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24/09/2015

Des soldats de Tsahal tirent sur une palestinienne de 18 ans et la laissent mourir face contre terre

L'horreur continue au quotidien en Palestine en toute impunité grâce à l'armée la plus morale du monde et dans le pays le plus démocratique du Moyen Orient !

Que fait l'organisation Maçonnique de l'ONU ?

 

Des soldats de Tsahal tirent sur une palestinienne de 18 ans et la laissent mourir face contre terre

23 sept. 2015, 22:33

Une jeune palestinienne a été abattue par les troupes israéliennes près d’un point de contrôle à Hébron après un simple contrôle qui a dégénéré. Les soldats prétendent qu’elle a refusé d’obtempérer avant d’essayer de les attaquer.

 

Dix coups de feu ont été tirés sur Hadil Hashlamoun, qui est décédée de ses multiples blessures à l’hôpital de Shaare Zedek à Jérusalem, après avoir été laissée à l’agonie dans la rue pendant 30 minutes.

 

Les soldats auteurs des tirs n’ont pas permis aux ambulanciers de s’approcher de l’adolescente, qui d’après les Israéliens a essayé de poignarder l’un d’entre eux. Les images diffusées en ligne semblent toutefois aller à l’encontre de cette allégation.



Le porte-parole de l’hôpital où la jeune femme est décédée a indiqué que Hadil était grièvement blessée et a subi une intervention chirurgicale sitôt arrivée, a rapporté l’agence Maan News.

 

«Ma fille a subi trois opérations», a fait savoir le père d’Hadil aux journalistes locaux. «Une partie de ses intestins a dû être enlevée. Mais c’est la balle dans sa poitrine qui l’a tué».

 

Selon les rapports des médias palestiniens, la femme a été tuée après avoir refusé d’ouvrir son sac à main et découvrir son visage voilé d’un niqab, malgré la demande des soldats israéliens. Puis, les soldats l’ont laissé saigner dans la rue pendant 30 minutes avant que les soldats ne permettent aux médecins de s’approcher, a expliqué l’agence Middle East Eye.

L’armée israélienne a pour sa part prétendu que l’adolescente était une terroriste qui a essayé de poignarder un des soldats. D’après cette version, Hashlamoun s’est retrouvée dans une situation critique après avoir reçu une balle dans la jambe, et a ensuite succombé à ses blessures.

 

Cependant les images prises par le groupe Youth Against Settlements (la jeunesse contre la colonisation) peu avant et après la fusillade contredisent cette version des soldats.

 

 

صور حصرية : تسلسل إطلاق الرصاص على المواطنه هديل صلاح الهشلمون التي يتدعي الجيش انها حاولت طعن جندي . The sequence of...

Posted by ‎Youth Against Settlements شباب ضد الاستيطان‎ on mardi 22 septembre 2015
 

 Le jet des pierres provoque les tirs sur la gâchette

 

L’incident intervient quelques jours après que le maire de Jérusalem Nir Barkat a déclaré la «guerre» contre les jets de pierre des palestiniens, donnant aux services de police le feu vert pour riposter à balle réelle. La mesure a été approuvée vendredi, provoquant l’organisation d’une «Journée de rage» des palestiniens en réponse.

 

Le weekend suivant l’adoption de cette mesure, le journal israélien 0404 a partagé une vidéo Facebook de snipers des forces de sécurité israéliennes tirant sur un enfant palestinien, encourageant les gens à «la propager».

 

 

רק ככה זה יעבוד. זרקת אבן? קבלת כדור. תפיצו חברים!

Posted by 0404 on samedi 19 septembre 2015

 

L’enregistrement montre un soldat israélien mettre en joue un enfant palestinien qui était en train de récupérer une pierre à terre et la lancer en direction de tireur. Il n’est toujours pas clair si l’enfant visait intentionnellement quelqu’un, puisque la pierre est tombée en dehors du champ de vision de la caméra.

Quelques secondes après le jet de pierre, le sniper appuie sur la gâchette. La balle touche le palestinien à la jambe, celui-ci réussit néanmoins à se lever et à courir en boitant.

«Voilà comment ça fonctionne. Vous jetez une pierre ? Recevez une balle. Partagez les gens !», lit-on dans le commentaire au-dessus de la publication de 0404 News. La déclaration a été saluée par de nombreux commentaires et des «j’aime» des lecteurs qui sont du côté des forces de sécurité israéliennes.

Des actes de violence de la part des soldats israéliens

Le drame qui a emporté la vie de la jeune femme, n’est malheureusement pas la première preuve de violence des soldats israéliens envers les Palestiniens au cours de ces derniers mois. En mars 2015, une vidéo divulgué sur les réseaux sociaux montrant des soldats israéliens lancer leurs chiens contre un adolescent palestinien a provoqué l’indignation.

 

http://francais.rt.com/international/7316-soldats-tsahal-palestinienne-victime

 

Des actes de violence de la part des soldats israéliens

Au mois de juin, les forces de sécurité ont battu un homme palestinien en le frappant alors qu’il était à terre, au cours d’une manifestation dans un camp de réfugiés en Cisjordanie.

Un mois plus tard, c’est un enfant qui a été la victime d’un autre acte de violence des soldats israéliens, en se faisant étrangler après leur avoir apparemment jeté des pierres. Dans la vidéo on peut voir les parents essayer de récupérer leur enfant des mains des soldats.

Aller plus loin : Juifs et musulmans s'affrontent pour prier seuls sur l'Esplanade des Mosquées

 

 

23/09/2015

La Russie déploiera des " Iskandar" à Kaliningrad

La réponse de la Russie aux menaces nucléaires US  en Allemagne !

On voit comment les nazies US/UE/Sionistes sont heureux que la Russie et le l'OTSC arrivent en Syrie pour protéger Assad et éliminer les mercenaires payés par les USA et Cie, appelés l'EI !

Rappelons aussi que la Russie a intérêt aussi à protéger sa base militaire à Tartous en Syrie pour laquelle Assad lui a donné son accord en mars 2015.

Assad: Damas autorisera la création d'une base navale russe en Méditerranée

19:43 26.03.2015 Damas est prêt à autoriser la Russie à transformer son centre d'entretien naval de Tartous en une base militaire en Méditerranée orientale.

Les autorités syriennes ne s'opposeront pas à la décision de la Russie de moderniser son centre d'entretien naval de Tartous pour en faire une base militaire si une telle décision est adoptée par Moscou, a déclaré jeudi le président syrien Bachar el-Assad lors d'une rencontre avec des journalistes russes. 

Ainsi si nous comprenons bien, les nazis avaient et ont l'intention de priver la Russie de ses deux et uniques bases militaires, l'une en Crimée et l'autre en Syrie !

Kiev veut récupérer la Crimée de la Russie

L’Otan et l’Ukraine signent des accords de coopération techniques et défensifs

Allemagne: des ogives US d’une puissance équivalente à 80 bombes d’Hiroshima

Armes nucléaires US en Allemagne: Moscou promet de riposter

Moscou met en garde l’Ukraine contre un projet d'adhésion à l’OTAN

Moscou critique l’installation d’armes nucléaires américaines en Allemagne

 

La Russie déploiera des " Iskandar" à Kaliningrad

 

IRIB- La Russie a menacé les Etats-Unis de déployer des missiles balistiques à Kaliningrad.

"Si les Etats-Unis renforcent leurs armes nucléaires en Allemagne, il sera possible que la Russie déploie ses missiles balistiques à Kaliningrad", a annoncé le Kremlin.

Selon l'agence de presse Interfax, citant une source militaire russe, si Washington met à niveau ses armes nucléaires déployées en Allemagne, la Russie déploierait ses missiles balistiques Eskandar à Kaliningrad.

"La décision finale sera prise après l'examen minutieux de la menace éventuelle", a écrit Interfax.
 
 

Syrie/Turquie : Négociations secrètes des jihadistes à Istanbul

| 23 septembre 2015

Des négociations secrètes impliquant l’Iran (représentant la Syrie) et des « groupes armés » (c’est-à-dire les jihadistes y compris al-Qaida) se tiennent à Istanbul, sous les auspices de la Turquie.

La proposition turque serait de déplacer les populations et de partitionner le pays : les combattants anti-République du district de Damas se rendraient à Idleb tandis que la population chiite du Nord se réfugierait à Damas, puis le Nord du pays ferait sécession avant d’être rattaché à la Turquie.

Cela impliquerait un cessez-le-feu de 6 mois dans la région de Damas (Zabadani, Madaya, Bakin et Serghaya) et dans celle d’Idleb (Foua, Kefraya, Binnich, Taftanaz, Taoum, Maarret Masrin, la ville d’Idleb elle-même, Ram Hamdan, Zaradna et Chalakh), mais pas dans le Sud (Deraa) les Israéliens ne participant pas aux négociations.

Si un tel projet ne risque pas d’être accepté par la République arabe syrienne, la tenue de ces négociations atteste de la volonté de la Turquie de trouver une solution avant que l’OTSC n’intervienne massivement contre les jihadistes qu’elle protège.

 

 

Oliver Stone : les États-Unis « ne sont pas menacés. Nous sommes la menace »

Bien vrai et qu'on se le dise, il va falloir éliminer tous les psychopathes qui sur cette planète passent leur temps à aller attaquer les autres pays et qui ensuite viennent gueuler "qu'il faut assurer leur sécurité" y compris lorsqu'ils se trouvent dans les pays qu'ils détruisent et qu'ils colonisent par la force ou à la frontière des autres pays, comme aux frontières de la Russie !

Allez qui sont les deux seuls pays au monde qui gueulent toujours qu'il faut assurer leur sécurité ?

Nous n'en voyons que deux pour notre part : Les USA et Israël !

Oliver Stone : les États-Unis « ne sont pas menacés. Nous sommes la menace »

sept 23, 2015


Alors qu’il lance une nouvelle série documentaire offrant un point de vue critique sur les actions américaines outremer, le réalisateur explique à MEE qu’il n’a pas toujours vu les choses de cette manière .

 

NATIONS UNIES – Les controverses américaines sont le fort d’Oliver Stone. Le réalisateur hollywoodien a braqué ses caméras sur l’assassinat de John F. Kennedy, la guerre du Vietnam et les attentats du 11 septembre 2001.

Lors de la préparation de sa nouvelle série documentaire pour la télévision, The Untold History of the United States (Une Autre histoire de l’Amérique), ce sont les « exploits » américains au Moyen-Orient qui l’ont le plus marqué, a-t-il déclaré à Middle East Eye mercredi dernier.

« En étudiant ces non-dits de l’histoire, une chose qui m’a vraiment beaucoup frappé a été l’histoire de notre implication au Moyen-Orient » a-t-il dit.

« Une implication abjecte. »

Stone retrace l’interventionnisme de Washington dans la région depuis les années 30, indiquant que celui-ci a atteint son apogée lors de l’envoi par l’ancien président George H. W. Bush de centaines de milliers de soldats américains pour libérer le Koweït après son invasion par l’Irak en 1990.

L’Union Soviétique s’était effondrée depuis peu et la porte était alors grande ouverte pour la domination de la région par une unique superpuissance, a-t-il expliqué.

« Nous n’en sommes jamais sortis. Une fois que nous y étions, nous y étions pour toujours. »

« Nous avons déstabilisé toute la région, semé le chaos. Et maintenant, nous accusons l’État islamique du chaos que nous avons nous-même créé »

a-t-il ajouté, en référence à la milice extrémiste qui contrôle désormais de larges pans de la Syrie et de l’Irak.

Stone a préparé et écrit la série et le livre qui l’accompagne en partenariat avec Peter Kuznick, un professeur de l’American University spécialiste de la question des frappes nucléaires américaines sur le Japon qui ont mis fin à la Seconde Guerre Mondiale.

« Tout tourne autour du pétrole. Vous vous souvenez de cet autocollant pour voiture où était écrit : ‘’Qu’est-ce que notre pétrole fait sous leur sable ?” », a demandé Kuznick à MEE.

La soif américaine de l’or noir est au fondement de l’alliance des États-Unis avec l’Arabie Saoudite, du coup contre le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh en 1953, appuyé par la CIA, et du soutien américain aux miliciens religieux qui combattaient les Soviétiques en Afghanistan dans les années 80, a-t-il poursuivi.

« Nous avons créé ces pagailles, et ensuite nous avons élaboré un plan militaire grandiose pour y mettre un terme. Mais les solutions militaires ne marchent tout simplement pas. »

Les opinions de Stone et de Kuznick ne risquent guère de faire froncer les sourcils dans les rues du Caire, de Moscou ou de Paris.

En revanche, aux États-Unis, elles sont loin d’être majoritaires.

Selon Stone, les Américains vivent dans un bulle, influencés par un système éducatif, une classe politique et des médias qui dépeignent les États-Unis comme un symbole de stabilité et une force bienveillante dans le monde.

Un exemple célèbre est la description faite par l’ancien président Ronald Reagan des États-Unis comme d’une « ville scintillante sur une colline ».

« Être américain est très confortable », a avancé Stone. « Vous avez le sentiment d’être en sécurité et de jouir de la prospérité des biens matériels. Mais en même temps, vous pensez que vous avez des ennemis partout – en Russie, en Chine, en Iran, en Corée du Nord.

« Vous habitez dans ce cocon qu’est ce grand pays entouré de deux océans, mais avec l’impression de vivre toujours sous la menace. »

Oliver Stone a déclaré comprendre ce sentiment pour l’avoir lui-même vécu.

Stone est né à New York, d’un père républicain exerçant la profession d’agent de change, Louis Stone. Oliver a toujours été créatif – il écrivait souvent de courtes pièces de théâtre pour amuser sa famille – mais n’avait jamais remis en question la manière dont ses professeurs d’histoire enjolivaient les actes des États-Unis, a-t-il raconté.

« J’avais toujours entendu une seule partie de l’histoire, celle qui met en valeur l’exceptionnalisme américain, qui présente l’Amérique comme un pays altruiste et bénéfique pour le reste du monde. »

En 1967, Stone se porta volontaire pour aller combattre dans l’armée américaine au Vietnam. Il fut blessé deux fois et, à son retour, il fut décoré de l’Étoile de bronze de l’héroïsme et d’un Purple Heart, une médaille accordée aux personnes blessées ou tuées au service de l’armée américaine.

« Je suis revenu du Vietnam perplexe, complètement désorienté vis-à-vis de ce qui s’y passait.

« J’avais été soumis à une lourde dose de langue de bois, de langage militaire. »

Il a commencé à poser des questions et à lire les travaux d’« historiens progressistes », tout en étudiant la réalisation de films à l’université de New York avec Martin Scorsese et d’autres enseignants.

Ces idées ont inspiré les films à caractère politique qu’il a produits dans les années 80.

Ainsi, l’un de ses premiers films, Salvador (1986), se déroule dans le contexte d’une guerre en Amérique centrale dans les années 80. Platoon (1986), l’opus qui l’a rendu célèbre, met en scène un jeune soldat, interprété par Charlie Sheen, servant au Vietnam. Il a continué à enquêter sur cette guerre dans Né un 4 juilet (1989), avec Tom Cruise.

Puis en 1991, il a réalisé JFK, un film qui expose ses théories sur l’assassinat de l’ancien président, et qui sera suivi par deux autres portraits de commandants en chef des États-Unis, Nixon (1995) et W (2008).

Quant à son dernier film sur le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden, sa sortie a été ajournée à 2016, a-t-il indiqué.

Oliver Stone a également à son palmarès des interviews de chefs d’État étrangers ayant défié Washington – du révolutionnaire cubain Fidel Castro au président russe Vladimir Poutine, en passant par le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovytch.

The Untold History of the United States, une série documentaire en dix parties et un livre de 750 pages, offre aux Américains une version alternative de l’histoire de leur pays depuis la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à nos jours.

Oliver Stone a affirmé que l’un de ses objectifs était de combattre le « crime éducatif » consistant à tromper les écoliers américains.

« Nos programmes scolaires doivent être débarrassés de l’exceptionnalisme américain », a-t-il insisté.

« Nous ne sommes pas menacés. Nous sommes la menace. »

Bonus : l’intégralité « Une autre histoire de l’Amérique, par Oliver Stone » disponible sur news360x : http://news360x.fr/category/web-tv/une-autre-histoire-de-...

 

 

 

Très Important : Syrie, Irak, L'OTSC (L'Organisation du Traité de Sécurité Collective) arrive en Irak et en Syrie pour lutter contre le terrorisme.

Citoyens Européens préparez-vous !

Vos pays, grâce aux traîtres qui les gouvernent au profit des US/OTAN, Nazis, vous mettent actuellement en danger et notamment l'Allemagne qui a accepté de recevoir 20 ogives nucléaires des USA d’une puissance équivalente à 80 bombes d’Hiroshima pour aller s'attaquer à la Russie !

L’Europe et les pays européens pouvant devenir le théâtre d'opérations militaires et d’attaques nucléaires sur leurs sols respectifs et/ou pour aller s’attaquer à la Russie !

En effet les pays de l’UE qui ont adhéré à l’OTAN constituent la base militaire avancée aux frontières de la Russie de l’US/OTAN/UE/Ukraine.

Le 1er août, l’Ukraine et la Turquie (membre de l’Otan) ont annoncé la création d’une « Brigade islamiste internationale », formée de combattants d’Al-Qaïda et de Daesh, et stationnée à Kherson (Ukraine). Cette Brigade se propose de combattre la Russie en Crimée.

Voir aussi tous ces articles pour comprendre ce qui se passe actuellement à votre issu et pour étayer l’article sur l’OTSC de Thierry Meyssan

 

Kiev veut récupérer la Crimée de la Russie

L’Otan et l’Ukraine signent des accords de coopération techniques et défensifs

Allemagne: des ogives US d’une puissance équivalente à 80 bombes d’Hiroshima

Armes nucléaires US en Allemagne: Moscou promet de riposter

Moscou met en garde l’Ukraine contre un projet d'adhésion à l’OTAN

Moscou critique l’installation d’armes nucléaires américaines en Allemagne

 

Rappelons que l’OTSC est une alliance militaire classique de six anciens États membres de l’Union soviétique : la Biélorussie, la Russie, l’Arménie, le Tadjikistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan.

Plus rien ne sera plus comme avant !

Comprenne qui pourra pour se préparer au pire aussi en Europe  !

 


L’OTSC arrive en Irak et en Syrie

par Thierry Meyssan

L’intervention de l’OTSC contre le terrorisme en Irak et en Syrie peut être le début d’un ordre mondial fondé sur la coopération et la défense des populations ou, au contraire, d’une période d’affrontement Est-Ouest dans laquelle l’Occident soutiendrait ouvertement le terrorisme. Contrairement à une idée reçue, ce déploiement militaire vise moins à défendre l’Irak et la République arabe syrienne que les États-membres de l’OTSC eux-mêmes. Il n’est donc pas négociable. Les débats de l’Assemblée générale de l’Onu et du Conseil de sécurité du 30 septembre permettront de connaître la réponse de Washington et de ses alliés à l’OTSC. Quoi qu’il en soit, plus rien ne sera comme avant.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 21 septembre 2015

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Alors que la presse occidentale persiste à discuter d’un possible soutien militaire russe au président Bachar el-Assad, l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) a décidé de lutter contre le terrorisme en Irak et en Syrie.

Il semble que les Occidentaux n’ont toujours pas compris les conséquences de leur politique.


Une question existentielle pour l’OTSC

Rappelons que l’OTSC est une alliance militaire classique de six anciens États membres de l’Union soviétique : la Biélorussie, la Russie, l’Arménie, le Tadjikistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan. À la différence de l’Otan et du Pacte de Varsovie, dans lesquels les États membres perdent leur souveraineté (au profit des États-Unis et du Royaume-Uni dans l’Otan, de l’URSS dans le Pacte de Varsovie —ce qui contrevient à la Charte des Nations unies—), les États membres de l’OTSC conservent leur pleine souveraineté, ne placent pas leurs armées sous le commandement de la principale puissance de leur alliance, et peuvent se désolidariser à tout moment de cette alliance [1]. L’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Ouzbékistan se sont ainsi retirés librement de cette organisation pour se tourner vers le Guam [2] et l’Otan.

Depuis les années 80, —avant même que n’existent les États membres de l’OTSC— les États-Unis et l’Otan déploient un système de missiles, d’abord tourné contre l’URSS, aujourd’hui encerclant l’OTSC. Ces missiles, censés détruire les missiles intercontinentaux adverses dans leur phase de décollage, ne peuvent en réalité que détruire des aéronefs évoluant à faible vitesse et en aucun cas les missiles hypersoniques russes. Présentés par le Pentagone comme une arme défensive —ce qu’il était peut-être à l’origine—, ce « bouclier anti-missiles » ne peut donc avoir qu’un usage offensif. L’OTSC est le seul groupe d’États au monde à être ainsi directement menacé par des missiles pointés sur lui à ses frontières.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’URSS puis les États membres de l’OTSC, assistent au recrutement des Frères musulmans par la CIA et à l’emploi de certains de leurs membres ou ex-membres par les États-Unis pour les déstabiliser [3]. Ainsi les hommes d’Oussama Ben Laden (formé par le frère de Sayyid Qutb) et d’Ayman al-Zaouahiri (qui avait rejoint la Confrérie un an avant l’arrestation et l’exécution de Sayyid Qutb) combattirent-ils l’URSS en Afghanistan, puis la Russie en Yougoslavie et enfin sur son propre territoire dans le Caucase [4].

En 2011, les États membres de l’OTSC ont assisté à une opération de l’Otan, le « Printemps arabe », visant à renverser des régimes ennemis aussi bien qu’amis au Moyen-Orient au profit des Frères musulmans (Tunisie, Égypte, Libye, Syrie). Et depuis 2014, ils assistent au triomphe de l’idéal des Frères musulmans avec la proclamation d’un califat remettant en cause à la fois le droit international et les droits de l’homme. Actuellement, ce califat a confié ses postes d’officier majoritairement à des islamistes venus de l’ex-URSS, parfois même de pays membres de l’OTSC.

Le 1er août, l’Ukraine et la Turquie (membre de l’Otan) ont annoncé la création d’une « Brigade islamiste internationale », formée de combattants d’Al-Qaïda et de Daesh, et stationnée à Kherson (Ukraine) [5]. Cette Brigade se propose de combattre la Russie en Crimée.

En d’autres termes, sauf à intervenir maintenant contre le terrorisme, l’OTSC devra bientôt affronter à la fois un ennemi extérieur, l’Otan et ses missiles, et un ennemi intérieur, les islamistes initialement formés par l’Otan.

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Les six chefs d’État et le secrétaire général de l’OTSC au sommet de Duschanbé.

 

La réunion de l’OTSC à Douchanbé

Le 15 septembre, l’OTSC a tenu la réunion annuelle de ses chefs d’État à Douchanbé (Tadjikistan). Comme je l’avais annoncé il y a un mois [6], le président russe, Vladimir Poutine, a présenté à ses collègues les études réalisées par ses armées sur la possibilité de combattre dès à présent le califat, avant qu’il n’entre massivement dans le territoire de l’OTSC.

Le président Poutine était parvenu à convaincre préalablement ses partenaires qu’il ne les engageait pas à soutenir les ambitions de la Russie en Syrie, mais bien de répondre à une menace directement dirigée contre l’OTSC.

En définitive, l’OTSC décida de se déployer en Irak et en Syrie pour combattre l’ensemble des jihadistes, qu’ils se réclament ou qu’ils soutiennent Daesh ou al-Qaïda. Cette opération est légale en droit international car elle répond aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives à la lutte contre le terrorisme. Elle prolonge d’ailleurs l’opération, elle aussi légale, de la Coalition formée par les États-Unis contre le seul Daesh.

Cependant, à la différence de cette Coalition, l’OTSC entretient de bons rapports à la fois avec les gouvernements irakien et syrien ce qui lui permet d’envisager une bien plus grande efficacité.

De manière à préparer l’intervention de l’OTSC, un couloir aérien a été installé entre l’Organisation et la Syrie. Il devait au départ passer au dessus des Balkans, mais les alliés des États-Unis s’y sont opposés à l’exception de la Grèce. Ce couloir a donc été installé au dessus de l’Iran et de l’Irak. En moins d’une semaine, de très importantes quantités de matériel et plus de 2 000 hommes ont été acheminés. Techniquement, l’OTSC dispose de la capacité de déployer jusqu’à 50 000 hommes en moins de deux semaines.


Le forum des Nations unies

Par souci d’efficacité et sans préjuger de la bonne ou de la mauvaise foi occidentale, les chefs d’État de l’OTSC ont prévu d’intervenir devant l’Assemblée générale de l’Onu (à partir du 28 septembre) pour appeler la communauté internationale à unir ses efforts contre le terrorisme.

En outre, la Russie présidant le Conseil de sécurité pour le mois de septembre, Vladimir Poutine —qui n’est pas venu à l’Onu depuis une décennie— présidera la séance du 30 septembre consacrée à la lutte contre le terrorisme en Irak et en Syrie.

Dans le cas où la Coalition et l’OTSC trouveraient un accord, elles pourraient mener des actions communes ou se répartir le travail (l’Irak pour la Coalition et la Syrie pour l’OTSC). Dans le cas contraire, les deux organisations conduiraient des campagnes distinctes en essayant de ne pas se gêner mutuellement.

Du point de vue atlantiste, la campagne de l’OTSC profitera à la République arabe syrienne et garantira la poursuite du mandat du président élu Bachar el-Assad que l’Otan souhaitait renverser. Cependant, il est faux de prétendre que cette intervention a été conçue pour sauver la Syrie de l’Occident. En effet, lors de la préparation de la Conférence de Genève, en juin 2012, le président Poutine avait envisagé de déployer l’OTSC comme force de paix [7]. Le général Hassan Tourekmani, alors président du Conseil de sécurité national syrien, avait entrepris diverses démarches pour l’accueillir. Cependant, ce déploiement n’avait pas eu lieu d’une part parce que l’Organisation n’avait pas encore signé d’accord avec l’Onu [8] et d’autre part parce que deux membres de l’OTSC ne se sentaient pas alors directement menacés par la situation en Syrie.

Du point de vue de l’OTSC, la proposition faite aux Occidentaux les contraindra à clarifier leur politique. En effet, jusqu’à la signature de l’accord entre Washington et Téhéran, le 14 juillet, la Coalition anti-Daesh, loin de combattre le terrorisme, a parachuté régulièrement et à grande échelle des armes aux jihadistes. Cependant, au cours des dernières semaines, la Coalition a effectivement combattu Daesh. Ainsi, a-t-elle lancé, fin juillet, un bombardement massif en coordination avec l’Armée arabe syrienne et ses milices (le YPG kurde et le Conseil militaire syriaque) pour défendre Hassaké. Cette opération, que la Coalition n’a pas publicisée, permit d’éliminer environ 3 000 jihadistes.

En outre, la Maison-Blanche a d’ores et déjà indiqué qu’elle était ouverte « à des discussions tactiques et pratiques avec les Russes ». Le Foreign Office a déclaré ne plus s’opposer à ce que « le président syrien reste au pouvoir pour une période de transition si cela peut contribuer à résoudre le conflit ». Rejoignant le mouvement, le ministre français des Affaires étrangères a laissé entendre qu’il accepterait de laisser le président el-Assad terminer le mandat que son peuple lui a confié en déclarant : « Doit-on dire au peuple syrien que M. Bachar al-Assad détiendra le pouvoir exécutif au cours des quinze prochaines années ? Si on dit cela, il n’y a pas de solution possible. Entre dire cela et exiger le départ immédiat de M. Bachar al-Assad, il y a une marge. Cela s’appelle la diplomatie. » [9].


Thierry Meyssan annonce l’intervention de l’OTSC à la télévision syrienne


Conséquences de l’intervention de l’OTSC

Contrairement à une idée fausse répandue dans la presse atlantiste, la lutte contre le terrorisme en Irak et en Syrie n’est pas une affaire de décennies, mais de quelques mois pourvu que tous les États cessent leur soutien clandestin aux jihadistes.

Dans le cas d’un désaccord à l’Onu, la presse occidentale devrait dénigrer l’action de l’OTSC en mettant en valeur les pertes civiles. En effet, malgré toutes les précautions, il n’est pas possible de bombarder les terroristes sans « dommages collatéraux ». Chaque chef islamiste dispose de trois « épouses » et, suivant leur exemple, des jihadistes de plus en plus nombreux ont fait des prisonnières qu’ils ont réduit en esclavage et « épousées ».

Dans le cas contraire, on ne devrait jamais entendre parler de ces victimes et la guerre devrait être finie en Syrie pour la Noël orthodoxe, même s’il faudra une bonne année avant que la situation ne soit complètement stabilisée sur tout le territoire.

À retenir :
- L’OTSC interviendra à partir d’octobre 2015, à la fois en Irak et en Syrie, contre les individus classés comme « terroristes » par l’Onu, à savoir al-Qaïda, Daesh et tous les groupes qui se sont alliés à eux.
- L’OTSC ne cherche pas à venir en aide à Haïder al-Abadi ou à Bachar el-Assad, mais est directement menacée par les jihadistes.
- Les jihadistes ne sont pas en mesure de résister longuement à une alliance internationale si celle-ci inclut l’Irak et la Syrie.
-  Les États-Unis, qui ont déjà mené secrètement une vaste opération conjointe avec l’Armée arabe syrienne à Hassaké, sont prêts à un accord avec l’OTSC. Leurs alliés britanniques et français sont prêts à renoncer à renverser la République arabe syrienne.

Thierry MeyssanDiggRSS

[1] « Charte de l’Organisation du Traité de sécurité collective », Réseau Voltaire, 7 octobre 2002.

[2] Le Guam ou Organisation pour la démocratie et le développement est une alliance pro-US regroupant la Géorgie, l’Ukraine, l’Azerbaïdjan et la Moldavie ; quatre États visant à terme à rejoindre l’Otan.

[3] A Mosque in Munich. Nazis, the CIA and the rise of the Muslim Brotherhood in the West, Ian Johnson, Houghton Mifflin Harcourt, 2010. Version française : Une Mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des frères musulmans en Occident, Albin Michel, 2011.

[4] Les Frères musulmans ont été fondés par Hassan el-Bana qui souhaitait rétablir le califat après la chute de l’Empire ottoman. Ils présentent l’islam à la fois comme religion et comme système politique totalitaire tout en récusant toute dimension spirituelle dans leur lecture du Coran. Sayyid Qutb théorisa l’usage de la violence pour s’emparer du pouvoir, le jihad. Bien qu’officiellement les Frères aient condamnés après sa mort les écrits de Qutb, il reste le penseur de référence au sein de la confrérie.

[5] « L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade musulmane internationale », Réseau Voltaire, 3 août 2015. Plus de détails dans : « L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade internationale islamique contre la Russie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 août 2015.

[6] « L’armée russe commence à s’engager en Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 24 août 2015.

[7] « Syrie : Vladimir Poutine propose une Force de paix de l’OTSC », Réseau Voltaire, 3 juin 2012.

[8] « L’OTSC pourra déployer des « chapkas bleues » sur mandat de l’ONU », Réseau Voltaire, 29 septembre 2012.

[9] « Audition de Laurent Fabius au Sénat sur les minorités persécutées au Moyen-Orient », par Laurent Fabius, Réseau Voltaire, 9 septembre 2015.

Thierry Meyssan

Consultant politique, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace.

Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007). Compte Twitter officiel.

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