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20/10/2015

D'où viennent les Toyota de Daesh ? Directement des Etats-Unis, dit un média allemand !

Vous en doutiez ?

D'où viennent les Toyota de Daesh ? Directement des Etats-Unis, dit un média allemand !

© Stringer Source: Reuters

Il y a deux semaines, l'administration Obama lançait une enquête pour savoir d'où pouvaient provenir les pick-up Toyota avec lesquels Daesh parade. La réponse a été semble-t-il trouvée...ce sont les Etats-Unis qui les ont livrés.

C'est le journal allemand Deutsche Wirtschafts Nachrichten (Les Nouvelles économiques allemandes) qui publie cette information.

Selon ce site, les nombreux 4X4 Hilux de la marque Toyota que les terroristes de Daesh utilisent dans leurs opérations et avec lesquels ils paradent sur leurs vidéos de propagande...viendraient directement des Etats-Unis, du moins en partie.

 

En effet, Oubai Shahbandar, un ancien fonctionnaire syro-américain du département de la Défense, et actuel conseiller en communications stratégiques à la Coalition syrienne, a, sur les ondes de la radio publique internationale, évoqué le fait qu'une livraison d'armes non-létales récente effectuée par les Etats-Unis aux rebelles syriens comprenait justement 43 Toyota Hilux

«Les caractéristiques spéciales de la Toyota Hilux sont exactement ce dont nous avons besoin pour soutenir militairement les forces de l'opposition modérée sur le terrain» a ainsi déclaré Oubai Shahbander.

Selon le DWN, qui cite cette fois-ci un journal politique britannique, The Spectator, les forces américaines auraient donc livré non pas les rebelles modérés mais le Front Al-Nusra, qui est la branche syrienne d'Al-Qaïda. Daesh aurait ensuite acquis les pick-up via cet autre groupe terroriste. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait justement critiqué ces livraisons d'armes américaines sur le sol syrien, prévenant que la plupart d'entre elles finiraient par tomber dans les mains d'organisations terroristes.

 

Des révélations qui s'avèrent assez cocasses, puisqu'il y a deux semaines à peine, le Département du Trésor américain annonçait en grandes pompes avoir lancé une vaste enquête afin de  comprendre comment les terroristes de Daesh étaient ainsi parvenus à mettre la main sur une si grande quantité de pick-up Toyota !

Le Toyota Hilux
© Yuriko Nakao Source: Reuters
Le Toyota Hilux

Soucieuse de ne pas pâtir de cette mauvaise publicité, le constructeur japonais avait aussi réagi promptement et promis de participer activement à l'enquête américaine, rappelant au passage que sa déontologie l'empêchait «de vendre des véhicules à des acheteurs potentiels qui peuvent utiliser ou les modifier pour les activités militaires ou terroristes». Comprendre: Les Etats-Unis lancent une enquête sur les très nombreux pick-ups «Toyota» que possède Daesh  Mais «la Toyota Hilux est partout» explique à Newsweek, Andrew Exum, un ancien Ranger de l'armée qui est maintenant le sous-secrétaire adjoint américain à la Défense pour la politique au Moyen-Orient, avant de poursuivre: «il est l'équivalent en version véhicules de l'AK-47. Il est omniprésent dans toutes les guerres insurgées. Et en fait, récemment, dans toutes les guerres luttant contre les insurrections de manière. Il surpasse de très loin le Humvee [véhicule militaire américain]».

Les Russes, dans le Nord de l’Afrique, Libye

 

Les Russes suivent de près les évolutions, en Libye, et la montée en puissance de Daech, dans cette région....

Les Russes suivent de près les évolutions, en Libye, et la montée en puissance de Daech, dans cette région....

IRIB- «La Russie surveille avec ses avions de reconnaissance et satellites d’espionnage le groupe terroriste Daech, en Libye», a révélé le quotidien algérien, "Al-Khabar", citant une haute source sécuritaire algérienne.

«Avant même son intervention militaire, en Syrie, la Russie surveillait les positions de Daech, en Libye. Les avions et les satellites russes surveillent, depuis un certain temps, les positions de Daech, dans les régions côtières, à l’Est et à proximité de l’Egypte et de la Libye, sur une bande côtière, longue de 200 à 300 km», a ajouté cette source.


Selon ce quotidien algérien, les Russes ont notifié leurs inquiétudes à l’Algérie, à la Tunisie et à l’Egypte, quant à la montée en puissance de Daech, en Libye.


«Ils craignent que ce pays ne devienne le foyer la formation des groupes salafistes takfiris, après l’attaque contre l’Irak et la Syrie, ce qui amènera la Russie à mener, éventuellement, des attaques aériennes et au missile contre ce groupe terroriste, en Libye», a poursuivi "Al-Khabar".


«Les Russes sont préoccupés par quelques questions, à savoir, la répercussion de la présence de Daech, en Libye, sur la navigation en Méditerranée, la présence des partisans de ce groupe, dans les régions côtières, les missiles, dont ils disposent, les renseignements, sur la présence des ressortissants russes, notamment, tchétchènes, aux côtés des Daechistes, en Libye, le sort des armes sophistiquées russes, prises au régime de Kadhafi, et, ensuite, par la fabrication, par les groupes takfiris, liés à Al-Qaïda et Daech, de bombes chimiques, dans ce pays», a ajouté cette source.


«Actuellement, l’intervention militaire contre Daech, en Libye, est exclue; cependant, ils y suivent de près la situation, tout comme avant leur intervention militaire, en Syrie», a souligné le quotidien algérien, "Al-Khabar".

 

Russie : Bientôt une armée de robots autonomes?

Pour épargner des vies humaines !

 

Bientôt une armée de robots autonomes?

20:19 19.10.2015 (mis à jour 20:35 19.10.2015)

Le robot Taifun-M

En Russie, le système d'intelligence artificielle Unicum a été testé avec succès, ce qui permettra prochainement de faire en sorte que des problèmes tant civils que militaires soient résolus automatiquement par des robots grâce à ce système.

Le système Unicum dote les véhicules de capacités intellectuelles et permettra donc d'exclure presque complètement l'intervention humaine dans le futur, expliquent les créateurs.



"C'est le premier système de ce niveau à avoir réussi tous les tests", a déclaré Sergueï Skokov, représentant de la corporation russe productrice d'équipement.

Unicum a été qualifié de prêt à l'emploi et a été ensuite livré à son client. Actuellement, on veut installer ces technologies dans des exemplaires réels de la robotique militaire et civile, y compris des drones, a précisé M. Skokov.

Le système est piloté à distance, par quelques dix groupes robotiques en mer, sur terre et dans les airs, mais il permet aussi d'exclure complètement l'intervention humaine. Sur le champ de bataille, les robots opérant à la base du système Unicum pourront eux-mêmes répartir les rôles parmi les "combattants", choisir le "chef" de l'armée, remplacer leurs confrères hors service, occuper les positions les plus avantageuses et chercher des cibles pour les frapper ensuite.

Les créateurs estiment qu'Unicum marque un progrès significatif et rapproche l'humanité de la création d'une intelligence artificielle performante, dotée de mécanismes de capacités quasi-humaines.

 

Syrie : L’armée russe affirme sa supériorité en guerre conventionnelle

Allez les amis, régalez-vous !

Non seulement Poutine a mis un terme à la doctrine Wolfowitz, en allant défendre la Syrie, mais tout le monde y est isolé grâce à la technologie militaire russe et à son système de brouillage des communications, de telle sorte que seuls Damas et l’armée Russe savent ce qui se passe réellement sur le terrain !

La coalition mafieuse et illégale, des USA et Cie, est rendue sourde et aveugle sur tout ce qui se passe sur le terrain et les mercenaires ne peuvent plus communiquer avec leurs chefs criminels de la CIA/Mossad et Cie !

On a compris pourquoi le porte-avions US a mis les voiles du Golfe Persique !

Bravo Poutine !

 

L’armée russe affirme sa supériorité en guerre conventionnelle

par Thierry Meyssan

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 19 octobre 2015

L’intervention militaire de Moscou en Syrie n’a pas simplement retourné le sort des armes et semé la panique parmi les jihadistes. Elle a montré au reste du monde, en situation de guerre réelle, les capacités actuelles de l’armée russe. À la surprise générale, celle-ci dispose d’un système de brouillage capable de rendre l’Alliance atlantique sourde et aveugle. Malgré un budget bien supérieur, les États-Unis viennent de perdre leur domination militaire.

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L’intervention militaire russe en Syrie, qui devait être un pari risqué de Moscou face aux jihadistes, s’est transformée en une manifestation de puissance qui bouleverse l’équilibre stratégique mondial [1] Conçue au départ pour isoler les groupes armés des États qui les soutiennent en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, puis les détruire, l’opération a conduit à aveugler l’ensemble des acteurs occidentaux et leurs alliés.

Stupéfait, le Pentagone est divisé entre ceux qui tentent de minimiser les faits et de trouver une faille dans le dispositif russe et ceux qui, au contraire, considèrent que les États-Unis ont perdu leur supériorité en matière de guerre conventionnelle et qu’il leur faudra de longues années pour la récupérer [2].

A Transatlantic Talk with General Philip Breedlove on NATO’s
Next Steps: Warsaw and Beyond


On se souvient qu’en 2008, lors de la guerre d’Ossétie du Sud, les Forces russes étaient certes parvenues à repousser l’attaque géorgienne, mais avaient surtout montré au monde l’état déplorable de leur matériel. Il y a dix jours encore, l’ancien secrétaire à la Défense Robert Gates et l’ancienne conseillère nationale de sécurité Condoleezza Rice parlaient de l’armée russe comme d’une force de « second rang » [3].

Comment donc, la Fédération russe est-elle parvenue à reconstruire son industrie de Défense, à concevoir et à produire des armes de très haute technologie sans que le Pentagone ne mesure l’ampleur du phénomène et qu’il se laisse distancer ? Les Russes ont-ils utilisé toutes leurs nouvelles armes en Syrie ou disposent-ils d’autres merveilles en réserve ? [4]

Le désarroi est si grand à Washington que la Maison-Blanche vient d’annuler la visite officielle du Premier ministre Dmitry Medvedev et d’une délégation de l’état-major russe. La décision a été prise après une visite identique d’une délégation militaire russe en Turquie. Inutile de discuter des opérations en Syrie, car le Pentagone ne sait plus ce qui s’y passe. Furieux, les « faucons libéraux » et les néo-conservateurs exigent la relance du budget militaire et ont obtenu l’arrêt du retrait des troupes d’Afghanistan.

De manière on ne peut plus étrange, les commentateurs atlantistes qui assistent au dépassement de la puissance militaire US dénoncent le danger de l’impérialisme russe [5]. Pourtant la Russie ne fait ici que sauver le Peuple syrien et propose aux autres États de travailler en coopération avec elle, tandis que les États-Unis lorsqu’ils détenaient la prééminence militaire ont imposé leur système économique et détruit de nombreux États.

Force est de constater que les déclarations incertaines de Washington durant le déploiement russe, avant l’offensive, ne devaient pas être interprétées comme une lente adaptation politique de la rhétorique officielle, mais pour ce qu’elles exprimaient : le Pentagone ignorait le terrain. Il était devenu sourd et aveugle.

Un système de brouillage généralisé

On sait, depuis l’incident de l’USS Donald Cook en mer Noire, le 12 avril 2014, que l’armée de l’Air russe dispose d’une arme lui permettant de brouiller tous les radars, circuits de contrôle, systèmes de transmission d’information, etc. [6]. Dès le début de son déploiement militaire, la Russie a installé un centre de brouillage à Hmeymim, au nord de Lattaquié. Subitement, l’incident de l’USS Donald Cook s’est reproduit, mais cette fois dans un rayon de 300 kilomètres ; incluant la base Otan d’Incirlik (Turquie). Et il persiste toujours. L’événement s’étant produit durant une tempête de sable d’une densité historique, le Pentagone a d’abord cru que ses appareils de mesure avaient été déréglés avant de constater qu’ils sont brouillés. Tous brouillés.

Or, la guerre conventionnelle moderne repose sur le « C4i » ; un acronyme correspondant aux termes anglais de « command » (maîtrise), « control » (contrôle), « communications », « computer » (informatique) et « intelligence » (renseignement). Les satellites, les avions et les drones, les navires et les sous-marins, les blindés et désormais même les combattants, sont reliés les uns aux autres par des communications permanentes qui permettent aux états-major de commander les batailles. C’est tout cet ensemble, le système nerveux de l’Otan, qui est actuellement brouillé en Syrie et dans une partie de la Turquie.

Selon l’expert roumain Valentin Vasilescu, la Russie aurait installé plusieurs Krasukha-4, aurait équipé ses avions de conteneurs de brouillage SAP-518/ SPS-171 (comme l’avion qui survola l’USS Donald Cook) et ses hélicoptères de Richag-AV. En outre, elle utiliserait le navire espion Priazovye (de classe Project 864, Vishnya dans la nomenclature Otan), en Méditerranée [7].

Il semble que la Russie ait pris l’engagement de ne pas perturber les communications d’Israël —chasse gardée US—, de sorte qu’elle s’interdit de déployer son système de brouillage au Sud de la Syrie.

Les aéronefs russes se sont fait un plaisir de violer un grand nombre de fois l’espace aérien turc. Non pas pour mesurer le temps de réaction de son armée de l’Air, mais pour vérifier l’efficacité du brouillage dans la zone concernée et pour surveiller les installations mises à dispositions des jihadistes en Turquie.

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Si l’Otan a toujours la possibilité de photographier depuis des satellites la construction des bases militaires russes en Syrie, elle ne peut plus ni écouter les communications radio, ni visualiser les déplacements des hommes et des matériels. En outre, l’Otan ne peut plus contrôler à distance ses propres appareils, ni communiquer avec ses hommes lorsqu’ils entrent dans la bulle de protection russe.

Des missiles de croisière ultra-performants

Enfin, la Russie a utilisé plusieurs armes nouvelles, comme 26 missiles furtifs de croisière 3M-14T Kaliber-NK, équivalents des RGM/UGM-109E Tomahawk [8]. Tirés par la Flotte de la mer Caspienne —ce qui n’avait aucune nécessité militaire—, ils ont atteint et détruit 11 cibles situées à 1 500 kilomètres de distance, dans la zone non-brouillée —afin que l’Otan puisse apprécier la performance—. Ces missiles ont survolé l’Iran et l’Irak, à une altitude variable de 50 à 100 mètres selon le terrain, passant à quatre kilomètres d’un drone états-unien. Aucun ne s’est perdu, à la différence des états-uniens dont les erreurs se situent entre 5 et 10 % selon les modèles [9]. Au passage, ces tirs montrent l’inutilité des dépenses pharaoniques du « bouclier » anti-missiles construit par le Pentagone autour de la Russie —même s’il était officiellement dirigé contre des lanceurs iraniens—.


Sachant que ces missiles peuvent être tirés depuis des sous-marins situés n’importe où dans les océans et qu’ils peuvent transporter des têtes nucléaires, les Russes ont rattrapé leur retard en matière de lanceurs.

En définitive, la Fédération de Russie serait détruite par les États-Unis —et vice-versa— en cas de confrontation nucléaire, mais elle serait gagnante en cas de guerre conventionnelle.

Seuls les Russes et les Syriens sont en capacité d’évaluer la situation sur le terrain. Tous les commentaires militaires provenant d’autres sources, y compris des jihadistes, sont sans fondement car seuls la Russie et la Syrie ont une vision du terrain. Or, Moscou et Damas entendent profiter au maximum de leur avantage et maintiennent donc le secret sur leurs opérations.

Des quelques communiqués officiels et des confidences des officiers, on peut conclure qu’au moins 5 000 jihadistes ont été tués, dont de nombreux chefs d’Ahrar el-Sham, d’al-Qaïda et de l’Émirat islamique. Au moins 10 000 mercenaires ont fui vers la Turquie, l’Irak et la Jordanie. L’Armée arabe syrienne et le Hezbollah reconquièrent le terrain sans attendre les renforts iraniens annoncés.

La campagne de bombardements devrait se terminer à la Noël orthodoxe. La question qui se posera alors sera de savoir si la Russie est autorisée ou non à terminer son travail en poursuivant les jihadistes qui se réfugient en Turquie, en Irak et en Jordanie. Faute de quoi, la Syrie serait sauvée, mais le problème ne serait pas résolu pour autant. Les Frères musulmans ne manqueraient pas de chercher une revanche et les États-Unis de les utiliser à nouveau contre d’autres cibles.

À retenir :
- L’opération russe en Syrie a été conçue pour priver les groupes jihadistes du soutien étatique dont ils disposent sous couvert d’aide à des « opposants démocratiques ».
- Elle a exigé l’usage d’armes nouvelles et s’est transformée en une démonstration de force russe.
- La Russie dispose désormais d’une capacité de brouillage de toutes les communications de l’Otan. Elle est devenue la première puissance en matière de guerre conventionnelle.
- Cette performance a attisé la discorde à Washington. Il est trop tôt pour dire si elle sera favorable au président Obama ou si elle sera utilisée par les « faucons libéraux » pour justifier un accroissement du budget militaire.

Video : missiles russes traversant le territoire iranien vers leurs objectifs en Syrie.
Vitesse et basse altitude entre les montagnes, très étonnant !

[1] “Russian Military Uses Syria as Proving Ground, and West Takes Notice”, Steven Lee Myers & Eric Schmitt, The New York Times, October 14, 2015.

[2] “Top NATO general : Russians starting to build air defense bubble over Syria”, Thomas Gibbons-Neff, The Washington Post, September 29, 2015.

[3] “How America can counter Putin’s moves in Syria”, by Condoleezza Rice, Robert M. Gates, Washington Post (United States), Voltaire Network, 8 October 2015.

[4] La seule étude disponible est bien en dessous de la réalité : Russia’s quiet military revolution and what it means for Europe, Gustav Gressel, European Council on Foreign Relations, October 2015.

[5] « Russisches Syrien-Abenteuer : Das Ende der alten Weltordnung », Matthias Schepp, Der Spiegel, 10. Oktober 2015.

[6] « Qu’est-ce qui a tant effrayé l’USS Donald Cook en Mer Noire ? », Réseau Voltaire, 14 septembre 2014.

[7] « Cu ce arme ultrasecrete a cîstigat Putin suprematia în razboiul radioelectronic din Siria ? », Valentin Vasilescu, Ziarul de gardã, 12 octobre 2015. Version française : « L’arme ultrasecrète qui permet à Poutine d’assoir sa suprématie dans la guerre radio électronique en Syrie ? », Traduction Avic, Réseau international.

[8] “KALIBRating the foe : strategic implications of the Russian cruise missiles’ launch”, by Vladimir Kozin, Oriental Review (Russia), Voltaire Network, 14 October 2015.

[9] Après avoir annoncé le contraire, les États-unis ont dû admettre les faits : “First on CNN : U.S. officials say Russian missiles heading for Syria landed in Iran”, Barbara Starr & Jeremy Diamond, CNN, October 8, 2015. Moscow rejects CNN’s report on Russian missile landing in Iran”, IRNA, October 8, 2015. “Daily Press Briefing”, John Kirby, US State Department, October 8, 2015. “Пентагон не комментирует сообщения о якобы упавших в Иране ракетах РФ”, RIA-Novosti, October 8, 2015.

Thierry MeyssanThierry Meyssan

Consultant politique, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007). Compte Twitter officiel.

 

 

Poutine vient de mettre fin à la doctrine Wolfowitz

Echec et Mat, à la doctrine de Paul Wolfowitz, par Poutine, en Syrie  !

Voir aussi :

La Doctrine de Paul Wolfowitz, Théoricien de la violence, l’âme du Pentagone

La Cinquième colonne de Washington en Russie et en Chine

 

Poutine vient de mettre fin à la doctrine Wolfowitz

 

Wes Clark - America's Foreign Policy "Coup"

(Aller à 3:07 dans la vidéo ci-dessus)

« Notre premier objectif est d’empêcher la réémergence d’un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l’ancienne Union soviétique ou ailleurs, qui constituerait une menace sur l’ordre [des relations internationales] équivalente à celle posée auparavant par l’Union soviétique. C’est une considération [dominante] sous-jacente à la nouvelle stratégie de défense régionale et qui demande que nous nous efforcions d’empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources pourraient, sous contrôle consolidé, être suffisantes pour produire l’énergie mondiale.»  (doctrine Wolfowitz)

C’est cette doctrine qui a guidé la politique étrangère étasunienne depuis la fin de la guerre froide . C’est la clef de lecture de cette politique, et donc, d’une grande partie de la géopolitique mondiale .

Le général 4 étoiles Wesley Clark avait noté ceci :

En 1991, [le puissant néoconservateur et architecte de la guerre en Irak, Paul Wolfowitz] était le secrétaire à la Défense pour la politique – en position de numéro 3 au Pentagone. Et j'étais allé le voir quand j'étais un  général 1 étoile commandant le Centre national de formation.

Et j’ai dit, « M. le Secrétaire, vous devez être assez content de la performance des troupes dans l’opération Tempête du désert ? ».

Et il a dit: « Oui, mais pas vraiment, parce que la vérité est que nous devrions nous être débarrassés de Saddam Hussein, et ce n’est pas le cas …

Mais une chose que nous avons appris [de la guerre du golfe Persique] est que nous pouvons utiliser nos militaires dans la région – dans le Moyen-Orient – et les Soviétiques ne nous arrêteront pas.

Et nous avons environ 5 ou 10 ans pour nettoyer les vieux régimes des clients soviétiques – en Syrie, en Iran, en Irak – avant que la prochaine superpuissance ne vienne nous remettre en question."

Les faucons ont renversé les alliés soviétiques en Irak et en Libye.

Et ils ont fait pression pour un changement de régime en Syrie depuis des années.

En bombardant Isis, Al Nusra et d’autres jihadistes en Syrie qui se concentrent sur le fait de renverser Assad, un allié russe, Poutine a mis fin à la doctrine Wolfowitz.

Du moins pour le moment … ce qui montre l’importance géostratégique cruciale et la portée historique des événements actuels en Syrie : le monde est en train  de basculer sous nos yeux.