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18/06/2009

Changements climatiques et Droits de l'homme

Le Conseil des droits de l'homme tient une réunion-débat sur les changements climatiques et les droits de l'homme

Source: United Nations Human Rights Council

Date: 15 Jun 2009

Conseil des droits de l'homme
APRES-MIDI 15 juin 2009


Le Conseil des droits de l'homme a tenu, cet après-midi, une réunion-débat sur les changements climatiques et les droits de l'homme, conformément à une décision qu'il avait prise lors de sa session de mars dernier de manière à contribuer à la mise en œuvre des objectifs énoncés dans le Plan d'action de Bali, adopté en décembre 2007 par la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Le Conseil a entendu dans ce cadre les déclarations d'introduction prononcées par la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l'homme, Mme Kyung-wha Kang, et par le Directeur des affaires juridiques du Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, M. Feng Gao. Quatre panélistes ont ensuite ouvert le débat: M. Atiq Rahman, Directeur exécutif du Centre d'études avancées du Bangladesh; M. Dalindyebo Shabalala, du Bureau de Genève du Centre pour le droit international environnemental; Mme Raquel Rolnik, Rapporteuse spéciale sur le droit à un logement convenable; et M. John Knox, de l'Université de Wake Forest.

Ces interventions ont mis l'accent sur les incidences des changements climatiques causés par l'homme sur la pleine jouissance des droits de l'homme, en particulier parmi les groupes de population vulnérables; sur la manière dont les principes et obligations relatifs aux droits de l'homme peuvent venir renforcer les politiques menées aux niveaux national et international dans le domaine des changements climatiques; sur le rôle des procédures spéciales du Conseil lorsqu'il s'agit de traiter de l'impact des changements climatiques sur les droits de l'homme; ainsi que sur les défis posés par les changements climatiques du point de vue de l'architecture internationale des droits de l'homme. M. Gao a notamment souligné que la communauté internationale se trouvait actuellement dans une phase cruciale qui a débuté avec l'adoption du plan d'action de Bali en décembre 2007 et qui se conclura à Copenhague en décembre cette année, avec la perspective de recueillir le soutien financier et technologique nécessaire pour permettre aux pays en développement de mettre en œuvre des mesures pour atténuer les effets des changements climatiques et de s'y adapter.

Ont pris part au débat les délégations des pays ci-après: Maldives (au nom de plusieurs États insulaires en développement puis en son nom propre), Azerbaïdjan, Israël, Philippines, Thaïlande, Inde, Maurice, Nouvelle-Zélande, Bangladesh, Fédération de Russie, Royaume-Uni, Finlande, Chine, Pakistan, Émirats arabes unis, République tchèque (au nom de l'Union européenne), Brésil, Costa Rica, Bhoutan, Indonésie, Uruguay, Suisse, Slovénie, Tchad, Cuba, Canada, Algérie, Monaco, Turquie, Allemagne, Australie, États-Unis, Mexique, Bolivie et Maroc.

La Commission européenne a également fait des déclarations, ainsi que les organisations non gouvernementales suivantes: Worldwide Organization for Women (au nom également de l'Association des femmes du pacifique et de l'Asie du Sud-Est; Conseil international des femmes; Cercle mondial du consensus; Fondation Friedrich Ebert; CIVICUS: Alliance mondiale pour la participation des citoyens et Nord-Sud XXI.

Nombre d'intervenants ont souligné que les pays en développement – et a fortiori les petits pays insulaires – sont ou seront les plus durement affectés par les effets des changements climatiques. L'accent a aussi été mis sur l'impact croissant que ces changements ne manqueront pas d'avoir sur les déplacements de populations à travers le monde, certains orateurs préconisant la négociation d'instruments juridiques pour anticiper les conséquences des changements climatiques sur les exodes de populations. Les changements climatiques sont sources de violations de nombreux droits de l'homme, au nombre desquels les droits à la vie, à l'eau, à l'alimentation, au logement et à la santé, a-t-il été souligné. Face à cette situation globale, la solution passe incontestablement par une réponse globale faisant appel à la coopération internationale, a-t-il été rappelé, notamment dans le contexte de la Conférence des parties à la Convention-cadre sur les changements climatiques en décembre prochain. Une intervenante a fait part de sa crainte que les négociations en vue de cette Conférence ne traitent pas de manière suffisante de la protection des droits de l'homme. Il a par ailleurs été suggéré que le Conseil envisage un nouveau mandat consacré aux droits de l'homme et les changements climatiques, a-t-il été souligné.

Cette réunion-débat a permis de mettre davantage en lumière la relation existant entre changements climatiques et droits de l'homme et de souligner combien les droits de l'homme apportent une perspective importante à l'action nationale et internationale visant à remédier aux causes et aux conséquences des changements climatiques.

Demain matin, à 9 heures, le Conseil doit entamer son débat général sur la situation des droits de l'homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés, avant de tenir un dialogue interactif avec la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme au Soudan et avec le Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme.

Réunion-débat sur les droits de l'homme et les changements climatiques

Déclarations liminaires

MME KYUNG-WHA KANG, Haut-Commissaire adjointe aux droits de l'homme, a rappelé le rôle important qu'a joué le Conseil pour attirer l'attention sur les incidences des changements climatiques sur les droits de l'homme. Elle a rappelé qu'outre les résolutions adoptées sous cet angle, plusieurs procédures spéciales avaient commencé à travailler sur l'étendue des effets des changements climatiques dans le cadre de leur mandat. L'étude préparée par le Haut-Commissariat souligne «une injustice climatique» frappante en ce qui concerne les pays les moins avancés et les petits États insulaires en particulier, ceux qui ont le moins contribué aux émissions de gaz à effet de serre mais qui sont néanmoins les plus sévèrement touchés. La perspective des droits de l'homme souligne la nécessité d'une coopération internationale pour faire face à cette inégalité concernant le fardeau reposant sur ceux qui sont le moins à même de le supporter. Mme Kang a noté que ce besoin d'assurer une répartition juste et équitable du fardeau se trouvait au cœur des négociations sur les changements climatiques. La Haut-Commissaire adjointe a ajouté que ce n'était pas seulement les États et les économies qui étaient touchés mais aussi, et de manière plus fondamentale, les individus et les communautés. Et en leur sein, ce sont les groupes les plus faibles et les plus marginalisés, qui sont les plus exposés, ce qui signifie que les femmes se trouvent en première ligne.

La perspective des droits de l'homme, en mettant l'accent sur le droit de chacun à une vie digne, est particulièrement bien adaptée pour analyser de quelle manière les changements climatiques ont un impact différent selon les populations qui sont touchées, a poursuivi Mme Kang. La perspective des droits de l'homme souligne aussi l'importance de l'autonomisation, a-t-elle ajouté. En résumé, la dimension offerte par les droits de l'homme peut permettre d'informer et de renforcer le processus de définition des politiques à mettre en œuvre pour faire face aux changements climatiques en favorisant la cohérence politique, la légitimité et les démarches durables. Cela signifie que la réussite des négociations sur les changements climatiques est également importante pour les droits de l'homme. Le futur accord devra être juste, équilibré et suffisamment ambitieux pour être efficace, a souligné Mme Kang. En conclusion, la Haut-Commissaire adjointe a rappelé que la science nous dit que notre action dans la décennie à venir sera d'une importance cruciale pour empêcher un changement irréversible susceptible d'atteindre des dimensions catastrophiques et d'avoir de graves incidences pour la protection des droits de l'homme.

M. FENG GAO, Directeur des affaires juridiques du Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a fait observer que la communauté internationale se trouve actuellement dans une phase cruciale qui a débuté avec l'adoption du plan d'action de Bali en décembre 2007 et qui se conclura à Copenhague en décembre cette année. Le document de la Conférence de Copenhague devrait recueillir le soutien financier et technologique nécessaire pour permettre aux pays en développement d'atténuer les changements climatiques et de s'adapter à leurs effets, a-t-il précisé. Il s'agira d'un progrès majeur non seulement pour la planète et les écosystèmes fragiles, mais également pour les personnes les plus vulnérables qui sont le moins préparées à l'impact des changements climatiques, a-t-il ajouté. Il a fait remarquer que c'est cette prise de conscience des effets des changements climatiques sur l'humanité et les souffrances qu'ils peuvent causer qui mobiliseront la communauté internationale.

Plusieurs principes clés ont été identifiés, a indiqué M. Feng, citant, tout d'abord, la nécessité de s'accorder sur une vision commune des mesures de coopération à déployer qui puissent lancer un message politique fort et guider les efforts sur le long terme. Il est également nécessaire de se mettre d'accord sur un programme ou un cadre d'adaptation qui réponde aux priorités urgentes de tous les États. Par ailleurs, il s'agit de s'accorder sur des objectifs de réduction des émissions pour les pays développés. Il faudra en outre de veiller à ce que les pays en développement s'approprient les mesures d'adaptation aux changements climatiques dans le cadre d'un soutien international approprié. Enfin, il faudra trouver un accord sur le renforcement des capacités, notamment technologiques et financières, qui permettra de mettre en œuvre ces mesures. Le représentant du Secrétariat de la Convention-cadre sur les changements climatiques a également fait remarquer que les efforts pour lutter contre les changements climatiques doivent renforcer les efforts de lutte contre la pauvreté, de sorte à mettre en œuvre un développement durable apte à faire face aux effets du climat et protégeant les plus vulnérables. Les mesures prises pour faire face aux changements climatiques doivent renforcer le développement durable, a-t-il résumé. En suivant les principes de la Convention-cadre, les efforts pour lutter contre les changements climatiques devront, à terme, mener à une plus grande prospérité humaine, a-t-il insisté. Il s'est également dit persuadé que les négociations actuelles et la Conférence de Copenhague auront des impacts positifs indéniables sur la réalisation des droits de l'homme. Il a souhaité que la réunion d'aujourd'hui lancera un message fort aux négociateurs, leur démontrant que leurs efforts sont soutenus par le Conseil.

Panélistes

M. ATIQ RAHMAN, Directeur exécutif du Centre d'études avancées du Bangladesh, a rappelé qu'il y a 23 ans, il a fait son premier discours sur les changements climatiques devant l'Université du Bangladesh. Vingt-trois ans plus tard, le lien entre changements climatiques et droits de l'homme est établi, comme en témoigne la présente réunion-débat. Les changements climatiques sont devenus la plus grande menace pesant sur l'humanité aujourd'hui, a-t-il fait observer. Leur impact est susceptible de porter atteinte à de nombreux droits de l'homme et de mettre en péril certains principes fondamentaux, au nombre desquels le droit à la vie, à l'alimentation, à l'eau potable, à la santé, au logement, à la terre, à la propriété, aux moyens de subsistance, à l'emploi et au développement. Les changements climatiques affectent la quasi-totalité des écosystèmes, des sociétés et des économies. Toutefois, ce sont les pays en développement pauvres qui ont le plus à craindre de leur impact, a souligné M. Rahman. Les changements climatiques, l'augmentation du niveau des eaux et les risques associés risquent de provoquer le déplacement de plus de 200 millions de personnes dans un avenir proche, a-t-il rappelé. Cela ne manquera pas d'accroître le nombre de réfugiés climatiques, en particulier dans les petits pays insulaires, les deltas et le monde en développement, ce qui favorisera une fois de plus les migrations du monde rural vers le monde urbain ainsi que les migrations internationales. Tous ces déplacements de populations à leur tour susciteront une nouvelle instabilité sociopolitique en maintes parties du monde.

Pour assurer que les droits des communautés vulnérables soient protégés, il convient de réduire de toute urgence et immédiatement les gaz à effet de serre, a souligné M. Rahman. Il convient de stopper les changements climatiques par le biais de mesures d'atténuation dès maintenant; d'explorer comment vivre et s'adapter dans un climat plus chaud; et de promouvoir un modèle de développement économique durable faiblement émetteur de carbone. Les populations déplacées, tant au niveau interne qu'au niveau externe, ont besoin de migrations planifiées, a-t-il ajouté.

M. DALINDYEBO SHABALALA, du Centre pour le droit international de l'environnement (CIEL), a souligné que le lien entre droits de l'homme et changements climatiques, s'il apparaissait désormais clairement, devait permettre de trouver des solutions permettant d'agir dans les deux domaines. En dehors des engagements en matière de réduction des gaz à effets de serre souscrits en vertu du Protocole de Kyoto, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a globalement échoué à trouver des moyens de lutter concrètement contre les changements climatiques, a-t-il observé. Les droits de l'homme peuvent contribuer de manière différente à s'adapter, en concentrant cette adaptation sur les populations les plus pauvres et les plus vulnérables. M. Shabalala a souligné que les changements climatiques avaient d'ores et déjà un impact négatif sur la réalisation des droits de l'homme, ce qui souligne le besoin urgent d'un soutien renouvelé en faveur d'un processus d'adaptation. Pour l'orateur, il y a un besoin urgent de définir une alternative au cadre de développement défini par la CCNUCC.

M. Shabalala a souligné qu'une approche globale en matière de droits de l'homme pourrait permettre de changer de méthode pour faire face aux changements climatiques. Il en a donné quatre exemples: premièrement, les droits de l'homme peuvent jouer un rôle dans l'identification des bénéficiaires des transferts de ressources pour les programmes visant à atténuer les effets des changements climatiques et à s'y adapter; deuxièmement, ils peuvent jouer un rôle dans l'identification et dans la priorité à donner dans les actions et les mesures d'atténuation et d'adaptation; troisièmement, les droits de l'homme peuvent jouer un rôle pour veiller au respect des obligations définies par la Convention-cadre; enfin, ils peuvent jouer un rôle dans l'évaluation de l'impact des aspects technologiques des stratégies d'adaptation et d'atténuation. Enfin, M. Shabalala a souligné l'impact particulièrement important des changements climatiques sur les peuples autochtones. La question de la réduction des émissions, de la déforestation et de la dégradation se situe, a-t-il observé, à la confluence entre droits autochtones, atténuation des changements climatiques et pression exercée par les intérêts commerciaux et étatiques pour contourner les droits des peuples autochtones.

MME RAQUEL ROLNIK, Rapporteuse spéciale sur le logement convenable en tant qu'élément du droit à un niveau de vie suffisant, a d'emblée fait remarquer que les effets des changements climatiques se font ressentir dès à présent et menacent de s'intensifier dans les années à venir. La question n'est pas la survie de la terre, qui a déjà survécu à d'importants changements, mais la survie de l'espèce humaine, a-t-elle souligné. Dans un parallèle avec l'arche de Noé, la Rapporteuse spéciale s'est demandée qui pourra construire cette arche et à qui elle sera accessible. Les conséquences des changements climatiques sur la réalisation des droits de l'homme seront profondes, en particulier pour les personnes à bas revenu, a-t-elle averti. Elle a, dans ce contexte, estimé essentiel que les efforts des États pour atténuer les effets des changements climatiques s'inspirent d'une perspective de droits de l'homme. L'intensité des ouragans, la fonte des glaciers, la progression des déserts causeront des déplacements importants de population et la prolifération de maladies infectieuses, a fait remarquer la Rapporteuse spéciale. La montée du niveau des mers menace d'engloutir les petits États insulaires où près d'un demi-million de personnes vivent, a-t-elle averti. Elle a également attiré l'attention sur les effets directs et indirects des changements climatiques sur les centaines de millions de personnes vivant dans des bidonvilles, soulignant que ces dernières ne disposent pas des infrastructures et services de base nécessaires pour se protéger des catastrophes naturelles. Les changements climatiques posent des défis à tout un éventail de droits de l'homme, a-t-elle ajouté, comme le droit à la vie, à la sécurité personnelle, à la santé, à l'alimentation, au logement, à l'eau et à la liberté d'expression.

Mme Rolnik a demandé si, face aux changements climatiques, c'est la solidarité qui prévaudra ou l'intérêt des pays riches et des personnes les plus favorisées? Outre une réduction des émissions de gaz à effet de serre et la création de fonds pour l'adaptation, il faut un investissement immédiat dans les infrastructures urbaines et rurales, a souligné la Rapporteuse spéciale. Elle a également rappelé que plusieurs procédures spéciales ont accordé leur attention aux effets des changements climatiques sur les droits de l'homme. Cet effort, a-t-elle noté, peut apporter sa contribution, parce que les procédures spéciales proposent des conseils précis aux États. La Rapporteuse spéciale a conclu son intervention en réitérant son appui aux efforts du Conseil dans l'examen des liens entre les droits de l'homme et les changements climatiques.

M. JOHN KNOX, Professeur de droit à l'Université de Wake Forest aux États-Unis, a rappelé qu'il est établi de longue date que la dégradation de l'environnement peut porter préjudice aux droits de l'homme déjà reconnus et que c'est en effet ce qui se produit. La Conférence mondiale sur les droits de l'homme qui s'est tenue à Vienne en 1993 a ainsi reconnu que le déversement illicite de produits dangereux et toxiques pouvait constituer une grave menace pour les droits à la vie et à la santé. Les changements climatiques constituent une menace plus grande encore pour les droits de l'homme, notamment pour les droits à la vie, à la santé, à l'alimentation, à l'eau et à l'autodétermination.

Par souci de gain de temps au regard de l'urgence de la question, M. Knox a proposé, afin de contourner la difficulté qu'il y a à établir que les effets des changements climatiques peuvent être qualifiés de violations des droits de l'homme au sens juridique strict, de suivre l'approche alternative suivie par le rapport du Haut Commissariat aux droits de l'homme selon lequel il ne s'agit pas de savoir si les effets des changements climatiques peuvent être considérés comme des violations des droits de l'homme, mais que les obligations en matière de droits de l'homme apportent une protection importante aux individus dont les droits subissent les conséquences des changements climatiques. En d'autres termes, les États ont des devoirs en vertu du droit international relatif aux droits de l'homme pour ce qui est des changements climatiques, indépendamment de la question de savoir si ces changements constituent une violation des droits de l'homme. En effet, le droit international relatif aux droits de l'homme requiert des États non seulement qu'ils assurent que leur conduite ne viole pas les droits de l'homme mais aussi qu'ils assurent une protection contre toute interférence sur les droits de l'homme provenant d'autres sources. Ce devoir de protection s'applique à la dégradation de l'environnement qui porte préjudice aux droits de l'homme. Chaque État a donc l'obligation de faire tout son possible pour protéger contre les effets des changements climatiques sur les droits de l'homme. Les changements climatiques sont un problème global dont la résolution requiert une action coordonnée à l'échelle mondiale, a par ailleurs souligné M. Knox. Des instances telles que le Conseil des droits de l'homme doivent attirer l'attention sur les domaines spécifiques qui ne sont pas traités dans le cadre des négociations sur le climat mais n'en ont pas moins de sérieuses conséquences pour les droits de l'homme, a-t-il ajouté. Par exemple, les changements climatiques ne devraient pas manquer de provoquer des millions de réfugiés. Or le droit actuel des réfugiés couvre ceux qui fuient la persécution politique mais pas ceux qui fuient un pays devenu inhabitable; aussi, serait-il souhaitable que les pays se mettent d'accord sur des règles qui s'appliqueraient à une telle crise climatique avant que celle-ci ne survienne.

Débat

MME SHAZRA ABDUL SATTAR (Maldives au nom de plusieurs États insulaires en développement) a rappelé les incidences des changements climatiques sur des communautés entières, notant qu'il ne s'agissait pas uniquement d'un débat académique ou politique. Il y a une réalité quotidienne résultant des changements climatiques en cours, a-t-elle rappelé. Nos pays, a-t-elle ajouté, sont pleinement engagés à faire face à la menace à la fois au travers d'actions opérationnelles concrètes «sur le terrain», et au niveau politique. Il sera néanmoins de plus en plus difficile pour ces États de faire face seuls à la situation et de protéger les droits de l'homme. Les petits États insulaires sont favorables à l'application du principe «pollueur payeur» dans ce domaine en fonction des responsabilités historiques des États qui ont principalement provoqué la situation actuelle.

M. EMIL AGHAAHMADOV (Azerbaïdjan) a fait observer que si la vulnérabilité aux changements climatiques en fonction des caractéristiques géographiques est le lot de nombreux pays, les petits États insulaires sont les plus touchés. Il a à cet égard attiré l'attention sur un document de l'Organisation internationale pour les migrations publié en mai 2009 et qui souligne que l'île Carteret de la Papouasie Nouvelle-Guinée devrait être submergée avant 2015. Il a également observé que des données récentes du Conseil norvégien des réfugiés montrent que pour la seule année 2008, plus de 20 millions de personnes ont été déplacées à cause des changements climatiques. Tout en reconnaissant qu'il est impossible d'empêcher un ouragan ou l'éruption d'un volcan, le représentant de l'Azerbaïdjan a fait remarquer qu'il est de la responsabilité des États de veiller à une bonne préparation et d'atténuer les conséquences des catastrophes naturelles. La coopération internationale est cruciale à cet égard, a-t-il souligné. S'adressant directement aux panélistes, il a souhaité connaître leur avis sur les obligations des États dans la lutte contre les changements climatiques.

MME NADIA ROZENTAL (Israël) a souhaité que la présente discussion mette l'accent sur les groupes les plus vulnérables face aux changements climatiques et aborde la problématique par le biais de la coopération internationale, en ayant recours notamment à des systèmes d'alerte rapide.

M. JESUS ENRIQUE GARCIA (Philippines) a souligné l'intérêt de la perspective droits de l'homme dans ce domaine car elle met l'accent dans le débat sur les effets des changements climatiques sur la vie réelle des populations, particulièrement des groupes vulnérables. Les Philippines regrettent que l'étude analytique du Haut-Commissariat ne prenne pas suffisamment en compte les concepts de la responsabilité internationale, de la responsabilité historique, des obligations internationales, ainsi que des responsabilités communes mais différenciées en vertu de la CCNUCC.

M. PITCHAYAPHANT CHARNBHUMIDOL (Thaïlande) a souligné que les efforts à mener dans la lutte contre les changements climatiques doivent prendre en compte l'aspect «humain», de sorte à atténuer leurs effets sur la population. Il a également relevé l'importance de veiller à ce que les interventions pour faire face aux changements climatiques n'aggravent pas davantage la situation des droits de l'homme des personnes vulnérables. L'impact des changements climatiques est réparti de manière inégale, puisque ces derniers touchent certains pays de manière disproportionnée, a poursuivi le représentant thaïlandais. Il a attiré l'attention sur l'importance de l'assistance internationale dans ce contexte, faisant remarquer qu'il s'agit non seulement de procéder à un transfert de technologies, mais également d'offrir l'assistance appropriée pour permettre aux pays touchés de remplir leurs obligations en matière de droits de l'homme. Cette coopération et cette assistance sont nécessaires, a-t-il insisté.

M. RAJIV KUMAR CHANDER (Inde) a souligné que ce sont les pays en développement comme l'Inde qui subiront le plus l'impact négatif des changements climatiques. De ce point de vue, la crise dont le Conseil discute cet après-midi est le résultat des activités de ces deux derniers siècles où la contribution des pays en développement a été minime, a-t-il fait observer. Le meilleur moyen de traiter des menaces découlant des changements climatiques reste d'adopter une approche intégrée du développement durable, a souligné le représentant indien. Il a jugé préoccupant qu'en dépit des objectifs fixés en matière d'émissions de gaz à effet de serre en vertu du Protocole de Kyoto, peu de signes laissent espérer que ces objectifs seront atteints. Il convient donc de se pencher sur la question de la responsabilité s'agissant de la non-application des dispositions juridiquement contraignantes concertées au niveau international. Il ne reste que quelques mois pour se mettre d'accord sur des décisions concrètes et significatives à prendre lors de la quinzième Conférence des États parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Il faut parvenir à une convergence mondiale des émissions de gaz à effet de serre par habitant, a conclu le représentant indien; c'est la seule base équitable sur laquelle peut s'opérer le partage équitable de l'espace atmosphérique existant.

M. SUBHAS GUJADHUR (Maurice) a souligné que la perspective des droits de l'homme permettait de mieux cibler le problème des changements climatiques sur les individus. La dégradation environnementale concerne la question de l'inégalité, et donc du droit au sens large, a-t-il observé. Il a souligné que son pays avait tout fait pour restaurer les écosystèmes maritimes et terrestres mais la durabilité de ces efforts dépend de la durabilité des ressources qui y sont consacrées, a-t-il noté. Maurice a demandé aux experts de quelle manière les mécanismes actuels des droits de l'homme pouvaient permettre de mieux renforcer les obligations des États de ne pas s'immiscer dans la jouissance des droits de l'homme dans d'autres pays et de coopérer sur le plan international pour répondre aux préoccupations en matière de droits de l'homme.

MME AMY LAURENSON (Nouvelle-Zélande) a attiré l'attention sur les défis rencontrés par certaines îles du Pacifique parmi les plus vulnérables aux changements climatiques et qui affrontent des problèmes tels que les inondations, l'accès limité à l'eau douce et les déplacements de population. La Nouvelle-Zélande prend la menace des changements climatiques très au sérieux, a-t-elle affirmé. Elle a dit vouloir que la communauté internationale s'engage à réduire les émissions de gaz à effet de serre, préconisant que des initiatives mondiales soient prises. Elle a en outre relevé l'importance d'accorder une attention particulière aux droits de l'homme et au bien-être social, économique et environnemental des habitants des îles du Pacifique. La représentante néo-zélandaise a conclu son intervention en demandant aux panélistes davantage d'informations sur le principe de non-ingérence dans la réalisation des droits des autres, notamment en référence aux obligations des États en vertu des traités de droits de l'homme.

M. MUSTAFIZUR RAHMAN (Bangladesh) a relevé que les retombées des changements climatiques sont directes ou indirectes sur la plupart des droits de l'homme. Le régime des droits de l'homme doit donc apporter une réponse à ce constat. Aussi, le représentant a-t-il préconisé la mise en place d'un «nouveau présidium sur les changements climatiques». Les pays les moins avancés et les petits pays insulaires seront les plus durement touchés par les changements climatiques alors qu'il s'agit des pays qui auront le moins contribué à ces changements, a-t-il fait observer, insistant sur la profonde injustice de cette situation. Les responsabilités des uns et des autres sont différentes, a-t-il insisté. Il convient de se pencher sur la bonne manière de partager les responsabilités entre autorités nationales et communauté internationale pour ce qui est des réponses à apporter aux changements climatiques.

M. ALEXEY AKZHIGITOV (Fédération de Russie) a souligné le caractère exceptionnellement grave du problème posé, qui implique une approche commune de tous les États et la définition d'un nouveau régime international de gestion commune de la problématique climatique. Il a émis l'espoir que la Conférence de Copenhague cette année permettrait de définir une telle approche. L'orateur a ensuite évoqué les actions menées par son pays en matière d'adaptation face au réchauffement. Un projet de doctrine climatique de la Fédération de Russie est en cours d'élaboration, a-t-il indiqué.

M. PETER GOODERHAM (Royaume-Uni) a reconnu que les changements climatiques constituent déjà une menace pour le développement durable, la prospérité et la sécurité dans le monde. Il a également reconnu que les effets des changements climatiques seront davantage ressentis par ceux qui se trouvent déjà dans une situation vulnérable comme les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement. Pour cette raison, le Royaume-Uni continuera d'apporter son assistance pour aider ces pays à réduire les entraves au développement causées par les changements climatiques. Les changements climatiques constituent un problème mondial qui requiert une solution mondiale, a-t-il fait remarquer. S'adressant directement aux panélistes, il leur a demandé de donner des précisions sur les bonnes pratiques suivies dans le cadre d'approches de développement fondées sur les droits de l'homme.

M. HANNU HIMANEN (Finlande) a plaidé en faveur d'une meilleure prise en compte des voix des femmes et des populations autochtones dans la recherche des réponses à apporter aux défis posés par les changements climatiques.

M. WANG GANG (Chine) a rappelé que les changements climatiques touchaient tout le monde et qu'il avait certainement des retombées sur les droits de l'homme. La Convention-cadre demeure, dans ce domaine, le texte de base pour la communauté internationale, a-t-il ajouté, en particulier sous l'aspect de la responsabilité partagée. Le fossé technologique doit être réduit pour permettre à tous les pays d'avoir accès à une technologie sûre, a-t-il aussi souligné. La Chine, a dit son représentant, est un des pays souffrant le plus des changements climatiques. Il a souhaité un renforcement de la coopération internationale dans ce domaine.

M. MUHAMMAD SAEED SARWAR (Pakistan) a fait remarquer qu'une question clé de la problématique des conséquences des changements climatiques sur les droits de l'homme réside dans le fait que certains pays ont induit les changements climatiques et, par conséquent, créé les conditions pour des violations des droits de l'homme dans les pays en développement, en continuant de ne pas respecter les obligations contractées notamment en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et du Protocole de Kyoto. Aucun des pays qui ont pris des engagements en vertu de ces instruments n'ont respecté leurs obligations, a-t-il souligné. Il a, par conséquent, estimé qu'établir une relation entre les droits de l'homme et les changements climatiques implique celle du respect par toutes les parties de leurs obligations. Il a également rappelé que si les traités en matière de droits de l'homme stipulent la responsabilité de protéger et promouvoir les droits de l'homme, dans le cas des instruments relatifs aux changements climatiques, cette responsabilité est différentiée. Les mesures prises par les pays en développement pour combattre les changements climatiques dépendent du respect, par les pays développés, de leur obligation à offrir à ces pays des ressources financières et à leurs transmettre les technologies.

M. OBAID SALEM SAEED AL ZAABI (Émirats arabes unis) a insisté sur la nécessité de répondre aux besoins en matière de droits de l'homme pour les générations actuelles et futures. Aussi, a-t-il souligné que son pays s'efforce de garantir une bonne gestion des écosystèmes, en respectant les ressources durables, notamment la pêche et le bétail. Le représentant a attiré l'attention du Conseil sur le projet des Émirats arabes unis pour la construction d'une ville pilote qui sera la première ville du monde sans carbone ni déchets.

MME JOELLE HIVONNER (République tchèque au nom de l'Union européenne) a souligné que les changements climatiques étaient une réalité, ses effets étant ressentis par les populations partout dans le monde. Il est important que les mesures pour y faire face prennent aussi en compte les droits de l'homme, les femmes et les enfants étant particulièrement vulnérables, a-t-elle ajouté. Un cadre spécifique aux droits de l'homme peut ainsi permettre d'attirer l'attention sur l'importance des interactions entre politiques climatiques et politiques menées dans le domaine des droits de l'homme. L'oratrice a émis l'espoir que cette réunion enverra un signal fort à la Conférence de Copenhague des parties à la Convention-cadre afin qu'elles intègrent les droits de l'homme dans les cadres de coopération, les stratégies et programmes qui seront définis par la communauté internationale.

M. JOÃO ERNESTO CHRISTÓFOLO (Brésil) a estimé que le Conseil doit aujourd'hui envoyer un message de soutien clair à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et au Protocole de Kyoto. Il s'est dit persuadé que résoudre la question des conséquences des changements climatiques sur la réalisation des droits de l'homme passera par l'atténuation et l'adaptation. Le développement durable et la résilience sont la meilleure adaptation possible, a-t-il estimé. Le respect des obligations en vertu de la Convention-cadre aura un impact positif sur la réalisation des droits de l'homme, a ajouté le représentant brésilien. Il a conclu son intervention en déplorant le manque de progrès du Groupe ad hoc en vue de nouveaux engagements de la part des États.

MME ALEXANDRA SEGURA (Costa Rica) a rappelé que le respect des droits de l'homme est essentiel pour la réalisation du développement durable. Dans ce contexte, le Costa Rica accorde une importance capitale à l'élaboration de politiques environnementales qui tiennent compte de la manière dont la dégradation de l'environnement peut affecter tous les membres de la société et, en particulier, les plus vulnérables d'entre eux. La représentante costaricienne s'est dite favorable à une contribution des procédures spéciales du Conseil afin de mieux cerner le lien existant entre la jouissance des droits de l'homme et les phénomènes liés aux changements climatiques, que ce soit par le biais de l'incorporation de cette thématique dans leur mandat, de l'élaboration d'un document conjoint ou de l'élaboration de principes directeurs dans ce domaine.

MME DOMA TSHERING (Bhoutan) a souligné que son pays considérait essentiel que soit pris en compte l'aspect humain du problème des changements climatiques. Elle a rappelé que son pays était concerné, ses glaciers risquant de disparaître d'ici 2030. Des inondations et autres événements catastrophiques risquent de se produire. L'agriculture, qui emploie 69% de la population, risque d'être durement affectée. D'ores et déjà, les maladies tropicales augmentent, a-t-elle constaté. La vulnérabilité du pays est aggravée par le manque de ressources et seule une démarche collective peut permettre à tous de surmonter le défi actuel, a-t-elle encore souligné.

MME JESSICA LASARO (Worldwide Organization for Women, au nom également de l'Association des femmes du pacifique et de l'Asie du Sud-Est; Conseil international des femmes; et Cercle mondial du consensus) a attiré l'attention sur la situation des femmes face aux changements climatiques. Selon des études, a-t-elle expliqué, les femmes et les enfants ont 14 fois plus de risques de mourir lors d'une catastrophe naturelle. Les inégalités entre les sexes sont amplifiées dans les situations de catastrophes, a-t-elle souligné. Dans ce contexte, les interventions pour lutter contre les changements climatiques qui n'abordent pas la question des femmes échoueront à soutenir les plus vulnérables. La représentante a conclu son intervention en estimant qu'il était temps d'intégrer une perspective tenant compte des femmes.

MME TURKAN KARAKURT (Fondation Friedrich Ebert) a fait part de sa préoccupation face à l'impact des changements climatiques, en particulier pour les pays en développement et pour les groupes les plus vulnérables. Elle a aussi dit craindre que les négociations qui aboutiront à un nouveau traité international à Copenhague en décembre prochain ne traitent pas de manière suffisante la question de la protection des droits de l'homme.

Réponses des panélistes

M. RAHMAN a souligné que l'on n'avait pas à choisir entre atténuation et adaptation, les deux étant indispensables. L'atténuation des effets des changements climatiques est aussi essentielle que l'adaptation à ce changement. Il est donc urgent que tous les pays, à commencer par les pays industrialisés, avancent dans le sens de l'adoption de mesures d'atténuation, a-t-il dit. La Conférence de Copenhague aura un rôle essentiel à cet égard, a-t-il ajouté.

MME ROLNIK a fourni quelques précisions sur la manière dont les titulaires de procédures spéciales abordent cette question. Elle a fait part de la tenue, en juin prochain, d'une réunion commune entre tous les titulaires de mandats qui permettra une interaction entre leurs différentes perspectives dans ce domaine. Il y a une intention claire d'approfondir l'analyse, a-t-elle souligné. La Rapporteuse spéciale sur le logement convenable a par ailleurs relevé l'intérêt de prendre en considération l'arrivée bientôt de trois milliards de nouveaux consommateurs. À ce rythme et à cette échelle, il nous faudrait trois terres, a-t-elle fait remarquer. Elle a encouragé la communauté internationale à réfléchir aux modes de consommation actuels, notamment lors des négociations sur les responsabilités et les mesures à prendre pour lutter contre les changements climatiques.

M. KNOX a jugé important que le Conseil examine la manière dont le droit dans le domaine des droits de l'homme s'est appliqué à certains types de dégradations de l'environnement, en particulier à travers des mécanismes régionaux. M. Knox a en outre attiré l'attention sur la contribution que peuvent apporter les titulaires de mandat dans le contexte de la réflexion sur les droits de l'homme et les changements climatiques. Les communautés les plus touchées par l'impact des changements climatiques doivent être entendues dans le cadre des négociations internationales relatives à cette problématique, a-t-il ajouté. Il serait judicieux que le Conseil envisage un nouveau mandat sur les droits de l'homme et les changements climatiques, a conclu M. Knox.

Suite du débat

MME INDAH NURIA SAVITRI (Indonésie) a souligné que l'impératif des droits de l'homme devait être au centre de la problématique sur les changements climatiques, si on voulait en atténuer les effets. L'Indonésie est heureuse d'apporter sa pierre à l'édifice, sa représentante rappelant que son pays avait accueilli la Conférence mondiale sur les océans le mois dernier à Manado. Les droits à la vie, à l'alimentation, à la sécurité et à la santé, ainsi que d'autres droits, doivent être préservés, ce qui suppose de rester concentrés sur les objectifs définis par la feuille de route de la Conférence de Bali de 2007, tout en agissant dans plusieurs directions.

MME PAULINE DAVIES (Uruguay) s'est félicitée de la tenue de cette réunion spéciale, faisant valoir que le Conseil ne peut pas rester silencieux face aux graves conséquences des changements climatiques sur la réalisation des droits de l'homme. Elle a indiqué que la population de son pays est déjà fortement touchée par les changements climatiques, à l'instar de la majorité des pays en développement. Le développement durable, a-t-elle poursuivi, dépend en Uruguay des ressources naturelles et de la production agricole, domaines touchés par la sécheresse ou les inondations. Elle a également fait remarquer que l'impact des changements climatiques se fait déjà sentir dans le domaine de la santé, faisant notamment référence à l'augmentation des pathologies respiratoires et cardiovasculaires. Elle a demandé aux panélistes comment les procédures spéciales du Conseil pouvaient contribuer à l'introduction d'une perspective de droits de l'homme dans les moyens d'adaptation aux changements climatiques qui permette de mieux protéger les droits des plus vulnérables.

M. JÜRG LAUBER (Suisse) a rappelé que la question des changements climatiques a été retenu comme un des thèmes prioritaires de l'Agenda pour les droits humains – initiative lancée par la Suisse en décembre 2008 à l'occasion du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il a en outre souligné que les changements climatiques ne constituent qu'un facteur parmi d'autres conduisant à des dégradations environnementales qui affectent la jouissance des droits humains; il en existe d'autres, telle l'utilisation excessive des ressources naturelles ou la déforestation. «Nous désirons rappeler ici les responsabilités respectives de chaque État en la matière sur leur territoire», a-t-il ajouté. Toutes les dégradations de l'environnement affectant les droits humains doivent être traitées de manière urgente, a-t-il conclu.

MME ANJA MARIJA CIRAJ (Slovénie) a souligné que son pays ressentait lui aussi les effets du changement climatique. En 30 ans, la Slovénie a perdu pratiquement la totalité de ses quelques glaciers. La température de la mer et des lacs augmente et les sécheresses sont plus fréquentes en été. En conséquence de quoi, certains des droits des citoyens slovènes sont affectés, tels que le droit à l'eau, ou celui à la santé. Les autorités sont en train de mettre sur pied un Bureau gouvernemental chargé du changement climatique, a-t-elle annoncé.

M. ANGUI AWADA (Tchad) a rappelé que les dirigeants du monde ont mis au point, en 1992 à Kyoto, un Protocole sur les changements climatiques. Si certains l'ont signé, d'autres ont refusé de le faire et ont continué allègrement à continuer de polluer la planète, a-t-il déploré, attirant l'attention sur les conséquences désastreuses de cette attitude pour les autres pays. Pour les États insulaires, le niveau d'eau a augmenté; les cyclones et les typhons se sont multipliés et sont devenus de plus en plus violents; ailleurs, les pays sont devenus de véritables zones caniculaires. Dans tous ces cas, l'existence de la population est sérieusement menacée, a souligné le représentant tchadien. S'intéressant plus particulièrement à son pays, il a fait part du lancement, en août dernier, du projet de «ceinture verte» de la capitale, dans le cadre duquel plus de 26 000 plants, toutes espèces confondues, sont mis en terre sur une superficie de 48 hectares.

MME YADIRA LEDESMA (Cuba) a dénoncé les tentatives de détourner l'attention de la cause principale du problème des changements climatiques, qui reste le modèle non durable de production et de consommation des pays développés. Pour prévenir les effets indéniables des changements climatiques sur la jouissance des droits de l'homme, il faut que se manifeste une plus grande volonté politique de la part de ceux-là mêmes qui ont causé la dégradation de l'environnement. Il ne pourra être répondu aux défis lancés par les changements climatiques qu'en s'engageant fermement en faveur de la défense de tous les droits de l'homme et en faisant appel à la solidarité et à la coopération internationale, a conclu la représentante cubaine.

MME VICTORIA BERRY (Canada) a souligné son pays estimait que la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques était l'enceinte la plus appropriée pour traiter des changements climatiques. Il appartient néanmoins aux États de prévenir et de réagir face aux changements climatiques sous l'angle des droits de l'homme. Les efforts des États sont en effet essentiels à cet égard, a-t-elle conclu.

MME SHAZRA ABDUL SATTAR (Maldives) a fait remarquer qu'il ne fait aucun doute que les changements climatiques ont des effets profondément négatifs pour la réalisation des droits de l'homme, en particulier pour les groupes les plus vulnérables. Le défi pour ce Conseil et la communauté internationale est de répondre à cette tragédie, a-t-elle souligné. Elle s'est dite d'avis que le Conseil doit réagir de trois manières. Il doit tout d'abord lancer un message politique clair aux négociateurs des discussions de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, marquant l'impact des changements climatiques sur les populations. Les organes conventionnels et les procédures spéciales, ensuite, devraient, dans leurs interactions avec les États émetteurs de gaz à effet de serre, leur demander de respectes leurs obligations. Enfin, sur le long terme, le Conseil devrait se demander si les changements climatiques mettent en évidence les limites du système actuel de droits de l'homme. La représentante des Maldives a conclu son intervention en demandant aux panélistes comment les mécanismes de droits de l'homme existants peuvent assurer le respect de l'obligation de ne pas entraver la réalisation des droits de l'homme dans d'autres pays et de coopérer pour s'atteler aux questions de droits de l'homme. Le Conseil devrait-il considérer un nouveau mécanisme afin de renforcer la responsabilité des États, a-t-elle demandé?

M. AHMED SAADI (Algérie) a souligné que les conséquences des changements climatiques concernent le monde entier, en particulier le continent africain. Il a rappelé que le 6 juin dernier, lors de la Journée mondiale de l'environnement, le Président Bouteflika a réitéré que l'Afrique n'endosse pas la responsabilité des changements climatiques; elle en est la victime, ce qui ne l'empêchera pas de participer au dialogue international sur cette question.

M. ROBERT FILLON (Monaco) a souligné que le territoire de la principauté, «exclusivement urbanisé» faisait face à un défi pour mettre en œuvre ses engagements en vertu du Protocole de Kyoto, «celui de parvenir à la neutralité carbone car nous pensons que personne ne doit se tenir à l'écart de cet objectif, ambitieux, exigeant mais pas irréaliste». Il a noté par ailleurs que de la nouvelle notion de «réfugié climatique» découlaient «de nouvelles problématiques juridiques, complexes et encore difficiles à cerner». Face aux urgences actuelles, «les politiques de coopération doivent d'ores et déjà être repensées» selon des critères nouveaux, ce qui suppose une large concertation internationale, a-t-il conclu.

MME TUÐBA SARAYÖNLÜ ETENSEL (Turquie) a fait remarquer que les changements climatiques lancent un défi complexe à l'humanité, dont les retombées négatives sur la vie humaine sont déjà visibles dans de nombreuses parties du monde. Elle a estimé qu'une forte solidarité internationale, une coopération et une assistance accrues sont essentielles pour s'atteler à ce problème. La priorité devrait être la mise en œuvre effective et durable de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, a-t-elle souligné. Le défi-clé est d'aider les populations à s'adapter aux conséquences désastreuses des changements climatiques, a-t-elle ajouté, appelant par conséquent la communauté internationale à continuer d'accroître sa connaissance des impacts des changements climatiques sur les droits de l'homme.

MME ANKE KONRAD (Allemagne) a souligné que les changements climatiques sont un phénomène planétaire qui exige donc, pour être résolu, un engagement de l'ensemble de la communauté internationale. Néanmoins, chaque solution globale consiste à accumuler des engagements individuels, a-t-elle rappelé. Elle a par ailleurs insisté, à quelques mois de la tenue de la Conférence de Copenhague, sur la nécessité de veiller à ce que les stratégies et programmes mis au point par la communauté internationale prennent en compte le lien entre les politiques destinées à faire face aux changements climatiques et les politiques de droits de l'homme.

MME JOELLE HIVONNER (Commission européenne) a souligné que Copenhague constituerait une occasion historique pour faire face aux changements climatiques. Elle a rappelé que les changements climatiques constituaient en effet une menace directe pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Il est d'une importance cruciale, par conséquent, que les changements climatiques soient intégrés dans les politiques extérieures et en particulier dans les politiques de coopération et de développement. La représentante de la Commission européenne a demandé aux panélistes jusqu'à quel point l'intégration des droits de l'homme et des considérations sur les changements climatiques pourrait contribuer aux politiques de développement et de coopération, par exemple en ce qui concerne la définition des priorités et la reconnaissance des situations de vulnérabilité, ainsi que l'identification de groupes vulnérables au sein d'une population. Elle a par ailleurs demandé de quelle manière on pourrait accroître la participation du public dans le processus de décision sur les questions de développement durable.

M. PHILIP KIMPTON (Australie) a reconnu que les changements climatiques posent des problèmes de droits de l'homme. Il a fait remarquer qu'ils posent aussi un problème de santé. Pour cette raison, un plan national d'adaptation relatif aux changements climatiques et à la santé humaine a récemment été lancé en Australie, touchant certains domaines-clés comme les vagues de chaleur extrême, la qualité de l'air et la qualité de l'alimentation. Le représentant australien a souhaité connaître l'avis des panélistes s'agissant des effets des changements climatiques sur la santé. Il a par ailleurs souligné que ces effets sont davantage ressentis par les populations déjà vulnérables et dont la capacité d'adaptation est limitée par des contraintes financières. Il a demandé aux panélistes de donner leur avis sur la situation des communautés des petits États insulaires.

MME ANNA CHAMBERS (États-Unis) a déclaré que promouvoir les droits de l'homme et apporter des réponses efficaces aux changements climatiques sont des priorités politiques pour son pays. Néanmoins, les États-Unis ne pensent pas que le droit relatif aux droits de l'homme fournisse un cadre optimal pour traiter des changements climatiques au niveau international. Le pays estime que les changements climatiques peuvent être plus effectivement traités par le biais de systèmes traditionnels de coopération internationale, notamment par le biais de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. La représentante américaine a par ailleurs rappelé que le Président des États-Unis est engagé à répondre à la menace des changements climatiques par le biais d'une action déterminée visant à réduire les émissions des États-Unis et à rechercher un large engagement de la part des pays de toutes les régions.

MME MARIA VICTORIA ROMERO CABALLERO (Mexique) a estimé que nous faisions face au problème le plus grave du XXIe siècle. Les droits humains sont non seulement pertinents dans le contexte des changements climatiques mais ils exigent une mobilisation de ressources considérable, a-t-elle ajouté, afin d'apporter une assistance aux populations les moins favorisées. Les pays doivent mettre en œuvre des programmes inclusifs, en mettant l'accent sur l'équité, a-t-elle poursuivi. Aucun pays ne pouvant faire face à la situation seul, le Mexique a proposé la mise en place d'un fond mondial contre les changements climatiques. Nous faisons certes face une grande menace mais aussi à une situation idéale pour encourager les citoyens à participer aux choix à effectuer en matière de développement durable, a-t-elle conclu.

MME ANGÉLICA NAVARRO LLANOS (Bolivie) a fait remarquer que la responsabilité des émissions de gaz à effet de serre est à imputer aux pays développés qui, a-t-elle précisé, représentent moins de 20% de la population mondiale mais sont responsables de trois quarts des émissions dans l'histoire. Considérant la surconsommation actuelle et la capacité d'absorption limitée de la planète terre, la représentante bolivienne a estimé que les pays développés ont une «dette climatique», définie comme la somme des dettes d'émission et des dettes d'adaptation, ces dernières prenant en compte les coûts futurs d'adaptation. Elle a ainsi souligné que les pays responsables devraient verser des subventions aux pays qui subissent les conséquences de leur comportement. Les panélistes considèrent-ils aussi que les violations des droits de l'homme résultant des changements climatiques sont partie intégrante d'une dette climatique plus large, a-t-elle demandé ?

M. OMAR RABI (Maroc) a relevé que les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter et que les changements climatiques à venir - et donc leurs conséquences - risquent fort d'être plus importants encore que ceux que l'on a connus jusqu'à présent. Aussi, les changements climatiques constituent-ils une menace directe pour un large éventail des droits de l'homme fondamentaux tels qu'internationalement reconnus. Le droit au développement est également affecté par les changements climatiques, a souligné le représentant marocain.

MME RENATA BLOEM (CIVICUS: Alliance mondiale pour la participation des citoyens) a souligné que les droits de l'homme et les changements climatiques étaient «les deux faces d'une même médaille». Elle a ajouté que les membres les plus vulnérables de la famille humaine étaient menacés. Alors que cinquante millions de personnes seront menacées d'ici 2020, nos responsables, censés être «raisonnables et responsables», ont décidé de laisser encore passer un demi-siècle au-delà de cette date, suggérant d'attendre 2050 pour constater les premiers résultats de leurs objectifs insuffisants d'atténuation du changement climatique qui auront été adoptés 42 ans plus tôt. Avec les changements actuels, les droits de l'homme ont atteint désormais une nouvelle dimension planétaire en raison de l'étendue des dommages en matière de vies humaines, d'atteintes à la santé et de niveau de vie parmi des millions d'innocents, a-t-elle remarqué.

MME LILY AUROVILLIAN (Nord-Sud XXI) a fait remarquer qu'en cette époque de changements climatiques rapides, d'irréversibilité du phénomène et de besoins rapides d'adaptation, le tout couplé à la crise financière actuelle, il est crucial que les gouvernements redoublent d'efforts pour honorer leurs obligations en vertu du droit international. La représentante a estimé nécessaire d'examiner les causes premières des changements climatiques, ainsi que les activités qui ont mené à cette grave situation. Elle a par ailleurs appelé les pays développés à assumer le rôle de chef de file et à aider les pays en développement à faire face. Elle a conclu son intervention en sollicitant l'opinion des panélistes s'agissant de la valeur ajoutée d'une approche de droits de l'homme en matière de changements climatiques.

Conclusions

M. FENG GAO, du Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, a déclaré que le débat qui s'est tenu cet après-midi au Conseil des droits de l'homme est édifiant. Il a indiqué qu'il partagerait avec ses collègues du Secrétariat de la Convention-cadre, à Bonn, les commentaires qui ont été faits ici, devant le Conseil. Il a assuré le Conseil que les parties aux négociations en vue de la Conférence de Copenhague se pencheront de très près sur le débat qui s'est déroulé ici.

M. ATIQ RAHMAN, du Centre d'études avancées du Bangladesh, a salué le débat très enrichissant qui venait d'avoir lieu. Un thème commun émerge de pratiquement chaque intervention, le lien entre droits de l'homme et changements climatiques, a-t-il constaté. Le rôle et la vie des plus vulnérables ont également été mis en évidence par chaque orateur: il est reconnu désormais que les changements climatiques toucheront le plus durement les plus faibles. Le monde est injuste, les changements climatiques le rendront plus injuste encore, a souligné M. Rahman, appelant à agir pour rendre faire mentir cette prédiction. L'injustice doit être réduite à la fois au niveau des changements climatiques et des droits de l'homme en accordant la priorité aux plus vulnérables de la manière la plus efficace possible, a-t-il dit.

M. DALINDYEBO SHABALALA, du Centre pour le droit international de l'environnement (CIEL), a souligné, s'agissant des nombreuses questions sur la coopération internationale, que l'obligation d'atténuer les effets des changements climatiques par le biais d'une assistance à l'adaptation est stipulée par l'article 4 de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Quant à savoir s'il est pertinent d'aborder cette question dans le cadre du Conseil, il a estimé qu'il s'agit d'un forum crucial qui offre un cadre permettant de réfléchir aux garanties de respect des droits de l'homme et aux mesures d'adaptation.

MME RAQUEL ROLNIK, Rapporteuse spéciale sur le droit à un logement convenable, a fait part de son intention d'inclure les remarques qui ont été faites ici dans son prochain rapport à l'Assemblée générale. Plusieurs titulaires de mandat travaillent et continueront de travailler en commun sur les questions qui ont été débattues cet après-midi, a-t-elle assuré.

M. JOHN KNOX, de l'Université de Wake Forest, a souligné que les organes conventionnels dans le domaine des droits de l'homme devraient être concernés par la question des changements climatiques. Il a réitéré la nécessité de négocier un traité concernant les réfugiés et déplacés climatiques. Par ailleurs, la définition des mesures à prendre ne signifie pas que tous doivent prendre les mêmes mesures. Et il est clair pour M. Knox que les pays développés se doivent de faire davantage.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
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Source : ReliefWeb

 

14/06/2009

Livres : Rendez-vous 2012

2012, le rendez-vous :
De la crise à l'avènement d'un nouveau monde

 

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Présentation de l'éditeur
Nous sommes parvenus au stade où nous devons choisir entre notre évolution et notre destruction, changer notre mode de pensée, nos habitudes et par conséquent notre société. L'homme fait partie du cosmos et doit évoluer avec lui, soit de son plein gré, soit de force, mais alors cette mutation risquerait d'être plus pénible. L'auteur fait ici le point sur l'ensemble des prophéties concernant 2012 et leurs contreparties scientifiques, ainsi que sur les véritables dangers qui nous menacent, et nous montre que la survie de notre civilisation dépend de la possibilité de prendre conscience du rôle que nous jouons dans l'évolution de l'humanité et de la planète. Voici venu le temps du changement et chacun de nous doit participer à cette métamorphose, penser globalement et agir localement. C'est la seule issue pour l'homme qui, poussé par la grande mutation planétaire déjà bien amorcée, pourra basculer vers un changement de niveau de conscience dont dépend sa survie.

Biographie de l'auteur
Sylvie Simon est écrivain et journaliste. Elle a publié de nombreux ouvrages, romans, essais sur les phénomènes dits "paranormaux ", l'écologie et la santé. A travers de nombreuses conférences, en France et à l'étranger, elle souhaite réveiller la conscience endormie par le matraquage médiatique, et nous invite à réfléchir, à être responsables de nos décisions en parfaite connaissance de cause, et à réviser entièrement nos valeurs et notre système de pensée.

Source : 2012, le rendez-vous


Le code Maya: 2012, la fin d'un monde

 

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Présentation de l'éditeur
Barbara Hand Clow fait partie des Sages de la Communauté internationale Maya. Petite-fille d'Indien Cherokee, elle est aussi Conservatrice de la mémoire Cherokee. Elle est connue dans le monde entier pour son enseignement et ses écrits sur les cérémonials. Elle a publié une dizaine d'ouvrages en anglais, dont The Pleiadian Agenda ; Chiron, Alchemy of Nine Dimensions ; et Catastrophobia. Elle enseigne en des lieux sacrés dans le monde entier et gère un site Internet : www.handclow2012.com.



Le Serpent de Lumière - Au-delà de 2012

 

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Présentation de l'éditeur
À la fois aventure et traité spirituel, le nouveau livre de Drunvalo Melchizédeck est le récit de première main d'un processus unique en 13 000 ans au cours duquel la kundalini de la Terre Mère émerge du noyau de la planète et monte tel un serpent vers son nouveau nid. Jadis chez elle dans la Lémurie ancienne, la kundalini de la Terre est passée à l'Atlantide, puis dans l'Himalaya. Chaque fois qu'elle a changé d'emplacement, elle a transformé le sens, pour nous, de la spiritualité. Et de l'identité sexuelle. Et du cœur. Cette fois, avec grande difficulté, le serpent de lumière est passé dans les Andes. Dans Serpent de lumière, Drunvalo raconte des récits de ses trente-cinq ans passés au service de la Terre Mère. Voyagez avec lui autour du monde alors qu'il suit son guide et ses propres connaissances en expansion. Son histoire est une vivante série de cérémonies visant à guérir les cœurs, à aligner les énergies, à corriger les déséquilibres anciens bref, à augmenter notre conscience de l'indivisibilité de la vie dans l'univers.

24/05/2009

Apocalypse 2012 - Une enquête sur des catastrophes annoncées

Depuis des millénaires, l'homme spécule avec plus ou moins de fantaisie sur la date probable de l'extinction de son espèce.

Mais, en ce qui concerne 2012, les croyances et la science convergent singulièrement. De l'avis de tous, 2012 sera une année charnière, qu'elle sonne le glas de notre civilisation, qu'elle marque l'avènement d'une ère nouvelle ou qu'elle génère des troubles sans précédent. Gardant l'esprit ouvert et critique, le journaliste Lawrence Joseph a entrepris un véritable tour du monde de l'Apocalypse.

Il s'est initié auprès de chamans guatémaltèques au calendrier maya, puis s'est imprégné des textes sacrés des grandes religions, en passant par le Y-Qing chinois, les hadiths musulmans, les écrits portant sur l'Armaggedon ou les très polémiques codes secrets de la Bible. En Sibérie, il a rencontré des géophysiciens qui soutiennent que notre système solaire se déplace dans un nuage énergétique interstellaire puissant.

En Afrique du Sud, il a entendu des chercheurs s'alarmer de l'inversion du champ magnétique terrestre. Aux Etats-Unis, il s'est entretenu avec des spécialistes du soleil et des vulcanologues, qui évaluent l'impact dévastateur de l'éruption prochaine de Yellowstone. Cet ouvrage passionnant apporte un éclairage inédit à des questions d'actualité : écologie, crises humanitaires, conflits religieux, et nous exhorte à réagir de toute urgence aux périls qui menacent notre planète.
 
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2012 : Enquête

Réalisé sous forme d’enquête, Laurence E.Joseph est parti à la découverte de l’apocalypse. En effet, l’homme spécule depuis toujours la date probable de l’extinction de son espèce. Or de l’avis de beaucoup de personnes, 2012 semble être une année charnière qui sonnera le glas de notre civilisation ou qui marquera l’avènement d’une ère nouvelle.
 

31/03/2009

2012 qu'est-ce que c'est et comment s'y préparer ?

Le calendrier Maya expliqué par Ian Xel Lungold.
Pour comprendre ce qui se passe dans notre monde parallèlement aux changements cosmiques que nous subissons à notre insu. A visionner jusqu'au bout, si possible.

Un commentaire fait par un internaute après le visionnage de la 5ème vidéo.
 
C'est l'étude la plus complète que j'ai vue.
J'en suis pour aujourd'hui à la 5ème.

Ce qui m'a intéressé particulièrement est son explication de pourquoi on a l'impression que le temps s'écoule plus vite.
dans la 2:
Ce n'est pas le temps qui s'accélère mais la création. Plus d'évènements surviennent dans un laps de temps plus court.
Ce qui prenait 20 ans (il parle de l'évolution de la Création)  prend maintenant 360 jours et dés le 20 février 2011 prendra 20 jours.

Et dans la 5:
Ce n'est pas un calendrier mais un compteur pour mesurer la création. Jour après jour après jour, le "calendrier maya" a suivi le fil du flux, le niveau et le but de la création.

L'intuition sera le guide pour les situations à venir. Vous n'aurez pas le temps de réfléchir à tout ce qui va se présenter à vous. Il faudra tout simplement : Agir.
Le but du calendrier est de réveiller votre intuition.

Cela rejoint aussi Eckhart Tolle qui nous conseille de ne pas s'ancrer dans le mental.

Le site internet de Ian Xel Lungold :
http://www.mayanmajix.com/Ian_datapage.html

Conférence de 2005. Lors de cette conférence, il prédit un effondrement économique en 2008...

Attention conférence en 18 parties !
 
 
Calendrier Maya partie 2
 
Calendrier Maya partie 3
 
Calendrier Maya partie 4
 
Calendrier Maya partie 5
 
Calendrier Maya partie 6
 
Calendrier Maya partie 7
 
Calendrier Maya partie 8
 
Calendrier Maya partie 9
 
Calendrier Maya partie 10
 
Calendrier Maya partie 11
 
Calendrier Maya partie 12
 
Calendrier Maya partie 13
 
Calendrier Maya partie 14
 
Calendrier Maya partie 15
 
Calendrier Maya partie 16
 
Calendrier Maya partie 17
 
Calendrier Maya partie 18
 

 

27/03/2009

Saut quantique du 21 décembre 2012 : Interview du Dr Dieter Broers (biophysicien) à propos de 2012 !

Interview du Dr Dieter Broers (biophysicien) à propos de 2012 !
 
Des déclarations à vous couper le soufle !!! Magistral !

Les thèses du biophysicien Dr Dieter Broers semblent vous couper le souffle. Il met notre ressenti et nos agissements en relation avec l'activité solaire – et il prédit pour l'humanité un saut quantique élémentaire de la conscience. Depuis trois décennies Dieter Broers s'occupe particulièrement des ondes électromagnétiques. Et il a fait des découvertes qui ont marqué l'époque. Pour «HÖRZU» il a expliqué en exclusivité le rapport entre le rayonnement du soleil et notre avenir. HÖRZU: Monsieur Broers, vous mettez le soleil en relation avec notre psychisme. Cela semble d'emblée curieux.

Veuillez nous expliquer cette relation.

DIETER BROERS: Chacun connaît la vitalité que le soleil peut provoquer. Chacun connaît le cycle des saisons. On sait que les déprimes hivernales sont en relation avec le soleil, le manque de lumière. D'autres cycles naturels en-dehors des annuels existent et le soleil traverse des processus divers. Il envoie des charges – des électrons et des protons – qui modifient le champ magnétique de la terre. Dans ce domaine, il est reconnu que l'influence sur les systèmes biologiques est significative.

Autrement dit ?

Il existe des relations avérées entre l'intensité et les variations du champ magnétique terrestre d'une part et les états d'humeur et de conscience de l'homme. Des études ont clairement établi des liens entre certaines irrégularités magnétiques et le nombre d'entrées en cliniques psychiatriques, d'accidents de la circulation ou de suicides. Des scientifiques de la NASA, parmi lesquels le professeur Franz Halberg, ont réussi à établir le lien direct entre la survenance d'infarctus et les modifications magnétiques sur terre, générées par le soleil. On peut partir de l'idée qu'une grande partie de nos "maladies de civilisation" résulte des irrégularités du champ magnétique.

J'espère qu'il existe aussi des exemples positifs.

Oh oui. Ces mêmes modifications du champ magnétique ont aussi abouti de façon prouvée à faire surgir des idées de génies à l'inspiration. Les dates de création de grandes symphonies, d'œuvres poétiques d'inventions extraordinaires sont d'évidence en relation avec celles-ci. Tout cela en relation avec des champs magnétiques modifiés?

Par un exemple je vais vous démontrer comment les champs magnétiques nous influencent. Dans les années 60, la NASA a mandaté l'institut pour la psychologie du comportement Max-Planck à Andechs pour une requête très particulière. Il s'agissait de connaître le comportement de l'homme lorsqu'il est coupé des champs électromagnétiques et magnétiques naturels.

Des séries d'expérimentations ont été conduites durant plusieurs années: dans un bunker, des personnes en bonne santé ont été coupées de l'influence du champ magnétique terrestre ainsi que des fréquences de résonnance de la terre. Tous ces "cobayes" devaient vivre dans ce bunker pour une durée librement choisie. Ils pouvaient choisir le rythme de sommeil, prendre de la lecture, mais une chose ne leur était pas possible: un quelconque contact avec le monde extérieur afin de leur enlever toute possibilité objective d'évaluer le temps écoulé. Il en est résulté un constat passionnant: directement à la sortie de leur demeure on les questionnait sur leur appréciation de la durée du séjour. Tous étaient convaincus de n'y avoir passé que peu de jours. Cependant la durée réelle était significativement plus longue. Par exemple, un des bénévoles a motivé l'arrêt volontaire de l'expérience par la nécessité d'assister au mariage de son frère, prévu le lendemain. Ce "cobaye" était convaincu d'avoir passé au maximum 3 jours dans le bunker alors qu'en réalité il s'agissait de 9 jours.

Se produit-il une dilution du temps ?

Exactement. La grille du sommeil se modifie aussi de manière frappante. On a pu observer des dysfonctionnements du cycle de menstruation chez les femmes, des modifications de la température du corps ainsi qu'un stress psychique chez les volontaires. Cela signifie que, en nous, tout obéit à une horloge extérieure qui semble synchroniser les vibrations propres au corps. Notre corps ajuste de nombreux taux vibratoires qui sont spécifiques au cœur, au cerveau, à l'œil ou à nos cellules. Il semble que ces rythmes propres à notre corps soient calibrés par des champs naturels que la terre met à notre disposition. Ils sont synchronisés comme toutes les pendules des gares par une horloge centrale. Si ces champs naturels ne sont pas présents ou se modifient, nous réagissons par une sorte de désynchronisation. Qu'en est-il devenu des résultats de cette expérience? Ils ont été utilisés pour la recherche spatiale de la NASA, au profit des astronautes qui sont naturellement à l'écart du champ magnétique de la terre lorsqu'ils sont dans l'espace. Les résultats ont été publiés. Il s'agit d'une recherche fondamentale sérieusement menée durant les années 60.

Ces phénomènes ont-ils aussi une influence sur le collectif humain? Qu'en est-il par exemple du cas du mur en 1989?

Les auteurs Adrian Gilbert et Maurice Cotterell explicitent les relations entre l'ascendance et la disparition d'empires et les cycles solaires correspondants. Depuis les Babyloniens jusqu'à l'Empire romain ou à l'époque de la culture Maya. Je me rappelle aussi très bien de travaux menés par un collègue qui dirigeait la station de mesures des variations du magnétisme de la terre à Potsdam. Il mettait en comparaison des résultats de mesures complexes du champ magnétique terrestre avec des événements. Les résultats semblaient incroyables: les observations étaient probantes au point de pouvoir reconnaître des mutations fondamentales débouchant sur la dissolution de l'Union soviétique. Ce qui a débuté par la glasnost et la perestroïka pour connaître une première fin avec la chute du mur pouvait être retracé dans l'interprétation des résultats de mesures.

Peut-on sonder le futur avec l'astrophysique?

L'astrophysique est familière des cycles solaires et peut faire des prévisions pour l'activité solaire future. Il existe de nombreux cycles avec des apparitions diverses. Lorsqu'on compare ceux-ci avec les répercussions connues sur notre psychisme, on dispose d'un instrument prévisionnel très révélateur. Selon toute vraisemblance, une activité solaire inhabituellement extrême nous attend d'ici 2012. Ce sera le point culminant de notre cycle solaire actuel.

Elle va nous transformer?

Ce serait une fatalité contre laquelle nous n'avons pas de défense. Au conditionnel. Nous devons accepter d'être influencés par des champs extérieurs. Si nous pouvons comprendre que nos corps maintiennent eux-mêmes nos fonctions par électromagnétisme, et que nous admettons que des champs naturels extérieurs conduisent nos fonctions vitales, alors nous serons capables d'humilité face au "plan de vie global". Une telle attitude n'est pas de la fatalité.

Que pouvez-vous nous dire sur les transformations qui nous attendent?

Le peuple centraméricain des Mayas nous a légué à ce sujet l'information que cette "Époque finale" des temps serait conduite par "une volonté cosmique". Une sorte de rayon de synchronisation serait dirigé (en provenance du centre de notre voie lactée) vers notre terre permettant un réalignement de notre humanité. Les Mayas ont été capables, à l'aide de leurs connaissances astronomiques extrêmement avancées, de dater pratiquement tous les événements d'importance. Leurs calculs immortalisés dans le "Tzolkin", le calendrier Maya, indiquent pour 2012 un dernier processus fondamental de transformation. Les Mayas l'ont décrit comme "ascension dans la 5ème dimension". En observant le cours de notre crise mondiale actuelle, qui semble se diriger vers un final monumental, on pourrait croire à la pertinence de leur prophétie.

En plus du champ magnétique terrestre et du rayonnement électromagnétique solaire, existe-t-il d'autres sources qui nous influencent ?

Oui. Des rayons que l'on est capable de mesurer depuis environ 15 ans seulement. La NASA parle d'événements sensationnels qui semblent pratiquement identiques aux informations transmises par les Mayas. Le rayon de synchronisation mentionné par les Mayas semble maintenant être reconnu par les astrophysiciens. Ils rapportent que du centre de notre galaxie, un rayonnement énergétique pas concevable auparavant semble éclairer la terre "comme un phare venant du plus profond de l'espace". Durant les années passées, le rayonnement s'est amplifié de plusieurs centaines de pourcents. Ayant étudié depuis près de 30 ans ces thématiques, je puis confirmer que nous assistons à des changements qui auraient été inconcevables auparavant et qui s'adressent en premier lieu à notre état de conscience.

Qu'en dit l'astrophysique de ce rayon étrange?

C'est une grande énigme. Et revoilà le calendrier Maya. Il dit assez concrètement ce qui va arriver à la fin des temps, peu avant 2012, c'est-à-dire relativement beaucoup de chaos sur notre planète. Comme déjà évoqué, les Mayas prévoyaient une réorientation de l'univers par ce rayon de synchronisation.

Alors on peut se poser la question de l'origine du calendrier Maya. Les Mayas étaient-ils déjà de si valeureux astronomes il y a plusieurs milliers d'années pour être capables de concevoir ce calendrier, ou alors l'ont-ils reçu d'une intelligence extra-terrestre comme certains le soupçonnent? Il est certain que les Mayas se sont toujours considérés comme voyageurs dans l'espace temps. Le temps comme nous le connaissons n'est qu'une seule dimension parmi les douze de notre conception du monde. Par la physique quantique nous avons dû nous rendre à l'évidence qu'il existe des temps linéaires en directions opposées. La nature nous le montre d'ailleurs. Nos cellules sont capables d'accéder à des informations en amont comme en aval du temps. Transposons cela maintenant au niveau macrocosmique. Les Mayas n'auraient-ils pas été capables de voyager dans divers états de conscience pour pouvoir visiter des espaces de temps différents? N'auraient-ils pas été en mesure d'aller chercher ce calendrier dans leur futur pour nous le léguer? Aussi incroyable que cela paraisse, de telles théories existent.

L'archéologie s'est-elle toujours contentée de constater simplement l'existence du calendrier Maya?

Oui, et la description du calendrier est restée à l'état événementiel. Mais ces événements sont tellement frappants que les chercheurs se trouvent devant une énigme. Les Mayas étaient, par contre, certains d'avoir déjà vécu jusqu'en 2012. Selon leur culture, pour eux tout a déjà eu lieu. Si c'est réel, ce serait une explication pour toutes les prophéties du calendrier Maya et leur pleine pertinence. Il existe pourtant d'excellents voyants, mais curieusement aucun n'a été capable d'aller au-delà de l'année 2012. Qu'entendez-vous par là?

Je parle de la voyance professionnelle. En Russie, il y a des voyants professionnels, appelés des extra-sensitifs, qui sondent le futur. J'ai pu me convaincre qu'aucun d'eux n'a su franchir la barrière de 2012. Donc nous nous retrouverions dès 2012 en territoire totalement vierge, ce qui nous permettrait pour la première fois de modeler notre futur en toute liberté. Comment vont se manifester les changements dès 2012?

Nous n'aurons certainement pas de plus grosses têtes ou un corps différent. Selon mes réflexions, il va y avoir un saut de conscience, quasiment de l'état d'homme à celui de sur-homme. Un saut? N'est-ce pas en contradiction avec la théorie de l'évolution? Absolument pas, l'évolution suit une intention cosmique qui n'est jamais linéaire mais se fait par sauts. Chaque fois qu'un seuil d'expérience est atteint, une nouvelle espèce apparaît.

Quelles valeurs de seuil?

Le professeur Peter Russell qui a étudié la physique à Cambridge auprès de Stephen Hawking dit la chose suivante: "la vie évolue toujours à partir de formes simples vers plus de complexité. Les structures sont de plus en plus différenciées et les éléments sont toujours plus interdépendants dans leur organisation. Le point culminant momentané de cette évolution en accélération se trouve être l'homme et la civilisation humaine." Russell a calculé que les séries par huit milliards correspondent à de telles valeurs de seuil. Ainsi, il faut environ huit milliards de neurones pour constituer une conscience. Le saut de conscience qui nous attend sur la terre est en relation avec la masse critique du nombre d'humains, et aux huit milliards nous y arrivons bientôt. Cette théorie est prise très au sérieux par beaucoup de chercheurs, même si elle semble fantasque.

Comment percevons-nous ce processus?

Considéré sous l'angle pathétique, on nous rappelle notre héritage cosmique. On nous offre la possibilité d'échapper à nos modèles figés, d'étendre notre développement, afin d'abandonner des agissements qui ont détruit notre terre et notre société par notre cupidité égoïste. Il se manifeste quelque chose que l'on pourrait exprimer ainsi: dieu donne un coup de pouce. Comme s'il procédait à un petit correctif.

Que se passera-t-il dans nos têtes?

La fréquence alpha est le portique entre notre inconscient et notre état d'éveil. Nous le franchissons toujours relativement rapidement au moment de s'endormir ou au réveil. L'évènement cosmique nous permet de nous mettre dans cet état et d'y demeurer, ce qui nous permet, en état d'éveil, de voir des choses déposées dans l'inconscient. Nous percevons nos traumatismes, nos "cadavres dans l'armoire". Où ai-je pris plus que ce que j'ai donné? Ou donné plus que repris? Et, simultanément, nous comprenons qu'il y a des corrections à faire. Au travers de mes longues recherches scientifiques, je peux prouver qu'avec ces fréquences, plus présentes qu'auparavant, des guérisons ont été réalisées.

Guérir des maladies?

Il y a bien des années, mon équipe et moi avons réussi au cours de recherches cliniques à mettre des patients considérés en fin de toute thérapie possible, grâce à des champs électromagnétiques précisément définis, dans un état leur permettant de connaître l'origine de leur maladie et engendrer une guérison. A l'évidence, les cellules malades ont "réappris" à communiquer et à retrouver un comportement "social". Des prises de vue au microscope montraient que les cellules malades se remettaient en liaison avec les saines. Elles se sont "resocialisées". Ces champs sont très semblables au champ magnétique terrestre actuel, tel qu'il agit sur nous tous. L'apparition d'une maladie a certainement une corrélation avec des déviations par rapport à la normalité prévue par la nature. Vu sous cet angle, nous pouvons nous considérer comme des enfants de Dieu ayant refusé leur héritage. Il y a un côté dramatique, mais dans ces moments nous percevons notre part de divinité et pouvons l'accepter. Lorsque je conçois être un aspect d'un grand Tout cosmique, mon comportement devient automatiquement éthique et social.

Alors on peut comparer la maladie de l'homme à la maladie de la société? Oui. Toute cellule cancérigène a un comportement asocial. Elle prélève plus que ce qu'elle ne restitue et oublie qu'elle ne pourra pas survivre ainsi. A son hôte elle extrait toute substance vitale et simultanément à elle-même. L'état naturel originel est basé sur un comportement social. La cellule cancérigène ne pourra survivre qu'au moment de se souvenir de ses vertus. Les événements cosmiques du moment et le saut de conscience qui s'ensuit pourront-ils nous mettre en situation de sauver malgré tout le monde? Fin de l'exploitation, des guerres, des atteintes à l'environnement?

Pour moi il s'agit d'un acte de la "grâce divine". Je reste convaincu que deux choses vont se produire concernant notre cœur et notre esprit. Une extension du niveau mental va se produire par l'ouverture du cœur. Friedrich Schiller disait déjà: "il semblerait que depuis Aristote nous n'ayons plus rien appris de nouveau. Depuis l'époque d'Aristote nous savons ce qu'est la démocratie. Nous comprenons la structure sociale. Mais finalement nous sommes restés des Barbares." Schiller disait encore: "le changement n'arrivera que lorsque nous explorerons notre mental avec le cœur."

A mon avis, nous nous trouvons exactement dans cette phase. Par cette connaissance intériorisée, nous influencerons nos comportements qui nous offriront de nouveaux niveaux d'indépendance pour faire de nous des hommes libres. Et, lorsque nous utiliserons notre nouvelle autorité dans le contexte prévu par la nature pour créer de l'harmonie, nous arrêterons de scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

Alors nous nous trouvons précisément dans l'apocalypse selon Saint-Jean et, en 2012 c'est l'arrivée du sauveur, l'illumination, le discernement? Pourrait-on considérer la bible comme notre calendrier Maya à nous ...

Il n'y a pas bien longtemps, j'ai précisément discuté de ce sujet avec des chrétiens croyants. Bien que fortement enracinés par une éducation dans un contexte théologique rigoureux, ils ont été en mesure de débattre au sujet de telles suggestions et ont même été confrontés à de fortes émotions. Les larmes coulaient. Et ce, après être arrivés aux mêmes conclusions que celles que vous évoquez.

Vous-même, avez-vous aujourd'hui une lecture différente de la bible?

Je ne me considère pas comme un connaisseur de la bible. Cependant, je me souviens encore de certaines histoires depuis mon instruction religieuse. Je n'avais pas compris la parabole du fils perdu. Pourquoi autant d'injustice de la part du père des deux fils pour punir celui qui est demeuré à la maison et faire la fête pour le retour de l'autre? Il m'apparaît maintenant clairement, et c'est ce qui a provoqué les larmes dans le groupe, que cette parabole doit être transposée à l'ensemble de l'humanité. Ce fils est rentré selon son libre arbitre. Pas en obéissant à une consigne. Au contraire, par révélation et par ses propres expériences. Voilà comment je l'imagine. Et je puis le percevoir avec le cœur.

Enrichis par les expériences acquises par chacun, nous revenons à la conviction que nous formons un tout.

Quelles sont vos expériences avec des personnes définitivement imperméables à vos thèses?

Certains ne s'y feront jamais, ils n'essayent pas vraiment de comprendre. Mais j'ai vécu un phénomène surprenant. Ils sont nombreux à dire: "je n'ai pas tout bien compris, mais je le sens bien. Et il y en a tous les jours plus.

Mais j'aimerais insister particulièrement sur une chose:les événements à venir vont nous libérer de l'illusion d'être des êtres sous tutelle. Il nous revient de reconnaître et accepter notre divinité naturelle. Aucun gourou, aucun maître ne pourra vraiment nous aider. Il n'y a que nous-mêmes qui pouvons arriver à la certitude qu'en tant qu'individu nous faisons partie d'un tout harmonieux. Nos recherches ailleurs peuvent bien nous apporter des expériences de valeur, mais le bonheur est à l'intérieur de nous. Si nous pouvons percevoir cela, nous comprendrons que jusque-là la plupart de nos désirs n'étaient que de nature compensatoire.

INTERVIEW PAR MARTIN HÄUSLER: BIOGRAPHIE D'UN VISIONNAIRE

Dr. Dieter Broers a mené ses recherches jusqu'en 1992 aux universités de Berlin comme biophysicien dans les domaines des fréquences et des thérapies régulatrices. Ses travaux ont été à l'origine de brevets internationaux. Actuellement, il continue ses investigations à Athènes. Depuis 1997 il est Directeur de la biophysique auprès de l'International Council for Scientific Development (ICSD), et membre du Committee for International.

Son film documentaire "(R)Evolution 2012?" sera dans les cinémas dès février 2009

Source : http://www.choix-realite.org/?7092-interview-du-dr-dieter-broers-biophysicien-a-propos-de-2012#c72967

Autre source : http://www.arsitra.org/yacs/articles/view.php/963/interview-par-martin-hausler-biographie-d-un-visionnair

Pour télécharger les fichiers sons de ses interviews malheureusement en Allemand :

http://www.sharingwire.com/search.php?PID=2fe8d8bb-5ae0-4...