Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/09/2015

Hugo Chavez (RIP) dit la vérité sur la guerre en Syrie et sur l'Europe !


 

Chavez : La crise syrienne est planifiée et provoquée de l'extérieur


 

 

 

Vladimir Poutine : «L’idéologie de Daesh est une perversion des valeurs de l’islam»

La plus grande mosquée d'Europe ouvre à Moscou (Photos) Après 10 ans de rénovation.

Afficher l'image d'origine

Non seulement cette Mosquée est magnifique, mais elle représente l'alliance entre tous les peuples, le respect de tous les peuples du monde et de leurs cultures religieuses pour leur permettre de converser leurs racines et leurs identités.

On ne peut pas être pour le mondialisme qui vise à l'abolition à long terme des entités et des identités des peuples et exiger des peuples qu'ils acceptent de renoncer à leurs cultures.

Que nous sachions quand la France a pris ses colonies en Afrique elle a aussi imposé la culture chrétienne, et les églises et les cathédrales catholiques, et lieux de cultes y sont légions, y compris dans les pays musulmans. Or, la France prétendrait après avoir déstabilisé ces peuples pour leur voler leurs richesses et avoir participé avec l'UE à poursuivre la destruction des pays du Moyen Orient, qu'en France et en Europe, les musulmans n'auraient pas le droit de pratiquer leur culte dans des lieux adaptés pour le faire, ce qui est prévu dans la Constitution française et dans la Charte des Droits de l'Homme. 

Les luttes en France pour empêcher les musulmans de construire leurs mosquées, sont légions, aussi, les déclarations de Marine LE PEN sont condamnables, dans la mesure où si l'on ne veut pas voir les musulmans faire leurs prières dans les rues, il va falloir accepter soit de les laisser construire leurs mosquées, soit de prendre des initiatives pour que la France et l'UE sortent de toutes les guerres introduites à l'encontre des pays musulmans à l'initiative des US/Sionistes et les laisser vivre en paix chez eux.

L'Europe est certes de culture Chrétienne, mais nous viendrait-il à l'idée d'empêcher les juifs d'ouvrir leurs temples ou de leur faire sommation de les fermer ? Au contraire ces lieux de cultes juifs, sont outrageusement protégés, le tout se faisant sur les deniers du Peuple Français. 

Marine Le Pen renvoyée en correctionnelle pour ses propos sur les prières de rues


Vladimir Poutine : «L’idéologie de Daesh est une perversion des valeurs de l’islam»

23 sept. 2015, 12:00

Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine et Mahmoud Abbas

Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine et Mahmoud Abbas

Mercredi, la cérémonie de réouverture de la plus grande mosquée d’Europe à Moscou a été l'occasion pour les dirigeants turc, palestinien et russe d’évoquer les graves problèmes qui secouent le monde musulman, y compris évidemment la menace de Daesh.

«Dans le Moyen-Orient, les terroristes du soi-disant Etat islamique compromettent une grande religion mondiale – l’islam, en répandant la haine et en commettant des meurtres. Leur idéologie est bâtie sur le mensonge, à l’opposé des valeurs de l’islam», a estimé le président russe Vladimir Poutine mercredi à Moscou, lors de l’inauguration de la nouvelle mosquée de Moscou, la principale de Russie et la plus grande de toute l’Europe.

La Russie, où l’islam est la deuxième religion la plus pratiquée avec des millions d’adeptes, va continuer à développer l’éducation des jeunes musulmans, ce qui est «particulièrement important aujourd’hui, parmi les nombreuses tentatives d’exploitation cynique des sentiments religieux à des fins politiques», a souligné le président russe devant les hôtes de la cérémonie, dont le dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue palestinien Mahmoud Abbas.

 

En savoir plus : en Allemagne, alerte sur les tentatives de recrutement de réfugiés par les radicaux islamistes

 
Les conflits du Moyen-Orient au centre de l’attention

Alors que les événements solennels se déroulaient à Moscou, c’est sur la région moyen-orientale, secouée par les conflits interétatiques et religieux, que se sont portés les yeux des dirigeants invités à la cérémonie.

«Moscou doit devenir un exemple de la coexistence pacifique de plusieurs religions», a en outre souligné Recep Tayyip Erdogan, en évoquant les récents affrontements entre juifs et musulmans à Jérusalem, qui ont «rendu la situation [dans la ville] très fragile», selon lui.

Quant à la crise migratoire, conséquence tragique des luttes au Moyen-Orient, elle est pour le dirigeant «une honte pour toute l’humanité». «La solution du problème des réfugiés n’est pas de fermer les frontières et les laisser périr en haute mer, mais de rendre leurs pays plus sûrs à vivre», a-t-il suggéré.

Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a quant à lui appelé depuis Moscou la communauté internationale à «garantir la protection des lieux de culte musulman et chrétien à Jérusalem et en Palestine». Le dirigeant faisait bien entendu lui aussi référence aux heurts récurrents ces derniers temps sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem.

Suite à la cérémonie d’inauguration, le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont mené des pourparlers à huis clos, a fait savoir le service de presse de Kremlin.

 

La veille, Poutine avait discuté des moyens de lutter contre le terrorisme dans la région avec Mahmoud Abbas lors d’une rencontre en prévision de l’Assemblée générale de l’ONU.

 

En savoir plus : La situation au Moyen-Orient au cœur de la rencontre Abbas-Poutine

 

La Russie et le monde arabe

 

Ce lundi, un autre dirigeant du Moyen-Orient a été reçu à Moscou par Vladimir Poutine, en la personne du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Partenaires clés depuis des années, les deux chefs d’Etat ont évoqué les questions de la stabilité au Moyen-Orient, notamment la position respective russe et israélienne sur la Syrie.

 

Moscou coopère activement avec Damas, avec laquelle elle a plusieurs contrats de livraison d’armement, dans le but de combattre la crise politique interne qui secoue le pays. Face aux nombreux appels à renverser Bachar el-Assad, la Russie estime que le maintien à son poste est nécessaire pour lutter contre une autre menace régionale, celle de Daesh (Etat islamique).

La Russie n’est pas épargnée par les activités du groupe extrémiste. L’histoire d’une famille russe, qui était supposément partie en vacances mais a en vérité rejoint Daesh, a défrayé la chronique en août dernier.

 

Une #famille russe partie pour rejoindre #Daesh ? RT mène l’#enquête http://t.co/4m4VWqUTwA pic.twitter.com/WxiFHdykUz

 

— RT France (@RTenfrancais) 24 Août 2015

 

D’après le ministère russe des Affaires étrangères, près de 2 000 citoyens et ex-citoyens russes combattent actuellement dans les rangs de cette organisation terroriste en Irak et en Syrie.

En savoir plus : Daesh publie une nouvelle édition de sa revue propagandiste en russe

 

 

Très Important : Syrie, Irak, L'OTSC (L'Organisation du Traité de Sécurité Collective) arrive en Irak et en Syrie pour lutter contre le terrorisme.

Citoyens Européens préparez-vous !

Vos pays, grâce aux traîtres qui les gouvernent au profit des US/OTAN, Nazis, vous mettent actuellement en danger et notamment l'Allemagne qui a accepté de recevoir 20 ogives nucléaires des USA d’une puissance équivalente à 80 bombes d’Hiroshima pour aller s'attaquer à la Russie !

L’Europe et les pays européens pouvant devenir le théâtre d'opérations militaires et d’attaques nucléaires sur leurs sols respectifs et/ou pour aller s’attaquer à la Russie !

En effet les pays de l’UE qui ont adhéré à l’OTAN constituent la base militaire avancée aux frontières de la Russie de l’US/OTAN/UE/Ukraine.

Le 1er août, l’Ukraine et la Turquie (membre de l’Otan) ont annoncé la création d’une « Brigade islamiste internationale », formée de combattants d’Al-Qaïda et de Daesh, et stationnée à Kherson (Ukraine). Cette Brigade se propose de combattre la Russie en Crimée.

Voir aussi tous ces articles pour comprendre ce qui se passe actuellement à votre issu et pour étayer l’article sur l’OTSC de Thierry Meyssan

 

Kiev veut récupérer la Crimée de la Russie

L’Otan et l’Ukraine signent des accords de coopération techniques et défensifs

Allemagne: des ogives US d’une puissance équivalente à 80 bombes d’Hiroshima

Armes nucléaires US en Allemagne: Moscou promet de riposter

Moscou met en garde l’Ukraine contre un projet d'adhésion à l’OTAN

Moscou critique l’installation d’armes nucléaires américaines en Allemagne

 

Rappelons que l’OTSC est une alliance militaire classique de six anciens États membres de l’Union soviétique : la Biélorussie, la Russie, l’Arménie, le Tadjikistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan.

Plus rien ne sera plus comme avant !

Comprenne qui pourra pour se préparer au pire aussi en Europe  !

 


L’OTSC arrive en Irak et en Syrie

par Thierry Meyssan

L’intervention de l’OTSC contre le terrorisme en Irak et en Syrie peut être le début d’un ordre mondial fondé sur la coopération et la défense des populations ou, au contraire, d’une période d’affrontement Est-Ouest dans laquelle l’Occident soutiendrait ouvertement le terrorisme. Contrairement à une idée reçue, ce déploiement militaire vise moins à défendre l’Irak et la République arabe syrienne que les États-membres de l’OTSC eux-mêmes. Il n’est donc pas négociable. Les débats de l’Assemblée générale de l’Onu et du Conseil de sécurité du 30 septembre permettront de connaître la réponse de Washington et de ses alliés à l’OTSC. Quoi qu’il en soit, plus rien ne sera comme avant.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 21 septembre 2015

JPEG - 49.7 ko

Alors que la presse occidentale persiste à discuter d’un possible soutien militaire russe au président Bachar el-Assad, l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) a décidé de lutter contre le terrorisme en Irak et en Syrie.

Il semble que les Occidentaux n’ont toujours pas compris les conséquences de leur politique.


Une question existentielle pour l’OTSC

Rappelons que l’OTSC est une alliance militaire classique de six anciens États membres de l’Union soviétique : la Biélorussie, la Russie, l’Arménie, le Tadjikistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan. À la différence de l’Otan et du Pacte de Varsovie, dans lesquels les États membres perdent leur souveraineté (au profit des États-Unis et du Royaume-Uni dans l’Otan, de l’URSS dans le Pacte de Varsovie —ce qui contrevient à la Charte des Nations unies—), les États membres de l’OTSC conservent leur pleine souveraineté, ne placent pas leurs armées sous le commandement de la principale puissance de leur alliance, et peuvent se désolidariser à tout moment de cette alliance [1]. L’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Ouzbékistan se sont ainsi retirés librement de cette organisation pour se tourner vers le Guam [2] et l’Otan.

Depuis les années 80, —avant même que n’existent les États membres de l’OTSC— les États-Unis et l’Otan déploient un système de missiles, d’abord tourné contre l’URSS, aujourd’hui encerclant l’OTSC. Ces missiles, censés détruire les missiles intercontinentaux adverses dans leur phase de décollage, ne peuvent en réalité que détruire des aéronefs évoluant à faible vitesse et en aucun cas les missiles hypersoniques russes. Présentés par le Pentagone comme une arme défensive —ce qu’il était peut-être à l’origine—, ce « bouclier anti-missiles » ne peut donc avoir qu’un usage offensif. L’OTSC est le seul groupe d’États au monde à être ainsi directement menacé par des missiles pointés sur lui à ses frontières.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’URSS puis les États membres de l’OTSC, assistent au recrutement des Frères musulmans par la CIA et à l’emploi de certains de leurs membres ou ex-membres par les États-Unis pour les déstabiliser [3]. Ainsi les hommes d’Oussama Ben Laden (formé par le frère de Sayyid Qutb) et d’Ayman al-Zaouahiri (qui avait rejoint la Confrérie un an avant l’arrestation et l’exécution de Sayyid Qutb) combattirent-ils l’URSS en Afghanistan, puis la Russie en Yougoslavie et enfin sur son propre territoire dans le Caucase [4].

En 2011, les États membres de l’OTSC ont assisté à une opération de l’Otan, le « Printemps arabe », visant à renverser des régimes ennemis aussi bien qu’amis au Moyen-Orient au profit des Frères musulmans (Tunisie, Égypte, Libye, Syrie). Et depuis 2014, ils assistent au triomphe de l’idéal des Frères musulmans avec la proclamation d’un califat remettant en cause à la fois le droit international et les droits de l’homme. Actuellement, ce califat a confié ses postes d’officier majoritairement à des islamistes venus de l’ex-URSS, parfois même de pays membres de l’OTSC.

Le 1er août, l’Ukraine et la Turquie (membre de l’Otan) ont annoncé la création d’une « Brigade islamiste internationale », formée de combattants d’Al-Qaïda et de Daesh, et stationnée à Kherson (Ukraine) [5]. Cette Brigade se propose de combattre la Russie en Crimée.

En d’autres termes, sauf à intervenir maintenant contre le terrorisme, l’OTSC devra bientôt affronter à la fois un ennemi extérieur, l’Otan et ses missiles, et un ennemi intérieur, les islamistes initialement formés par l’Otan.

JPEG - 43.3 ko

Les six chefs d’État et le secrétaire général de l’OTSC au sommet de Duschanbé.

 

La réunion de l’OTSC à Douchanbé

Le 15 septembre, l’OTSC a tenu la réunion annuelle de ses chefs d’État à Douchanbé (Tadjikistan). Comme je l’avais annoncé il y a un mois [6], le président russe, Vladimir Poutine, a présenté à ses collègues les études réalisées par ses armées sur la possibilité de combattre dès à présent le califat, avant qu’il n’entre massivement dans le territoire de l’OTSC.

Le président Poutine était parvenu à convaincre préalablement ses partenaires qu’il ne les engageait pas à soutenir les ambitions de la Russie en Syrie, mais bien de répondre à une menace directement dirigée contre l’OTSC.

En définitive, l’OTSC décida de se déployer en Irak et en Syrie pour combattre l’ensemble des jihadistes, qu’ils se réclament ou qu’ils soutiennent Daesh ou al-Qaïda. Cette opération est légale en droit international car elle répond aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives à la lutte contre le terrorisme. Elle prolonge d’ailleurs l’opération, elle aussi légale, de la Coalition formée par les États-Unis contre le seul Daesh.

Cependant, à la différence de cette Coalition, l’OTSC entretient de bons rapports à la fois avec les gouvernements irakien et syrien ce qui lui permet d’envisager une bien plus grande efficacité.

De manière à préparer l’intervention de l’OTSC, un couloir aérien a été installé entre l’Organisation et la Syrie. Il devait au départ passer au dessus des Balkans, mais les alliés des États-Unis s’y sont opposés à l’exception de la Grèce. Ce couloir a donc été installé au dessus de l’Iran et de l’Irak. En moins d’une semaine, de très importantes quantités de matériel et plus de 2 000 hommes ont été acheminés. Techniquement, l’OTSC dispose de la capacité de déployer jusqu’à 50 000 hommes en moins de deux semaines.


Le forum des Nations unies

Par souci d’efficacité et sans préjuger de la bonne ou de la mauvaise foi occidentale, les chefs d’État de l’OTSC ont prévu d’intervenir devant l’Assemblée générale de l’Onu (à partir du 28 septembre) pour appeler la communauté internationale à unir ses efforts contre le terrorisme.

En outre, la Russie présidant le Conseil de sécurité pour le mois de septembre, Vladimir Poutine —qui n’est pas venu à l’Onu depuis une décennie— présidera la séance du 30 septembre consacrée à la lutte contre le terrorisme en Irak et en Syrie.

Dans le cas où la Coalition et l’OTSC trouveraient un accord, elles pourraient mener des actions communes ou se répartir le travail (l’Irak pour la Coalition et la Syrie pour l’OTSC). Dans le cas contraire, les deux organisations conduiraient des campagnes distinctes en essayant de ne pas se gêner mutuellement.

Du point de vue atlantiste, la campagne de l’OTSC profitera à la République arabe syrienne et garantira la poursuite du mandat du président élu Bachar el-Assad que l’Otan souhaitait renverser. Cependant, il est faux de prétendre que cette intervention a été conçue pour sauver la Syrie de l’Occident. En effet, lors de la préparation de la Conférence de Genève, en juin 2012, le président Poutine avait envisagé de déployer l’OTSC comme force de paix [7]. Le général Hassan Tourekmani, alors président du Conseil de sécurité national syrien, avait entrepris diverses démarches pour l’accueillir. Cependant, ce déploiement n’avait pas eu lieu d’une part parce que l’Organisation n’avait pas encore signé d’accord avec l’Onu [8] et d’autre part parce que deux membres de l’OTSC ne se sentaient pas alors directement menacés par la situation en Syrie.

Du point de vue de l’OTSC, la proposition faite aux Occidentaux les contraindra à clarifier leur politique. En effet, jusqu’à la signature de l’accord entre Washington et Téhéran, le 14 juillet, la Coalition anti-Daesh, loin de combattre le terrorisme, a parachuté régulièrement et à grande échelle des armes aux jihadistes. Cependant, au cours des dernières semaines, la Coalition a effectivement combattu Daesh. Ainsi, a-t-elle lancé, fin juillet, un bombardement massif en coordination avec l’Armée arabe syrienne et ses milices (le YPG kurde et le Conseil militaire syriaque) pour défendre Hassaké. Cette opération, que la Coalition n’a pas publicisée, permit d’éliminer environ 3 000 jihadistes.

En outre, la Maison-Blanche a d’ores et déjà indiqué qu’elle était ouverte « à des discussions tactiques et pratiques avec les Russes ». Le Foreign Office a déclaré ne plus s’opposer à ce que « le président syrien reste au pouvoir pour une période de transition si cela peut contribuer à résoudre le conflit ». Rejoignant le mouvement, le ministre français des Affaires étrangères a laissé entendre qu’il accepterait de laisser le président el-Assad terminer le mandat que son peuple lui a confié en déclarant : « Doit-on dire au peuple syrien que M. Bachar al-Assad détiendra le pouvoir exécutif au cours des quinze prochaines années ? Si on dit cela, il n’y a pas de solution possible. Entre dire cela et exiger le départ immédiat de M. Bachar al-Assad, il y a une marge. Cela s’appelle la diplomatie. » [9].


Thierry Meyssan annonce l’intervention de l’OTSC à la télévision syrienne


Conséquences de l’intervention de l’OTSC

Contrairement à une idée fausse répandue dans la presse atlantiste, la lutte contre le terrorisme en Irak et en Syrie n’est pas une affaire de décennies, mais de quelques mois pourvu que tous les États cessent leur soutien clandestin aux jihadistes.

Dans le cas d’un désaccord à l’Onu, la presse occidentale devrait dénigrer l’action de l’OTSC en mettant en valeur les pertes civiles. En effet, malgré toutes les précautions, il n’est pas possible de bombarder les terroristes sans « dommages collatéraux ». Chaque chef islamiste dispose de trois « épouses » et, suivant leur exemple, des jihadistes de plus en plus nombreux ont fait des prisonnières qu’ils ont réduit en esclavage et « épousées ».

Dans le cas contraire, on ne devrait jamais entendre parler de ces victimes et la guerre devrait être finie en Syrie pour la Noël orthodoxe, même s’il faudra une bonne année avant que la situation ne soit complètement stabilisée sur tout le territoire.

À retenir :
- L’OTSC interviendra à partir d’octobre 2015, à la fois en Irak et en Syrie, contre les individus classés comme « terroristes » par l’Onu, à savoir al-Qaïda, Daesh et tous les groupes qui se sont alliés à eux.
- L’OTSC ne cherche pas à venir en aide à Haïder al-Abadi ou à Bachar el-Assad, mais est directement menacée par les jihadistes.
- Les jihadistes ne sont pas en mesure de résister longuement à une alliance internationale si celle-ci inclut l’Irak et la Syrie.
-  Les États-Unis, qui ont déjà mené secrètement une vaste opération conjointe avec l’Armée arabe syrienne à Hassaké, sont prêts à un accord avec l’OTSC. Leurs alliés britanniques et français sont prêts à renoncer à renverser la République arabe syrienne.

Thierry MeyssanDiggRSS

[1] « Charte de l’Organisation du Traité de sécurité collective », Réseau Voltaire, 7 octobre 2002.

[2] Le Guam ou Organisation pour la démocratie et le développement est une alliance pro-US regroupant la Géorgie, l’Ukraine, l’Azerbaïdjan et la Moldavie ; quatre États visant à terme à rejoindre l’Otan.

[3] A Mosque in Munich. Nazis, the CIA and the rise of the Muslim Brotherhood in the West, Ian Johnson, Houghton Mifflin Harcourt, 2010. Version française : Une Mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des frères musulmans en Occident, Albin Michel, 2011.

[4] Les Frères musulmans ont été fondés par Hassan el-Bana qui souhaitait rétablir le califat après la chute de l’Empire ottoman. Ils présentent l’islam à la fois comme religion et comme système politique totalitaire tout en récusant toute dimension spirituelle dans leur lecture du Coran. Sayyid Qutb théorisa l’usage de la violence pour s’emparer du pouvoir, le jihad. Bien qu’officiellement les Frères aient condamnés après sa mort les écrits de Qutb, il reste le penseur de référence au sein de la confrérie.

[5] « L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade musulmane internationale », Réseau Voltaire, 3 août 2015. Plus de détails dans : « L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade internationale islamique contre la Russie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 août 2015.

[6] « L’armée russe commence à s’engager en Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 24 août 2015.

[7] « Syrie : Vladimir Poutine propose une Force de paix de l’OTSC », Réseau Voltaire, 3 juin 2012.

[8] « L’OTSC pourra déployer des « chapkas bleues » sur mandat de l’ONU », Réseau Voltaire, 29 septembre 2012.

[9] « Audition de Laurent Fabius au Sénat sur les minorités persécutées au Moyen-Orient », par Laurent Fabius, Réseau Voltaire, 9 septembre 2015.

Thierry Meyssan

Consultant politique, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace.

Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007). Compte Twitter officiel.

Nouvelles consultations pour la Syrie à Genève

La préparation du déploiement militaire russe se poursuit en Syrie

La fausse « crise des réfugiés »

Deux épines dans le pied d’Obama

Au Liban, une manifestation populaire pour « la chute du régime »

 

 

 

La situation au Moyen-Orient au cœur de la rencontre Abbas-Poutine

Quand la Palestine s'inquiète aussi pour la Syrie !

La situation au Moyen-Orient au cœur de la rencontre Abbas-Poutine

Vladimir Poutine et Mahmoud AbbasSource: RIA NOVOSTI - Vladimir Poutine et Mahmoud Abbas

Le dirigeant de l’Autorité palestinienne, en visite à Moscou pour l'inauguration d'une mosquée, a discuté au cours d'un entretien avec Vladimir Poutine des moyens de lutter contre le terrorisme dans la région avant de se rendre à l’ONU.

«Suite à notre rencontre nous irons aux Nations unies, c’est pourquoi nous pensons qu’il est nécessaire de s’entretenir avec vous [Vladimir Poutine] pour savoir quels mesures nous pouvons prendre dans le cadre de l’ONU», a expliqué Abbas, estimant qu’il est important d’écouter les recommandations du président russe.

Après avoir qualifié de «tendues» les relations entre la Palestine et Israël, il a évoqué la situation délicate qui a lieu en ce moment à l’esplanade des mosquées à Jérusalem, un lieu sacré pour l’islam, où Juifs et Musulmans s'affrontent chaque jour.

De plus, le président de l’Autorité palestinienne a noté qu’il était temps de trouver une issue politique au conflit syrien qui fait rage depuis mars 2011. «Nous pensons être aujourd’hui proche d’une solution, c’est-à-dire que la porte est ouverte pour une résolution politique», a fait savoir Mahmoud Abbas lors de sa rencontre avec le président russe.

Poutine a à son tour remercié Abbas de sa venue dans la capitale russe pour l’inauguration d’une mosquée. «C’est un événement très important dans la vie des musulmans. Et je veux vous remercier d’être venu et vous féliciter, avec la fête l'Aïd al-Adha qui s’approche».

 

Syrie : les drones russes passent à l'action !

Syrie : les drones russes passent à l'action

Sep 22, 2015 06:12 UTC

Syrie : les drones russes, en action

 

Sep 22, 2015 06:12 UTC

IRIB- Selon un responsable américain, les opérations des drones de reconnaissance russes auraient débuté : ces drones ont pour mission de localiser les positions des terroristes de Daech, sur le sol syrien.

Les drones décolleraient, selon cette source américaine, d'une base militaire, en Syrie. "Le début des opérations russes, en Syrie, inquiète les autorités américaines, qui craignent une confrontation aérienne entre les avions russes et ceux de la coalition pro américaine. Les drones russes se font accompagner de chasseurs russes, au cours de leurs opérations, ajoute cette source américaine, sous le sceau de l'anonymat, qui poursuit: "La base aérienne, d'où décolleraient les drones d'espionnage russes, se situerait, près de Lattaquié. Les rapports américains ne cessent de confirmer la création d'une base aérienne russe, dans ce port, où seraient déployés quelque 1.700 soldats russes". Une information, diffusée aujourd'hui, par les sources américaines, fait état du déploiement de 28 chasseurs russes, en Syrie. Il s'agirait de bombardiers et d'avions de combat. L'administration US n'a pas, encore, réagi à cette information. mais le Pentagone dit être bien au courant des vols des chasseurs russes, mais craindre des collisions entre les vols des avions de la coalition et ceux de la Russie.