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05/10/2014

L’armée française est mise en vente !

Et pendant que la France est surendettée par les BANKSTERS en France, en Europe et aux USA/Sionistes, qu'elle a la prétention d'être une puissance mondiale pour se permettre de condamner la Russie et la menacer de ne pas lui livrer ses Mistrals, que la Russie progresse à la vitesse grand V sur son armement de dernière génération, comme nous l'avons vu ICI, l'armée Français est en vente et sera bientôt cotée en bourse pour autoriser les privés et les banquiers à la financer !

En quelque sorte :

1- nous ne serons pas défendus en cas d'attaques de pays ennemis ou de l'OTAN si nous ne restons pas à leurs ordres et ceux des Banksters,

2 - les militaires dépendront des BANKSTERS qui les financeront et pour lesquels ils deviendront des futurs mercenaires à leurs bottes !

QUE FICHENT LES GENERAUX POUR DONNER UN COUP DE PIED DANS CETTE FOURMILIERE INFAME ?

L’armée française est mise en vente

Presque tous les matériels seront concernés par la location.

C’est ce que nous apprend Le Figaro, généralement bien informé en ce qui concerne le militaire : le gouvernement français, en mal de crédits, se propose de faire appel au secteur privé pour financer une partie des dépenses militaires. Voici la Défense, que l’on pensait naïvement devoir rester le dernier bastion du secteur public, face aux intérêts du secteur privé qui ont envahi tout le reste, mise en vente à son tour.

 Comment « poursuivre la modernisation et l’équipement des armées » ? La solution imaginée le gouvernement français passe par la création de « sociétés de projet » capitalisées en tout ou en partie avec le produit de cession de participations détenues par l’État dans des entreprises, mais aussi avec de l’argent privé. La société de projet utilisera ensuite cette rentrée d’argent immédiate pour acheter un matériel que l’armée détient déjà, puis lui concédera « un droit d’usage contre un loyer dont la durée et les modalités restent à définir ».

Faut-il rappeler qu’il s’agit d’une solution depuis longtemps pratiquée par l’US Army, sous la pression du lobby militaro-industrialo-bancaire, avec le résultat qu’elle emploie maintenant des armées privées devenues sur certains territoires (l’Ukraine par exemple) totalement incontrôlables  – n’assurant par ailleurs aux personnels aucune prestation sociale, même pas les soins post- traumatiques. Ils sont renvoyés chez eux, à la charge d’institutions charitables exsangues.

En France on appelait cela jusqu’à présent des Partenariats publics privés (PPP) fonctionnant sur le principe au secteur privé les bénéfices, au secteur public les déficits. Auquel s’ajoute le principe de l’absence de contrôle, ni durant les appels d’offres, ni durant l’exécution des marchés, ni à la recette. Les résultats sont souvent lamentables, non pas seulement par les coûts finaux, mais par la qualité du produit. Ce fut ainsi le cas d’un hôpital de la région parisienne que nous ne nommerons pas : malgré l’argent investi, il n’a pu encore ouvrir ses portes, du fait de diverses malfaçons. La Cour des Comptes, semble-t-il, s’en serait inquiétée, comme on dit : « Regrettable confusion entre maître d’ouvrage et maître d’œuvre ».

Le gouvernement socialiste français n’hésitera pas cependant à suivre l’exemple américain, tant en ce qui concerne la défense que la police. Mais il n’y a pas d’argent, dira-t-on. On ne peut rester sans rien faire, alors que l’ennemi est à nos portes.

Or l’ennemi, pour reprendre une phrase devenue tristement célèbre, n’est pas celui que l’on pense. C’est la Finance. C’est elle qui nous gouverne, à partir de ses fiefs de Wall Street et de la City, et qui a fait en sorte que la Banque centrale européenne ne puisse, comme le fait cependant son homologue américaine, la Fed, prêter directement aux États. Les États européens sont donc obligés de s’endetter auprès des marchés. Aujourd’hui, ne pouvant plus le faire, ils vont, comme le fait depuis deux ans l’État grec, renoncer à leurs missions de service public les plus essentielles. Voici revenu le temps des Grandes compagnies, narguant le pouvoir royal.  

Rappelons, en ces jours de Fête de la science, qu’il en de même de la recherche fondamentale ex-publique.

Jean-Paul Baquiast

Source : Les armées françaises vont recourir à la location (lefigaro.fr, 03-10-2014)

http://www.vineyardsaker.fr/2014/10/04/larmee-francaise-mise-en-vente/

Dmitri Rogozine, Vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, expose la stratégie russe face aux sanctions de l’Occident

En conclusion, la France peut se garder ses Mistrals à condition de rembourser et de restituer les pièces déjà livrées par la Russie !

 

Dmitri Rogozine, Vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, expose la stratégie russe face aux sanctions de l’Occident

5 Octobre 2014

Dmitri Rogozine, Vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, expose la stratégie russe face aux sanctions de l’Occident

Dimitri Rogozine

Dmitri Rogozine, Vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, expose la stratégie russe face aux sanctions de l’Occident

Cette passionnante interview  de Rogozine, réalisée par Vladimir Soloviev, est passée le 21 septembre 2014 sur la chaine russe Rossia 1, dans le journal télévisé (Vesti). Le Vice-Premier ministre de la Fédération de Russie y expose sans retenue la position de la Russie face aux sanctions de l’Occident (notamment face à la France), et les investissements que mène le pays pour développer son industrie de l’armement.

À regarder avec sous-titres (36 mn) ou à lire en intégral sous forme d’un article, en dessous de la vidéo.


ROGOZINE INTERVIEWÉ EN VIDÉO PAR SOLOVIEV
russe sous-titré en anglais et en français

Télécharger les fichiers des sous-titres français et anglais au format .txt
(si vous voulez par exemple le traduire dans une autre langue, nous envoyer le fichier traduit à cette adresse).

Transcription : Marina (Saker russe), Katya (Saker Océanie) & CG (Saker russe). Traductions et édition : Katya & Daniel (Saker français). Production : Marina, Katya & Augmented Ether. Editing & Production: Augmented Ether (Oceania Saker)

Retrouvez toutes nos vidéos sous-titrées en français (et en d’autres langues) sur notre chaine Youtube TheFrenchSaker TV


TEXTE INTÉGRAL DE L’INTERVIEW

Vladimir Soloviev (VS) : Bonsoir et bienvenue à Une soirée avec Vladimir Soloviev. Du lundi au jeudi, après l’émission Vesti [le Journal télévisé], nous discuterons de l’actualité du jour avec ceux qui font de la politique, qui influencent la politique et qui ont un point de vue particulier sur ce qui se passe. Avec nous en studio, nous avons le Vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, M. Dmitri Olegovitch Rogozine. Nous verrons comment le complexe militaro-industriel de la Russie répond aux sanctions, pourquoi les Français craignent de briser le contrat Mistral et ce que l’ancien représentant auprès de l’OTAN pense de ses collègues de l’Alliance de l’Atlantique Nord.

Dmitri Olegovich, permettez-moi de féliciter tous ceux qui sont associés à l’industrie.

Dmitri Olegovich Rogozine (DOR) : Le 19 septembre de chaque année, nous célébrons la Journée des armuriers russes.

VS : Nous avions coutume de juger leur situation enviable. Nous avions aussi l’impression que nos armes étaient meilleures. Puis est arrivée une sombre décennie, où même nos armes semblaient avoir disparu, que tout ce qui nous restait, c’était des Kalachnikovs rouillées. Récemment, l’OTAN a dit que l’armée russe progressait à grands pas. Est-ce à dire que nous avons de quoi combattre ? Objectivement, qu’avez-vous été en mesure de faire depuis votre nomination récente ? Quels résultats avez-vous obtenus ?

DOR : Les armes modernes sont devenues des armes intelligentes. C’est le nom qu’on leur donne. Au lieu de n’être un simple utilisateur de ces armes, le soldat en assume le contrôle. Notre principale tâche aujourd’hui, c’est d’éloigner les soldats de la zone de tir ennemie. Ils doivent donc utiliser une arme moderne pouvant être contrôlée à distance. Cette technologie du XXIe siècle est complètement différente.

Nous étions conscients que nous devions faire un énorme pas en avant dans le développement de l’ensemble du complexe militaro-industriel. Tous savent quelles sont les conditions qui prévalaient : 20 ans sans financement, le pays n’avait pas les moyens d’investir dans la science militaire, ni d’embaucher le nouveau personnel requis par les bureaux d’études et les usines. Le vieillissement du personnel et de la technologie des armes a créé un énorme fossé entre la Russie et les principaux pays occidentaux au chapitre de l’armement et de l’équipement militaire.

VS : En fait, nous étions en train de perdre une guerre sans même y être entrés.

DOR : Nous avons été confrontés à l’étendue du problème pendant les deux opérations au Nord-Caucase, en subissant d’énormes pertes de personnel militaire. Le système en soi a changé énormément en ce qui concerne l’utilisation des armes, mais nous étions restés dans la mentalité d’après-guerre du milieu du XXe siècle.

Il y a eu ensuite la guerre de 2008, l’opération visant à imposer la paix avec Saakachvili, l’agresseur géorgien de l’époque, une guerre que nous avons gagnée grâce à la force et à la détermination des soldats russes. Sauf que nous trainions de la patte en matière d’armement, de reconnaissance, de communications, de commande  et de contrôle. Nos véhicules blindés ne nous donnaient même plus l’avantage de la dissimulation et de l’efficacité des tirs, entre autres choses.

À la suite de cela, des décisions radicales ont été prises et réalisées dans le cadre du programme d’armement de 2011-2012. En cette 3e année du programme, l’objectif est le suivant : 30 % des armes des forces terrestres et navales doivent être ultra modernes d’ici 2015 et 70 % d’ici 2020. En fait, nos forces terrestres et navales seront les mieux armées et équipées du monde.

VS : Plus que les USA et l’OTAN ?

DOR : En termes d’efficacité, de qualité et de prix, je crois que nous pourrons atteindre cet objectif. Nous devons fabriquer des armes plus simples et moins onéreuses que celles des USA. L’efficacité de leur utilisation doit être égale ou supérieure à celle des USA.

VS : Cela repose sur une base scientifique ?

DOR : Bien sûr. Les USA dépendent non seulement de leur grande puissance militaire, mais ils s’en servent pratiquement comme solution à tous leurs problèmes économiques. Pourquoi ont-ils des corps expéditionnaires ? Pourquoi ont-ils des porte-avions capables de se déployer très loin des États-Unis ?

VS : Parce que c’est leur manière de régler leurs problèmes économiques.

DOR : C’est une vieille recette éprouvée par la mafia jadis : laisser un fusil traîner sur la table rend les négociations plus efficaces. Ce qui revient à dire qu’on peut régler bien des choses avec de belles paroles, mais beaucoup plus en les disant avec un fusil dans les mains.

C’est exactement ce que font les Américains. Ils disposent aussi d’un énorme réseau d’États satellitaires, composé principalement de ses alliés européens membres de l’OTAN, dont ceux qui ont signé le Pacte de Varsovie. Ils ont aussi leurs propres armées, leurs propres forces nationales. Il n’y a pas d’armée de l’OTAN proprement dit. L’OTAN est le cumul des forces armées nationales de tous les pays formant cette alliance.

Après avoir évalué la menace militaire, nous devons comprendre que nos armes doivent pouvoir riposter, non seulement à l’attaque d’un agresseur, mais aussi de pays regroupés à la fine pointe de la technologie, qui pourraient utiliser leur force contre nous.

Il n’est pas nécessaire de fabriquer des tonnes d’armes, comme l’Union soviétique, et ne pas savoir quoi en faire. Nous devons créer une armée compacte, mobile et pouvant être transférée partout où la guerre menace.

VS : Comme les exercices  le démontrent, pour nous, il n’y a pas de frontières.

DOR : Notre territoire est immense, le plus grand du monde, et notre population est petite, 145 millions d’habitants, l’équivalent de la population allemande et française combinée. Pour protéger un si grand pays, notre population devrait s’établir à 600 millions de personnes. Notre tâche consiste donc à créer une arme qui permettra à chaque soldat et officier de remplacer cinq personnes. Nous devons donc disposer de beaucoup d’armes, chaque officier et membre du personnel militaire devrait être formé pour devenir un soldat universel, capable de manœuvrer des machines complexes.

Comme notre population est clairsemée, nous devons chérir la vie de chaque soldat, le positionner le plus loin possible des zones de tir.

VS : Ce qui veut dire qu’il faut financer les percées dans le domaine scientifique de pointe. Nous devons avoir une longueur d’avance sur le monde, car si nous traînons derrière, nous perdrons. Allons-nous dans la bonne direction ? Aurons-nous les types d’armes qui vont, comme disait M. Poutine, surprendre nos collègues occidentaux ?

DOR : Nous devons décider si nous voulons vraiment surprendre nos collègues et il n’est pas nécessaire pour cela d’étaler toutes sortes d’armes. Certaines choses doivent être gardées secrètes et utilisées pour surprendre à un moment crucial, question de donner une douche froide à un adversaire trop bouillonnant.

Si je peux me permettre, l’acquisition de la base technique requise pour les forces nucléaires stratégiques avance à grands pas. En fait, ces forces seront modernisées non pas à 70 %, mais à 100 %.

Il y a un mois, le président a examiné notre rapport sur l’ajout de 3 nouveaux sous-marins stratégiques. Nous sommes en train de mettre en place une flotte de sous-marins nucléaires. La flotte comprend des vaisseaux porteurs d’armes nucléaires stratégiques capables d’atteindre un pays de n’importe quel continent qui déciderait soudainement de nous attaquer et menacer nos intérêts nationaux vitaux.

Elle comprend aussi des vaisseaux multifonctionnels ayant la capacité de navigation autonome qu’il faut pour contrer tout obstacle et s’engager dans une confrontation armée avec toute la flotte ennemie. Voilà pour ce qui est de la force nucléaire navale.

Passons maintenant aux Forces de missiles stratégiques. Le président a déjà adopté les stratégies et leur mise en œuvre a commencé. En premier lieu, nous avons maintenant modernisé pratiquement toute notre flotte de bombardiers stratégiques. Nous avons restauré la puissance de nos moteurs uniques en soi, que nous avions perdue. À l’usine Kouznetsov de Samara, nous avons repris la production des moteurs HK-12, HK-25 et HK-32, qui ont une énorme réserve dont peuvent profiter les bombardiers stratégiques.

Nous avons déjà établi un cadre de travail en vue de la création d’un complexe d’aviation perfectionné pour les avions de longue portée. Des travaux de conception sont en cours afin de créer un bombardier lourd, un appareil performant qui remplacera les appareils stratégiques hérités de l’ère soviétique.

En ce qui a trait aux Forces de missiles stratégiques, les missiles lourds actuellement en service remontent à l’époque soviétique et ont été fabriqués à l’usine Ouzmach, en Ukraine. Il s’agit de missiles lourds Voevoda, que les Américains ont surnommé Satan. Leur vie utile tire à sa fin, mais nous avons déjà entrepris la construction d’un nouveau complexe de , qui remplacera le complexe existant.

VS : Nous n’avons plus à compter sur la coopération de l’Ukraine.

DOR : Les pièces électroniques, les moteurs, les ogives nucléaires, les pièces particulières et les systèmes de gestion de dispositif, tout est fabriqué en Russie.

VS : Dmitri Olegovitch, la rupture avec les fournisseurs ukrainiens a-t-elle été pénible ? Les spécialistes ukrainiens se sont-ils tournés vers nous ? Nous ont-ils demandé de travailler avec nous ? Se pourrait-il que des équipes au complet aient jugé qu’il n’y avait pas d’avenir en Ukraine et qu’ils devraient être en Russie à la place ?

DOR : Nous ne devons pas oublier que les spécialistes ukrainiens sont arrivés en Russie non seulement après les événements récents, mais aussi bien avant. La désintégration de l’industrie ukrainienne s’est amorcée avec l’effondrement de l’URSS. Les gens ne se souciaient plus de rien même à cette époque. Différents clans se disputaient la mainmise du pays et étaient à couteaux tirés. L’industrie, tous s’en balançaient.

Toutes les usines ukrainiennes sont vieilles et leur technologie date de l’époque soviétique. Quand nous parlons aujourd’hui de substitution aux importations, cela ne veut pas dire que nous copions les produits ukrainiens pour les fabriquer dans nos usines. Dans le cadre de notre politique de substitution aux importations, nous montons des installations complètement neuves – des systèmes d’alimentation ou de contrôle pour nos armes qui font partie d’une nouvelle génération à plus-value.

La coupure est bien sûr douloureuse à certains égards, mais pas du point de vue technologique. Les sommes dépensées ne sont pas faramineuses, tout est comptabilisé. Dans deux ans et demi au plus tard, nous aurons remplacé tout ce que l’Ukraine nous fournissait jusqu’au dernier moment. Le problème se trouve ailleurs.

Pour l’Ukraine, les jeux sont faits. L’Ukraine a complètement cessé d’être un pays industriel. Les pays occidentaux ne veulent pas de ses produits dépassés, d’autant plus qu’ils ont leurs propres fabricants. Ce que les Ukrainiens font maintenant, c’est du suicide. Les ukrainiennes bloquent à la frontière des produits fabriqués dans les usines ukrainiennes, comme des turbines à gaz pour la flotte de surface de la Russie (usine Zorya-Mashproekt à Nikolaiev), des moteurs (usine Motor Sich à Zaporijia) et des missiles Zenit (usineUzmash à Dnipropetrovsk), pour lesquels nous avons déjà payé.

Quel paradoxe. Tout va finir par pourrir, y compris la compétence ukrainienne dans les domaines scientifique et industriel.  Je dis cela avec beaucoup de regret. Je vais vous dire une chose. Nous pensions encore, à la fin de l’année dernière, que nous pourrions remédier à la situation. À ce moment-là, le président Poutine a déployé tous les efforts possibles pour sauver l’Ukraine du gouffre dans lequel elle est tombée. Au début décembre, M. Poutine m’a dépêché en Ukraine.

En une journée j’ai visité les chantiers navals de Nikolaïev, Zaporijia et Dnipropetrovsk, le soir j’étais à Kiev et le matin suivant j’étais de retour à Moscou. J’ai eu des réunions avec plusieurs scientifiques et ingénieurs éminents, qui étaient inflexibles dans leur position en faveur d’une coopération avec la Russie. Nous avons convenu de créer des centres d’ingénierie conjoints. Tout pouvait encore être rectifié.

Le 21 février, quand le coup d’État a été fomenté, je devais prendre un vol vers Kiev à la demande du président. J’ai stoppé la voiture à l’entrée de l’aéroport, parce qu’il était clair que c’en était fini de l’Ukraine.

C’est une tragédie personnelle pour bien des gens qui vivent en Ukraine, des gens qui ont fréquenté les mêmes écoles scientifiques que nous, qui croyaient que la coopération entre la Russie et l’Ukraine était incontestable. Aujourd’hui, ils n’ont d’autre choix que de se tourner vers le commerce de détail. Mais je crois qu’un autre choix s’offre à eux : déménager en Russie, revenir vers nous.

Et croyez-moi, ce processus est déjà enclenché. Il y a quelques mois, en été, j’étais au chantier naval de Komsomolsk-sur-l’Amour. Des centaines de spécialistes ukrainiens y travaillent. Ils sont arrivés il y a 10 ans. Ils ne sont pas prêts à retourner en Ukraine, ils ont maintenant de la famille en Russie. Ils ont obtenu la citoyenneté russe à la suite de l’adoption d’une loi qui leur donnait la préférence en tant que compatriotes. Ils se réjouissent de pouvoir poursuivre leur carrière de scientifiques, spécialistes et ingénieurs dorénavant en tant que Russes vivant en Russie. Ils vont tout faire pour s’assurer que notre complexe militaro-industriel vienne à bout de tous ces problèmes.

VS : Dmitri Olegovitch, qu’en est-il des constructeurs de navire français, allons-nous aussi les embaucher ou obtenir les Mistral d’une façon ou d’une autre ?

DOR : En fait, je serais très heureux d’embaucher aussi les constructeurs de navire français.

VS : Quelle  étrange à propos des Mistral…

DOR : Et je ne blague même pas. À partir de maintenant, nous allons réunir les meilleurs spécialistes au monde. Les Américains avaient l’habitude d’aller chercher les plus grands cerveaux du monde et un nombre élevé de nos spécialistes ont déménagé aux USA et dans d’autres pays occidentaux après l’effondrement de l’Union soviétique. Aujourd’hui, nous sommes en train d’inverser ce processus.

VS : Nous ne sommes pas les seuls à avoir vécu cela. Peu de gens savent que l’industrie des moteurs de fusées aux USA, on la doit à Werner von Braun et à ses collègues , qui ont été forcés de s’établir en Alabama contre leur gré après la Seconde Guerre mondiale. Bon nombre des réalisations des USA ne leur appartiennent même pas.

DOR : Même aujourd’hui, les fusées américaines Atlas et Antares sont propulsées par des moteurs russes. Il s’agit d’un moteur russe MK-33, créé en Union soviétique en 1970. Les USA nous en achètent encore et s’en servent pour transporter leurs charges dans l’espace. Ce moteur a été spécifiquement conçu pour le programme lunaire de l’Union soviétique. Le programme n’a pas été déployé, mais il nous reste encore plus d’une centaine de moteurs.

VS : Mais vous leur avez proposé une alternative : Vous voulez un rideau de fer ? Alors, utilisez un trampoline pour vous rendre à votre station. Vous ne voulez pas de nos moteurs ? Utilisez un trampoline.

DOR : Bien, les Américains – leur comportement est amusant, plutôt sélectif… Ils disent : nous voulons causer des problèmes à l’industrie spatiale russe, à l’industrie des moteurs de fusées russes. Ils essaient de nous évincer du marché qui a donné la possibilité à des entreprises russes de lancer des satellites d’autres pays.

L’argent ainsi amassé, nous l’investissons dans le développement de notre industrie. Les Américains tentent de nuire autant que possible au développement de l’industrie spatiale russe.

Mais par rapport à la Station spatiale internationale, ils disent : « Nous ne devrions pas y toucher, c’est un projet conjoint formidable, qui se soucie de l’ensemble de l’humanité ». Nous leur répondons : « Écoutez les gars. Vos navettes ne sont plus en service ». Jusqu’à 2018, les USA n’auront aucun moyen de mettre leurs astronautes en orbite pour atteindre la Station spatiale internationale. Jusqu’en 2018, ils dépendent entièrement de notre bonne volonté à les transporter dans notre fusée Soyouz-2-1B, en compagnie de notre équipage.

C’est ainsi que fonctionnent  leurs sanctions : s’ils tirent profit de quelque chose, ils n’y touchent pas. S’ils n’en tirent pas profit ou qu’ils acceptent de prendre un risque, ils imposent des sanctions.

VS : Et les Mistral ? Il est clair que les Américains ont fait pression sur la France pour qu’elle prenne une décision aussi étrange. En avons-nous besoin ?

DOR : Bien, d’abord, le paiement a été fait, en réponse à un besoin criant. Soit ils nous remboursent, soit ils livrent les navires. Le navire en soi, le Mistral, est un grand bâtiment de projection et de commandement. Je crois personnellement que nous pouvons nous passer de ce contrat. Nous avons la capacité d’assembler les grands blocs de ce genre de navire. Nous ne possédions pas cette capacité auparavant, parce que tous les gros navires (dont les porte-avions du projet soviétique) étaient assemblés dans les chantiers navals de Nikolaïev.

Nous n’avons jamais construit ce genre de bâtiment. Mais, le 16 novembre dernier [2013], nous avons livré à nos collègues indiens le porte-avions léger Vikramaditya, l’ancien croiseur lance-missiles Amiral Gorchkov, dont le déplacement s’établit à 45 000 tonnes. Ainsi, en remplissant le contrat et en gagnant beaucoup d’argent, nous avons prouvé que la Russie est maintenant capable d’assembler ce type de porte-avions ultra moderne.

Absolument. Le savoir-faire associé à la construction d’un porte-avions est ce qui compte le plus dans le secteur de la construction navale. Il va donc de soi que nous pouvons construire un bâtiment de projection et de commandement, de conception plus simple.

Le problème avec le Mistral, c’est que ce navire est conçu pour le climat méditerranéen. Il ne convient pas vraiment aux rigueurs de notre climat. Ils ne pourront naviguer sur nos mers du nord. Nous avons déjà déterminé où ils seront basés.

Mais nous devons garder à l’esprit que le jeu auquel se prête la France avec les Américains, en promettant la livraison du navire à la Russie un jour et le contraire le lendemain, en dit long sur son comportement pas très décent. D’abord parce qu’un tiers du navire a été assemblé en Russie. Les parties de la poupe du Mistral ont été assemblées dans le chantier naval de la Baltique à Saint-Pétersbourg. Par conséquent, s’ils veulent garder le navire, nous allons enlever la poupe, la ramener et en intégrer les parties à d’autres navires. Je doute qu’ils puissent utiliser leurs navires. Leurs moitiés de navire pour être plus précis.

Deuxièmement, l’argent a été versé, ce qui veut dire qu’ils doivent nous rembourser et payer des pénalités.

Troisièmement, la France perd non seulement de l’argent, mais aussi sa réputation de fournisseur fiable sur le plan de la coopération militaro-technique. S’ils veulent salir leur réputation, tant mieux pour eux ! Mais qu’ils nous remboursent l’argent et nous remettent la poupe. Quant à leur réputation, Au revoir !

VS : Qu’en est-il de notre réputation et de notre position sur les marchés internationaux ? Il est évident que les gros capitaux proviennent non seulement du pétrole et du gaz, mais aussi de la vente d’armes. Comme les événements tragiques en Syrie et en  le démontrent, nos armes sont en demande. L’armée irakienne, formée par les USA, et qui utilise des armes américaines, se fait malmener par des diplômés des universités militaires russes, qui utilisent de l’équipement soviétique. Ce qui veut dire que notre équipement militaire trouve preneur. Mais pouvons-nous continuer d’occuper ces marchés avec les sanctions ? Sentons-nous cette grande pression, qui veut nous forcer à reculer et à dire «  Allez les gars, vous pouvez entrer et y rester » ?

DOR : Les sanctions occidentales qui nous sont imposées visent essentiellement deux cibles. La première cible est la fourniture de machines-outils, c’est-à-dire de machines modernes, avec lesquelles nous pouvons moderniser la technologie. La seconde cible, ce sont les composants électroniques, c’est-à-dire la micro-électronique, notamment dans l’industrie spatiale, et qui sont capables de résister au par des particules lourdes.

Dans l’espace, il va de soi que les composants électroniques sont sensiblement différents. Ce genre de composants, nous en produisons très peu. Dernièrement, le marché s’est ouvert. Comme l’industrie des moteurs de fusées et des engins spatiaux n’est pas entièrement consolidée, nos entreprises préféraient s’approvisionner en composants électroniques auprès de l’Occident.

Comme ils connaissent notre dépendance à cet égard, ils ont décidé de frapper dans ce secteur. Mais nous avions prévu le coup. Pour ma part, je le savais dès mon entrée en fonction au . Nous avons déjà donné les instructions nécessaires pour démarrer la production, en Russie, de tout le nécessaire.

Cependant, ce que nous ne pouvons ou n’avons pas le temps de faire, c’est de favoriser la participation d’autres pays qui ont des échanges commerciaux avec nous. Il est vrai que c’est tout un défi, mais je peux garantir que nous trouverons une solution, parce que pour nous, les sanctions mettent à l’épreuve notre caractère national. Les périodes les plus difficiles sont les plus propices à l’épanouissement des plus grandes qualités de notre caractère national.

VS : Dmitri Olegovitch, au Forum économique de Sotchi, les partisans du modèle de Gaidar, des libéraux candides, ont dit que notre principal problème budgétaire, c’est que trop d’argent est consacré au complexe militaro-industriel. Ce que vous dites semble aller dans la direction opposée, soit qu’il est nécessaire de se doter d’une ingénierie de précision, des dispositifs électroniques spéciaux, de personnel dûment formé et des établissements d’enseignement nécessaires. Le complexe militaro-industriel est donc devenu un moteur du développement. Comment allez-vous concilier ces approches divergentes au sein d’un même gouvernement ?

DOR : Je dois avouer que ce sujet revient constamment dans mes discussions avec mes collègues. Nous avons des points de vue différents. Mais, quand nos décisions définitives sont prises, nous essayons de ne pas en débattre publiquement, mais nous avons des discussions animées entre nous. J’ai soulevé à maintes reprises la question de la politique du crédit, parce que personne n’est jamais arrivé à faire croître l’industrie de 12 %.

VS : C’est impossible.

DOR : En effet, c’est impossible.

Premier enjeu. En Occident, les taux d’intérêt des prêts sont de 3 ou 4 %. Comment pouvons-nous comparer notre industrie à celle de l’Occident ? Leur position est beaucoup plus enviable. Pas de sanctions, personne ne les empêche de travailler et la politique bancaire appuie l’industrie. Nous n’avons rien de cela. Nous n’allons pas en expliquer les raisons, mais c’est un fait.

C’est pourquoi le gouvernement a pris la décision de compenser la prime supplémentaire sur les taux d’intérêt imposée aux entreprises du complexe militaro-industriel en leur fournissant du crédit, dans le cadre du budget. C’est une mesure cruciale.

Dans son message adressé à l’Assemblée fédérale de Russie en décembre dernier, M. Poutine a exigé de la Commission militaro-industrielle qu’elle élabore un programme pour transférer la technologie de l’industrie de la défense à l’industrie civile. Lorsque les commandes de l’industrie de la défense diminuent, une fois les forces terrestres et navales entièrement équipées d’armes modernes, pour que les usines continuent de fonctionner, elles devraient être en mesure de fabriquer des produits de haute technologie similaires pour l’industrie civile.

Je crois que c’est absolument crucial. Par exemple, dans l’industrie aérospatiale militaire, la présence d’un seul lieu de travail en crée neuf autres dans d’autres secteurs de la technologie de pointe, comme l’électronique, la métallographie et ainsi de suite. Elle entraîne aussi dans son sillage des secteurs qui ne sont pas directement liés à l’industrie militaire, comme la métallurgie et, une fois de plus, l’électronique, les matériaux composites et bien d’autres encore.

Second point. Nous poursuivons délibérément une politique visant à ce que chaque entreprise consacre une part de sa production à l’industrie civile. À l’heure actuelle, elle oscille de 25 à 27 %. Mais d’ici 2020, elle s’établira à 50-50 %. Pourquoi est-ce important ? Premièrement, les entreprises en profiteront. Aujourd’hui, elles ont des contrats dans le marché de la défense, mais demain elles pourraient en avoir moins. Il leur faut le filet de sécurité que constituent les fournitures au marché civil. Deuxièmement, il y a un transfert de la technologie.

Par exemple, en mettant au point la technologie requise pour l’usine d’assemblage d’avions de Komsomolsk-sur-l’Amour, qui assure l’assemblage final de l’avion Soukhoï Superjet, nous avons aussi créé une technologie pouvant servir au combat contre des chasseurs. L’usine fabrique aussi des appareils tactiques comme le SU-35C (Soukhoï Su-35s), un chasseur de cinquième génération.

C’est la même chose partout. Comme au chantier naval de Sevmach, à Severodvinsk, qui fabrique des sous-marins et de puissants navires de surface. Là aussi, ils créent de la technologie destinée aux opérations civiles.

VS : Mais l’inverse est aussi vrai. Je vous ai vu sur une motoquad à Toula.

DOR : Non !

VS : Avec une mitraillette.

DOR : À Klimovsk, hier.

VS : À Klimovsk, oui. Le Tachanka-Tulchanka [nouveau quad de combat fabriqué à Briansk]

DOR : C’est le projet conjoint exclusif d’une entreprise privée de Briansk. Ils fabriquent des motoquads de 300 et 650 cc. Elles sont puissantes et solides. J’en ai essayé une hier. Il y a aussi les motoneiges. Avant, nous achetions ce genre de véhicule au Japon. Nos troupes aéroportées ont besoin d’équipement léger, en plus de ce que l’on voit dans les parades. Ils ont demandé aux ingénieurs de concevoir une motoquad sur laquelle deux tireurs peuvent se mettre en position de tir, viser leur cible et quitter immédiatement la zone de combat. Hier, les forces spéciales de l’armée m’ont montré comment ça fonctionne, puis j’ai essayé. J’ai bien aimé.

VS : La commande provient donc du ministère de la Défense ? Jusqu’à quel point les gens vous croient-ils ? Les gens se tournent-ils vers l’industrie de la défense ? Leurs salaires ont-ils augmenté ? L’âge moyen dans l’industrie de la défense a-t-il changé ?

DOR : Chaque année, les salaires augmentent de 15 %. Je ne crois pas que les salaires sont aussi élevés dans les autres industries. Ils sont supérieurs à la moyenne dans les régions où des entreprises liées à la défense sont présentes. Nous comptons 1 352 entreprises liées à la défense. Cela représente deux millions de personnes.

VS : Deux millions de personnes ?

DOR : Oui, ça fait beaucoup de gens.

VS : Y a-t-il des jeunes ?

DOR : Pour ce qui est des jeunes, cette année, le programme d’études collégiales en ingénierie a accepté 11 000 personnes. D’ici 2020, il nous en faut 38 000 de plus. Avec de tels volumes, nous allons sûrement régler le problème. Cette année, de concert avec le ministère de l’Éducation et des Sciences, nous avons lancé un nouveau programme. Une entreprise liée à la défense peut se joindre au gouvernement en vue de financer conjointement la formation de spécialistes pour le complexe militaro-industriel. Avec 43 000 roubles, on peut unir nos forces et assurer un bon financement public à la formation d’un excellent professionnel.

Il y a trois ans, l’âge moyen dans l’industrie de la défense était de 49 ans. Il y a cinq ou six ans, il était de plus de 50, dont bon nombre de vétérans de 60 à 65 ans. Mais cette année, il se situe déjà à 45 ans. L’arrivée des jeunes fait baisser l’âge moyen. Et quels jeunes ! Les gars ont soif d’apprendre. C’est un plaisir de travailler avec eux. J’en rencontre partout.

J’étais récemment au OKB Loulki [Bureau d'études expérimental, une filiale de UMPO], qui fabrique des moteurs pour les avions de combat. J’ai parlé aux personnes en charge. Puis les gars sont arrivés, de jeunes professionnels et concepteurs. Nous avons fermé la porte pour que les chefs ne puissent entrer. J’ai dit : « Dites-moi ce que vous avez en tête ». Ils m’ont répondu : « Nous avons de nouvelles idées ».  Ils ont sorti des plans. Il était question de développement de nouveaux moteurs de 15 à 30 tonnes de poussée. Un concept entièrement unique. J’ai soumis tout cela au financement, au fonds constitué pour les recherches prometteuses. Je mise sur ces gars. Ils vont contribuer à l’essor de l’industrie de la défense, sinon de tout le pays.

VS : Le chef du complexe militaro-industriel est Vladimir Vladimirovitch Poutine. Êtes-vous son assistant ? Comment communiquez-vous avec lui ? Quel est votre travail habituel ?

DOR : Premièrement, le président se réunit régulièrement avec tous les responsables du développement de l’industrie. Il tient aussi des réunions avec les militaires, habituellement en mai et en novembre, pour discuter des questions liées à l’industrie de la défense. Il écoute non seulement les commandants en chef, mais aussi les personnes qui prennent des décisions relatives aux commandes d’équipement militaire pour le ministère de la Défense. Derrière les portes closes, il y a des discussions animées avec les concepteurs en charge.

Qu’est-ce que la commission militaro-industrielle ? Avant, elle faisait partie du gouvernement, et j’en étais le chef à titre de Vice-premier ministre. Mais j’ai demandé au président d’en augmenter l’importance en la mettant sous responsabilité présidentielle. C’est important en raison de la situation inhabituelle que nous vivons. Nous n’avons pas suivi le courant. Plus tard, je l’espère, les choses vont revenir à la normale. Maintenant il y a une rupture et nous devons en tenir compte.

Dans la situation géopolitique actuelle, nous devons de toute urgence, et rapidement, fournir aux forces terrestres et navales tout le nécessaire, pour qu’elles soient craintes et respectées. Par ailleurs, nous devons moderniser entièrement l’industrie, avant car si on veut fabriquer  des produits modernes avec des machines Krupp de 1945, ce sera totalement inefficace. Par conséquent, nous devons amener l’industrie à travailler autrement, créer une nouvelle industrie, bref, amener une nouvelle industrialisation dans l’ensemble du pays.

Le troisième enjeu, nous en avons parlé au début. C’est de mettre sur pied un programme en vue de la création d’armes nouvellesintelligentes, qui relèvent de la science de pointe. Le programme d’armement existant est lié principalement à la réalisation du potentiel scientifico-technologique unique établi pendant l’ère soviétique, mais qui n’a pas été exploité, pour diverses raisons. Aujourd’hui, cette réserve est épuisée. Voilà ! Nous n’avons plus rien. C’est pourquoi le concepteur en chef doit être élevé à un rang supérieur, afin que le président puisse communiquer avec lui facilement. Le concepteur en chef ne devrait pas se contenter de concevoir un produit, que ce soit un char ou un avion.

VS : Il doit être comme Korolev [le fondateur du programme spatial soviétique].

DOR : Exactement ! Il doit être un intégrateur de systèmes, le fondateur et le créateur d’une nouvelle section. Nous devons encourager ce genre de personnes dans les années qui viennent, qui deviendront les maîtres de la science fondamentale à l’Académie russe des sciences. L’Académie aura alors une raison d’être. Ces trois problèmes doivent être réglés simultanément, avec un quatrième : la formation. Cet aspect requiert une orientation personnelle de la part du président.

VS : Nous nous connaissons depuis des années, 1986 en fait. Votre père suivait la même direction et a obtenu honneurs et récompenses. Vous devez être heureux de poursuivre dans la voie de votre père. Avez-vous le sentiment que votre travail soit en quelque sorte prédéterminé (je parle non seulement de ce que vous faites pour la fonction publiquemais aussi de vos  familiales) ?

DOR : Mon fils y travaille aussi. Lui aussi est dans l’industrie de la défense, comme chimiste. Il va défendre sa thèse. C’est d’ailleurs son anniversaire aujourd’hui.

VS : Félicitations !

DOR : Après cette interview, je m’en vais directement à Toula.

VS : Toula ?

DOR : Oui. Il y travaille. Il y a déménagé avec sa famille, où il possède sa propre entreprise. Je tiens à dire que pour moi, mon travail est une question d’honneur.

VS : Nous vous remercions de votre temps Dmitri Olegovich !

http://www.vineyardsaker.fr/2014/10/04/video-dmitri-rogozine-vice-premier-ministre-federation-russie-expose-strategie-russe-face-aux-sanctions-loccident/

La ligne Azur dénoncée pour apologie de la pornographie, du libertinage, du sadomasochisme, de la drogue et de la pédophilie !

Voilà ce que les psychopathes francs-maçons/satanistes ont comme projets d'avenir pour nos enfants !

samedi 4 octobre 2014

La ligne Azur dénoncée pour apologie de la pornographie, du libertinage, du sadomasochisme, de la drogue et de la pédophilie !

Les Associations Familiales Catholiques (AFC) ont formé un recours devant le Conseil d’Etat contre le partenariat qui unit l’Education nationale et la Ligne Azur. Le rapporteur public abonde dans leur sens.

Dans une lettre aux recteurs du 3 janvier 2013, Vincent Peillon, à l’époque ministre de l’Education nationale appelait à « Relayer avec la plus grande énergie la campagne de communication relative à la Ligne Azur, ligne d’écoute pour les jeunes en questionnement à l’égard de leur orientation ou de leur identité sexuelle ». Ce site, promu par Sida‑Info‑Service, a rapidement fait polémique. Selon l’avocat des AFC, il renfermait « Un contenu objectivement pornographique, quand il ne suggérait pas le détournement de la loi. »

 

Le rapporteur public a dénoncé le 24 septembre une atteinte à la morale publique de la Ligne Azur

Cette association militante porte selon lui atteinte aux principes de neutralité de l’école et de liberté de conscience. Elle milite par exemple pour l’ouverture de la PMA aux paires de lesbiennes. Mais surtout, chose rare, le rapporteur a dénoncé une atteinte à la morale publique. La Ligne Azur présente en effet la pédophilie ou encore l’usage de la drogue, sans les condamner.

Une brochure destinée aux enfants, élégamment appelée « Tomber la culotte », toujours disponible sur le site du Planning Familial, est également épinglée par le rapporteur public en ces termes : « Elle fait l’apologie du sadomasochisme, du libertinage, dans des termes que nous ne saurions reprendre dans cette enceinte… On peut s’interroger sur la légèreté du ministre qui a recommandé ce site auprès de jeunes de 11 ans. Comment ne pas comprendre que des parents ou des enfants puissent être choqués ? »

Le partenariat de l’Education nationale avec la Ligne Azur sera probablement condamné…

Au Conseil d’Etat, ce n’est pas le rapporteur public qui prend la décision. Son rôle est de résumer la procédure antérieure et de proposer sa solution à un litige. Comme dans la grande majorité des cas, l’avis du rapporteur public est suivi par les juges, il y a de grandes chances pour que le partenariat avec la Ligne Azur soit condamné par le Conseil d’Etat, qui a mis l’affaire en délibéré. Reste à savoir si cela aura un impact. Il y a deux ans, le tribunal administratif avait annulé l’agrément obtenu par SOS Homophobie. Le ministre Peillon s’était alors contenté de changements mineurs dans le matériel pédagogique, puis avait redonné son agrément. Najat Vallaud‑Belkacem n’est pas du genre à se priver de ces facilités…

Découvrir pourquoi les Illuminati attaquent nos enfants par la sexualité et font la promotion de l'homosexualité !

Sans compter que la promotion de l'homosexualité est non seulement un moyen de légaliser la pédophilie, mais aussi de réduire la population mondiale en proposant de rassembler deux partenaires "du couple" du même sexe = non procréation.

De l'ombre à la lumière - Sodome et Gomorrhe
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Gnose, Connaissance de soi, et voyage astral :
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et les traditions initiatiques authentiques de l'Humanité

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Christian Vanneste : Le mariage homosexuel
est une aberration anthropologique

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Israël n'a pas de Constitution. Pour un état dit démocratique, ça se pose là !

Pour un état colonisateur qui revendique son existence, il s'avère que depuis plus de 60 ans, Israël n'a pas de constitution pour protéger les citoyens juifs et séparer les pouvoirs de l'état, du législatif (Droit judicaire, lois et magistrats) et de l'exécutif  (les politiques élus) !

C'est donc un état dictatorial sous le faux prétexte d'être un état religieux, ce que les sionistes reprochent à certains états arabes et qui prétend encore à sa reconnaissance internationale.

Vous nous direz qu'en France nous avons une Constitution qui bien qu'en apparence est censée séparer les pouvoirs de la République Maçonnique, mais comme ce sont les politiques qui choisissent et mutent les procureurs de la République, la CEDH a aussi condamné la France pour ne pas respecter cette obligation de séparation des pouvoirs de l'état.

D'autres articles ci-dessous :

 



Extrait : En l’absence de constitution, la séparation des pouvoirs en Israël n’est pas clairement définie. C’est ce qui a permis à Aharon Barak d’étendre unilatéralement les pouvoirs de la Cour sans entrave constitutionnelle, et d’établir une hiérarchie des pouvoirs dominée par le pouvoir judiciaire.

Le « gouvernement des juges » d’Aharon Barak a été sévèrement critiqué par de grands juristes israéliens tels que Daniel Friedman et Ruth Gavizon. On lui a également reproché la façon dont il a géré le dilemme entre les droits de l’homme et la sécurité nationale. L'ancien juge Michael Cheshin, par exemple, a accusé Barak d'être prêt à sacrifier la sécurité nationale et la vie d’Israéliens au nom des droits de l’homme.


Anne Jussiaume

La Cour suprême et la Constitution en Israël : Entre activisme et prudence judiciaire

Dans un système où la Constitution est à la fois écrite, lacunaire et en construction depuis plus de cinquante ans, le rôle de la Cour suprême israélienne a été et demeure fondamental. Elle a réussi non seulement à protéger les droits fondamentaux, sans originellement disposer d’un texte constitutionnel en bonne et due forme, mais également à affirmer l’existence d’une Constitution entendue comme une loi suprême et à développer un contrôle de constitutionnalité afférent, alors même que la nature des textes dont elle disposait était loin d’être claire. Ainsi, depuis 1995, la Cour suprême d’Israël exerce un contrôle de la constitutionnalité des lois très intense dont elle a précisé les contours et qu’elle a utilisé efficacement pour protéger à la fois les droits fondamentaux et les valeurs de l’Etat d’Israël.

Le juge israélien a la réputation d’être l’un des plus activistes au monde, en particulier dans le domaine constitutionnel [1]. Il est vrai que, pour le constitutionnaliste français, la simple idée d’un juge mettant en place un contrôle de constitutionnalité sans véritable Constitution écrite semble relever du spectre du « gouvernement des juges ».

La réalité est beaucoup plus complexe. Si l’on ne peut nier l’activisme judiciaire de la Cour suprême israélienne, celui-ci n’est pas sans limites et s’explique, en grande partie, par l’existence d’un système juridique aux caractéristiques internes très spécifiques.

Le juge israélien a, en particulier, dû remplir les vides juridiques nombreux laissés par le pouvoir politique qui n’a jamais réussi à adopter une Constitution écrite, si l’on entend par là un texte constitutionnel suprême contenant l’ensemble des règles fondamentales de l’Etat, tant du point de vue de l’organisation des pouvoirs publics que de la protection des droits et libertés. La Constitution israélienne ne répond pas à cette définition.

A la fois écrite mais lacunaire, rigide mais d’une souplesse excessive, supra-législative mais élaborée par l’organe législatif, la Constitution israélienne, si tant est qu’elle existe [
2], a de quoi intriguer le constitutionnaliste.

Pour comprendre les raisons de cette complexité, il convient de revenir aux racines du problème qui remontent à la création de l’Etat d’Israël [
3].
En 1948, lorsqu’est proclamée l’indépendance, la majorité des acteurs politiques et juridiques, qu’ils aient été internes ou internationaux, sont convaincus de la nécessité pour le nouvel Etat d’adopter une Constitution. La résolution 181 [
4] de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 29 novembre 1947 prescrit l’adoption d’une Constitution démocratique tandis que la Déclaration d’Indépendance, proclamée le 14 mai 1948, premier document constitutionnel de l’Etat Juif, envisage clairement l’adoption d’un texte suprême. [5]

Les principaux acteurs israéliens, y compris ceux qui y seront ensuite farouchement opposés, sont, sinon convaincus, au moins résignés à cette idée. Chacun conçoit que la création du nouvel Etat s’accompagne de la mise en place d’un tel texte.

Pourtant, les conditions sont très vite défavorables : la situation de guerre qui apparaît avec la naissance même de l’Etat, empêche les politiques d’arriver à leur fin. Certes, une Assemblée constituante est finalement élue [
6], mais au moment de cette élection plus tardive que prévue, les esprits ont changé.

Les religieux en particulier, qui n’avaient jamais été très enthousiastes [
7] à l’idée d’élaborer un texte supra-législatif mais qui, face à la pression mondiale et populaire, s’y étaient résignés, profitent de l’ambigüité de la situation pour changer d’avis.

Ils ne sont pas les seuls à opérer cette volte face, David Ben Gourion, père fondateur et leader du nouvel Etat, qui voit dans les juges une menace pour les pouvoirs du Parlement, s’appuie sur la tradition britannique et, en particulier sur le principe de souveraineté du Parlement, pour justifier l’absence de Constitution écrite.

Les chances d’élaborer un texte constitutionnel s’amenuisent progressivement et disparaissent finalement jusqu’à aujourd’hui puisque, depuis lors, les Israéliens n’ont pas réussi à adopter de Constitution écrite au sens strict du terme. Certes, les essais n’ont pas manqué [
8] mais ils n’ont pas été transformés.

Les clivages de la société israélienne entre religieux et non religieux d’un côté, entre Juifs et Arabes de l’autre, ont bloqué, jusqu’à aujourd’hui, l’adoption d’un texte suprême. Les membres des partis politiques juifs orthodoxes notamment estiment qu’Israël n’a aucun besoin de Constitution formelle dans la mesure où la Loi religieuse juive est, par définition, une Constitution [
9]. Corrélativement, la minorité arabe a du mal à accepter l’idée d’une Constitution formelle affirmant l’identité juive de l’Etat.
Israël n’est pourtant pas resté un système sans aucun texte fondamental.

Tout d’abord, la Déclaration d’Indépendance aurait pu servir de Constitution. Elle fut d’ailleurs signée par tous les représentants de toutes les communautés juives constituant la société israélienne, consensus qui ne s’est plus jamais reproduit depuis. Elle contenait en outre une énumération de droits fondamentaux [
10]. Pourtant, elle ne fut pas considérée comme telle par les acteurs politiques et le juge lui-même lui dénia originellement toute valeur juridique [11].

Ensuite, une Assemblée constituante a effectivement été élue. Sans réussir à adopter elle-même un texte fondamental, elle créa les conditions propres à faire évoluer la situation.
C’est en effet dans le cadre de cette première Knesset [
12] que fut adoptée la fameuse résolution Harari [13]. Cette résolution, dont le caractère légal et obligatoire est inexistant [14], est à l’origine de l’adoption ultérieure des Lois fondamentales de l’Etat d’Israël. Elle prévoyait en effet que, face à l’impossibilité d’adopter une Constitution, la Knesset et ses successeurs pourraient adopter des textes partiels, des chapitres, qui, une fois réunis, formeraient la Constitution de l’Etat d’Israël [15].

L’adoption de cette résolution a eu pour avantage de ne pas paralyser totalement les avancées constitutionnelles. Pourtant, elle était loin de régler tout problème. Elle constituait un compromis qui, par définition, permettait plusieurs interprétations. Ainsi, rien n’était prévu ni à propos du statut des Lois fondamentales, ni à propos des conditions de leur adoption, de leur modification ou de leur éventuelle transformation en une Constitution et encore moins de leur protection par le juge.


Dès lors, la position adoptée par la première Knesset semblait poser plus de questions qu’elle n’en résolvait. Cela était d’autant plus flagrant qu’après avoir émis cette résolution, la première Knesset n’adopta aucune Loi fondamentale. Elle se contenta de transférer l’ensemble de ses pouvoirs, tant législatif que constituant aux Knessets futures [
16].
La Première Loi fondamentale fut adoptée en 1958 et c’est sur ce fondement qu’ont ensuite été adoptées les onze Lois fondamentales actuelles [
17].

Ces Lois fondamentales dont le dénominateur commun est simplement de bénéficier du titre de Loi fondamentale et de ne pas être pourvues d’une quelconque référence temporelle, couvrent une bonne partie des domaines généralement abordés par les Constitutions écrites.

En ce qui concerne l’organisation de l’Etat, seule une Loi fondamentale consacrée à la procédure législative semble faire défaut. Cette loi pourrait en particulier traiter des conditions d’élaboration des lois, notamment fondamentales, ainsi que, problème délicat, de leur éventuel contrôle par le juge. La sensibilité du sujet a jusqu’ici empêché l’adoption d’un tel texte malgré des essais répétés.

Les Lois fondamentales consacrées aux droits et libertés sont beaucoup plus lacunaires. Jusqu’en 1992, elles furent totalement inexistantes. Les multiples tentatives [
18] d’adoption d’une déclaration des droits furent rejetées par la Knesset pour des raisons tenant principalement au caractère controversé des sujets abordés. En particulier, le poids des partis religieux, dans un système où le scrutin proportionnel leur laisse une grande marge de manœuvre, a interdit tout accord sur des questions comme celles de la liberté religieuse, de la liberté d’expression ou du droit à l’égalité.

Face à l’échec récurrent de ces tentatives, les partisans d’une telle déclaration ont alors décidé de changer de tactique et d’utiliser celle qui avait jusque là si bien fonctionné dans le cadre des institutions : la méthode des petits pas [
19] ! Furent alors adoptés deux textes dans les domaines les plus consensuels : une loi consacrée à la Liberté Professionnelle [20] et une autre consacrée à la Dignité humaine et à la Liberté [21].

L’adoption de ces deux textes est considérée comme une avancée majeure du système constitutionnel israélien, même si la prise de conscience de cette avancée s’est faite seulement quelques années après leur adoption. Pour la première fois dans l’histoire d’Israël, la Knesset a adopté des Lois fondamentales traitant des droits individuels.
En 1994, la Loi fondamentale relative à la liberté Professionnelle, qui avait donné lieu dès 1992 à l’invalidation d’une décision gouvernementale [
22] interdisant l’importation de viande non cachère, fut modifiée, de même que plusieurs dispositions de la Loi fondamentale relative à la Dignité humaine et à la Liberté. A cette occasion, fut introduite une clause de dérogation expresse dans la Loi fondamentale relative à la liberté Professionnelle qui permettait à la Knesset d’adopter des lois contraires à la Loi fondamentale à la condition de le proclamer expressément et d’obtenir une majorité absolue [23]. Cette possibilité n’a pour l’instant que très peu été utilisée.

Fut également ajoutée à cette occasion une référence explicite à la Déclaration d’indépendance qui, jusque là, avait toujours été considérée comme dénuée de valeur juridique [
24]. A partir de cette date, les deux Lois fondamentales consacrées aux droits et libertés devaient être « respectées dans l’esprit des principes inclus dans la Déclaration d’Indépendance » [25].

Depuis cependant, les tensions vives provoquées par les conséquences juridiques de ces deux textes ont empêché l’adoption de nouvelles Lois fondamentales. Ainsi, des droits aussi importants que le droit à l’égalité, la liberté d’expression, la liberté de la presse ou encore les droits sociaux ne sont pas expressément protégés [
26].

L’Etat d’Israël a donc encore aujourd’hui la caractéristique particulière de ne bénéficier que d’une Constitution incomplète dont la finition semble pour l’instant être mise entre parenthèse. L’absence de consensus politique sur les éléments encore à élaborer bloque pour l’instant toute évolution dans ce sens.

Notes

[1] La Cour a la réputation d’être active également dans des domaines généralement écartés par les juges. Ainsi, depuis les années 1980, elle a développé une jurisprudence lui permettant de contrôler de façon extensive l’action gouvernementale, y compris dans des domaines tels l’armée ou la politique, qui, dans beaucoup de pays, sont considérés comme non justiciables (« échappant par leur nature au contrôle des tribunaux » selon l’expression utilisée par le Conseil d’Etat et le Tribunal des Conflits français pour caractériser les actes de gouvernement).

[2] Le juge Posner, juge américain et professeur à l’Université de Chicago, a récemment écrit dans la critique qu’il faisait de l’ouvrage de Aharon Barak (The judge in a democracy ; Princeton University Press) que « Israël n’a pas de Constitution. Il a des Lois fondamentales votées par la Knesset, que le juge Barak a considérées comme une Constitution en affirmant que la Knesset ne peut pas les modifier à sa guise. C’est une idée surprenante…  », Richard A Posner, Enlightened Despot, The New Republic, apr. 23 2007 ; http//www.tnr.com.

[3] La présente contribution concerne uniquement l’Etat d’Israël et non les territoires occupés. Dans ces territoires en effet, le droit israélien ne s’applique pas. Seuls en principe le droit local et le droit international ont force juridique.

[4] Suite au débat concernant l’avenir de la Palestine, l’Assemblée générale des Nations Unies adopta une décision prévoyant la création de deux Etats dans cette zone : un Etat Juif et un Etat Arabe.

[5] La Déclaration d’Indépendance est divisée en trois parties. La première partie décrit les racines historiques du peuple juif et de son lien avec la terre d’Israël, la seconde partie traite de la création et de l’indépendance du nouvel Etat et enfin la troisième partie proclame les principes fondamentaux du nouvel Etat (dont la valeur juridique sera longtemps controversée ; voir notes 25 et 26).

[6] Les élections ont finalement eu lieu à la fin du mois de janvier 1949.

[7] Pour les Religieux, seule la Torah peut servir de Constitution.

[8] Le comité chargé des questions constitutionnelles à la Knesset (Constitution, Law and Justice Committee) a travaillé sérieusement depuis 1948 et a élaboré plusieurs projets de Constitution.

[9] Voir Dalia Dorner, “Does Israel Have a Constitution ?” 43, Saint Louis University Law Journal (1999) 1325.

[10] On peut ainsi lire dans la Déclaration d’Indépendance : « L’Etat d’Israël sera basé sur la liberté, la justice et la paix tels qu’envisagés par les prophètes d’Israël. Il assurera une complète égalité des droits politiques et sociaux à tous ses habitants, indépendamment de leur religion, de leur race ou de leur sexe. Il garantira la liberté de religion, de conscience, de langue, d’éducation et de culture. Il sauvegardera les lieux sacrés de toutes les religions et sera respectueux des principes proclamés dans la Charte des Nations Unies.  »

[11] HCJ 7/48 Elkarbotly v. Minister of Defence 2 PD 5.

[12] Le premier acte de cette Assemblée nouvellement élue fut de changer de nom et de statut. Elle échangea l’appellation Assemblée Constituante contre celle de Première Knesset. Elle affirma à cette occasion que le nom de l’organe législatif israélien serait celui de Knesset (The Transition Law 1949 3 LS I3 (17 fev 1949)).

[13] Résolution de la Knessetdu 13 juin 1950 DK (1950) 1743, dénommée Résolution Harari en raison du nom du Membre de la Knesset qui est à l’origine de son existence.

[14] Du point de vue du statut juridique, cette résolution est une simple déclaration de la Knesset et non une loi ou une quelconque règle juridique.

[15] « La Première Knesset charge le Comité de la Constitution, de la Loi et de la Justice de la préparation d’un projet de Constitution pour l’Etat. La Constitution sera constituée de chapitres séparés, chaque chapitre constituant une Loi fondamentale. Les chapitres seront présentés à la Knesset (…) et tous les chapitres seront réunis dans la Constitution de l’Etat ».

[16] Second Knesset Transition Law 1951, 5711-1951.

[17] Liste des onze Lois fondamentales adoptées en application de la Résolution Harari : Loi fondamentale : La Knesset en 1958 ; Loi fondamentale : La Territoire Israélien en 1960 ; Loi fondamentale : Le Président de l’Etat en 1964 ; Loi fondamentale : Le Gouvernement en 1968 (remplacée en 1992 et en 2001) ; Loi fondamentale : L’Economie de l’Etat en 1975 ; Loi fondamentale : L’Armée en 1976 ; Loi fondamentale : Jérusalem, la Capitale d’Israël en 1980 ; Loi fondamentale : Le Pouvoir Judiciaire en 1984 ; Loi fondamentale La Cour des Comptes de l’Etat en 1986 ; Loi fondamentale : Liberté Professionnelle en 1992 (remplacée en 1994) ; Loi fondamentale : Dignité Humaine et Liberté en 1992 amendée en 1994.

[18] Dans quasiment toutes les Knessets depuis 1958 (date de la première Loi fondamentale consacrée à la Knesset), des efforts ont été fournis pour permettre l’adoption d’une Loi fondamentale consacrée entièrement aux droits et libertés, voire à une déclaration des droits.

[19] C’est le Professeur Amnon Rubinstein, MK et initiateur des deux Lois fondamentales de 1992 qui a eu l’idée du changement de méthode devant les blocages engendrés par la volonté d’adopter un texte unique.

[20] Loi fondamentale : Liberté Professionnelle de 1992 (remplacée en 1994).

[21] Loi fondamentale : Dignité Humaine et Liberté de 1992 amendée en 1994.

[22] Meatrael v. Rabin (1992) 47 (5) PD 485.

[23] L’atteinte est alors limitée à quatre ans maximum, avec la possibilité d’une durée plus courte précisée dans la loi. La section 8 de la Loi fondamentale relative à la Liberté Professionnelle indique ceci : « Une disposition d’une loi qui viole la liberté professionnelle peut entrer en vigueur même si elle ne remplit pas les conditions de la section 4 (clause limitative voir note 32), à partir du moment où elle est incluse dans une loi adoptée par une majorité des membres de la Knesset qui indique clairement qu’elle doit entrer en vigueur malgré les dispositions de la Loi fondamentale ; une telle loi expire quatre ans après la date de son entrée en vigueur. »

[24] Voir supra note 12.

[25] La Loi fondamentale sur la Liberté Professionnelle a de nouveau été modifiée depuis 1994, en particulier une fois en 1998 pour permettre la possibilité d’interdire l’importation de viande non cachère sans limitation temporelle.

[26] Nous verrons que le juge a utilisé une interprétation extensive du concept de dignité humaine pour intégrer la plupart de ces droits non expressément énumérés.