuble ferait "prochainement des propositions".
Il est important que la démarche soit concertée avec les partenaires de l'Allemagne et "dans ce cadre notre partenaire le plus important est la France", a-t-il dit.

L'idée va "au-delà du cas de la Grèce, la Grèce est plutôt le déclencheur", a souligné le porte-parole allemand. "Une Union monétaire doit être en mesure de surmonter elle-même les crises", car demander de l'aide à l'extérieur est "un signe d'affaiblissement de cet espace", a-t-il argumenté.

La Commission pour sa part a laissé entendre que la Banque centrale européenne pourrait y jouer un rôle mais n'a pas voulu commenter des informations de presse selon lesquelles l'Allemagne souhaite intégrer dans un futur Fonds monétaire européen de sévères sanctions pour les pays de la zone euro trop laxistes sur plan budgétaire.

Berlin envisagerait la suppression de subventions européennes, le retrait  temporaire de droits de vote lors des réunions ministérielles de l'UE, voire une exclusion provisoire de la zone euro, selon le Financial Times.

Info france 2


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10/03/2010

80% des européens jugent leurs institutions corrompues

Une enquête récente de l’Eurobaromètre, commandée par la Commission européenne et publiée en décembre dernier, révèle ce chiffre effarant : plus de 80 % des européens des 27 États de l’Union européenne estiment que les institutions de leur pays sont corrompues, et plus des trois quarts pensent que la corruption est un problème majeur de leur pays.

 

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La question de la corruption et de ses conséquences socioéconomiques est un thème classique lorsqu’il s’agit de politique africaine ou caribéenne, ou encore des anciens satellites de l’URSS, où la corruption est considérée comme endémique, et la pauvreté à l’origine de tous les vices. Mais qu’en est-il de la situation dans les pays de l’UE, qui font partie des pays les plus riches du monde ?

Les résultats de l’ONG Transparency International, concernant la corruption au niveau mondial, obtenus grâce à l’indice de perceptions de la corruption (IPC), offrent un très bon positionnement à certains pays de l’Europe, comme le Danemark et la Suède, respectivement en deuxième et troisième place des pays où la perception de la corruption est la moins forte au monde. A l’inverse, ces résultats montrent que la situation est déplorable dans certains États membres de l’UE, et qu’elle s’est même sensiblement dégradée cette année.

La Grèce, la Bulgarie et la Roumanie se trouvent à la 71e place (sur un total de 180 pays), l’Italie à la 63e, et la République tchèque en 52e place, avec une perception de corruption de 5/10. Ainsi, malgré le fait que l’Union européenne a placé la lutte contre la corruption à la tête de ses priorités lors de l’élargissement, notamment pour les pays d’Europe de l’Est dont la culture la corruption est bien connue, les citoyens d’anciens Etats membres considèrent toujours la corruption comme très présente au sein des institutions nationales, régionales et locales de leur pays.

Les européens ont-ils confiance dans leurs hommes politiques ?

Les résultats de la troisième enquête Eurobaromètre sur la perception de la corruption au sein de l’UE révèlent que, dans la majorité des Etats membres, plus de la moitié des citoyens soupçonnent les hommes politiques, mais également les fonctionnaires en charge des attributions de marchés publics et des permis, d’être impliqués dans des affaires de pots-de-vin ou d’abus de pouvoir pour un bénéfice personnel. Bien que très peu des personnes interrogées aient elles-mêmes été victimes d’acte de corruption – seuls 9 % affirment qu’il leur a été demandé de verser un pot-de-vin afin d’obtenir un service – celles-ci estiment que la corruption est principalement due aux relations trop étroites entre les monde des affaires et de la politique (42 %). Étonnamment, le niveau de vie et des salaires n’est quasiment jamais mentionné comme cause présumée de la corruption, mais plutôt le manque de volonté politique d’imposer davantage de transparence dans les dépenses publiques et les attributions de marché.

D’autre part, la situation et la perception des citoyens s’est fortement dégradé certains pays de l’UE, comme en Finlande où le pourcentage de citoyens qui estiment que la corruption est présente au sein des institutions nationales a augmenté de 36 % à 68 %, ou encore à Malte où la proportion passe de 66 % à 89 %. De façon globale, la perception des citoyens de l’UE concernant la corruption a nettement augmenté depuis 2007 : + 6 % au sein des instituions nationales et locales, + 8 % au sein des institutions régionales, et même + 10 % pour les institutions de l’UE. Les résultats révèlent en effet une méfiance croissante à l’encontre de tous les domaines du secteur public (élus, police, justice, santé, éducation) avec une augmentation de près de 6 points pour chaque secteur particulier. La tendance s’est inversée par rapport aux observations tirées des études de l’automne 2005 et de l’automne 2007, qui montraient alors une amélioration générale.

Les scandales qui ont marqué l’année 2009

La forte dégradation des résultats concernant la perception de la corruption des citoyens européens est peut-être due en partie à la sombre situation économique mondiale en 2009, mais surtout aux révélations publiques – et fortement médiatisées – de scandales financiers impliquant des hommes politiques de plusieurs États de l’UE. En effet, l’actualité de 2009 a été marquée par plusieurs scandales, notamment : l’affaire des notes de frais des parlementaires britanniques, qui a provoqué la démission de plusieurs élus.

A Malte, un scandale a également éclaté mettant en cause, en autres, l’Autorité maltaise à l’Environnement et à la Planification, attribué par certains aux conséquences des réformes administratives d’adhésion dans l’UE, qui ont renforcé l’indépendance de ces « autorités », sans mettre en place de système de contrôle. Le cas le plus marquant est sûrement celui de la Finlande, jusqu’ici bon élève de l’indice de corruption, où plusieurs importants scandales ont été révélés ces dernières années portant sur le financement des campagnes électorales, provoquant une véritable crise de confiance du gouvernement en place. Un sondage national montre en effet que la crédibilité des hommes politiques finlandais a diminué de 60 % l’année dernière.

Ces quelques exemples montrent à quel point la corruption est un phénomène complexe et persistant du monde politique. L’Europe ne devrait pas se satisfaire de quelques bons chiffres provenant de certains pays, mais se pencher sur la situation réelle de la démocratie dans les différents pays de l’Union et proposer des réglementations permettant de renforcer le contrôle des citoyens sur les décisions et dépenses publiques de leur pays.

Source : Euromag

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17/02/2010

Dette grecque : Goldman Sachs au banc des accusés

17/02/2010 | Mise à jour : 21:42

Angela Merkel, la chancelière allemande.
Angela Merkel, la chancelière allemande. Crédits photo : AP

La chancelière allemande, Angela Merkel, a jugé « scandaleux » que les banques aient aidé à masquer les comptes de certains États.

«Les deux grands clients des banques d'affaires dans le secteur public européen ont été la Grèce et l'Italie» : l'aveu de ce spécialiste des produits dérivés londonien laisse à penser que la polémique autour de la créativité dont a fait preuve la Grèce pour améliorer la présentation de sa dette avec l'aide de Goldman Sachs n'est pas près de s'apaiser.

La suspicion, désormais, s'étend à l'Italie où les banques américaines, JPMorgan et feu Lehman ­Brothers en tête, ont orchestré à tour de bras des opérations financières complexes dès les années 1990. «Tous les États européens l'ont pratiqué à grande échelle, y compris l'Allemagne, très friande des swaps de change», assure, de son côté, un banquier d'un établissement anglo-saxon. Les spécialistes s'accordent, toutefois, à reconnaître que la gestion de la dette française par l'Agence france Trésor (AFT), logée à Bercy, a été des plus orthodoxes. Chaque année, toutes les émissions sont auditées par la Cour des comptes, et dans son bulletin mensuel l'AFT précise la nature et le montant de ses opérations de swaps.

Des positions spéculatives

Il s'agit, en effet, de faire la différence entre, d'une part, ce qui relève de la bonne gestion financière d'un État - qui comme une entreprise doit se prémunir des risques de change ou de taux - et d'autre part des opérations destinées à maquiller la réalité ou à prendre des positions spéculatives. Dans les années 1990 déjà, la Belgique avait été au cœur d'un gigantesque scandale après que des positions de dérivés acquises auprès de Merrill Lynch aient mal tourné. De son côté, l'Italie a multiplié des «swaps» ou contrats d'échange sur l'inflation et, selon un financier, Rome a «gagné beaucoup d'argent sur ces positions».

Eurostat, l'organisme chargé d'évaluer les comptes publics de la zone euro, a demandé aux États de faire la lumière sur leurs opérations. Mais le contrôleur n'est pas exempt de critiques lui-même. Jusqu'en 2004, en effet, Eurostat n'incluait pas les titrisations comme de la dette logée au passif des États. Il a revu sa position en 2004, ce qui aurait conduit certains, comme l'Italie, à cesser de recourir massivement à ce type de montages. En 2008, également, il a réintégré les swaps de change, comme celui incriminé de Goldman Sachs, dans ses comptages. Certains doutent toutefois que les États soient complètement rentrés dans le rang : «Il est très surprenant qu'en dépit de la récession la dette de l'Italie - très élevée - n'ait pratiquement pas grimpé officiellement», relève Antoine Brunet, chez AB Marchés.

Outre l'inquiétude sur d'éventuelles «bombes à retardement» financières dans les comptes de la Grèce ou de l'Italie - voire des collectivités locales -, cette affaire met une nouvelle fois en scène Goldman Sachs dans un rôle de paratonnerre, incarnation des turpitudes de la finance et de ses commanditaires. La chancelière allemande, Angela Merkel, a jugé « scandaleux » que « les banques, qui nous ont déjà amenés au bord du précipice, ont également participé à la falsification des statistiques budgétaires de la Grèce ». De son côté, l'actuel gouverneur de la banque d'Italie, Mario Draghi, se retrouve au centre d'une polémique pour avoir été vice-président de la firme américaine, entre 2002 et 2005, en charge notamment des relations avec les États de la zone euro. Alors que plusieurs opérateurs de marché s'interrogent sur son rôle précis au cours de la période, la banque centrale italienne a pris la défense de son patron, par ailleurs candidat potentiel à la succession de Jean-Claude Trichet à la BCE, en assurant qu'il n'avait «rien à voir» avec les swaps réalisés par la Grèce.

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Grèce : Une Bombe explose à l'extérieur de la Banque JP Morgan

La révolution est en marche !

Par Reuters Publié: Février 16, 2010 (Taduction google)

Une Bombe explose à l'extérieur de la Banque JP Morgan (Athènes), Pas de Blessés. ATHENES (Reuters)

Une bombe a explosé mardi devant les bureaux d'Athènes de JP Morgan, la deuxième plus grande banque américaine par les actifs, provoquant des dégâts mineurs et aucun blessé, la police et selon la société. L'explosion est la dernière d'une série d'explosions qui ont secoué le pays depuis que la police commis un meurtre d'un adolescent en Décembre 2008, et ait déclenché les pires émeutes dans le pays depuis des décennies. "Il était une bombe à l'extérieur des bureaux de JP Morgan au deuxième étage d'un immeuble d'Athènes", a déclaré un fonctionnaire de police qui a refusé d'être nommé. "L'explosion a endommagé la porte, meubles, ordinateurs et brisé quelques fenêtres», a ajouté le responsable. La police avait bouclé la zone après un journal local a reçu un appel d'avertissement.

Des ambulances et des camions de pompiers ont bloqué les rues dans le quartier central haut de gamme de Kolonaki, où les bureaux grec JP Morgan sont situés, un témoin Reuters disa. JP Morgan a confirmé l'incident et dit qu'il n'y avait pas de blessé. «Personne n'a été blessé", a déclaré un porte-parole de JP Morgan à New York. «L'entreprise va encore recueillir des détails sur la situation.

" En 2007, l’entreprise New-yorkaise etait sur la sellette par les enquêteurs grecs », après la souscription 280 millions d'euros (382,2 millions de dollars) d'obligations du gouvernement structuré qui a pris fin grâce à un fonds de pension d'État à des prix gonflés. JP Morgan, qui a nié tout méfait, a accepté de racheter les obligations et d'inverser la donne. Les banques, les sociétés étrangères et la police sont une cible fréquente des groupes de gauche en Grèce. Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de l'attaque, a indiqué le responsable. Une Guérilla urbaine ont fait exploser une bombe artisanale en dehors du Parlement de la Grèce en Janvier, sans faire de blessés et des dégâts mineurs. Dans d'autres attaques depuis le crime de l’adolescent, des groupes de guérilleros ont tué un officier antiterroriste grecque et bombardé la Bourse d'Athènes. (Reportage additionnel par Elinor Comlay à New York)

Source: http://www.nytimes.com/reuters/2010/02/16/world/international-us-greece-explosion.html?_r=1&dbk

 

Fin de partie pour les pays de l’Union européenne

Article placé le 10 fév 2010, par Mecanopolis

Addendum ajouté le 11 février

Les manipulations générales en faveur de l’établissement d’un nouvel ordre économique sont devenues si denses qu’elles s’étalent presque au grand jour. Pourtant, les véritables influences restent cachées, et les intentions ultimes ne peuvent qu’être assez difficilement soupçonnées, presque jamais comprises.

La crise financière aura permis de recapitaliser les banques avec l’argent public. Aujourd’hui ce sont ces mêmes institutions qui menacent de détruire les États qui les ont sauvées. Qui peut un instant croire encore que ces opérations de déstabilisation seraient dues à la seule irrationalité des marchés, et qu’elles n’obéissent pas, en premier lieu, à un agenda caché ?

euro

Chronologie de la crise en cours

C’est l’agence de notation Flitch Ratings, contrôlée par le holding français Fimalac, qui a été la première à dégrader la Grèce, en décembre dernier. Ce sont ensuite les dirigeants de la la Banque centrale européenne (BCE) qui ont mi le feu aux poudres, en annonçant « Si avant la fin de l’année la Grèce n’a pas retrouvé son niveau de notation qu’elle avait avant la crise, nous ne garantissons pas que la dette grecque puisse être refinancée par la BCE. Ce n’est d’ailleurs pas notre problème, mais celui de la Grèce seulement ».

Ensuite, comme plusieurs sources le confirment, c’est une grande banque américaine d’investissements et deux hedge funds (fonds de gestion spéculatifs) qui ont décidé de faire courir la panique sur les marchés. Ces « investisseurs » ont tout d’abord parié sur la baisse du prix des obligations émises par le trésor grec, portugais ou espagnol, puis, se sont précipités sur les produits dérivés qui permettent de s’assurer contre le risque de défaut de paiement d’un Etat ou d’une entreprise, appelés Credit Default Swap (lire notre article du 6 février).

Avant la réunion du G7, en fin de semaine dernière, Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, a créé un nouvel effet panique en annonçant que « son institution était disponible pour voler au secours de la Grèce ».

Mensonges

Mais en réalité la faillite de la Grèce est impossible. Cela pour une raison simple, c’est qu’elle ne peut, du fait de son appartenance à la zone euro, se retrouver en manque de liquidités (en comparaison, quand l’Argentine à été en « faillite » en 2001 c’était parce qu’elle n’avait plus de devises en dollars pour financer ses importations). De plus, les traités européens prévoient que l’UE doit assister les États en cas de « menace sérieuse de graves difficultés ». Il est donc mensonger de prétendre que l’UE pourrait sacrifier la Grèce. La plupart des analystes admettent d’ailleurs qu’il s’agit d’une opération planifiée . En fait, la déstabilisation de la Grèce n’a pour but que de donner l’illusion que l’UE est engagée dans un bras de fer avec les spéculateurs, alors qu’il s’agit en réalité d’une « action concertée », comme l’indiquait le premier ministre grec la semaine dernière.

Les statuts de la BCE ne permettant pas d’émettre une dette publique, mais seulement de racheter ces dettes à travers les institutions bancaires privées, il ne sera donc pas possible pour l’UE de refinancer directement la Grèce et les autres pays en difficultés, dont l’état de délabrement demandera également un « plan de sauvetage » dans les semaines ou mois à venir. Dans l’immédiat, pour « couvrir » la Grèce, il va être nécessaire de créer un nouvel « organe » afin de mettre en commun une grande partie de la politique budgétaire européenne. La Grèce sera donc contrainte de faire d’autres concessions que celles des derniers jours, de sorte à ouvrir la voie des réformes sociales qui seront ensuite promulguées en Espagne, en Italie et au Portugal, pour commencer. L’idée centrale est d’utiliser cette crise des Etats afin contraindre au fédéralisme économique la majorité des pays membres qui s’y refusaient jusqu’ici.

L’homme de l’ombre

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy avait évoqué, en novembre dernier, la création d’un « gouvernement économique » des 27 pays membres, de même que l’établissement d’un impôt européen. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso lui avait emboité le pas quelques jours plus tard, devant le parlement européen : « Je ne suis pas contre l’idée d’un impôt européen pour permettre à l’UE de bénéficier de ressources propres par rapport aux contributions des États. J’ai l’intention d’examiner toutes les questions de fiscalité dans l’Union européenne, nous devons passer en revue toutes les ressources (financières) de l’UE (…) Le programme sur lequel j’ai été élu dit qu’il faut examiner de possibles ressources propres ».

Le 11 novembre 2009, Mario Borghezio, membre italien du parlement européen, avait évoqué la possibilité que les candidats aux postes de président et ministre des Affaires étrangères de l’UE, comme Jan Peter Balkenende, David Miliband, Herman Van Rompuy parmi d’autres, pourraient être ceux des « groupes occultes » Bilderberg et Trilatérale et non simplement ceux des forces politiques des pays (voir cette vidéo du Parlement). Le lendemain, Herman Van Rompuy se rendait au Château de Val Duchesse pour une réunion du Groupe Bilderberg où il donna, dans un discours, sa vision quant à la gouvernance de l’Europe et la nécessité de centraliser les flux financier des États membres (faits rapportés par cet article du Times).

La mise en place de ce « gouvernement » n’aura pas pour but de sauver la Grèce, l’Espagne ou le Portugal, mais d’unifier les budgets des pays membre de l’UE afin de pouvoir disposer de leurs ressources, c’est à dire, pour être plus précis, de mettre fin à leur souveraineté économique. Les dispositions du Traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre dernier, donne toute la marge de manœuvre nécessaire pour cela.

C’est dans une ambiance de crise qu’Herman Van Rompuy pourra donc se présenter en sauveur de la zone euro au sommet qui réunira les chefs d’État européens ce jeudi 11 février, à Bruxelles. Pourtant, les solutions qu’il préconisera n’auront en rien été décidées dans l’urgence, parce que des pays européens pourraient se retrouver en faillite. Il est en réalité préparé depuis plus de vingt ans par le président européen, ses complices et l’oligarchie financière qui l’a mis en place (voir le document pdf en fin d’article).

Bien entendu, ce gouvernement ne sera pas effectif au matin du 12 février. Pour faire plier les États et que les populations européennes acceptent d’être entièrement dominées par Bruxelles, ainsi que toutes les réformes nécessaires qui leurs seront imposées sous prétexte de relancer la zone euro (lire notre article du 2 février), il faut que la situation se dégrade encore. Mais le piège est d’ors et déjà en train de se refermer.

La démocratie européenne, qui était née en Grèce en 507 avant J.C., sera morte, en Grèce également, dans les premiers mois de l’année 2010.

Addendum, 11 février 2010

Joli numéro de passe-passe dans les coulisses de Bruxelles aujourd’hui. On pourrait presque penser que Sarkozy et Merkel veulent voler la vedette au président du Conseil von Rompuy. Ce serait oublier que cette crise des États trouve, d’une part, son origine dans le déclassement de la Grèce par l’agence de notation Flitch, propriété du groupe français Fimalac et que, d’autre part c’est la Deutsche Bank, en concertation avec la banque américaine Goldman Sachs, qui est à l’origine des spéculations sur l’euro, comme l’indique cette dépêche de l’AFP.(1) Il est donc difficile de ne pas admettre que ce sont toujours les mêmes qui sont aux commandes – où qu’il y a pour le moins collusion d’intérêts – et que l’on voudrait nous faire voir des divergences là où il n’y a que des complicités.

Reste que Sarkozy et Merkel ne vont en aucune manière venir réellement et directement en aide à la Grèce. Ils se limiteront à des déclarations d’intention, de sorte à calmer un peu les marchés et évacuer tout soupçons, en indiquant qu’ils se porteront garant de la Grèce si elle en venait à se trouver véritablement en faillite – ce qui est impossible, pour les raisons que nous avons déjà évoquées plus haut.

Ce n’est bien sur pas le genre d’élucubrations hystériques dont Sarkozy s’est fait le spécialiste qui doit retenir notre attention – il n’est que l’idiot utile d’un jeu qui n’est pas le sien – mais le plan que présentera Hermann von Rompuy ce soir, puis les premiers actes de validation lors de la rencontre des ministres des finances des pays de la zone euro avec Jean-Claude Junker, patron de l’Eurogroupe et ministre des finances luxembourgeois (et ancien directeur de la Banque Mondiale), lundi prochain.

1. Ce qui n’a pas empêché le patron de la Deutsche Bank, dont le cynisme laisse penser qu’il aime prendre les gens pour des imbéciles, d’indiquer : « La pression sur l’euro s’accroît. L’UE doit maintenant tout entreprendre pour stabiliser la Grèce et l’euro ». (source)

Mecanopolis

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