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02/02/2010

Iran : Etats-Unis et France prônent la fermeté

Et bien sûr Sarkozy n'hésitera pas à nous faire entrer dans la 3ème mondiale !

Il n'est pas à un intérêt près pour suivre les USA et poursuivre l'instauration du Nouvel Ordre Mondial à leurs côtés !


Hillary Clinton, secrétaire d'Etat américaine à l'Elysée, le 29 janvier 2010.

Hillary Clinton, secrétaire d'Etat américaine à l'Elysée, le 29 janvier 2010.

France 2
Etats-Unis et France ont de nouveau prôné vendredi la fermeté pour que l'Iran renonce au nucléaire militaire

Les discussions en cours sur une nouvelle résolution au Conseil de sécurité de l'Onu et un renforcement des sanctions ont été évoqués par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton avec Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner.

La sécurité de l'Europe "est une pierre angulaire de la politique étrangère américaine", a réaffirmé Hillary Clinton.

Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy et Hillary Clinton se sont accordés vendredi sur la nécessité d'une "résolution ferme". Bernard Kouchner a pour sa part fait état d'un "accord extrêmement précis" avec la secrétaire d'Etat sur la conduite à tenir dans deux directions : le dialogue avec les Iraniens mais également l'élaboration de sanctions."Nous avons déjà eu trois résolutions du Conseil de sécurité avec des sanctions", a-t-il ajouté. "Donc nous ne désespérons pas d'en obtenir, plus ferme encore, une quatrième." Américains et Français sont "extrêmement satisfaits" de la position des Russes et s'efforcent de convaincre les Chinois, a souligné le chef de la diplomatie française.

"Nous ferons tout notre possible pour obtenir la résolution la plus forte possible au Conseil de sécurité", a renchéri la secrétaire d'Etat américaine. "Ensuite, les pays qui ont des opinions très claires, comme la France et les Etats-Unis, pourront peut-être faire davantage s'ils le souhaitent."

Lors d'une intervention à l'Ecole militaire de Paris, elle avait déclaré que Washington mettait la pression sur la Chine pour que Pékin accepte de nouvelles sanctions contre l'Iran.

Afghanistan
"Nous disons aux Chinois que nous comprenons qu'il leur semble aujourd'hui contreproductif de sanctionner un pays dont ils tirent tant de ressources naturelles, dont leur économie en expansion a besoin", avait-elle expliqué. "Mais pensez aux implications à plus long terme."

Lors d'un entretien de près d'une heure et demie, Hillary Clinton et Nicolas Sarkozy ont également parlé de la situation en Afghanistan. Selon l'Elysée, le président français a plaidé pour un transfert aussi rapide que possible des responsabilités en matière de sécurité aux autorités afghanes.

Bernard Kouchner a réaffirmé pour sa part qu'il n'était pas question pour la France, qui a déjà près de 4.000 soldats en Afghanistan, d'y envoyer de nouvelles forces combattantes. Il a cependant admis qu'il pourrait y avoir des "ajustements".

Clinton : "Une Europe qui inclut la Russie"
La diplomate en chef des Etats-Unis a réitéré l'opposition de l'Amérique à l'indépendance des deux provinces séparatistes de Géorgie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, au nom de "la souveraineté et l'intégrité territoriale de chaque Etat", érigée en premier "principe".

Mais Washington "ne cherche pas a créer des divisions entre voisins et partenaires", a-t-elle ajouté à l'intention de Moscou. "Il n'y a qu'une Europe", a-t-elle lancé à son auditoire composé d'experts et de diplomates à l'Ecole militaire de Paris: "Une Europe partenaire des Etats-Unis, et une Europe qui inclut la Russie".

Assurant que la controversée défense antimissile "rendra le continent plus sûr", Mme Clinton a estimé que "cette sécurité pourrait s'étendre à la Russie, si la Russie décide de coopérer avec nous".

Mais plutôt que d'entériner l'offre russe d'un nouveau traité sur la sécurité européenne, qui lancerait "un processus long et compliqué", elle a jugé que l'objectif d'une "sécurité indivisible" du continent pouvait être atteint "dans le contexte des institutions existantes, l'OSCE et l'Otan".

La révision stratégique de l'Otan
Cette dernière doit évoluer pour affronter les menaces du XXIe siécle, a plaidé la secrétaire d'Etat, énumérant "le terrorisme nucléaire, le cyber-terrorisme, le changement du climat", ainsi que "les réseaux mafieux  trafiquant les armes, la drogue et les êtres humains". (On rigole ! Les plus gros trafiquants et mafieux sont au sein des organisations internationales !)


L'Otan a engagé une révision stratégique devant aboutir a la fin de l'année.


L'Amérique maintiendra quoi qu'il arrive, a-t-elle insisté, "un engagement inébranlable" envers l'article 5 du traité de l'Otan, au nom duquel une attaque visant un membre de l'Otan est considérée comme une attaque contre tous. (C'est ça ! Qu'il parle pour lui ! )

http://info.france2.fr/europe/Etats-Unis-et-France-pr%C3%...

 

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La vente de missiles à Taïwan exacerbe les relations entre les deux puissances

Par Moumene Belghoul

Le face-à-face entre les deux puissances internationales Etats-Unis et Chine est empreint d’une brusque tension. La raison possède un nom : Taïwan.


En décidant de vendre des armes à Taipei, les Américains ont pris le risque de provoquer la colère de la Chine. Jusqu’à présent du moins, Pékin a évité de chercher une traduction politique trop voyante de sa prépondérance économique.


Les moyens militaires mis par Washington à la disposition de Taïwan ne pouvaient donc que susciter le courroux d’une Chine qui monte en puissance. Washington ne semblait pas s’attendre néanmoins à la fermeté de la réplique chinoise.

Pékin a dénoncé une atteinte à la «sécurité nationale de la Chine et à ses efforts de réunification pacifique». L’ancienne Formose a de tout temps suscité la controverse entre Pékin et Washington. La question des ventes d’armes à Taïwan reste un point de friction récurrent entre les deux puissances. Aux Etats-Unis, ces ventes sont autorisées par une loi : le Taïwan Relations Act. Ce dernier  encadre la politique américaine à l’égard de l’île depuis 1979. La Chine ne l’a jamais reconnu mais semblait jusque-là le tolérer.

Pour les Chinois, les choses sont claires : les Etats-Unis se sont engagés en 1982 à ne pas poursuivre leur politique de vente d’armes à destination de l’île. La réaction de Pékin ne s’est pas contentée d’une prise de position publique. La coopération dans le domaine militaire avec les Etats-Unis est suspendue. Des sanctions contre les entreprises américaines impliquées dans les ventes d’armes à Taïwan sont annoncées. Mastodonte économique, la Chine entend bien se faire entendre par les Occidentaux. Alors que ces derniers subissaient les effets graves d’une crise économique dévastatrice, l’empire du Milieu traversait sans grandes secousses l’année 2009. L’économie mondiale ne s’est pas effondrée l’an dernier grâce en partie à la Chine. Avec une croissance de 8,7%, des réserves de changes, une capacité à mobiliser un financement quasi illimité pour soutenir la croissance, la Chine a influé de manière décisive sur l’économie mondiale. Ce pays a été d’un important secours afin de maintenir à flot une économie américaine qui menaçait d’être emportée par ses déficits. Récemment, son produit intérieur brut a dépassé celui du Japon. La Chine devient de fait la deuxième puissance économique du monde. C’est forte de cette «forme» que la Chine a modérément accepté la transaction militaire entre Les Etats-Unis et Taïwan. A l’image des Russes qui refusent les tentatives de déploiement de systèmes antimissiles à leurs frontières, les Chinois voient d’un mauvais œil les mouvements américains envers Taïwan. Pour Pékin, la finalité est de mettre en joue sa puissance régionale. Pour les Chinois, la fourniture d’armements à Taïwan ne se déroule pas à la périphérie de la Chine. Cela se passe carrément sur leur propre territoire. Un geste d’hostilité qui s’accompagne d’un manquement à des engagements antérieurs. «Taïwan fait partie intégrante de la Chine», rappellent inlassablement les Chinois. Et l’avertissement est à peine voilé : «l’administration américaine est allée à l’encontre de ses engagements et a pris une décision erronée en donnant un signe grave aux forces séparatistes de «l’indépendance de Taïwan», compromettant la paix et la stabilité au détroit de Taïwan, voir dans la zone Asie-Pacifique».

Implications
Le contentieux entre les deux puissances aura incontestablement des répercussions sur la gestion de certains dossiers géopolitiques. Les cas de l’Iran, de la Corée du Nord ou de l’Afghanistan reviennent avec acuité. Selon les analystes, la crise provoquera une «obstruction» de la Chine aux visées américaines.


La coopération chinoise dans des dossiers lourds pourrait être fortement compromise. Dans un éditorial du China Daily, le ton est donné : «Le message doit être clair, et fort : si les Etats-Unis ne respectent pas les intérêts essentiels de la Chine, ils ne peuvent s’attendre à ce que celle-ci coopère sur une vaste gamme de problèmes internationaux et régionaux essentiels.» La rencontre annoncée entre Barack Obama et le dalaï-lama vient déjà comme un cheveu sur la soupe dans ce climat dégradé. Le chef spirituel tibétain est considéré à Pékin comme un dangereux élément séparatiste. Cependant, c’est sur le plan géopolitique que l’administration américaine va devoir assumer une orientation lourde d’implications. Le dossier du nucléaire iranien sera incontestablement influencé par la nouvelle donne. Pékin pourrait changer sa position sur la volonté occidentale d’imposer des sanctions de plus en plus contraignantes contre Téhéran. En ce qui concerne la Corée du Nord, Pékin pourrait également se permettre de refuser le tempo imposé par Washington. Le rôle de la Chine comme courroie de transmission entre Pyongyang et les Occidentaux est tel que Pékin pourrait peser de tout son poids pour annihiler les pressions visant la Corée du Nord. Autre dossier pouvant pâtir de la discorde entre les Etats-Unis et la Chine : l’Afghanistan. Pour les spécialistes, la Chine s’est véritablement engagée de façon indirecte au rétablissement de la sécurité en Afghanistan. Pékin pousserait même, à travers des aides, le Pakistan à renforcer ses efforts à la frontière afghane. La Chine est devenue le premier investisseur en Afghanistan. Son apport dans ce pays égale celui du reste du monde depuis 2001. Récemment, la China Metallurgical Group Corporation a entamé un projet de 4,39 milliards de dollars pour développer une mine de cuivre. C’est considéré comme le plus gros investissement de l’histoire de l’Afghanistan. Les Américains engagés en Afghanistan dans une guerre de stabilisation compliquée seraient particulièrement
gênés par un éventuel gel des investissements chinois. La dotation de Taïwan en armement alimentera la discorde entre les deux puissances. Seulement, la Chine est loin d’avoir le profil caractéristique des cibles militaires américaines. C’est une grande puissance aux capacités avérées. Les Chinois ont montré leur ferme intransigeance quant il s’agit de l’île taïwanaise. La controverse pourrait-elle ouvrir un processus d’affrontement d’un type nouveau ?

http://www.latribune-online.com/suplements/international/...

 

 

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Les États-Unis se renforcent dans le Golfe face à l'Iran

La guerre contre l'Iran se précise !
Par quoi vont-ils commencer ? La seconde vague de crise financière et objectif Iran ?
Préparons-nous pour la 3ème guerre mondiale !


Objectif : instauration du Nouvel Ordre Mondial par la force après avoir créé le cahos sur la planète pour obliger les populations à l'accepter voire à le demander.

Une question se pose : pour quelle raison les USA veulent envoyer des renforts en Afghanistan ? Pour placer  leurs armées contre l'Iran et provoquer la Russie ?


Adèle Smith, à New York
01/02/2010 | Mise à jour : 08:56
Un navire Aegis spécialisé dans la défense antimissile procède à un tir d'essai dans le Pacifique en juin dernier. Washington déploierait actuellement plusieurs de ces bâtiments au large des côtes iraniennes.
Un navire Aegis spécialisé dans la défense antimissile procède à un tir d'essai dans le Pacifique en juin dernier. Washington déploierait actuellement plusieurs de ces bâtiments au large des côtes iraniennes. Crédits photo : AFP

Washington déploie des intercepteurs de missiles dans plusieurs pays de la région.

 


Washington accélère le déploiement de systèmes antimissiles dans le Golfe afin de parer à une éventuelle attaque iranienne. L'Administration Obama l'a fait savoir ce week-end par le biais d'informations divulguées au New York Times et au Washington Post. Citant des sources anonymes à la Maison-Blanche, ces deux quotidiens rapportent toute une série d'initiatives américaines visant à «accroître la pression sur l'Iran», mais aussi à «rassurer les pays arabes voisins», «calmer ­Israël» et dissuader l'État hébreu de mener une attaque préventive contre l'Iran, alors que Téhéran refuse de se conformer à ses obligations internationales concernant son programme nucléaire.

Ces révélations interviennent alors que les États-Unis, soutenus par les alliés occidentaux et désormais la Russie, ont du mal à convaincre la Chine de voter de nouvelles sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité de l'ONU. «Nous développons une véritable capacité de défense régionale, avec des systèmes de missiles, une défense aérienne et le renforcement d'infrastructures essentielles (…) depuis un an», a déclaré au Washington Post un membre de l'Administration Obama.

 

Missiles Patriot

Selon le New York Times, Washington déploie des navires spécialisés Aegis au large des côtes iraniennes ainsi que des intercepteurs de missiles dans quatre pays : le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït. Ils négocient également avec Oman. L'installation de systèmes de défense inclut «huit batteries de missiles Patriot, soit deux dans chaque pays», avait récemment déclaré le général Petraeus, commandant des forces américaines dans le Golfe, lors d'une intervention à l'Institut de l'étude de la guerre.

Ces systèmes de défense, inefficaces contre les missiles iraniens de longue portée Shahab, sont prévus pour intercepter des missiles de moyenne portée, dont le développement avance apparemment plus rapidement.

Les pays arabes sont soucieux de ne pas afficher l'existence d'une aide militaire américaine incluant la présence de GI pour ne pas contrarier leur opinion publique. Mais ils sont aussi inquiets de la montée en puissance de l'Iran dans la région et ont donc accueilli avec soulagement le soutien de Barack Obama. Ils craignaient initialement une approche trop complaisante du nouveau président à l'égard de l'Iran. D'après le Washington Post, la coordination militaire des pays du Golfe avec les États-Unis ne cesse de se renforcer depuis un an. L'Arabie saoudite est en train de mettre en place une armée forte de 30.000 hommes, avec le soutien américain, pour faire face à des attaques potentielles iraniennes mais aussi d'al-Qaida, précise le quotidien. Les Émirats arabes unis, premier client des États-Unis pour l'achat d'armes, ont dépensé 17 milliards de dollars depuis deux ans pour des équipements incluant le système de défense THAAD ainsi que 80 avions F16 acquis récemment. Ils négocient également l'achat de Rafale avec la France. Les États-Unis espèrent en faire une force régionale de premier plan.

Nombre d'experts arabes craignent qu'un Iran nucléarisé profite de sa supériorité militaire pour chercher à déstabiliser les États voisins en provoquant des révoltes des populations chiites présentes dans tous les pays du Golfe. Mais côté américain, on craint surtout aujourd'hui qu'un Iran doté de l'arme atomique ne conduise à une prolifération nucléaire potentiellement catastrophique dans la région.

LIRE AUSSI

» L'Iran lance un «ultimatum» aux Occidentaux

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/01/01003-201...

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09:58 Publié dans Actualité, politique ou géopolitique, Iran, Syrie, USA, Israël | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!

Identité nationale : L'Appel de Mediapart: «Nous ne débattrons pas»

Signez la pétition

Mediapart lance avec deux cents personnalités un appel à refuser le «grand débat sur l'identité nationale» organisé par le pouvoir. Nous souhaitons que cet appel soit à l'origine d'une grande pétition citoyenne qui suscite un vaste rassemblement. Vous pouvez en cliquant ici le signer en ligne.

 

Nous ne débattrons pas

Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C'est pourquoi nous refusons le « grand débat sur l'identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu'il n'est ni libre, ni pluraliste, ni utile.


Il n'est pas libre car c'est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n'est pas pluraliste car sa formulation réduit d'emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n'est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.


Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, affaire privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission.


La République n'a pas d'identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C'est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des peuples.

http://www.mediapart.fr/journal/france/021209/lappel-de-mediapart-nous-ne-debattrons-pas#petition

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03:08 Publié dans Actualité, politique ou géopolitique, France/Israël/Elections | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!

France : Villepin appelle la France à se retirer d'Afghnistan !

Nous n'avons rien à faire en Afghanistan !

 

PARIS - L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a souhaité lundi à Paris que la France prenne l'initiative d'engager un processus de retrait "maîtrisé, énergique et volontaire" de ses troupes en Afghanistan.

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin à son arrivée à une conférence sur le rôle des puissances occidentales en Afghanistan, le 1er fevrier 2010 à Paris

AFP/Patrick Kovarik

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin à son arrivée à une conférence sur le rôle des puissances occidentales en Afghanistan, le 1er fevrier 2010 à Paris

"L'intervention militaire en Afghanistan est aujourd'hui le problème. Ma conviction est qu'elle cristallise un certain nombre d'oppositions. On a aggravé le mal", a dit M. de Villepin lors d'un débat à SciencesPo sur le "rôle des puissances occidentales en Afghanistan organisé par l'association étudiante "Jeune République".

"Il faut revoir cette intervention et marquer les esprits des Afghans en posant que notre intervention n'est pas liée à une volonté d'occupation", a poursuivi l'ancien premier ministre de Jacques Chirac selon qui "il n'existe pas trente-six solutions"

"La condition absolue pour être efficace en Afghanistan, c'est d'engager un processus de retrait maîtrisé, énergique, volontaire", a-t-il affirmé.

"Ma conviction que c'est à la France de porter cette exigence de retrait, c'est à la France à marquer les esprits", a-t-il ajouté.

Pour Dominique de Villepin, "ce retrait militaire" devra s'accompagner d'une présence économique, d'une coopération en matière militaire et sociale". Cela veut dire "convertir le nombre de soldats en autant de coopérants, autant d'investissements dans le domaine économique et social".

"Il s'agit de faire basculer une présence militaire incomprise et de la transformer en un investissement au côté de l'Afghanistan", a-t-il ajouté.

Pour M. de Villepin l'annonce d'un départ programmé des troupes pourrait conduire le président Hamid Karzaï a "modifier sa politique, avec l'exigence d'une homme qui sait qu'il risque sa vie".

"Si le gouvernement karzaï sait qu'il doit pleinement assumer ses responsabilités, sa politique sera alors une vraie politique d'ouverture et de réconciliation", a-t-il fait valoir estimant que sa politique actuelle "d'acheter les Talibans" ne correspondait "ni à l'efficacité, ni à la morale".

"Le deuxième intérêt d'un calendrier effectif de départ, c'est qu'il met sur la sellette tous les états voisins. Il les place eux aussi face à leur responsabilité. Et, ni l'Iran, ni l'Inde, ni la Russie ni le Pakistan n'ont intérêt à un chaos en Afghanistan", a ajouté M. de Villepin.

"Ce qui me gène dans la diplomatie française, c'est son manque d'initiative, cette incapacité à inverser une situation où nous sommes entraînés à perdre nos soldats, sans savoir où nous allons", a-t-il dit.

"Oui, nous avons vocation à donner l'exemple, par rapport à la communauté internationale, à faire ce que les américains ne peuvent pas faire aujourd'hui", a-t-il conclu.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/villepin-appelle-la-f...

 

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02:11 Publié dans Actualité, politique ou géopolitique, France/Israël/Elections | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!