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06/10/2015

Etats voyous et grandes voyoucraties par Michel Raimbaud - Ancien ambassadeur de France au Soudan

Ancien ambassadeur de France au Soudan

Etats voyous et grandes voyoucraties par Michel Raimbaud

On le savait déjà, il y a désormais deux camps dans la communauté des nations : celui du droit international œuvrant en faveur d’un nouvel ordre mondial multipolaire en gestation, et celui de l’hypocrisie et de l’arrogance qui cherche à préserver son hégémonie en installant le chaos partout où il rencontre de la résistance.

L’univers arabe et musulman et ses abords d’Afrique, d’Asie ou d’Europe sont le lieu d’une entreprise de destruction et d’asservissement conduite conjointement par l’empire atlantiste sous haute influence israélienne et ses clients islamistes radicaux. La Syrie est devenue le centre de gravité et l’enjeu d’une guerre inédite et perverse, mais aussi, pour ses promoteurs criminels, une cible emblématique. La « mère de la civilisation », qui combat en première ligne les terroristes sauvages du soi-disant « Etat Islamique » et du front Al Nosra/al Qaida, est donc présentée comme « l’Etat voyou » par excellence par ceux-là mêmes qui financent, arment et soutiennent le gangstérisme sanglant des djihadistes. Dans nos « grandes démocraties », l’inversion des rôles est devenue si naturelle que nul ne songe plus à s’en offusquer : c’est la base même du « false flag », omniprésent dans la narrative atlantiste.

L’Assemblée Générale des Nations Unies a consacré la journée du lundi 28 septembre dernier à la Syrie. Les puissants de ce monde ont utilisé cette tribune pour réaffirmer leurs positions sur l’interminable conflit. A la lumière des déclarations, il n’y a pas photo.


Obama dénonce la logique (russe) consistant à soutenir un « tyran » sous prétexte que l’alternative « serait pire ». Le tyran, c’est Bachar Al Assad, qui « massacre des enfants innocents ». Kerry, colombe repentie, précise : « Après tant de sang versé et de carnages, il ne peut y avoir un retour au statu quo d’avant la guerre ». Le Nobel de la Paix ne manque pas d’air : s’il a peut-être apaisé les relations avec Cuba et anesthésié jusqu’à sa fin de mandat le dossier nucléaire iranien, s’il a renoncé aux « frappes punitives » en Syrie en raison de ses réticences et/ou devant la détermination de l’adversaire, il a allumé ou entretenu au moins autant de conflits que George Debeliou et il est à la tête d’un Etat responsable de la mort de millions d’enfants et d’adultes, de la destruction d’Etats et de sociétés entières, de dizaines de millions de vies brisées, sans même remonter aux centaines de milliers de victimes d’Hiroshima et Nagasaki. Heureuse Amérique, bienheureuses « grandes démocraties », toujours sûres de leurs valeurs, plus souvent boursières que morales !

Il faut le répéter, il n’appartient pas aux maîtres occidentaux, à Erdogan l’apprenti calife, ou aux potentats pétroliers, de prescrire l’avenir de la Syrie après l’avoir détruite : c’est au peuple syrien et à lui seul d’en décider, sans ingérence étrangère. C’est ce principe de souveraineté que rappelle le Président chinois, Xi Jin Ping, clamant haut et fort que l’ère unipolaire est révolue et que le monde est désormais multipolaire.


Vladimir Poutine se place lui aussi dans le cadre de la légalité internationale et soutient l’Etat syrien et son gouvernement, ainsi que « les forces armées du président Al Assad qui sont les seules à combattre réellement l’Etat Islamique ». Il propose une « large coalition antiterroriste » en Syrie et en Irak, dans laquelle les pays arabes « joueraient un rôle clé » et qui devrait inclure le gouvernement syrien et l’Iran, son allié. Les décisions du Président russe suscitent la colère des Occidentaux, qui ont refusé la résolution déposée au Conseil de Sécurité par le Kremlin. Ils sont agacés par la référence appuyée à un droit international qu’eux-mêmes traitent avec légèreté.

Pour perpétuer leur hégémonie, les dirigeants atlantistes avancent à l’ombre des faux drapeaux de la démocratie, de la justice, de la morale et du droit. Ils diabolisent les pays qui font obstacle à leurs ambitions en les reléguant dans la géhenne des Etats « préoccupants » ayant vocation à être dépecés en entités « démocratiques » à la mode de l’Oncle Sam : en bref, les « Etats voyous ». Ce concept a joué un rôle essentiel dans la stratégie américaine plusieurs décennies durant, et c’est en jouant de cet épouvantail que les Etats-Unis, encourageant leurs alliés à faire de même, ont violé et violent systématiquement le droit international.

Ce droit est fondé sur la Charte des Nations-Unies qui, dans son article 51, attribue au seul Conseil de Sécurité le pouvoir de prendre les mesures adéquates qu’il juge nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales « une fois constatée l’existence d’une menace contre la paix, d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression (…) ». Mais les néocons de Washington se moquent de la légalité onusienne. Seules comptent « les menaces contre nos intérêts », qui sont le fait des « Etats voyous » et rendent nécessaires « des interventions militaires directes » et « le maintien de forces de projection considérables », particulièrement en direction du Proche-Orient. Pour ces faucons, le fondement du droit n’est pas la Charte de l’ONU, mais la Constitution américaine.

Selon Noam Chomski, « ce mépris de la primauté du droit est profondément enraciné dans la culture et les pratiques américaines ». Infiltrés au sein du « pouvoir profond », les néocons vont répandre chez les alliés occidentaux une idéologie dont le fondement reste simple : même si la guerre froide est terminée, les Etats-Unis conservent la responsabilité de protéger le monde face aux « Etats voyous ». En août 1990, Washington et Londres décrètent que l’Irak en est un, et ce ne sera que l’un des premiers d’une longue liste…


Une étude commandée en 1995 par le Strategic Command pose les « principes de base de la dissuasion dans l’après-guerre froide » : depuis que les Etats-Unis ont « remplacé l’Union soviétique par les Etats dits “voyous” », ils doivent projeter une image « irrationnelle et vindicative d’eux-mêmes », « certains éléments » du gouvernement apparaissant « comme potentiellement fous, impossibles à contrôler ».

C’est une reprise de la « théorie du fou » de Nixon qui jugeait souhaitable que l’Amérique soit dirigée par « des cinglés au comportement imprévisible, disposant d’une énorme capacité de destruction, afin de créer ou renforcer les craintes des adversaires ».

Cette prose délirante justifie en quelque sorte la transformation des « grandes démocraties » en « voyoucraties », respectant les trois critères qui, selon l’un des « nouveaux historiens » israéliens, Avraham Shlaim, professeur émérite à Oxford, définissent l’Etat voyou, le « rogue state » des anglo-saxons :

-  Violer régulièrement la légalité internationale,

-  Détenir des armes de destruction massive,

-  Utiliser le terrorisme pour terroriser les populations civiles.


C’est ainsi que Robert McNamara, ex-secrétaire américain à la défense (de 1961 à 1968), estime en juin 2000 (The International Herald Tribune) que les Etats-Unis sont devenus un « Etat voyou ». Noam Chomski fera de même au début des funestes « printemps arabes », constatant que son pays« se place au-dessus du droit international ».

A l’heure où le Grand-Moyen Orient est ravagé par l’extrémisme islamiste, patronné par les Occidentaux et leurs affidés régionaux, le débat sur l’éthique dans les relations internationales est pipé. Le conflit n’est plus entre un monde « libre » et un monde « totalitaire », mais entre les partisans du droit international et du respect mutuel entre nations et ceux qui se comportent en Etats voyous, guidés par la « théorie du fou » et la stratégie du « chaos innovateur ».

Conviction réelle pour les uns, leurre pour les autres, la référence au droit international n’a pas la même valeur pour les deux camps : les prêcheurs de guerre jouent avec l’idée d’un conflit mondial qui assurerait leur triomphe… sauf si l’équilibre militaire des forces rend leur victoire trop incertaine.
La Russie vient donc de bouleverser la donne en proposant sa « grande coalition » et en se lançant dans une lutte globale contre les terroristes, conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité et à la demande du gouvernement de Damas, tout en recherchant une solution politique entre Syriens, en application de l’accord de Genève. C’est un pavé dans la mare où depuis un an s’ébat presque seule la coalition US, dont les frappes homéopathiques détruisent la Syrie sans beaucoup nuire aux terroristes de Da’ech. C’est un pas important en direction de la paix, conforme au droit international. Les Européens saisiront-ils la perche ?

On l’a entendu à la tribune onusienne, le représentant du « pays des lumières », François Hollande, est plongé tout entier dans ses menées obscures et nourrit une obsession pathologique qui a nom Bachar, lequel doit être « neutralisé » et exclu de toute transition politique : « On ne peut faire travailler ensemble victimes et bourreau. Assad est à l’origine du problème : il ne peut pas faire partie de la solution ». Droit dans ses bottes tordues, le grand chef de guerre fait valoir qu’il n’est pas seul sur cette position intenable : « Barack Obama s’y refuse, d’autres dirigeants (on sait lesquels – NDLR) s’y refusent. Les Russes doivent en tirer les conséquences », conclut-il, impérial. Prend-on des gants avec le chef d’un « Etat-voyou » quand on est soi-même aussi populaire ?

Mou face aux problèmes de l’Hexagone, Hollande aura fait preuve d’un activisme forcené face à des affaires qui ne le regardent pas, le conflit de Syrie par exemple, où la France a déjà un bilan accablant : mauvaise évaluation de la solidité de l’Etat syrien, de la crédibilité de l’opposition off shore, appui inacceptable à la rébellion armée débouchant sur la couverture du terrorisme, obsession de « neutraliser » Bachar Al Assad, volonté manifeste de casser la Syrie rebelle et acharnement dans la destruction de son identité. Qu’on le veuille ou non, notre pays est partie prenante dans l’entreprise criminelle et prédatrice de ses alliés atlantistes, de ses amis turcs, saoudiens et qataris et des mercenaires qu’ils instrumentalisent. Il est coresponsable du résultat : des millions de réfugiés, déplacés, sinistrés, morts et blessés, des millions de familles dispersées, de vies brisées, le démantèlement du patrimoine, des infrastructures, des entreprises

Il aura aussi fait preuve d’une approche très floue de la légalité internationale et d’un certain déficit de cartésianisme, les terroristes étant traités en ennemis au Mali et « faisant du bon boulot » en Syrie.
Dans les grands dossiers de ce début de millénaire – la glissade du Moyen-Orient vers le chaos, la déstabilisation de l’ex-glacis soviétique grâce à la sollicitude de l’Occident – la France est affaiblie comme jamais et a perdu sa crédibilité, car elle est en divorce avec les acteurs qui comptent. Son hypocrite diplomatie compassionnelle lui attire le mépris. Les écarts de langage font le reste. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour réclamer le départ de Fabius, condition nécessaire mais non suffisante pour se refaire une virginité.

Fabius et Hollande étant ce qu’ils sont, on peut craindre que la France tarde à coopérer avec la Russie, l’Iran et la Syrie pour rétablir une paix juste et durable, dans le cadre d’un ordre mondial nouveau. Mais notre pays devra bien sortir de la triple impasse dans laquelle il s’est enfermé : l’entêtement à rester internationalement hors-la-loi devra céder la place à une politique plus décente et moins destructrice. En d’autres termes, il s’agira de reprendre son rôle traditionnel de faiseur de paix et non pas de fauteur de guerre.

Les citoyens des « grandes démocraties » finiront-ils par s’inquiéter de la dérive « voyoucratique » de leurs élites dirigeantes qui fait peu à peu de l’Occident arrogant une minorité honnie et haïe par le reste de la planète ? Comme on dit : ça urge.

Michel Raimbaud
Ancien ambassadeur de France au Soudan

http://comite-valmy.org/spip.php?article6401

 

Que prévoit de faire Poutine avec les combattants de l’EI capturés en Syrie ?

Ah ! Ah ! Ah !

Poutine a trouvé la solution pour recycler les déchets toxiques pour la société et l’humanité !

Après un bon interrogatoire en règle, les affecter à des fonctions utiles pour la Russie et l’Humanité !

Que prévoit de faire Poutine avec les combattants de l’EI capturés en Syrie ?

Que prévoit de faire Poutine avec les combattants de l’EI capturés en Syrie ?

Une source du Hezbollah, un groupe chiite proche de Téhéran, a indiqué qu’il y aurait un accord entre Vladimir Poutine et Bachar El-Assad concernant les prisonniers qui seront capturés dès maintenant en Syrie, surtout ceux de l’EI. Ceux qui ne sont pas citoyens syriens, comme leurs instructeurs saoudiens, qatari, koweïtiens, turcs et émiratis, et qui seront capturés par l’armée syrienne seront remis aux Russes. Selon cet accord, la Russie les embarquerait à bord des avions AN-124 qui transportent quotidiennement des armes et des minutions en Syrie, lors de leurs retours en Russie.

Suhoi24-Siria

Le champ pétrolifère de Vankor, dans le Nord de la province sibérienne de Krasnoïarsk, contient 520 millions de tonnes de pétrole et 95 milliards de mètres cubes de gaz naturel. C’est le projet industriel le plus important de la Russie pour les 10 prochaines années. La Russie prévoit d’augmenter la production de pétrole de ce champ de 442,000 barils/jour à 1 million de barils par jour. En outre, elle prévoit la construction d’un pipeline géant pour le gaz et le pétrole pour approvisionner la Chine.

Siberia

Le seul problème est la main-d’œuvre, le projet nécessitant environ 14.000-25.000 travailleurs qu’il n’est pas facile d’attirer dans cette région non habitée, étant donné que l’exploitation se trouve au-delà du cercle polaire, à une latitude de 68 degrés au Nord de la Sibérie. La Russie souhaite couvrir la pénurie de main-d’œuvre en créant des camps de rééducation par le travail pour les prisonniers de l’EI capturés en Syrie.

vankorskoe

Les températures minimales enregistrées chaque année dans la zone sont proches de -60 ° C, et restent en dessous de zéro degré huit mois par an. Les « coupeurs de têtes » qui seraient tentés de s’évader des camps construits par les Russes, devrait savoir que les premiers foyers humains sont à 1 000 km de là, et que la région regorge d’ours polaires.

urs-polar

La source du Hezbollah a suggéré en plaisantant que la CIA devrait changer les lieux d’entrainement des rebelles islamistes en les déménageant en Alaska.

Valentin Vasilescu

Traduction Avic – Réseau International

http://www.ziaruldegarda.ro/ce-intentioneaza-sa-faca-puti...

Syrie: la France bombarde des enfants

Et ça, ça ne s'appelle pas commettre des crimes contre l'humanité, Fabius et Holl'andouille ?

Des frappes faites par la France en compète illégalité sans mandat de l’ONU, sur un pays souverain qui ne leur a rien demandé et qui ni leur a rien fait pour invoquer leur supposée « légitime défense » !

Il est vrai que le racisme rampant et pathologique des sionistes à l’encontre des musulmans peut expliquer bien des choses !

N’est-ce pas Fabius et Holl'andouille ?

Syrie: la France bombarde des enfants

Syrie: la France bombarde des enfants

 

Le 27 septembre 2015, Hollande et Fabius se sont fait plaisir en bombardant la Syrie. Depuis le temps qu’ils en rêvaient… Pendant 5 heures, 5 avions de chasse Rafale ont pilonné un camp d’entrainement de l’état islamique en Syrie. « Il s’agit d’une frappe délibérée sur un objectif reconnu préalablement. Nos renseignements recoupés avec ceux de la coalition ont clairement établi que ce camp est occupé et actif », précise le Ministère de la Défense.

Mais voilà. L’incompétence des socialistes et de Hollande dans tous les domaines : dette, chômage, fraude fiscale… s’étend aussi aux opérations militaires.

Selon une ONG syrienne, le raid contre le camp d’entrainement aurait fait 30 morts, parmi lesquels 12 enfants, soit pratiquement la moitié. (1)

Il faut quand même se rappeler que l’opération française a été précédée de nombreux survols de la Syrie pour repérer les cibles. Alors soit le bombardement de ce camp d’entrainement où se trouvaient de nombreux enfants est volontaire et c’est très grave, soit c’est la preuve de la totale improvisation des opérations françaises en Syrie et c’est tout aussi grave. Aujourd’hui la France bombarde des enfants, demain elle bombardera des civils ?

Et non contents de massacrer des enfants, on viole en plus le droit international. Les frappes françaises sur un territoire souverain, reconnu par l’ONU, sont effectuées sans aucune base juridique internationale. Voilà que Hollande en Syrie se prend pour Bush en Irak.

Jean-Yves le Drian, ministre français de la Défense affirme avec fierté : « Nous avons frappé militairement un site extrêmement sensible pour Daech ». Tu m’étonnes. C’est sensible des enfants, surtout ceux qui sont enrôlés de force ou manipulés par des fous.

On à l’air malin… Nous qui sommes en train de sermonner la Russie car elle frapperait, non pas les terroristes de l’état islamique, mais les terroristes d’Al Quaïda armés et financés par l’Amérique, la France et l’Arabie Saoudite. (1)

Vous ne saviez pas ? En Syrie, il y a les bons terroristes et les méchants terroristes. Les bons terroristes, ce sont les terroristes qui massacrent, pillent, assassinent tous ceux qui sont pour Bachar El Assad mais qui sont financés par les Américains et leurs valets.

Les méchants terroristes, ce sont les terroristes qui massacrent, pillent, assassinent tous ceux qui sont pour Bachar El Assad, mais qui menacent les Américains et leurs valets.

Nous, la France, on frappe les méchants terroristes, enfin, leurs enfants surtout. Ils courent moins vite, c’est plus facile.

Les Russes, eux, frappent les terroristes, les « bons » et les « méchants ». Et ça, ça contrarie fortement Hollande qui est en train de devenir tout rouge de colère : « c’est Daech qu’il faut viser et pas les autres » répète-t-il à Poutine… Sinon quoi ? On ne vendra pas nos Mistral à la Russie ?

Hollande, ce nain politique qui se cache derrière un casque, à califourchon derrière son garde du corps, pour des parties de jambes en l’air avec sa maîtresse veut peser sur la scène internationale et donner des leçons de géostratégie à Poutine. La bonne blague.

A Moscou, on en rigole encore.

Pendant ce temps, en Syrie, on enterre les enfants tués par des bombes françaises.

Photo:©AFP

(1)http://www.lepoint.fr/monde/les-mysterieuses-cibles-de-la...

(2) http://philippealain.blogspot.fr/2015/02/arevashima-fiasc...

http://philippealain.blogspot.fr/2015/10/syrie-la-france-...

 

03/10/2015

En direct : le bombardement d'un hôpital afghan de Médecins Sans Frontières fait au moins 9 morts

Voilà de quoi sont capables les armées US et celles de l’OTAN, en Afghanistan !

Ensuite, ils iront donner des conseils à Poutine pour ses frappes en Syrie !

En direct : le bombardement d'un hôpital afghan de Médecins Sans Frontières fait au moins 9 morts

3 oct. 2015, 09:36

https://fr.rt.com/french/images/2015.10/article/560fc786c461886e708b4621.png

Le centre de soins de MSF à Kunduz, ville reprise aux talibans par l'armée, a été «fortement endommagé» par un bombardement nocturne qui a tué neufs membres du personnel, un incident qui «pourrait avoir» été engendré par une frappe américaine.

  • samedi 3 octobre

15h19 CET

Un responsable des Médecins sans Frontières a indiqué que l’ONG avait essayé, en pleine panique, d’appeler l’OTAN pendant presqu'une heure, alors que l'hôpital était bombardé, supposément par l'armée américaine, a rapporté l’agence Reuters.

  • 14h31 CET

RT France a obtenu une vidéo montrant les ruines de l’hôpital touché par le bombardement.


14h23 CET

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l'Afghanistan, Nicholas Haysom, a condamné le «bombardement tragique et dévastateur» de l’hôpital en appelant tous les belligérants du conflit à «respecter et protéger le personnel médical et humanitaire ainsi que les installations».

«Les hôpitaux qui accueillent des patients et du personnel médical ne peuvent jamais faire l’objet d’une attaque, et la loi internationale humanitaire interdit aussi l’utilisation des installations médicales à des fins militaires», a-t-il annoncé exprimant dans le même communiqué ses condoléances aux patients, aux familles et aux amis des médecins de MSF victimes de l'attaque.

Selon un nouveau bilan communiqué par MSF, neuf employés ont été tués et 37 personnes gravement blessées dans le bombardement de l'hôpital. De nombreux patients et membres du personnel sont également portés disparus à la suite de cette frappe, a précisé MSF samedi. Au moment du bombardement, 105 patients et 80 membres du personnel, des Afghans et des étrangers, étaient présents dans le centre de soins.

Selon l'Otan, dont les frappes aériennes ont soutenu l'armée afghane dans sa contre-offensive à Kunduz, une frappe américaine a été menée pendant la nuit contre des «personnes qui menaçaient les forces de la coalition» et elle «pourrait avoir engendré des dommages collatéraux dans un centre médical qui se trouvait à proximité».

MSF, qui s'est également exprimé sur le sujet, a dit souhaiter que «toute la lumière sur l’attaque soit faite rapidement». L'ONG a affirmé avoir prévenu les armées américaines et afghanes que le bâtiment avait été touché par une première frappe pendant la nuit, mais que les bombardements avaient néanmoins continué «pendant plus de 30 minutes».

Le centre de soins de MSF a apporté une aide cruciale à la population civile depuis lundi et la prise de Kunduz par les talibans, puis la contre-offensive des forces de sécurité afghanes. C'est le seul hôpital dans cette région du nord de l'Afghanistan capable de traiter des grands blessés.

«MSF a traité 394 blessés depuis lundi», a expliqué Dr Bart Janssens, directeur des opérations de l'ONG. «Nous sommes profondément choqués par cette attaque», a-t-il ajouté. 

Kunduz, verrou stratégique du nord de l'Afghanistan, a été cette semaine le théâtre d'âpres combats entre les talibans et les forces de sécurité afghanes, qui ont repris le contrôle de la ville jeudi.

En savoir plus : Afghanistan: les Américains récusent qu'un de leurs avions ait pu être abattu par les talibans

La Croix Rouge s’active

Dans une interview à RT, Neha Thakkar, responsable des médias du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a indiqué que l’organisation avait déjà entamé des conversations avec  différentes parties du conflit.  Mais aussi avec son homologue de MSF afin d'examiner la situation.

D’après la représentante du CICR, cet incident est très inquiétant puisqu'il «représente une violation de la loi humanitaire internationale ce qui aura un effet sur la capacité de MSF et du CICR d’atteindre les gens ayant vraiment besoin de soins médicaux en Afghanistan».

Thakkar a également souligné que les discussions concernant l’évacuation du personnel sont en cours. Mais elle n’est pas au courant de la décision exacte. «Lorsqu’on veut fournir l’attention médicale aux gens affectés par le conflit et si, dans le même temps, les installations hospitalières sont ciblées, cela rend notre travail impossible», a-t-elle expliqué ajoutant que l’organisation cherche la meilleure solution pour assurer la sécurité de son personnel et le bien-être du peuple afghan.

Lutte contre l'EI: Obama souhaite bonne chance à Poutine

Ce n’est pas la première fois que les US/sionistes tentent de soudoyer la Russie : Poutine et Lavrov pour leur proposer de travailler ensemble, dans la plus totale illégalité dans leur coalition du crime international organisé en bandes et institutionnalisé par les criminels !

Les conditions seraient celles de lâcher Assad pour le remplacer par un pion sioniste de leur choix et que la Russie accepte de travailler sous la houlette et le contrôle des USA, et que la Russie supporte avec eux le poids de la responsabilité de ce qu'ils ont été les seuls à fabriquer dans le monde : le terrorisme international !

Il a raison de lui souhaiter bonne chance, car Poutine doit à présent aller nettoyer la merde qu’ils ont mise au Moyen Orient depuis quelques décennies ! A condition qu'ils ne lui mettent pas encore des peaux de bananes devant les pieds !

Comme ici par exemple : Les USA s'entêtent à soutenir les combattants anti-Daesh

Malgré le fiasco de la formation des insurgés syriens par Washington et plusieurs prières de sénateurs l'appelant à arrêter son aide à l'opposition syrienne modérée, l'administration Obama persiste dans ses efforts, en intensifiant son soutien.

Ils n’ont pas compris ce que leur à dit Poutine à l’ONU : Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ?

Poutine n'a pas besoin d'eux pour faire le ménage, il a assez d'alliés dans le monde !

Lutte contre l'EI: Obama souhaite bonne chance à Poutine

13:05 03.10.2015(mis à jour 13:07 03.10.2015)

 Vladimir Poutine et Barack Obama

Barack Obama a souhaité plein succès à la Russie dans sa lutte contre le groupe terroriste EI et a exprimé son intention de travailler ensemble.

Néanmoins, Washington est prêt à coopérer avec Moscou, moyennant la participation russe, en tant que médiateur dans le processus de changement du pouvoir syrien, a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

"Je veux que l'opération russe soit couronnée de succès. Les événements en Syrie ne représentent pas une confrontation entre nos deux pays. Il est dans nos intérêts que la Russie soit un acteur efficace sur la scène internationale, qu'elle partage avec nous le fardeau de la responsabilité. Mais je crois que la seule façon de résoudre le problème syrien est d'installer un mécanisme de transition politique. Dans ce processus, il n'y a pas de place pour Bachar el-Assad, car il est impossible de le réhabiliter aux yeux du peuple", estime Barack Obama.

Néanmoins, Vladimir Poutine avait indiqué pour sa part à plusieurs reprises qu'il n'était possible de résoudre la crise en Syrie qu'en soutenant son gouvernement légitime et en l'incitant au dialogue avec la "partie saine" de l'opposition.

Mercredi dernier l'Armée de l'air russe a entamé une opération militaire contre l'EI en Syrie à la demande du président syrien Bachar el-Assad et sur décision du président russe Vladimir Poutine. Les frappes aériennes russes ciblent les sites militaires, les centres de communication, les transports, ainsi que les stocks d'armes, de munitions et de combustibles appartenant à l'EI. Les cibles sont déterminées sur la base des données fournies par les services de renseignement russes et syriens, notamment par la reconnaissance aérienne.

L'ambassadeur de Syrie en Russie Riyad Haddad a également confirmé que les frappes ciblaient uniquement des groupes terroristes armés et non l'opposition et la population civile. Selon l'ambassadeur, l'armée syrienne dispose des coordonnées exactes des islamistes.