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13/02/2009

Uranium : le scandale de la France contaminée ! Pièces à conviction n°72 : France 3 - Articles et vidéos

Uranium : le scandale de la France contaminée

Pièces à Conviction n°72

En toute discrétion, dans nos campagnes, à proximité immédiate des villages ou des villes, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés, ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines années.

Pire encore, ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants... Sans aucune mise en garde sur les risques encourus !

Car entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d’uranium sur son territoire. Elles ont produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs qui ont été abandonnés sans mesure de protection ou de surveillance particulière.

Qui sont les responsables ? Pourquoi ceux qui ont tenté de donner l’alerte n’ont-ils jamais été écoutés ? Pourquoi l’Etat n’a-t-il pas alerté les riverains ? Les populations sont-elles en danger ?

Elise Lucet et l’équipe de Pièces à conviction ont mené l’enquête sur ce scandale, au coeur des campagnes et des villes françaises.

 

Les reportages :

« GUEUGNON, ALERTE A LA RADIOACTIVITE »
« NOS BELLES CAMPAGNES…  DES POUBELLES RADIOACTIVES ? »
«L’OMERTA POLITIQUE »


reportages de EMMANUEL AMARA et ROMAIN ICARD
production Ligne de Mire, avec la participation de France 3

Les invités :

Jean-Louis BORLOO
Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire

Jacques-Emmanuel SAULNIER
Porte parole d’AREVA

André Claude LACOSTE
président de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire)

 
Vidéos :
Uranium - Le scandale de la France contaminée 3/6
 
 
Articles de presse :
 
Des centaines de tonnes d’uranium sous nos pieds
 
L’enquête de France 3 sur l’uranium jette un pavé dans la mare
 
La réponse d'AREVA : URANIUM
Déchets nucléaires : Areva dénonce un reportage "calomnieux"
 
Pour en savoir plus : Le réseau sortir du nucléaire
 
Communiqué du réseau sortir de nucléaire
 
Agir contre le nucléaire : Les pétitions

25/01/2009

Nouvel ordre mondial : "Personne, je dis bien personne, ne pourra s'y opposer"

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Ce vendredi 16 janvier 2009, notre président a présenté ses voeux aux corps diplomatiques étrangers, une fois de plus il parla de ce nouvel ordre mondial, mais cette fois, en des termes très durs, presque menaçants : "nous irons ensemble vers le nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne ne pourra s’y opposer".

Nous sommes à la fin de la première guerre du Golf , George Bush vient de "délivrer" le Koweit en tuant des centaines de milliers de soldats Irakiens, et indirectement des centaine de milliers de civils, qu’il abandonna à Saddam le sanguinaire, après les avoir appelés à se révolter.

Il fait alors un discours où il utilise une expression,"New World Order", qu’il qualifie de cette manière : "We have before us the opportunity to forge for ourselves and for future generations a new world order, a world where the rule of law, not the law of the jungle, governs the conduct of nations. When we are successful, and we will be, we have a real chance at this new world order, an order in which a credible United Nations can use its peace-keeping role to fulfil the promise and vision of the U.N.’s founders."On n’y apprend que ce projet est vieux, qu’il date au minimum des fondateurs de l’ONU, il est curieux que Bush précise que la loi qui gouvernera le nouvel ordre ne sera pas la loi de la jungle, ce qui est somme toute logique venant d’un régime démocratique, on remarque aussi une totale confiance dans la réussite de ce projet mais c’est surtout une expression totalement vide de sens qui est maintenant utilisée par des politiques, des journalistes, des penseurs. Depuis la crise financière, j’ai pu me rendre compte de l’augmentation de l’utilisation de cette expression, tout simplement grâce aux alertes Google, qui sortent bien plus souvent qu’auparavant.

Je ne vais pas critiquer ce NWO, vu que je ne sais pas ce que c’est !

Le plus incroyable dans cette histoire de new world order, qui nous est destiné à nous les habitants de la terre, c’est que personne n’a pris la peine de nous expliquer ce qu’il en est vraiment, parce que pour l’instant c’est juste un terme fourre-tout, et c’est ça le problème, on ne sait pas ce que c’est, en revanche le mouvement vers ce nouvel ordre est bien réel et nos dirigeants nous le rappellent assez souvent.

Je veux juste vous faire part de mon inquiétude, quand les plus puissants sur terre nous promettent un système mondial, sans que nous n’ayons le choix, je me fais du souci, et c’est être sain d’esprit que de réagir de la sorte !

Inquiétude, parce que depuis hier, et les voeux de Sarkozy aux ambassadeurs, nous avons appris, presque à nos dépens et menacés du doigt, que "nous irons ensemble vers le nouvel ordre mondial,et personne, je dis bien personne ne pourra l’empêcher" (vidéo). Au moins cela a le mérite d’être clair ! et le site officiel avec le discours intégral, à écouter.

Je ne peux m’empêcher de penser, que, vu le ton employé, la gestuelle, et le public, des ambassadeurs, il ne fait aucun doute que ce n’est pas de gaieté de coeur que les nations du monde entier vont accepter ce nouvel ordre, sinon pourquoi les menacer ?

La manière dont Sarkozy nous présente le NWO me fait penser au texte de l’éditorialiste du Financial Time, Gideon Rachman, qui a crée la polémique avec son article "
and now, for a world government", qui comme son titre l’indique se fait l’apôtre d’un gouvernement mondial, mais tenez vous bien, non démocratique, parce que sinon ça ne fonctionne pas : "La gouvernance internationale ne tend à être efficace que lorsqu’elle est anti-démocratique", dit-il avant de conclure : "Tant que personne ne cassera ce problème, ce plan de gouvernement mondial restera sous clé aux Nations Unies". On apprend donc, une fois de plus que ce projet, celui d’un système fasciste à l’échelle planétaire existe, les plans sont là !

Sarkozy a dit aux ambassadeurs ce que Gideon Rachman a dit à ses lecteurs, vous n’aurez pas le choix !

Quid de la démocratie, le choix, c’est quand même la base d’un système démocratique, en même temps, quand on voit que deux nations ont rejeté, démocratiquement, le traité constitutionnel, et l’Irlande, le traité de Lisbonne (qui, par référendum aurait été rejeté dans de nombreux pays), mais que le processus continue comme si de rien n’était, on est en droit de se poser des questions sur l’avenir de notre système démocratique.

Je pense que le fait de virer des journalistes, des directeurs de rédaction,
réorganiser le pôle audiovisuel public extérieur, avant la fusion de TV5, France 24 et RFI, nommer le directeur de l’audiovisuel public et donc contrôler l’information publique, signifier la fin des juges d’instruction (la chose la plus grave), devrait nous alerter sur l’orientation générale de la politique en France, ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Le Nouvel Observateur, Mediapart, Marianne, Les Inrockuptibles et Rue 89 lancent un appel commun pour la défense de la liberté et du pluralisme de l’information face aux projets du gouvernement, cette suppression de nombreux contre-pouvoirs, de manière réfléchie et organisée, ne peut avoir qu’un but, la préparation médiatique, juridique, politique à un agenda spécifique, sinon pourquoi camisoler les médias, ou rompre l’indépendance de la justice ?

On ne peut pas nier ces phrases, elles existent, ceux qui les prononcent existent et leurs sens aussi, quand on lit dans les mémoire de Rockefeller : "Quelques-uns croient même que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États-Unis, caractérisant ma famille et moi en tant qu’internationalistes et conspirant avec d’autres autour de la Terre pour construire une politique globale plus intégrée ainsi qu’une structure économique – un seul monde si vous voulez. Si cela est l’accusation, je suis coupable et fier de l’être." David Rockefeller, MEMOIRES, page 405, on ne peut pas détourner la tête et oublier, il faut faire des liens et prendre la mesure des changements en devenir.

Quand on lit cette phrase, quand on pense à l’éditorial de Gideon Rachman, quand on entend Bush, Brown, Obama, Merkel, Zapatero, Berlusconi, utiliser ce terme et maintenant Sarkozy dire que "personne, je dis bien personne ne pourra s’y opposer", et bien, j’ai peur.

Pas une peur irrationnelle, mais une peur provenant d’analyse, de comparaison et de prospective.

Ce n’est pas un complot imaginaire, c’est une réalité tangible et aisément vérifiable, une oligarchie occidentale veut, depuis longtemps, créer un monde unifié, globalisé à tous les niveaux et incontournable. Je dis que ce n’est pas un complot, car c’est public, tout est public, les citations, le passage en force du traité de Lisbonne, le Patriot Act et autre arsenal législatif d’exception existe également, comme la concentration de médias et leurs connivences avec le pouvoir, tout est là, devant nous.

Protestation contre le Traité de Lisbonne
http://fr.youtube.com/watch?v=vCBIst10H-k

Quelques citations d’hommes politiques :

Gary Hart,directeur du CFR
Gary Hart exposes the NEW WORLD ORDER plan of Sr. & W. Bush
http://fr.youtube.com/watch?v=HTOCRa9lTZc

Clinton sur le N.O.M.
http://www.dailymotion.com/video/x2t3kb_clinton-sur-le-nom_news

Gordon Brown est le premier ministre de la Grande Bretagne qui remplace Tony Blair, depuis le 20 Juin 2007. Cette vidéo date du 1er Mai 2007 (d’après la source), et donc il n’était pas premier ministre à l’époque mais bon… Donc ce qui est intéressant ici, c’est le 1er Mai. Si vous avez étudiez l’origine de la fête du 1er mai, des Illuminatis, de la révolution d’indépendance des USA le 1er mai (n’hésitez pas à lire l’article sur le billet de 1 dollar pour comprendre un peu plus cette histoire de 1er Mai)… Cela ne m’étonne pas qu’un “loup du nouvel ordre mondial” fasse un discours pareil le 1er mai… Préparez vous à un Nouvel Ordre Mondial les amis, un monde où le terrorisme va devenir la top priorité des gouvernements du monde, ou même de ce gouvernement mondial qui est prévu pour bientôt… Le terrorisme n’est juste qu’un outil des Maîtres du Monde

De Villepin parle du nouvel ordre mondial
http://www.dailymotion.com/video/x7c53k_de-villepin-parle-du-nouvel-ordre-m_news

Source : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50561

21/01/2009

Appel à témoins ! Des bolides dans le ciel français le 17 janvier 2009

http://www.lepouvoirmondial.com/media/01/00/719285857.jpg

OVNI ?  Et soudain "une grosse boule de feu orange vif" dans le ciel !!!!

 

Samedi, un peu avant 19 heures, le maire de Saint-Etienne-de-Villeréal, dans le Lot-et-Garonne, a observé un phénomène étonnant dans le ciel.

Raymond Benne, 72 ans, témoigne dans Sud-Ouest de cet étrange phénomène lumineux:

"Une grosse boule de feu orange vif et quatre ou cinq traînées d'étincelles rouges. C'était très loin, ça ne tombait pas à la verticale."

Le maire de cette commune du Lot-et-Garonne n'est pas le seul à avoir observé cette boule de feu.

Elle a été aperçue de
Toulouse à Perpignan.

Et même dans les
Alpes, où plusieurs témoignages concordants ont été enregistrés.

Plusieurs de ces témoignages ont été transmis au
Groupe d'études et d'information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Geipan) du CNES.

Le directeur du Geipan, Yvan Blanc a confirmé avoir reçu "trois témoignages qui correspondent."

L'hypothèse avancée par le directeur du Geipan serait la rentrée dans l'atmosphère "d'une météorite ou d'un débris spatial, lanceur ou satellite."

Un phénomène déjà étudié à plusieurs reprises par le Geipan.

(Source: Sud Ouest)

Source : http://www.lepost.fr/article/2009/01/20/1393253_ovni-et-s...

 
 
Un bolide dans le ciel français le 17 janvier : venez témoigner !

Samedi 17 janvier, vers 18 h 50, un bolide, c'est-à-dire un corps massif laissant une trace persistante dans le ciel, a été vu dans le sud de la France. Sa trajectoire exacte n'a pas été déterminée. Il faut encore recouper les témoignages et donc les recueillir. Notre forum astronomie s'y emploie. Si vous avez vu quelque chose, venez nous le dire !

L'objet qui a traversé le ciel samedi 17 janvier 2009 a été vu par de nombreux témoins. Les observations se concentrent dans la partie sud de la France, notamment dans les Cévennes, ainsi que dans le nord de l'Espagne. La majorité des témoins relatent avoir vu une sorte de boule de feu suivie d'une longue traînée, qui a rapidement traversé le ciel puis a semblé s'embraser dans une explosion silencieuse. Les couleurs les plus souvent citées sont le vert, le jaune et l'orange.

De nombreux observateurs ont cru voir un avion en flammes. Mais il s'agit bien d'un bolide, c'est-à-dire une météorite ou un objet artificiel (satellite, morceau de fusée..). Par ailleurs, il n'est pas le seul à s'être enfoncé dans l'atmosphère ce jour-là... En effet, d'autres observations mentionnent un bolide 1 h 20 plus tard, cette fois dans le nord de l'Europe. Selon toute vraisemblance, il s'agit de deux objets différents. Retrouvez toutes les infos sur notre blog Astro 2009, créé à l'occasion de l'Année de l'astronomie.

Les différentes observations sont actuellement collectées, dans le but de mieux comprendre la trajectoire et l'origine de l'objet lumineux. Si vous avez été témoin de ce phénomène, vous pouvez décrire votre observation le plus précisément  possible sur notre forum d'astronomie. Des spécialistes sont déjà à l'oeuvre pour recouper les témoignages et reconstituer la trajectoire exacte.

Attention aux premières impressions

La précision des indications est indispensable. Il faut être capable de donner la direction par rapport au nord, la hauteur dans le ciel, la durée du phénomène et la couleur perçue. Il faut aussi se souvenir qu'un témoignage isolé ne vaut rien. A partir d'une seule observation, il est en effet impossible de déterminer ni une trajectoire en trois dimensions ni une distance.

S'il en fallait une preuve (ainsi que de l'efficacité des participants à notre forum), souvenons-nous de la météorite dite de Bourges. Il y a quasiment un an, le 25 janvier 2008, un bolide était aperçu par de nombreux témoins. Sur la foi de l'un des premiers d'entre eux, la première conclusion diffusée par les médias était que l'objet s'était écrasé au sol près de Bourges. Mais les fins limiers décryptant les observations ont déterminé qu'il avait pénétré dans l'atmosphère quelque part au-dessus de l'Italie avant de se désintégrer à au moins 50 kilomètres d'altitude aux environs de Béziers ! Cette très belle histoire d'une enquête minutieuse est résumée ici.

C'est le même travail qui doit être fait aujourd'hui et qui attend vos témoignages...

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18:02 Publié dans Appel à témoins, France/Israël/Elections, Météorites, Ovnis et Extraterrestres | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!

18/01/2009

Gaza : Qui a rompu la trêve ? Israël ou le Hamas ?

Gaza : Les leçons d'un carnage
Lettre ouverte à Mme Micheline Calmy-Rey
 
Quand Gaza se relèvera de ses ruines, avec qui votre Département compte-t-il parler ? Avec ceux qui ont trahi leur peuple à Ramallah et qui vous ont fourvoyée dans une « Initiative de Genève » qui fait la part belle à Israël, créant ainsi de nouvelles injustices pour les colonisés ? Où avec ceux qui ont acquis la confiance du peuple palestinien en résistant à l'occupant ?
 
Madame la Conseillère fédérale,

En ces jours terribles où les bombes israéliennes pleuvent sans discontinuer sur Gaza, en fauchant brutalement la vie de milliers d'hommes, de femmes, et d'enfants, en ces jours où la colère étouffe d'impuissance toute personne dotée d'un peu d'humanité, c'est une consolation pour les assiégés de savoir que partout dans le monde, des foules de gens sont descendues dans les rues pour dénoncer les crimes commis par Israël et également les propos de nombre de médias et de responsables politiques qui ont cherché - et cherchent encore - à cacher ou a minimiser la culpabilité criminelle d'Israël dans cet effroyable carnage.

« Qu'attend le Conseil fédéral pour rappeler son ambassadeur en Israël et expulser l'ambassadeur israélien en Suisse ? » [1] s'insurgeait à raison le parlementaire suisse Joseph Zisyadis, outré par les réactions timides des autorités de Berne, devant les milliers de personnes venues le 10 janvier manifester leur indignation contre les crimes commis par Israël.

M. Zisyadis parlait avec la sincérité et la peine de celui qui ne pouvait supporter que ces gens qu'il avait rencontrés il y a peu à Gaza, et appris à aimer et à estimer, se fassent si injustement massacrer.

Au cours de ces dernières années, des journalistes, des traducteurs, des simples citoyens, respectueux de la vérité, ont fait tout leur possible pour dénoncer la gravité des persécutions infligées à la population captive de Gaza, sans cesse soumise par Israël à des punitions collectives, en violation du droit international ; et pour alerter leurs gouvernements et l'opinion publique au sujet des projets criminels que l'Etat Major israélien programmait.

Vous-même, et vos conseillers, ne pouviez ignorer qu'Israël préparait une opération militaire monstrueuse contre la population de Gaza ; vous ne pouviez ignorer qu'Israël programmait une « solution finale » : il ne s'en cachait pas.

Le 27 décembre, au commencement de cette guerre cyniquement appelée « Plomb durci », et des terrifiants bombardements aériens qui visaient à traumatiser et paralyser la population dès le début de l'opération, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) savait parfaitement qu'Israël n'était pas une victime cherchant à se défendre contre le « terrorisme », mais un Etat agresseur déterminé à liquider un peuple qui n'a jamais cédé à sa domination coloniale. Le DFAE savait qu'Israël commettait là des crimes de guerre contre une population exsangue, épuisée, composée de 800.000 enfants que leurs parents, privés de tout, ne pouvaient pas protéger.

Madame, vous avez accepté l'honneur de conduire la politique étrangère de la Suisse. Cela implique des responsabilités. Acceptez donc que des citoyens bien informés vous interpellent au sujet des positions exprimées par Berne depuis le début de cette insupportable tragédie.

Le 27 décembre, au premier jour des bombardements qui avaient déjà emporté près de 300 vies et enregistré un millier de blessés, le DFAE a condamné « les tirs de roquettes » du Hamas, et condamné de manière symétrique « les réactions disproportionnées des forces armées israéliennes », en rappelant qu'« Israël a le droit de se défendre et de protéger sa population (..) dans le respect du droit humanitaire et selon le principe de la proportionnalité. » [2]

Cette symétrie est inacceptable à un double titre. Elle met l'attaquant, l'agression massive d'une armée d'occupation offensive, dotée des armes les plus dévastatrices, sur le même plan que les tentatives de ripostes d'un peuple occupé qui ne dispose ni d'une armée, ni d'un Etat, tout au plus de quelques roquettes artisanales.

La timidité de cette réaction face à la violence de l'attaque israélienne et au nombre de victimes palestiniennes est fort choquante. Elle est très éloignée du courage qu'avait su montrer Anna Lindh, Ministre des Affaires étrangère de Suède, lorsqu'elle avait appelé, en avril 2002, l'Union européenne à rompre ses liens avec Israël en protestation contre les massacres perpétrés par Ariel Sharon en Cisjordanie.

En outre, le DFAE ne dit mot sur les responsabilités du non renouvellement de la trêve entre le Hamas et Israël, alors que ce dernier s'en sert pour camoufler en légitime défense le déclenchement de cette guerre unilatérale qui avait pour objectif de décapiter le Hamas.

Il ne dit mot sur le fait que le Hamas avait respecté ses engagements en s'abstenant de tirer des roquettes sur le sud d'Israël pendant cinq mois, alors qu'Israël, en refusant de lever le blocus de Gaza, ne les avait pas respectés.

Il ne dit mot sur le fait que les tirs de roquettes du Hamas n'avaient repris qu'après qu'Israël ait, de son côté, violé la trêve, début novembre, en exécutant sommairement treize militants palestiniens [3].

Rester muet sur ce point capital du refus du Hamas à reconduire la trêve dans ces conditions, revient à faciliter la propagande militaire israélienne qui, relayée notamment par nos médias publics [4], fait porter au Hamas la responsabilité de l'agression.

Le 4 janvier, dans son communiqué [5], le DFAE a continué de maintenir cette trompeuse symétrie : « Le Département fédéral des affaires étrangères appelle instamment les parties au conflit à cesser immédiatement et de manière permanente les hostilités. Les tirs de roquettes du Hamas aussi bien que l'action militaire israélienne doivent prendre fin, afin de mettre un terme aux souffrances infligées à la population civile ».

Le 9 janvier, le communiqué du DFAE s'est certes alarmé du nombre de victimes civiles en appelant « à une enquête impartiale sur le respect du droit international humanitaire ». Mais ici encore, on a le pénible sentiment que le DFAE recule à désigner clairement la réalité. C'est le terme « incident » qui a été choisi pour qualifier le bombardement des écoles de l’UNWRA emplies de civils [6].

Pourquoi ne pas avoir, en pareille circonstance au moins, la rigueur d'appeler par leur nom les massacres de vieux, de femmes enceintes, et d'enfants jetés dans une guerre aussi atroce ; à savoir, tout simplement, « crimes de guerre » ?

Israël est-il intouchable ? Est-il au-dessus de la loi commune, même dans l'usage du vocabulaire ?

Gaza n'a jamais été une cause « humanitaire ». Gaza est l'incarnation d'une immense injustice qui attend depuis 40 ans une solution politique.

Quand nous vous avons entendue, Madame, qualifier de « situation humanitaire catastrophique » (Radio suisse romande, 8 janvier) cette catastrophe malheureusement réelle, nous aurions aimé que vous précisiez pour commencer qu'il s'agissait là d'une « catastrophe humanitaire » cyniquement planifiée sur le plan militaire à Tel Aviv ; qu'il s'agissait là de crimes de guerre, voire de crimes contre l'humanité, perpétrés par Israël, avec la complicité de la « communauté internationale ». Et que une pareille dérive ne pouvait plus être tolérée.
Tout cela a été documenté. Israël n'en était pas à son coup d'essai. Depuis 2005, ses bombardements aériens et ses « assassinats extrajudiciaires préventifs » se sont multipliés notamment à Gaza, ainsi que les meurtres de civils.

Pendant ce temps, le silence de la « communauté internationale » laissait le champ libre à Israël pour continuer de massacrer ces prétendus « fanatiques », ces « terroristes », ces « islamistes », que les porte-paroles du gouvernement israélien, formés pour mentir, se sont employés à déshumaniser dans le but de préparer l'opinion à leur détestation et à ce que, le moment venu, elle ne s'apitoie pas sur leur sort.

Les Palestiniens sont les victimes innocentes d'une guerre visant à liquider les autorités démocratiquement élues du Hamas et à leur substituer, par la force, l'« Autorité palestinienne » que la grande majorité du peuple palestinien rejette avec mépris ; une autorité dirigée par Mahmoud Abbas, qui n'est lui-même qu'une marionnette entre les mains d'Israël et des Etats-Unis.

La Suisse, devrait enfin cesser d'ajouter aux difficultés en continuant de soutenir une Initiative de paix, (les Accords de Genève) qui a été rejetée par toutes les factions palestiniennes dès 2003, hormis ces personnages discrédités aux yeux du peuple, tel Abbed Rabbo.

Il eut été plus utile de faire cesser la politique génocidaire d'Israël durant ces années où son armée enfermait cette population de Gaza et la déshumanisait pour la réduire dans l'état où elle se trouve aujourd'hui, en la privant de nourriture, d'eau, d'électricité, de gaz, de mazout, de tout ce qui fait qu'une vie peut être une vie.

Toutes ces exactions n'auraient pas été possibles sans le soutien de l'Union européenne, des Etats-Unis, de l'« Autorité palestinienne » de Ramallah, mais aussi sans la passivité de la Suisse qui avait, par sa position de neutralité, un rôle important à jouer.

Le DFAE n'a pas protesté quand Tzipi Livni, Ehoud Barak et Ehoud Olmert, ont annoncé que leur armée se préparait à aller « liquider le Hamas », et que cela impliquerait de nombreuses victimes civiles.

Il ne suffit pas de verser quelques millions pour se donner bonne conscience et se confondre en déclarations convenues, après coup, quand le mal est fait et les survivants placés devant l'irréparable, traumatisés à jamais.

Il ne suffit pas d'exiger la « garantie de couloirs humanitaires », sans autres, en sachant d'avance que le gouvernement israélien ordonne à ses armées de tirer, y compris sur les ambulanciers, les agents de l'ONU, les enfants, les écoles, sans aucune considération humaine ou de respect du droit humanitaire, comme cela s'est déjà vu par le passé.

Certes, le DFAE vient de soutenir la tenue, à Genève, d'une réunion extraordinaire du Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur la question de Gaza. Mais il faudrait aller plus loin ; il faudrait avoir le courage de dire sans faux fuyants que l'Etat d'Israël n'est pas au-dessus du droit international et que, tant qu'il continuera à le violer, il doit être mis au ban des nations, comme l'Afrique du Sud durant l'apartheid.

Nous pensons que votre diplomatie s'est longtemps fourvoyée en s'obstinant à soutenir les « architectes » douteux d'une « Initiative de Genève » morte née qui, de surcroit, napporterait pas la justice aux Palestiniens car elle ignore l'injustice fondamentale, le noyau de la cause palestinienne, qui est le déni israélien du droit inaliénable des réfugiés palestiniens à retourner, comme tout autre réfugié dans le monde, sur les terres et dans les maisons dont ils ont été chassés.

Au lieu de soutenir financièrement les autorités de Ramallah, MM. Mahmoud Abbas, Salam Fayyad, Yasser Abed Rabbo, Saeb Erekat -dont Leila Shahid est la représentante générale auprès de l'Union européenne- et des ONG israéliennes et palestiniennes, dont un certain nombre font de la souffrance des Palestiniens leur fond de commerce, et ne font que l'aggraver, il serait plus opportun et utile d'engager vos bons offices pour contribuer à la réconciliation des forces politiques palestiniennes qu'Israël s'est employé à diviser.

En désaccord avec ce qu'affirme le communiqué du DFAE du 4 janvier, nous pensons que la colonisation de la Cisjordanie - poursuivie à marche forcée par Israël depuis de longues années derrière l'écran de fumée du prétendu « processus de paix » d'Oslo - a rendu aujourd'hui impossible la solution « d'un Etat palestinien viable vivant côte à côte d'un Etat d'Israël internationalement reconnu ».

Les militants palestiniens qui n'ont jamais trempé dans ces compromissions d'Oslo et de l'Initiative de Genève, pensent depuis longtemps que seule, la constitution d'un État démocratique où Palestiniens et Israéliens partageraient des droits égaux, après que les injustices historiques aient été corrigées et que les droits au retour des réfugiés aient été respectés, peut encore offrir une perspective de paix.

« Israël est en train de tuer notre nation » nous disait d'une voix brisée M. Abou Habel sous les bombes, le 27 décembre, depuis le camp de réfugiés de Jabaliah désormais pulvérisé, avant que son téléphone ne devienne définitivement muet.

Le premier objectif d'Israël a toujours été de liquider toute forme de résistance à son projet colonial fondé sur les massacres et la dépossession du peuple palestinien. Au moment où les Etats-Unis ont perdu toute crédibilité, le premier objectif de la France de Sarkozy - partagé de facto par bon nombre d'Etats européens et arabes - a été d'apporter son appui à Israël pour empêcher le parti du Hamas de gouverner et de devenir un modèle pour la région.

Or aujourd'hui; alors que l'« Autorité palestinienne » de Ramallah a renoncé à défendre les droits légitimes des Palestiniens et s'est lamentablement engagée dans une collaboration ouverte et de plus en plus intense avec l'occupant - l'esprit de résistance des Palestiniens s'est notamment incarnée dans le Hamas. Un mouvement enraciné dans cette population très pauvre, entassée depuis 1948 dans les camps de réfugiés après avoir été chassée de ses villes et villages par la force et la terreur par les colons juifs.

C'est cette résistance qu'Israël cherche à écraser définitivement en massacrant la population civile de Gaza et en utilisant Mahmoud Abbas comme supplétif pour réprimer les Palestiniens en Cisjordanie.

Il est temps que nos gouvernements se ravisent et comprennent que le Hamas représente aujourd'hui les aspirations d'un peuple qui se refuse à capituler, et que l'on ne peut le tenir à l'écart comme cela a été fait jusqu'ici.

Ce ne sont ni Abbas, ni tous ces notables palestiniens corrompus et ces représantants de l'OLP qui ont la légitimité de parler au nom des Palestiniens ; ce sont en premier lieu les dirigeants du Hamas issus des urnes, ostracisés, et que les gouvernements occidentaux s'obstinent à priver de toute capacité diplomatique.

Tant que les gouvernements européens se refuseront à appeler par leur nom les crimes d'Israël, et n'exerceront pas résolument des sanctions contraignantes sur cet Etat voyou pour qu'il mette un terme à ses exactions, tant qu'ils continueront à se plier à ses injonctions en diabolisant, sous le qualificatif de « terroristes », les représentants légitimes d'un peuple qui se dresse contre l'occupation, il n'y aura aucune solution à la tragédie et à l'injustice que les Palestiniens subissent depuis 60 ans, au vu et au su du monde.

Quant aux crimes qui se déroulent sous nos yeux, dans ce « ghetto », personne ne pourra dire demain que c'est « parce qu'il ne savait pas » qu'il ne les a pas qualifiés de crime de guerre, crime contre l'humanité avec intention de génocide.

C'est une question qui concerne tout le monde, par delà les orientations politiques et que notre gouvernement doit considérer comme telle.

C'est un évènement d'une gravité sans précédent !

Quel que soit leur bord politique, indignés par ces carnages, lassés par toutes les mascarades de paix qui, depuis 1991, ont fait suite au processus de Madrid, les citoyens du monde attendent des responsables politiques qu'ils cessent de se moquer des Palestiniens en ne leur offrant que des solutions qui les contraignent à accepter deux injustices : celle qui leur a été faite en 1948 quand l'Etat colonial est venu se bâtir sur leur terre après l'avoir « nettoyée ethniquement », et celle de 1967 où l'Etat colonial leur a volé de nouvelles terres.

Silvia Cattori

[1] Voir :
http://www.palestine-solidarite.org/discours.Josef_Zisyadis.100109.htm
 
[3] Israël a assassiné cinq militants à Gaza le 4 novembre. Puis en a tué 7 autres ainsi qu'un paysan. Après ces deux attaques de l'armée israélienne, qui ont fait 13 morts en quelques jours, le 5 novembre la branche militaire du Hamas a déclaré que la trêve avait été rompue par Israël bien avant l'échéance du 19 décembre, et qu'il n'était pas tenu pour responsable.
Ces faits, systématiquement occultés par les principaux médias occidentaux, ont pourtant été relatés par de nombreux observateurs.

Dans un article publié le 10 janvier 2009, Norman Finkelstein les a résumés en ces termes :
« Le dossier est clair : Israël a brisé le cessez-le-feu (..). Ce n'est qu'à ce moment que le Hamas a riposté (..).
Quant aux raisons, les choses sont aussi assez claires. Selon le quotidien Ha'aretz, le ministre de la Défense Ehoud Barak a commencé les plans de cette invasion, avant même que le cessez-le-feu ait commencé (..) les plans de l'invasion ont commencé [à être préparés] en mars. Et les principales raisons de l'invasion sont, je pense, de deux ordres. Premièrement, renforcer ce qu'Israël appelle sa capacité de dissuasion, ce qui signifie, dans la langue profane d'Israël, sa capacité à soumettre la région par la terreur. (..).
Et la deuxième raison principale de l'attaque était que le Hamas indiquait qu'il souhaitait un règlement diplomatique du conflit sur la base des frontières de Juin 1967. C'est-à-dire que le Hamas signalait qu'il avait rejoint le consensus international (..) dans la recherche d'un règlement diplomatique. Et, à ce moment-là, Israël s'est trouvé confronté à ce que les Israéliens appellent une offensive de paix palestinienne. Et pour vaincre cette offensive de paix, ils ont cherché à démanteler le Hamas.
Comme cela a été documenté par l'écrivain David Rose dans le numéro de Vanity Fair d'avril 2008, en se fondant sur des documents internes des États-Unis, ce sont les Etats-Unis, de mèche avec l'Autorité palestinienne et Israël, qui ont tenté un putsch contre le Hamas, et le Hamas a agi pour prévenir ce putsch. Cela aussi, n'est plus l'objet d'un débat, n'est plus un sujet de controverse. »

Le texte complet de cet article intitulé « The Facts about Hamas and the War on Gaza » est accessible sous le lien :
http://www.middle-east-online.com/english/?id=29692

[4] Voir : « Les dérives de M. Rochebin », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 9 janvier 2009.
http://www.silviacattori.net/article693.html

[5] Voir :
http://www.eda.admin.ch/eda/fr/home/recent/media/single.html ?id=24720

Gaza : Israël annonce un cessez-le-feu unilatéral

MINUTE PAR MINUTE - L'État hébreu a atteint tous ses objectifs et «même au-delà» lors de son offensive dans la bande de Gaza, selon le premier ministre israélien Ehud Olmert. Le cessez-le-feu débutera à minuit, dans la nuit de samedi à dimanche.

Citation : "L'État hébreu a atteint tous ses objectifs et «même au-delà» lors de son offensive dans la bande de Gaza, selon le premier ministre israélien Ehud Olmert."
 
Et ça veut dire quoi exactement pour l'Etat hébreu d'avoir atteint tous ses objectifs et "même au-délà" ?
Massacrer des innocents, utiliser des armes non-conventionnelles et faire main basse sur les réserves de Gaz de Gaza ?