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16/10/2014

Le Drian détaille les 7 500 suppressions de postes dans l’armée en 2015

Heureusement que le 25/11/2013, Drian avait dit qu'il garderait la première armée d'Europe !  Une armée qui souffre depuis des décennies de ne pas avoir eu ses moyens en matériel obsolète non renouvelé !

Le Drian détaille les 7 500 suppressions de postes dans l’armée en 2015

LE MONDE | 15.10.2014 à 11h46 • Mis à jour le 15.10.2014 à 17h37 |

 

Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, à Toulon, le 10 octobre.

Depuis que l’annonce de la fermeture de l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris avait fuité le 8 octobre dans Le Monde, le gouvernement comme l’armée s’étaient refusés à tout commentaire. Le sort que l’Etat réservait à l’hôpital qui a accueilli les présidents comme les plus hautes personnalités de la République restait un mystère. C’est désormais officiel.

Dans un communiqué de trois pages adressé mercredi 15 octobre aux cadres des grands services militaires, le ministre de la défense, Jean-Yves le Drian, confirme la fermeture de l’hôpital et détaille sa restructuration. Le Val-de-Grâce abritera à l’avenir un centre de recherche, de formation ainsi que le musée du service de santé des armées dont il dépend. Les activités médicales du site seront transférées vers les deux autres hôpitaux d’instruction des armées de la région parisienne – Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine), et l’hôpital Bégin à Saint-Mandé (Val-de-Marne) – plus récents et plus performants.

Cette fermeture va s’ajouter à celle d’autres sites militaires et s’inscrit dans un vaste plan d’économies des armées. La Défense « prend part aux efforts de la Nation pour redresser sa situation budgétaire », explique le ministre à ses services. « La souveraineté » de la France « dépend autant de sa défense que de la maîtrise de ses comptes publics ».

Lire notre décryptage sur les hôpitaux militaires dans le collimateur du gouvernement

34 000 NOUVELLES SUPPRESSIONS DE POSTES

D’ici à 2019, 34 000 nouvelles suppressions de postes sont prévues dans le cadre de la loi de programmation militaire 2014-2019. 7500 postes sont concernés en 2015. Au total, entre 2009 et 2019, la Défense aura supprimé près de 80 000 emplois.

Vidéo suggérée sur le même sujet

  • Budget de l'armée: Jean-Yves Le Drian très inquiet - 23/05

    Jean-Yves Le Drian a tiré la sonnette d'alarme. Le ministre de la Défense a adressé une lettre au Premier ministre pour lui faire part de son inquiétude vis-à-vis des possibles coupes budgétaires occasionnées par le plan d'économie de 50 milliards d'euros de Manuel Valls. Jean-Yves Le Drian craint que des restrictions budgétaires suscitent de "très lourdes" conséquences sur les armées. Le 11 juin prochain, le projet de loi de finances rectificatives qui actera les nouvelles coupes budgétaires sera présenté: l'exécutif devra trancher.

Certaines communes vont payer le prix fort de ces coupes budgétaires. Ainsi, le 1er régiment d’artillerie de marine basé à Châlons-en-Champagne (Marne) – le plus ancien de France –, mais aussi l’état-major de la 1ère brigade mécanisée, installé dans la même ville, doivent être dissous avant l’été 2015. Benoist Apparu, maire et député (UMP) de Châlons-en-Champagne a fait le calcul : cette ville de 45 000 habitants est amputée de 960 emplois. Il appelle les habitants à manifester pour exiger « des compensations à la perte de ces emplois militaires ».

Les activités de la marine seront désormais concentrées autour des deux grands ports que sont Brest et Toulon. Les bases navales d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques) et le commandement maritime de Strasbourg fermeront eux en 2015.

CONCENTRER ET RATIONALISER

Dans l’armée de l’air, même logique, même procédé : on concentre et on rationalise. La dissolution de la base aérienne 102 de Dijon-Longvic débutera cette année. Le commandement des forces aériennes sera quant à lui transféré vers la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac.

M. Le Drian a veillé, explique t-il, à ce que « les deux tiers des 23 500 suppressions de postes » (auxquels viennent s’ajouter 10 000 suppressions de postes non encore exécutées de la précédente loi de programmation) portent « sur le soutien, les structures organiques, l’environnement et l’administration du ministère » de manière à préserver « les forces opérationnelles » engagées sur plusieurs théâtres d’opérations.

Un budget est réservé pour accompagner ces mesures : 205 millions d’euros seront consacrés en 2015 aux personnels et 150 millions d’euros aux territoires.

 

 

Défense France: Adieu l'armée française bienvenue aux ennemis étrangers !

Voilà comment les traîtres à la nation, à commencer par SARKOZY, affaiblissent et vendent  la FRANCE aux lobbys étrangers !

Qui viendra nous défendre sans armée opérationnelle et amputée de ses corps d'armée ?

Une preuve de plus que nous serons tous exposés aux Nazis de l'OTAN et de l'UE !

On vous donne en mille que l'armée sera vendue à des sociétés privées, cotées en Bourse de préférence, et qui formeront des groupements de mercenaires qui constitueront des armées privées pour les faire se retourner contre nous, en alliance avec les forces armées de l'UE ! !

Dans tous les pays du monde, le budget de l'armée est l'un des plus importants, mais chez nous, il vaut mieux financer avec l'argent des contribuables l'Europe Nazie, les BANKSTERS et les guerres d'Israël au détriment du Peuple !

Il n'y a plus de généraux dans ce pays dignes de se révolter au bénéfice du Peuple ?

PAUVRE FRANCE RUINEE PAR LES BANKSTERS ILLUMINATI !

Déjà que depuis des années l'armée n'avait pas assez de budget et que dernièrement l'armée à été mise en vente ! Là c'est le pompon !

Défense : Le Drian dévoile les restructurations 2015

 

par Grégoire Lecalot mercredi 15 octobre 2014 12:04, mis à jour le mercredi 15 octobre 2014 à 14h04

Jean-Yves Le Drian a dévoilé les restructurations qui vont toucher l'armée en 2015 dans le cadre de la LPM 2014-2019. © Maxppp

Le ministère de la Défense a donné mercredi des précisions sur les restructurations qui vont toucher l'armée en 2015 dans le cadre de la loi de programmation militaire. Il a confirmé la fermeture de l'hôpital du Val-de-Grâce et la dissolution d'un régiment. Pour le reste, cinq bâtiments de la Marine vont être désarmés et une base navale sera fermée. Au total, 7.500 postes seront supprimés.

C'est par un communiqué de trois pages que le ministre de la Défense a fait connaître mercredi ses arbitrages. Les grandes lignes des restructurations qui vont toucher l'armée en 2015 dans le cadre de la loi de programmation militaire 2014-2019 sont désormais officielles. Ce sont bien 7.500 postes qui seront rayés des cadres.

A LIRE AUSSI :

►►► Une journée à 7.500 suppressions de postes dans l'armée

Au chapitre des surprises, la dissolution de la base aérienne 102 de Dijon-Longvic, bien connue des fans de la série "Tanguy et Laverdure, les chevaliers du ciel". Elle a été lancée, dit le ministère. Le Commandement des forces aériennes va être transféré sur la base 106 de Bordeaux-Mérignac. L'armée de l'air devra aussi rendre des postes sur la base aérienne de Dachenbronn, dans le Bas-Rhin , qui sera transformée en "élément air rattaché" à la base 133 de Nancy : 190 postes militaires et trois civils disparaissent au passage.

Cinq navires désarmés

La Marine passe aussi à la moulinette avec le désarmement de cinq bâtiments : la Meuse, un pétrolier-ravitailleur et le Siroco, un transport de chalands de débarquement, tous deux basés à Toulon, du patrouilleur austral Albatros, à La Réunion et des patrouilleurs de surveillance Athos et Aramis, à Anglet. Une base navale sera fermée, celle de l'Adour, à Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques. Le commandement maritime de Strasbourg subira le même sort. Objectif de la manoeuvre : renforcer la concentration des forces de la Marine sur Brest et Toulon.

La fermeture de l'hôpital du Val-de-Grâce confirmée
Les autres points étaient attendus car les informations circulaient, parfois depuis plusieurs jours : l'armée et le ministère se sont refusés à le confirmer jusqu'ici, mais les propos de Jean-Yves Le Drian sur l'hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce ne laissaient pas beaucoup de place au doute : "efficacité civile et militaire pas avérée", avait-il lâché. En période de vaches maigres, une telle déclaration équivaut à un coup de tranchant. Ce sera bien le cas : les activités hospitalières vont être transférées progressivement vers deux autres hôpitaux militaires en Ile-de-France, en l’occurrence Percy, à Clamart et Bégin, à Vincennes. Le site historique parisien ne sera toutefois pas démilitarisé puisqu'il accueillera un "pôle d'excellence" pour les activités de recherche et de formation.

Châlons-en-Champagne perd ses troupes
Autre information déjà connue : la dissolution d'un régiment, le 1er régiment d'artillerie de marine, à Châlons-en-Champagne, ainsi que celle de l'état-major de la 1ère Brigade mécanisée, dans la même ville. L'armée de terre verra également le 8ème régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres, dans le Tarn et le 1er Régiment de tirailleurs d'Epinal, dans les Vosges, seront "transformés en régiment d'infanterie de nouvelle génération". Sa capacité d'engagement, avec 66.000 soldats projetables, a été confirmée.


Services administratifs et soutiens
Les hauts gradés seront pour leur part priés de faire mouvement vers le tout nouveau ministère parisien, en phase d'achèvement à Balard, dans le sud-ouest de la capitale : états-majors, directions de services, le personnel de la Direction générale de l'armement, actuellement à Bagneux, dans les Hauts-de-Seine et d'une partie de celui de la très secrète direction du renseignement militaire, située à Creil, dans l'Oise.

Les services de soutien et certains services administratifs devront aussi rationaliser leur organisation : le commissariat des armées, la direction interarmées des réseaux d'infrastructures et des systèmes d'informations, le service des essences et celui des munitions poursuivent leur "transformation", de même que le secrétariat général pour l'administration.

 Retrouvez l'ensemble des restructurations sur le communiqué du ministère de la Défense

 
 
 
 
 
 

15/10/2014

Hollande nomme un partenaire de l’armement israélien à la tête d’EDF

C'est comme ça que ça se passe en territoire de France occupée !

Les traîtres continuent à placer les pions et les espions en France pour que ce soit encore les contribuables qui paient !

 Hollande nomme un partenaire de l’armement israélien à la tête d’EDF

Mercredi 15 octobre, lors du Conseil des ministres, le chef de l’État a fait l’éloge de

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Jean-Bernard Lévy, prochain patron de l’établissement public Électricité De France (1er producteur d’électricité au monde) et actuel PDG du groupe de défense Thales [1]

Le 23 septembre, des militants pro-palestiniens de Glasgow avaient occupé une usine de Thales UK pour protester contre le développement d’un drone tactique initialement testé à Gaza et conçu par la compagnie israélienne Elbit Systems [2].

Le 30 juillet, à la fin de l’opération militaire israélienne « Bordure protectrice », la Coordination CGT de Thales adressa un courrier spécial à Jean-Bernard Lévy pour l’inciter à remettre en question « les relations commerciales et industrielles du groupe avec des entreprises israéliennes [3] ».

Un mois plus tôt, le siège londonien de Thales UK avait été investi par un groupe pro-palestinien [4].

Fin 2013, une ONG britannique publia un rapport détaillé pour dénoncer la coopération de Thales UK avec Elbit [5].

Trois mois plus tôt, en septembre 2013, Jean-Bernard Lévy, alors PDG de Thales, avait défendu – devant les parlementaires français – cette collaboration en vantant les mérites du drone inspiré de la technologie israélienne et dénommé « Watchkeeper » [6].


Cliquez sur l'image pour lire le texte
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Sur le lobby israélien en France, chez Kontre Kulture :

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Mort de Said Bourrarach : quatre hommes jugés aux assises en mars

Il était temps après plus de 4 ans !
Et qui l'on retrouve derrière ? Devinons ? La LDJ !

Mort de Said Bourrarach : quatre hommes jugés aux assises en mars

Publié le Vendredi 10 Oct. 2014, 18h52 | Mis à jour : 19h32

ILLUSTRATION. Quatre hommes, accusés d'avoir provoqué la mort de Said Bourrarach, seront jugés aux assises en mars 2014. AFP/Jean-Sébastien Evrard

Quatre hommes accusés d'avoir provoqué la mort de Said Bourrarach, un vigile de 35 ans, qui s'est noyé dans le canal de l'Ourcq en mars 2010, seront jugés aux assises de Seine-Saint-Denis du 17 au 26 mars, ont annoncé vendredi les avocats des parties.

Les accusés, âgés de 19 à 25 ans à l'époque des faits, sont poursuivis pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, avec usage ou menace d'une arme». Ils encourent une peine maximale de 15 ans de réclusion criminelle.

La mort de M. Bourrarach, ce père de famille marocain de 35 ans, musulman non pratiquant et analphabète, qui tentait d'échapper à un groupe de jeunes -de confession juive- qui l'avait pris en chasse avait réveillé un profond sentiment d'injustice dans la communauté musulmanne.

Sur des sites d'information communautaire, l'origine des agresseurs ainsi que leur sympathie supposée pour la Ligue de défense juive (LDJ), suffisait à établir la dimension raciste de son «meurtre».

La très discrète couverture médiatique de son destin tragique -souvent comparée à l'émoi suscité par la mort de Clément Méric ou de Ilan Halimi- a alimenté le sentiment d'une indignation à géométrie variable.

Violences en réunion
 
Après avoir passé quelques mois en détention provisoire, tous les accusés ont été placés sous contrôle judiciaire et comparaîtront libres, a indiqué Me Paul Le Fèvre, avocat de l'un d'eux.

Saïd Bourarach, employé dans un magasin de bricolage à Bobigny (Seine-Saint-Denis), avait été pris à partie le 30 mars 2010 par un client qui voulait entrer après la fermeture pour y acheter un pinceau et de la peinture.

Une altercation avait alors éclaté, l'un des agresseurs s'emparant d'une manivelle à cric tandis que le vigile répliquait avec sa bombe lacrymogène. S'en était suivie une course-poursuite le long du canal entre le vigile et le client, qui avait appelé trois hommes en renfort.

Selon les mis en cause, le vigile se serait noyé après s'être volontairement jeté dans le canal, ce que conteste la famille.

Le renvoi devant les assises a été décidé par un juge d'instruction de Bobigny qui a estimé que les quatre hommes avaient provoqué la noyade du vigile en le soumettant à «un choc émotif» et à une «pression psychologique» telle que ce dernier avait dû, pour échapper à ses assaillants, sauter dans le canal de l'Ourcq où il s'est noyé.

«Il est regrettable que les violences en réunion n'aient pas été retenues car elles ressortent dans tout le dossier», a estimé Me Dominique Cochain, qui représente la famille Bourarach.

Metz : Bavure et acharnements policiers. Un musulman molesté par la police devant sa femme et son fils de 2 ans

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Hier soir sur notre profil Facebook, on nous a signalé le cas d'un musulman qui fait l'objet de bavures et d'acharnements policiers pour avoir eu le courage de faire un acte de civisme envers l'un des siens dont le scooter a été volontairement percuté par la police ! Voici ce qui s'est passé alors qu'il n'avait rien fait. Et après avoir été condamné injustement, hier soir encore, la Police s'est rendue chez lui pour le frapper et lui mettre sur le dos de nouveaux délits pour avoir dénoncé les actes de maltraitance dont il a été la victime. Il a encore été hospitalisé hier soir et nous ne savons toujours pas  s'il est encore en garde-à-vue.

Pendant que la police était devant chez lui, il a demandé de l'aide par le biais de sa page Facebook. Vous avez le message ci-dessous et l'article qui est paru sur le site d'Islam info.

Merci de diffuser cet article largement autour de vous pour que les faits de persécutions exercés sur sa personne soient connus publiquement et qu'une enquête soit ouverte contre les policiers qui s'acharnent sur lui.

La demande d'aide de Anis Oranwood (pseudo).

Anis Oranwood

Bonjour mes amis, a l'heure ou je vous parle, la police est devant chez moi, ils essayent de rentrer pour soit disant des faits d'excès de vitesse, et le policier qui a controler mon ami ma frapper, j'ai pleins de marques au visage. Ils veulent que je les suivent au poste, mais tout le monde sait ce qu'il va se passer. Je n'ai rien à me reprocher, ils essayent de me mettre encore des trucs qui n'existe pas sur le dos. Ma femme, vous contactera si je suis en garde a vue et des suites a donner. Je compte sur vous

Un musulman molesté par la police devant sa femme et son fils de 2 ans

bavure police metz
 

La Redaction I&I 23/09/2014. 

Anis* (le nom a volontairement été modifié), père de famille respectable et chef d’entreprise, a récemment été victime d’une bavure policière à Metz alors qu’il se promenait en famille. Le 29 août 2014 restera à jamais gravé dans la mémoire d’Anis et de ses proches, témoins d’une véritable agression. Trois semaines après, la famille est toujours sous le choc mais a décidé de parler afin que la Communauté connaisse le sort qui a été réservé à Anis pour un simple geste civique. 

Evidemment, il n’est pas question de jeter l’opprobre sur toute la police nationale mais d’alerter le Ministère de l’Intérieur afin que ce dernier prenne les mesures nécessaires pour réparer une faute grave dont les traumatismes resteront à jamais ancrés. De plus en plus de musulmans se plaignent de contrôles à répétition, notamment sur des femmes voilées, de mesures d’exception sur des jeunes ou des religieux. 

En 2014, en France, les citoyens musulmans ont comme tout le monde le droit à la sécurité, au respect et à la dignité. Les récents événements à Trappes, Argenteuil ou encore Lyon ne sont que des marqueurs d’un ras-le-bol général devant tant d’injustice contre une Communauté qui contribue au développement du pays. 

Merci à Anis qui a eu le courage de témoigner malgré les pressions encourues contre lui et sa famille. La médiatisation des discriminations est un premier pas vers le respect. La lutte pour les droits des musulmans en France ne fait que commencer.

“Voici la vérité sur ce qui s’est passé lors de mon agression, avec ma femme et un de mes fils de 2 ans et demi, voici une copie des courriers que j’ai envoyés à différents ministères, ceci est la pure vérité.

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Un jeune en scooter percuté par la police

Les faits : Le 29 août 2014 entre 19h30 et 20h, je me trouve avec ma conjointe, ainsi que notre plus jeune fils de 2 ans et demi, sur Metz-borny, pour aller acheter de la viande à la boucherie. Une fois cela fait, nous remontons dans notre véhicule, je prends le volant, et là j’aperçois un véhicule de police qui fonce sur un jeune en scooter qui n’avait pas de casque et que je connaissais. J’arrive sur les lieux de l’accident, je constate que la police a percuté le jeune sur le coté, ce qui a éjecté le jeune du scooter. Les policiers se concertent et au bout de quelques secondes, ils se sont approchés de la victime qui me demande de filmer, ce que ma conjointe fait. Au bout de quelques secondes, je reprends le téléphone pour filmer les débris du scooter et le scénic de la police endommagé.

Je parle avec la victime qui me dit que la police lui est rentrée dedans exprès et me demande de continuer à filmer. Un policier s’approche de moi, et me dit calmement “il ne faut pas filmer s’il-vous-plaît, il faut quitter les lieux”. Je lui réponds que je ne filme pas la police et je commence à m’avancer vers mon véhicule, pendant ce temps des policiers de la BAC me montrent du doigt à d’autres collègues. Là j’aperçois un véhicule de police garé juste à ma hauteur sur le trottoir d’en face. J’aperçois 2 policiers armés qui se font des signes de la tête envers moi, comme s’ils se disaient “c’est lui”. Un des deux policiers se dirige vers l’accident, tandis que le premier arrête de marcher en me fixant et il me dit:

“- Dégage de la, tu n’as rien à foutre là, b***.

- Pourquoi tu me parles comme ça trimard (une personne qui connait rien à la vie), ai-je répondu.

- C’est bien beau de se la péter en BMW, j’aimerais bien savoir ce que tu fais comme boulot.

- T’inquiètes pas pour moi, je ne suis ni trafiquant, ni dealeur, ni braqueur, je travaille légalement, je possède 2 sociétés, si tu travailles pour 1200€ c’est ton problème pas le mien”.

Et là, il se met à la hauteur de mon véhicule car lui est debout et moi assis dans le véhicule, me regarde et me dit c’est toi le meilleur en mettant son pouce en l’air.

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Mon agression

Je démarre, j’avance normalement, rien ne se passe derrière moi, puis j’arrive à un 2ème feu rouge. Tout à coup, nous entendons un gros coup de frein à main, on aperçoit un véhicule de police avec les gyrophares qui a du mal à s’arrêter et qui est à deux doigt de taper le véhicule devant nous. D’un coup on voit trois policiers armés, flash-ball, arme de pointe, gazeuse à la main. L’un des policiers sort côté passager avant avec une vraie arme de style de petite calibre automatique. Ce dernier met en joue ma femme, mon fils et moi.

Je précise que j’avais les mains en l’air, je disais “doucement, j’ai mon fils qui est dans la voiture, doucement je vais descendre, doucement je vais descendre” quand le policier dit à son collègue “gaze le par la fenêtre ce bâtard”. Son collègue s’approche de mon véhicule à ma hauteur, tend sa main, en sachant qu’il a vu et entendu mon fils de 2 ans et demi, hurler de peur, il continue à avancer sa main au niveau de ma vitre qui était entrouverte. J’ai eu le réflexe de fermer la fenêtre pour protéger mon fils de la gazeuse.

Le policier me redit, arme au poing “descend ou je vais t’allumer”. Il repointe en joue ma conjointe, je regarde sur ma gauche et là je ne vois aucun policier au niveau de ma portière. Je décide de descendre vite avec les mains en l’air, en lui disant “j’ai pas d’arme, j’ai pas d’arme”. Les 2 policiers se jettent sur moi, l’un deux me fait un croche pied, je tombe sur la tête, l’autre saute sur mon dos, et me donne plusieurs coups sur la tête avec le bout de la gazeuse.

Pendant que l’autre me met des coups sur les hanches. Ils disaient “sale chien t’aime bien filmer la police” pendant que j’entendais ma conjointe et mon fils hurler. Je dis à ma conjointe de filmer. Un des trois policiers se relève, un autre s’approche, me tient au sol, tout en m’étouffant avec son genou et en me mettant des coups de poing dans la tête. Il dit a son collègue “gaze la cette p***, arrache lui le téléphone” en parlant de ma conjointe. Ma conjointe commence à descendre du véhicule en filmant et le policier qui s’était relevé pousse plusieurs fois violemment la portière contre ma conjointe qui est complètement écrasée et qui n’arrive pas à s’extraire. Il a même essayé de lui prendre son téléphone. Mais voyant qu’il n’y arrivait pas, il lui a tiré les cheveux.

Ma femme criait “aidez nous, aidez nous”. A ce moment là, il s’est écarté. Ma conjointe fait le tour du véhicule, et filme ce qu’ils étaient en train de me faire. Un policier la repousse muni de son flash-ball et lui dit “occupe toi de ton gosse”, ce qui prouve bien qu’ils étaient au courant qu’il y avait un enfant dans le véhicule.

Pendant que j’étais au sol menotté, il m’a retourné sur le dos, en me tirant très fort sur mes poignées, et me disait “tes poignées je vais te les briser sale fils de p***, je vais te crever”. D’ailleurs dans la vidéo on voit qu’il essaye de me tuer en m’étranglant devant les yeux de mon fils. Il me ramène au niveau de leur véhicule, un policier m’écrase contre la voiture, il décide de me faire monter de l’autre côté du véhicule. Lui et son collègue me tenaient tellement fort en me menaçant que j’ai cru mourir. Je sentais que quelque chose allait m’arriver, je le voyais dans ses yeux, il ne savait plus ce qu’il faisait. Tellement il me soulevait haut par les bras, j’avais la tête vers le bas et les mains vers le haut en arrière, j’avais une douleur atroce, je croyais que j’avais mes épaules brisées.

En voyant, qu’il n’arrivait pas à me mettre dans leur voiture, il me prend par le cou en arrière en serrant avec ses 2 bras. Je pousse avec mes deux jambes, toujours menotté et je crie “je vais mourir, je vais mourir”. Il se couche sur le capot de ma voiture, tout en me serrant au cou de toute sa force avec ses deux bras. Il m’a tenu avec une main par la gorge et avec la deuxième main, il essayait de me décrocher la gorge.

Il dit à son collègue “gaze le”. Celui-ci approche avec la gazeuse et me gaze en plein visage et de près. J’ai avalé tout le produit, je ne respirais plus. Pendant ce gazage, un policier continuait à me tirer sur le cou en me disant tout en grinçant des dents “je vais te crever”.

Je commence à perdre connaissance, car il m’appuie trop sur le cou, mais ça ne l’empêche pas de me jeter dans le véhicule. Je me retrouve dans le véhicule, au moment où le claquement des portes retenti je reprends mes esprits. Je sens un poids sur moi, c’était un des policiers qui s’était assis sur moi. Je dis “svp, enlevez vous je ne respire plus”. Il me dit “tu n’as qu’à pas respirer, crève sale chien”. Le policier à l’avant du véhicule se retourne et me dit “crève, crève”, en me donnant plusieurs coups de poing sur la tête, et il redit à son collègue d’appuyer fort sur ma tête, ce qu’il a fait. Je garde des séquelles encore aujourd’hui.

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L’arrivée au commissariat

Nous arrivons au commissariat, les coups continuent à pleuvoir ainsi que les menaces de mort. Un policier descend du véhicule et m’éjecte du véhicule en me tirant violemment par le pied, entraînant ma tête contre la carrosserie et ensuite par terre. Il me soulève par les pieds et par les poignées, me monte dans le bureau. Un de ses collègues veut me mettre assis sur une chaise, mais le policier crie “non, non, non, jetez le par terre ce chien”. Il me pousse violemment par terre, ma tête cogne le mur, il me dit “tu vas crever, je vais *** ta mère ***”.

Il me frappe violemment au visage, me marche sur la cuisse, ensuite il s’éloigne vers la porte pour parler avec ses collègues. J’essaye de me relever doucement sur mes genoux en pleurant. Je l’insulte et lui dis qu’il va payer pour le mal qu’il me fait que le bon Dieu existe. Il me répond en se moquant “c’est moi dieu”. Je lui réponds “toi t’es qu’une m***”. Il devient tout rouge, se dirige vers moi, me prend au cou, me claque la tête contre le meuble. Ma tête saigne, il me jette par terre, je perds connaissance, le sang gicle partout du dessus de ma tête.

J’entends son collègue dire qu’il y a du sang partout et qu’il faut m’emmener à l’hôpital, mais le policier refuse. Il me tire par les poignées, en me disant de me lever “fais pas semblant”, alors que je voyais des étoiles et priais Dieu.

Le policier continue toujours à me tirer, et appuie avec ses doigts sur mon cou pour voir si je respirais. Il dit à son collègue “c’est bon il respire, il fait semblant”. Je l’insulte de nouveau alors il me met la semelle de sa chaussure sur le visage, appuie fortement avec ses chaussures de sécurité, en me disant “tu veux pas crever sale fils de p***”. J’en ai gardé des traces sur le visage.

D’un coup, je reprends très vite mes esprits et je crache sur sa jambe. Pour se venger, il a soulevé son pied pour me donner un coup et écraser ma tête. Je perds connaissance une nouvelle fois. D’un coup je me réveille, de l’eau coule sur moi. Le policier insiste sur le fait que je joue la comédie. J’essaye de me relever sans aide de la part d’aucun policier, car ils étaient tous occupés à rigoler.

Un de ses collègues lui dit d’appeler les pompiers, qu’ils risquaient d’avoir des problèmes. Le policier qui me malmenait a estimé qu’une trousse de secours ferait l’affaire. En entendant ces mots, j’ai exigé d’aller à l’hôpital pour me faire soigner et voir mon avocat. Le policier me répond que l’avocat c’est plus tard, et que pour l’hôpital c’est trop facile, que j’allais rester là comme un chien. Je lui dit qu’il ne m’impressionne pas et qu’il devrait voir qu’avec tous les coups que j’ai reçu, je résiste encore. Il me répond “t’inquiètes pas dans les geôles, ça sera ta fête”. Je lui réponds “j’espère pour toi que je serai menotté”.

 bavure metz 12

Les pompiers arrivent au commissariat

J’aperçois 3 policiers de la BAC qui passent dans le couloir, l’un d’eux leur a dit “c’est bien les gars, il faut le n***celui la”, en me pointant du doigt. Puis, au bout de plusieurs heures, les pompiers arrivent pour me soigner. Tout de suite, le policier se jette sur un des pompiers et lui parle à part. Quand le pompier est revenu vers moi, il avait un comportement bizarre. Ce pompier inspecte les blessures. Il constate l’état de mes lésions sur le crane, et informe les policiers qu’il faut que je sois emmené tout de suite à l’hôpital. Le policier insiste pour que je reste en allant jusqu’à proférer des gros mots.

Le pompier dit au policier qu’il faut qu’il y ait un véhicule de police qui nous accompagne. Le policier ne voulait pas s’en charger. Tout d’un coup, un nouveau policier est venu dans le bureau et a entendu le problème. Or, aucun véhicule n’était disponible. Donc le pompier propose de faire signer une décharge. Un des policiers prend la parole et dit “on ne peut pas faire ça, on n’a pas le droit, on va se faire allumer par le chef”.

Je faisais semblant de ne pas entendre, j’étais toujours un peu dans les vapes mais j’entendais tous. Finalement, ce sont des collègues du policier qui a refusé de m’escorter et a préféré rester dans son bureau, qui ont préparé le rapport avec soi-disant : outrage, menace de mort, refus de se soumettre au teste d’alcoolémie et de stupéfiant, … la totale, tout cela pendant que j’étais en train d’agoniser dans mon sang.

 bavure metz 11

On se rend à l’hôpital… Enfin !

Nous nous rendons à l’hôpital tranquillement. Je vomissais dans la camionnette des pompiers. Une fois arrivés à l’hôpital, deux infirmières très gentilles et un autre infirmier me prennent en charge, me demandent ce qui s’est passer. Je leur raconte, et tout de suite un policier rentre et leur dit de faire attention, que je suis dangereux.

Une des infirmières lui répond de ne pas s’inquiéter et ferme la porte. Elle m’a dit que là j’étais en sécurité et qu’ils allaient faire un rapport sur les blessures. J’ai vu le médecin qui a regardé mes blessures, il me demande comment j’ai fait ça, je lui raconte, il commence à me soigner, tout en me parlant gentiment. Un des policiers l’appelle, lui parle, le médecin revient, et tout d’un coup il a un comportement bizarre. Il termine de me soigner, et signe le papier comme quoi je suis apte à la garde à vue malgré toutes mes blessures.

 bavure metz 2

Nouveau départ pour le commissariat

On repart au commissariat. Une nouvelle équipe me prend en charge. Les policiers me font souffler dans le ballon, le taux est de zéro. Il me demande si je veux être auditionné maintenant ou après avec mon avocat, car pour l’instant celui-ci ne répond pas au téléphone. Il m’explique les faits qui me sont reprochés : outrage, rébellion, menace de mort, et refus de se soumettre aux dépistages d’alcoolémie et de stupéfiant. Je réponds que je n’ai rien fait de tout cela et que s’il n’y a pas d’avocat, pas d’audition. Le policier me répond “assis toi, calme toi, on va discuter calmement”.

Je commence à m’énerver en lui disant de me descendre dans les geôles, c’est moi la victime dans l’affaire ce n’est pas eux. Je lui dis “maintenant, tu me descends dans les geôles”. Il m’a répondu par l’affirmative.

Une fois dans la geôle, [...] j’ai réussi à dormir quelques heures, pour récupérer des forces. Au bout de ces quelques heures, l’odeur d’urine était tellement devenue insoutenable, que je n’arrivais plus à respirer, ça me brulait au visage, on dirait qu’il n’y avait plus d’aération dans cette geôle. Plus d’air ! Je demande qu’on me change de geôle ou qu’on me donne une serpillière. Cependant, la geôlière refuse.

Je commence à taper très fort sur la porte avec ma main, une fois que j’ai commencé à me taper la tête contre la porte et que mes agrafes se sont détachées, j’ai commencé à saigner de nouveau, elle a constaté et a appelé son supérieur. Le brigadier est venu et m’a demandé de rester tranquille sinon il me mettrait un casque sur la tête.

Je lui répond que je ne veux pas de problème, je veux juste dormir, changer de cellule, ou une serpillère je la lave. Tout d’un coup, il me dit “ok, pas de problème”, je lui réponds “merci chef”. Il me dit “attend j’arrive, je vais te changer de geôle”. Il parle avec la geôlière, ainsi qu’avec d’autres policiers, repart dans un bureau, pendant de longues minutes, et reviens me voir, et me dit finalement pour la cellule d’à côté que ce n’est pas possible. 

De nouveau à l’hôpital

[...] Mes blessures à la tête saignent de nouveau très fort. Je suis conduit à l’hôpital.  [...] Une dispute éclate entre moi et la policière qui m’a accompagné car elle se moquait de moi. Voyant que je ne me laissais pas insulter sans rien dire, elle demande une prise de sang pour détecter des stupéfiants. Le médecin préfère attendre que les soins soient finis ce qui agace la policière.[...]

Je demande d’être seul avec le docteur. Il leur a demandé gentiment de sortir, et la policière lui a répondu “vous prenez la responsabilité s’il arrive quelque chose”. Elle essaye de me faire passer pour un criminel ou pour un fou peut être. Le médecin les fait se diriger vers la porte, et là elle dit “je dois partir, il faut que vous me signez le papier comme quoi vous avez refusé la prise de sang”. Je lui dis que je n’ai pas refusé, que je le ferais une fois que mes blessures seront soignées. Elle me dit “c’est maintenant ou rien”. Je lui dis de partir.

Elle fait signer le papier au médecin, il ne savait plus quoi répondre. Une nouvelle équipe arrive et tout se passe bien, le médecin part avec les autres policiers pour discuter pendant que j’attendais avec la nouvelle équipe. J’espérais qu’ils ne seront pas pareils. Bonne surprise, ils me parlent, me remontent le moral, me ramènent de l’eau à boire, me proposent si je veux un café.  Je leur raconte ce que j’ai subi. L’un prend une chaise, s’assoit à côté de moi et me tient la main en me disant de ne pas m’inquiéter “on va faire attention à toi cette nuit dans les geôles car j’ai un ancien collègue à nous, qui patrouillait avec nous, et ce soir, il est de garde des geôles, donc ne t’inquiètes pas, il est super gentil, il veillera sur toi et te mettra dans une cellule propre”.

Le médecin revient, il termine de me soigner mes blessures. En disant de faire attention à moi et à mes agrafes, il donne le papier m’attestant apte pour la garde à vue, mais pas de scanner pour la tête rien, c’est comme si on l’avait houspillé pour qu’il se dépêche.

 anis message

Et encore le commissariat…

Je repars avec les policiers très gentils qui me remontent le moral dans la voiture. Une fois arrivés dans les geôles, ces derniers ont tout de suite dit au geôlier de me changer de cellule, car l’autre est infecte.

Une fois dans ma nouvelle cellule, je remercie les policiers et le geôlier. Je m’endors enfin tranquillement avec mes douleurs et ma fatigue, c’était seulement ce que je voulais.

Le lendemain, ils viennent me chercher dans la cellule et me disent “audition”. Je remonte dans le bureau, ils me posent quelques questions et je ne comprends plus rien. Il me dit :

” T’as voulu écraser mon collègue avec ta voiture.

- Non, répondis-je, c’est pas vrai, j’ai une vidéo qui prouve le contraire.

- Elle est où cette vidéo ?

- Quelque part.

Il poursuit en me posant pleins de questions. Je demande mon avocat. Il m’affirme que celui-ci ne répond pas, il serait en vacances. Je lui dis d’appeler ma femme, qu’elle me trouvera un avocat. Il me répond qu’il n’a pas que ça à faire. Je dis que dans ce cas, je fais ma déposition chez le procureur et je lui demande de me descendre dans les geôles. Il me descend dans les geôles, il me dit qu’il appelle le procureur et qu’on va voir s’il prolonge ma garde à vue ou pas.

Il me met dans la geôle, et surprise, un nouveau geôlier, très gentil. [...] Je lui parle de mon problème d’avocat, il m’a conseillé de prendre un avocat commis d’office, dans la situation dans laquelle il faut en prendre un vite.

Le soir même, l’avocate commise d’office arrive, me parle 5 minutes et m’explique que demain, je serai déféré au parquet.

Le rendez-vous au tribunal

Le lendemain, au tribunal, surprise, le procureur demande mon maintien en détention, et que les faits qui me sont rapprochés sont outrage, rébellion et menace de mort sur 6 policiers. Je tombe de haut. Je commence à lui expliquer en larmes que je n’ai rien fait et qu’il y a une erreur, il m’a répondu par la négative. J’ai affirmé qu’il y avait des vidéos et des témoins, mais il n’a rien voulu savoir.

Je monte chez la juge des libertés, je lui explique tout de A à Z, qu’il y a une erreur, je lui ai dit de bien faire son enquête et qu’elle verra que je suis innocent. Mon avocate a bien expliqué la situation, comme quoi c’était de la jalousie. Une fois les discours finis, nous avons attendu dans le couloir qu’elle délibère pendant de longues minutes.

La greffière vient me chercher avec mon avocate, et là, surprise, la juge me maintient en détention provisoire, pour le lendemain au tribunal quand je serai jugé pour les faits qui me sont reprochés. Donc une nuit, à la maison d’arrêt de Metz queuleu, qui se passe sans problème.

Le lendemain, comparution immédiate au tribunal. De nouveau surprise, j’écope de 6 mois de prison dont 3 mois avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve, ainsi que des dommages et intérêt que je dois verser au policier.

Fin du témoignage.

Anis vit depuis dans la crainte d’une nouvelle bavure comme il l’écrit sur sa page Facebook. Les agents présents ce jour doivent être sanctionnés sévèrement sous peine d’entacher un peu plus l’uniforme de la police. Bernard Cazeneuve et le Préfet ont le devoir de recevoir cette famille sous le choc devant tant de violence. L’Etat doit agir rapidement afin que musulmans, jeunes des quartiers ou encore femmes voilées retrouvent confiance dans le rôle de la police nationale.