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30/10/2014

Le Grand Orient lance à Lille une campagne contre l'antimaçonnisme !!!

Rajout du 30/10/2014: Apparemment nous dérangeons les organisateurs des conférences pour réhabiliter  l'image de la Franc-maçonnerie ! Nous avons été prévenus sur notre compte Twitter par Jiri Pragman que nous avions été cités sur son histoire "conférences sur l'antimaçonnisme" ! Tentative d'intimidation ?

Nous, nous voulons que la vérité soit dite et que toutes ces sectes secrètes soient dissoutes ! C'est clair, non ?

 

 

Qui est Jiri Pragman ? 

Le Blog Maçonnique Hiram.be a été créé en 2004 par le journaliste belge et franc-maçon Jiri Pragman, qui l'a dirigé jusqu'à fin 2013

La grande secte sioniste commence à avoir peur des persécutions et à faire son recrutement ! Mieux elle reconnaît elle-même que la République est maçonnique et que le fait de détruire la FM représenterait un risque pour leur République !

Quand on prétend être en démocratie :

1 - on commence par rétablir la véritable histoire de France dont le statut juridique est toujours celui de la monarchie,

2 - on lève le secret maçonnique pour que tout soit transparent et on ne prétend pas devoir bénéficier de privilèges particuliers !

Le Grand Orient lance à Lille une campagne contre l'antimaçonnisme

Publié le 26/10/2014

La Voix du Nord

Le Grand Orient de France (GODF) a lancé samedi soir à Lille une campagne publique contre «la dangereuse résurgence de l'antimaçonnisme» à travers un cycle de conférences dans huit villes françaises.


Dans le temple maçonnique situé dans le Vieux-Lille, construit il y a tout juste un siècle, environ 150 personnes ont suivi la conférence sur l'antimaçonnisme du XVIIIe siècle à nos jours. PHOTO LA VOIX

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«L'antimaçonnisme est aujourd'hui avec l'antisémitisme et l'homophobie l'un des trois symptômes de la crise de la République», a expliqué » Daniel Keller, grand maître du GODF depuis l'été 2013. « Nous avons décidé de prendre l'antimaçonnisme à bras le corps, d'abord pour le démystifier et puis pour montrer en quoi il était une menace pour les fondements de la République», a-t-il ajouté.

Dans le temple maçonnique situé dans le Vieux-Lille, construit il y a tout juste un siècle, environ 150 personnes ont suivi la conférence sur l'antimaçonnisme du XVIIIe siècle à nos jours. Plus d'un tiers des personnes présentes ne faisaient pas partie de l'obédience, a confié un habitué des lieux.

« Un climat épouvantable »

Plus que la bulle papale de Clément XII en 1738, le véritable début de l'antimaçonnisme date de la publication des «Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme» par l'abbé Barruel à la fin du XVIIIe, a expliqué le philosophe Daniel Morfouace.

Un «climat épouvantable» a régné dans les années 1930 en France pour les maçons avec un projet de loi déposé en 1934 par quatre parlementaires pour son interdiction, finalement rejeté, selon l'historien Yves Hivert-Messeca. La franc-maçonnerie sera mise hors la loi quelques années plus tard par le régime de Vichy.

« Une secte satanique »

Selon le troisième intervenant, le journaliste Jiri Pragman, «2014 n'est certes pas 1934 ou 1940, mais il y a une résurgence de l'antimaçonnisme», venant des milieux catholiques hostiles au mariage pour tous, des évangélistes, des musulmans et plus généralement d'internet et des réseaux sociaux.

«Tapez sur google « la franc-maçonnerie est une... » vous verrez que le moteur de recherche propose notamment une secte satanique», a expliqué M. Pragman, preuve à l'appui.

«Nous avons régulièrement des temples qui sont tagués dans différentes villes de France», a souligné M. Keller, qui a fait part du désir d'ouverture de son obédience, qui compte 50 000 membres répartis dans 1 200 loges.

Des conférences jusqu'en mai

«La maçonnerie ne travaille pas repliée dans ses temples, à l'insu de tout le monde. Nous faisons la démonstration à travers des manifestations comme celle là que nous travaillons à visage découvert avec les portes ouvertes», a-t-il ajouté, plaidant pour «la régénérescence de la République». Jusqu'en mai, ce cycle de conférence doit se poursuivre à Strasbourg, Lyon, Avignon, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Rouen.

Selon M. Keller, au total 160 000 Français appartiennent à des loges maçonniques de différentes obédiences, dont le GODF est la principale.

http://www.lavoixdunord.fr/region/le-grand-orient-lance-a...

 

 

France : Des drones ont survolé 7 centrales nucléaires !!!

Comme annoncé dans notre précédent articles, les sionistes se prépareraient-ils à une attaque nucléaire en France ? Surtout que depuis la mort du PDG de Total, les 4 groupes énergétiques français sont passés aux mains de Rothschild avec Macron, Banquier chez Rothschild, au Ministère  de l'économie et des finances.

 

Avec des ennemis à l'intérieur même de la France, comment sommes-nous protégés ?

A qui appartiennent ces drones ?   C'est très facile aussi de déclencher
des bombes à distance avec les drones si les bombes sont déjà placées sous les réacteurs nucléaires comme cela semble déjà être fait aux USA !

Et surtout qu'ils viennent encore  nous dire  que ce sont les djihadistes qui nous prépareraient ce coup !

Des drones ont survolé 7 centrales nucléaires

FRANCE
Créé: 29.10.2014, 21h14 - Mis à jour à 21h15

Des drones ont survolé sept centrales françaises pendant le seul mois d'octobre. Greenpeace assure n'avoir aucun lien avec ces drones. EDF a porté plainte.

Les survols ont eu lieu au-dessus de centrales disséminées sur tout le territoire français.

Les survols ont eu lieu au-dessus de centrales disséminées sur tout le territoire français.
Image: AFP

Rédaction du MAP drone

Sept centrales nucléaires françaises, dont une en déconstruction, ont été survolées par des drones ce mois-ci, «sans conséquences sur la sûreté ni le fonctionnement des installations», a-t-on appris mercredi auprès du groupe énergétique EDF, qui a porté plainte.

Le premier survol «d'un aéronef assimilable à un drone» a été détecté le 5 octobre au-dessus de la centrale en déconstruction de Creys-Malville, dans l'est du pays, selon EDF.

Les autres survols ont eu lieu au-dessus de centrales disséminées sur tout le territoire: dans le nord pour la centrale de Gravelines, dans l'est pour les centrales de Cattenom, du Bugey, de Chooz, du centre-est pour celle de Nogent-sur-Seine et du sud-ouest pour la centrale du Blayais (ouest).

La nuit ou tôt le matin

Les drones ont été repérés principalement au cours de la semaine du 13 au 20 octobre, en général la nuit ou tôt le matin, selon EDF qui a à chaque fois déposé plainte auprès de la gendarmerie.

Selon l'organisation Greenpeace, «les survols incriminés ont eu lieu parfois le même jour sur quatre sites éloignés, Bugey, Gravelines, Chooz, Nogent-sur-Seine le 19 octobre par exemple, ce qui témoigne d'une opération de grande envergure».

Le site du Commissariat à l'énergie atomique de Saclay, en banlieue parisienne, a également été survolé, affirme l'ONG dans un communiqué.

Greenpeace «très inquiet»

Greenpeace «nie toute implication». En mai 2012, un militant de l'ONG avait survolé la centrale du Bugey à l'aide d'un parapente à moteur, avant d'atterrir sur le site. La scène avait été filmée à l'aide d'un drone par l'organisation qui souhaitait interpeller les autorités, entre les deux tours de l'élection présidentielle, sur la «vulnérabilité» des sites nucléaires à une attaque aérienne.

Cette fois-ci, Greenpeace demande une enquête aux autorités. «Nous sommes très inquiets de la survenue et de la répétition de ces survols suspects sans qu'aucune réponse sur leur origine ne soit fournie ni par EDF ni par les forces de l'ordre», a expliqué Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire, cité dans le communiqué.

Survol interdit

«Nous ne nous exprimons pas en dehors de notre champ de compétences», a pour sa part déclaré à l'AFP l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), chargée notamment de vérifier que les centrales sont dimensionnées pour résister à la chute accidentelle d'un avion ou à des agressions terroristes.

La sécurité aérienne des centrales relève du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité rattaché au ministère de l'Ecologie et de l'Energie.

Le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1000 mètres d'altitude autour des sites.

L'espace aérien au-dessus des centrales nucléaires est surveillé par l'armée de l'air, dans le cadre d'un protocole avec EDF. La France compte au total 19 centrales nucléaires en activité, soit 58 réacteurs tous exploités par EDF. (afp/Newsnet)

http://www.lematin.ch/monde/drones-survole-7-centrales-nu...

 

 

 

28/10/2014

France/Algérie : Plus de 300 000 visas attribués aux Algériens avant fin 2014

Pour ceux qui se plaignent de l'immigration en France, il serait temps de faire cesser les mensonges,  l'hypocrisie  et le double langage des partis politiques financés par les lobbies, car après avoir été exploités chez eux, la France et le grand capital continuent à exploiter les immigrés en France !

C'est l'état lui-même qui mène sa politique migratoire en accord avec les pays d'origine des candidats à l'immigration.

Voyons qui tire profit de l'immigration en France sous la houlette du gouvernement ! Pour faire monter le racisme, les sionistes s'y connaissent un rayon du reste !

Au fait, on nous a seriné les oreilles on nous montrant une vidéo selon laquelle Hervé Gourdel aurait été décapité en Algérie sans que l'on aurait encore trouvé son corps à ce jour ! C'est quoi la preuve de sa décapitation, juste une vidéo diffusée sur le net ? 

 

France/Algérie : Plus de 300 000 visas attribués aux Algériens avant fin 2014

8-10-2014

 

L'ambassadeur de France en Algérie l'a annoncé hier
Plus de 300 000 visas attribués aux Algériens avant fin 2014

Plus de 300 000 visas délivrés. C'est là un des objectifs que l'ambassade de France en Algérie souhaite atteindre en 2014. Bernard Emié, ambassadeur et haut représentant de France en Algérie, parle d'une croissance significative du nombre de visas attribués aux Algériens, effective, selon lui, depuis l'année dernière. «Le nombre de visas attribués a connu une croissance significative avec 210 000 délivrés en 2013.

La hausse va se poursuivre en 2014 avec probablement plus de 300 000 visas délivrés. 75% des demandes reçoivent une réponse positive dans les trois consulats généraux français en Algérie», a indiqué, en effet, l'ambassadeur de France en Algérie dans un entretien accordé hier à l'agence APS.

Il insiste sur le fait que son pays a «consenti des efforts importants ces dernières années dans trois domaines, pour faciliter toujours davantage la mobilité des personnes». Les domaines en question se rapportent, en premier lieu, au traitement personnalisé des demandes de visa émises par certaines catégories professionnelles telles que les journalistes, les avocats, les médecins ainsi que les employés des institutions et des entreprises.

«Le deuxième progrès important concerne la durée de validité des visas de court séjour. A la demande de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, nous accordons depuis un an un nombre croissant de visas de circulation, qui représentent à présent près de 50% du total des visas attribués, et qui permettent de se rendre régulièrement en France et dans l'espace Schengen sur une période de plusieurs années, sans être obligés de demander un nouveau visa», expliquera encore l'ambassadeur de France en poste à Alger.

Il précise que les services du consulat de France font face à une augmentation très importante des demandes de visas qui est de l'ordre de 35%. «Nous sommes ainsi passés entre l'automne 2013 et le printemps 2014, pour le seul consulat général d'Alger, de 900 à 1200 dossiers traités par jour. J'ai donné instruction pour que nous poursuivions dans ce sens, avec un objectif de 1500 dossiers traités par jour d'ici la fin 2014. L'objectif est simple : permettre davantage d'échanges humains entre nos deux pays pour favoriser nos échanges économiques, culturels et touristiques», a encore indiqué Bernard Emié.

Partenariat : une priorité stratégique

Au sujet des relations bilatérales tissées entre l'Algérie et la France, le diplomate fera savoir que le développement des relations économiques est au cœur de sa mission. «Renforcer notre partenariat est pour nous une priorité stratégique. Nous sommes déjà le deuxième partenaire économique de l'Algérie avec des échanges s'élevant à 10 milliards d'Euros en 2013. Nous sommes le premier investisseur hors hydrocarbures et le premier employeur étranger (…)

 Mon ambition - je ne suis pas sûr d'y parvenir mais j'y travaillerai sans relâche -est que nous redevenions le premier partenaire économique dans tous les domaines», a-t-il déclaré.

Il citera dans le même sillage la réunion du Comité mixte économique algéro-français (Comefa) qui se réunira, dit-il, le 10 novembre prochain à Oran en présence du Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal et des ministres français Laurent Fabius et Emmanuel Macron en charge respectivement des Affaires étrangères et de l'Economie. La tenue de la réunion du Comefa sera aussi l'occasion de procéder à l'inauguration de l'usine de production de véhicules Renault sise à Oued Tlelat, tiendra à confirmer l'ambassadeur de France en poste en Algérie.

Le terrorisme est un ennemi commun

Évoquant par ailleurs la coopération sécuritaire entre l'Algérie et la France, le diplomate français a qualifié «d'étroite et opérationnelle» la coordination entre les deux pays en matière de lutte antiterroriste.

«Le terrorisme est pour la France et l'Algérie un ennemi commun et nous devons lutter ensemble sans relâche contre ce fléau», dira encore Bernard Emié. Il a tenu à rappeler «la qualité de la coopération avec les autorités algériennes qui ont immédiatement mis en œuvre des moyens importants dès l'annonce de l'enlèvement d'Hervé Gourdel et qui se sont engagées après sa mort tragique à tout faire, pour d'une part retrouver le corps de notre compatriote et d'autre part retrouver et punir les auteurs de son assassinat», dira-t-il.

 «Nous sommes reconnaissants à l'Algérie pour les hommes et les moyens qu'elle mobilise et déploie à cet effet», a-t-il insisté. Bernard Emié, pour qui la coopération algéro-française est «intense, confiante, et concerne tous les domaines» n'omettra pas de rappeler dans son entretien accordé à l'APS la deuxième réunion du comité intergouvernemental de haut niveau prévue début décembre à Paris. Cette rencontre sera co-présidée par le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal et son homologue français Manuel Valls, précisera l'ambassadeur de France en Algérie.

 

 

ALGERIE/le secret le mieux gardé d'Algérie. L'assassinat de Boudiafe. Espionnage, le rôle de la Suisse !

Voilà comment la France éliminait les leaders qui voulaient libérer l'Algérie de l'oppression française et le rôle de la Suisse dans l'espionnage.

Algérie : Le secret le mieux gardé d'Algérie. L'assassinat de Boudiafe

Les Accords d'Evian, espionnage, révélations

 

Le Monde.fr | 18.03.2012 à 08h25 • Mis à jour le 18.03.2012 à 15h07 | Par Le Monde.fr Le document de 93 pages, signé par les deux délégations, réunies depuis onze jours à l'Hôtel du Parc, à Evian, décrète un cessez-le-feu. Il prévoit l'organisation rapide d'un référendum pour que les populations "choisissent leurs destins". Il définit un cadre pour les relations entre la France et la future Algérie indépendante. Sylvie Thénault, historienne, chargée de recherche au CNRS et spécialiste du droit de la répression, décrypte pour Le Monde.fr les accords qui ont mis fin à huit ans de guerre et ouvert la voie à l'indépendance algérienne, le 3 juillet 1962.

Arrivée de la délégation algérienne à Evian, le 17 mars 1962.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 18 mars 1962, Louis Joxe, ministre d'Etat chargé des affaires algériennes, annonce le dimanche, dans un communiqué, que la délégation française et les représentants du Front de libération nationale (FLN), emmenés par Krim Belkacem, étaient parvenus à un accord mettant fin aux combats engagés depuis le 1er novembre 1954 en Algérie.

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/18/que-prevoyaient-les-accords-d-evian-du-18-mars-1962_1671034_3212.html

17 octobre 1961 : "Le massacre des Algériens a été occulté de la mémoire collective"

Dans le pays des droits de l'Homme, il vaut mieux occulter le massacre des musulmans d'Algérie  et effacer tout cela de la mémoire du Peuple Français, autrement ça ferait mauvais genre !

17 octobre 1961 : "Ce massacre a été occulté de la mémoire collective"

Le Monde.fr | 17.10.2011 à 09h37 • Mis à jour le 06.04.2013 à 21h12 | Propos recueillis par Soren Seelow

Un Algérien blessé est emmené par le photographe Elie Kagan et un journaliste américain à l'hôpital de Nanterre, le 17 octobre 1961.

A cinq mois de la fin de la guerre d'Algérie, le 17 octobre 1961, Paris a été le lieu d'un des plus grands massacres de gens du peuple de l'histoire contemporaine de l'Europe occidentale. Ce jour-là, des dizaines de milliers d'Algériens manifestent pacifiquement contre le couvre-feu qui les vise depuis le 5 octobre et la répression organisée par le préfet de police de la Seine, Maurice Papon. La réponse policière sera terrible. Des dizaines d'Algériens, peut-être entre 150 et 200, sont exécutés. Certains corps sont retrouvés dans la Seine. Pendant plusieurs décennies, la mémoire de ce épisode majeur de la guerre d'Algérie sera occultée.

L'historien Gilles Manceron, auteur de La Triple Occultation d'un massacre (publié avec Le 17 octobre des Algériens, de Maurice et Paulette Péju, éd. La Découverte), explique les mécanismes qui ont contribué à cette amnésie organisée.

Pourquoi la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 a-t-elle été occultée pendant si longtemps ?

Il s'agit d'un événement d'une gravité exceptionnelle, dont le nombre de morts a fait dire à deux historiens britanniques [Jim House et Neil MacMaster, Les Algériens, la République et la terreur d'Etat, Tallandier, 2008] qu'il s'agit de la répression d'Etat la plus violente qu'ait jamais provoquée une manifestation de rue en Europe occidentale dans l'histoire contemporaine.

Comment une répression de cette ampleur a-t-elle pu ne pas être considérée pendant plusieurs décennies comme un événement de notre histoire ? L'historien Pierre Vidal-Naquet a employé le terme d'"énigme". Je me suis interrogé sur les facteurs qui permettent d'expliquer comment ce massacre a été occulté de la mémoire collective.

Il me semble tout d'abord qu'il y a une volonté de faire le silence de la part des autorités françaises. En premier lieu, bien sûr, les autorités impliquées dans l'organisation de cette répression : le préfet de police de la Seine, Maurice Papon, le premier ministre, Michel Debré, ainsi que Roger Frey, ministre de l'intérieur. Mais également le général de Gaulle, qui de toute évidence a pourtant été très irrité par cet épisode. Il a néanmoins voulu tirer le rideau sur cette affaire et fait en sorte que les Français passent à autre chose.

Par quels moyens le pouvoir a-t-il réussi à imposer le silence, et donc cette amnésie ?

Sur le moment, il y a eu censure de la presse, avec l'empêchement des journalistes à se rendre sur les lieux de détention des Algériens, par exemple. Et puis très vite, les instructions judiciaires ont été closes sans aboutir. Il y en a eu une soixantaine, elles ont toutes débouché sur des non-lieux. Une volonté d'oubli judiciaire, qui s'est combinée avec les décrets d'amnistie, qui couvraient les faits de maintien de l'ordre en France, une difficulté à accéder aux archives, l'épuration d'un certain nombre de fonds... tout cela a contribué à ce phénomène d'occultation jusqu'à la fin des années 1970.

Par la suite, d'autres facteurs ont pris le relais. En 1961, Gaston Deferre, à l'époque sénateur, avait protesté de façon très vigoureuse contre la répression policière. Mais quand Jean-Louis Béninou, journaliste à Libération, va le voir pour lui demander de faire la lumière sur cet événement, au début des années 1980, M. Deferre, devenu ministre de l'intérieur, lui répond qu'il n'en est pas question. Il a fait le choix de ne pas ouvrir ce dossier.

Cinquante ans plus tard, il existe encore une confusion entre le 17 octobre 1961 et la manifestation de Charonne, le 8 février 1962, au terme de laquelle neuf personnes ont trouvé la mort...

La mémoire de Charonne, une manifestation pour la paix en Algérie et contre les attentats de l'OAS – mais pas pour l'indépendance ! –, s'est en effet superposée à celle d'octobre 1961. Il faut dire que la gauche française a eu plus de réactivité par rapport à la violence qui s'est déployée lors de la manifestation de Charonne, qu'elle avait organisée. Cette attitude a été celle du PCF, mais également de la Ligue des droits de l'homme, qui a décidé la constitution d'une commission d'enquête après Charonne alors qu'elle ne l'avait pas fait au lendemain du 17 octobre.

On voit là les limites de l'engagement de la gauche française de l'époque. A l'exception du petit PSU et de l'UNEF, rares étaient les partis qui étaient réceptifs à l'idée d'une indépendance algérienne.

Le plus surprenant, c'est que la mémoire de Charonne ait occulté celle du 17 octobre y compris au sein de certaines familles algériennes...

Oui. La famille d'une des victimes du 17 octobre, une jeune lycéenne, qui devait avoir 15 ou 16 ans, Fatima Bédar, dont on avait retrouvé le corps dans le canal Saint-Martin, a longtemps cru et répété qu'elle était morte à Charonne. Au sein même de l'immigration algérienne, le mot de "Charonne" était plus présent que la référence au 17 octobre.

Au lendemain de l'indépendance, comment cet événement a-t-il été utilisé par les nouvelles autorités algériennes ?

C'est ici qu'un troisième facteur d'occultation a joué : la volonté du pouvoir algérien de ne pas mettre en valeur une initiative prise par la Fédération de France du FLN, qui avait organisé la manifestation du 17 octobre.

La Fédération de France était en effet devenu un fief d'opposition au nouveau pouvoir en raison de son ouverture aux idéaux et aux valeurs de la gauche européenne, syndicale et politique. Lors de la crise de l'été 1962 qui vit s'affronter, au sein du FLN, les prétendants au pouvoir, elle avait misésur les civils du GPRA [le gouvernement du FLN en exil] contre les militaires de l'armée des frontières du colonel Boumediene.Elle se retrouva ainsi dans le camp des vaincus et les autorités de la nouvelle République algérienne évitèrent de lui faire de la publicité, en passant plus ou moins sous silence la répression du 17 octobre...

Comment s'est finalement faite toute la lumière sur l'ampleur du massacre ?

A travers des publications, notamment. Le roman policier de Didier Daeninckx [Meurtres pour mémoire, Gallimard, 1984], qui associe la recherche sur le passé de Maurice Papon sous l'Occupation à son rôle en 1961, ou des travaux d'historiens comme La Bataille de Paris, de Jean-luc Einaudi [1990, Seuil], ont joué un rôle. Et puis avec la constitution d'une association, Au nom de la mémoire, par des enfants issus de l'immigration algérienne, la mémoire a commencé à émerger.

La procès de Maurice Papon pour complicité de crimes contre l'humanité en tant que secrétaire général de la préfecture de la Gironde pendant l'Occupation a certainement contribué à ouvrir le dossier du 17 octobre 1961 et à le faire surgir dans l'espace médiatique. Lors du procès Papon en 1997-1998, des témoins ont parlé de sa personnalité, de son rôle en Algérie et à la préfecture de police de Paris. Parmi eux, Jean-Luc Einaudi, qui a publié une tribune dans Le Monde du 20 mai 1998, où il employait le terme de "massacre" à propos du 17 octobre. Papon a trouvé bon de poursuivre Einaudi pour diffamation. Il a été débouté de sa plainte. Le terme de "massacre" a été considéré comme légitime par le tribunal. C'est un véritable tournant.

Cinquante ans après les faits, l'Etat français a-t-il reconnu sa responsabilité ?

Il y a une reconnaissance de la part de collectivités locales, notamment la mairie de Paris en 2001 qui a fait un geste fort avec l'apposition d'une plaque commémorative sur le pont St-Michel. D'autres communes de la banlieue ont fait des gestes similaires. Et le cinquantenaire, cette année, va être marqué par toute une série d'initiatives, dont un boulevard du 17-Octobre devant la préfecture des Hauts-de-Seine, à Nanterre. Mais de la part de l'Etat, il n'y a toujours aucun signe de reconnaissance.

Comment expliquer que cette répression ait eu lieu alors que venaient de s'ouvrir les négociations d'Evian, qui allaient aboutir à l'indépendance de l'Algérie ?

Les négociations d'Evian entre des représentants français et ceux du FLN s'ouvrent en mai 1961. A ce moment-là, on pouvait penser que le sort de la guerre ne pouvait déboucher que sur une indépendance. C'était la volonté du général de Gaulle, approuvée par les Français et les Algériens. En janvier 1961 un référendum avait donné une très nette majorité (75 %) en France métropolitaine comme en Algérie en faveur de ce processus.

Mais cette politique était contestée par un certain nombre de forces, parfois au sein même de l'appareil d'Etat. Le premier ministre, Michel Debré, qui avait été dessaisi du dossier algérien par de Gaulle, avait insisté pour qu'on lui laisse celui du maintien de l'ordre en France métropolitaine, et il a pu déployer une action qui prenait le contre-pied de l'action mise en œuvre par le général de Gaulle.

Pour ce faire, il s'entoura de Roger Frey, nommé au ministère de l'intérieur en mai 1961 au moment où s'ouvrent les négociations d'Evian, en remplacement de Pierre Chafenet. Surtout, il obtient le remplacement fin août d'Edmond Michelet, le garde des sceaux, qui s'opposait aux méthodes brutales et illégales mises en œuvre par Papon. Il sera remplacé par Bernard Chenot, un homme jugé plus accommodant, ce qui laissera les mains libres à Papon pour se livrer à la répression du 17 octobre.

Le général de Gaulle, qui est arrivé au pouvoir avec l'aide de Michel Debré en 1958, est un peu prisonnier des conditions de son accession au pouvoir. Il essaye de préserver l'essentiel, c'est-à-dire la fin de la guerre via les négociations, et fait des concessions. Il cherche à garder à ses côtés des gens qui lui sont fidèles, quand bien même ces derniers désapprouveraient sa politique algérienne. Il fait donc savoir son mécontentement à Michel Debré au lendemain du 17 octobre, mais s'abstient de rendre publique sa désapprobation. Il garde le silence, et prolonge d'une certaine manière l'occultation de cet événement.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/17/17-octob...