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05/04/2013

Le vrai but du mariage homosexuel : imposer la théorie du Genre (Gender) ! Officialisation de la civilisation de Sodome et Gomorrhe !

 La théorie du Genre ou Gender.

Vous avez peut-être déjà lu ce texte ?... Il est très clair...!

Vous trouverez le fichier sur la théorie du genre  ci-dessous : 
 
"Il faut en finir avec la distinction des sexes" qui commence avec l'endoctrinement des enfants sur le sexe dès la maternelle!!!
 
Ils sont allés chercher cette théorie du genre où ? Dans le Talmud ?

La Grande Babylone a décidé d'officialiser la civilisation de Sodome et Gomorrhe !
On appelle cela l'évolution de l'homme, il paraît !

 

A rapprocher de l'adoption des enfants (la légalisation de la pédophilie). Surtout que bientôt ils pourront changer DE SEXE A L' ETAT CIVIL SANS SE FAIRE OPERER..... Nous ne pourrons plus savoir qui est qui...!
 
Voici ce que pense Patrick André sur le vrai but du mariage homosexuel : Imposer la théorie du Genre.
 
Intervention de Patrice André au meeting de la Manifpourtous
Ce qu'on vous cache ! - Vidéo
 

 

La Théorie du Genre Expulsée de Norvège
le paradoxe de l'égalité des genres.

http://www.dailymotion.com/video/xxmo7x_la-theorie-du-genre-expulsee-de-norvege-le-paradoxe-de-l-egalite-des-genres_news#.UV6-gDcal68



03/04/2013

Ce que l'accord de libre-échange entre l'UE et les USA pourrait changer. Sous couvert de relance et d'échanges , la dictature du Nouvel Odre Mondial US-Sioniste annoncée !

Voici ce que les traîtres qui nous gouvernent nous préparent en douce pendant que leurs merdias aux ordres vous endorment avec leur propagande raciste et mensongère.

 
25 mars 2013
Article en PDF : Enregistrer au format PDF
 

On se fait les yeux doux des deux côtés de l'Atlantique. Suite à l'échec des négociations internationales menées par l'OMC, Bruxelles et Washington relancent l'idée de créer ensemble l'une des plus importantes zones de libre-échange au monde. Selon nos représentants politiques, si l'accord aboutit, il y aurait des créations d'emploi, la croissance économique rebondirait. Bref, nous pourrions sortir de la crise, nous serions plus forts. Tout dépend de qui englobe ce « nous ». Pensez-vous en faire partie ? Voici quelques explications qui devraient vous aider à vous situer. (IGA)

 

 
Les Etats-Unis et l’'Union européenne négocient depuis des années, en toute discrétion, la mise en place d'’un marché transatlantique. Prévu pour 2015, ce projet implique :
 
- la mise en place de nouvelles institutions transatlantiques - comme le Conseil Economique Transatlantique - qui agissent de façon non démocratique (pas de débat parlementaire, représentants non élus) pour influencer un nombre croissant de décisions politiques,
 
- l’harmonisation de nombreuses législations européennes et américaines aussi bien sur le plan commercial que sécuritaire,
 
- une diplomatie européenne de plus en plus alignée sur celle des USA,
 
- la mise en place d’une gouvernance mondiale basée sur les normes marchandes.

Concrètement, le marché transatlantique s’'instaure à travers des dizaines d'accords politiques signés entre les Etats-Unis et l'’Union européenne (et, pour certains d'’entre eux, les parlements nationaux), lesquels concernent tous les domaines de la vie : travail, santé, alimentation… Ainsi :

 1. Le marché transatlantique uniformise tout ce qui est nécessaire à la libre circulation marchande (biens, services, investissements…) d’'un côté à l’'autre de l’'Atlantique, en choisissant de renforcer prioritairement la « libre-concurrence » et la compétitivité. Cela signifie que les marchés financiers et les firmes multinationales peuvent agir de plus en plus librement sur un espace géographique de plus en plus étendu.

 2. Par cette extension géographique de la compétition économique, le marché transatlantique favorise les fusions/acquisitions d’'entreprises, donnant aux firmes multinationales un contrôle de plus en plus grand de l’'économie et de la finance (en 2005, les 500 plus grandes entreprises contrôlaient déjà la moitié du commerce mondial !) au détriment de nombreuses PME et d’indépendants.

 3. Le marché transatlantique menace l'’autonomie politique des élus locaux. D’'une part, il renforce le pouvoir financier des multinationales alors que certaines d'’entre elles sont déjà aussi puissantes que des Etats (ainsi, Toyota est plus riche qu’'Israël, Walt-Mart plus riche que la Grèce, Exxon plus riche que l’'Autriche...). D'’autre part, les accords transatlantiques font le choix de ne pas harmoniser les normes sociales, fiscales ou environnementales, instaurant ainsi une concurrence entre systèmes législatifs qui favorise les pratiques de dumping... au détriment des finances publiques, des conditions de travail, des salaires, de la santé et du bien-être général des populations.

 4. Renforçant le pouvoir des marchés financiers et des multinationales sur les pouvoirs politiques locaux, le marché transatlantique menace d’'intensifier la privatisation des services publics et de la Sécurité sociale. L'’accès universel à des services essentiels (enseignement, transports, culture…), le droit à des pensions dignes, des soins de santé accessibles, des allocations de chômage et des aides sociales minimum et inconditionnelles… Toutes ces conquêtes sociales solidaires, pour lesquelles des générations se sont battues, sont mises en péril. Le marché transatlantique appauvrira donc considérablement une large partie de la population, et accentuera d'’autant plus la pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail.

 5. Le marché transatlantique ne répond pas par hasard aux exigences des firmes multinationales. En effet, les décisions politiques qui président à la création de ce marché sont le fruit direct du lobbying de puissantes firmes privées, qui agissent tantôt de façon officieuse, tantôt à titre d'’experts officiels. La soumission d'’une partie du monde politique aux intérêts privés est ici en cause (à titre d’'exemple, près de 8% des parlementaires européens sont membres d’'un lobby défendant les intérêts des multinationales : le Transatlantic Policy Network).

 6. Loin d'’être un espace de liberté pour tous, le marché transatlantique prévoit d'’importantes mesures sécuritaires : pour défendre le droit à la propriété intellectuelle, mais aussi pour surveiller plus étroitement les populations. Au nom de la lutte anti-terroriste, les Etats-Unis et l’'Union européenne mettent en place des ententes judiciaires, pénales et policières qui contreviennent gravement aux principes même de la démocratie (droit à la vie privée, procès équitable, séparation des pouvoirs…). En définissant l’'acte terroriste comme la volonté de déstabiliser un Etat ou de l'’influencer dans ses décisions, les législations sécuritaires transatlantiques peuvent être utilisées à des fins répressives contre les syndicats, ONG et mouvements sociaux. Avec, à la clé, des méthodes d’'enquêtes spéciales, un fichage généralisé des populations et une remise en cause de certains droits élémentaires de la défense (comme l'’interdiction d'’accès à des pièces classées « secret défense »).

 7. Enfin, le marché transatlantique a également pour but d’'étendre les logiques de marché compétitif à l’'ensemble de la planète, accordant ainsi aux firmes multinationales un droit d’'exploiter les populations et les ressources naturelles sans limites. Le marché transatlantique contribuera donc à l'’aggravation de la pauvreté et des inégalités « Nord/Sud », tout en détériorant de plus en plus gravement les écosystèmes, la biodiversité, le climat. Se faisant, il multipliera les réfugiés climatiques, renchérira le prix des denrées de base et hypothèquera l’'avenir et le bien-être des générations futures.

 8. La dynamique transatlantique poursuit en élargissant le processus européen de marché unique, soutenu par les gouvernements nationaux qui occultent trop souvent leurs responsabilités en se cachant derrière les autorités européennes. Pourtant, les pouvoirs nationaux ne sont pas sans pouvoir, ainsi que le prouve leur veto à la décision de la Commission européenne d'’autoriser l'’importation en Europe de poulets américains traités à l’'aide d’'agents chimiques (poulets chlorés). Un projet que les Etats sont parvenus à arrêter, même si le bras de fer se poursuit au sein de l’'Organisation Mondiale du Commerce. Plus que jamais, le danger est grand de voir les rapports sociaux soumis à une logique de plus en plus marchande.

Notre dénonciation des accords marchands entre les Etats-Unis et l’'Europe ne doit surtout pas être confondue avec un anti-américanisme primaire. Elle vise par contre une remise en cause des traités qui, de l’'Acte Unique européen (1986) au traité de Lisbonne (2009), façonnent l'Europe des marchés au détriment de l’'Europe des peuples. Dans cette logique, le marché transatlantique permettra de passer à la vitesse supérieure. Alors qu’'il est urgent de faire marche arrière !

En tant que citoyens, nous exprimons notre désaccord fondamental avec ce projet :

 Qui dépouille le monde politique de ses pouvoirs souverains au profit du marché.

Qui privilégie les intérêts privés du monde des affaires, au détriment des préoccupations démocratiques, sociales, environnementales, sanitaires et humanistes qui sont pour nous des valeurs fondamentales.

Condamnant le marché transatlantique (ainsi que les projets européens ou américains similaires menés avec d'’autres pays), nous voulons que nos responsables politiques se positionnent clairement contre ce projet et y mettent un terme en exigeant des institutions européennes (Conseil, Commission, Parlement) :
 
- une remise en cause des accords internationaux accordant des pouvoirs accrus aux firmes privées et aux marchés financiers (via l’'extension géographique des « libertés économiques »),

- une séparation stricte entre les représentants politiques et les lobbys d’affaires, la soumission de responsables politiques à des intérêts purement privés étant en soi inacceptable,

- des garanties démocratiques de légitimité électorale et de transparence pour les débats et les décisions lorsque des institutions (européennes, transatlantiques, mondiales) existent ou sont mises en place,

- l’'adoption de législations accordant à l'’humain, au social et à l’'écologie une priorité politique sur les normes marchandes et les exigences commerciales, ce qui implique notamment une régulation et un contrôle public des activités des multinationales et des marchés financiers,
 
- la suppression des législations sécuritaires qui contreviennent aux libertés fondamentales et démocratiques.
 
Source : No-Transat
 

De l'affaire CAHUZAC à l'affaire SARKOZY. L'affaire DREYFUS et les 4 frères SARKOZY !

Affaire Cahuzac: les révélations d'un financier suisse. Et pour parler de l'affaire Dreyfus et des 4 frères SARKÖZY !

Instaurez les liens qui existent entre Asset Management International entre autres organismes de financement international et les détenteurs de la dette Française, et les frères de l'imposteur Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOCSA.

Tout a été écrit dans la plainte déposée auprès du Parquet de Nice, le 9 février 2012 qui dort bien sûr !

Affaire Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOCSA dit Nicolas SARKOZY.

Et notamment par le biais de ces articles :

Les 50 plus gros détenteurs de dette française
Guillaume SARKOZY,
Malakoff Médéric France (frère de Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa )
http://actuwiki.fr/speculation/17236


Olivier Sarkozy et le groupe carlyle

DANS LA FAMILLE SARKOZY, JE VOUDRAIS…. LE GROUPE CARLYLE
Pour comprendre pourquoi on se scandalise de cette “filiation” de Nicolas Sarkozy avec le Groupe Carlyle - nébuleuse opaque au service du complexe militaro-industriel atlantiste et disposant de “conseillers” prestigieux (Bush père, John Major, Henri Martre, Etienne Davignon président honoraire du Bilderberg Group, une création de l'OTAN…) dans le monde entier - jetez un coup d’oeil aux sitesStop Carlyle” : (http://stopcarlyle.ifrance.com/) ou encore cet article du Monde : L’Empire Carlyle ou du Réseau Voltaire : Le Carlyle Group, une affaire d’initiés

http://www.alterinfo.net/DANS-LA-FAMILLE-SARKOZY-JE-VOUDR...


Étienne Davignon, président honoraire du groupe Bilderberg, confirme l'invitation de Christine Lagarde à la réunion de 2011 à St-Moritz en Suisse

C'est le Bilderberg Group qui a élu à huis clos, Van Rompuy, le supposé président de l'Europe qui est un pion des Illuminati-sionistes 
http://www.dailymotion.com/video/xkcfe7_etienne-davignon-...



Étienne Davignon, président honoraire du groupe... par non-merci


Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg
Depuis plusieurs années, l’idée s’est répandue que le Groupe de Bilderberg serait un embryon de gouvernement mondial. Ayant eu accès aux archives de ce club très secret, Thierry Meyssan montre que cette description est une fausse piste utilisée pour masquer la véritable identité et fonction du Groupe : le Bilderberg est une création de l’OTAN. Il vise à convaincre des leaders et à manipuler l’opinion publique à travers eux pour la faire adhérer aux concepts et aux actions de l’Alliance atlantique.
http://www.voltairenet.org/article169364.html

 

Le Groupe Carlyle ou Carlyle Group est une société de gestion d'actifs mondiaux américaine fondée en 1987 spécialisée dans le capital-investissement.
Basé à Washington, le groupe investit dans de nombreux domaines d'activités, comme l'aéronautique, la défense, l'industrie automobile et des transports, l'énergie, les télécommunications et les médias. Via sa filiale AlpInvest, il opère quatre métiers différents : le capital-investissement, l'immobilier, les stratégies de marché et les fonds de fonds. Ses investissements sont essentiellement situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie du Sud-Est.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlyle_group

François Sarkozy
http://sarkopitheque.wordpress.com/2007/05/15/francois-sa...


Les 4 frères Sarkozy : quand l'intérêt privé plombe l'intérêt général !
François Sarkozy.
Pédiatre de formation, François a abandonné la pratique de la médecine pour se consacrer à l’industrie pharmaceutique (principalement orientée vers la gériatrie) depuis 2001. Ainsi, il siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma et est devenu le président d’AEC Partners dont une des missions est le conseil aux fonds d’investissement.
http://www.gennevilliers-asso.org/fa-2012/Les-4-freres-Sa...

Les amis et soutiens de Nicolas SARKOZY
http://sarkopitheque.wordpress.com/2007/06/01/survol/

Extrait de l'article ci-dessous : L’autre élément qui, pour moi, crée un faisceau de présomption relativement fort, c’est qu’il y a une proximité très importante entre Hervé Dreyfus et son amie d’enfance Cécilia Ciganer (ex-Sarkozy). De ce fait, Hervé Dreyfus est d’ailleurs un des conseillers patrimoniaux de Nicolas Sarkozy, pour des investissements immobiliers ou autres et pour sa fiscalité.


En réalité, les liens entre Hervé Dreyfus – homme de réseaux, proche de Nicolas Sarkozy et de son ex-épouse Cécilia – et Dominique Reyl sont bien plus serrés que ne l’écrit Mediapart: ils sont demi-frères.


Contacté, le directeur général de Reyl & Cie, François Reyl – fils du président et fondateur – n’a pas tenu à confirmer ces informations: «Nous n’avons pas pour habitude de commenter l’actualité, si ce n’est de notre propre initiative.»

Qui est le groupe REYL ?

REYL | Un groupe bancaire indépendant créé en 1973

Basé depuis 1973 à Genève en Suisse avec des bureaux à Paris, Zurich, Luxembourg, Singapour et Hong Kong, la banque Reyl est spécialisée dans trois ...

Élargir les compétences. Pour répondre aux exigences accrues de nos clients, les conseillers de REYL & CIE pratiquent leur métier avec une approche pluridisciplinaire et sont attentifs à replacer la gestion de portefeuille dans un contexte plus large.


Affaire Cahuzac: les révélations d'un financier suisse.

01 février 2013 Par antoine peillon

Cette haute personnalité des milieux financier et politique genevois, professionnel de la gestion de fortune privée depuis de nombreuses années, est un « témoin privilégié », selon ses propres termes, de l’organisation de l’évasion fiscale de nombreuses personnalités françaises. 

Il connaît parfaitement les établissements bancaires suisses comme l’UBS ou le Crédit Suisse, ainsi que les compagnies de gestion de fortune comme le groupe Reyl et les intermédiaires ou conseillers financiers indépendants tels que Hervé Dreyfus. Ses déclarations apportent un éclairage précis sur l’éventuel dépôt d’actifs financiers non-déclarés dans une banque suisse au bénéfice de Jérôme Cahuzac, actuel ministre français du Budget.

Pouvez-vous reconnaître la voix d'Hervé Dreyfus dans l’enregistrement publié par Mediapart[1] le 5 décembre 2012 ?

Il est très plausible que l’une des deux voix audibles est celle d’Hervé Dreyfus. L’interlocuteur de la personne qui semble être Jérôme Cahuzac est probablement Hervé Dreyfus. Il est aussi cohérent de penser que c’est Hervé Dreyfus, puisqu’il a eu, avant d’occuper ses fonctions professionnelles actuelles, des responsabilités au sein de différents établissements bancaires français, dont le Crédit commercial de France (CCF)[2], où il a assez naturellement et nécessairement côtoyé Antoine Cahuzac[3]. Il fait partie des réseaux des frères Antoine et Jérôme Cahuzac.

Quelles sont les activités professionnelles réelles d’Hervé Dreyfus ?

Hervé Dreyfus, en plus de ses activités transparentes de gérant d’actifs financiers à Paris, au sein de la société anglo-saxone Raymond James Asset Management International, a un lien avec le offshore (placement d’actifs à l’étranger) du fait qu’il est le demi-frère de Dominique Reyl, un Français qui a acquis la nationalité suisse et qui est présent à Genève depuis 1973, qui a fondé la Compagnie financière d’études et de gestion, laquelle est devenue Reyl & Cie en 1988. Il s’agissait d’une société de gestion d’actifs financiers pour le compte de clients privés sur le modèle genevois classique et qui, historiquement, a eu beaucoup, je dirais même essentiellement, des grandes familles possédant des actifs non-déclarés (au fisc français) comme base de clientèle française. La société Reyl & Cie est devenue banque en 2010.

Au-delà d’une relation d’ordre familial, quel est le rapport professionnel entre Hervé Dreyfus et le groupe Reyl ?

Hervé Dreyfus, de par ses réseaux personnels, professionnels et mondains, a été un porte-parole discret des services que pouvait rendre le groupe Reyl en Suisse pour l’accueil de clients français voulant protéger des actifs non-déclarés. Il était un peu le chasseur et le rabatteur discret qui accompagnait ces gens-là ici, à Genève, pour discuter des arrangements à mettre en place au travers de différents montages, différentes structures, différentes techniques. Hervé Dreyfus était un apporteur d’affaires et il est assez cohérent de penser que si Jérôme Cahuzac a eu besoin de dissimuler des actifs, il a pu le piloter et le guider.

D’après Mediapart, les actifs non-déclarés de Jérôme Cahuzac auraient été déposés sur un compte ouvert à l’UBS de Genève. Comment aurait été organisé, selon vous, ce dépôt ?

Reyl, à l’époque où Jérôme Cahuzac a dû arriver (à Genève)[4], n’était pas encore une banque[5]. Cette compagnie financière devait donc utiliser des banques pour déposer l’argent de ses clients. Reyl avait des comptes en son nom auprès de différents établissements bancaires suisses et chacun des clients privés de Reyl était en fait un compartiment de ces comptes master[6]. L’établissement de dépôt, par exemple l’UBS qui est un de leurs dépositaires, n’avait dans ses livres que Reyl comme client officiel.

Il est fort probable que le compte (dont Jérôme Cahuzac était l’éventuel bénéficiaire) n’a certainement pas été ouvert en (son) nom propre à l’UBS, mais qu’il a été ouvert via une société, parce que Reyl, comme toutes les banques et gérants indépendants qui ont voulu, depuis 2006, que leurs clients non-déclarés échappent aux nouvelles règles européennes de retenue à la source de l’épargne, a bien pris soin de faire en sorte que plus aucun compte de client aux actifs non-déclarés ne soit ouvert en nom propre[7]. Tous ces comptes non-déclarés ont été transférés dans des comptes de sociétés-écrans, lesquelles étaient des coquilles purement juridiques destinées simplement à être les détentrices officielles de ces comptes.

Toujours d’après Mediapart, les actifs non-déclarés de Jérôme Cahuzac auraient été transférés de Genève à Singapour en 2010. Est-ce crédible ?

Une deuxième vague de dissimulation a eu lieu à partir de 2008, du fait de ce qui s’est passé notamment aux Etats-Unis à propos de l’évasion fiscale (affaire UBS) et de la remise en cause conséquente du secret bancaire suisse. Reyl a fait exactement comme tous ses concurrents, en ouvrant une filiale, entre autres, à Singapour. Tous les clients qui avaient des actifs non-déclarés sont sortis des livres suisses de la compagnie pour être accueillis dans la filiale singapourienne ad-hoc. C’est ce qui, à mon avis, a permis à Jérôme Cahuzac de pouvoir dire qu’il n’était pas le titulaire d’un compte en Suisse. Il serait intéressant de lui poser la question en la formulant ainsi : « Êtes-vous, d’une façon directe ou indirecte, bénéficiaire d’un compte non-déclaré en Suisse, êtes-vous ce que les Suisses appellent un ayant-droit économique (ADE) d’un compte non-déclaré ? »

Dans toute cette organisation d’une éventuelle évasion fiscale de Jérôme Cahuzac, quel aurait été précisément le rôle d’Hervé Dreyfus ?

Hervé Dreyfus a amené un certain nombre de personnalités politiques et de grands capitaines d’industrie français dans les livres de Reyl, de façon discrète et subtile. Comme chez UBS, certains des gestionnaires de Reyl se déplaçaient en France pour organiser la venue à Genève de clients aux actifs non-déclarés. Cela ne se faisait jamais par l’intermédiaire du bureau parisien de Reyl, mais par l’intermédiaire de gestionnaires qui étaient basés à Genève et qui voyageaient régulièrement en France et dans d’autres pays.

Ceci étant dit, le fait que Jérôme Cahuzac ait un compte auprès de Reyl ou, via Reyl, auprès d’un autre établissement bancaire, me semble être une certitude à 95% du fait de l’implication d’Hervé Dreyfus. L’autre élément qui, pour moi, crée un faisceau de présomption relativement fort, c’est qu’il y a une proximité très importante entre Hervé Dreyfus et son amie d’enfance Cécilia Ciganer (ex-Sarkozy). De ce fait, Hervé Dreyfus est d’ailleurs un des conseillers patrimoniaux de Nicolas Sarkozy, pour des investissements immobiliers ou autres et pour sa fiscalité.

De ce fait aussi, tout un réseau politique a bénéficié des services financiers de Reyl. L’avantage d’Hervé Dreyfus, c’est qu’il fait partie de ces très rares personnes à avoir à la fois de hautes relations, notamment politiques, et à avoir la technicité financière. Hervé Dreyfus connaît parfaitement les problématiques particulières des fameuses personnalités politiquement exposées (PEP).

Ce que vous décrivez dévoile, au-delà du cas éventuel de Jérôme Cahuzac, un système d’évasion fiscale presque généralisé. Concerne-t-il d’autres personnalités politiques ?

Je connais très clairement des dossiers impliquant des gens qui ont des profils similaires à celui de Jérôme Cahuzac de par leur séniorité politique, ainsi que ceux touchant aux actifs non-déclarés de grands entrepreneurs français proches des différents pouvoirs politiques de gauche et de droite. Je peux en témoigner parce que je l’ai vu, entendu et vécu. Hervé Dreyfus a organisé un système de compensation pour certains clients français du groupe Reyl.

Quand des clients bénéficiaires de comptes non-déclarés à Genève avaient besoin de liquidités, Hervé Dreyfus transférait les liquidités d’autres clients qui avaient des excès de liquidités sur leurs comptes gérés en France vers les comptes français de ceux qui avaient des besoins de liquidités, et puis il compensait ces mouvements dans l’autre sens sur les comptes suisses non-déclarés des uns et des autres, de façon à ce que ça se rééquilibre.

C’était une façon ingénieuse de mettre à disposition des liquidités auprès de clients sans avoir à les faire traverser la frontière, simplement par des compensations-miroir entre des comptes non-déclarés ouverts en Suisse et des comptes français. Hervé Dreyfus a été en quelque sorte un porte-valises et je peux en témoigner.

Propos recueillis par Antoine Peillon, auteur de Ces 600 milliards qui manquent à la France... (Seuil, 2012), à Genève (Suisse), le 24 janvier 2013.

Vérifications d’usage

1/ Auprès de l'UBS

Extrait de mon message de questions à UBS (Suisse) :

- Pouvez-vous me confirmer que M. Jérôme Cahuzac (actuel ministre du Budget, en France) a été, au moins jusqu'en 2010, l'ayant droit économique (bénéficiaire) d'un compte ouvert à l'UBS, en Suisse ?

- Dans le cas ou vous ne pouvez ou ne voulez pas confirmer cette information, pouvez-vous la démentir catégoriquement ?

La réponde d’UBS :

« Monsieur, Comme vous le savez, nous ne pouvons pas donner suite à vos questions. »

2 / Auprès de M. Hervé Dreyfus

Extrait de mon message de questions à M. Hervé Dreyfus (Paris) :

Une source financière et politique suisse de haut niveau m'ayant informé complètement sur une éventuelle opération vous concernant, je me permets de vous poser ces deux questions :

- Pouvez-vous me confirmer que M. Jérôme Cahuzac a été l'ayant droit économique (bénéficiaire) d'un compte ouvert dans une banque suisse, destiné au dépôt d'actifs non-déclarés, avec votre aide ?

- Dans le cas ou vous ne pouvez ou ne voulez pas confirmer cette information, pouvez-vous la démentir catégoriquement ?

Pas de réponse de M. Hervé Dreyfus.

3 / Auprès du Groupe Reyl

Extrait de mon message de questions à MM. Dominique et François Reyl (Genève) :

Messieurs,

Une source financière et politique suisse de haut niveau m'ayant informé complètement sur une éventuelle opération bancaire concernant votre groupe, je me permets de vous poser ces deux questions :

- Pouvez-vous me confirmer que M. Jérôme Cahuzac (actuel ministre du Budget, en France) a été l'ayant droit économique (bénéficiaire) d'un compte ouvert à l'UBS par vos services ?

- Dans le cas ou vous ne pouvez ou ne voulez pas confirmer cette information, pouvez-vous la démentir catégoriquement ?

Pas de réponse de MM. Reyl.

4 / Auprès de M. Jérôme Cahuzac

Extrait de mon message de questions à M. le ministre du Budget (France) :

Monsieur le Ministre,

(…)

- Pouvez-vous me confirmer que les deux personnes entendues dans l'enregistrement publié par Mediapart le 5 décembre 2012 sont bien vous-même et M. Hervé Dreyfus ?

- Dans le cas ou vous ne pouvez ou ne voulez pas me confirmer cette information, pouvez-vous la démentir catégoriquement ?

- Pouvez-vous me confirmer que vous avez été l'ayant droit économique (bénéficiaire) d'un compte ouvert à l'UBS à travers les services de M. Hervé Dreyfus et/ou du groupe Reyl (Genève) ?

- Dans le cas ou vous ne pouvez ou ne voulez pas me confirmer cette information, pouvez-vous la démentir catégoriquement ?

La réponse de M. Cahuzac :

« J'ai déjà dit tout ce que j'avais à dire, les allegations me concernant sont fausses, j'attends avec serenite le travail de la justice » (sic)


NOTES

[1]http://www.mediapart.fr/journal/france/051212/cahuzac-lav...

[2] Le CCF est devenu HSBC (Hongkong and Shanghaï Banking Corporation) France le 1er novembre 2005, après son rachat en 2000 par ce groupe bancaire mondial notamment spécialisée dans la banque privée (gestion de fortune) pour une clientèle nationale et internationale.

[3] En 1985, Antoine Cahuzac, frère de Jérôme, a rejoint le service des swaps du Crédit Commercial de France (CCF) dont il prend la direction en 1988. Après un passage de trois ans chez Vinci, il revient au CCF en 1994 où il occupe successivement différentes fonctions au sein de la Banque d’Investissement du CCF puis d’HSBC à compter de 2000. De mai 2011 à décembre 2012, il est président de HSBC Private Bank France. De son côté, Hervé Dreyfus a été gérant sur le marché euro-obligataire au CCF, puis responsable de la gestion de portefeuille de la clientèle privée non résidente, avant 1994, date de son entrée chez Raymond James Asset Management International.

[4] Début des années 1990, moment où il commence sa carrière politique en tant que conseiller technique pour le médicament au cabinet de Claude Évin, ministre des affaires sociales des deux gouvernements Rocard, de 1988 à 1991. Il était, de ce fait, l’interface entre le ministère de la Santé et la Direction de la pharmacie et du médicament (DPHM), chargée de la fixation des prix des médicaments et de leur réglementation générale. La DPHM est remplacée en mars 1993 par l’Agence du médicament.

[5] Elle obtient une licence bancaire en 2010.

[6] « Master account », ou « compte maître », ou « compte racine », qui permet de gérer sous une seule identité plusieurs sous-comptes en protégeant ou même en dissimulant au mieux les informations personnelles des clients bénéficiaires des sous-comptes.

[7] Depuis 1991, il n’est plus possible d’ouvrir un compte complètement anonyme (identité du détenteur inconnue de l’établissement bancaire) en Suisse. En revanche, il est toujours proposé de détenir des comptes numérotés et sous pseudonymes, à la condition que les identités réelles des bénéficiaires (ayant-droits économiques) soient tout de même connues par la banque où ces comptes sont gérés. En l’occurrence, lorsque le détenteur d’un compte n’est pas l’ayant droit économique ou lorsqu’il y a doute à cet égard, la banque doit exiger une déclaration écrite et signée par l’ayant droit économique, au moyen d’un « formulaire A » indiquant qui est cet ayant droit économique final, en vertu, entre autres, des « standards » de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Loi sur le blanchiment d’argent (10 octobre 1997), de son principe du « know your customer », et surtout de la « Convention relative à l’obligation de diligence des banques » (avril 2008, articles 3 et 4 à propos du formulaire A) dont les objectifs sont de « préserver le renom du système bancaire suisse sur les plans national et international, (…) d’établir des règles assurant, lors de l’établissement de relations d’affaires et dans le domaine du secret bancaire, une gestion irréprochable, (…) de contribuer efficacement à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ». Cette obligation de signature de l’ayant droit économique ne souffre aucune possibilité de délégation. De plus, il est aussi hors de question, pour une banque suisse, de prendre le risque de faire passer la frontière à un formulaire A signé par un client ouvrant ou possédant des actifs non-déclarés. Cette double contrainte éclaire la discussion enregistrée par la messagerie du téléphone de Michel Gonelle et cet échange en particulier : « Moi, ce qui m’embête, c’est que j’ai toujours un compte ouvert à l’UBS, mais il n'y a plus rien là-bas, non ? La seule façon de le fermer, c’est d’y aller ? » (http://www.mediapart.fr/journal/france/051212/cahuzac-lav...)

http://blogs.mediapart.fr/blog/antoine-peillon/010213/affaire-cahuzac-les-revelations-dun-financier-suisse

Cahuzac: de la sidération à la déflagration. Corruption en France !

Encore quelques preuves de la corruption au plus haut niveau de la Ripoux-plique bananière dite Française !

Mais rassurez-vous, les politiques VRP des Bansters travaillent pour vous !

Est-ce que l'on va nous sortir du Zola et l'affaire Dreyfus pour celui-ci aussi ?

Oui, justement il y un Hervé Dreyfus dans l'affaire, un ami intime et d'enfance de l'ex-femme de Nicolas SARKOZY, Cécilia Ciganer (ex-Sarkozy).

Ce que nous verrons dans un prochain article !

 

Cahuzac: de la sidération à la déflagration
PAR MATHIEU MAGNAUDEIX, STÉPHANE ALLIÈS

Derrière le mensonge d'un homme, une crise politique qui s'entrouvre. Derrière l’écœurement de ses anciens amis floués, une interrogation qui demeure : que savait le président ? Dans un contexte de rigueur et de recentrage idéologique du pouvoir, les socialistes sont sonnés par l’aveu de Cahuzac.

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Un aveu et après ?
PAR FABRICE ARFI

Après quatre mois de démentis acharnés, l'ancien ministre du budget est passé aux aveux devant les juges dans l'affaire de son compte suisse. Mais ses confessions judiciaires ne peuvent prétendre mettre un terme à l'enquête des magistrats anti-corruption Van Ruymbeke et Le Loire. De nombreuses questions restent en suspens. Les dessous d'un incroyable revirement.

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«Est-ce que l'Elysée a protégé Jérôme Cahuzac?»
PAR STÉPHANE ALLIÈS

« Bien pire qu'une simple erreur individuelle », l'attitude de l'ancien ministre du budget est un « attentat contre la démocratie », affirme le secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts, Pascal Durand. Entretien express.

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Affaire d’un homme pour le PS, « scandale d’Etat » pour les autres
PAR STÉPHANE ALLIÈS, MATHIEU MAGNAUDEIX, MARINE TURCHI

Après l’avoir beaucoup soutenu, les députés PS dénoncent les « mensonges » de Jérôme Cahuzac. Beaucoup jugent sa carrière politique terminée. La droite, elle, délaisse sa retenue des dernières semaines et raille la « République exemplaire » de François Hollande.

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Jérôme Cahuzac et l'injure faite à la nation
PAR ANTOINE PERRAUD

M. Cahuzac reconnaît devant les juges les faits révélés par Mediapart. En mentant hier à la représentation nationale, il a fait sombrer davantage la Ve République dans la régression démocratique. Leçons d'un parjure.

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Le compte suisse du ministre du budget Jérôme Cahuzac
PAR FABRICE ARFI

Le ministre du budget Jérôme Cahuzac (PS) a détenu pendant de longues années et jusqu'en 2010 un compte bancaire non déclaré à l'UBS de Genève, selon une enquête de Mediapart qui s’appuie sur de nombreux témoignages et des éléments documentaires probants. « Je n’ai pas de compte en Suisse et n’en ai jamais eu. Il est clair que si vous publiez ça, j’attaquerai », a réagi M. Cahuzac. 

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Assemblée nationale : quand Guaino invoque Zola et l'affaire Dreyfus. Et pourquoi pas la Shoa tant qu'il y est ?

Comme vous l'aurez compris tout va bien en France et en Europe pour que l'attention des Français soit monopolisée par les merdias aux ordres sur la garde rapprochée de l'imposteur Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOSCA.

Apparemment, il n'y a pas plus urgent à régler dans les intérêts des peuples !

Et tout cela pour défendre un Troll sioniste qui a ruiné la France, qui a passé son temps à violer ladite constitution de la Ripoux-blique bananière, en nous imposant le traité liberticide de Lisbonne et la dictature de l'Europe au profit de ses Maîtres Illuminati-sionistes, grands promoteurs du Nouvel Ordre Mondial et qui est allé assassiner des innocents en Libye et ailleurs  ?

 
La mégalomanie et l'hystérie relèvent de la psychiatrie !

Qui va le faire interner un moment cet hystérique et cet incapable majeur qui bénéficie de l'immunité pour que la Justice puisse travailler en paix ?
 
Heureusement qu'il ne s'agit que d'une mise en examen, autrement si le Troll avait été condamné, la France aurait été mise à feu et à sang par "sa garde rapprochée'.
 
Par ailleurs, nous notons  que cela fait beaucoup de suicides autour de l'affaire Bettencourt.
 
Après l'avocat de la fille de Mme Bettencourt, voici qu'aujourd'hui, le Grand Patron de la Police Judiciaire de Paris qui a enquêté sur le dossier Bettencourt se serait "suicidé".

Bizarre, non, après les menaces qui ont été faites au Juge Gentil et à ses collègues ?


L'avocat pénaliste Me Olivier Metzner retrouvé mort au large de son île en Bretagne

Il représentait dans la saga Bettencourt la fille de l'héritière de L'Oréal, Françoise Bettencourt-Meyers

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/l-avocat-penaliste-me-olivier-metzner-retrouve-mort-au-large-de-son-ile-en-bretagne_1232388.html

Suicide présumé d'un grand policier parisien

Il avait chapeauté l'enquête de la brigade financière dans le dossier Bettencourt.
http://www.rmc.fr/editorial/365332/suicide-presume-dun-gr...


Assemblée nationale : quand Guaino invoque Zola et l'affaire Dreyfus

P.Th. | Publié le 02.04.2013, 16h11 | Mise à jour : 18h15

 «Souvenez-vous de Zola, accusé ici-même (...) d'avoir déshonoré l'armée parce qu'il avait remis en cause l'autorité de la chose jugée», a-t-il lancé au Premier ministre, prenant tout de même le soin de préciser : «Je ne suis pas Zola. Nous ne sommes pas dans l'affaire Dreyfus.» A Jean-Marc Ayrault, qui l'a tancé la semaine dernière après ses vives critiques envers le juge Jean-Michel Gentil, le député UMP a demandé de «défendre (sa) liberté de critiquer un abus».

Taubira à Guaino : «Vous avez attaqué l'institution judiciaire»

Suite à la mise en examen de Nicolas Sarkozy,
Henri Guaino avait fermement «contesté» la façon dont le magistrat avait fait son travail, jugeant que ce dernier avait «déshonoré un homme, les institutions, la justice». Ces déclarations avaient suscité l'ire des syndicats de magistrats, de la majorité et décidé le juge Jean-Michel Gentil à poursuivre l'élu.

«Décidément, vous persistez et vous signez dans le peu d'égards que vous portez au Conseil supérieur de la magistrature», a répondu la garde des Sceaux, Christiane Taubira, à Henri Guaino ce mardi. «Vous n'avez pas attaqué un homme, vous avez attaqué l'institution judiciaire. Et vous êtes invité à de la réserve concernant l'institution judiciaire», a-t-elle tranché.

Son intervention a par ailleurs valu à Henri Guaino d'être raillé par ses opposants sur Twitter. «Guaino fait toujours trop grand : après Malraux, Zola, difficile de faire mieux la prochaine fois !» s'est ainsi moquée
la ministre déléguée en charge des Personnes âgées, Michèle Delaunay. «Guaino se prend pour Zola en prenant l'élocution de Malraux», a de son côté commenté le député socialiste Christophe Caresche. Un autre député PS, Laurent Grandguillaume se fait plus sévère : «Avec M. Guaino nous aurons eu le droit au Malraux de poche pour les nuls.»

Michèle Delaunay @micheledelaunay

Guaino fait toujours trop grand : après Malraux, Zola, difficile de faire mieux la prochaine fois !

 

 

 

Christophe Caresche @CCaresche

 

Guaino se prend pour Zola en prenant l'élocution de Malraux.

 

L. Grandguillaume @LGRANDGUILLAUME

 

Avec M. Guaino nous aurons eu le droit au Malraux de poche pour les nuls

 

Borloo s'exprime «au nom des camarades de l'intersyndicale»
Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo a remis, ce mardi au cours de la séance des questions au gouvernement, le dossier Florange sur la table. Evoquant ce site d'ArcelorMittal en Moselle, où il s'est rendu pour «rencontrer les salariés et l'intersyndicale», le député du Nord a lancé à l'adresse du Premier ministre : «Depuis vos funestes décisions, ils n'ont rencontré ni membre du gouvernement ni élu socialiste.»

Assurant s'exprimer «au nom des camarades de l'intersyndicale», Jean-Louis Borloo a demandé où en était le redémarrage de la filière liquide et le dossier Ulcos. «Le dossier est suivi, le gouvernement est actif et nous trouvons des solutions aux problèmes qui sont posés», a répondu le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici.

http://www.leparisien.fr/politique/assemblee-nationale-qu...