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06/07/2009

GAZA: La procédure devant la Cour Pénale Internationale

Ce que l’humanité doit aux Palestiniens
par Maître Gilles Devers


Mondialisation.ca, Le 26 janvier 2009
Délégation Générale de la Palestine en France


Pendant longtemps j’ai cru qu’Israël n’était pas un Etat comme un autre. Je vois aujourd’hui, dans un déchirement douloureux, que pour les dirigeants d’Israël, le crime de guerre est un choix politique.

L’Histoire reste là. Après l’Holocauste, comment la communauté internationale pouvait-elle ne pas tout faire pour offrir au peuple rescapé du nazisme une pérennité ? Décision incontestable, mais injustice fondamentale pour les Palestiniens. « Les Palestiniens» ? Surtout celui-ci, celle-là à qui on a dit : « Tu n’es plus chez toi . Tu n’es plus chez toi parce que l’ONU a décidé que la terre de tes aïeuls n’était plus la tienne ». Et l’ONU a décidé ainsi parce que la communauté internationale, lors de la conférence d’Evian de 1939, avait fermé la porte de l’humanité à la communauté juive, la précipitant dans l’enfer nazi. L’Occident voulait compenser sa faute. Une faute payée sur le dos des Palestiniens, auxquels pas le moindre reproche ne peut être fait. Si, un seul : être là où il ne fallait pas.

Equation impossible ? Ce n’est plus le problème de 2009. Car soixante trois ans ont passé. En 2009, rien ne justifie qu’Israël, puissance économique et militaire, utilise la force armée pour construire son avenir. Israël peut continuer ses guerres. Israël peut continuer d’interdire aux partis arabes de se présenter aux élections. Israël peut faire tout ce qu’il veut avec la puissance qui est la sienne, mais Israël tombera devant la loi, qui est plus forte que lui. Car, devant l’intelligence du monde, c’est le juste qui est le plus fort.

Qu’on ne se trompe pas. Il y a eu d’autres guerres, et il y en aura d’autres, avec leurs horreurs. Mais l’agression d’Israël sur Gaza de décembre 2008 marque un basculement dans l’Histoire.

Qu’est-ce-que Gaza ? Gaza est une partie d’un territoire auquel la communauté internationale, par lâcheté, n’a jamais su imposer la qualité d’Etat. Une population isolée dans un territoire de 10 km sur 30, affaiblie par le blocus, sans possibilité de fuir. Désormais, quand Israël veut gagner une guerre, il attaque des civils… Fin d’un système. N’oubliez jamais le premier jour : 200 morts. Morts pourquoi ? Parce qu’ils se promenaient dans la rue, parce qu’ils allaient faire les courses, parce qu’ils étaient des enfants qui rentraient de l’école.

Et quel est le gouvernement qui a enclenché la guerre le 27 décembre 2008 ? Un premier ministre démissionnaire depuis septembre 2008 pour corruption et les deux principaux ministres – affaires étrangères et défense – en une opposition politique telle qu’ils n’ont pas réussi à constituer une coalition. C’est un pouvoir sans tête qui s’est engagé dans la guerre. Le matin, on décide des bombardements de civils ; le soir, on tient meeting. Du jamais vu ! Les bilans sont là. Monsieur Ban Ki Moon a dénoncé la disproportion dans l’attaque et il demande aujourd’hui qu’une enquête approfondie ait lieu pour qu’Israël rende compte. Toutes les grandes organisations intergouvernemental es et les ONG dénoncent ces crimes de guerre.

Pendant longtemps, lorsque j’entendais le mot d’Israël, je voyais en image de fond les camps de concentration et d’extermination. Le crime commis dans le berceau de la culture. Aujourd’hui je vois toujours les camps, mais Israël est ailleurs.

L’avenir appartient aux hommes qui savent construire la paix. Or, aujourd’hui la paix s’appelle le respect du droit. Qu’est-ce qui aujourd’hui fonde les droits de l’homme ? L’analyse de 1945 en réponse aux crimes nazis, qui est au cœur de l’actualité. Les bases du droit humain ont leurs racines dans la criminalité nazie. Tout part de là. De la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948 à la Convention Européenne des Droits de l’Homme en passant par les multiples systèmes nationaux, le droit de la civilisation a posé pour base qu’aucun homme ne peut être atteint pour le seul motif qu’il est l’homme qu’il ne faut pas.

Israël peut trembler. Trembler parce que, loin des bombes, s’est enclenchée la justice qui le jugera. Israël pourra encore gonfler les muscles de ses hélicoptères et de ses tanks. Mais un jour, dans 5 ans, dans 10 ans ou dans 30, on rendra hommage au peuple palestinien parce qu’il a su, puisant dans les tréfonds de ce qui fait l’humanité, retrouver l’idée même des droits de l’homme.

Parce que j’existe, sans que quiconque soit en mesure d’apporter la moindre appréciation sur la qualité de ma vie, j’ai droit à l’ensemble de ce qui fait la dimension humaine et qui s’appelle la liberté. Parce que je suis né ici, entre Rafah et Gaza, ou que je suis né ailleurs et que le canon des tanks m’a assigné à résidence ici, quand la terre n’est plus la mienne et que l’eau m’est volée, je reste. Regarde mes yeux, Israël, c’est un être humain qui te regarde. Ecoute ce que je te dis, Israël, car sans le langage nous périssons. Sors de la prison de ta violence, et viens goûter la force de la liberté. Depuis soixante ans, tu cherches, par la force, à m’enfermer dans une prison. Les murs brisent ma vie, mais c’est toi qui es devenu le prisonnier. Prisonnier des certitudes qui t’interdisent de voir le monde. La vraie liberté s’invente à Gaza, quand tu as tout détruit. Cette mère éplorée, qui a perdu sa famille et sa maison, assise sur les gravats en implorant Dieu, dit tout de la force humaine alors que tes misérables tanks signent la fin d’une folle épopée.

La sagesse arabe nous dit qu’il n’y a pas de malheur absolu. A Gaza, des êtres humains ont été tués parce qu’ils étaient palestiniens. Accusés et condamnés parce que Palestiniens. Qui peut aujourd’hui imaginer que le crime paie ? Qui peut imaginer qu’Israël emmènera au paradis les enfants qu’il a tués à Gaza ? C’est la justice humaine qui rétablira l’ordre, et rétablira les Palestiniens dans l’histoire.

Articles de Gilles Devers publiés par Mondialisation.ca


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Gaza : Plaidoyer pour la Cour Pénale Internationale
par Maître Gilles Devers
Mondialisation.ca, Le 7 avril 2009
20 minutes


La Cour Pénale Internationale n’est pas un idéal, mais l’idéal passe par la Cour Pénale Internationale, et après les massacres de Gaza, c’est l’heure du rendez-vous. D’où l’importance cette question qui tend à devenir un clivage : pour la CPI ? contre la CPI ? Sept ans après la création de cette juridiction, il reste de bon ton d’en parler avec un scepticisme évasif, feignant l’indifférence ou délivrant les critiques les plus vives. Que ces postures soient injustes vis-à-vis de l’institution est une chose. Mais il est plus préoccupant que plus d’une repose sur des analyses fausses. Les enjeux actuels appellent une clarification.

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La justice : pragmatisme et idéal

Aborder la question de la justice internationale place en situation périlleuse. Le décalage vertigineux entre le pragmatisme de l’outil judiciaire et l’idéal de justice devient un abîme quand il faut raisonner, et agir, après le carnage humain commis à Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 17 janvier 2009.

C’est une donnée classique de la justice, à la fois idéal, inatteignable, et outil contingent. C’est dire que pour avancer, il faut accepter d’avoir les pieds sur terre et la tête dans les nuages. Les pieds sur terre, car rien n’est possible sans le respect des faits et une excellente pratique juridictionnelle. La tête dans les nuages, car l’oeuvre de tout procès est de s’approcher de l’idéal de justice, au regard de ce que peut faire – de ce que doit faire – la force humaine.

Pour dire les choses franchement, la CPI, oui, est l’histoire d’une déception, et cela pèse. Car avant d’être un statut, la CPI a été un idéal raisonné, porté par une remarquable universalité des militants des droits de l’homme. Et force est de constater la différence entre le projet d’origine et le statut, avec à la clé une manip’ peu honorable. Le projet d’origine a été édulcoré pour permettre le plus large accord, et obtenir la signature, notamment, des Etats-Unis et d’Israël. Des concessions importantes à l’efficacité, et finalement ces deux pays ont signé le texte. Signé mais pas ratifié, ce qui est une funeste victoire, leur laissant la satisfaction d’avoir érodé un outil que finalement, ils ont rejeté.

Mais ce n’est qu’une étape, et la CPI doit aussi être analysée telle qu’elle est, avec ses faiblesses mais aussi ses forces. Rien n’est possible sans le respect du Statut, certes, mais chaque juriste sait ce qu’il est en de la souplesse des textes, et de l’interprétation qui peut en être donnée dans la dynamique d’un procès. Surtout, n’oublions pas qu’à l’échelle de l’histoire, c’est le droit, et non la force qui l’emporte. Les puissants peuvent nuire, bloquer les évolutions, casser les énergies, nourrir l’injustice, causer des crimes. Mais ils finissent toujours par lâcher, car s’ils peuvent beaucoup interdire, ils ne peuvent annihiler les aspirations humaines à la liberté et à la justice. Alors, si cette CPI n’est pas la bonne, s’il faut faire mieux, on fera mieux. Ce mois de juillet, s’ouvrira la période de révision du traité. Et plus tard, d’autres traités viendront. Mais ce sera pour renforcer l’outil, et non le remplacer, car nous pouvons aller loin avec la CPI.


Une justice internationale ?

Voyons d’abord les critiques les plus globales : l’idée même de justice internationale est contestée. Bien sûr, c’est aux Etats, via la diplomatie et les instances internationales, de régler leurs relations et leur différends. La complexité des sujets à traiter, le calendrier de la vie internationale, le principe de souveraineté… tout légitime la diplomatie, et relativise le rôle des institutions juridictionnelles internationales. Relativise, oui, mais ne le fait pas disparaître, et le scepticisme désabusé exprimé encore dernièrement par l’ancien ministre Hubert Védrines est le fruit d’une pensée essoufflée.

Les outils de la justice internationale ont plus de cent ans, et n’ont fait que se renforcer au fil du temps. Cette construction serait condamnée à se briser sur les souverainetés ? Allons… En réalité, on voit se reproduire pour l’ordre juridique mondial ce qui s’est passé pour l’ordre juridique européen. Des textes généreux et des juridictions qui, à leur création, paraissent quasi-ésotériques, le tout nourrissant des critiques abruptes, qui deviennent elles-mêmes des obstacles à la compréhension. Mais loin de la lumière, au jour le jour, ces textes et ces institutions se mettent à vivre, nourries par le besoin de justice, la créativité de ceux qui s’en saisissent et la gravité des situations qui leur sont soumises. A terme, elles s’imposent comme des références, surtout quand dans le même temps, le pouvoir politique reste velléitaire.

L’Etat est irremplaçable car il est lieu où s’exprime la souveraineté et se forgent les mécanismes de solidarité. Et l’Etat reste le cadre privilégié pour rendre justice. Mais les valeurs de la justice sont universelles, ce qui explique que la greffe internationale prenne si bien et soit si féconde. Dès qu’on s’approche du droit fondamental, il faut penser international. Il ne s’agit pas de remplacer la diplomatie par la justice, ni de diluer les Etats dans un ordre international incertain, mais dire, tout simplement, qu’un seuil d’injustice interdit la construction de la paix, et qu’au final la meilleure chose qui puisse arriver aux criminels est d’être jugés. Un ordre international qui exclut le crime de guerre, le crime contre l’humanité et le génocide… Oui, la justice internationale peut y contribuer, et la CPI est une pièce maîtresse.


Le double standard

La seconde grande critique ne concerne pas le principe de la justice internationale, mais son mode de fonctionnement. La CPI ne serait qu’un outil de la puissance occidentale, laquelle après avoir imposé sa force diplomatique et économique, achevait sa domination par un raffinement juridictionnel. Et de mettre en avant cette évidence : la CPI traite uniquement de dossiers africains. Oui, mais il faut tout de même analyser un minimum.

Pour le Congo, République centrafricaine et l’Ouganda, ce sont les autorités étatiques elles-mêmes qui ont saisi la Cour Pénale Internationale : comme expression de l’impérialisme occidental, on fait mieux ! Oui, mais il y a le Soudan, me dira-t-on, et c’est la grande question. Le Soudan n’est pas partie au Traité de Rome, et fait l’objet d’une enquête, avec délivrance d’un mandat d’arrêt contre le chef de l’Etat, alors que bien d’autres crimes ont eu lieu dans bien d’autres pays et auraient justifié des mesures du même ordre. Il y a donc double standard, et ce double standard dans la pratique judiciaire est un scandale.

Mais, qui est l’auteur du scandale ? La CPI et son Procureur, aux poursuites sélectives ? Bien sûr que non. S’il y a des poursuites au Soudan, c’est parce que le Conseil de Sécurité a saisi la CPI. Le même Conseil de Sécurité qui a créé un Tribunal spécial pour l’assassinat de Rafic Hariri. Le même qui ne fait rien devant les massacres commis par les autorités israéliennes lors de l’opération « Plomb durci » : 1 300 palestiniens tués, dont une minorité de combattants, quatre mille blessés graves, et des destructions massives de biens civils et économiques. Le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a demandé qu’une enquête soit ouverte, de même que le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Mais le Conseil de Sécurité ne bouge pas. Là est le scandale du double standard. Il est l’oeuvre de cet organe politique qui voit les crimes au Darfour mais les ignore à Gaza. Au Soudan, l’auteur est jugé assez faible pour être poursuivi ; en Israël l’auteur est jugé trop puissant pour être inquiété. Il est bien évident que ça ne pourra pas toujours durer ainsi. Il y a aura aussi, un jour, tôt ou tard, une addition à présenter au Conseil de sécurité, quand des organes juridictionnels incontestables, dont la CPI, auront jugé les crimes contre l’humanité commis à Gaza.

L’efficacité de la plainte

Viennent ensuite les critiques contingentes : de toute manière, cette CPI ne peut rien faire contre Israël, alors, mieux vaut passer outre.

D’abord, et même si c’était le cas, pourquoi passer outre ? La seule raison pouvant conduire à renoncer à saisir la CPI serait le risque d’affaiblir les actions engagées devant les juridictions nationales, dans le cadre de la compétence universelle ou en fonction de la nationalité des victimes (ex : victime franco-palestinienne). Or, ce risque est inexistant. Un échec à La Haye mettrait en évidence le caractère restrictif du traité, et c’est tout. Il n’affaiblirait en rien les autres procédures. En revanche, le moindre signe positif rendu par le Bureau des poursuites de la CPI serait un atout dans les procédures conduites en droit interne.

Plus surprenant, et contradictoire : chacun peut déplorer le peu de place que laisse le statut aux victimes et aux ONG dans l’engagement des procédures. Aussi, il faut chercher à pousser les feux, pour donner toute leur ampleur aux textes au regard de la gravité des faits, en faisant intervenir massivement les ONG devant la CPI. Il est manifestement contre-productif de s’abstenir et d’implorer le Conseil de Sécurité. D’autant plus qu’à ce stade de la procédure, il est bien évident que le Conseil ne fera rien…

Non, c’est là une vraie erreur d’analyse. La grande spécificité de la plainte est qu’elle est formée par les militants des droits de l’homme, en lien direct avec les victimes. Les ONG signataires viennent de toute la planète, à commencer par ceux de Palestine et du monde arabo-musulman. 450 ONG à ce jour, et il reste à élargir le cercle pour le rendre encore plus représentatif. Surtout, et ce dans le cadre d’un consensus politique, l’Autorité Nationale Palestinienne a donné compétence à la CPI pour les crimes commis à Gaza depuis 2002. Une déclaration de compétence à effet rétroactif, comme le permet le statut, passée trop inaperçue et qui assoit la compétence de la Cour pour enquêter sur le territoire de Gaza. Ce geste de l’Autorité Nationale Palestinienne est d’une importance historique. Il place la cause palestinienne sous l’angle du droit, permet d’agir en tant qu’Etat devant une juridiction internationale, et affirme publiquement où est l’agresseur et où est la victime.

Jusqu’où ?

Jusqu’où pourra aller la Cour Pénale Internationale ? Le plus loin possible, et tout le chemin parcouru sera bénéfique pour la cause.

Les faits sont avérés, et leur preuve n’est pas le plus complexe : Israël n’a pas imaginé la riposte juridique, et a laissé toutes les preuves de ses méfaits, de son absence de but militaire, de sa détermination à frapper la population civile. Les travaux du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, s’il n’y avait qu’eux, établissent la pertinence des qualifications de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, au sens du traité de Rome. La réalité s’impose chaque jour davantage : il n’y avait pas de but militaire, mais uniquement un but civil, à savoir causer des pertes humaines chez les civils et des destructions. Sinon, pourquoi bombarder aux heures de sortie des écoles ? Pourquoi détruire systématiquement les centres de la Sécurité civile ? Pourquoi bombarder les écoles de le l’ONU, ou les réserves alimentaires ? Pourquoi avoir détruit le tiers des terres cultivées ? Pourquoi bombarder les équipements économiques ? Pourquoi après l’exécution sommaire de toute une famille et la destruction de la maison, avoir laissé seul l’aïeul qui implorait la mort en lui disant qu’il restait là pour témoigner ? On en sait bien assez pour conclure qu’il est nécessaire d’enquêter.

La question de l’Etat ? La Cour vise la protection des peuples, et c’est bien parce que l’Etat palestinien est contesté que sa population a été victime d’un crime contre l’humanité. Aussi, il serait difficile d’envisager que la moins protégée des populations soit privée de la protection de la CPI, comme s’il fallait faire payer une seconde fois à ce peuple soixante ans de lâcheté de la communauté internationale. La CPI n’a pas à définir l’Etat, mais à s’assurer que l’Etat existe. Un peu comme un être humain qui s’adresse au juge. Le juge doit constater que cet être est vivant, mais il ne s’intéresse pas à sa structure biologique. Or, l’Autorité Nationale Palestinienne fournit maints exemples prouvant la réalité de son existence, en droit international. Le consensus existant autour de cette démarche en est le meilleur exemple.

Alors, les documents nécessaires seront adressés au Bureau des poursuites. Dans le respect du Statut, le Procureur pourra saisir la chambre préliminaire, ce qui aura un impact considérable. Des investigations devront être conduites sur place, pour établir la réalité des crimes. On n’a jamais demandé à une victime d’élucider une affaire au moment où elle porte plainte. Que l’enquête progresse donc, pour à partir des faits dire s’il y a eu crime, et remonter vers les auteurs.

Il sera alors bien temps de s’adresser aux dirigeants d’Israël. Aucun peuple ne peut envisager de construire son avenir son avenir à partir d’ordres criminels. Que toute la lumière soit faite sur l’ampleur des crimes commis. Que l’on mesure l’horreur : nous verrons bien alors où en sera l’opinion internationale.

Dans le même temps, les procédures vont se poursuivre dans le cadre de la compétence universelle, et devant les juges nationaux, au pénal et au civil. La CPI n’interdit rien. Elle facilite tout.

Notre système de défense des droits de l’homme a de grands mérites, et a permis beaucoup de progrès. Mais les crimes commis à Gaza montrent ses limites : sous nos yeux, des innocents sont morts de la folie criminelle des dirigeants d’un Etat estimé fréquentable, défendus par les plus puissants des Etats de la planète. Il faut, par respect des victimes, revoir tout cela. L’immensité du crime de Gaza parle à toutes les consciences. Ce besoin de justice doit être la pierre fondatrice d’un nouvel âge des droits de l’homme. Et finalement, nous le savions : la Palestine est un berceau de la civilisation.

Articles de Gilles Devers publiés par Mondialisation.ca


Source: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...


Gaza : la procédure devant la Cour Pénale Internationale
Synthèse au 1er juin 2009
par Gilles Devers
Mondialisation.ca, Le 8 juin 2009
ISM


Gaza 27 décembre 2008 – 18 janvier 2009 : Des faits d’une gravité exceptionnelle

1. Le principe a été de répondre en fonction de la gravité des faits. C’est la base de toute procédure : d’abord, les faits. Ceux qui côtoient le procès pénal le savent : la première difficulté est de voir le crime, c’est-à-dire d’amener un esprit raisonné à entrer dans la mécanique de la pensée criminelle.
2. Dès les premiers jours de l’agression, si on ne savait que peu de choses au sens procédural, c’est-à-dire à propos des circonstances exactes et de l’imputation à des personnes physiques, on en savait suffisamment pour dire qu’il s’agissait de faits d’une extrême gravité.


Lire et/ou télécharger le dossier complet, au format PDF : Cliquez ici

Ou téléchargez la plainte : Ici


Articles de Gilles Devers publiés par Mondialisation.ca

Source : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13891

Une attaque imminente de l'Iran ?

Que sont tous ces mouvements militaires au Proche et Moyen Orient ?

Importantes manoeuvres militaires russes près de la Géorgie
Publié le 29 juin 2009 à 07h36 | Mis à jour le 29 juin 2009 à 08h55

http://www.cyberpresse.ca/international/europe/200906/29/01-879724-importantes-manoeuvres-militaires-russes-pres-de-la-georgie.php

Un sous-marin israélien a franchi le canal de Suez
http://fr.news.yahoo.com/3/20090704/twl-israel-egypte-sous-marin-951b410.html


Attaquer l'Iran serait extrêmement déstabilisant

Biden: Washington ne s'opposera pas à une action militaire d'Israël contre l'Iran
http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5jBYyFBUPN5jLoipRMcHwYe-NtirA


L'Arabie saoudite serait prête à fermer les yeux sur un survol israélien pour frapper l'Iran :

LEMONDE.FR avec AFP | 05.07.09 | 13h05

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/07/05/l-arabie-saoudite-serait-prete-a-fermer-les-yeux-sur-un-survol-israelien-pour-frapper-l-iran_1215452_3218.html#xtor=RSS-3208

Arabie Saoudite : approuve l’idée de laisser les forces aériennes israéliennes pénétrer leur espace aérien

Caucase du Nord: les troupes se préparent à des tirs d'entraînement (officiel)
http://fr.rian.ru/defense/20090630/122168241.html

Abou Dhabi : Une base française contre l'Iran.

Le contingent français de la FINUL a effectué d’importants exercices
dimanche 5 juillet 2009

http://18alexterieurliban.blogspot.com/2009/07/le-contingent-francais-de-la-finul.html

Mourir pour Dubaï ? L’accord de défense entre Paris et Abou Dhabi engage la France à défendre les Emirats « par tous les moyens» , y compris nucléaires
http://fr.novopress.info/20461/mourir-pour-dubai-l%E2%80%99accord-de-defense-entre-paris-et-abou-dhabi-engage-la-france-a-defendre-les-emirats-par-tous-les-moyens-y-compris-nucleaires/

Moyen-Orient : la France se donne les moyens de riposter

Iran : vers une action militaire ?
http://www.leblogfinance.com/2009/07/iran-vers-une-action-militaire-.html


Aurait-il raison ?

Les sionistes préparent la guerre
http://www.dailymotion.com/user/centre-zahra-france/video/x9k6ju_les-sionistes-preparent-la-guerre_news

 

05/07/2009

Sarkozy prépare un ministère de la « Homeland Security »(sécurité intérieure)

Solidarité et Progrès Jeudi 31 Mai 2007
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(Nouvelle Solidarité) Le président français Nicolas Sarkozy compte mettre la dernière main à son projet, un ministère de la Sécurité intérieure, semblable au département de la « Homeland Security » américain, qui regroupera la quasi-totalité des forces de police et de maintien de l’ordre.

Pour commencer, par sa politique d’ "ouverture ", sollicitant les défections dans les rangs du Parti socialiste et du MoDem, le nouveau parti centriste de François Bayrou, Sarkozy réussit à affaiblir toute opposition sérieuse. Porter le coup de grâce au PS n’est pas très difficile : le blairisme a tellement progressé dans ses rangs qu’un petit nombre de ses dirigeants n’a eu aucuns scrupules à rejoindre un gouvernement tout aussi blairiste que celui formé par Sarkozy : c’est le cas de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, d’Eric Besson, secrétaire d’Etat chargé de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques, de Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, etc.

Ensuite, dans le camp des centristes, lors de la création du MoDem, 24 des 29 députés de l’UDF ont décidé de rompre avec Bayrou pour s’allier eux aussi à Sarkozy.

Enfin, Sarkozy compte centraliser l’ensemble des services de renseignement sous son contrôle direct. Les 2000 employés des Renseignements généraux (les RG, la police « politique ») ont déjà fait leurs valises pour déménager du ministère de l’Intérieur vers de nouveaux locaux en banlieue, où ils seront rejoints par la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage), la Sous-direction de l’anti-terrorisme (SDAT, police Judiciaire) et ultérieurement par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). On estime généralement que cette nouvelle structure prendra le nom de Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sous la direction de Bernard Squarcini (surnommé « le Squale »), un fidèle de Sarkozy et numéro deux des RG depuis une bonne dizaine d’années. La naissance de cette vaste machine sécuritaire sera sous la haute supervision de Claude Guéant, chef de cabinet de Sarkozy. Plus tard, elle pourra être placée sous le contrôle d’un Conseil national de la sécurité (à l’américaine), dépendant directement de la Présidence.

Clairement inspiré par le département de la « Homeland Security », cette nouvelle structure intégrera, selon Le Figaro, la lutte contre la violence dans les banlieues (où le taux de pauvreté et de chômage bat des records parmi les populations immigrées), le contre-terrorisme au niveau régional et au niveau central, la lutte contre les phénomènes « subversifs ». Le 2 mai, Nicolas Sarkozy écrivit à la direction du syndicat de police Synergie-Officiers qu’il favorisait la « création d’une direction unifiée pour le renseignement intérieur en France afin de mieux combattre le terrorisme », ajoutant : « Je n’exclus pas d’adapter les structures de la Police nationale pour mieux répondre à l’évolution de la délinquance. »

Ainsi, Sarkozy s’oriente vers la mise en place d’un « exécutif unitaire » tel qu’il fut conçu par le juriste nazi Carl Schmitt, fort éloigné de l’esprit de la Cinquième République, où le Président fixe un cadre politique général, tout en assumant la charge particulière des affaires étrangères et de la défense nationale, mais où le Premier ministre traite les affaires courantes. Sarkozy a nommé une pléiade de conseillers à l’Elysée, en charge de faire directement valoir sa politique auprès des différents ministres : sept experts auprès du ministère de l’Economie, cinq auprès du ministère des Affaires sociales et six auprès de la Défense et de la Sécurité.

Source : Alterinfo

En complément : la Composition du Cabinet de la Présidence de la République

M. Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée

Amiral Edouard Guillaud, chef de l’Etat-major particulier

M. Henri Guaino, conseiller spécial du Président de la République

M.Raymond Soubie, conseil social

Mme.Catherine Pégard, conseillère politique

M.Jean-David Levitte, conseiller diplomatique et Sherpa

M.Xavier Musca, secrétaire général adjoint

Mme.Emmanuelle Mignon, conseillère spéciale

M. Christian Frémont, Directeur de Cabinet


M. Arnold Munnick , pour la recherche bio médicale et la santé

M. Patrick Ouard, conseiller à la justice

M.Franck Louvrier, conseiller en communication

M.Pierre Charon, politique et médias

M.Cédric Goubet, chef de Cabinet

M.Samuel Fringant, chef de cabinet adjoint

M.Jérome Peyrat, conseiller politique,


M. Bernard BELLOC, conseiller enseignement supérieur et recherche
M. Olivier BIANCARELLI, conseiller politique, parlementaire et Outre-mer
Mme Cécile FONTAINE, conseiller défense, finances publiques et réforme de l’Etat
M. Bruno JOUBERT, conseiller diplomatique adjoint
M. Maxime TANDONNET, conseiller immigration et intégration
M. Fabien RAYNAUD, conseiller affaires européennes
M. Grégoire VERDEAUX, conseiller affaires humanitaires et santé publique
M. Jean-Michel GOUDARD, conseiller stratégie
M. Emmanuel MOULIN, conseiller économique

M. Boris BOILLON, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen-Orient
M. Olivier COLOM, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé du G8, des Nations unies, des affaires multilatérales et globales et de la francophonie
M. Edouard CREPEY, conseiller technique en charge des questions institutionnelles, constitutionnelles et juridiques (JO
Mme Sophie DION, conseiller technique sport
M. Jean-Baptiste de FROMENT, conseiller technique éducation
M. Eric GARANDEAU, conseiller technique culture et communication
M. Damien LORAS, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé des Amériques, de la Russie, du Caucase, des Balkans et de l’Asie centrale
M. Matthieu LOUVOT, conseiller technique industrie - énergie – transport
M. Christophe MALVEZIN, conseiller technique agriculture et pêche

M. Raphaël RADANNE, conseiller technique santé (
M. Aimeric RAMADIER, conseiller technique fonction publique, réforme de l’Etat, jeunesse et associations
M. François RICHIER, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé des affaires politico-militaires
M. Eric TALLON, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé des affaires européennes
M. Julien VAULPRE, conseiller technique opinion
M. Christophe INGRAIN, conseiller technique justice M. Rachid KACI, conseiller technique politique de la ville, diversité
M. Boris RAVIGNON, conseiller technique développement durable
M. Bertrand LORTHOLARY, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Asie et de l’Océanie
M. Rémi MARECHAUX, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Afrique sub-saharienne)
M. Romain SERMAN, conseiller technique à la cellule diplomatique chargé de l’Afrique sub-saharienne
Mme Marguerite BERARD-ANDRIEU, conseiller technique emploi, formation, synthèse sociale
Mme Sibyle VEIL, conseiller technique travail, logement, solidarités
Mme Constance LE GRIP, conseillère technique chargée des relations avec l’Assemblée nationale et le parlement européen

M. Olivier MARLEIX, conseiller technique chargé des collectivités territoriales et des relations avec les élus locaux
M. Eric SCHAHL, conseiller technique chargé des élections et des relations avec le Sénat


Tous ayant la confiance du président

télécopie 01 42 92 82 99

Porte-parole Présidence telecopie 01 42 92 81 17



Le régime dictatorial en France !

Jusqu'où va-t-on aller ?

Un enfant de 8 ans convoqué devant le juge pour un excès de vitesse à vélo
Créé le 01.07.09 à 19h50 |  Mis à jour le 01.07.09 à 19h53
JUSTICE - Ryan avait traversé un passage piéton sur son deux-roues...

A 8 ans, il est convoqué devant le juge pour un excès de vitesse. A vélo. C'est l'histoire que raconte le «Canard enchaîné» de ce mercredi. Les faits remontent au 22 juillet 2008. Ryan, 7 ans à l’époque, se balade à bicyclette à Plaisir, dans les Yvelines. Il traverse un passage piéton et se fait percuter par une voiture, qui le blesse légèrement au poignet.

Quelques jours plus tard, indique l'hebdomadaire, le père de Ryan reçoit un courrier du ministère public l'informant que son fils est poursuivi pour «conduite à vitesse excessive eu égard aux circonstances, article R. 413-17 du Code de la route». L'enfant est appelé à comparaître le 5 juin, comme l'automobiliste qui l'a renversé.

Selon le «Canard», l'avocate de Ryan a obtenu un report de l'audience devant la juridiction de proximité qui dépend du tribunal de grande instance de Versailles, au 18 septembre prochain. En mai dernier, déjà, deux enfants de 6 et 10 ans avaient été arrêtés à la sortie de l’école par des policiers pour un vol de vélo, et un autre, âgé de 8 ans, avait été entendu par les gendarmes pour une bagarre en cour de récréation.
C.F.
Six policiers pour arrêter deux enfants de 6 et 10 ans
Créé le 21.05.09 à 10h26 | Mis à jour le 25.05.09 à 08h31



Source : 20 minutes

POLICE - Les deux garçons ont été interpellés mardi à la sortie de l'école pour un vol de vélo...
Deux véhicules de police, pas mois de six policiers et deux heures d’interrogatoire: c’est le dispositif déployé par la police en Gironde pour arrêter deux enfants pour un vol présumé de vélos (l'un dérobé la veille, l'autre il y a deux ans), dévoile ce jeudi matin le journal Sud-Ouest.

Le matin même, une mère de famille avait cru reconnaitre le vélo volé d’un de ses enfants. Les deux garçons, âgés de 6 et 10 ans, ont donc été itnterpellés à la sortie de leur école élémentaire, à 16h30, mardi à Floirac en Gironde, devant leurs camarades de classe.

Au final, l'enfant de six ans a reconnu avoir «emprunté» le vélo la veille au soir. Mais, la mère de l’enfant de 10 ans interpellé a, elle, fourni une attestation sur l’honneur signée de la personne qui lui avait offert (un adjudant-chef de la base aérienne de Mérignac), il y a un an et demi. Elle a dénoncé un «procédé honteux».

«Mon fils ne veut plus retourner à l'école»

Interrogée par France-info, elle a expliqué qu’elle aurait compris que la police la convoque au poste pour expliquer d’où venait le vélo de son fils, mais pas qu’il soit ainsi arrêté devant l’école pour subir ensuite un interrogatoire de deux heures. «Mon fils ne veut plus retourner à l’école, explique-t-elle, avant de promettre qu’elle va écrire au ministère de l’Intérieur».

Quant aux membres du corps enseignant, ils affirment n’avoir rien vu. L’école est dans une rue piétonne, les véhicules de police sont donc intervenus au bout de la rue. Mais, choqués, ils ont prévu d’en parler avec les enfants et les parents d’élèves, dès lundi.

Cette affaire intervient quelques semaines après la parution d’un rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) dénonçant des actes de «violence illégitime» des forces de l’ordre envers les moins de 18 ans.
C. L.

Source : 20 minutes

A 8 ans, il est entendu par les gendarmes pour une bagarre à l'école
Créé le 31.05.09 à 11h26 | Mis à jour le 31.05.09 à 18h10

VAL D'OISE - La mère de l'enfant ayant reçu des coups a porté plainte...
Après l’interpellation de deux garçons, âgés de 6 et 10 ans, pour un vol de vélo, l’audition d’un enfant de 8 ans après une bagarre à l’école.

Ce dernier a été entendu, avec son père, samedi à la gendarmerie de Courdimanche (Val-d'Oise) pour s'être battu à l'école avec un autre garçon, a indiqué la gendarmerie ce dimanche à l’AFP, confirmant une information du «Parisien».

Cette procédure est la conséquence logique d'un dépôt de plainte de la mère de l'enfant ayant reçu des coups.

Les deux enfants ne seraient déjà plus brouillés

Lors de son audition, qui a duré vingt minutes, l'écolier a reconnu s'être battu avec l'un de ses camarades de classe. Il a expliqué avoir agi ainsi parce que ce dernier «cherchait à (le) manipuler». Selon la gendarmerie, les deux enfants ne seraient déjà plus brouillés.

Le père de l'enfant a déploré auprès du «Parisien» la tournure prise par les événements: «C'est une histoire qui n'aurait même pas dû sortir de l'école. Elle aurait dû se régler entre adultes, au lieu de dramatiser à ce point.»

«Réactions outrancières»

La secrétaire générale de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), organisation réunie en congrès à Saint-Etienne, a de son côté estimé que «cela s'inscrit dans le contexte actuel: à force de dire qu'il faut légiférer, fouiller les enfants, ça entraîne des réactions outrancières des parents».

Le leader du Modem, François Bayrou, a également dénoncé ce dimanche la création «d'un climat qui entraîne un certain nombre de dérives», au Forum Radio J.
Source : 20 minutes

Xavier Darcos veut autoriser les fouilles à l'école
Créé le 21.05.09 à 14h09 | Mis à jour le 22.05.09 à 08h39

VIOLENCE - Il s'exprimait devant 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP).

Xavier Darcos a proposé jeudi de réfléchir à la création d'"une force mobile d'agents" intervenant en milieu scolaire "sur des missions de prévention et de contrôle" de la violence, et jugé nécessaire de pouvoir fouiller les élèves suspectés de transporter des armes.

"Puisqu’il faut des moyens (contre la violence), mais des moyens bien utilisés, je veux mettre en débat la possibilité de créer, auprès des recteurs, une force mobile d’agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle", a-t-il déclaré, dans son discours d'ouverture du 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), qui se tient à La Rochelle de jeudi à samedi.

Selon l'entourage du ministre, il ne s'agirait pas d'agents de police mais "de personnes formées et assermentées, placées auprès des recteurs, susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire".

Sanction financière des parents

Le ministre, qui a évoqué le drame de Fenouillet (Haute-Garonne), où une enseignante a été poignardée en plein collège le 15 mai, veut pouvoir donner à ces personnels assermentés "les moyens juridiques et matériels d’agir", en leur octroyant "le droit de faire ouvrir le cartable ou de fouiller l’élève qu’ils suspectent de vouloir introduire des armes".

Le ministre de l'Education a aussi évoqué l'idée de sanctionner financièrement les parents d'élèves ayant "démissionné".

"Il faut (les) rappeler à leur devoir de parent en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute"

Source :20 minutes

L'UE vient d'être condamnée par l'Allemagne

Il faut maintenant que Vive la France

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09:39 Publié dans Actualité, politique ou géopolitique, Europe, Euro, CEDH, USA, Israël | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!