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13/05/2010

Quelles leçons tirer de la crise de l’euro ?

Bien que les tenants et aboutissants ne soient encore pas clairs et que l’on ne puisse pas prévoir l’avenir avec certitude, il est conseillé d’établir dès maintenant un bilan intermé­diaire sur la crise de l’euro. D’autant plus que, songeant à l’avenir, le public se pose trop peu de questions fondamentales et pense trop peu au bien commun et au développement du­rable.

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On peut dire déjà avec certitude que la crise a été causée:

• Par un ordre économique axé sur la globalisation à l’intérieur de l’UE (marché intérieur néolibéral avec une liberté de circulation des capitaux au-delà des frontières de l’UE), parce que cet ordre manque de toutes considérations humaines et de toute durabilité réelle et qu’il a rendu presque impossible une politique nationale souveraine dans un espace contrôlable. Le professeur Albrecht Schachtschneider signale depuis de nombreuses années les conséquences désastreuses de cette libre circulation des capitaux qui expose le bien commun à l’arbitraire.

• Par une accumulation irresponsable de dettes dans les budgets de presque tous les pays occidentaux, parce que les Etats, à cause de ces dettes, sont devenus dépendants des grandes puissances financières mondiales et que ce n’est plus le pouvoir politique mais les grandes puissances financières qui décident de plus en plus de la politique.

• Par une tendance à la corruption inhérente au système de l’UE, parce que les peuples ont été attirés dans une sorte de pacte infernal, vers l’argent (présumé) contre la liberté, l’autonomie et la démocratie. Bruno Bandulet et d’autres l’ont bien montré dans leurs écrits.

• Par l’introduction forcée de la monnaie unique, parce qu’une telle monnaie n’a ni fondement économique ni fondement politique solide.

• Par un manque de solidarité réelle au sein de l’UE, parce que derrière la rhétorique unitaire se cachent les seuls intérêts d’un petit nombre de personnes qui pensent peu à un ordre équitable et beaucoup à leurs profits.

• Par les rapports de force au sein du système financier mondial, parce qu’on a d’abord organisé une crise financière (Goldmann-Sachs, par exemple, a fait de la publicité pour l’achat de «titres» et a en même temps misé contre ceux-ci) et que maintenant la haute finance met tout en œuvre, sans se soucier des pertes, pour conserver la suprématie des places financières de Londres et de New York, et cela contre des pays individuels mais aussi contre l’Europe et l’euro.

Les «solutions» des problèmes discutées et mises en oeuvre actuellement par les poli­tiques ne changent aucunement les problèmes fondamentaux mentionnés ci-dessus et elles ne sauraient convaincre. Au fond, tous ceux qui sont concernés le savent. C’est finalement pour cette raison que les disputes politiques dominent la scène publique.

Que faudrait-il faire?

S’il est vrai que l’augmentation constante des dettes publiques rendent les Etats de moins en moins libres, il faudrait réfléchir sérieusement à la manière dont on pourrait mettre fin à ces dettes. Il y a des pays qui montrent comment les budgets publics peuvent être établis sans nouvelles dettes.

Y a-t-il une raison vraiment importante qui s’oppose à ce qu’on dépense au maximum ce qui représentait le revenu avant l’endettement? L’histoire nous apprend que l’idée selon laquelle on peut maîtriser ou du moins atténuer à moyen ou à long terme les crises économiques en s’endettant s’est avérée une illusion.

L’Ancien Testament déjà nous apprend qu’il est sage de faire des économies dans les époques de vaches grasses afin d’avoir des réserves pour les époques de vaches maigres. C’est précisément le contraire de faire des dettes.

Et ceux qui étudient honnêtement le mécanisme des intérêts se rendent compte du caractère insensé du système actuel d’endettement. Au cours des 40 dernières années, par exemple, l’Allemagne a payé davantage d’intérêts, au total, qu’elle n’a contracté des dettes nouvelles, c’est-à-dire qu’elle a fait de nouvelles dettes pour payer les intérêts des anciennes. Ainsi les milliards d’intérêts payés par des millions de contribuables ont profité à un petit nombre de personnes.

Deuxième réflexion: Le prix à payer pour la poursuite de l’économie d’endettement sera très élevé. C’est pourquoi il faut ré­soudre le problème des dettes aussi vite que possible d’une manière équitable, et cette solution doit impliquer que l’Etat se libère de ses dettes. Alors les individus et les Etats pourront respirer plus librement.

Troisième réflexion: Pourquoi ne pas se demander si, à l’avenir, on ne devrait pas interdire totalement les affaires financières qui profitent aux prêteurs? Si l’idée de l’intérêt général était plus vivante, des personnes riches seraient prêtes à mettre leur argent à la disposition de bonnes causes, économiques ou sociales, sans faire d’affaires financières. Le principe consistant à faire, avec beaucoup d’argent, encore davantage d’argent est discutable et immoral. Ne serait-il pas préférable, cela ne rendrait-il pas plus heureux de mettre l’argent que l’on a en trop à disposition pour des projets économiques servant le bien commun plutôt que de courir quotidiennement après le profit? Donner de l’argent pourrait servir à créer de petites entreprises et des coopératives destinées à des jeunes gens qui doivent encore «mûrir» et ont besoin d’être dirigés avant d’être aptes à se débrouiller dans l’économie de marché sans loucher vers le profit maximum. Les impôts payés à l’Etat ne pourraient-ils pas devenir un acte de développement mutuel quand l’Etat est libre, démocratique et juste? Ne pourrait-on pas résoudre par cette méthode le problème des dettes injustes des pays les plus pauvres?

Quand les humains réalisent quelque chose en commun, il peut en résulter une contribution précieuse à l’intérêt général. Ainsi quelqu’un qui a des bonnes idées pour un nouveau produit utile ou pour un nouveau service, mais qui n’a pas d’argent pourrait fonder une entreprise avec les personnes qui ont l’argent nécessaire. Pas en créant une société à capital où le bailleur de fonds ne vise que le profit mais une entreprise qui s’engage pour le bien de tous ceux qui y participent: les salariés, les clients, la commune où cette entreprise a son siège, et sans que l’on ait besoin de bailleurs de fonds étrangers. Les coopératives sont un exemple de ce genre d’économie, de même que les associations de type suisse.

Si nous permettons au système financier mondial de continuer comme jusqu’ici, nous devons nous attendre à des événements qui nous donneront encore davantage de fil à retordre.

C’est pourquoi rien ne devrait nous empêcher de réfléchir à fond aux conséquences de la crise de l’euro et, ayant pris une décision, de nous investir de toutes nos forces.

Cela suppose que nos réflexions et notre action entraînent des changements. C’est dans les démocraties que les possibilités sont les meilleures. C’est une priorité dans les Etats de l’Union européenne.

Karl Müller, in Horizons et Débats n°18

Mecanopolis

12/05/2010

L'Argent Dette 2 : "Promesses Chimériques" (LAD2 / Paul Grignon / 2010)

Croyez-vous vraiment à la crise financière quand l'argent n'est que virtuel et n'a que le prix du papier imprimé ?

Renflouements, plans de relance, dettes empilées sur d'autres dettes.
Quand tout cela prendra-t-il fin ?

Comment sommes-nous arrivés à une situation où il n'y a jamais eu autant de richesse matérielle ni de productivité, et où pourtant tout le monde est endetté auprès des banquiers ?

Et voilà que soudain les banquiers n'ont plus d'argent et que nous, les contribuables, devons les renflouer en nous endettant encore d'avantage !

L'Argent Dette II (LAD2) explore l'arithmétique déroutante, frauduleuse et destructrice du système monétaire qui nous tient en otages par une dette constamment grandissante...

... et envisage des systèmes novateurs d'avenir.



L'Argent Dette 2 : Promesses Chimériques
(Paul Grignon 2010 / 90 min).

http://www.dailymotion.com/video/xbqww7_l-argent-dette-2-...



 

L'Argent Dette - La révision (2010 Paul Grignon FR intégral)

http://www.vimeo.com/8116254

L'Argent Dette - La révision (2010 Paul Grignon FR intégral) from Bankster on Vimeo.

 

Crise économique à venir

Ecoutez l'avis d'un spécialiste.

MP3 d'Olivier Delamarche sur BFM Mardi 11 mai à 11h 05.


podcast

10/05/2010

Crise en Grèce: Une déclaration de Mikis Theodorakis


Mondialisation.ca, Le 3 mai 2010

La déclaration de Theodorakis n’a pas été reproduite par la Presse grecque que peu et partiellement. Si comme tous les commentateurs en Grèce soulignent les aspects économiques de la tragédie grecque, Theodorakis les lie à la politique expansionniste des Etats-Unis (Dictature des colonels, partition de Chypre, Skopie, Kosovo-UCK, provocations continues des militaires turcs, …). Dans tous les cas, les Américains sont derrière les mauvais coups. Le dossier grec a été géré par Obama-Merkel- Sarkozy comme tout le monde a vu. L’ampleur des mesures prises par le gouvernement socialiste (soutenu par la droite et l’extrême droite) dépasse même les prévisions de l’Ecole Hayek. Les Grecs commencent à comparer l’austérité socialiste à l’austérité pendant l’occupation allemande.

Avec le sens commun dont je dispose, je ne peux pas expliquer et encore moins justifier la vitesse à laquelle notre pays a dégringolé à partir de 2009, au point d’en arriver au FMI, perdant ainsi une partie de sa souveraineté nationale et passant à un régime de tutelle. Et il est curieux que personne jusqu’à présent ne s’est occupé du plus simple, c’est-à-dire de notre parcours économique avec chiffres et documents, de manière à ce que, nous ignorants, comprenions les causes réelles de cette évolution vertigineuse et sans précédent, qui a comme résultat la perte de notre identité nationale accompagnée de l’humiliation internationale.

J’entends parler d’une dette de 360 milliards, alors qu’en même temps je vois les mêmes dettes, voire de plus grandes, dans de nombreux autres pays. Par conséquent, celle-là ne peut pas être la cause essentielle du malheur. Ce qui me pose problème également c’est l’exagération des coups internationaux dont notre pays est la cible, d’une telle coordination quasi-parfaite contre un pays d’une économie insignifiante, ce qui finit par être suspect. Ainsi suis-je conduit à la conclusion que quelques uns nous ont culpabilisé et nous ont fait peur, de manière à nous conduire au FMI, qui constitue un facteur essentiel dans la politique expansionniste des Etats-Unis et tout le reste concernant la solidarité européenne est de la poudre aux yeux, pour cacher qu’il s’agit d’une initiative purement américaine, pour nous jeter dans une crise économique artificielle, de manière à ce que notre peuple ait peur, qu’il s’apprivoise, qu’il perde des conquêtes précieuses et enfin qu’il se mette à genoux, une fois acceptée la domination étrangère. Mais pourquoi ? Pour servir quels plans et quels objectifs ?

Bien que j’aie été et reste partisan de l’amitié gréco-turque, néanmoins je dois dire que je crains ce renforcement soudain des relations gouvernementales, et les contacts précipités entre ministres et autres acteurs, les déplacements récents à Chypre et la prochaine visite d’Erdogan. Je soupçonne que derrière tout ça se cache la politique américaine avec ses projets suspects, qui concernent notre espace géographique, l’existence de gisements sous-marins, le régime de Chypre, la mer Egée, nos voisins du nord et l’attitude arrogante de la Turquie, le seul obstacle étant la méfiance et l’opposition du peuple grec.

Tous, autour de nous, peu ou prou, sont attachés au char des Etats-Unis. La seule différence c’est nous, qui depuis la dictature de la Junte et la perte de 40% de Chypre jusqu’aux embrassantes avec Skopje (Ancienne République Yougoslave de Macédoine) et les ultra nationalistes Albanais, nous recevons des coups sans prendre conscience.

Il faudrait ainsi que nous soyons éliminés en tant que peuple et c’est ce qui arrive exactement aujourd’hui. J’appelle les économistes, les politiciens, les analystes, à me démentir. Je crois qu’il n’existe pas d’autre explication logique en dépit du complot international, auquel ont participé les européens pro-américains du type Merkel, la Banque Européenne, la presse réactionnaire internationale, tous ensemble ont participé au ” grand coup ” de la dévalorisation d’un peuple libre à un peuple soumis. Tout au moins, je ne peux donner aucune autre explication. Je reconnais que je n’ai pas de connaissances spécifiques mais ce que je dis, je le dis avec mon sens commun. Peut-être beaucoup d’autres pensent comme moi et nous le verrons peut-être les jours à venir.

En tout cas, je voudrais préparer l’opinion publique et souligner que si mon analyse est juste, alors la crise économique (laquelle, comme je le dis, nous a été imposée) n’est que le premier verre amer d’un repas de Lucullus qui suivra et que cette fois-ci viendront aussi des questions nationales cruciales, dont je ne veux pas imaginer où elles nous conduiront.

Je souhaite avoir tort.

Mikis Theodorakis / Athènes, le mardi 27 avril 2010 tiré de Initiative communiste(PRCF)

Le moment est venu !

Une analyse sur la crise financière et des conclusions à en tirer pour l'humanité.
Le Nouvel Ordre Mondial à tout prix !

 

Livre à télécharger : Le-Moment-Est-Venu.pdf

 

Le Moment Est Venu.