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28/10/2014

Opération "gaz ukrainien" 2014: qui paiera la Russie cet hiver?

Après le blocage des projets de North et South Stream par les pays nazis européens, voilà toutes les possibilités envisagées par certains pays européens pour prendre le gaz russe, en faveur de l'Ukraine soit d'avoir à le payer, soit de l'acheter à la Russie et de le revendre à l'Ukraine qui risque de se servir au passage et peut-être se mettre à vendre le gaz russe en lieu et place de Gazprom ! Du vol bien organisé en bande et personne ne condamne fermement l'Ukraine pour l'obliger à payer ses dettes de gaz !

Demain, 29 octobre, Merkel et Poutine doivent  trouver un accord sur la gaz ! Comme cela l'Ukraine gagne encore du temps en repoussant depuis des mois le paiement de sa dette !

On espère franchement que la Russie coupera le gaz à l'Europe pour leur apprendre à vivre et à se faire respecter. On ne voit pas de quelles discussions il pourrait encore s'agir. Le constat de la dette due par KIEV et son paiement, sont les seuls alternatives au règlement de ce conflit et pour la suite paiement d'avance et basta ! Et si personne ne paie ni ne pousse pas KIEV à payer ses dettes, fermeture du robinet de gaz jusqu'à nouvel ordre !

Opération "gaz ukrainien" 2014: qui paiera la Russie cet hiver?

Dossier: Conflit gazier russo-ukrainien

Opération "gaz ukrainien" 2014: qui paiera la Russie cet hiver?
14:37 24/10/2014
Par Maxime Chalyguine, RIA Novosti
Ces derniers jours en Ukraine, l'administration du président Piotr Porochenko reste calme au sujet de ses négociations gazières avec la Russie et l'UE. Les collaborateurs du dirigeant ukrainien ne cachent plus leurs plans de se faire livrer le gaz russe par un "pays tiers".
 
L'ami slovaque
 
De manière inattendue, la chancelière allemande Angela Merkel a ouvertement critiqué les autorités de Kiev. "Que l'Ukraine ne s'attende pas à ce que tout le monde règle les problèmes qu'elle est la seule à pouvoir résoudre", a-t-elle déclaré. Alors que ses déclarations sont habituellement prudentes et que les commentaires antérieurs de Kiev étaient plutôt flous, cela ressemble à un acte de courage désespéré.
 
La chancelière s'est exprimée ainsi après un entretien avec le premier ministre slovaque Robert Fico à Bratislava et s'adressaient donc à celui qui, encore très récemment, s'opposait aux sanctions contre la Russie pour protéger les exportations de ses fabricants de machines-outils, de produits à double usage et les dizaines de milliers de clients slovaques d'une filiale de Sberbank.

Désormais, Robert Fico appelle à être réaliste, refuse fermement de "cotiser pour les dettes de l'Ukraine" et exprime sa solidarité idéologique envers Kiev. Tout en précisant que "toute aide en termes de fourniture de gaz doit obligatoirement se faire sur une base commerciale". Le gouvernement slovaque est visiblement prêt à fournir du gaz à l'Ukraine, mais moyennant finances.

Une délégation de la compagnie gazière slovaque SPP, destinatrice et distributrice du gaz russe, a déjà demandé à Gazprom d'organiser des pourparlers. La veille, seul le président de SPP Stefan Sabik avait annoncé avoir l'intention de réduire les achats de gaz à Gazprom de 10 à 15%.

Des livraisons réversives

Ni les politiciens européens ni les spécialistes occidentaux n'arrivent encore à expliquer clairement le volume des fournitures réversives de gaz russe de Slovaquie en Ukraine.

Que sont les livraisons en flux inversé?

Deux versions sont envisageables. Soit l'Ukraine a changé les lois de la physique de notre monde, et dans ce cas il faut remettre immédiatement à Kiev tous les prix Nobel pour des décennies d'avance.

Soit nous avons affaire à une nouvelle fraude, une violation des contrats et un mensonge de chefs d'Etat. Parce qu'en pratique, les livraisons en flux inversé peuvent être un gazoduc en boucle à la frontière entre la Slovaquie et l'Ukraine, où se trouve une sorte de "compteur".

Le gaz tourne en rond, le compteur fait monter l'aiguille et on présente le chiffre affiché aux représentants de Gazprom. Rien à signaler, le gaz est à sa place. Et pour s'en convaincre définitivement, il est possible de doter le gazoduc d'analyseur de composés sulfureux. Et pendant ce temps les Ukrainiens commencent à "taper" dans le gaz directement à la frontière russe.

Ce schéma ne fonctionnera jamais sans un accord préalable avec la Slovaquie (et l'Europe en général). Et peu importe qui est juridiquement propriétaire de ce gaz – la compagnie slovaque ou norvégienne qui remplace virtuellement les quantités de gaz russe en Slovaquie par ce même gaz russe en Allemagne. Sauf que les livraisons en flux inversé sont une violation du contrat sur le transit via le territoire ukrainien. Après tout, c'est le gaz russe qui est acheminé par les gazoducs ukrainiens, et Kiev n'est pas en droit d'en disposer.

Ce qu'obtient la Russie
 
L'Europe obtient ainsi le transit ininterrompu qu'elle désire tant et la possibilité de soutenir le "choix européen" de l'Ukraine.
 
L'Ukraine, elle, reçoit le gaz russe d'Europe tout en affirmant son indépendance envers la Russie. Quant à la dette incontestable de Kiev (reconnue par toutes les parties) à verser à la Russie pour tout le gaz déjà livré, il est plus simple pour les Ukrainiens d'utiliser cet argent pour acheter du gaz en Europe. Et passer l'hiver au chaud.
 
Mais qu'obtient la Russie?
 
Elle restera publiquement humiliée par cette dette impayée. Ce serait un précédent extrêmement dangereux.
 
Il deviendrait possible de ne pas payer la Russie, en particulier Gazprom, pour les marchandises acquises.
 
De plus, de nouvelles difficultés surviendront avec le projet South Stream. On imagine déjà des titres comme "Le monopole de Gazprom anéanti!". Il est parfaitement clair qu'elle n'aidera pas la Russie à récupérer la dette de l'Ukraine.
 
Les ministres des Affaires étrangères de trois pays européens ont déjà oublié leurs efforts de médiation à Kiev en février. L'Union européenne encourageait de fait le déclenchement d'une guerre civile en Ukraine. Il est naïf de croire qu'aujourd'hui elle serait prête à payer pour tout en cash, et pas seulement en déclarations politiques.

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Russie : Les Européens boycottent les gazoducs Nord Stream et South Stream

Comme vous l'aurez compris les pays nazis européens  qui soutiennent l'Ukraine nazie, veulent empêcher la Russie de contourner ce pays pour desservir les pays européens et surtout que ceux-ci ne feront rien pour forcer  l'Ukraine à payer quelques milliards de dollars de gaz dus à Gazprom et qu'au contraire il puisse voler et détourner le gaz russe, comme nous le verrons dans un prochain article ! !

C'est la punition pour la Russie de s'être annexé la Crimée à la demande du peuple, d'avoir adhéré aux BRICS et créé une banque mondiale de développement, ainsi que l'Union Eurasique et de vouloir sortir de la domination du dollar et du nazisme des pays occidentaux  !  !

Et puisque les pays européens veulent éviter de se rendre dépendants du gaz russe, la Russie n'a qu'à leur couper le gaz purement et simplement. On verra comment ils feront pour se chauffer cet hiver et les autres à venir !

Les Européens boycottent les gazoducs Nord Stream et South Stream

Dossier: Le gazoduc Nord Stream

13:50 28/10/2014
MOSCOU, 28 octobre - RIA Novosti

L'augmentation du transit gazier en contournant l'Ukraine pourrait devenir une mauvaise idée pour Gazprom, écrit mardi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

 

Alors que leurs relations avec la Russie se détériorent, les Européens souhaitent en effet réduire leur dépendance envers les fournitures russes. Cela affecte directement les projets majeurs de la Russie en matière d'exportation d'hydrocarbures – le gazoduc Nord Stream déjà en service et le projet South Stream. Le Royaume-Uni a renoncé hier à prolonger le gazoduc Nord Stream jusqu'à son territoire. La Roumanie, qui aurait pu aider Gazprom à lever les restrictions anti-monopole du projet South Stream, renonce également à une coopération gazière étroite avec la Russie.

 

Le projet de prolongation du gazoduc jusqu'au Royaume-Uni a été suggéré il y a près de deux ans et les dirigeants britanniques l'avaient alors soutenu. Mais l'expansion du gazoduc était encore plus bénéfique pour la Russie. Une coopération plus étroite avec le Royaume-Uni aurait permis de remplir le Nord Stream, qui est loin de travailler aujourd'hui au maximum de ses capacités.

 

Étant donné que le facteur politique prévaut de plus en plus sur l'économie, les perspectives du projet South Stream, qui suscitait déjà des difficultés conséquentes avant le conflit ukrainien, deviennent encore plus floues.Par exemple, la Roumanie aurait pu aider Gazprom à diversifier ses approvisionnements via le South Stream. Si ce dernier transportait, hormis le gaz russe, du gaz provenant d'au moins un autre pays, la Roumanie, Gazprom aurait eu des chances de lever les restrictions anti-monopole de l'UE pour ce projet.

 

Finalement, la Roumanie a renoncé au projet South Stream et souhaite devenir énergétiquement indépendante de la Russie, ce qu'elle perçoit comme un signe d'indépendance politique.

 

Le remplissage en gaz du South Stream a été remis en question mais aussi la construction en soi du gazoduc sur le territoire d'autres pays, notamment de la Bulgarie. Toutefois, tous les pays ne sont pas encore prêts à renoncer à la construction du gazoduc.

 

Des communiqués rapportaient hier que les autorités hongroises cherchaient un moyen de contourner les interdictions de l'UE pour construire le South Stream. Elle pourrait modifier ses lois de manière à lancer la construction du gazoduc sans devoir consulter l'Union européenne. D'après l'agence Reuters, la Hongrie devrait lancer le projet dans six mois et l'achever d'ici 2017.

Artem Deev, responsable du département d'analyse chez AForex, ajoute que la confrontation politique affecte l'aspect économique: "Le coût du projet South Stream a décuplé". Toutes les dépenses de la Russie, y compris la construction du Corridor sud sur le territoire russe, risquent au final de s'avérer inutiles.

 

© RIA Novosti.

France/Algérie : Plus de 300 000 visas attribués aux Algériens avant fin 2014

Pour ceux qui se plaignent de l'immigration en France, il serait temps de faire cesser les mensonges,  l'hypocrisie  et le double langage des partis politiques financés par les lobbies, car après avoir été exploités chez eux, la France et le grand capital continuent à exploiter les immigrés en France !

C'est l'état lui-même qui mène sa politique migratoire en accord avec les pays d'origine des candidats à l'immigration.

Voyons qui tire profit de l'immigration en France sous la houlette du gouvernement ! Pour faire monter le racisme, les sionistes s'y connaissent un rayon du reste !

Au fait, on nous a seriné les oreilles on nous montrant une vidéo selon laquelle Hervé Gourdel aurait été décapité en Algérie sans que l'on aurait encore trouvé son corps à ce jour ! C'est quoi la preuve de sa décapitation, juste une vidéo diffusée sur le net ? 

 

France/Algérie : Plus de 300 000 visas attribués aux Algériens avant fin 2014

8-10-2014

 

L'ambassadeur de France en Algérie l'a annoncé hier
Plus de 300 000 visas attribués aux Algériens avant fin 2014

Plus de 300 000 visas délivrés. C'est là un des objectifs que l'ambassade de France en Algérie souhaite atteindre en 2014. Bernard Emié, ambassadeur et haut représentant de France en Algérie, parle d'une croissance significative du nombre de visas attribués aux Algériens, effective, selon lui, depuis l'année dernière. «Le nombre de visas attribués a connu une croissance significative avec 210 000 délivrés en 2013.

La hausse va se poursuivre en 2014 avec probablement plus de 300 000 visas délivrés. 75% des demandes reçoivent une réponse positive dans les trois consulats généraux français en Algérie», a indiqué, en effet, l'ambassadeur de France en Algérie dans un entretien accordé hier à l'agence APS.

Il insiste sur le fait que son pays a «consenti des efforts importants ces dernières années dans trois domaines, pour faciliter toujours davantage la mobilité des personnes». Les domaines en question se rapportent, en premier lieu, au traitement personnalisé des demandes de visa émises par certaines catégories professionnelles telles que les journalistes, les avocats, les médecins ainsi que les employés des institutions et des entreprises.

«Le deuxième progrès important concerne la durée de validité des visas de court séjour. A la demande de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, nous accordons depuis un an un nombre croissant de visas de circulation, qui représentent à présent près de 50% du total des visas attribués, et qui permettent de se rendre régulièrement en France et dans l'espace Schengen sur une période de plusieurs années, sans être obligés de demander un nouveau visa», expliquera encore l'ambassadeur de France en poste à Alger.

Il précise que les services du consulat de France font face à une augmentation très importante des demandes de visas qui est de l'ordre de 35%. «Nous sommes ainsi passés entre l'automne 2013 et le printemps 2014, pour le seul consulat général d'Alger, de 900 à 1200 dossiers traités par jour. J'ai donné instruction pour que nous poursuivions dans ce sens, avec un objectif de 1500 dossiers traités par jour d'ici la fin 2014. L'objectif est simple : permettre davantage d'échanges humains entre nos deux pays pour favoriser nos échanges économiques, culturels et touristiques», a encore indiqué Bernard Emié.

Partenariat : une priorité stratégique

Au sujet des relations bilatérales tissées entre l'Algérie et la France, le diplomate fera savoir que le développement des relations économiques est au cœur de sa mission. «Renforcer notre partenariat est pour nous une priorité stratégique. Nous sommes déjà le deuxième partenaire économique de l'Algérie avec des échanges s'élevant à 10 milliards d'Euros en 2013. Nous sommes le premier investisseur hors hydrocarbures et le premier employeur étranger (…)

 Mon ambition - je ne suis pas sûr d'y parvenir mais j'y travaillerai sans relâche -est que nous redevenions le premier partenaire économique dans tous les domaines», a-t-il déclaré.

Il citera dans le même sillage la réunion du Comité mixte économique algéro-français (Comefa) qui se réunira, dit-il, le 10 novembre prochain à Oran en présence du Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal et des ministres français Laurent Fabius et Emmanuel Macron en charge respectivement des Affaires étrangères et de l'Economie. La tenue de la réunion du Comefa sera aussi l'occasion de procéder à l'inauguration de l'usine de production de véhicules Renault sise à Oued Tlelat, tiendra à confirmer l'ambassadeur de France en poste en Algérie.

Le terrorisme est un ennemi commun

Évoquant par ailleurs la coopération sécuritaire entre l'Algérie et la France, le diplomate français a qualifié «d'étroite et opérationnelle» la coordination entre les deux pays en matière de lutte antiterroriste.

«Le terrorisme est pour la France et l'Algérie un ennemi commun et nous devons lutter ensemble sans relâche contre ce fléau», dira encore Bernard Emié. Il a tenu à rappeler «la qualité de la coopération avec les autorités algériennes qui ont immédiatement mis en œuvre des moyens importants dès l'annonce de l'enlèvement d'Hervé Gourdel et qui se sont engagées après sa mort tragique à tout faire, pour d'une part retrouver le corps de notre compatriote et d'autre part retrouver et punir les auteurs de son assassinat», dira-t-il.

 «Nous sommes reconnaissants à l'Algérie pour les hommes et les moyens qu'elle mobilise et déploie à cet effet», a-t-il insisté. Bernard Emié, pour qui la coopération algéro-française est «intense, confiante, et concerne tous les domaines» n'omettra pas de rappeler dans son entretien accordé à l'APS la deuxième réunion du comité intergouvernemental de haut niveau prévue début décembre à Paris. Cette rencontre sera co-présidée par le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal et son homologue français Manuel Valls, précisera l'ambassadeur de France en Algérie.

 

 

ALGERIE/le secret le mieux gardé d'Algérie. L'assassinat de Boudiafe. Espionnage, le rôle de la Suisse !

Voilà comment la France éliminait les leaders qui voulaient libérer l'Algérie de l'oppression française et le rôle de la Suisse dans l'espionnage.

Algérie : Le secret le mieux gardé d'Algérie. L'assassinat de Boudiafe

Les Accords d'Evian, espionnage, révélations

 

Le Monde.fr | 18.03.2012 à 08h25 • Mis à jour le 18.03.2012 à 15h07 | Par Le Monde.fr Le document de 93 pages, signé par les deux délégations, réunies depuis onze jours à l'Hôtel du Parc, à Evian, décrète un cessez-le-feu. Il prévoit l'organisation rapide d'un référendum pour que les populations "choisissent leurs destins". Il définit un cadre pour les relations entre la France et la future Algérie indépendante. Sylvie Thénault, historienne, chargée de recherche au CNRS et spécialiste du droit de la répression, décrypte pour Le Monde.fr les accords qui ont mis fin à huit ans de guerre et ouvert la voie à l'indépendance algérienne, le 3 juillet 1962.

Arrivée de la délégation algérienne à Evian, le 17 mars 1962.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 18 mars 1962, Louis Joxe, ministre d'Etat chargé des affaires algériennes, annonce le dimanche, dans un communiqué, que la délégation française et les représentants du Front de libération nationale (FLN), emmenés par Krim Belkacem, étaient parvenus à un accord mettant fin aux combats engagés depuis le 1er novembre 1954 en Algérie.

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/18/que-prevoyaient-les-accords-d-evian-du-18-mars-1962_1671034_3212.html

17 octobre 1961 : "Le massacre des Algériens a été occulté de la mémoire collective"

Dans le pays des droits de l'Homme, il vaut mieux occulter le massacre des musulmans d'Algérie  et effacer tout cela de la mémoire du Peuple Français, autrement ça ferait mauvais genre !

17 octobre 1961 : "Ce massacre a été occulté de la mémoire collective"

Le Monde.fr | 17.10.2011 à 09h37 • Mis à jour le 06.04.2013 à 21h12 | Propos recueillis par Soren Seelow

Un Algérien blessé est emmené par le photographe Elie Kagan et un journaliste américain à l'hôpital de Nanterre, le 17 octobre 1961.

A cinq mois de la fin de la guerre d'Algérie, le 17 octobre 1961, Paris a été le lieu d'un des plus grands massacres de gens du peuple de l'histoire contemporaine de l'Europe occidentale. Ce jour-là, des dizaines de milliers d'Algériens manifestent pacifiquement contre le couvre-feu qui les vise depuis le 5 octobre et la répression organisée par le préfet de police de la Seine, Maurice Papon. La réponse policière sera terrible. Des dizaines d'Algériens, peut-être entre 150 et 200, sont exécutés. Certains corps sont retrouvés dans la Seine. Pendant plusieurs décennies, la mémoire de ce épisode majeur de la guerre d'Algérie sera occultée.

L'historien Gilles Manceron, auteur de La Triple Occultation d'un massacre (publié avec Le 17 octobre des Algériens, de Maurice et Paulette Péju, éd. La Découverte), explique les mécanismes qui ont contribué à cette amnésie organisée.

Pourquoi la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 a-t-elle été occultée pendant si longtemps ?

Il s'agit d'un événement d'une gravité exceptionnelle, dont le nombre de morts a fait dire à deux historiens britanniques [Jim House et Neil MacMaster, Les Algériens, la République et la terreur d'Etat, Tallandier, 2008] qu'il s'agit de la répression d'Etat la plus violente qu'ait jamais provoquée une manifestation de rue en Europe occidentale dans l'histoire contemporaine.

Comment une répression de cette ampleur a-t-elle pu ne pas être considérée pendant plusieurs décennies comme un événement de notre histoire ? L'historien Pierre Vidal-Naquet a employé le terme d'"énigme". Je me suis interrogé sur les facteurs qui permettent d'expliquer comment ce massacre a été occulté de la mémoire collective.

Il me semble tout d'abord qu'il y a une volonté de faire le silence de la part des autorités françaises. En premier lieu, bien sûr, les autorités impliquées dans l'organisation de cette répression : le préfet de police de la Seine, Maurice Papon, le premier ministre, Michel Debré, ainsi que Roger Frey, ministre de l'intérieur. Mais également le général de Gaulle, qui de toute évidence a pourtant été très irrité par cet épisode. Il a néanmoins voulu tirer le rideau sur cette affaire et fait en sorte que les Français passent à autre chose.

Par quels moyens le pouvoir a-t-il réussi à imposer le silence, et donc cette amnésie ?

Sur le moment, il y a eu censure de la presse, avec l'empêchement des journalistes à se rendre sur les lieux de détention des Algériens, par exemple. Et puis très vite, les instructions judiciaires ont été closes sans aboutir. Il y en a eu une soixantaine, elles ont toutes débouché sur des non-lieux. Une volonté d'oubli judiciaire, qui s'est combinée avec les décrets d'amnistie, qui couvraient les faits de maintien de l'ordre en France, une difficulté à accéder aux archives, l'épuration d'un certain nombre de fonds... tout cela a contribué à ce phénomène d'occultation jusqu'à la fin des années 1970.

Par la suite, d'autres facteurs ont pris le relais. En 1961, Gaston Deferre, à l'époque sénateur, avait protesté de façon très vigoureuse contre la répression policière. Mais quand Jean-Louis Béninou, journaliste à Libération, va le voir pour lui demander de faire la lumière sur cet événement, au début des années 1980, M. Deferre, devenu ministre de l'intérieur, lui répond qu'il n'en est pas question. Il a fait le choix de ne pas ouvrir ce dossier.

Cinquante ans plus tard, il existe encore une confusion entre le 17 octobre 1961 et la manifestation de Charonne, le 8 février 1962, au terme de laquelle neuf personnes ont trouvé la mort...

La mémoire de Charonne, une manifestation pour la paix en Algérie et contre les attentats de l'OAS – mais pas pour l'indépendance ! –, s'est en effet superposée à celle d'octobre 1961. Il faut dire que la gauche française a eu plus de réactivité par rapport à la violence qui s'est déployée lors de la manifestation de Charonne, qu'elle avait organisée. Cette attitude a été celle du PCF, mais également de la Ligue des droits de l'homme, qui a décidé la constitution d'une commission d'enquête après Charonne alors qu'elle ne l'avait pas fait au lendemain du 17 octobre.

On voit là les limites de l'engagement de la gauche française de l'époque. A l'exception du petit PSU et de l'UNEF, rares étaient les partis qui étaient réceptifs à l'idée d'une indépendance algérienne.

Le plus surprenant, c'est que la mémoire de Charonne ait occulté celle du 17 octobre y compris au sein de certaines familles algériennes...

Oui. La famille d'une des victimes du 17 octobre, une jeune lycéenne, qui devait avoir 15 ou 16 ans, Fatima Bédar, dont on avait retrouvé le corps dans le canal Saint-Martin, a longtemps cru et répété qu'elle était morte à Charonne. Au sein même de l'immigration algérienne, le mot de "Charonne" était plus présent que la référence au 17 octobre.

Au lendemain de l'indépendance, comment cet événement a-t-il été utilisé par les nouvelles autorités algériennes ?

C'est ici qu'un troisième facteur d'occultation a joué : la volonté du pouvoir algérien de ne pas mettre en valeur une initiative prise par la Fédération de France du FLN, qui avait organisé la manifestation du 17 octobre.

La Fédération de France était en effet devenu un fief d'opposition au nouveau pouvoir en raison de son ouverture aux idéaux et aux valeurs de la gauche européenne, syndicale et politique. Lors de la crise de l'été 1962 qui vit s'affronter, au sein du FLN, les prétendants au pouvoir, elle avait misésur les civils du GPRA [le gouvernement du FLN en exil] contre les militaires de l'armée des frontières du colonel Boumediene.Elle se retrouva ainsi dans le camp des vaincus et les autorités de la nouvelle République algérienne évitèrent de lui faire de la publicité, en passant plus ou moins sous silence la répression du 17 octobre...

Comment s'est finalement faite toute la lumière sur l'ampleur du massacre ?

A travers des publications, notamment. Le roman policier de Didier Daeninckx [Meurtres pour mémoire, Gallimard, 1984], qui associe la recherche sur le passé de Maurice Papon sous l'Occupation à son rôle en 1961, ou des travaux d'historiens comme La Bataille de Paris, de Jean-luc Einaudi [1990, Seuil], ont joué un rôle. Et puis avec la constitution d'une association, Au nom de la mémoire, par des enfants issus de l'immigration algérienne, la mémoire a commencé à émerger.

La procès de Maurice Papon pour complicité de crimes contre l'humanité en tant que secrétaire général de la préfecture de la Gironde pendant l'Occupation a certainement contribué à ouvrir le dossier du 17 octobre 1961 et à le faire surgir dans l'espace médiatique. Lors du procès Papon en 1997-1998, des témoins ont parlé de sa personnalité, de son rôle en Algérie et à la préfecture de police de Paris. Parmi eux, Jean-Luc Einaudi, qui a publié une tribune dans Le Monde du 20 mai 1998, où il employait le terme de "massacre" à propos du 17 octobre. Papon a trouvé bon de poursuivre Einaudi pour diffamation. Il a été débouté de sa plainte. Le terme de "massacre" a été considéré comme légitime par le tribunal. C'est un véritable tournant.

Cinquante ans après les faits, l'Etat français a-t-il reconnu sa responsabilité ?

Il y a une reconnaissance de la part de collectivités locales, notamment la mairie de Paris en 2001 qui a fait un geste fort avec l'apposition d'une plaque commémorative sur le pont St-Michel. D'autres communes de la banlieue ont fait des gestes similaires. Et le cinquantenaire, cette année, va être marqué par toute une série d'initiatives, dont un boulevard du 17-Octobre devant la préfecture des Hauts-de-Seine, à Nanterre. Mais de la part de l'Etat, il n'y a toujours aucun signe de reconnaissance.

Comment expliquer que cette répression ait eu lieu alors que venaient de s'ouvrir les négociations d'Evian, qui allaient aboutir à l'indépendance de l'Algérie ?

Les négociations d'Evian entre des représentants français et ceux du FLN s'ouvrent en mai 1961. A ce moment-là, on pouvait penser que le sort de la guerre ne pouvait déboucher que sur une indépendance. C'était la volonté du général de Gaulle, approuvée par les Français et les Algériens. En janvier 1961 un référendum avait donné une très nette majorité (75 %) en France métropolitaine comme en Algérie en faveur de ce processus.

Mais cette politique était contestée par un certain nombre de forces, parfois au sein même de l'appareil d'Etat. Le premier ministre, Michel Debré, qui avait été dessaisi du dossier algérien par de Gaulle, avait insisté pour qu'on lui laisse celui du maintien de l'ordre en France métropolitaine, et il a pu déployer une action qui prenait le contre-pied de l'action mise en œuvre par le général de Gaulle.

Pour ce faire, il s'entoura de Roger Frey, nommé au ministère de l'intérieur en mai 1961 au moment où s'ouvrent les négociations d'Evian, en remplacement de Pierre Chafenet. Surtout, il obtient le remplacement fin août d'Edmond Michelet, le garde des sceaux, qui s'opposait aux méthodes brutales et illégales mises en œuvre par Papon. Il sera remplacé par Bernard Chenot, un homme jugé plus accommodant, ce qui laissera les mains libres à Papon pour se livrer à la répression du 17 octobre.

Le général de Gaulle, qui est arrivé au pouvoir avec l'aide de Michel Debré en 1958, est un peu prisonnier des conditions de son accession au pouvoir. Il essaye de préserver l'essentiel, c'est-à-dire la fin de la guerre via les négociations, et fait des concessions. Il cherche à garder à ses côtés des gens qui lui sont fidèles, quand bien même ces derniers désapprouveraient sa politique algérienne. Il fait donc savoir son mécontentement à Michel Debré au lendemain du 17 octobre, mais s'abstient de rendre publique sa désapprobation. Il garde le silence, et prolonge d'une certaine manière l'occultation de cet événement.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/17/17-octob...