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03/02/2010

Sarkozy vu par la presse russe !

Anniversaire de Nicolas Sarkozy: portrait de l’homme et du président

Article superbe au vitriol des journalistes Russes !

Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy
10:21 28/01/2010
© RIA Novosti. Sergei Guneev
Par Andreï Fediachine, RIA Novosti

L'infatigable Nicolas Sarkozy, président de la République Française, soufflera ses 55 bougies le 28 janvier.
L'hyper-énergique "Super-Sarko" fêtera son anniversaire à un moment où sa popularité n'est pas à son apogée: après deux ans et 9 mois de présidence (il est entré en fonction le 16 mai 2007), seuls 38% des Français approuvent son activité.
La cote de popularité du 6e président de la Ve République aurait été plus médiocre encore (à peine plus de 34% en décembre), si la France n'avait pas réagi en janvier avec tant de compassion à la tragédie haïtienne. Les électeurs ont apprécié. En France, il y a de nombreux immigrés, et entre autres, beaucoup d'immigrés d'Haïti francophone, ancienne colonie française.

Deux ans et 9 mois ne sont pas un prétexte pour analyser sérieusement les réalisations et les erreurs de Sarkozy.
Mais à l’occasion de son anniversaire, on peut dresser le portrait de Sarkozy, homme et président.
D'autant plus que certains détails de son comportement donnent à réfléchir.

Lorsqu'un pays réputé pour sa galanterie, son vin et ses  parfums est mécontent de son dirigeant (65% des Français sont mécontents de leur président), on peut se demander comment des éléments aussi raffinés que politesse et  délicatesse ont pu faire sa réputation.


Toute l'ingratitude française pour celui qui a été élu par la nation avec 53% des voix (Sarkozy a devancé sa concurrente de 6%) ressort dans les ouvrages des caricaturistes français. Sarkozy est leur pain quotidien.

Depuis la fin de l'année dernière, l'image caricaturale « Le Sarko » s’est enrichi des attributs de Napoléon et a des notes évidentes de mégalomanie, de narcissisme, de vanité, d'arrogance, d'affection pour le luxe et la bravade.


Elle laisse un arrière-goût de méchanceté et de jalousie envers les hommes politiques mondiaux et les opposants intérieurs.

Si l'on croit les journalistes français au courant de ce qui se produit à l'Elysée, ces derniers dix-huit mois, le 23e président français a pris l'habitude d'exposer de façon longue et pathétique ses réalisations lors de réunions de cabinet; de souligner qui et comment il a incité à prendre des décisions historiques (suggérant des idées, aidant à éviter un fiasco foudroyant, sauvant, retirant de l'abîme, etc).
Ces monologues se terminent invariablement par des paroles péjoratives à l'adresse d'autres dirigeants mondiaux qui, si Sarko n'existait pas, "n'auraient pu faire, n'auraient pas compris ou n'auraient pas osé".

Ces derniers mois, Sarkozy est mécontent d'Obama. Les experts français affirment que Sarkozy est offensé de la conduite du président américain qui n'a pas réagi comme il se devait (avec enthousiasme et obséquiosité) à l'amitié proposée, n'a pas suivi les recommandations faites par Sarkozy pour venir à bout de la crise financière et de nombreux autres conseils dans le domaine de la politique étrangère.
A la "cour de Sarkozy" (selon l’expression des journaux français), on ne comprend pas. Sarkozy s’est mis à qualifier Obama de "surestimé", "malchanceux" et faible. En fin de compte, après avoir été un fervent atlantiste, Sarkozy s'est tourné vers l'Allemagne.

Dans les rapports avec la chancelière d'Allemagne, entre Merkel et Sarkozy, on entend de plus en plus « Lieber Nicolas » et « Chère Angela ».


Il est vrai, il y a aussi une autre échelle des valeurs, selon laquelle le tournant vers l'Allemagne est le résultat du désir naturel de renforcer le partenariat entre les deux plus grandes économies de l'Europe.


Certains experts disent même que le revirement de Sarkozy vers Berlin s'explique par la crainte que Berlin ne se rapproche de Moscou et que ce processus puisse se faire sans la France.


Certains reporters affirment que Sarkozy se plait à raconter comment, lors de sa première visite de travail à Moscou en octobre 2007, il a littéralement "hypnotisé" Vladimir Poutine, alors président.

On peut citer ses autres sujets préférés : "Comment j'ai sauvé l'Union européenne de l'échec total et prévenu, par la même occasion, l'irruption russe en Géorgie et la guerre dans tout le Caucase".


Cela correspond partiellement à la réalité, compte tenu du rôle joué par Sarkozy dans le sauvetage du traité de Lisbonne de l'UE et dans la médiation lors des pourparlers russo-géorgiens à l'automne 2008.

Comme tous ceux qui sont issus de familles d'immigrés (le père de Nicolas Sarkozy s'est enfui en 1944 de Hongrie après l'entrée des troupes soviétiques dans ce pays et s'est marié à Marseille avec la fille d'un célèbre médecin juif), Sarkozy peut se permettre à l'égard des immigrés ce qu'ils n'auraient pas toléré de la part d'un autochtone. Son approche des problèmes de l'immigration et de la criminalité des immigrés est très dure.

Parmi les dernières initiatives patriotiques du président, on peut citer celle qui ressemble beaucoup aux recherches russe de l'"idée nationale".


A la manière de Sarkozy, cela s'appelle le grand débat sur l'identité nationale, amorcé en novembre de l'année dernière et qui devrait s'achever fin janvier.


Ce débat se déroule sous la devise d’un retour à la "Douce France". Le "point de repère" est une chanson de 1943 (durant l'occupation) sur la bonne vieille France, plus idéalisante et nostalgique que réaliste. Sarkozy (un autre trait des immigrés) tâche d'être plus français que les Français. Ces derniers, selon lui, manquent actuellement de patriotisme.

Par conséquent, ce que disent les journaux et les revues au sujet de Sarkozy n'est pas étonnant. Sarkozy est maintenant représenté (en couleurs et en collages) montant à l'assaut de la Bastille en 1789, assis à côté de Churchill et Staline en 1945 à Yalta, découvrant la pénicilline et l'Amérique, et même fondateur des Beatles.

Bref, les Français semblent montrer qu'ils en ont "assez" de Nicolas Sarkozy. Ils en ont assez de Sarkozy seul et de Sarkozy avec Carla Bruni (sa troisième épouse).


Ils en ont assez de Pal Istvan Sarkozy de Nagy-Bosca, son père, âgé de 81 ans qui s'essaie à la peinture et qui profite du nom de son fils. Il présentera même en avril une exposition à la galerie parisienne Espace Pierre Cardin, dont le clou sera un portrait de Carla Bruni et Nicolas Sarkozy-fils.

Les Français ne seraient pas autant lassés de leur président, s'il ne s'était pas adonné à la débauche aussitôt après son élection, irritant la France par son penchant pour la douceur de vivre, son amour démonstratif du luxe, ses actes pour épater, son divorce, son nouveau mariage, etc. Les Français en ont assez de la quantité d'escapades indignes du président.

La France de Sarkozy et la France des Français s'éloignent de plus en plus l'une de l'autre.
La France des Français comprend mal ce que le président attend d'elle, ce qu'il fait d'elle et ce qu'on peut attendre de lui.

Ce texte n'engage que la responsabilité de l'auteur.


http://fr.rian.ru/discussion/20100128/185948405.html

 

02/02/2010

En hommage à Howard Zinn

Un des plus grands penseurs progressistes des Etats-Unis vient de nous quitter, à l'âge de 88 ans. Howard Zinn était l'auteur d'une magistrale "Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours", mais aussi d'articles lucides et pénétrants. Nous vous en rappelons quelques-uns ici avec l'hommage rendu par son éditeur français.

Agone - Howard Zinn n'est plus

Howard Zinn - Mythes de l'« exceptionnalisme » américain

Howard Zinn - Les Etats-Unis ont besoin d'un esprit révolutionnaire

Howard Zinn - 27 mois d'occupation américaine - Que faisons-nous en Irak ?

Howard Zinn - La légalisation de l'injustice



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Vente d'armes à Taïwan : Pékin menace Washington

ARMEMENT DE TAÏWAN

Vente d'armes à Taïwan : Pékin menace Washington

NOUVELOBS.COM | 02.02.2010 | 09:16

L'administration Obama a scellé un contrat de plus de 6,4 milliards de dollars avec Taïwan.

L'administration Obama a scellé un contrat de plus de 6,4 milliards de dollars avec Taïwan.

(Reuters)

 






























Les Etats-Unis seront "entièrement responsables" des répercussions des ventes d'armes américaines à Taiwan sur la coopération bilatérale concernant les "grandes questions internationales et régionales", a averti mardi 2 février un porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois. "Les relations sino-américaines, en ce qui concerne les grandes questions internationales et régionales, seront inévitablement influencées et les Etats-Unis sont entièrement responsables", a déclaré à la presse le porte-parole Ma Zhaoxu.

"Nous appelons fermement les companies concernées à se retirer et à ne pas prendre part aux ventes d'armes à Taïwan", a-t-il également dit. Le Pentagone a scellé un contrat d'armement de plus de 6,4 milliards de dollars avec Taiwan et doit vendre à l'île, considérée comme rebelle par Pékin, notamment des missiles antimissile Patriot, des navires chasseurs de mines sous-marines et des hélicoptères Black Hawk.


(Nouvelobs.com)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/asiepacifique/20100202.OBS5572/vente_darmes_a_taiwan__pekin_menace_washington.html

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Iran : Etats-Unis et France prônent la fermeté

Et bien sûr Sarkozy n'hésitera pas à nous faire entrer dans la 3ème mondiale !

Il n'est pas à un intérêt près pour suivre les USA et poursuivre l'instauration du Nouvel Ordre Mondial à leurs côtés !


Hillary Clinton, secrétaire d'Etat américaine à l'Elysée, le 29 janvier 2010.

Hillary Clinton, secrétaire d'Etat américaine à l'Elysée, le 29 janvier 2010.

France 2
Etats-Unis et France ont de nouveau prôné vendredi la fermeté pour que l'Iran renonce au nucléaire militaire

Les discussions en cours sur une nouvelle résolution au Conseil de sécurité de l'Onu et un renforcement des sanctions ont été évoqués par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton avec Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner.

La sécurité de l'Europe "est une pierre angulaire de la politique étrangère américaine", a réaffirmé Hillary Clinton.

Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy et Hillary Clinton se sont accordés vendredi sur la nécessité d'une "résolution ferme". Bernard Kouchner a pour sa part fait état d'un "accord extrêmement précis" avec la secrétaire d'Etat sur la conduite à tenir dans deux directions : le dialogue avec les Iraniens mais également l'élaboration de sanctions."Nous avons déjà eu trois résolutions du Conseil de sécurité avec des sanctions", a-t-il ajouté. "Donc nous ne désespérons pas d'en obtenir, plus ferme encore, une quatrième." Américains et Français sont "extrêmement satisfaits" de la position des Russes et s'efforcent de convaincre les Chinois, a souligné le chef de la diplomatie française.

"Nous ferons tout notre possible pour obtenir la résolution la plus forte possible au Conseil de sécurité", a renchéri la secrétaire d'Etat américaine. "Ensuite, les pays qui ont des opinions très claires, comme la France et les Etats-Unis, pourront peut-être faire davantage s'ils le souhaitent."

Lors d'une intervention à l'Ecole militaire de Paris, elle avait déclaré que Washington mettait la pression sur la Chine pour que Pékin accepte de nouvelles sanctions contre l'Iran.

Afghanistan
"Nous disons aux Chinois que nous comprenons qu'il leur semble aujourd'hui contreproductif de sanctionner un pays dont ils tirent tant de ressources naturelles, dont leur économie en expansion a besoin", avait-elle expliqué. "Mais pensez aux implications à plus long terme."

Lors d'un entretien de près d'une heure et demie, Hillary Clinton et Nicolas Sarkozy ont également parlé de la situation en Afghanistan. Selon l'Elysée, le président français a plaidé pour un transfert aussi rapide que possible des responsabilités en matière de sécurité aux autorités afghanes.

Bernard Kouchner a réaffirmé pour sa part qu'il n'était pas question pour la France, qui a déjà près de 4.000 soldats en Afghanistan, d'y envoyer de nouvelles forces combattantes. Il a cependant admis qu'il pourrait y avoir des "ajustements".

Clinton : "Une Europe qui inclut la Russie"
La diplomate en chef des Etats-Unis a réitéré l'opposition de l'Amérique à l'indépendance des deux provinces séparatistes de Géorgie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, au nom de "la souveraineté et l'intégrité territoriale de chaque Etat", érigée en premier "principe".

Mais Washington "ne cherche pas a créer des divisions entre voisins et partenaires", a-t-elle ajouté à l'intention de Moscou. "Il n'y a qu'une Europe", a-t-elle lancé à son auditoire composé d'experts et de diplomates à l'Ecole militaire de Paris: "Une Europe partenaire des Etats-Unis, et une Europe qui inclut la Russie".

Assurant que la controversée défense antimissile "rendra le continent plus sûr", Mme Clinton a estimé que "cette sécurité pourrait s'étendre à la Russie, si la Russie décide de coopérer avec nous".

Mais plutôt que d'entériner l'offre russe d'un nouveau traité sur la sécurité européenne, qui lancerait "un processus long et compliqué", elle a jugé que l'objectif d'une "sécurité indivisible" du continent pouvait être atteint "dans le contexte des institutions existantes, l'OSCE et l'Otan".

La révision stratégique de l'Otan
Cette dernière doit évoluer pour affronter les menaces du XXIe siécle, a plaidé la secrétaire d'Etat, énumérant "le terrorisme nucléaire, le cyber-terrorisme, le changement du climat", ainsi que "les réseaux mafieux  trafiquant les armes, la drogue et les êtres humains". (On rigole ! Les plus gros trafiquants et mafieux sont au sein des organisations internationales !)


L'Otan a engagé une révision stratégique devant aboutir a la fin de l'année.


L'Amérique maintiendra quoi qu'il arrive, a-t-elle insisté, "un engagement inébranlable" envers l'article 5 du traité de l'Otan, au nom duquel une attaque visant un membre de l'Otan est considérée comme une attaque contre tous. (C'est ça ! Qu'il parle pour lui ! )

http://info.france2.fr/europe/Etats-Unis-et-France-pr%C3%...

 

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La vente de missiles à Taïwan exacerbe les relations entre les deux puissances

Par Moumene Belghoul

Le face-à-face entre les deux puissances internationales Etats-Unis et Chine est empreint d’une brusque tension. La raison possède un nom : Taïwan.


En décidant de vendre des armes à Taipei, les Américains ont pris le risque de provoquer la colère de la Chine. Jusqu’à présent du moins, Pékin a évité de chercher une traduction politique trop voyante de sa prépondérance économique.


Les moyens militaires mis par Washington à la disposition de Taïwan ne pouvaient donc que susciter le courroux d’une Chine qui monte en puissance. Washington ne semblait pas s’attendre néanmoins à la fermeté de la réplique chinoise.

Pékin a dénoncé une atteinte à la «sécurité nationale de la Chine et à ses efforts de réunification pacifique». L’ancienne Formose a de tout temps suscité la controverse entre Pékin et Washington. La question des ventes d’armes à Taïwan reste un point de friction récurrent entre les deux puissances. Aux Etats-Unis, ces ventes sont autorisées par une loi : le Taïwan Relations Act. Ce dernier  encadre la politique américaine à l’égard de l’île depuis 1979. La Chine ne l’a jamais reconnu mais semblait jusque-là le tolérer.

Pour les Chinois, les choses sont claires : les Etats-Unis se sont engagés en 1982 à ne pas poursuivre leur politique de vente d’armes à destination de l’île. La réaction de Pékin ne s’est pas contentée d’une prise de position publique. La coopération dans le domaine militaire avec les Etats-Unis est suspendue. Des sanctions contre les entreprises américaines impliquées dans les ventes d’armes à Taïwan sont annoncées. Mastodonte économique, la Chine entend bien se faire entendre par les Occidentaux. Alors que ces derniers subissaient les effets graves d’une crise économique dévastatrice, l’empire du Milieu traversait sans grandes secousses l’année 2009. L’économie mondiale ne s’est pas effondrée l’an dernier grâce en partie à la Chine. Avec une croissance de 8,7%, des réserves de changes, une capacité à mobiliser un financement quasi illimité pour soutenir la croissance, la Chine a influé de manière décisive sur l’économie mondiale. Ce pays a été d’un important secours afin de maintenir à flot une économie américaine qui menaçait d’être emportée par ses déficits. Récemment, son produit intérieur brut a dépassé celui du Japon. La Chine devient de fait la deuxième puissance économique du monde. C’est forte de cette «forme» que la Chine a modérément accepté la transaction militaire entre Les Etats-Unis et Taïwan. A l’image des Russes qui refusent les tentatives de déploiement de systèmes antimissiles à leurs frontières, les Chinois voient d’un mauvais œil les mouvements américains envers Taïwan. Pour Pékin, la finalité est de mettre en joue sa puissance régionale. Pour les Chinois, la fourniture d’armements à Taïwan ne se déroule pas à la périphérie de la Chine. Cela se passe carrément sur leur propre territoire. Un geste d’hostilité qui s’accompagne d’un manquement à des engagements antérieurs. «Taïwan fait partie intégrante de la Chine», rappellent inlassablement les Chinois. Et l’avertissement est à peine voilé : «l’administration américaine est allée à l’encontre de ses engagements et a pris une décision erronée en donnant un signe grave aux forces séparatistes de «l’indépendance de Taïwan», compromettant la paix et la stabilité au détroit de Taïwan, voir dans la zone Asie-Pacifique».

Implications
Le contentieux entre les deux puissances aura incontestablement des répercussions sur la gestion de certains dossiers géopolitiques. Les cas de l’Iran, de la Corée du Nord ou de l’Afghanistan reviennent avec acuité. Selon les analystes, la crise provoquera une «obstruction» de la Chine aux visées américaines.


La coopération chinoise dans des dossiers lourds pourrait être fortement compromise. Dans un éditorial du China Daily, le ton est donné : «Le message doit être clair, et fort : si les Etats-Unis ne respectent pas les intérêts essentiels de la Chine, ils ne peuvent s’attendre à ce que celle-ci coopère sur une vaste gamme de problèmes internationaux et régionaux essentiels.» La rencontre annoncée entre Barack Obama et le dalaï-lama vient déjà comme un cheveu sur la soupe dans ce climat dégradé. Le chef spirituel tibétain est considéré à Pékin comme un dangereux élément séparatiste. Cependant, c’est sur le plan géopolitique que l’administration américaine va devoir assumer une orientation lourde d’implications. Le dossier du nucléaire iranien sera incontestablement influencé par la nouvelle donne. Pékin pourrait changer sa position sur la volonté occidentale d’imposer des sanctions de plus en plus contraignantes contre Téhéran. En ce qui concerne la Corée du Nord, Pékin pourrait également se permettre de refuser le tempo imposé par Washington. Le rôle de la Chine comme courroie de transmission entre Pyongyang et les Occidentaux est tel que Pékin pourrait peser de tout son poids pour annihiler les pressions visant la Corée du Nord. Autre dossier pouvant pâtir de la discorde entre les Etats-Unis et la Chine : l’Afghanistan. Pour les spécialistes, la Chine s’est véritablement engagée de façon indirecte au rétablissement de la sécurité en Afghanistan. Pékin pousserait même, à travers des aides, le Pakistan à renforcer ses efforts à la frontière afghane. La Chine est devenue le premier investisseur en Afghanistan. Son apport dans ce pays égale celui du reste du monde depuis 2001. Récemment, la China Metallurgical Group Corporation a entamé un projet de 4,39 milliards de dollars pour développer une mine de cuivre. C’est considéré comme le plus gros investissement de l’histoire de l’Afghanistan. Les Américains engagés en Afghanistan dans une guerre de stabilisation compliquée seraient particulièrement
gênés par un éventuel gel des investissements chinois. La dotation de Taïwan en armement alimentera la discorde entre les deux puissances. Seulement, la Chine est loin d’avoir le profil caractéristique des cibles militaires américaines. C’est une grande puissance aux capacités avérées. Les Chinois ont montré leur ferme intransigeance quant il s’agit de l’île taïwanaise. La controverse pourrait-elle ouvrir un processus d’affrontement d’un type nouveau ?

http://www.latribune-online.com/suplements/international/...

 

 

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