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25/10/2015

Nouvelle formule anti raclures au savon d’Alep !

 

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Syrie/Assad: Hollande, les Européens ne sont pas d'avis...

Et vous croyez qu'il la fermerait sa grande gueule ?

Comme la France adhère à la coalition internationale illégale, il doit se taire parce qu'il est le problème en Syrie et qu'il ne peut pas faire partie de la solution !

La seule chose qui puisse le concerner, c'est d'être poursuivi pour crimes de guerres et contre l'humanité !

 

Syrie/Assad: les Européens ne sont pas d'avis...

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Oct 23, 2015 13:31 UTC - IRIB - Le président français, François Hollande qui s'oppose toujours contre l'intervention russe en Syrie, ne tolère toujours pas Bachar al-Assad comme faisant partie du règlement de la crise syrienne.

Lors d'une conférence de presse, à Athènes aves le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, le président français François Hollande a indiqué que "rien ne doit être fait pour conforter Bachar el-Assad".

Hollande a ainsi prétendu qu'Assad ne pourrait pas être la solution car il est le problème.


Sur la même longueur d'ondes, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius a prétendu qu'Assad ne pourrait pas être une issue au règlement de la crise syrienne car il est, selon lui, responsable de la mort de 200.000 Syriens.


Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE qui dénoncent l'intervention militaire russe en Syrie, ne sont pas encore arrivés à un consensus sur une contribution d'Assad à la solution de la crise syrienne.

 

Quand la Russie a-t-elle été déclarée ennemi public numéro un?

 La propagande russophobe !

Quand la Russie a-t-elle été déclarée ennemi public numéro un?

 

Les relations étrangères entre ce qu’on appelle l’Ouest et la Russie sont devenues de plus en plus hostiles ces deux dernières années. Cependant, si des tensions graves ont pu apparaître maintenant, un regard sur les politiques de l’Amérique menées sous les deux dernières administrations met en évidence une vieille stratégie de calomnie à l’encontre de la Fédération de Russie. Voici un aperçu de la rhétorique utilisée par les médias depuis 2003. La Russie n’a pas été déclarée comme l’ennemi seulement maintenant, pour certains, elle l’a toujours été.

Dans l’Amérique d’aujourd’hui, beaucoup de gens pensent que Vladimir Poutine a personnellement abattu le MH17. Il est vrai aussi que le supporter typique de la ligue nationale de football (NFL) croit vraiment que Poutine a arraché la couronne du SuperBowl à Robert Kraft, le propriétaire des Patriotes de la Nouvelle-Angleterre [équipe professionnelle de football américain près de Boston, NdT]. Oui, vous avez bien compris, une des raisons principales de la guerre incontrôlée entre l’Amérique et la Russie était une tricherie pour le trophée du propriétaire de la NFL (voir le scandale du dégonflement des ballons). Peu de gens ont noté le fait que le milliardaire Rupert Murdoch, propriétaire de l’entreprise de presse News Corp, était prétendument témoin de ce crime abominable. Étrange coïncidence, n’est-ce pas, que l’un des hommes chargés de déverser des calomnies sur la tête de la Russie dans des journaux ait aussi été le témoin du crime du siècle (voir la vidéo de CNN)? Je peux comprendre que tout ceci soit nouveau pour vous. Voyez-vous, même moi j’ai cru que cette nouvelle Guerre froide avait commencé à une date qui coïncidait avec le soulèvement de l’Euro-Maïdan en Ukraine. Mais j’étais très loin de la vérité, comme vous allez le voir.

Ce qui s’est passé le 21 novembre 2013 sur la place de l’Indépendance [le Maïdan, NdT] à Kiev était un coup d’État, c’est certain. Cependant, les événements ont subitement fait apparaître ce soulèvement comme un plan d’urgence au cas où Vladimir Poutine interviendrait dans le plan d’extension de l’Otan vers Moscou. Cela a pris des années, et pas simplement des mois. Global Research et de nombreuses autres analyses de médias le montrent bien. Quant aux médias dominants, nous savons qu’ils n’évoquent pas ce genre d’allusions. Donc des gens comme Murdoch, et d’autres qui ont des intérêts particuliers dans des secteurs comme l’énergie, les fonds d’investissement et les devises, possèdent tout à fait par hasard la plupart des médias, de Berlin à Los Angeles et retour. Sans argumentation supplémentaire concernant les médias vendus à la corruption, si nous sommes astucieux, nous pouvons retracer la couverture médiatique sur les points clés que nous voyons se manifester aujourd’hui.

La politique américaine à l’égard de la Russie a opéré un changement radical à l’instant où George W. Bush a quitté son poste. Si on examine les résultats, la couverture médiatique et les politiques annoncées de 2001 à aujourd’hui, plusieurs faits essentiels apparaissent. Une fois que Barack Obama a prêté serment, même avant que la vérité ne soit connue, la rhétorique anti-russe a passé à la vitesse supérieure. En observant les informations diffusées par Google News, par dates, j’ai trouvé une transition d’une netteté remarquable, allant de la détente normale jusqu’à l’état de guerre que nous voyons actuellement. Je cite ci-dessous les grands titres clés de 2003 à aujourd’hui, avec les dates, seulement à titre d’illustration.

 

* - L’année 2003 pour CNN se focalisait sur «La lutte de Poutine contre les oligarques»
* - En 2004 le plus grand titre du New York Times affirmait : «Le saumon trouve un allié dans l’Extrême-Orient russe»
*- Le 1er décembre 2005, l’article le plus négatif de la BCC que j’ai trouvé était titré :«Une horde d’écureuils russes tue des chiens»
* - En décembre 2006, le Spiegel online avait le titre le plus grandiloquent : «La Russie de Poutine : le Kremlin truffé d’anciens agents du KGB»
* - 2007 a été une année au ralenti, ABC a rapporté : «Russie : faites l’amour, ayez des bébés, gagnez de l’argent»
* - En 2008 les choses se réchauffent en août, le New York Times commence avec «La Russie soutient l’indépendance des enclaves géorgiennes»
* - Plus tard en 2008, après les élections, The Telegraph annonce : «La Russie veut couper les fournitures de gaz à l’Ukraine, menaçant l’approvisionnement de l’Europe»
* - En 2009, juste après son inauguration, dans le Washington Post : «Nous cherchons une renormalisation des relations avec la Russie, dit Biden» 
* - En 2009 aussi, l’accord de dessous de table dont Vladimir Poutine a parlé récemment est apparu sous la forme de lettres secrètes d’Obama à Dmitri Medvedev. (International New York Times)

* - Ensuite le Spiegel carillonne en août que «La Russie de Poutine est devenue une dictature parfaite».
* - En 2013, Poutine a contraint les États-Unis à la modération, et la BBC a rapporté que les États-Unis et la Russie acceptent l’accord sur les armes chimiques de la Syrie.
* - En décembre 2013, le Wall Street Journal de Murdoch lance : «Ne vous attendez pas à ce que l’Allemagne soutienne la Russie».
* - Février 2014 démarre avec les reportages sur la débâcle des Jeux olympiques de Sotchi, le Washington Post titre : «A Sotchi, les journalistes tweetent en direct leurs expériences hilarantes et grossières dans les hôtels».
* - Ensuite 2014 est devenue l’année de la russophobie, de l’anti-Poutine, et d’un million d’histoires sur l’ignominie de la Russie de Poutine.
* - 2015 – Guerre froide 2.0 en règle.

Bien que le point critique entre l’Ouest et l’Est me semble évident, il peut ne pas l’être pour tout le monde. Je pense qu’il est intéressant ici de revenir en particulier sur l’élection de 2008. Avant l’intronisation de Barack Obama en janvier, beaucoup de mouvements de personnel ont eu lieu. Après le Printemps arabe, nous voyons aujourd’hui décimer l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, et la situation en Ukraine, cette élection mérite donc une attention spéciale, ne serait-ce que pour les rôles des participants. En 2008, Hillary Clinton et Barack Obama ont d’abord été des candidats d’opposition acharnés à la présidence, et plus tard des collaborateurs de la politique étrangère des États-Unis. Pour ce qui est de Clinton, elle élude encore les allégations de méfaits à Benghazi, le scandale de l’uranium et la question de ses E-mail. Plus intéressant même est le fait que l’adversaire d’Obama dans cette élection, le sénateur de l’Arizona John McCain, a perdu l’élection, puis a été nommé en Syrie et en Ukraine comme le rabatteur en charge de la guerre. Le vice-président Joe Biden s’est retiré de la course électorale pour soutenir Obama puis il est devenu son co-listier. Le fils de Biden est allé travailler plus tard en Ukraine pour une compagnie énergétique locale.

Je suppose qu’on pourrait aussi soutenir que Vladimir Poutine, qui a été élu à la présidence de la Russie en mars 2012, a eu quelque rôle dans la creusement du fossé entre l’Amérique et la Russie. Après tout, Dmitri Medvedev avait proposé Poutine pour un troisième mandat dès septembre 2011. Cependant, même si cela peut avoir rendu les choses plus faciles, c’est évidemment l’initiative de Poutine dite «De Lisbonne à Vladivostok » (2010) qui était indésirable. Mon argument porte là-dessus.

Lorsque les États-Unis étaient solidement engagés en Afghanistan et en Irak, la préoccupation et la mission de l’administration Bush étaient de remporter ces guerres – et les affaires que de telles guerres amènent. L’émergence de la Russie était une préoccupation secondaire, même si nous avons vu l’Otan entrer en Géorgie et dans d’autres anciennes Républiques soviétiques. Avec l’affaiblissement de ces guerres et notamment le besoin urgent de nouveaux conflits à soutenir, les buts de l’administration Obama étaient clairs comme de l’eau de roche. Je crois que les administrations états-uniennes ont tenté d’aspirerla Russie dans une sorte de fraternité occidentale – un plus contrarié par le retour de Poutine au pouvoir. D’autres que moi l’ont insinué. Neil Buckley du FT a parlé de l’avertissement de Poutine aux Européens à propos de la religion. Il cite Poutine :

«Les gens dans de nombreux pays européens ont honte et ont peur de parler de leurs convictions religieuses. Les congés [religieux] sont supprimés ou dénommés autrement, cachant scandaleusement l’essence du jour férié.»

Ce commentaire de Poutine est arrivé dans le sillage des appels lancés à l’Ouest pour le boycott des jeux de Sotchi, mais le ton résume les vues de M. Poutine, les vues de la Russie, qu’Obama a pour mission d’entraver. Considérant tout ce qui a transpiré depuis qu’Obama a pris ses fonctions, y compris la peinture véhémente de la capitale de l’Amérique aux couleurs de l’arc-en-ciel [symbole gay, NdT], rend clairement ce point de départ essentiel. Quasiment à l’instant où la politique russe s’est détournée du projet flagrant de Washington, l’enfer s’est déchaîné pour condamner tout ce que faisait Poutine. Depuis 2009, la clique de joueurs à Washington a tout fait pour condamner Poutine. John McCain, le porte-parole à un milliard de dollars de l’industrie de l’armement, s’est payé un article dans la Pravda sur Poutine qui scelle sa place parmi les dirigeants psychopathes dans l’Histoire. Sur la position de la Russie (de Poutine) sur les gays, McCain a écrit :

«Ils écrivent des lois pour codifier la bigoterie contre des gens dont ils condamnent l’orientation sexuelle. Ils jettent les membres d’un groupe de rock punk en prison pour le crime d’avoir été provocateurs et vulgaires et pour avoir eu l’audace de protester contre le régime du président Poutine.»

C’est dans cette sorte de comportement maniaque que le lecteur peut stimuler ma conception de la politique aujourd’hui. Lisez ce que McCain a écrit dans l’un des journaux influents de Russie. Sa rhétorique n’atteste pas seulement de son manque de respect pour le peuple russe, mais aussi de son ignorance de l’immoralité de l’époque. L’homme qui a été élu président a tué des milliers de gens avec des drones, son compétiteur politique court comme un malade, applaudissant le chaos et la guerre partout dans le monde. Pire encore, il ne trouve même pas indécente la vulgarité dans un lieu de culte, et encore moins un crime. En tant que sudiste, je vous dis que si les Pussy Riot avaient réalisé leur performance dans une église baptiste de Caroline du Sud ou de l’Alabama, elles auraient prié pour être condamnées à une peine de prison. Ma maman disait toujours : «Il y a un temps et un lieu pour toute chose.» Et la plupart des Américains de ma génération se rangeraient aux côtés de Poutine pour celle-là.

En résumé, il semble honnête de supposer que la mission contre la Russie et d’autres pays n’était pas seulement une réaction à Poutine en Syrie. Le Printemps arabe n’était pas non plus quelque chose de spontané. Depuis que la prétendue guerre contre le terrorisme a commencé, peut-être même avant, une nouvelle élite a surgi à Washington, et son pouvoir est maintenant indéniable. Deux présidents Bush, un Clinton et une à venir, avec une administration Obama intégrant tous les éléments de ces derniers, la démocratie n’est plus un choix. Quant à l’idéal d’une collaboration pacifique entre l’Amérique et la Russie, il n’y a probablement jamais eu aucun espoir. L’Amérique est actuellement victime de sa propre dominance. Le statu quo des dirigeants et des citoyens satisfaits avec le suffisamment bon – c’est à cause de ça que le monde est en péril aujourd’hui. Cette nouvelle Guerre froide n’a pas commencé au moment où la Crimée a rejoint la Russie, les droits des LGBT n’étaient pas non plus le problème principal – jamais. Influence, mensonges, logistique et stratégie guerrière à long terme – cela n’a jamais cessé. Sachant cela, nous devrions être capables de faire une pause et de réévaluer ce qu’est un véritable choix démocratique. Un grand peut-être.

Par Phil Butler – Le 17 octobre 2015

Article oiginal: New Eastern Outlook

Phil Butler, est un chercheur et analyste politique, politologue et spécialiste de l’Europe de l’Est, qui écrit exclusivement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

 

Russie : Une puissance "régionale" redevenue superpuissance

Et les plus surpris ont été ?

Une puissance "régionale" redevenue superpuissance

Mikhail Gamandiy-Egorov
21:42 20.10.2015 (mis à jour 07:41 21.10.2015

La campagne antiterroriste russe en Syrie ont relancé sujet de la puissance militaire russe.

 

Qu’est-ce qui différencie une puissance régionale d’une puissance réellement globale? La différence principale est dans l’influence qu’elle renvoie. Une puissance dite régionale se caractérise donc par une influence limitée à sa région ou zone frontalière. Une puissance mondiale, globale ou superpuissance n’est pas limitée à une quelconque région.

 La Russie, en tant qu'héritière de la superpuissance qu'était l'URSS, a été reléguée (à tort ou à raison) durant la période ayant suivi l'éclatement de l'Union soviétique au rôle de puissance régionale, voire "d'ex-superpuissance devenue puissance pauvre" (termes employés dans mon collège et lycée français de l'époque). Il faut avouer que malgré certains aspects qui continuaient de caractériser la Russie comme une puissance globale, y compris durant la très difficile période de transition (l'une des principales puissances militaires, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU,…), elle était effectivement bien loin de son potentiel véritable.

La Russie n'a commencé donc à retrouver ses véritables valeurs qu'à partir des années 2000. Tout ne s'est pas fait du jour au lendemain, le processus a pris du temps et se poursuit en ce moment encore. Néanmoins, tous les grands médias du monde, y compris du mainstream, finissent un par un par redonner à la Russie son statut de superpuissance, du New-York Times au Guardian, en passant par le Washington Post ou Der Spiegel.

Ce n'est de loin pas avec enthousiasme que les dits médias et certains autres avouent cette réalité. La note de russophobie y est toujours ambiante et le président russe critiqué, mais la grande différence entre les années sombres et celles d'aujourd'hui, c'est qu'on est passé de la moquerie pure et simple de tout ce qui caractérisait la Russie au respect avec mépris, voire au respect avec haine. L'arrogance typique est toujours là au sein des élites occidentales, mais cette même arrogance ne permet plus de dépasser certaines lignes. Et c'est tant mieux.

 Qu'est ce qui a donc tellement changé entre cette Russie post-soviétique des années 1990 et celle actuelle? Avant tout, le niveau de vie. Car les Russes ont beau être fiers de la politique extérieure de leur pays et de la puissance géopolitique retrouvée, sans une assiette pleine dans leur foyer, difficile de penser à l'extérieur. Et malgré tous les problèmes économiques que l'Occident annonçait d'un ton menaçant à la Russie, cette dernière a tenu bon et continue. Plus encore, la riposte russe aux sanctions décrétées unilatéralement par l'Occident a eu le résultat inverse de celui espéré par ses instigateurs: les citoyens russes se sont encore plus solidarisés avec leur gouvernement, président en tête, et au final l'Europe dans sa version bruxelloise, ayant bêtement suivi les ordres de Washington, a subi des pertes fort importantes en ce qui concerne ses intérêts économiques et commerciaux en Russie.

La Russie, au contraire, a lancé une large diversification de ses relations (on regrettera juste que cela n'ait pas été fait encore plus tôt), ce qui est également une caractéristique évidente d'une puissance mondiale: ne pas limiter ses relations aux voisins. L'intégration eurasiatique avec plusieurs anciens pays issus de l'URSS et d'autres est certes l'une des grandes priorités de la Russie actuelle: l'Union économique eurasiatique (Russie, Kazakhstan, Biélorussie, Arménie, Kirghizistan et d'autres à venir) en est la preuve. Mais cela ne s'arrête pas là. La Russie renforce son interaction avec l'alliance BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) et l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). La Russie a plusieurs alliés importants en Amérique latine. L'Afrique ne fait pas exception: les pays ayant été les alliés de l'URSS durant la période de la décolonisation et de la guerre froide se préparent à un renforcement des relations. Plus encore, les pays n'ayant pas été du côté soviétique à cette époque, notamment certains pays d'Afrique francophone, regardent de plus en plus vers Moscou. Et bien sûr l'Asie, où, en plus des pays déjà cités, des relations intenses se développent avec tout un nombre de pays, y compris plusieurs puissances régionales: Iran, Vietnam, Indonésie,…

 La campagne antiterroriste russe en Syrie et les résultats positifs acquis par les forces de l'aviation militaire russe en coordination avec les forces de l'Armée arabe syrienne ont relancé un autre sujet lié au thème d'aujourd'hui, celui de la puissance militaire russe. Bien que la Russie, y compris après l'éclatement de l'URSS, ait toujours été considérée comme l'une des plus grandes puissances armées, ne serait-ce que grâce à son arsenal nucléaire, néanmoins les moqueries occidentales sur le manque de modernisation au sein de l'armée russe ne manquaient pas. Les succès très récents de l'aviation russe en Syrie et les lancements de missiles de croisière depuis la mer Caspienne ayant fait environ 1500 kilomètres de voyage pour éliminer toutes les cibles terroristes requises ont tout à coup rapidement fait chavirer les moqueurs habituels, aux USA comme ailleurs. Le média new-yorkais Business Insider a même consacré un article à ce sujet, affirmant que "l'armement russe est plus en avance que beaucoup ne le pensaient" et en ajoutant que les missiles de croisière russes sont capables de traverser 900 miles (1448, 41 kilomètres) de plus que leurs équivalents étasuniens. Vraisemblablement, il y a donc pas mal de choses que certains "partenaires" ignorent sur nous. Et c'est certainement ce qui caractérise aussi une superpuissance, pour reprendre le terme même de nos collègues du mainstream.

Bienvenue une fois encore, donc, à l'ère multipolaire où les peuples du monde auront de nouveau le libre choix de leurs alliés et partenaires. Toujours mieux d'avoir le choix, et encore mieux lorsque l'option est d'autant plus multiple.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

 

24/10/2015

Qu’est-ce qui a incité Washington à lever les sanctions imposées à l’Iran ?

Courage fuyons devant la technologie détenue par les Iraniens et Poutine !

Voir aussi :

Poutine possède la technologie de KESHE / MAGRAV : Magnetic and Gravitational Field Technology

Le Général Philip Breedlove : la Russie a créé en Syrie des zones impénétrables pour l'OTAN

 

Qu’est-ce qui a incité Washington à lever les sanctions imposées à l’Iran ?

Qu’est-ce qui a incité Washington à lever les sanctions imposées à l’Iran ?

Les sanctions imposées à l’Iran par les Etats-Unis, en raison de son programme nucléaire, ont été levées durant l’été à la suite des pressions faites par Moscou. Israël, qui reçoit une aide militaire annuelle des Etats-Unis d’une valeur de 4,3-4,5 milliards de dollars, s’est senti trahi par son principal partenaire. Israël avait conçu un plan pour des frappes aériennes contre des objectifs en Iran, en utilisant l’espace aérien de la Turquie, de la Jordanie ou de l’Arabie Saoudite.

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L’Arabie Saoudite, le plus riche rival sunnite de l’Iran chiite, avait réagi durement vis-à-vis de la Maison Blanche. Beaucoup d’analystes ont essayé de trouver une explication à cette surprenante décision des Etats-Unis. Le mystère s’est épaissi encore plus quand, immédiatement après que la Russie ait commencé ses frappes en Syrie, le porte-avions américain USS Theodore Roosevelt, a reçu l’ordre de quitter le golfe Persique et de retourner aux États-Unis. C’est la première fois depuis 2007, qu’il n’y a aucun porte-avions américain dans le golfe Persique, zone sous la responsabilité de la 5e flotte des États-Unis.

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Quelle est exactement la cause de cette série de décisions apparemment inexplicables de Washington? Un indice serait que, bien que soumis à des sanctions imposées par les Etats-Unis, le gouvernement iranien a investi, au cours de la dernière décennie, une part exceptionnellement importante de son budget dans la recherche. La conséquence logique de ces investissements a été que, le 14 septembre, le Général de brigade iranien Farzad Esmail, commandant de la base aérienne Khatam al-Anbiya, a déclaré qu’à partir de mars 2016, entrera en fonction un radar à ondes courtes, capable de détecter des cibles aériennes et spatiales à des distances de 3000 km.

En juin 2014, l’Iran a mis en fonction le premier radar à large rayon d’action dans la ville de Garmsar, dans la province de Semnan. Le radar a été nommé Qadir et a un rayon d’action de 1100 km. Le 4 juillet 2015, l’armée de l’air iranienne a annoncé la mise en œuvre d’un autre radar Qadir, en ondes courtes, dans la ville d’Ahvaz. Ce radar est situé à l’ouest de l’Iran, non loin du golfe Persique, de la frontière koweïtienne, et de la ville irakienne de Bassorah.

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La plupart des radars militaires de détection et de contrôle de tir fonctionne dans les gammes centimétrique et millimétrique. Le relief peut constituer un obstacle pour le trajet des faisceaux électromagnétiques émis par les radars centimétriques et millimétriques, car ces faisceaux se déplacent parallèlement au sol. Un autre obstacle est la courbure de la terre, de sorte que leur distance maximale de détection est de 300 à 500 km.

Les radars à ondes courtes (appelés aussi décimétriques, fréquence de 3 à 30 MHz) du type Qadir émettent des faisceaux d’un angle allant jusqu’à 45 degrés par rapport au sol. Les faisceaux sont réfléchis de manière répétitive par la couche ionosphérique de l’atmosphère terrestre. L’avantage est que la perte de signal est insignifiante en raison de la réflexion ionosphérique. Les radars iraniens de type bi-statique, avec des stations d’émission et de réception séparées, éloignées les unes des autres, semblent avoir été copiés à partir des radars russes de la classe russe Dniepr qui ont un champ de vision avec une ouverture de 240 ° et peuvent surveiller un espace aérien jusqu’à 3000 km de distance.

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En dehors des radars Dniepr, la Russie a mis en place une série de radars de type 77Ya6DM–Voronet (la distance de détection est de 6000 km), notamment à l’aéroport Dunayevka de l’enclave de Kaliningrad, à Lekhtusi (près de Saint-Pétersbourg) et Olenegorsk dans la péninsule de Kola, limitrophe de la Finlande. Un autre radar Voronet a été placé à Armavir (150 km au Nord de Sotchi), sur la mer Noire.

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Pour compléter le tableau, rappelons que le général Philip Breedlove, le commandant militaire de l’OTAN a reconnu le fait qu’en Syrie, la Russie a créé une zone d’exclusion, impénétrable à toutes les ressources de l’OTAN (Anti-Access/Area Denial -A2/AD bubble). La zone d’exclusion dispose des moyens AA, navals et terrestres de dernière génération.

Le Général Philip Breedlove : la Russie a créé en Syrie des zones impénétrables pour l’OTAN

Le général Philip Breedlove avait rajouté que la Syrie n’était pas la seule zone d’exclusion de l’OTAN créée par les Russes. Ces zones, selon lui, existent déjà dans l’enclave de Kaliningrad (il y a un radar Voronet à l’aéroport de Dunayevka), sur la côte balte et sur les côtes russes de la mer Noire (le radar Voronet d’Armavir), qui comprend la Crimée. Et dans ces zones, les systèmes Krasukha-4 réalisent un brouillage non-stop des radars de surveillance, ceux des satellites militaires américains de la famille de Lacrosse/Onyx, ceux qui sont basés au sol, ceux des avions AWACS, E-8C, et ceux des avions sans pilote RQ-4 Global Hawk, MQ-1 Predator, MQ-9 Reaper.

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Un drone américain « furtif » de reconnaissance RQ-170 Sentinel, envoyé par la CIA en mission d’espionnage dans le nord-est de l’Iran, a été brouillé sur les deux canaux (à la fois satellitaire et terrestre) qui permettent le pilotage du drone. Quelqu’un a pris le contrôle du drone à distance, le faisant atterrir en bon état à l’aérodrome militaire iranien près de Kurt. Les Iraniens avaient-ils une station de la famille des Krasukha avec laquelle ils ont effectué cette performance ?

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En extrapolant et en mettant bout à bout tous ces petits détails, de fabrication russe, les conclusions tirées par les américains concernant le système défensif iranien, nous semblent maintenant bien fondées.

Valentin Vasilescu

Traduction Avic – Réseau International

http://www.ziaruldegarda.ro/ce-a-determinat-washingtonul-sa-ridice-sanctiunile-impuse-iranului/