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30/09/2015

Russie/Syrie : Le sabotage des Etats-Unis au Conseil de sécurité

Comme cela Poutine à l’ONU aura contraint les US/UE/Sionistes à se positionner et à dévoiler mondialement leurs plans de guerre !

Ils ne veulent pas la paix mais la guerre, la seule chose qu’ils sachent exporter dans le monde !

Bien sûr, le maintien de Bachar Al-Assad au pouvoir en Syrie, empêche Israël de créer le Grand Israël et le Grand Moyen Orient, et de s’infiltrer jusqu’aux frontières de l’Iran, pays auquel ils comptent s’attaquer après avoir colonisé la Syrie !

Les US qui soutiennent leur leader en Palestine occupée, n’ont pas intérêt à accepter le plan de Poutine, mais à continuer la guerre en Syrie et au Moyen Orient pour atteindre leurs objectifs !

Poutine devient donc gênant pour mettre entrave à tous leurs projets maléfiques !

Le sabotage des Etats-Unis au Conseil de sécurité

Sep 29, 2015 13:04 UTC

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IRIB- Le représentant russe auprès de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a fait part du sabotage des Etats-Unis dans le processus de l’adoption d’un communiqué au Conseil de sécurité pour mettre fin aux affrontements au Moyen-Orient.

« Les Américains se sont opposés au communiqué proposé pour mettre un terme aux affrontements, au Moyen-Orient », a affirmé Vitali Tchourkine, représentant russe auprès des Nations unies », a-t-on appris, ce mardi, de l’agence de presse Itar-Tas.


« Les Etats-Unis ont rejeté, au Conseil de sécurité, l’avant-texte du communiqué proposé par Moscou pour mettre fin aux affrontements, au Moyen-Orient. Cet avant-texte devrait être examiné, le 30 septembre 2015, au niveau des ministres des Affaires étrangères », a précisé, Tchourkine.


La Russie assume la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies, au mois de septembre. Les autorités russes ont mis l’accent sur la nécessité du dialogue politique pour résoudre la crise syrienne.

 

29/09/2015

Vente avortée des Mistrals à Moscou : la France a cédé sous la pression de la Pologne et de l'OTAN !

Voilà qui mène la France à sa Ruine : les USA sous sa Holding Européenne : L'OTAN !

Rappelons que la Pologne a été partie prenante à l'organisation du coup d'état à Kiev en Ukraine avec la France et l'Allemagne !

Revente des Mistral: la France perd environ 1,1 md EUR

17:16 29.09.2015(mis à jour 17:47 29.09.2015)

La France perdra environ 1,1 milliard d'euros dans l'affaire des Mistral si on ne prend pas compte de leur revente à l'Egypte, a annoncé le Sénat français.

"Il est faux de soutenir, comme le fait le Gouvernement, que la France et ses industriels ne subiront +aucune perte+ du fait de ces accords grâce la revente des BPC à l'Egypte. Hors revente des BPC, l'Etat supportera une perte financière d'environ 1,1 milliard d’euros, qui se traduira en 2015 par un effet négatif sur le solde budgétaire de 556,7 millions d'euros", a indiqué la commission des finances du Sénat.

Vente avortée des Mistrals à Moscou : la France a cédé sous la pression de la Pologne et de l'OTAN !

29 sept. 2015, 19:49

 

Le refus de livrer à la Russie les porte-hélicoptères en 2014 s’est avéré être décidé suite à une «pression considérable» portée par l’Europe orientale, plus particulièrement la Pologne, d’après les membres du Sénat français.

«Au moment de livrer les bateaux, nous avons subi d'importantes pressions des pays d'Europe orientale, sans parler des pays baltes, dans le cadre de l'assemblée parlementaire de l'OTAN», a avoué le membre de la commission des Affaires étrangères du Sénat français Daniel Reiner, lors de l’examen du rapport sur l’annulation de l’accord de livraison des Mistral à la Russie.

Le document a été présenté au Sénat le 23 septembre, dans le cadre des débats sur la loi autorisant la rupture de l'accord commercial. L'auteur du rapport, Robert del Picchia, a quant à lui précisé qu'il s'agissait plus particulièrement de la Pologne.

«La Pologne avait en effet menacé d'interrompre les négociations, qui portaient sur cinquante hélicoptères Caracal pour un montant de 2,5 milliards d'euros, si nous livrions les bateaux», a déclaré Robert del Picchia au Sénat.

Pertes financières encore plus importantes

Lors du débat sur le sujet au Sénat, les membres de la commission ont également évoqué les pertes de l’Etat français suite à l’annulation de la vente des porte-hélicoptères, qui pourraient atteindre quelque 250 millions d’euros, et ce même si les Mistral sont revendus à un autre acheteur.

«Nous avons subi des pressions pour annuler la vente des Mistral, mais qu'avons-nous obtenu en contrepartie ? La DCNS récupère le prix de revient de leur fabrication, mais il faut ajouter les coûts de «dérussification» du bâtiment, d'entretien, de gardiennage, qui seront supportés par l'État», a noté le sénateur Joël Guerriau.

Ces coûts pourront pourtant, d’après le projet de loi sur cet accord, atteindre 56,8 millions d’euros, alors que le manque à gagner pourrait se chiffrer à 500 millions d’euros.

Les pertes seront toutefois moins importantes si l’accord de vente des Mistral à l’Egypte est mis en œuvre, atteignant en ce cas quelque 200-250 millions d’euros, d’après une déclaration sur le site du Sénat.

 

Les bâtiments de projection et de commandement de type Mistral auraient dû être livrés à la Russie en octobre 2014, mais le côté français a refusé de le faire, invoquant comme raison officielle pour cette décision «la situation en Ukraine».

La livraison d’armement à la Russie n’a pourtant pas été inscrite dans les sanctions adoptées par les pays occidentaux contre Moscou.

En savoir plus : Mistral, le démontage des matériels russes est «en cours» en attendant de nouveaux acheteurs

Suite à l’officialisation de la rupture du contrat avec Moscou le 5 août, Paris a remboursé les 950 millions d’euros versés auparavant par le côté russe dans le cadre du contrat.

En savoir plus : La France a remboursé les Mistral, Moscou estime que l'affaire est réglée

Les autorités avaient par la suite évoqué plusieurs acheteurs potentiels pour les bateaux, avant d’annoncer la conclusion d’un accord avec l’Egypte sur leur acquisition possible.

 

 

28/09/2015

L'interview attendue: Poutine joue cartes sur table

Ben tiens, si jamais la France, l'Allemagne et la Pologne, se sentaient morveux pour avoir préparé le coup d'état en Ukraine, Poutine se charge de les moucher !

Quant aux USA, ils en prennent aussi pour leur grade !

L'interview attendue: Poutine joue cartes sur table

01:35 28.09.2015 (mis à jour 01:38 28.09.2015)

Le président russe Vladimir Poutine

Dans un entretien avec Charlie Rose, le président russe Vladimir Poutine a parlé des raisons de la supposée présence russe en Syrie, de l'impossibilité d'intervenir dans la politique intérieure des pays, en Syrie comme en Ukraine, de la participation américaine dans le coup d'Etat en Ukraine, et a dévoilé le secret de sa popularité en Russie.

C'est au peuple syrien de décider qui doit diriger la Syrie

A la question à priori provocatrice du journaliste américain Charlie Rose de savoir si l'intention de Vladimir Poutine était de garder l'administration de Bachar el-Assad, le président a répondu par un "oui" catégorique. De surcroît, d'après le président, faire le contraire, détruire les structures légitimes du pouvoir, mènerait à une désintégration de toutes les institutions étatiques, comme c'est le cas en Lybie ou en Irak. La bonne démarche consiste à renforcer les structures étatiques légales et à les aider à lutter contre le terrorisme tout en encourageant un dialogue positif avec la partie raisonnable de l'opposition sur des réformes politiques.

Charlie Rose a rappelé au président russe que certains membres de la coalition souhaitaient que Bachar el-Assad quitte le pouvoir et que seulement après, ils soutiendraient le gouvernement.

"Je recommanderais d'adresser ces souhaits au peuple syrien. Il n'y a que le peuple syrien à avoir le droit de décider à l'intérieur du pays qui, comment et selon quels principe, doit diriger le pays", a coupé net M. Poutine.

Le chef de l'Etat a également dénoncé le fait de soutenir l'opposition, et "principalement les organisations terroristes dans le seul but de renverser M. Assad, sans penser à ce qui arrivera au pays après l'anéantissement de ses institutions étatiques".

Le président a répondu à "l'insistance (de M. Rose, ndlr) digne d'une meilleure cause", avançant que l'armée syrienne luttait contre son peuple, que 60% du pays était contrôlé par l'EI et d'autres organisations terroristes.

Il a ajouté que la Russie ne prendrait part à aucune opération militaire sur le territoire syrien ou dans d'autres pays. La Russie s'apprête en revanche à intensifier la collaboration avec le président Assad et d'autres partenaires.

Pour la Russie, il est inacceptable de résoudre les problèmes par un coup d'Etat

Sur la crise ukrainienne, Vladimir Poutine a expliqué qu'il s'agissait du peuple le plus proche des Russes: la langue, la culture, l'histoire et la religion communes unissent ces deux peuples, c'est donc un grand dilemme pour les Russes. Mais ce qui est inacceptable pour la Russie, c'est d'intervenir dans la politique intérieure et d'entreprendre des actions inconstitutionnelles, à l'aide de coups d'Etat, à l'instar des partenaires américains qui ne cachent pas leur rôle dans le renversement de l'ancien président Viktor Ianoukovitch.

Selon Vladimir Poutine, on sait précisément comment a été préparé le coup d'Etat en Ukraine: comment ces gens ont été soutenus, "combien ils ont été payés, comment ils ont été préparés, sur quels territoires, dans quels pays, qui étaient leurs instructeurs". Il est crucial de respecter la souveraineté des autres pays, notamment de l'Ukraine. Et pour cette raison, les coups d'Etat et le renversement d'un pouvoir légitime sont inacceptables.

Charlie Rose a alors rétorqué que beaucoup de monde parlait de la présence milliaire russe en Ukraine.

Les troupes russes à la frontière ukrainienne: et les troupes américaines en Europe?

"L'arme nucléaire tactique des Etats-Unis se trouve en Europe, ne l'oublions pas. Est-ce que ça veut dire que vous occupez l'Allemagne ou que vous avez transformé les troupes d'occupation en troupes de l'Otan ? Et si nos troupes sont présentes sur notre territoire à la frontière d'un autre pays, vous croyez que c'est un crime?", a lancé le président.

Le secret de la popularité de Vladimir Poutine

D'après le journaliste, beaucoup d'Américains parlent de Vladimir Poutine et se l'évoquent galoper torse nu sur un cheval, ils se souviennent du travail du président au KGB quand il était jeune, un portrait très viril qui éveille l'intérêt du public. De plus, "n'importe quel homme politique envierait le taux de popularité" du président russe."  Et de demander quel est le secret de cette popularité.

"Il y a une chose qui m'unit aux autres citoyens russes (…) c'est l'amour de notre Patrie", a répondu Vladimir Poutine.

La démocratie ne se fait pas en un jour

Quant à la démocratie, le président a rappelé qu'elle n'existe pas sans le respect de la loi. Et le processus démocratique est long, il est en développement, notamment aux États-Unis. Sinon, des problèmes comme les tensions à Ferguson ou l'arbitraire de la police n'existeraient pas aux États-Unis. Le plus important est de résoudre les problèmes dûment, le plus tôt possible.



27/09/2015

Kiev-Moscou. Maria Zakharova - le chant des GRADs russes - Droits de l'Homme en Ukraine

Et l'ONU fait quoi dans l'histoire à part observer ?

Voilà ce que soutiennent les USA et l'UE en continuant à financer ces nazis !

Nous devons remercier pour tous ces crimes commis en Ukraine, la France avec les sionistes Fabius et BHL, l'Allemagne et la Pologne pour avoir participé activement à la fabrication du coup d'état à Kiev et d'avoir permis au Sioniste Porc'Ochenko d'avoir pris un pouvoir illégitime à Kiev !

Maria Zakharova, la porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie cite le 10ème rapport de la Mission d'Observation des droits de l'homme de l'ONU lors d'un débat télévisé diffusé en direct entre les représentants du pouvoir ukrainien et leurs homologues russes.


Extrait de "Воскресный вечер с Владимиром Соловьевым"

https://www.youtube.com/watch?v=HXcjtBuGnBs

 

La démocratie en Ukraine selon les nazis de kiev

Ukraine : l'est du pays continue de subir des violations graves des droits humains, selon l'ONU

Un hôpital à Sloviansk, en Ukraine, détruit par les bombardements. Photo : UNICEF Ukraine / Pavel Zmey

1 juin 2015 – De graves violations des droits de l'homme persistent dans l'est de l'Ukraine en dépit d'un calme relatif et affectent profondément les 5 millions de personnes vivant dans les zones touchées par le conflit, a déclaré le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) dans un rapport publié lundi.

Ce rapport de la Mission de l'ONU chargée de surveiller les droits de l'homme en Ukraine couvre la période allant du 16 février au 15 mai 2015.

Selon ce document, il y a eu une diminution notable des bombardements aveugles après l'adoption le 12 février de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk. Toutefois, le pilonnage n'a pas cessé, ni les affrontements entre l'armée ukrainienne et les groupes armés, ce qui signifie que les civils continuent de vivre dans la peur. Les victimes civiles de mines terrestres et de munitions non explosées sont encore considérables.

« Alors que certaines régions de la zone de conflit sont restées calmes, comme la ville de Louhansk, d'autres ont connu une escalade des hostilités depuis le 11 avril. Les environs de l'aéroport de Donetsk et le village de Shyrokyne dans la région de Donetsk sont restés les principaux points chauds où les armes lourdes ont été utilisées de manière intensive. Des informations faisant état de la livraison d'armes lourdes sophistiquées par la Fédération de Russie ont continué », note le rapport.

Entre la mi-avril 2014 et le 30 mai 2015, au moins 6.417 personnes ont été tuées et 15.962 blessées dans l'est de l'Ukraine. Selon le rapport, il s'agit d'une estimation prudente et les chiffres réels pourraient être considérablement plus élevés.

« De graves violations des droits humains, l'intimidation et le harcèlement de la population locale par les groupes armés ont continué d'être signalés. La [mission de surveillance] a reçu de nouvelles allégations de meurtres, de tortures et de mauvais traitements, ainsi que des cas de privation illégale de liberté, de travail forcé, de pillages, de demandes de rançon et d'extorsion de fonds dans les territoires contrôlés par les groupes armés », ajoute le rapport.

« Même avec la baisse des hostilités, les civils continuent d'être tués et blessés », a souligné le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein. « Nous avons enregistré des informations alarmantes concernant des exécutions sommaires par des groupes armés et nous examinons des allégations similaires à l'encontre des forces armées ukrainiennes. Nous avons également reçu des témoignages horribles de torture et de mauvais traitements en détention, à la fois par des groupes armés et des forces de l'ordre ukrainiennes ».

L'impact du conflit sur les droits économiques et sociaux des civils continue d'être élevé, affirme le rapport, ajoutant que l'interruption de l'accès aux services de base menace la santé d'une grande partie de la population. La situation économique difficile a aussi conduit à une augmentation inquiétante du risque de trafic d'êtres humains.

La situation dans la République autonome de Crimée reste préoccupante, caractérisée par des violations des droits humains commises par les autorités de facto qui appliquent les lois de la Fédération de Russie. Le rapport note que des arrestations, des mauvais traitements, l'usage de la torture et des intimidations continuent d'être perpétrés contre les opposants politiques, principalement au sein de la communauté tatare de Crimée.

Le Haut-Commissaire Zeid a demandé instamment à toutes les parties impliquées dans les hostilités à chercher un terrain d'entente, à appliquer les mesures adoptées le 12 février, et à veiller à ce que toutes les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire fassent l'objet d'enquêtes, quels que soient les auteurs.

Interview de Vladimir Poutine : de quoi parlera-t-il à l’ONU?

Clair, net et précis, les interventions des US/Sionistes et de leurs alliés en UE, en Turquie et en Arabie Saoudite, etc..  y compris celles de la France se font en violation du Droit International et de la Charte de l'ONU !

 

Lire aussi : Vladimir Poutine s'exprime avant son intervention à l'Onu

Mais au fait pourquoi Vladimir Poutine se rend-t-il à l'Assemblée Générale de l'ONU ?

«Les ennemis d’Assad pourraient être dépeints comme des opposants, mais il combat des terroristes»

Interview de Vladimir Poutine : de quoi parlera-t-il à l’ONU?

Ch. Rose : Vous allez prendre la parole à l’ONU pour la première fois depuis de nombreuses années. Qu’allez vous dire à l’ONU, aux États-Unis et au monde entier ?

V. Poutine : Comme notre interview sera diffusée juste avant mon discours, je pense qu’il serait inopportun d’exposer aujourd’hui tout ce que je prévois de  dire.

Mais dans les grandes lignes, bien sûr, je rappellerai l’histoire de l’Organisation des Nations Unies. Je peux déjà vous dire que la décision de créer l’ONU a été prise justement dans notre pays, en Union Soviétique lors de la conférence de Yalta. L’Union Soviétique et la Russie en tant que successeur de l’Union Soviétique, est donc un pays fondateur de l’Organisation des Nations Unies et membre permanent du Conseil de sécurité.

L’ONU doit s’adapter à un monde en mutation

Bien sûr, il sera nécessaire d’évoquer le présent, de parler des développements de la situation internationale et de rappeler que l’ONU reste l’unique organisation internationale universelle appelée à maintenir la paix partout dans le monde. Et dans ce domaine, il n’y a aujourd’hui aucune alternative.

Il est également certain que l’ONU doit s’adapter à un monde en mutation; nous en discutons en permanence. Comment l’Organisation doit-elle changer, à quel rythme et qu’est-ce qui doit être amélioré.

Bien sûr, il faudra dire et pas seulement dire, mais surtout utiliser cette tribune internationale pour présenter la vision russe des relations internationales d’aujourd’hui, ainsi que du futur de cette organisation et de celui de la communauté internationale.

La présence russe en Syrie se présente aujourd’hui sous forme de livraisons d’armes au gouvernement syrien, de formations effectuées auprès de son personnel et d’aide humanitaire au peuple syrien

Ch. Rose : On s’attend à ce que vous parliez de la menace que constitue Daesh et de la présence russe en Syrie, car ces deux choses sont liées. Quel est le but de votre présence en Syrie et son rapport avec la lutte contre Daesh ?

V. Poutine : Je pense, je suis même certain, que presque tous ceux qui prendront la parole à l’ONU vont parler de la nécessité de lutter contre le terrorisme. Et moi, je ne pourrai pas m’abstenir d’évoquer ce sujet. C’est naturel, car il s’agit d’une menace très sérieuse pour nous tous et c’est un défi pour tout le monde.

En savoir plus : Poutine : Daesh envisage des attaques sur La Mecque et Jérusalem ainsi que sur l’Europe et la Russie

Actuellement le terrorisme menace un grand nombre d’États et beaucoup de gens en souffrent ; des centaines de milliers, des millions de personnes. Et nous avons tous un objectif : mettre fin à ce mal commun.

En ce qui concerne la présence russe en Syrie, comme vous dites, elle se présente aujourd’hui sous forme de livraisons d’armes au gouvernement syrien, de formations effectuées auprès de son personnel et d’aide humanitaire au peuple syrien.

D’après l’interprétation de certains de nos partenaires internationaux, c’est une opposition qui lutte contre Bachar el-Assad. Mais en vérité, réellement, l’armée d’Assad se bat contre des organisations terroristes

Nous nous basons sur ce qui dit la Charte des Nations Unies, c’est-à-dire les principes fondamentaux du droit international contemporain, selon lesquels une aide, quelle que soit la forme qu’elle prend, y compris une aide militaire, peut et doit être effectuée uniquement au profit de gouvernements légitimes des pays, avec leur accord, ou à leur demande, ou bien sur décision du Conseil de sécurité de l’ONU.

En ce moment, il s’agit d’une demande d’aide militaire et technique, formulée par le gouvernement syrien. Et nous fournissons cette aide dans le cadre de contrats internationaux tout-à-fait légaux.

En savoir plus : Moscou : l’équipement livré à la Syrie est destiné à la lutte contre les terroristes

Ch. Rose : Le secrétaire d’État américain, John Kerry, a dit qu’il saluait votre soutien concernant la lutte contre Daesh. Mais d’autres considèrent qu’il s’agit d’avions de guerre et de systèmes de missiles anti-aériens qui sont utilisés contre l’armée régulière et non contre des extrémistes.

V. Poutine : Il n’y a qu’une seule armée régulière et légitime là-bas, celle du président syrien Bachar el-Assad. D’après l’interprétation de certains de nos partenaires internationaux, c’est une opposition qui lutte contre lui. Mais en vérité, réellement, l’armée d’Assad se bat contre des organisations terroristes. Vous devez être mieux au courant que moi des auditions qui ont eu lieu au Sénat américain, si je ne me trompe pas, pendant lesquelles des militaires du Pentagone ont présenté le bilan de leur activité devant les sénateurs, liée à la préparation des unités armées de l’opposition.

Le but était tout d’abord de préparer 5 000 ou 6 000 combattants, puis 12 000. En fin de compte, on n’a formé que 60 personnes et quatre ou cinq seulement sont armées et combattent, alors que les autres ont tout simplement rejoint Daesh avec des armes américaines. Ça c’est la première chose.

Nous proposons une coopération aux pays de la région, nous essayons de mettre en place une structure de coordination. J’en ai personnellement informé le président de la Turquie, le roi de Jordanie et l’Arabie Saoudite

Deuxièmement, à mon avis, le fait de fournir une aide militaire à des structures non-légitimes ne répond ni aux principes du droit international contemporain ni à la Charte de l’ONU. Nous soutenons uniquement les structures gouvernementales légales.

Par conséquent, nous proposons une coopération aux pays de la région, nous essayons de mettre en place une structure de coordination. J’en ai personnellement informé le président de la Turquie, le roi de Jordanie et l’Arabie Saoudite. Nous en avons également informé les États-Unis et monsieur Kerry, dont vous avez cité le nom, a eu une conversation circonstanciée avec monsieur Lavrov, notre ministre des Affaires étrangères. Les militaires russes et américains sont également en contact et discutent de ce sujet. Nous serons ravis de trouver une plate-forme commune pour des actions coordonnées contre les terroristes.