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27/10/2015

2ème indice : NSA, un scandale mondial, Snowden obtient l'asile politique en Russie

Nous continuons pour essayer de comprendre pourquoi les USA et l’UE se sont attaqués à la Russie, dès février 2014 en fomentant le coup d’état à Kiev.

Voyons ce qui s’est passé en 2013.

Le lien est notamment à établir avec la CIA qui forme et finance les mercenaires de l’EI, et qui a été créée pour couvrir et discréditer le phénomène ET et OVNIS. George H.W. Bush, père,  a été directeur de la CIA entre 1976 et 1977, il est donc bien informé sur le sujet. 

Dernièrement  répondant à la question posée par un journaliste passionné d'ufologie au sujet du secret autour des ovnis et des extraterrestres. George Bush sénior répondit : « Les Américains ne seraient pas en mesure de supporter la vérité. »

La bonne excuse pour couvrir le gouvernement secret qui dirige les USA dans l’ombre : Le MJ12 !

Voir le fichier le MJ12 ou le Gouvernement Secret des USA dévoilé par William COOPER, un ancien militaire qui a été assassiné pour ses révélations. ICI

En 2013, un journaliste suédo-états-unien, John P. Anderson qui a enquêté pendant onze ans sur l’assassinat, en 1963, de John Fitzgerald Kennedy, (qui voulait révéler l’existence des extraterrestres et du MJ 12, le gouvernement secret qui mène les les USA, dans l’ombre),  ainsi que sur les méthodes opérationnelles et l’histoire de la CIA, pense que le meurtre d’Olof Palme (premier ministre suédois, assassiné en 1986, ndt) était une opération de la CIA.

Les USA et le Vatican ont une peur bleue que la Russie dénonce, l’existence des ET et des OVNIS, parce que si l’on présente réellement la réalité, notre vision du monde changera concernant l'histoire, les religions, le présent et le futur et plusieurs scandales vont apparaitre concernant les élites de ce monde qui font tout ce qu'elles peuvent pour nous dissimuler la vérité."

Voir les révélations du Dr Michael WOLF qui a travaillé avec les ET à la base secrète de l'Area 51 dans le Nevada : ICI

Voir aussi celles de Phil Schneider sur : Le Nouvel Ordre Mondial, les Illuminati-reptiliens et les ET (Grands gris).

Phil Schneider était un scientifique qui travaillait pour le Gouvernement US sur des projets occultes de construction de bases souterraines de grande profondeur en faveur des protagonistes et instigateurs du Nouvel Ordre Mondial. L'une des bases les plus connues est celle de DULCE au  Nouveau Mexique.

Phil Schneider pensait travailler pour le Gouvernement Fédéral des USA pour un projet de constitution du Nouvel Ordre Mondial lorsqu'il eût la surprise de constater que les promoteurs et instigateurs n'étaient autre que les ET (les Grands Gris) qui avaient obtenu le droit dès 1954 par le Gouvenernement US de procéder à des expériences sur des animaux et sur des humains, à condition qu'ils rendent compte régulièrement de leurs travaux auprès du Gouvernement US.

Origine de cette autorisation accordée aux ET (Grands gris) et le " traité Greada de 1954 ". Voir la suite : ICI

Le premier indice est donc celui que la Russie ait menacé le 24 janvier 2013, de révéler l’existence des extraterrestres si Obama ne le faisait pas.


1er indice : Le 24 janvier 2013, La Russie Ordonne à Obama de parler au monde à propos des extraterrestres, ou nous le ferons

Le 2ème indice est celui que le 6 juin 2013, Edward Snowden, ancien agent de la CIA  et consultant de la NSA dévoile l’espionnage concernant la surveillance mondiale d'internet, mais aussi des téléphones portables et autres moyens de communications, principalement par la National Security Agency américaine (NSA).

C’est un coup porté aux pratiques secrètes et infâmes des USA qui porte atteinte à la sécurité nationale des USA. Qui plus est Snowden après avoir demandé l’asile politique auprès de nombreux  pays, l’obtient où ? En Russie !

Le 6 juin 2013 : Les révélations d'Edward Snowden commencent avec un important volume de documents (d'abord estimé entre 15 et 20 000, chiffre ensuite constamment réévalué à la hausse pour atteindre 1,7 million en décembre 20131) transmis par l'ancien agent de la CIA et consultant de la NSA Edward Snowden à deux journalistes, Glenn Greenwald et Laura Poitras, et progressivement rendus publics à partir du 6 juin 2013 à travers plusieurs titres de presse. Elles concernent la surveillance mondiale d'internet, mais aussi des téléphones portables et autres moyens de communications, principalement par la National Security Agency américaine (NSA).

Snowden a aussi révélé l’existence des ET, tout comme les lanceurs d’alerte, dont Assange avec Wikileaks.

OVNIs : des documents de Wikileaks confirment l'existence de la vie extra-terrestre

Edward Snowden : "Les extraterrestres cryptent leurs communications"

Rappelons-nous le cas du jeune militaire US,Bradley Manning, qui a écopé de 35 ans de prison pour avoir téléchargé et livré à WikiLeaks plus de 700.000 documents militaires et diplomatiques classés secret-défense, de novembre 2009 jusqu'à son arrestation en mai 2010. Wikileaks : Bradley Manning condamné à 35 ans de prison

Rappelons-nous aussi, de Bob Lazar qui à la fin des années 80, se présente comme un scientifique ayant travaillé pour des laboratoires secrets du gouvernement US, a "révélé" que les autorités américaines détenaient des technologies extraterrestres. 25 ans plus tard, un témoin viendrait enfin confirmer une partie de ses assertions... Bob Lazar n'aurait pas tout inventé

Imaginons donc la tête que fait le MJ12 et le Gouvernement OBAMA en voyant tous ces renseignements classés secret défense qui sont désormais entre les mains de Poutine et qui pourraient porter atteinte aux USA.

Il ne leur restait plus qu’à aller s’attaquer à la Russie de manière biaisée en fomentant un coup d’état en Ukraine et depuis lors nous connaissons la suite.

La Russie est elle-même dans les missions spatiales depuis de nombreuses années et les USA sont dépendants de leur technologie. Mieux, la Russie pourrait créer sa propre station orbitale (Roskosmos)

Ils sont donc au fait de tout ce qui se passe dans l’espace et aptes à révéler l’existence des extraterrestres.

Pour découvrir l’histoire et les révélations faites par Snowden vous pourrez consulter le site qui est dédié à son travail.

Snowden, espionnage et démocratie

L'affaire Snowden remet-elle en cause la conception de la démocratie ?

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Extrait du livre : L'affaire Snowden: Comment les États-Unis espionnent le monde

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25/10/2015

Depuis le début des frappes russes, 800.000 réfugiés ont regagné la Syrie

Alors, est-ce que Poutine a eu tort d’accepter d’aller aider militairement Bachar Al-Assad en Syrie pour mettre un terme à l’hémorragie de réfugiés qui entraient en Europe ?

D’abord on nettoie le terrain pour permettre à ces pauvres malheureux de rentrer chez eux, et ensuite on les aide à reconstruire, ce que la coalition criminelle internationale a détruit durant près de 5 ans !

Depuis le début des frappes russes, 800.000 réfugiés ont regagné la Syrie

19:40 25.10.2015 (mis à jour 19:43 25.10.2015)

Un camp de réfugiés à Lattaquié

Des centaines de milliers de réfugiés ont regagné la Syrie depuis le début de l'opération aérienne russe dans ce pays, a annoncé le Grand mufti de Syrie, Ahmad Badreddin Hassoun, lors d'une rencontre avec une délégation parlementaire russe qui s'est rendue vendredi à Damas.

Après avoir remercié la Russie pour son aide dans la lutte contre les terroristes, le Grand mufti a fait savoir que plus de 800.000 réfugiés ont regagné la Syrie depuis le début des raids russes contre les positions de l'Etat islamique, a déclaré le député de la Douma Sergueï Gavrilov.

Selon le service de presse du parlementaire, les membres de la délégation russe ont rencontré Ahmad Badreddin Hassoun le premier jour de leur visite à Damas. L'entretien a porté sur la coopération entre les communautés religieuses russes et syriennes, sur l'aide humanitaire et la lutte contre l'extrémisme.

 Parmi les sujets évoqués, Sergueï Gavrilov a cité la possibilité de vacances pour des enfants orphelins syriens en Russie. Il a rappelé qu'en 2014, près de 100 pupilles des orphelinats orthodoxes de Syrie et élèves des internats réservés aux enfants des militaires tués au front avaient passé deux semaines dans une colonie de vacances non loin de Moscou.

Le Grand mufti "a appelé la Syrie et la Russie en tant que pays multiconfessionnels à se soutenir mutuellement", a indiqué le député, ajoutant que la Syrie était un Etat laïc.

"Bien que l'appartenance religieuse ne joue aucun rôle lors de la formation du gouvernement, le président Bachar el-Assad n'exclut pas que le poste de premier-ministre puisse être confié à un chrétien", a déclaré Sergueï Gavrilov.

 

 

Nouvelle formule anti raclures au savon d’Alep !

 

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Syrie/Assad: Hollande, les Européens ne sont pas d'avis...

Et vous croyez qu'il la fermerait sa grande gueule ?

Comme la France adhère à la coalition internationale illégale, il doit se taire parce qu'il est le problème en Syrie et qu'il ne peut pas faire partie de la solution !

La seule chose qui puisse le concerner, c'est d'être poursuivi pour crimes de guerres et contre l'humanité !

 

Syrie/Assad: les Européens ne sont pas d'avis...

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Oct 23, 2015 13:31 UTC - IRIB - Le président français, François Hollande qui s'oppose toujours contre l'intervention russe en Syrie, ne tolère toujours pas Bachar al-Assad comme faisant partie du règlement de la crise syrienne.

Lors d'une conférence de presse, à Athènes aves le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, le président français François Hollande a indiqué que "rien ne doit être fait pour conforter Bachar el-Assad".

Hollande a ainsi prétendu qu'Assad ne pourrait pas être la solution car il est le problème.


Sur la même longueur d'ondes, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius a prétendu qu'Assad ne pourrait pas être une issue au règlement de la crise syrienne car il est, selon lui, responsable de la mort de 200.000 Syriens.


Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE qui dénoncent l'intervention militaire russe en Syrie, ne sont pas encore arrivés à un consensus sur une contribution d'Assad à la solution de la crise syrienne.

 

Quand la Russie a-t-elle été déclarée ennemi public numéro un?

 La propagande russophobe !

Quand la Russie a-t-elle été déclarée ennemi public numéro un?

 

Les relations étrangères entre ce qu’on appelle l’Ouest et la Russie sont devenues de plus en plus hostiles ces deux dernières années. Cependant, si des tensions graves ont pu apparaître maintenant, un regard sur les politiques de l’Amérique menées sous les deux dernières administrations met en évidence une vieille stratégie de calomnie à l’encontre de la Fédération de Russie. Voici un aperçu de la rhétorique utilisée par les médias depuis 2003. La Russie n’a pas été déclarée comme l’ennemi seulement maintenant, pour certains, elle l’a toujours été.

Dans l’Amérique d’aujourd’hui, beaucoup de gens pensent que Vladimir Poutine a personnellement abattu le MH17. Il est vrai aussi que le supporter typique de la ligue nationale de football (NFL) croit vraiment que Poutine a arraché la couronne du SuperBowl à Robert Kraft, le propriétaire des Patriotes de la Nouvelle-Angleterre [équipe professionnelle de football américain près de Boston, NdT]. Oui, vous avez bien compris, une des raisons principales de la guerre incontrôlée entre l’Amérique et la Russie était une tricherie pour le trophée du propriétaire de la NFL (voir le scandale du dégonflement des ballons). Peu de gens ont noté le fait que le milliardaire Rupert Murdoch, propriétaire de l’entreprise de presse News Corp, était prétendument témoin de ce crime abominable. Étrange coïncidence, n’est-ce pas, que l’un des hommes chargés de déverser des calomnies sur la tête de la Russie dans des journaux ait aussi été le témoin du crime du siècle (voir la vidéo de CNN)? Je peux comprendre que tout ceci soit nouveau pour vous. Voyez-vous, même moi j’ai cru que cette nouvelle Guerre froide avait commencé à une date qui coïncidait avec le soulèvement de l’Euro-Maïdan en Ukraine. Mais j’étais très loin de la vérité, comme vous allez le voir.

Ce qui s’est passé le 21 novembre 2013 sur la place de l’Indépendance [le Maïdan, NdT] à Kiev était un coup d’État, c’est certain. Cependant, les événements ont subitement fait apparaître ce soulèvement comme un plan d’urgence au cas où Vladimir Poutine interviendrait dans le plan d’extension de l’Otan vers Moscou. Cela a pris des années, et pas simplement des mois. Global Research et de nombreuses autres analyses de médias le montrent bien. Quant aux médias dominants, nous savons qu’ils n’évoquent pas ce genre d’allusions. Donc des gens comme Murdoch, et d’autres qui ont des intérêts particuliers dans des secteurs comme l’énergie, les fonds d’investissement et les devises, possèdent tout à fait par hasard la plupart des médias, de Berlin à Los Angeles et retour. Sans argumentation supplémentaire concernant les médias vendus à la corruption, si nous sommes astucieux, nous pouvons retracer la couverture médiatique sur les points clés que nous voyons se manifester aujourd’hui.

La politique américaine à l’égard de la Russie a opéré un changement radical à l’instant où George W. Bush a quitté son poste. Si on examine les résultats, la couverture médiatique et les politiques annoncées de 2001 à aujourd’hui, plusieurs faits essentiels apparaissent. Une fois que Barack Obama a prêté serment, même avant que la vérité ne soit connue, la rhétorique anti-russe a passé à la vitesse supérieure. En observant les informations diffusées par Google News, par dates, j’ai trouvé une transition d’une netteté remarquable, allant de la détente normale jusqu’à l’état de guerre que nous voyons actuellement. Je cite ci-dessous les grands titres clés de 2003 à aujourd’hui, avec les dates, seulement à titre d’illustration.

 

* - L’année 2003 pour CNN se focalisait sur «La lutte de Poutine contre les oligarques»
* - En 2004 le plus grand titre du New York Times affirmait : «Le saumon trouve un allié dans l’Extrême-Orient russe»
*- Le 1er décembre 2005, l’article le plus négatif de la BCC que j’ai trouvé était titré :«Une horde d’écureuils russes tue des chiens»
* - En décembre 2006, le Spiegel online avait le titre le plus grandiloquent : «La Russie de Poutine : le Kremlin truffé d’anciens agents du KGB»
* - 2007 a été une année au ralenti, ABC a rapporté : «Russie : faites l’amour, ayez des bébés, gagnez de l’argent»
* - En 2008 les choses se réchauffent en août, le New York Times commence avec «La Russie soutient l’indépendance des enclaves géorgiennes»
* - Plus tard en 2008, après les élections, The Telegraph annonce : «La Russie veut couper les fournitures de gaz à l’Ukraine, menaçant l’approvisionnement de l’Europe»
* - En 2009, juste après son inauguration, dans le Washington Post : «Nous cherchons une renormalisation des relations avec la Russie, dit Biden» 
* - En 2009 aussi, l’accord de dessous de table dont Vladimir Poutine a parlé récemment est apparu sous la forme de lettres secrètes d’Obama à Dmitri Medvedev. (International New York Times)

* - Ensuite le Spiegel carillonne en août que «La Russie de Poutine est devenue une dictature parfaite».
* - En 2013, Poutine a contraint les États-Unis à la modération, et la BBC a rapporté que les États-Unis et la Russie acceptent l’accord sur les armes chimiques de la Syrie.
* - En décembre 2013, le Wall Street Journal de Murdoch lance : «Ne vous attendez pas à ce que l’Allemagne soutienne la Russie».
* - Février 2014 démarre avec les reportages sur la débâcle des Jeux olympiques de Sotchi, le Washington Post titre : «A Sotchi, les journalistes tweetent en direct leurs expériences hilarantes et grossières dans les hôtels».
* - Ensuite 2014 est devenue l’année de la russophobie, de l’anti-Poutine, et d’un million d’histoires sur l’ignominie de la Russie de Poutine.
* - 2015 – Guerre froide 2.0 en règle.

Bien que le point critique entre l’Ouest et l’Est me semble évident, il peut ne pas l’être pour tout le monde. Je pense qu’il est intéressant ici de revenir en particulier sur l’élection de 2008. Avant l’intronisation de Barack Obama en janvier, beaucoup de mouvements de personnel ont eu lieu. Après le Printemps arabe, nous voyons aujourd’hui décimer l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, et la situation en Ukraine, cette élection mérite donc une attention spéciale, ne serait-ce que pour les rôles des participants. En 2008, Hillary Clinton et Barack Obama ont d’abord été des candidats d’opposition acharnés à la présidence, et plus tard des collaborateurs de la politique étrangère des États-Unis. Pour ce qui est de Clinton, elle élude encore les allégations de méfaits à Benghazi, le scandale de l’uranium et la question de ses E-mail. Plus intéressant même est le fait que l’adversaire d’Obama dans cette élection, le sénateur de l’Arizona John McCain, a perdu l’élection, puis a été nommé en Syrie et en Ukraine comme le rabatteur en charge de la guerre. Le vice-président Joe Biden s’est retiré de la course électorale pour soutenir Obama puis il est devenu son co-listier. Le fils de Biden est allé travailler plus tard en Ukraine pour une compagnie énergétique locale.

Je suppose qu’on pourrait aussi soutenir que Vladimir Poutine, qui a été élu à la présidence de la Russie en mars 2012, a eu quelque rôle dans la creusement du fossé entre l’Amérique et la Russie. Après tout, Dmitri Medvedev avait proposé Poutine pour un troisième mandat dès septembre 2011. Cependant, même si cela peut avoir rendu les choses plus faciles, c’est évidemment l’initiative de Poutine dite «De Lisbonne à Vladivostok » (2010) qui était indésirable. Mon argument porte là-dessus.

Lorsque les États-Unis étaient solidement engagés en Afghanistan et en Irak, la préoccupation et la mission de l’administration Bush étaient de remporter ces guerres – et les affaires que de telles guerres amènent. L’émergence de la Russie était une préoccupation secondaire, même si nous avons vu l’Otan entrer en Géorgie et dans d’autres anciennes Républiques soviétiques. Avec l’affaiblissement de ces guerres et notamment le besoin urgent de nouveaux conflits à soutenir, les buts de l’administration Obama étaient clairs comme de l’eau de roche. Je crois que les administrations états-uniennes ont tenté d’aspirerla Russie dans une sorte de fraternité occidentale – un plus contrarié par le retour de Poutine au pouvoir. D’autres que moi l’ont insinué. Neil Buckley du FT a parlé de l’avertissement de Poutine aux Européens à propos de la religion. Il cite Poutine :

«Les gens dans de nombreux pays européens ont honte et ont peur de parler de leurs convictions religieuses. Les congés [religieux] sont supprimés ou dénommés autrement, cachant scandaleusement l’essence du jour férié.»

Ce commentaire de Poutine est arrivé dans le sillage des appels lancés à l’Ouest pour le boycott des jeux de Sotchi, mais le ton résume les vues de M. Poutine, les vues de la Russie, qu’Obama a pour mission d’entraver. Considérant tout ce qui a transpiré depuis qu’Obama a pris ses fonctions, y compris la peinture véhémente de la capitale de l’Amérique aux couleurs de l’arc-en-ciel [symbole gay, NdT], rend clairement ce point de départ essentiel. Quasiment à l’instant où la politique russe s’est détournée du projet flagrant de Washington, l’enfer s’est déchaîné pour condamner tout ce que faisait Poutine. Depuis 2009, la clique de joueurs à Washington a tout fait pour condamner Poutine. John McCain, le porte-parole à un milliard de dollars de l’industrie de l’armement, s’est payé un article dans la Pravda sur Poutine qui scelle sa place parmi les dirigeants psychopathes dans l’Histoire. Sur la position de la Russie (de Poutine) sur les gays, McCain a écrit :

«Ils écrivent des lois pour codifier la bigoterie contre des gens dont ils condamnent l’orientation sexuelle. Ils jettent les membres d’un groupe de rock punk en prison pour le crime d’avoir été provocateurs et vulgaires et pour avoir eu l’audace de protester contre le régime du président Poutine.»

C’est dans cette sorte de comportement maniaque que le lecteur peut stimuler ma conception de la politique aujourd’hui. Lisez ce que McCain a écrit dans l’un des journaux influents de Russie. Sa rhétorique n’atteste pas seulement de son manque de respect pour le peuple russe, mais aussi de son ignorance de l’immoralité de l’époque. L’homme qui a été élu président a tué des milliers de gens avec des drones, son compétiteur politique court comme un malade, applaudissant le chaos et la guerre partout dans le monde. Pire encore, il ne trouve même pas indécente la vulgarité dans un lieu de culte, et encore moins un crime. En tant que sudiste, je vous dis que si les Pussy Riot avaient réalisé leur performance dans une église baptiste de Caroline du Sud ou de l’Alabama, elles auraient prié pour être condamnées à une peine de prison. Ma maman disait toujours : «Il y a un temps et un lieu pour toute chose.» Et la plupart des Américains de ma génération se rangeraient aux côtés de Poutine pour celle-là.

En résumé, il semble honnête de supposer que la mission contre la Russie et d’autres pays n’était pas seulement une réaction à Poutine en Syrie. Le Printemps arabe n’était pas non plus quelque chose de spontané. Depuis que la prétendue guerre contre le terrorisme a commencé, peut-être même avant, une nouvelle élite a surgi à Washington, et son pouvoir est maintenant indéniable. Deux présidents Bush, un Clinton et une à venir, avec une administration Obama intégrant tous les éléments de ces derniers, la démocratie n’est plus un choix. Quant à l’idéal d’une collaboration pacifique entre l’Amérique et la Russie, il n’y a probablement jamais eu aucun espoir. L’Amérique est actuellement victime de sa propre dominance. Le statu quo des dirigeants et des citoyens satisfaits avec le suffisamment bon – c’est à cause de ça que le monde est en péril aujourd’hui. Cette nouvelle Guerre froide n’a pas commencé au moment où la Crimée a rejoint la Russie, les droits des LGBT n’étaient pas non plus le problème principal – jamais. Influence, mensonges, logistique et stratégie guerrière à long terme – cela n’a jamais cessé. Sachant cela, nous devrions être capables de faire une pause et de réévaluer ce qu’est un véritable choix démocratique. Un grand peut-être.

Par Phil Butler – Le 17 octobre 2015

Article oiginal: New Eastern Outlook

Phil Butler, est un chercheur et analyste politique, politologue et spécialiste de l’Europe de l’Est, qui écrit exclusivement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone