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01/10/2015

Le président Porochenko, héritier d'une dynastie d’escrocs : c’est la fin de ce qui reste de l’Ukraine

Pour vous faire une idée claire de celui qui a été mis en place par la France, l’Allemagne et la Pologne, par le coup d’état fomenté au Maidan, et ensuite par les soi-disant élections par lesquelles il a été supposément élu, avec 90 % de taux d’abstention, qui prétend être un président légitime et s’attaquer à Poutine et à la Russie.

Et qui change son vrai nom pour passer inaperçu !

Le Président  Poroszenko (né Walcman), juif de Moldavie, âgé de 44 ans, né près d’Odessa dans une dynastie d’escrocs, et ayant pris le nom de sa mère – c’est la fin de l’Ukraine.

Le président Porochenko, héritier d'une dynastie d’escrocs : c’est la fin de ce qui reste de l’Ukraine

25 mai 2014 14:16

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Ce dimanche 25 mai s'ouvre en Ukraine une "élection" présidentielle dans un climat de guerre civile et de génocide. Cette soi-disant "élection" soutenue par les pays occidentaux a été décidée le 22 février 2014 par les putschistes assassins de la Place Maidan qui après avoir renversé le président Ianoukovitch qui a pris la fuite afin de ne pas être assassiné, ont pris le contrôle du "parlement" croupion.

Cette "élection" est logiquement boycottée par les est-ukrainiens qui ne reconnaissant pas la légitimité du gouvernement par interim de Kiev ne reconnaissent pas non plus les "élections" qu'il organise. Ceci est logique mais n'est aucunement pris en compte par les pays occidentaux qui dès le 22 février ont refusé le "dialogue", toute "ouverture" et toute négociation... avec les opposants est-ukrainiens.

C'est dans ce climat criminel que le leader des Pro-Maidan de Kiev, le milliardaire euroatlantiste Petro Porochenko, arrive en tête des intentions de vote. Le "roi du chocolat", est partisan de l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN. Ses produits alimentaires sont interdits à la vente en Russie depuis juillet 2013 car contenant des matières premières cancérigènes. Aucun écho de ces informations-là dans les médias "français".

Derrière Porochenko, arrive dans les intentions de vote l'ancien premier ministre, égérie de la "révolution orange" de 2004, Ioulia Timochenko. Créditée de 10% des voix environ, elle a annoncé sa candidature jeudi 27 mars 2014. Elle avait déjà été candidate à la présidence en 2010. Elle fut battue de peu par Viktor Ianoukovitch. L'année suivante, en 2011 elle était condamnée à sept ans de prison pour abus de pouvoir lors de la conclusion de contrats gaziers avec la Russie. Timochenko a récemment déclaré qu'elle voulait « l'anéantissement » des Russes, dans une conversation enregistrée et diffusée sur internet. Elle a menacé l'Ukraine d'une nouvelle révolution (de couleur) si elle perdait les élections. Se déchaînant contre le favori, l'oligarque Petr Porochenko, elle a menacé d'un "troisième cycle de révolution" si ce dernier était élu. Jusqu'alors, le QG de l'oligarque laissait entendre qu'en cas d'entente avec elle - ou d'abandon de ses ambitions présidentielles - elle pourrait obtenir le poste de premier ministre... "Si le pays choisit un autre président, sachant que je n'ai qu'un seul concurrent aujourd'hui, je crois que nous devrons vivre un troisième cycle de révolution", a-t-elle averti... Et ce sont ces gens-là que les pays occidentaux soutiennent en affirmant que cette élection présidentielle est "légitime" alors qu'elle a tous les caractères d'une élection frauduleuse organisée par une mafia !

Le nationaliste Oleg Tiagnibok et le leader du mouvement paramilitaire ultra-nationaliste Pravy Sektor, Dmytro Iaroch sont aussi en lice.

ll devrait y avoir naturellement une forte abstention dans l'Est de l'Ukraine, notamment dans les républiques récemment autodéterminées qui ne reconnaissent pas la légitimité de ce scrutin et le boycottent.


Porochenko est crédité de plus de 44% des intentions de vote et pourrait être élu dès le 1er tour. En cas de second tour, celui-ci se tiendra le 15 juin prochain.

Petro Porochenko, voici donc le pedigree de l’homme que l’Ukraine devrait "élire" sans surprise aujourd'hui. Il s'agit d'un des leaders du mouvement "Notre Ukraine" (notez la chutzpah...) qui porta au pouvoir Iouchtchenko (un président d'Ukraine compatible avec la doctrine Zbigniew Brzezinski d'isolement, d'encerclement et de réduction de la jeune puissance russe émergente). Porochenko a financé la Révolution orange de 2004, "révolution" soutenue par les Etats-Unis et financée par la fondation George Soros. ILS n’ont pas  investi des milliards ni fait tous ces massacres dans l’Est de l’Ukraine en 2014 pour qu'un autre que lui soit élu.

« Le président Poroszenko , héritier d'une dynastie d’escrocs : c’est la fin de ce qui reste de l’Ukraine » : il s'agit du titre d'un article en polonais traduit par Domremy, publié sur Novorus.info et résumé par Gajowego Maruchy : "Prezydent Poroszenko ze złodziejskiej dynastii to koniec pozostałości Ukrainy".

Vous pouvez trouver ci-dessous la traduction de cet article (merci à Domremy).

 Prezydent Poroszenko ze złodziejskiej dynastii to koniec pozostałości Ukrainy".

Posted by Marucha le 23 05 2014

« Le Président Poroszenko , héritier d’une dynastie d’escrocs : c’est la fin de ce qui reste de l’Ukraine »

Posté par Marucha le 23 mai 204

Petro-Poroshenko.jpg

Le Président  Poroszenko (né Walcman), juif de Moldavie, âgé de 44 ans, né près d’Odessa dans une dynastie d’escrocs, et ayant pris le nom de sa mère – c’est la fin de l’Ukraine.

Les membres de cette famille n’aiment pas rappeler les années 80 du siècle dernier – et ceci n’a rien à voir avec le fait que Piotr Poroszenko, alors étudiant à la Faculté des Relations et du Droit des Affaires Internationales de l’Université d’Etat de Kiev, était un étudiant minable.

En 1956 Alexiej Walcman, le père de Poroszenko s’est marié avec Eugenia Siergiejewna Poroszenko et a pris son nom, ce qui en soi n’est pas un crime mais dit clairement ce dont il s’agit.

Ce n’est pas un secret que dans les années 80 les vols des propriétés d’état de l’URSS ont explosé. Aleksiej Walcman Poroszenko s’est fait reconnaître alors par son ingéniosité et son esprit entrepreneur ainsi que par sa capacité à parvenir au centre des véritables organes du pouvoir. Le 11 Juin 1986 , A.I. Walcman, citoyen ukrainien de l’URSS fut exclus du Parti en raison de ses escroqueries et de ses fraudes. Ce diplomé universitaire fut de Septembre 1977 au 9 décembre 1983 directeur-conseil d’une entreprise de réparation. Il fut arreté et interrogé en attendant son procès.

Les accusations formulées concernaient l’article 155, 123, 183 et une partie de l’article 227 et une partie du Code Pénal de la RFSSR (Fédération Socialiste Russe de la République Soviétique) et de la MSSR (République Soviétique Socialiste de Moldavie). Il s’agissait de statistiques et de rapports falsifiés, de vols de propriétés d’Etat, d’acquisitions frauduleuses de biens immobiliers ainsi que de possession d’armes illégales. Parmi les fragments de son activité il faut énoncer le trafic d’alcool illégalement acheté et dilué à la vente avec de l’eau. C’est ainsi qu’il a créé une entreprise de production de wodka.

La condamnation fut relativement bénigne : 5 ans dans un camp pénal, la confiscation de ses biens et l’interdiction pendant 5 ans d’ accéder à des postes- clé dans les entreprises.

Le fils d’Aleksiej Walcman, Piotr Poroszenko allait emprunter le même chemin que son père mais les temps venaient de changer : c’est pourquoi il a pu s’épanouir dans la République Indépendante d’Ukraine comme les moisissures sur une miche de pain. Il volait tout ce qui lui tombait sous la main et rien ne lui était sacré. Appel des gènes.

Maintenant cet escroc se trouve devant un devoir nouveau : escroquer toute l’Ukraine et privatiser la fonction de son Président. Pour parvenir à ses fins il est pret à ruiner tout le peuple de ce pays. En fait il y est prêt depuis longtemps – ne serait-ce qu’en prenant exemple sur son père.

Siergiej Kotwicki pour Central News Agency Novorossia

Source: http://novorus.info/

Voici quelques informations complémentaires sur Porochenko que l'on trouve sur wikipedia anglais (il n'y a curieusement pas de fiche en français de Porochenko pour le moment) :

Petro Porochenko Oleksiyovych, né le 26 Septembre 1965) est un homme d'affaires et homme politique ukrainien, qui a annoncé le 29 Mars 2014 qu'il courait pour la présidence de l'Ukraine. Porochenko, ancien ministre des Affaires étrangères et ministre du Commerce et du Développement économique, est parfois cité comme l'une des personnes les plus influentes dans la politique ukrainienne. De Février 2007 à Mars 2012, Porochenko est la tête du Conseil de la Banque Nationale d'Ukraine.

Porochenko est né dans la ville de Bolhrad , Oblast d'Odessa, le 26 Septembre 1965, mais a grandi dans la ville de Vinnitsa en Ukraine centrale. En 1989, il a obtenu un diplôme en économie de la Faculté des relations internationales et droit international (Institut des relations internationales) de l'Université d'Etat de Kiev.

Après l'obtention du diplôme, Porochenko a commencé sa propre entreprise de vente de fèves de cacao. Dans les années 1990, il a pris le contrôle de plusieurs entreprises de confiserie. Par la suite, il a réuni ses parts dans l'industrie, dans le groupe Roshen (en référence à son nom de famille, Ndlr.), le plus grand fabricant de confiserie en Ukraine. La fortune qu'il a faite dans l'industrie du chocolat lui a valu le surnom de "roi du chocolat".

 Il étend son empire commercial dans plusieurs usines automobiles et d'autobus, le chantier naval Leninski Kuznya, les médias comme la chaine de télévision canal 5 ainsi que d'autres entreprises.

En Mars 2012 Forbes l'a placé sur la liste des milliardaires de Forbes à la 1153 ème place, avec 1 milliard de dollars. Les avoirs de Roshen ont été bloqués par la Russie qui en juillet 2013 a interdit la vente en Russie de ses produits parce qu'ils contenaient des matières premières cancérigènes.

Membre du Parlement et Secrétaire de la CNDS

 Porochenko a d'abord remporté un siège à la Verkhovna Rada (le Parlement ukrainien) en 1998. Initialement, il était membre du Parti social démocrate uni de l'Ukraine (PSDU) , la partie la plus fidèle au président Leonid Koutchma  (président de l'Ukraine de 1994 à 2005) à l'époque. Porochenko a quitté SDPU en 2000 pour créer une faction indépendante gauche centre-Solidarité. En 2001 Porochenko a joué un rôle dans la création du Parti des régions, aussi fidèle à Koutchma. Solidarité n'a jamais rejoint le Parti des Régions, cependant, en décembre 2001, il rompait les rangs des partisans Koutchma pour devenir chef de campagne Notre Ukraine Bloc opposition la faction de Viktor Iouchtchenko (Ndlr. président de l'Ukraine de 2005 à 2010, leader en 2004 de la Révolution orange soutenue par de nombreux gouvernements occidentaux, dont celui des États-Unis et par des financements d'organisations américaines, comme la fondation George Soros, Iouchtchenko arriva au pouvoir lors d'une seconde élection présidentiellle manipulée par les pro-Occidentaux où il finit par battre nécessairement le Premier ministre Viktor Ianoukovytch, le candidat soutenu par Vladimir Poutine, qui avait pourtant élu lors d'une première élection présidentielle du 21 novembre 2004, mais dont l'élection fut contestée par les Occidentaux qui dénoncèrent évidemment un scrutin truqué par le gouvernement de Viktor Ianoukovytch et le puissant clan de Donetsk, dont Rinat Akhmetov alors accusé d'être un "oligarque" et qui fit fortune dans l'industrie du charbon et la sidérurgie. C'est pourtant cet "oligarque" Akhmetov que le nouveau pouvoir à Kiev, ne craignant pas la contradiction, a choisi pour lui proposer de devenir... gouverneur du Donbass, région de l'est de l'Ukraine, poste que ce dernier a refusé, se faisant critique contre le nouveau pouvoir de Kiev. Akhmetov a semble-t-il fini par se rallier aux pro-Maidan Cf. « L'oligarque Akhmetov se rallie aux autorités de Kiev » Le Figaro, mercredi 21 mai 2014, page 7.)

Revenons à Poroszenko. Après les élections législatives en Mars 2002, dans laquelle Notre Ukraine a remporté la plus grande part du vote populaire et Porochenko a remporté un siège au Parlement, Porochenko a servi comme chef de la commission parlementaire du budget.

Porochenko est considéré comme un proche confident de M. Iouchtchenko, qui est le parrain de ses filles. Étant peut-être l'homme d'affaires le plus riche parmi les partisans de Iouchtchenko, Porochenko a souvent été cité comme l'un des principaux bailleurs de fonds de Notre Ukraine et de la Révolution Orange.

Après  Iouchtchenko ait remporté les élections présidentielles en 2004, Porochenko a été nommé secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de la défense, tandis que son principal rival après- la Révolution orange, Ioulia Timochenko, a été nommé Premier ministre. En Septembre 2005 des allégations mutuelles très médiatisés de corruption ont éclaté entre Timochenko et Porochenko ont impliqué les privatisations des entreprises publiques réalisées par Timochenko. Porochenko, par exemple, a été accusé de défendre les intérêts de Viktor Pinchuk, qui avait acquis 80 millions de dollars et les entreprises publiques, Nikopol de ferro-alliages, indépendamment d'une valeur de 1 milliard $. En réaction à ces allégations, Iouchtchenko a rejeté l'ensemble de son cabinet des ministres, y compris Porochenko et le Premier ministre Ioulia Timochenko.

Lors de l'élection parlementaire de mars 2006 Porochenko a été réélu au Parlement ukrainien avec le soutien de la coalition électorale Notre Ukraine, où il a présidé la commission parlementaire des finances et des banques. Selon des allégations, depuis son poste de président au parlement ukrainien, le Parti socialiste de l'Ukraine a choisi de faire partie de l'Alliance de l'unité nationale, car Porochenko a promis à son chef, Oleksandr Moro, qu'il serait élu président si la coalition était formée. Cela a laissé Notre Ukraine de Porochenko et son allié le Bloc Ioulia Timochenko au gouvernement.

 Porochenko n'a pas participé à l'élection parlementaire de septembre 2007.

Depuis février 2007 Porochenko a dirigé le Conseil de la Banque nationale de l'Ukraine.

Il a été ministre des Affaires étrangères de 2009 à 2010.

Le président Iouchtchenko a nommé Porochenko comme ministre des Affaires étrangères le 7 Octobre 2009.

Ministre des Affaires étrangères en 2009, Porochenko a soutenu l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN et a déclaré en décembre 2009 : « Je crois qu'avec une volonté politique et un souhait public pour le faire, l'appui du public pour les politiciens en charge, et une claire et consciente politique juste, devenir un pays membre de l'OTAN pourrait être accompli d'ici un an ou deux ans ».

Cependant, l'adhésion à l'OTAN ne devrait pas être un but en soi : « Notre objectif doit être de mener des réformes, l'amélioration du niveau de vie (on voit le résultat en 2013! Voir les cartes ci-dessous. Ndlr.), je crois que là, nous devons tout faire pour améliorer la situation dans le pays plutôt que d'obtenir l'autorisation de quelqu'un pour certaines actions », a-t-il dit aux journalistes à Bruxelles jeudi 3 décembre 2009 après une réunion de la Commission Otan-Ukraine tenue à Bruxelles au sujet de la réunion de Conseil Atlantique du Nord de l'alliance.

Bien que Porochenko a été rejeté comme ministre des Affaires étrangères le 11 Février 2010, le président Viktor Ianoukovitch a exprimé l'espoir de poursuivre la coopération avec lui.

Ministre du Développement économique et du Commerce

À la fin de février 2012 Porochenko a été nommé comme nouveau ministre du Commerce et du Développement économique dans le gouvernement Azarov; le 9 Mars 2012 le président Ianoukovitch a déclaré qu'il voulait Porochenko travaille dans le gouvernement au poste ministériel du développement économique et du commerce ministre. Le 23 Mars 2012 Porochenko a été nommé par Ianoukovitch ministre du Développement économique et du Commerce de l'Ukraine. Le même mois, il a démissionné de son poste de chef du Conseil de la Banque nationale de l'Ukraine. Porochenko de retour à la Verkhovna Rada (parlement) après avoir remporté avec plus de 70 % des voix le poste de candidat indépendant dans des circonscriptions uninominales.

Sur le site les-crises.fr/ukraine/, qui donne des cartes et des chiffres, on a une idée des bienfaits de la clique Porochenko au "développement économique et du commerce" de l'Ukraine !

Remontant à 1991, au niveau économique, la situation est depuis très difficile. En 1997, le PIB par habitant est tombé à 50 % de celui de 1991, et il n’est remonté qu’à 80 % de ce niveau.

Ukraine---PIB-par-habitant-de-l-Ukraine--1990-2013.jpg

Du coup, le revenu par Ukrainien est toujours :

  • 8 à 10 fois inférieur à celui d’un Français ou d’un Américain ;

  • 4 fois inférieur à celui d’un Russe ;

  • 3 fois inférieur à celui d’un Roumain ;

40 % inférieur à un habitant de Namibie ou d’Irak …

Ukraine---Salaire-mensuel-minimal-et-moyen-en-Ukraine-et-en.jpg

On observe même qu’avec un salaire minimal mensuel de 100 €, le salaire d’un Ukrainien est 30 % inférieur à celui d’un Chinois !

Source: http://www.les-crises.fr/ukraine-le-pib/

Ukraine--balance-commerciale.jpg

Depuis 10 ans, l’Ukraine, qui importe 60 % de ce qu’elle consomme, est en fort déficit commercial – près de 7 Md€ par an.

Ukraine---balance-commerciale-par-region.jpg

On note le déficit apocalyptique au niveau de la ville de Kiev.

Par grande région, cela donne ceci :

Ukraine-balance-commerciale-ukraine-synthese-regions.jpg

L’Ukraine est en déficit face à ses principaux partenaires, et on a au niveau des régions :

l’Est, industriel, exporte beaucoup, et est en net excédent commercial ;

l’Ouest, agricole, exporte très peu et est en net déficit commercial ;

le Centre, avec la capitale, exporte modérément, mais est en énorme déficit commercial.

Source: http://www.les-crises.fr/ukraine-commerce-international/

2014 campagne présidentielle

Suite à la révolution ukrainienne 2014 et le retrait de Viktor Ianoukovitch (son renversement Ndlr....) de son poste de Président de l'Ukraine, de nouvelles élections présidentielles devaient avoir lieu le 25 mai 2014.

Dans les sondages pré-électoraux de mars 2014 Porochenko arrivait en tête de tous les candidats potentiels, avec un sondage réalisé par Socis lui donnant une note de plus de 40% le 29 Mars, il a déclaré qu'il courait pour être président ; Dans le même temps Vitali Klitschko a renoncé à la course à la présidence, en choisissant de soutenir la candidature de Porochenko. Le 2 Avril Porochenko dit : « Si je suis élu, je vais être honnête et vendre les parts Roshen ». "En tant que président de l'Ukraine, je vais et je veux me concentrer uniquement sur le bien-être de la nation", affirme-t-il.

Il a également dit début avril que le niveau de soutien populaire à l'idée d'adhérer à l'OTAN de l'Ukraine était trop petit pour le mettre à l'ordre du jour "sans ruiner le pays" ».

Le 14 avril 2014, Porochenko a publiquement soutenu la campagne du Parti de Jarosław Gowin, "Pologne Ensemble" de la Pologne voisine dans les élections au Parlement européen, en remerciant le collègue de Gowin, Paweł Kowal de soutenir l'Ukraine.

La publication internet ukrainienne de Pravda, se référant à la presse autrichienne, a indiqué que l'union de Porochenko et Klitschko avait été formée après une réunion secrète à la demande du milliardaire ukrainien Dmitri Firtash (Ukrainian pravda. 2 April 2014) qui fait face à des accusations de corruption aux États-Unis (Firtash a fait fortune en tant qu'intermédiaire pour le monopole du gaz à l'exportation russe OAO Gazprom (GAZP) et possède des stations de télévision et les usines d'engrais en Ukraine, nie les accusations des États-Unis relatifs à un projet de titane 500 millions de dollars en Inde. Firtash, est un ancien allié de Viktor Ianoukovitch, le leader déchu qui a fui en Russie au milieu des protestations sanglantes, a déclaré que les Etats-Unis cherche à annuler son influence politique avant le 25 mai élection présidentielle de l'Ukraine.) Firtash a publiquement confirmé son soutien Porochenko à l'élection présidentielle (Novostimira. 30 April 2014.)

Quoiqu'il en soit, si le pays apparaissait déjà très divisé il y a vingt ans en 1994, en 2010, suite à la Révolution orange de 2004 qui avait été soutenue et financée par Porochenko, l'Ukraine est restée très divisée avec un grand écart est-ouest impressionnant
Ukraine---Election-presidentielle-1994-Un-Pays-deja-divi.jpg

Ukraine---Election-presidentielle-2010-Un-pays-tres-divis.jpg

 Add. 23h10. Présidentielle en Ukraine: Porochenko en tête (sondage sortie des urnes)

 21:03 25/05/2014

KIEV, 25 mai - RIA Novosti

Selon un sondage réalisé à la sortie des urnes par quatre chaînes de télévision ukrainiennes, le candidat indépendant Piotr Porochenko arrive en tête de l'élection présidentielle avec 57,31% des suffrages exprimés, devant l'ex-première ministre du pays Ioulia Timochenko (12,39%).

 Source : http://fr.ria.ru/world/20140525/201321382.html

 90% d'abstention : une "élection légitime" pour les Occidentaux...

Le taux de participation à la présidentielle dans la région de Donetsk (est) est inférieur à 10 pour cent, a fait savoir une source au sein de la Commission électorale centrale d'Ukraine, informe ITAR-TASS.

 Selon le dernier bilan, il a constitué 9,11 pour cent dans la région de Donetsk. L'indice le plus élevé a été enregistré dans la région de Volyn (ouest) - 50,49 pour cent. Viennent après la région de Lvov (ouest, 46,23 pour cent) et celle de Kiev (centre, 42,79 pour cent). Le taux de participation moyen est de 38,53 pour cent soit inférieur par rapport à l'indice correspondant, enregistré au cours de la présidentielle - 2010 (plus de 45 pour cent).

 Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_05_25/Ukraine-taux-de-par...

. Les Etats-Unis ont investi dans l'Ukraine 5 milliards de dollars depuis 1991

. L'Anschluss était dans Mein Kampf, le contrôle de l'Ukraine est dans "Le Grand Echiquier" (R. Chamagne)

. Porochenko autorise la police à tirer sans avertissement (19 août 2014)

. La visite aux États-Unis de Porochenko signifie la poursuite des bombardements continus de civils

. Porochenko et les accords de paix de Minsk 1

 

 

 

 

30/09/2015

Thierry Mariani dénonce «les méthodes de voyous» des députés ukrainiens

Ah ! Ah ! Ah !

Les nazis de Kiev sévissent à Strasbourg pour signifier, aux députés français s'étant rendus en Crimée, qu'ils faisaient l'objet d'une enquête par Kiev !

Voilà qui la France met en place et défend !

1 - les députés vont où ils veulent en qualité de citoyens libres,

2 - ils sont couverts par l'immunité rattachée à leurs fonctions,

3 - ils seront entendus où, par qui et à quel titre ?

4 - Kiev n'est pas habilité à enquêter en France et encore moins à condamner qui que ce soit en France pour une simple question de compétence territoriale !

La Justice française existe pour cela justement !

Résultat des courses : leurs torchons/papiers seront destinés à aller directement à la poubelle !

 

Thierry Mariani dénonce «les méthodes de voyous» des députés ukrainiens

30 sept. 2015, 15:07

Thierry Mariani

Thierry Mariani

 

Au cours d'une session de routine de l'APCE à Strasbourg, les députés ukrainiens ont présenté une notification à leurs homologues français s'étant rendus en Crimée en juillet dernier, les informant qu'ils étaient mis en cause dans une enquête.

Entre deux sessions de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg, la représentante de la France, Marie-Christine Dalloz, s'est vue remettre une notification officielle de la part du député ukrainien Giorgy Logvinsky pour l'informer de l'ouverture d'une enquête à son encontre.

 

Sur sa page Facebook, Logvinsky signale en effet que les députés français sont des «délinquants» et qu'ils feraient l'objet d'une enquête pour avoir «cyniquement violé les lois ukrainiennes en visitant la Crimée et participant même à plusieurs réunions avec les occupants et leurs dirigeants».

Le représentant des français à l'étranger Thierry Mariani et le sénateur de Paris Yves Pozzo di Borgo, ont également fait l'objet de la même notification officelle que Marie-Christine Dalloz de la part de leurs homologues ukrainiens. Interrogé par RT, Thierry Mariani a dénoncé des «méthodes de voyous» qui «violent toutes les rêgles diplomatiques».

L'initiative d'un séjour en Crimée de la délégation française qui avait choisi de s'y rendre pour voir comment les choses se passaient réellement sur la terrain, avait été saluée par Moscou, mais provoqué des réactions d'hostilité de la part de Kiev qui décida d'engager des poursuites judiciaires contre les représentants français. 

 

 

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16:43 Publié dans Actualité, politique ou géopolitique, Europe, Euro, CEDH, France/Israël | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!

Poutine à l’ONU sur les révolutions « démocratiques » : Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ?

Voilà, les mots durs utilisés et les dénonciations graves faites par Poutine à l’ONU !

On se demande du reste si Poutine en faisant ces déclarations publiques à l’ONU ne cherchait pas à se protéger d’un attentat qui aurait pu être fomenté contre lui ! Sans compter toutes les preuves qu'il a dû leur mettre sous le nez en se déplaçant aux USA !

Et maintenant on fait quoi avec çà quand les USA bloquent à l'ONU le projet proposé par la Russie ? 

On va rester les bras croisés en attendant que l’ONU se décide à donner son feu vert ou on leur fonce dans le tas ?

Cela suffit de protéger Israël et les USA criminels !

Le président russe s'est rendu le 28 septembre à New-York pour participer à l'AGNU après 10 ans d'absence. La 70e session risque de prendre l'allure d'un véritable parcours du combattant compte tenu de l'instabilité géopolitique mondiale.

Lors de son intervention, Vladimir Poutine a évoqué les révolutions «démocratiques» au Moyen-Orient et les conséquences qu'on subit dorénavant «sous la forme de vagues de migrants fuyant les régions ravagées par la guerre et cherchant une vie meilleure en Europe». Dans le même temps, les terroristes ont pris de plus en plus de pouvoir dans les pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. Il a précisé que malgré la Charte de l'ONU «les droits de l'Homme avaient été violés massivement».

http://img.youtube.com/vi/vsHHemo5SAg/0.jpg

«Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ? Personne n'y répondra. Au lieu du triomphe de la démocratie, nous voyons la violence et le désastre social, personne ne pense aux droits de l'Homme et aux droits à la vie», a-t-il souligné.

«Une politique basée sur l'exceptionnalisme n'a pas été abandonnée»

Le président russe a aussi parlé de l'apparition du terrorisme dans les régions ravagées par la guerre.

«Il est maintenant évident que le vide de pouvoir laissé dans les pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord a mené à l'apparition des extrémistes», a conclu Poutine.

«Il est hypocrite de parler de menace terroriste internationale en fermant les yeux sur la manière dont laquelle ces terroristes reçoivent de l'aide», a-t-il souligné en parlant des groupes terroristes qui sèment le chaos à travers le monde.

«Il est également mauvais d'essayer de recruter des groupes dans un but politique et puis se débarrasser d'eux», a-t-il poursuivi.

«Si vous agissez de cette manière, je voudrais vous dire : messieurs, vous traitez avec des gens cruels. Mais ils ne sont pas primitifs ou stupides - ils sont aussi intelligents que vous. Qui manipule qui?»

«La Russie a toujours lutté contre le terrorisme et nous accordons maintenant de l'assistance militaire et technique à l'Irak, à la Syrie et à d'autres pays encore»

Vladimir Poutine a aussi précisé que seules les troupes gouvernementales et les Kurdes «combattaient réellement Daesh». Ainsi, «c'est nous qui ne sommes pas capables de tolérer cet état de choses dans le monde», a-t-il expliqué.

Le président russe a notamment évoqué les actions de la coalition menée par les Etats-Unis et les frappes aériennes de la France annoncées le dimanche 27 septembre. D'après lui, les actions entreprises sans un mandat des Nations Unies pourraient détruire le système des relations internationales. «La Russie est prête à travailler sur la base d'un consensus large pour le développement futur de l'ONU avec tous ses partenaires. Mais nous croyons que les tentatives de gâcher l'autorité et la légitimité de l'ONU sont extrêmement dangereuses. Cela pourrait mener à la faillite de l'architecture entière des relations internationales», a-t-il mis en évidence.

«On ne doit pas jouer avec les mots, les manipuler - tous les termes de la loi internationale doivent être clairs et transparents», a conclu le président russe.

«Les pays musulmans joueront un rôle clé dans la coalition contre Daesh»

«La Russie présidera prochainement le Conseil de Sécurité, et appellera à une rencontre pour négocier et coordonner les efforts entrepris contre Daesh et d'autre groupes terroristes. Nous sommes convaincus d'analyser les menaces, de discuter d'une résolution pour unir toutes les forces contre Daesh. Tous ces efforts seront basés sur la Charte de l'ONU», a déclaré le président Poutine.

«Nous devons unir nos efforts sur la base de la loi internationale et créer une large coalition internationale contre le terrorisme - qui ressemble à la coalition contre le nazisme - nous pourrions rassembler des forces diverses. Les pays musulmans joueront un rôle clé dans cette coalition, comme c'est une région musulmane qui est touchée par Daesh».

Il a aussi précisé que «toutes les décisions prises contre la Charte de l'ONU devaient être rejetées». D'après le président Poutine, dans ce cas, «on n'aura pas besoin de nouveaux camps de réfugiés».

«Nous devons restaurer un gouvernement en Libye, soutenir le gouvernement irakien et accorder une aide réelle au gouvernement légitime de la Syrie», a-t-il poursuivi.

«Une volonté de revenir aux idées de la Guerre froide demeure parmi certains de nos collègues»

«La paix, la stabilité du monde sont des objectifs clés de la communauté internationale et de l'ONU. Néanmoins, une volonté de revenir aux idées de la Guerre froide demeure parmi certains de nos collègues. Ils continuent leur expansion militaire malgré les promesses faites à l'OTAN», a souligné Vladimir Poutine.

Le président russe a aussi évoqué la crise ukrainienne lors de son discours.

«La situation en Ukraine est une crise géopolitique, où le mécontentement face aux autorités a été utilisé pour déclencher une guerre civile. C'est seulement par la mise en œuvre complète et fidèle des accords de Minsk-2 que nous pourrons faire cesser le massacre et sortir de l'impasse. Dans ce cas, l'Ukraine se développera comme un état indépendant, avec la sécurité collective et une coopération économique», a-t-il conclu.

RT

Lavrov a lui  affirmé :  «l’Occident doit apprendre des leçons du passé et respecter l’autorité de l’ONU» (source)

 

Nous participerons aux opérations aériennes en Syrie avec le feu vert de l'ONU (Poutine)

Une bonne leçon de Droit International pour les criminels qui se permettent d’aller faire des frappes sur des états souverains sans aucun mandat de l’ONU ! Bien évidemment le régime sioniste n'est pas en reste pour se permettre d'aller faire frappes illégales sur la Syrie d'après les déclarations de Poutine.

Nous rappelons que Poutine a fait des études en Droit à Leningrad.

Le cursus universitaire, politique et sécuritaire de Vladimir Poutine.

En 1975, diplômé de la Faculté de droit de l'Université d'Etat de Leningrad.

 

Nous participerons aux opérations aériennes en Syrie avec le feu vert de l'ONU (Poutine)

 Sep 29, 2015 13:15 UTC

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IRIB- « Moscou est en train d’examiner l’adhésion à la Coalition internationale et aux frappes aériennes contre Daech, en Syrie», a annoncé Vladimir Poutine, le Président russe.

Poutine a tenu ces déclarations hier lundi à l’issue de sa rencontre avec son homologue américain, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. « Certes, la rencontre entre Poutine et Obama ainsi que les interventions des chefs d’Etat des pays à l’Assemblée générale des Nations unies témoignent de fortes divergences entre les deux pays et les autres pays sur les récentes évolutions en Syrie », a rapporté BBC.


Les Etats-Unis et la France ont de nouveau affirmé que Bachar al-Assad devait se retirer du pouvoir. «Aucun d’entre eux (les Etats-Unis et la France) ne sont pas un citoyen syrien par conséquent ils ne doivent pas s’ingérer dans l’élection du Président de la Syrie », a réagi le Président russe.


« La Russie rejoindra les raids aériens contre Daech en Syrie en cas du feu vert des Nations unies », a-t-il ajouté.


Poutine a également rejeté l’éventualité de la participation des forces militaires de son pays aux opérations terrestres, en Syrie.


Barak Obama et Vladimir Poutine, se sont rencontrés, en marge de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Cette rencontre a porté, semble-t-il, sur la situation en Syrie et en Ukraine. Apparemment, Poutine a exprimé, lors de sa rencontre avec son homologue, son inquiétude quant aux offensives aériennes du régime sioniste contre la Syrie.

 

Lavrov à RT, «l'Occident doit apprendre des leçons du passé et respecter l'autorité de l'ONU»

La Russie prend actuellement à témoin, la planète entière pour que nous puissions nous rendre compte de qui sont les USA et leurs alliés afin que nous puissions savoir définitivement à qui nous avons affaire et qui il faudra appuyer dans ses actions futures pour le bien-être et la sécurité des populations mondiales.

Nous savons désormais qui sont les criminels et qui protège les peuples.

Poutine a été véritablement la météorite qui nous attendions et qui est tombée le 28 septembre à l’ONU et aux USA, et météorite qui a réveillé la planète entière au vu de toutes les réactions enregistrées de par le monde !

Lavrov à RT, «l’Occident doit apprendre des leçons du passé et respecter l’autorité de l’ONU»

Capture d'écran d'une vidéo de RT

Capture d'écran d'une vidéo de RT

Le ministre des Affaires étrangère russe a donné une interview en exclusivité à RT où il appelle les pays occidentaux à «harmoniser» leurs actions dans la lutte contre le terrorisme avec Damas et cesser de contester l’autorité de l’ONU.

RT  : Le président Poutine a rencontré le président Obama et on attendait ce rendez-vous depuis longtemps. Savez-vous s’ils ont convenus de travailler dans le cadre d’une coalition unique ?

Sergueï Lavrov : Ils n’ont pas évoqué la question d’une coalition dans le sens classique du terme. Ils ont discuté des possibilités pour les Etats-Unis et pour la Russie d’une coopération plus étroite dans la recherche des solutions aux problèmes les plus pressants. Dans un premier temps, des problèmes d’actualité en Syrie. Nous avons convenu que notre objectif commun c’est de remporter la victoire contre Daesh et de ne pas leur permettre d’organiser le califat qu’ils envisagent de créer sur une zone très étendue.

La Russie est les Etats-Unis sont déterminés à les empêcher d’atteindre leur but. Nous avons présenté notre point de vue et le président Poutine a expliqué que nous croyons nécessaire de rester pragmatiques, raisonnables et rationnels. Et si nous allons tous nous comporter de cette manière, alors dans ce cas, ceux qu’abhorrent Daesh et se battent contre eux vont devoir coordonner leurs actions.

Notre objectif commun c’est de remporter la victoire contre Daesh et de ne pas leur permettre d’organiser le califat qu’ils envisagent de créer sur une zone très étendue

Nous comprenons parfaitement qu’il existe une coalition américaine composée d’environ 60 pays, qui a été formée pas tout à fait selon les règles du droit international, puisque cette coalition a proclamé son droit de mener des frappes aériennes contre des positions de Daesh sur le territoire de l’Irak et de la Syrie. Ils ont obtenu l’autorisation du gouvernement irakien, mais ils ne se sont jamais entretenus avec le gouvernement syrien, et ils ne se sont jamais adressés au Conseil de sécurité. Nous sommes convaincus que s’ils avaient fait le nécessaire, s’ils s’étaient adressés au Conseil de sécurité, s’ils avaient impliqué non seulement le gouvernement irakien mais également le gouvernement syrien dans la lutte, alors nous aurions pu avoir beaucoup plus de pays réunis, qui auraient pu combattre de manière efficace les terroristes. On aurait pu avoir beaucoup plus de moyens et de confiance pour empêcher les terroristes de s’emparer de cette région clé. En même temps, nous entretenons des relations solides avec les deux gouvernements, ceux de l’Irak et de la Syrie.

Nous leur fournissons depuis longtemps de l’armement et des équipements nécessaires dans leur combat contre les terroristes. Les gouvernements de l’Irak et de la Syrie ont reçu notre aide. Nous avons envoyé nos spécialistes militaires afin qu’ils apprennent aux irakiens et aux syriens à utiliser ces équipements. Nous sommes convaincus que tous ceux qui se battent contre des groupes terroristes, tels que Daesh et d’autres, doivent coordonner leurs actions. Ça ne doit pas être un commandement commun. Ce n’est pas réaliste, et le président Poutine l’a expliqué au président Obama, lorsqu’ils se sont entretenus. Mais, les actions mêmes dans la région doivent être coordonnées, ainsi que les frappes aériennes, puisque la coalition procède uniquement par frappes aériennes.


Mais ce sont les armées de la Syrie et de l’Irak, ainsi que des groupes kurdes en Syrie et en Irak qui combattent Daesh, le Front al-Nosra et les autres sur le terrain. Nous serons heureux de pouvoir inviter l’opposition syrienne patriotique qui se bat sur le terrain, à se joindre à cette lutte coordonnée. Premièrement, nous travaillons avec les gouvernements de l’Irak, de la Syrie et de l’Iran. Nous avons ouvert ce qu’on appelle un centre d’information dans le centre de Bagdad, qui sera utilisé pour le transfert d’information dont dispose la Syrie, l’Irak, l’Iran et la Russie. Je considère que cela pourra et devra être utile dans la lutte contre le terrorisme. Nous avons proposé aux Etats-Unis et à la coalition américaine de les aider à coordonner les actions, de les aider à coordonner les frappes aériennes qu’ils s’apprêtent à mener avec les actions des troupes au sol.

Je suis également convaincu que le président Obama a entendu ce que disait le président Poutine. Cela a été une conversation très constructive, nous ne sommes pas parvenus à un accord sur de quelconques initiatives en particulier, mais ce dont nous nous avons convenu, c’est de continuer la coopération, les négociations entre les ministres des Affaires étrangères et des ministres de la Défense dans le but d’identifier des moyens et des objectifs nous permettant d’atteindre notre but commun. 

RT  : Nous avons entendu les déclarations de certains représentants américains, on dirait qu’ils sont favorables à ce que la Russie puisse combattre Daesh, mais ils sont opposés à ce que la Russie aide Bachar el-Assad. Peut-on combattre Daesh de manière efficace, sans aider le gouvernement de Bachar el-Assad ?

Sergueï Lavrov : En réalité, c’était le principal sujet de la rencontre. Les américains sont profondément convaincus que l’aide que la Russie fournie à Bachar el-Assad dans la lutte contre Daesh est synonyme de renforcement du régime, qu’ils considèrent sans avenir. Nous avons clarifié notre position, nous ne nous attachons pas à qui que ce soit dans la région, mais nous sommes convaincus que nous ne pouvons pas laisser la Syrie sombrer, puisque l’alternative qui existe c’est Daesh et le Califat, et dans ce cas, nous devrions dire adieu à la Syrie telle que nous la connaissons actuellement. Nous devrions ainsi oublier la Syrie, qui a rassemblé aussi bien des musulmans chiites que des sunnites, des chrétiens, des Druzes, des Arméniens.

Nous devrions oublier la Syrie qui a toujours été un pays multiethnique, multiconfessionnel, le berceau du dialogue et de la civilisation, le berceau de la coexistence des civilisations. Ainsi, notre position se résume qu’en cette étape, notre objectif de premier ordre est d’empêcher les terroristes de détruire le Moyen Orient tel que nous le connaissons, de détruire le Moyen-Orient, qui était devenu le berceau des trois religions mondiales. Et en même temps, nous souhaitons nous assurer que toutes les réformes politiques avancent, mais avancer de manière à ne pas répéter les erreurs commises en Irak et en Libye, où l’ingérence étrangère dans le but de «démocratisation» a plongé ces pays dans le chaos, a exposé ces pays aux dangers qui risquent de remettre en question leur existence même, et de provoquer leur déchirement en trois, quatre, cinq enclaves.

Lavrov : Les Etats-Unis savent où se trouvent les combattants de Daesh mais ne les attaquent pas

Les Américains ont confirmé que leur objectif ultime est la conservation de l’unité territoriale et de la souveraineté de la Syrie de l’Irak et des autres pays de la région, c’est la base sur laquelle nous pouvons coopérer. En d’autres termes, en parlant plus brièvement, la lutte contre le terrorisme doit être menée en parallèle à des reformes politiques, mais ces réformes ne doivent pas être imposées de l’extérieur, elles doivent provenir de l’intérieur, des syriens eux-mêmes, du gouvernement et de tous les groupes d’opposition, ils doivent tous commencer un processus politique dans le pays, commencer à discuter du futur de leur pays. Et lorsqu’ils parviendront à un accord, comme l’exige le communiqué de Genève signé il y a trois ans en Juin 2012, qui appelle aux transformations politiques en Syrie, aux réformes politiques, basées sur un accord constant entre le gouvernement et l’opposition, à ce moment-là, j’espère, que notre but sera atteint, et que nous aurons confiance en ce que les gens puissent décider eux-mêmes de leur avenir.

RT  : La majeure partie du discours de Poutine a été consacrée à ce qu’il est mauvais de porter atteinte à la réputation de l’ONU. Qui porte atteinte à sa réputation et pourquoi ?

Sergueï Lavrov : Les pays portent atteinte à l’autorité de l’ONU lorsqu’ils ignorent l’ONU, lorsqu’ils essayent d’utiliser la force sans avoir demandé au Conseil de sécurité d’examiner la situation et d’émettre le mandat nécessaire. C’est ce qu’il s’est passé en Irak, c’est ce qui s’est passé en Libye et c’est ce qui est arrivé en Yougoslavie. Dans toutes ces situations, ces pays n’ont retiré aucun bénéfice de ces interventions. La Yougoslavie s’est dissoute, l’Irak s’est effondré et il y a également un danger de déchirement du pays, et nous faisons tout notre possible afin d’aider le gouvernement irakien à faire avancer le dialogue national pour corriger les erreurs commises à l’époque de l’intrusion américaine il y a douze ans, lorsqu’ils ont détruit les structures gouvernementales, érigées par sur les sunnites et le Parti Baas. Aujourd’hui, les Américains tentent eux-mêmes de ramener la situation en son état initial. Ils essayent de faire revenir les sunnites dans les structures gouvernementales, alors qu’il y a douze ans, ils les ont chassé eux-mêmes des institutions gouvernementales. Et nous pensons que ces erreurs ne doivent pas être oubliées. Simplement, nous ne voulons pas devoir rappeler tous les jours qu’ils ont eu tort par le passé, nous voulons que nos partenaires puissent tirer les conclusions de leurs erreurs passées afin que ces erreurs ne se répètent plus.

Nous sommes convaincus que seul le dialogue mené par les syriens permettra de résoudre le conflit en Syrie. Tous les groupements syriens doivent prendre part à ce dialogue, le gouvernement, et toutes les structures d’opposition. Ce dialogue signifie que tous ceux qui habitent en Syrie, les sunnites, les alévis, les Druzes, les Arméniens et bien sûr, les chrétiens doivent décider ensemble comment ils envisagent l’avenir, et arriver à un consensus qui garantira la sécurité à tous ces groupes ethniques et religieux. Et lorsqu’un tel consensus sera trouvé, toutes les autres questions, relatives à la composition du gouvernement, au président, à l’organisation des élections et autres se retrouveront au second plan. L’objectif principal c’est de garantir l’égalité, la sécurité et une vie conformable à tous les habitants syriens.