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23/03/2010

Le FMI prévoit une contagion grecque

Les pays développés avec des déficits publics élevés doivent commencer dès aujourd’hui à préparer leurs opinions publiques aux mesures d’austérités qui seront nécessaires à partir de l’an prochain, a estimé dimanche le numéro deux du Fonds monétaire international.

fmi

Selon John Lipsky, directeur général adjoint du FMI, l’ampleur des ajustements qui vont devoir être mis en oeuvre est si vaste qu’ils risquent de se traduire par un recul des allocations santé et retraite, un gel des salaires publics et privés, une réduction des dépenses publiques et une hausse des impôts.

« Relever ce défi budgétaire est une priorité essentielle à court terme car les inquiétudes à propos de la soutenabilité en termes budgétaires pourraient entamer la confiance dans la reprise économique« , souligne John Lipsky dans un discours préparé en vue de son intervention devant le Forum de développement de la Chine.

« Déjà dans plusieurs pays avec des déficits et une dette particulièrement élevés, la prime sur le risque souverain a augmenté fortement, ce qui pèse sur les pays concernés et augmente le risque d’une possible contagion« , ajoute-t-il.

Pour la plupart des économies développées, il est pour l’instant approprié de conserver les mesures de soutien à l’économie mais l’assainissement des finances publiques devra démarrer dès l’an prochain si la reprise économique suit son cours, a expliqué le numéro deux du FMI.

Mecanopolis

22/03/2010

Le FMI plaide pour des mesures d'austérité dès l'an prochain

Le 21 mars 2010


Le FMI plaide pour des mesures d'austérité dès l'an prochain


© REUTERS

PEKIN (Reuters) - Les pays développés avec des déficits publics élevés doivent commencer dès aujourd'hui à préparer leurs opinions publiques aux mesures d'austérités qui seront nécessaires à partir de l'an prochain, a estimé dimanche le numéro deux du Fonds monétaire international.

Selon John Lipsky, directeur général adjoint du FMI, l'ampleur des ajustements qui vont devoir être mis en oeuvre est si vaste qu'ils risquent de se traduire par un recul des allocations santé et retraite, une réduction des dépenses publiques et une hausse des impôts.

"Relever ce défi budgétaire est une priorité essentielle à court terme car les inquiétudes à propos de la soutenabilité en termes budgétaires pourraient entamer la confiance dans la reprise économique", souligne John Lipsky dans un discours préparé en vue de son intervention devant le Forum de développement de la Chine.

"Déjà dans plusieurs pays avec des déficits et une dette particulièrement élevés, la prime sur le risque souverain a augmenté fortement, ce qui pèse sur les pays concernés et augmente le risque d'une possible contagion", ajoute-t-il.

Pour la plupart des économies développées, il est pour l'instant approprié de conserver les mesures de soutien à l'économie mais l'assainissement des finances publiques devra démarrer dès l'an prochain si la reprise économique suit son cours, a expliqué le numéro deux du FMI.

Alan Wheatley, Gwénaëlle Barzic pour le service français

http://www.usinenouvelle.com/article/le-fmi-plaide-pour-d...


17/02/2010

Grèce : Une Bombe explose à l'extérieur de la Banque JP Morgan

La révolution est en marche !

Par Reuters Publié: Février 16, 2010 (Taduction google)

Une Bombe explose à l'extérieur de la Banque JP Morgan (Athènes), Pas de Blessés. ATHENES (Reuters)

Une bombe a explosé mardi devant les bureaux d'Athènes de JP Morgan, la deuxième plus grande banque américaine par les actifs, provoquant des dégâts mineurs et aucun blessé, la police et selon la société. L'explosion est la dernière d'une série d'explosions qui ont secoué le pays depuis que la police commis un meurtre d'un adolescent en Décembre 2008, et ait déclenché les pires émeutes dans le pays depuis des décennies. "Il était une bombe à l'extérieur des bureaux de JP Morgan au deuxième étage d'un immeuble d'Athènes", a déclaré un fonctionnaire de police qui a refusé d'être nommé. "L'explosion a endommagé la porte, meubles, ordinateurs et brisé quelques fenêtres», a ajouté le responsable. La police avait bouclé la zone après un journal local a reçu un appel d'avertissement.

Des ambulances et des camions de pompiers ont bloqué les rues dans le quartier central haut de gamme de Kolonaki, où les bureaux grec JP Morgan sont situés, un témoin Reuters disa. JP Morgan a confirmé l'incident et dit qu'il n'y avait pas de blessé. «Personne n'a été blessé", a déclaré un porte-parole de JP Morgan à New York. «L'entreprise va encore recueillir des détails sur la situation.

" En 2007, l’entreprise New-yorkaise etait sur la sellette par les enquêteurs grecs », après la souscription 280 millions d'euros (382,2 millions de dollars) d'obligations du gouvernement structuré qui a pris fin grâce à un fonds de pension d'État à des prix gonflés. JP Morgan, qui a nié tout méfait, a accepté de racheter les obligations et d'inverser la donne. Les banques, les sociétés étrangères et la police sont une cible fréquente des groupes de gauche en Grèce. Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de l'attaque, a indiqué le responsable. Une Guérilla urbaine ont fait exploser une bombe artisanale en dehors du Parlement de la Grèce en Janvier, sans faire de blessés et des dégâts mineurs. Dans d'autres attaques depuis le crime de l’adolescent, des groupes de guérilleros ont tué un officier antiterroriste grecque et bombardé la Bourse d'Athènes. (Reportage additionnel par Elinor Comlay à New York)

Source: http://www.nytimes.com/reuters/2010/02/16/world/international-us-greece-explosion.html?_r=1&dbk

 

Fin de partie pour les pays de l’Union européenne

Article placé le 10 fév 2010, par Mecanopolis

Addendum ajouté le 11 février

Les manipulations générales en faveur de l’établissement d’un nouvel ordre économique sont devenues si denses qu’elles s’étalent presque au grand jour. Pourtant, les véritables influences restent cachées, et les intentions ultimes ne peuvent qu’être assez difficilement soupçonnées, presque jamais comprises.

La crise financière aura permis de recapitaliser les banques avec l’argent public. Aujourd’hui ce sont ces mêmes institutions qui menacent de détruire les États qui les ont sauvées. Qui peut un instant croire encore que ces opérations de déstabilisation seraient dues à la seule irrationalité des marchés, et qu’elles n’obéissent pas, en premier lieu, à un agenda caché ?

euro

Chronologie de la crise en cours

C’est l’agence de notation Flitch Ratings, contrôlée par le holding français Fimalac, qui a été la première à dégrader la Grèce, en décembre dernier. Ce sont ensuite les dirigeants de la la Banque centrale européenne (BCE) qui ont mi le feu aux poudres, en annonçant « Si avant la fin de l’année la Grèce n’a pas retrouvé son niveau de notation qu’elle avait avant la crise, nous ne garantissons pas que la dette grecque puisse être refinancée par la BCE. Ce n’est d’ailleurs pas notre problème, mais celui de la Grèce seulement ».

Ensuite, comme plusieurs sources le confirment, c’est une grande banque américaine d’investissements et deux hedge funds (fonds de gestion spéculatifs) qui ont décidé de faire courir la panique sur les marchés. Ces « investisseurs » ont tout d’abord parié sur la baisse du prix des obligations émises par le trésor grec, portugais ou espagnol, puis, se sont précipités sur les produits dérivés qui permettent de s’assurer contre le risque de défaut de paiement d’un Etat ou d’une entreprise, appelés Credit Default Swap (lire notre article du 6 février).

Avant la réunion du G7, en fin de semaine dernière, Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, a créé un nouvel effet panique en annonçant que « son institution était disponible pour voler au secours de la Grèce ».

Mensonges

Mais en réalité la faillite de la Grèce est impossible. Cela pour une raison simple, c’est qu’elle ne peut, du fait de son appartenance à la zone euro, se retrouver en manque de liquidités (en comparaison, quand l’Argentine à été en « faillite » en 2001 c’était parce qu’elle n’avait plus de devises en dollars pour financer ses importations). De plus, les traités européens prévoient que l’UE doit assister les États en cas de « menace sérieuse de graves difficultés ». Il est donc mensonger de prétendre que l’UE pourrait sacrifier la Grèce. La plupart des analystes admettent d’ailleurs qu’il s’agit d’une opération planifiée . En fait, la déstabilisation de la Grèce n’a pour but que de donner l’illusion que l’UE est engagée dans un bras de fer avec les spéculateurs, alors qu’il s’agit en réalité d’une « action concertée », comme l’indiquait le premier ministre grec la semaine dernière.

Les statuts de la BCE ne permettant pas d’émettre une dette publique, mais seulement de racheter ces dettes à travers les institutions bancaires privées, il ne sera donc pas possible pour l’UE de refinancer directement la Grèce et les autres pays en difficultés, dont l’état de délabrement demandera également un « plan de sauvetage » dans les semaines ou mois à venir. Dans l’immédiat, pour « couvrir » la Grèce, il va être nécessaire de créer un nouvel « organe » afin de mettre en commun une grande partie de la politique budgétaire européenne. La Grèce sera donc contrainte de faire d’autres concessions que celles des derniers jours, de sorte à ouvrir la voie des réformes sociales qui seront ensuite promulguées en Espagne, en Italie et au Portugal, pour commencer. L’idée centrale est d’utiliser cette crise des Etats afin contraindre au fédéralisme économique la majorité des pays membres qui s’y refusaient jusqu’ici.

L’homme de l’ombre

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy avait évoqué, en novembre dernier, la création d’un « gouvernement économique » des 27 pays membres, de même que l’établissement d’un impôt européen. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso lui avait emboité le pas quelques jours plus tard, devant le parlement européen : « Je ne suis pas contre l’idée d’un impôt européen pour permettre à l’UE de bénéficier de ressources propres par rapport aux contributions des États. J’ai l’intention d’examiner toutes les questions de fiscalité dans l’Union européenne, nous devons passer en revue toutes les ressources (financières) de l’UE (…) Le programme sur lequel j’ai été élu dit qu’il faut examiner de possibles ressources propres ».

Le 11 novembre 2009, Mario Borghezio, membre italien du parlement européen, avait évoqué la possibilité que les candidats aux postes de président et ministre des Affaires étrangères de l’UE, comme Jan Peter Balkenende, David Miliband, Herman Van Rompuy parmi d’autres, pourraient être ceux des « groupes occultes » Bilderberg et Trilatérale et non simplement ceux des forces politiques des pays (voir cette vidéo du Parlement). Le lendemain, Herman Van Rompuy se rendait au Château de Val Duchesse pour une réunion du Groupe Bilderberg où il donna, dans un discours, sa vision quant à la gouvernance de l’Europe et la nécessité de centraliser les flux financier des États membres (faits rapportés par cet article du Times).

La mise en place de ce « gouvernement » n’aura pas pour but de sauver la Grèce, l’Espagne ou le Portugal, mais d’unifier les budgets des pays membre de l’UE afin de pouvoir disposer de leurs ressources, c’est à dire, pour être plus précis, de mettre fin à leur souveraineté économique. Les dispositions du Traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre dernier, donne toute la marge de manœuvre nécessaire pour cela.

C’est dans une ambiance de crise qu’Herman Van Rompuy pourra donc se présenter en sauveur de la zone euro au sommet qui réunira les chefs d’État européens ce jeudi 11 février, à Bruxelles. Pourtant, les solutions qu’il préconisera n’auront en rien été décidées dans l’urgence, parce que des pays européens pourraient se retrouver en faillite. Il est en réalité préparé depuis plus de vingt ans par le président européen, ses complices et l’oligarchie financière qui l’a mis en place (voir le document pdf en fin d’article).

Bien entendu, ce gouvernement ne sera pas effectif au matin du 12 février. Pour faire plier les États et que les populations européennes acceptent d’être entièrement dominées par Bruxelles, ainsi que toutes les réformes nécessaires qui leurs seront imposées sous prétexte de relancer la zone euro (lire notre article du 2 février), il faut que la situation se dégrade encore. Mais le piège est d’ors et déjà en train de se refermer.

La démocratie européenne, qui était née en Grèce en 507 avant J.C., sera morte, en Grèce également, dans les premiers mois de l’année 2010.

Addendum, 11 février 2010

Joli numéro de passe-passe dans les coulisses de Bruxelles aujourd’hui. On pourrait presque penser que Sarkozy et Merkel veulent voler la vedette au président du Conseil von Rompuy. Ce serait oublier que cette crise des États trouve, d’une part, son origine dans le déclassement de la Grèce par l’agence de notation Flitch, propriété du groupe français Fimalac et que, d’autre part c’est la Deutsche Bank, en concertation avec la banque américaine Goldman Sachs, qui est à l’origine des spéculations sur l’euro, comme l’indique cette dépêche de l’AFP.(1) Il est donc difficile de ne pas admettre que ce sont toujours les mêmes qui sont aux commandes – où qu’il y a pour le moins collusion d’intérêts – et que l’on voudrait nous faire voir des divergences là où il n’y a que des complicités.

Reste que Sarkozy et Merkel ne vont en aucune manière venir réellement et directement en aide à la Grèce. Ils se limiteront à des déclarations d’intention, de sorte à calmer un peu les marchés et évacuer tout soupçons, en indiquant qu’ils se porteront garant de la Grèce si elle en venait à se trouver véritablement en faillite – ce qui est impossible, pour les raisons que nous avons déjà évoquées plus haut.

Ce n’est bien sur pas le genre d’élucubrations hystériques dont Sarkozy s’est fait le spécialiste qui doit retenir notre attention – il n’est que l’idiot utile d’un jeu qui n’est pas le sien – mais le plan que présentera Hermann von Rompuy ce soir, puis les premiers actes de validation lors de la rencontre des ministres des finances des pays de la zone euro avec Jean-Claude Junker, patron de l’Eurogroupe et ministre des finances luxembourgeois (et ancien directeur de la Banque Mondiale), lundi prochain.

1. Ce qui n’a pas empêché le patron de la Deutsche Bank, dont le cynisme laisse penser qu’il aime prendre les gens pour des imbéciles, d’indiquer : « La pression sur l’euro s’accroît. L’UE doit maintenant tout entreprendre pour stabiliser la Grèce et l’euro ». (source)

Mecanopolis

Télécharger Unification économique européenne

« Une attaque concertée par des groupes financiers contre l'euro"

 

« Le pays se trouve au centre de spéculations qui ont pour cible finale l’euro et l’utilisation de la Grèce en tant que maillon faible. Il est du devoir national de repousser ces tentatives qui veulent conduire le pays à l’abîme.» C’est en ces termes que le premier ministre grec s’est attaqué mercredi aux marchés financiers. Et, lors d’un discours prononcé hier à New Dehli, le chef d’État grec a encore surenchéri : « Une attaque concertée par des groupes financiers est en cours contre l’euro, en passant par l’Espagne et le Portugal, comme cela a été le cas avec la Grèce ».

euro-dollars.jpg 

Vendredi, les principaux marchés européens (actions, obligation et devise) ont continué leur dégringolade. La Bourse de paris à perdu 3.40%. Et celle d’Athènes 3.715. L’euro, lui, est passé sous la barre des 1.36 dollar pour la première fois depuis huit mois. En ligne de mire : les 30′000 milliards de dette publique cumulés par les pays du G7 et la situation de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal.

Qui attaque la Grèce et l’Espagne ?

Pourtant, la situation des finances publiques de la zone euro, y compris celle de la Grèce, ne justifie une telle panique des marchés financiers qui désormais jouent clairement l’éclatement de la zone euro. Selon l’édition de ce samedi du quotidien suisse Le Temps, citant des informations émanant à la fois d’autorités de marché et d’établissements financiers, une grande banque américaine et deux très importants hedge funds (dont l’un basé à Londres) seraient principalement derrière les attaques contre la Grèce, le Portugal et l’Espagne. Leur objectif : réaliser un gigantesque hold-up en créant une panique qui leur permet d’exiger de la Grèce des taux d’intérêt de plus en plus élevé tout en spéculant.

Pour les marchés, la dette est un « produit financier » comme un autre. Elle a un prix défini par une offre et une demande. Comme pour le baril de pétrole ou une action en Bourse. Ainsi, selon Le Temps, les deux hedge funds qui tiennent le marché grec, en concertation avec une banque américaine, se sont décidé à faire courir la panique sur le marché des crédit default swap (CDS). Que recouvre cette appellation ? Un titre d’assurances que l’on contracte pour se prémunir contre un potentiel défaut d’un État à qui l’on a prêté de l’argent. Un CDS a un prix et s’échange sur un marché non régulé et totalement opaque.

Vendredi, le CDS grec était à 428 points de base, un niveau sans précédent, alors que celui du Liban plafonnait à 255, ou celui du Maroc à 113… En clair, pour le marché, le risque de faillite de la Grèce serait quatre fois supérieur à celui du Maroc, ce qui est irréaliste.

Complicité des agences de notation

Trois agences de notation, Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch, distribuent des notes à la terre entière. Leur rôle est d’évaluer la capacité des emprunteurs à rembourser leurs dettes. Aucun produit financier ne leur échappe : aussi bien les obligation émises par Nestlé que les produits structurés montés par les banques, de même que que les fonds levés par les États.

Leurs alertes sur les dettes publiques sont en train de faire tomber la Grèce et vaciller le Portugal et l’Espagne. Il est donc légitime de s’interroger sur leur rôle de déclencheur de panique ou d’amplificateur de la crise, sinon même de complice. Cela d’autant plus que ce sont ces mêmes agences qui ont construit la bombe des subprimes à l’origine de la crise financière en 2008.

Mecanopolis


Avec les informations du quotidien Le Temps (Suisse)

Lire également notre article Le compte à rebours est lancé

Vidéos : Paul Jorion dans l’émission « Ce soir ou jamais » du jeudi 4 février dernier

Faillite des Etats – Paul Jorion (1)

http://www.dailymotion.com/video/xc4mtq_faillite-des-etat...

Faillite des Etats – Paul Jorion (2)

http://www.dailymotion.com/video/xc4mzt_faillite-des-etat...