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09/06/2014

Effondrement économique mondial. Comment vous préparer ?

Les conseils donnés par Charles SANNAT diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires. Il est actuellement le directeur des études économiques d'AuCOFFRE.com et rédacteur du Contrarien Matin, 'Décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l'actualité économique'.

Extrait de son article : « Nous avons au mieux 18 mois devant nous » écrit sur la base des prévisions faites par Jacques Attali, dont il faut rappeler qu’il l’un des promoteurs du NOM et qu’il peut leur lancer un message et donner un délai de 18 mois  à ses alliés, les banksters internationaux et autres mafieux pour mettre en place et finaliser la prochaine guerre mondiale qui pourrait toucher en priorité l’Europe avec le conflit savamment orchestré en Ukraine contre la Russie et la Chine.

 

Édition du Lundi 2 juin 2014

Alors comment vous préparer ?

Voilà la question que nous nous posons tous et à laquelle chacun, dans notre configuration personnelle et « sous contrainte », nous essayons de répondre.

Lorsque que l’on parle de se protéger de faillite bancaire et d’effacement de l’épargne, il n’y a pas 36 solutions. Il faut évidemment débancariser au maximum et avoir son argent en dehors des griffes de l’État. Il faut donc détenir des actifs tangibles comme l’or, l’argent et même dans une certaine mesure des billets de banque (les retraits étaient très fortement limités à Chypre).

Lorsque l’on parle de possibles ou d’éventuelles guerres civiles, il faut se situer dans des zones rurales et non-urbaines. Cela est également valable pour l’autonomie d’une famille toujours plus facile à la campagne qu’en ville. Un simple potager et un poulailler vous aideront grandement à améliorer l’ordinaire.

Nous avons vécu l’exode rural puisque les villes avaient besoin de bras pour faire tourner les usines. Les progrès technologiques étant passés par là, l’avenir sera rural et nous devrions vivre comme la Grèce qui est précurseur sur ce point-là, un véritable exode urbain.

Quittez les villes tant que vous le pouvez car après il se pourrait qu’il soit trop tard et je vous renvoie à l’article précédent du même Jacques Attali où il vous appelait à vous « débrouiller » ! Oui, n’attendez plus de savoir ce que l’État pourra faire pour vous, car l’État est devenu le problème et ne nous apportera plus aucune solution.

Le temps des demi-mesures est révolu. Il y aura à l’avenir deux types de gens. Ceux qui auront su prendre à temps les bonnes décisions et changer leur postulat de vie, ceux qui en un mot auront décidé de se débrouiller et tous les autres.

Je vous souhaite à toutes et tous bonne chance et beaucoup de courage dans vos prises de décisions car vous allez devoir décider aujourd’hui, sur un risque hypothétique pour demain, de changer de vie tout de suite ! Évidemment, c’est tout sauf facile ou évident surtout lorsque cela engage une famille, un conjoint et des enfants et que vos choix iront complètement à l’encontre du consensus mou qui nous entoure.

En cette veille du 70e anniversaire du débarquement allié en Normandie, je me souviens de ma grand-mère paternelle qui avait été prise pour une grande folle en faisant rentrer 600 boîtes de pâtés début 39. Je me souviens de ma grand-mère maternelle qui avait demandé sa mutation en tant qu’institutrice dans un bled de campagne de 250 habitants car elle avait 3 gamines en bas-âge à nourrir. Je me souviens de ce que l’on m’a raconté sur la réaction de son inspecteur d’académie qui l’a longuement regardée et lui a trouvé l’un des villages les plus reculés de France en lui disant le plus sérieusement du monde : « Si cela devait mal se passer, là-bas au moins vous ne devriez pas voir trop de boches. »

Aujourd’hui, la probabilité pour que les choses se passent très mal augmente de jour en jour. Je laisse donc la parole à Jacques Attali lui-même en relayant ici son dernier article que je vous invite à lire là encore avec attention autant pour ce qu’il dit, que pour ce qu’il suggère ou encore pour ce qu’il ne dit pas, tant les propos d’Attali, un homme brillant, peuvent et doivent se lire sur ces trois niveaux.

L’article en entier : ICI

 

Austérité, guerre et euro-fascisation : le quatrième Reich euro-atlantique annonce la couleur !

C’est ce qu’ils appellent la démocratie et œuvrer pour le peuple par la voix du Peuple !

Ensuite ils traiteront Poutine de dictateur souhaitant jouer la carte de l’expansionnisme en Ukraine et dans les anciens pays de l’Ex-URSS ! Qui jouent les expansionnistes ?

Austérité, guerre et euro-fascisation : le quatrième Reich euro-atlantique annonce la couleur !

Déclaration du secrétariat du Pôle de Renaissance Communiste en France (P.R.C.F.), 5 mai 2014

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Le président non élu du Conseil européen, M. Hermann VAN ROMPUY, vient cyniquement de déclarer que « l’ensemble du territoire européen en dehors de la Russie sera à long terme, d’une façon ou d’une autre impliqué dans l’U.E. « . Pour faire bon poids, ce chef de file de l’oligarchie euro-atlantique a aussitôt ajouté : « Qu’il y ait un soutien pour cela chez les gens, je ne sais pas, mais de toute façon nous le ferons« .

En clair, l’U.E. qui, sous le protectorat de l’O.T.A.N., se mue rapidement en Union transatlantique pilotée par l’Axe Washington-Berlin, se sente en capacité d’officialiser brutalement sa détermination impérialiste : après avoir phagocyté, sans la moindre protestation de la gauche parlementaire française (P.C.F. inclus) les ex-pays socialistes d’Europe de l’est, la Drang nach Osten* de l’U.E. s’aggrave et s’accélère : la gentille « Europe démocratique » vise désormais très officiellement à s’annexer la totalité des ex-Républiques soviétiques hors Russie (après l’Ukraine, ce sera le tour de la Biélorussie et de la Moldavie, et tôt ou tard, c’est la Russie elle-même que ces messieurs voudront se partager…),. Et cela, on a bien lu la citation de l’eurocrate belge, que les peuples de l’Est et de l’Ouest soient d’accord ou non. Comme le disait ironiquement Brecht, quand les peuples ne consentent pas, les gouvernants n’ont plus qu’à changer de peuples.

Politiquement, tout cela porte un nom : guerre impérialiste à l’étranger et fascisation à l’intérieur des frontières de l’U.E., viol universel des peuples de l’Atlantique au Pacifique puisque, pendant que l’ « Union transatlantique » se bâtit secrètement ici, Washington met en place l’ « Union Transpacifique » avec ses féaux de l’Empire nippon en voie de remilitarisation rapide : l’union des samouraïs et des cow-boys sera à n’en pas douter d’un grand secours quand l’heure aura sonné d’agresser la République populaire de Chine… Et tout cela bien entendu, au nom de la « démocratie », des « droits de l’homme » et de la défense des « valeurs occidentales » (entendez : du Dow Jones, de la City, du C.A.C. 40 et du Nikei…) contre la « montée des périls », qu’ils soient « rouge », « jaune », « vert »…

Et l’Empire euro-atlantique ne se contente pas de parler. A l’intérieur de ses frontières mobiles, il bafoue la volonté populaire dès qu’elle fait obstacle à ses vues. On l’a vu avec les référendums successifs au Danemark, en Islande, en France, aux Pays-Bas : le Parti Maastrichtien Unique au pouvoir dans toute l’U.E. ne vous demande pas si vous voulez plus d’Europe ou moins d’ « Europe », il vous demande seulement si vous en voulez plus ! Si vous votez Non, vous aurez l’U.E. au carré et en XXL puisque c’est manifestement en violation du Non français à l’euro-constitution que le M.E.D.E.F., le P.S. et l’U.M.P. ont décidé ensemble, dans le dos du peuple, d’accélérer le « saut fédéral européen » exigé par Angela Merkel. On l’a vu aussi dernièrement dans notre triste French-Eur’Holland en voie de « länderisation » à l’allemande du territoire national (ils s’agit de substituer 10 Euro-régions, dont certaines « transfrontalières », aux régions et aux départements existants) : l’Alsace républicaine et patriote ayant bêtement voté Non à la fusion de ses deux départements, qui eût abouti à sa satellisation de fait par le Land allemand du Bade-Würtemberg par création d’une « région transfrontalière » : qu’à cela ne tienne, les députés P.S. et U.M.P. ont aussitôt arrêté que les fusions de régions et de départements français pourraient désormais s’opérer… sans la moindre consultation populaire. Comme dirait ce bon Van Rompuy, « Qu’il y ait un soutien pour cela chez les gens, je ne sais pas, mais de toute façon nous le ferons. »

A l’extérieur des frontières mobiles de l’Empire européen, c’est déjà sanglant. Sans parler de l’Afrique ou du Proche-Orient, où l’U.E. en général, et le gouvernement « français » en particulier, s’agitent en première ligne pour déstabiliser et « convertir à la démocratie » les Etats récalcitrants (de Damas à Tripoli), il n’est que de voir ce que fomentent ensemble l’U.E. et les U.S.A. en Ukraine; au risque d’allumer une guerre mondiale avec la Russie post-soviétique , l’enjeu est désormais d’installer l’O.T.A.N. et son bouclier « anti-missiles » sur toute la frontière occidentale de la Russie tout en implantant des bases américaines dans les ex- Républiques soviétiques d’Asie centrale à proximité immédiate à la fois de l’Inde, de l’Iran et de la Chine. On voit en effet, Fabius encouragé par toute notre « libre » presse en rangers, soutenir mordicus le « gouvernement » putschiste de Kiev : qu’importe aux PSEUDO-antifascistes du parti solférinien que des néo-nazis déchaînés tiennent le haut du pavé à Kiev et à Lvov, qu’ils interdisent le russe en Ukraine,  qu’ils lynchent les députés communistes en plein parlement, qu’ils frappent le directeur de la Télé ukrainienne devant ses propres caméras, qu’ils laissent brutaliser des touristes israéliens de passage en Ukraine, qu’ils débarquent le gouvernement élu et occupent les bâtiments officiels (eux ont le droit, contrairement aux « pro-Russes »), qu’ils provoquent le voisin russe en menaçant ses accès les plus vitaux à la Mer Noire ? Qu’importe les dizaines de russophones brûlés vifs, après avoir été tabassés, dans la maison des syndicats d’Odessa, ville martyre de la Deuxième Guerre mondiale. Qu’importe que le projet des forces noires de l’« Euro-Maïdan » (dont l’aile marchante est constituée de nostalgiques des S.S. Têtes de mort qui ravagèrent l’Ukraine soviétique !), mène tout droit à l’annexion de l’Ukraine par l’U.E., donc à son absorption dans l’O.T.A.N., chose que Poutine a depuis toujours définie comme un « casus belli » (un cas de guerre et en l’occurrence, de guerre nucléaire mondiale !). Au passage, qu’auraient fait les « pacifiques » U.S.A. si, en 1984, le Pacte de Varsovie avait eu l’idée de s’élargir au Mexique et au Canada, d’implanter un système anti-missile à Ottawa et à Monterrey, tout cela à la faveur d’un coup d’Etat suscité par Moscou à Montréal ou à Mexico ? Qui ne se souvient de la manière dont le « démocrate » Kennedy, prédécesseur « sympa » du « pacifique » Obama a mis le monde aux portes de la guerre mondiale lors de la crise dite des « fusées de Cuba », l’U.R.S.S. ayant alors eu la sagesse de retirer ses fusées en échange d’un engagement de Washington à ne pas envahir l’Île en révolution ? Mais l’on peut douter qu’à l’inverse, les impérialistes euro-atlantiques connaissent l’usage de la marche arrière et qu’ils sachent pratiquer autre chose que la fuite en avant belliciste, inhérente à leur système en crise !

Comme l’a maintes fois expliqué Lénine, la politique extérieure d’un Etat ou d’un cartel d’Etats n’est que la continuation de la politique intérieure de cet Etat ou de ce groupe d’Etats ; elle est la projection vers l’extérieur des positions de classe défendues par les milieux dirigeants à l’intérieur de leurs frontières étatiques et à l’encontre de leur propre population travailleuse. Or, dans toute l’U.E. – et ce sera encore plus vrai si ce bloc réactionnaire parvient à se dissoudre dans le Grand Marché Transatlantique ! – c’est l’austérité patronale tous azimuts qui se déchaîne au seul profit du grand capital transcontinental et aux dépens de la classe ouvrière, des couches moyennes et de l’existence nationale de peuples entiers humiliés par la Troïka : on assiste à une véritable guerre contre les salaires et les conquêtes sociales avec en toile de fond la volonté des grands capitalistes de conjurer la crise sans fin de leur système en rehaussant sans cesse leur taux de profit. Souvent signalée par l’historienne Annie Lacroix-Riz, la proximité est de plus en plus flagrante entre notre époque contre-révolutionnaire et la situation qui prévalait dans les années trente : dans les deux cas règne une logique hyper-dangereuse de repartage impérialiste de la planète qui exige des peuples, et spécialement des militants communistes et antifascistes, un renforcement de leur vigilance, de leur unité et de leur combativité.

La différence entre les formes « anciennes » et les formes nouvelles de la fascisation est cependant suffisamment apparente pour que certains « communistes », voire certains « marxistes-léninistes », nient ou minimisent le processus de fascisation que comporte la « construction européenne », notamment depuis la chute de l’U.R.S.S. et la criminalisation massive des idées communistes qui s’en est suivie à l’est sous l’égide de la Grande Allemagne « réunifiée » : comment peut-on oser comparer les « démocrates propres sur eux » de la commission européenne ou de la Maison-Blanche avec les voyous vociférateurs du Troisième Reich ? Et certes, nos brillants oligarques cravatés et « English Mother Tongue » ont soin de dissimuler leurs ténébreux desseins de pillage impérialiste, de cacher leur âpre volonté de se repartager le monde au gré des rapports de forces, sous le masque de l’antifascisme (sic) ou plutôt, de l’« antitotalitarisme », histoire d’amalgamer dérisoirement dans l’opprobre les héros de Stalingrad et les bourreaux d’Auschwitz. Mais quant au contenu DE PLUS EN PLUS antinational, antirépublicain, anti-ouvrier, de leurs politiques, il implique bel et bien une FASCISATION CONTINENTALE RAMPANTE OU GALOPANTE ; QUAND  l’ « ÂNE » POPULAIRE REFUSE DE BOIRE LE POISON MORTEL DES GUERRES IMPERIALISTES, de l’AUSTERITE SANS FIN et de l’HUMILIATION NATIONALE à répétition, il n’y a plus pour le faire avancer que le gros bâton : celui de l’armée européenne, de la gendarmerie européenne, de l’espionnage sans limites des internautes, du développement continental de l’Etat policier soi-disant « antiterroriste ».

Mais cela ne leur suffit plus : sous nos yeux s’opère la fusion, de moins en moins complexée et désormais « toute naturelle », des formes nouvelles de fascisation et des formes anciennes, franchement brunâtres, de la réaction « type années trente ». Dans toute l’U.E. et sur ses marges orientales monte une immense vague brune (pardon, « bleue marine ») qui, par le biais du « parlement » européen – ce catalyseur continental de la réaction et de la dégénérescence connexe des dirigeants ouvriers ralliés à l’euro – tend à s’internationaliser comme l’ultime verrou politique de l’impérialisme euro-atlantique. Et le sanglant exemple ukrainien, après celui de la Hongrie et des Pays baltes livrés aux nostalgiques de la Waffen-S.S., montre que les braves sociaux-démocrates et autres bons « chrétiens » démocrates qui nous gouvernent, sont désormais prêts à soutenir des antisémites déclarés, des pogromistes préhistoriques, des russophobes racistes et des anticommunistes déchaînés. Certes, il ne faut pas banaliser le mot fascisme au point de prétendre qu’il n’y aurait plus désormais la moindre différence entre un notable social-dém’ français et un lyncheur de cocos officiant à Lvov ou à Riga. Mais la distance entre ces deux types politiques apparemment si opposés se réduit chaque jour. C’est le cas en France même quand l’U.M.P. chasse ouvertement sur le terrain xénophobe le plus répugnant, quand un Premier Ministre issu du P.S. montre dix fois plus de dureté contre les syndicats de lutte que contre des régionalistes liés au M.E.D.E.F. qui vandalisent une préfecture ou qui brûlent des drapeaux français un Premier Mai… et un seuil politique et idéologique est atteint dans la social- et dans la libéral-fascisation euro-atlantique quand tout ce beau monde se rue derrière B.H.L. pour embrasser à Kiev la racaille nazie ressuscitée des Einstatzgruppen, ces supplétifs de la Wehrmacht qui pendirent par centaines de milliers des femmes, des enfants et des vieillards ukrainiens en exécution de l’opération Barbarossa…

Alors oui, ils sont insupportables les discours mielleux des « eurocommunistes » comme M. Pierre Laurent qui, lâchement, abandonnent la faucille et le marteau interdits à l’Est pour arborer sagement, respectablement, courtoisement, à leur boutonnière l’emblème marial du nouveau Reich européen. Comme sont inécoutables les arguties des « marxistes-léninistes » de la chaire qui continuent de nier l’euro-fascisation rampante en passe de devenir galopante, comme ils nient ou minimisent l’écrasante domination germano-américaine sur l’U.E. avec la complicité néo-collaboratrice des « élites » françaises vendues. Surréaliste – pardon Paul Eluard ! – est également le comportement de ces « souverainistes » égocentriques qui, pour se faire un coup de pub, se ruent sur l’élection au parlement supranational. Sans parler des adeptes de l’introuvable « Europe sociale, démocratique et pacifique » qui rabattent doucereusement vers l’euro-scrutin de dupes en jurant que le T.-Rex euro-atlantique en pleine ruée vers l’Est peut s’amadouer et devenir végétarien pour peu que le peuple de gauche veuille bien envoyer à Strasbourg trois députés roses vifs ou verts pomme de plus.

Certes, boycotter les élections européennes sur la base d’un appel à sortir de l’UE, de l’O.T.A.N. et de l’euro ne suffira pas à révolutionner la France et l’Europe. Qui dit le contraire ? Mais du moins ce sera un acte politique fort proclamant :

«Nous ne jouons plus à votre sale jeu de misère et de guerre ; nous engageons la Résistance non plus dans les mots mais dans les actes. Dans le refus actif du Pacte Hollande-Gattaz-Merkel, nous travaillons à construire un nouveau C.N.R., centré sur le monde du travail, réunissant les militants franchement communistes, fédérant les syndicalistes de lutte et largement ouvert à tous les patriotes antifascistes. Sans complexe, sans céder aux criailleries du chauvinisme raciste et à celles, symétriques, de l’euro-gauchisme, nous unissons étroitement le drapeau rouge au drapeau tricolore comme le firent avant nous Sémard, Cachin, Thorez, Duclos, Frachon et les autres constructeurs du Front populaire et de la Résistance communiste armée. Face aux fauteurs de fascisation, de guerre et de retour à l’esclavage, en proclamant notre volonté de rupture révolutionnaire avec ce système capitaliste qui broie les peuples et les individus, NOUS DECLARONS HAUT ET FORT QUE NOUS NE LAISSERONS PAS FAIRE les VAN ROMPUY et leurs vrais maîtres, les oligarques du nouveau Reich en marche ».

http://www.initiative-communiste.fr/articles/internationa...

 

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Pourquoi De Gaulle a refusé d’assister au 20ème anniversaire du débarquement en 1964 ?

Pourquoi De Gaulle a refusé d’assister au 20ème anniversaire du débarquement en 1964 ?

"Pourquoi De Gaulle a refusé d’assister au 20ème anniversaire du débarquement en 1964"

« Le débarquement du 6 juin, ça a été l’affaire des Anglo-Saxons d’où la a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en comme en territoire ennemi  (…) Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il n’était que le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, ne comptez pas sur moi ! »

Général de Gaulle à Alain Peyrefitte

http://blanrue.blogspot.fr/2014/06/pourquoi-de-gaulle-ref...

***

Un peu d’ (Amira)

L’histoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo-saxons»

Source : http://reseauinternational.net/gaulle-refuse-dassister-au-20eme-anniversaire-du-debarquement-en-1964/

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00:41 Publié dans Actualité, politique ou géopolitique, France/Israël, USA, Israël | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!

07/06/2014

Vatican : Le pape dissout la gestion financière du Vatican pour la livrer entre les mains des banksters internationaux !

Et ben il s'en sera passé des choses le jour symbolique du 6 juin 2014 outre les faits que Hollande ait invité Poutine, Obama et Porochenko pour participer aux "festivités sataniques" du débarquement du 6 juin 1944.

Poutine est la Chine sont pour un monde multipolaire et non unipolaire dirigé par les US/UE/Sionistes, ce qui veut dire en clair qu'il est contre l'instauration du Nouvel Ordre Mondial. La Russie n'étant pas responsable des troubles et crimes commis en Ukraine, Poutine a d'ailleurs renvoyé les US/UE/Sionistes face à leurs propres responsabilités :

"Les négociations ne devraient pas se tenir entre la Russie et l'Ukraine, parce que la Russie ne participe pas à ce conflit, mais entre les autorités de Kiev et les partisans de la fédéralisation de l'est de l'Ukraine", a ajouté le président russe. ICI

Quelques rappels ci-dessous :

Et que fait le Pape Noir Jésuite ce même jour ?

Le Pape Noir, Jésuite, promoteur allié du Nouvel Ordre Mondial et de l'instauration de l'Unique Religion Mondiale, a décidé de livrer le Vatican et l'église aux banksters internationaux et aux marchés financiers. Tout comme la Loi scélérate Rothschild-Pompidou-Giscard d'Estaing, sur la banque de France, l'a fait pour condamner la France à une dette éternelle ! 

Rappel : Livre : Loi Rothschild du 3 janvier 1973 ou comment les français sont ruinés par la famille Rothschild depuis 40 ans !!! 

Plus : ICI

En route vers la destruction des églises et des croyances et surtout vers l'Unique Religion Mondiale qui est la base même de l'instauration du Nouvel Ordre Mondial, sans laquelle il ne pourrait pas exister.

Soyez attentifs à ce qui se passe au Vatican en ce moment, car les Illuminati utilisent les configurations astrales, les symboles et la numérologie sacrée pour programmer leurs évènements et pour faire avancer leurs plans sataniques. Comme les faits de prier ensemble au Vatican les présidents Israélien et Palestinien le 8 juin et d'organiser une veillée de prière le 7 juin 2014.

Rien de tout cela n'est anodin en ce moment !

 
Hier, 22:16

Le pape dissout la gestion financière du Vatican

Le pape dissout la gestion financière du Vatican

Par La Voix de la Russie | Le Pape François a démissionné les cinq administrateurs italiens du Bureau d'information financière au Vatican, et a nommé quatre analystes étrangers à leurs places.

Cette dissolution du Bureau était anticipée, comme les pouvoirs des administrateurs s’expirent en 2016. Le pontife les a remerciés pour leur travail.

Cette démarche montre que le Vatican est en train de s'intégrer dans les marchés financiers internationaux, en brûlant tous les ponts avec les méthodes passées de mener des activités financières. Le Bureau d’'information financière a été créé par décret du pape Benoît XVI en décembre 2010.


Source : http://french.ruvr.ru/news/2014_06_06/Le-pape-dissout-la-...

 

Le pape et les présidents israélien et palestinien prieront au Vatican le 8 juin

La rédaction | le 30.05.2014 à 11:10
 
« La rencontre de prière pour la paix, à laquelle le saint-père a invité les présidents d'Israël, Shimon Peres, et de la Palestine, Mahmoud Abbas, aura lieu le dimanche 8 juin, au cours de l'après-midi, au Vatican. Cette date a été acceptée par les deux parties », a indiqué le 29 mai le porte-parole du Saint-Siège dans un communiqué.

Dimanche 25 mai, à Bethléem, le pape François avait annoncé à la surprise générale qu'il invitait les présidents israélien et palestinien à se rendre dans « sa maison » au Vatican. Les deux présidents s'étaient rapidement déclarés disponibles.

La date choisie ne pouvait ni être un vendredi, jour saint musulman, ni un samedi, jour de sabbat pour les juifs. Pour les chrétiens, le dimanche 8 juin est la fête de la Pentecôte, la troisième plus importante après Pâques et Noël, qui célèbre le moment, où, selon la tradition chrétienne, l'Esprit Saint est descendu sur les apôtres, leur donnant notamment la connaissance des langues des autres.

Source : AFP

 http://www.fait-religieux.com/en-bref-1/2014/05/30/...

 

Appel à prier pour la paix avant le 8 juin

Plusieurs initiatives de chrétiens invitent à prier et à allumer une bougie le 7 juin, veille de la rencontre de prière pour la paix, le 8 juin au Vatican, entre Mahmoud Abbas et Shimon Peres.

3/6/14 - 14 H 51 - Mis à jour le 3/6/14 - 14 H 54
 
Célèbration pour la paix en 2013 aux Philippines

NOEL CELIS/AFP

Célèbration pour la paix en 2013 aux Philippines

 

C’est en parlant avec son épouse que Yann Raison du Cleuziou, maître de conférences en science politique à l'Université de Bordeaux, a eu l’idée d’appeler les chrétiens de France à prier avant la prière dimanche 8 juin entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le président israélien Shimon Peres. « Nous avons trouvé que l’invitation du pape François était un acte d’espérance, après tant d’efforts de paix de ces dernières années qui n’ont pas avancé », souligne ce jeune universitaire également chercheur au Centre Émile-Durkheim (Bordeaux).

 « On s’est dit que l’Église de France devait lancer un appel pour que le plus grand nombre de personnes se mettent en prière la veille, donc le 7 juin, et j’ai alors rédigé quelques lignes », poursuit Yann Raison du Cleuziou qui a demandé à l’association d’intellectuels chrétiens « Confrontations » dont il est membre de diffuser cet appel sur son site. Fondée en 1979 par des intellectuels catholiques, notamment René Rémond et Marcel Merle, l’association actuellement présidée par Françoise Parmentier, va donc diffuser cet appel à partir du mercredi 4 juin.

«C'est un rêve, ajoute Yann Raison du Cleuziou, dans le monde entier, des millions de bougies allumées, des millions de personnes qui décident de prendre le temps de désirer la paix, d'accepter de la recevoir et de la donner. Si cette chaîne de prière pouvait se former, quel poids sur les épaules de Shimon Peres et sur celles de Mahmoud Abbas, quelle invitation à sortir par le haut de cette guerre interminable ! »

De petits gestes

Parallèlement le blog 3pourlapaix.blogspot.fr a également relayé un appel pour soutenir par la prière la rencontre du pape et des deux présidents palestinien et israélien. « Le 8 juin, pour la paix, en soutien avec les trois à Rome, faisons trois minutes de silence », peut-on lire sur ce blog qui invite aussi à « cliquer » pour dire que l’on est d’accord avec l’invitation lancée à Bethléem par le pape François lors de son voyage en Terre sainte du 24 au 26 mai. Le pape a en effet offert « (sa) maison au Vatican pour élever ensemble avec (lui) une prière intense pour demander à Dieu le don de la paix. Tous, nous désirons la paix. Beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes. Nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire. » 

Cette rencontre de prière pour la paix aura lieu ce dimanche 8 juin dans l’après-midi, au Vatican. Dans l’avion qui le ramenait de Jérusalem à Rome, le pape a pris soin de préciser qu’il ne s’agissait aucunement d’une « médiation » de sa part, mais de la conviction que la prière pouvait inspirer la paix. Toutefois rien n’a encore été précisé à Rome sur les modalités de cette prière.

 

CLAIRE LESEGRETAIN
 
 

Interview : Poutine ne fait confiance qu'à deux alliés : son armée et sa flotte !

Le vrai visage de Poutine, tout le contraire de ce que les merdias aux ordres nous présentent sur la base de sa propagande infâme.

Pour Poutine cela veut dire en clair : " Vous pouvez dire et faire ce que vous voulez. Je peux parler à tout le monde, mais si cela ne me convient pas, les deux seuls alliés que j'aie en période de crise, ce sont mon armée et ma flotte ! En résumé : Causez toujours vous m'intéressez !

 

Après la vidéo vous retrouverez le véritable interview de Vladimir Poutine retranscrit correctement et non pas sabré pour engendré la polémique et le calomnier, afin de redresser la vérité.

Entretien avec Poutine : « un moment que je n’oublierai jamais ! » – JP Elkabbach

Entretien avec Poutine : « un moment que je n’oublierai jamais ! » – JP Elkabbach

Après un parcours du combattant pour décrocher l’interview et des heures d’attente dans la résidence de Vladimir Poutine, Jean-Pierre Elkabbach d’Europe 1 et Gilles Bouleau de TF1 vont enfin approcher le président de la Fédération de Russie pour un entretien libre et ouvert qui sera diffusé ce soir à la fois sur TF1 et Europe 1.

Regardez et écoutez les impressions de Jean-Pierre Elkabbach.

http://www.dailymotion.com/video/x1yf2us_un-moment-que-je...


"Un moment que je n'oublierai jamais !" par Europe1fr

 

Interview de Vladimir Poutine à la chaîne de télévision TF1 et a la radio Europe 1 (version intégrale)

Interview de Vladimir Poutine à la chaîne de télévision TF1 et a la radio Europe 1 (version intégrale)

Par La Voix de la Russie |  Voici la transcription de l’interview de Poutine. C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe).

Question (Bouleau) – Bonsoir, M. le président. Merci beaucoup d’accueillir Europe 1 et TF1 dans cette résidence, dans votre résidence de Sotchi pour cet entretien exceptionnel. Jeudi soir, vous serez reçu à l’Élysée par le président François Hollande et le lendemain, le 6 juin, vous participerez aux commémorations du Débarquement. Ce sera la première fois pour vous que vous irez sur les plages de Normandie. Mais c’est aussi la première fois qu’un président russe participera et sera invité à ces cérémonies. Qu’est-ce que cela vous fait en tant que citoyen russe d’être invité à cette commémoration exceptionnelle ?

Vladimir Poutine – C’est un événement important pour l’Europe et le monde entier. Nous allons rendre hommage à ceux qui ont empêché les nazis de réduire l’Europe en esclavage. Je pense que la participation de la Russie à cette commémoration est chargée de symboles. Je veux dire par là que la Russie et les autres pays de la coalition antihitlérienne, y compris la France, étaient alliés dans cette lutte pour la liberté. La participation de notre pays a été très importante, voire décisive pour vaincre le fascisme.

Mais nous n’oublierons jamais non plus les combattants français de la Résistance, notamment ces soldats français qui sont venus combattre à nos côtés sur le front de l’Est, le front germano-soviétique. Et il me semble que c’est quelque chose qui doit nous rappeler notre passé et, en même temps, nous servir à construire nos relations d’aujourd’hui et de demain.

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Justement, vous avez, avec la Russie, votre place sur les plages de la Normandie. Jusqu’à l’âge de quarante ans, vous viviez en Union soviétique. Vous avez vu son effondrement. Et vous participez, vous, activement à la renaissance de la Russie. Qu’est-ce que vous voulez ? Qu’est-ce que vous cherchez ? Votre stratégie est-elle une stratégie de dialogue ou d’expansionnisme et de conquête ?

Vladimir Poutine – Non, bien sûr. Je suis persuadé que dans le monde contemporain une politique basée sur l’expansionnisme et les conquêtes n’a aucun avenir. Il est évident que la Russie, dans le monde d’aujourd’hui et de demain, peut être et doit être partenaire de ses alliés historiques dans le sens large du terme. C’est cela que nous voulons et nous allons continuer d’œuvrer en ce sens. C’est la seule manière dont nous pouvons concevoir nos relations avec nos voisins et tous les autres pays.

Question (Elkabbach) – Mais vous voulez être l’avocat de la nation russe ou le symbole d’un nationalisme russe, d’un empire russe ? On se sait ce que vous avez dit quand l’Union soviétique s’est écroulée : « L’éclatement de l’empire soviétique a été la pire catastrophe géopolitique du XXe siècle. » Cela a été beaucoup interprété. Et vous avez dit : « Celui qui ne regrette pas l’Union soviétique n’a pas de cœur et celui qui veut la reconstituer n’a pas de tête. » Or, vous avez une tête. Qu’est-ce que vous proposez : le nationalisme russe ou un empire russe sur les frontières d’avant ?

Vladimir Poutine  Nous n’envisageons ni de soutenir le nationalisme russe ni de reconstituer un empire. Quand je disais que la disparition de l’URSS était une des plus grandes catastrophes du XXe siècle, je parlais d’une catastrophe humanitaire avant tout. Je voulais dire qu’en URSS existait une population qui – quelle que soit son origine ethnique – vivait dans un pays uni. Par contre, après sa dissolution, 25 millions de Russes se sont soudain retrouvés dans des pays étrangers. Et cela a été une vraie catastrophe humanitaire. Ni politique, ni idéologique, mais un problème d’ordre humanitaire. Des familles ont été séparées, beaucoup de gens ont perdu leur emploi et se sont retrouvés sans ressource, sans moyen de communiquer. C’est là qu’était le problème.

Question (Elkabbach) – Et à l’avenir ? Voulez-vous reconstituer l’empire dans ses anciennes frontières ou voulez-vous continuer à développer votre pays à l’intérieur de ses propres frontières ?

Vladimir Poutine –Nous souhaitons développer notre pays à l’intérieur de ses frontières, bien sûr. Mais – et ceci est très important – comme d’autres pays dans le monde, nous voulons utiliser des moyens modernes pour devenir plus compétitifs, notamment grâce à l’intégration économique. C’est ce que nous faisons dans l’espace de l’ex-URSS dans le cadre de l’Union douanière et de l’Union eurasiatique.

Question (Bouleau) – Président Poutine, alors que nous discutons ici un pays voisin qui n’est pas très lointain, l’Ukraine, est en état de guerre. Il n’y a pas d’autre mot. Les pro-russes affrontent ceux qui veulent garder les frontières actuelles de l’Ukraine. Qui va les arrêter et voulez-vous arrêter cette guerre ?

Vladimir Poutine  Vous savez, personnellement, je ne parlerais pas de ces gens-là comme des pro-russes ou des pro-ukrainiens. Il y a des personnes qui ont des droits, politiques, humanitaires et ils ont besoin de pouvoir en jouir.

Par exemple, en Ukraine, jusqu’à aujourd’hui les gouverneurs de toutes les régions sont encore nommés par le pouvoir central. Or, après le coup d’État inconstitutionnel qui a eu lieu à Kiev en février de cette année, la première chose que le nouveau pouvoir a tenté de faire était de supprimer le droit des minorités d’utiliser leur langue maternelle. Cela a provoqué une grande inquiétude chez une grande partie de la population en Ukraine orientale.

Question (Elkabbach) – Et cela vous ne l’avez pas accepté. Mais est-ce que vous dites, président Poutine, que nous sommes rentrés dans une nouvelle phase de la guerre froide, même glaciale entre l’Est et l’Ouest ?

Vladimir Poutine  Premièrement, j’espère qu’il n’y aura pas une nouvelle phase d’une guerre froide. Deuxièmement, et j’insiste là-dessus, les gens, où qu’ils vivent, ont des droits et doivent avoir la possibilité de les défendre. Voilà ce qui est en jeu.

Question (Elkabbach) – Y a-t-il un risque de guerre ? Maintenant, alors que des chars font route depuis Kiev, de nombreuses personnes en France se posent cette question : « Avez-vous été tenté d’envoyer des troupes à l’Est de l’Ukraine ? »

Vladimir Poutine  Il s’agit d’un entretien ce qui suppose des questions courtes et des réponses courtes. Mais si vous êtes patient et me donnez une minute, je vais vous dire comment nous voyons les choses. Voici notre position. Qu’est-ce qui s’est réellement passé là-bas ? Il existait un conflit et ce conflit est survenu parce que l’ancien président ukrainien a refusé de signer un accord d’association avec l’UE. La Russie a une certaine position sur cette question. Nous avons estimé qu’il était en effet déraisonnable de signer cet accord, car il aurait eu un grave impact sur l’économie, y compris l’économie russe. Nous avons 390 accords économiques avec l’Ukraine et l’Ukraine est un membre de la zone de libre-échange au sein de la CEI. Et nous ne serions pas en mesure de poursuivre cette relation économique avec l’Ukraine en tant que membre de la zone de libre-échange européenne.

Nous en avons discuté avec nos partenaires européens. Au lieu de poursuivre avec nous ce débat par des voies légitimes et diplomatiques, nos amis européens et américains ont soutenu une prise du pouvoir armée et anticonstitutionnelle. Voilà ce qui s’est passé. Nous n’avons pas provoqué cette crise. Nous aurions voulu que les choses se passent autrement, mais après le coup d’État anticonstitutionnel – avouons-le, après tout…

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Mais on voit tant de tensions dans la vie politique. Pourtant, malgré cela, vous serez en Normandie pour parler de paix alors que Barack Obama continue d’exhorter l’Europe à s’armer.

Vladimir Poutine  Eh bien, il faut continuer de parler de paix, mais il faut comprendre les causes et la nature de cette crise. Le fait est quepersonne ne devrait être porté au pouvoir par un coup d’État anticonstitutionnel armé, plus particulièrement dans l’espace post-soviétique, où les institutions gouvernementales n’ont pas encore atteint leur pleine maturité. Quand cela s’est produit, certaines personnes ont accueilli avec joie ce régime tandis que d’autres, disons, dans l’Est et le Sud de l’Ukraine ne veulent tout simplement pas l’accepter. Il est essentiel de parler avec ces gens qui n’ont pas accepté cette prise de pouvoir au lieu de leur envoyer des chars, comme vous le dites vous-même, au lieu de tirer à partir d’avions des missiles sur des civils et de bombarder des cibles non militaires.

Question (Bouleau) – Les États-Unis affirment détenir la preuve que, vous, la Russie, intervenez en Ukraine en laissant des combattants franchir la frontière et même en fournissant des armes à ce que les États-Unis appellent des sécessionnistes. Ils disent avoir des preuves. Vous croyez à ces preuves ?

Vladimir Poutine  Preuves ? S’ils ont des preuves, ils n’ont qu’à les présenter. Nous avons vu, et tout le monde a vu, le secrétaire d’État des États-Unis agiter en 2003 au Conseil de sécurité de l’ONU les preuves de détention d’armes de destruction massive en Irak. Ils avaient montré une éprouvette avec une substance inconnue qui était peut-être simplement de la lessive en poudre. Finalement, les troupes américaines ont envahi l’Irak, ils ont fait pendre Saddam Hussein, suite à quoi nous avons appris qu’il n’y avait pas, qu’il n’y avait jamais eu en Irak d’armes de destruction massive. Il y a donc une grande différence entre faire des déclarations et avoir des preuves réelles. Je vous le répète : il n’y a pas de militaires russes en Ukraine.

Question (Elkabbach coupant Bouleau et Poutine) – Vous voulez dire que, là, ils sont en train de mentir les Américains ?

Vladimir Poutine – Ils mentent. Il n’y a pas de militaires, aucun instructeur russe dans le sud-est de l’Ukraine. Il n’y en a pas eu et il n’y en a pas.

Question (Elkabbach) – Vous n’avez pas envie d’annexer l’Ukraine ? Et vous n’avez jamais tenté de déstabiliser l’Ukraine ?

Vladimir Poutine – Non. Nous ne l’avons jamais fait et ne le faisons pas maintenant. Et le pouvoir qui est aujourd‘hui en place en Ukraine devrait établir le dialogue avec sa propre population. Et pas à l’aide d’armes, de chars, d’avions et d’hélicoptères, mais en lançant des négociations.

Question (Bouleau)  Le nouveau président ukrainien a été élu le 25 mai par un vote démocratique. Considérez-vous M. Porochenko comme un président légitime ?

Vladimir Poutine  Je vous ai déjà dit et le répète : nous respecterons le choix du peuple ukrainien et nous coopérerons avec les autorités ukrainiennes.

Question (Bouleau) – En d’autres termes, si vous le rencontrez le 6 juin sur les plages de Normandie, et si le président Hollande contribue à rendre possible cette rencontre, vous lui serrerez la main ? Lui parlerez-vous ?

Vladimir Poutine  Vous savez, je n’ai pas l’intention d’éviter quiconque. Le président Hollande m’a gentiment invité à participer à cette commémoration en tant que représentant de la Russie, même si l’événement commémoré fut tragique. C’est avec joie que j’ai accepté son invitation et je suis reconnaissant au Président de m’avoir invité. Il y aura d’autres invités, et je n’en éviterai aucun. Je suis prêt à parler avec chacun d’eux.

Question (Elkabbach) – Mais allez-vous rencontrer M. Porochenko ? Vous avez dit que vous ne travailleriez avec lui qu’à la condition qu’il ne soumette pas totalement à l’influence américaine.

Vladimir Poutine — Je n’ai pas dit qu’il ne doit pas céder à l’influence américaine. Il est libre d’accepter l’influence qu’il désire. Les Ukrainiens l’ont élu et il est libre d’adopter une politique qui lui est propre. S’il choisit d’accepter la forte influence d’un pays tiers, libre à lui. Mais je ne le ferais pas…

Question (Elkabbach coupant Bouleau) – Mais vous acceptez la souveraineté de l’Ukraine et, peut-être, son indépendance entre la Russie et les Occidentaux ? Sa neutralité, son indépendance ? Ça, on peut le dire ?

Vladimir Poutine  Bien sûr, nous reconnaissons la souveraineté de l’Ukraine ! En outre, nous aurions aimé qu’elle se sente elle-même comme un état souverain.

Parce que la participation à un bloc militaire, quel qu’il soit, ou à une structure rigide d’intégration signifie une perte partielle de souveraineté pour ce pays. Maintenant, si l’Ukraine accepte cela et accepte cette perte, c’est son choix. Mais quand nous parlons de l’Ukraine et des blocs militaires, il est évident que cela nous inquiète. Parce que si, par exemple, l’Ukraine rejoint l’OTAN, les infrastructures militaires de cette organisation se retrouvent à côté de nos frontières, et nous ne pouvons y rester indifférents.

Question (Bouleau)  Monsieur le Président, les troupes russes ont récemment annexé la Crimée. Allez-vous jamais la rendre ?

Vladimir Poutine – Il est faux de croire que les troupes russes ont annexé la Crimée. Les troupes russes n’ont rien fait de la sorte. Franchement…

Question (Bouleau coupant Poutine)  Mais la Crimée a été ajoutée à la carte de la Russie, le genre de cartes utilisées à l’école. Elle fait partie de la Russie maintenant. De quoi s’agit-il ? D’une annexion ou d’une réunification ? Quel mot faut-il utiliser ?

Vladimir Poutine – Si vous me permettez de terminer, je pense que vous verrez ce que je veux dire.

Les troupes russes étaient en Crimée en vertu du traité international sur le déploiement de la base militaire russe. Il est vrai que les troupes russes ont aidé la Crimée à organiser un référendum sur leur (a) l’indépendance et (b) son désir de rejoindre la Fédération de Russie. Personne ne peut empêcher ces personnes d’exercer un droit qui est prévu à l’article 1 de la Charte des Nations Unies, le droit des peuples à l’autodétermination.

Question (Elkabbach coupant Poutine)  En d’autres termes, vous ne rendrez pas la Crimée ? La Crimée fait partie de la Russie, c’est ça ?

Vladimir Poutine – Conformément à l’expression de la volonté des personnes qui y vivent, la Crimée fait partie de la Fédération de Russie et de son entité constitutive.

Je veux que chacun comprenne cela clairement. Nous avons mené un dialogue exclusivement diplomatique et pacifique – je veux le souligner – avec nos partenaires européens et américains. Nos tentatives d’organiser un tel dialogue et de négocier une solution acceptable n’ont eu pour toute réponse que leur soutien pour un coup d’État anticonstitutionnel en Ukraine. Nous ne savions donc pas si l’Ukraine ne deviendrait pas une partie de l’alliance militaire de l’Atlantique Nord. Dans ces circonstances, nous ne pouvions pas permettre qu’une partie historique du territoire russe avec une population majoritairement russe puisse être intégrée dans une alliance militaire internationale, en particulier parce que la Crimée voulait faire partie de la Russie. Je suis désolé, mais nous ne pouvions pas agir autrement.

Question (Elkabbach) – François Hollande vous a invité en France, à Paris et en Normandie. Vous le connaissez très bien. Pouvons-nous aller plus loin et dire qu’il existe entre vous une relation de confiance ?

Vladimir Poutine  Oui, je le pense.

Question (Elkabbach) – Le pensez-vous ou en êtes-vous sûr ?

Vladimir Poutine – Je l’ai toujours pensé. Je n’ai pas de raison de penser le contraire. Nous avons de très bonnes relations interétatiques, mais nous avons encore beaucoup à faire pour promouvoir nos relations économiques.Mais nos relations personnelles ont toujours été fondées sur la confiance, ce qui aide également sur le plan professionnel. J’espère que cela continuera.

Question (Bouleau) – Vous parlez de relations basées sur la confiance — à la fois pour ce qui est de la défense et de l’économie.

Question (Elkabbach coupant Poutine) – En dépit des pressions externes, vous avez commandé à la France ces navires d’assaut – et si la France les livre, vous pourriez en commander d’autres, n’est-ce pas ?

Vladimir Poutine – Nous attendons de nos partenaires français qu’ils s’acquittent de leurs obligations contractuelles, et si tout se passe comme convenu, nous n’excluons pas la possibilité de nouvelles commandes,et pas nécessairement dans la construction navale, elles peuvent concerner d’autres secteurs. Dans l’ensemble, nos relations dans ce domaine se développent favorablement, et nous aimerions continuer à les renforcer, dans l’aviation, la construction navale et d’autres secteurs. Nous avons une expérience de coopération réussie dans l’exploration spatiale, au Centre spatial guyanais près de Kourou.

Vous avez acheté (et même payé) plus d’un milliard d’euros deux porte-hélicoptères Mistral à la France et des marins russes doivent arriver à Saint-Nazaire dans quelques jours, quelques semaines. Est-ce que vous allez autoriser ces marins russes à aller en France dans quelques jours ?

Vladimir Poutine  Oui, bien sûr. J’espère que nous vivons dans un monde civilisé et tout le monde respecte ses obligations contractuelles. J’ai beaucoup entendu parler de l’opinion qui a été exprimée selon laquelle la France ne devrait plus nous vendre ces bâtiments. Et à cela je peux vous dire qu’en Russie également il y a eu beaucoup d’opposants à ce contrat. Si la France décide d’annuler ce contrat – elle peut le faire – nous exigerons alors un dédommagement. Mais cela ne contribuera pas positivement au futur développement de nos relations dans le domaine de coopération technique et militaire. Mais en principe, nous sommes ouverts à la coopération, éventuellement à signer de nouvelles commandes si nos partenaires français souhaitent continuer la coopération.

Question (Elkabbach coupant Poutine) – En dépit des pressions externes, vous avez commandé à la France ces navires d’assaut – et si la France les livre, vous pourriez en commander d’autres, n’est-ce pas ?

Vladimir Poutine – Nous attendons de nos partenaires français qu’ils s’acquittent de leurs obligations contractuelles, et si tout se passe comme convenu, nous n’excluons pas la possibilité de nouvelles commandes,et pas nécessairement dans la construction navale, elles peuvent concerner d’autres secteurs. Dans l’ensemble, nos relations dans ce domaine se développent favorablement, et nous aimerions continuer à les renforcer, dans l’aviation, la construction navale et d’autres secteurs. Nous avons une expérience de coopération réussie dans l’exploration spatiale, au Centre spatial guyanais près de Kourou.

Question (Elkabbach) – La France est-ce qu’elle est pour vous une puissance souveraine, indépendante qui est écoutée ? Il y a l’Allemagne. Vous parlez le russe et l’allemand avec Mme Merkel. François Hollande ne parle aucune des deux langues, est-ce que vous pouvez vous comprendre ? Est-ce que la France a ce statut ?

Vladimir Poutine – La langue n’est pas une barrière, le fait que je ne parle pas français ne nous empêche pas, François Hollande et moi, de dialoguer. Nous avons des interprètes si besoin et, en général, nous pouvons toujours très bien nous comprendre.

Pour ce qui concerne la souveraineté, je répèterai : un pays qui rejoint une organisation militaire consent à céder une partie de sa souveraineté à une institution supranationale. Pour la Russie cela est inacceptable, pour les autres pays, à eux de décider, cela ne nous regarde pas. Mais cela me rappelle la France, la tradition gaulliste, de Gaulle qui était un défenseur de la souveraineté française et qui, selon moi, mérite du respect. Un autre exemple est celui de François Mitterrand qui parlait d’une Confédération européenne où, d’ailleurs, même la Russie pourrait participer. Je pense que rien n’est encore perdu en ce qui concerne le futur de l’Europe.

Question (Bouleau) – Je voudrais qu’on parle des États-Unis. Dans quelques jours vous serez à côté à quelques mètres de Barack Obama. Apparemment, il ne souhaite pas vraiment vous parler. Comment les choses vont-elles se passer entre deux des plus grandes puissances du monde ? Le pays le plus riche du monde, les États-Unis, et de très loin le pays le plus grand, le plus vaste du monde, le vôtre. On image mal que vous ne parliez pas l’un avec l’autre, d’autant plus qu’on a un besoin impérieux puisque la guerre n’est pas très loin à quelques centaines de kilomètres d’ici.

Vladimir Poutine  D’abord, je pense que vous exagérez un peu en disant qu’une guerre approche.Vous êtes un peu agressif comme journaliste, pourquoi pensez-vous qu’une guerre approche ? Pourquoi essayez-vous de faire peur à tout le monde ?

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Parce que l’Ukraine n’est pas loin d’ici.

Vladimir Poutine – Et alors ?

Question (Elkabbach) – C’est là qu’il y a la guerre. (pointant vers l’Ukraine) Et quand il (l’autre journaliste) mentionne la guerre, elle est là.

Vladimir Poutine – Ce n’est pas une guerre, mais une opération de représailles que mène le pouvoir de Kiev contre cette partie de sa population. Il ne s’agit pas d’une guerre entre États, il y a là une grande différence…

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Mais cela doit cesser ? Cette opération punitive pour vous, Vladimir Poutine, elle doit cesser, vite ?

Vladimir Poutine – Je pense que M. Porochenko a une chance unique : pour l’instant ses mains ne sont pas tachées de sang, et il peut suspendre cette opération punitive et commencer un dialogue direct avec ses propres citoyens à l’Est et au Sud de son pays.

Quant à mes relations avec M. Obama – je n’ai pas oublié votre question –, je n’ai aucune raison de penser qu’il ne souhaite plus du tout communiquer avec le président de la Russie. Mais c’est à lui de décider après tout. Je suis toujours prêt pour le dialogue, car le dialogue est le meilleur moyen de se comprendre. Jusque-là nous étions toujours en contact, nous avons régulièrement parlé au téléphone…

Question (Bouleau) – La Russie et les États-Unis connaissent des difficultés. S’agit-il d’un différend entre deux puissances ou deux personnes, entre Barack Obama et Vladimir Poutine ?

Vladimir Poutine – Il existe toujours des tensions entre pays, plus particulièrement avec des pays aussi vastes que la Russie et les États-Unis. Des problèmes se posent toujours, mais je ne pense pas que nous devrions aller à l’extrême. En tout cas, ce ne serait pas notre choix. Je suis toujours prêt à parler à l’un de mes partenaires, y compris le président Obama.

Question (Elkabbach) – Alors vous êtes prêt à discuter et vous regrettez ce qui se passe ? Mais ne pensez-vous pas que les États-Unis tentent d’encercler la Russie, pour vous affaiblir en tant que dirigeant et peut-être vous isoler du reste du monde ? Vous êtes très diplomatique maintenant, mais vous connaissez les faits.

Vladimir Poutine – Les faits ? Vous l’avez dit vous-même : la Russie est le plus grand pays dans le monde. Il est très difficile de l’encercler et le monde change si vite que ce serait essentiellement impossible, même en théorie.

Bien sûr, nous pouvons voir les tentatives des États-Unis qui font pression sur leurs alliés en utilisant leur position dominante évidente dans la communauté occidentale, dans le but d’influer sur la politique de la Russie.

La politique de la Russie est fondée uniquement sur ses intérêts nationaux. Bien sûr, nous prenons les opinions de nos partenaires en compte, mais nous sommes guidés par les intérêts du peuple russe.

Question (Bouleau) – M. le président, il est heureux d’une certaine manière que vous ayez affaire le 6 juin à Barack Obama. Si vous aviez affaire à Hillary Clinton, les choses tourneraient peut-être mal : elle a dit, il y a quelques jours, que ce que faisait la Russie en ce moment en Europe centrale ressemblait à ce qu’Hitler faisait dans les années 30.  Vous avez pris cela comme une injure suprême en tant que citoyen et président russe ?

Vladimir Poutine  Vous savez, il vaut mieux de ne pas se chamailler avec une femme. [sourire] Quant à Mme Clinton, elle n’a jamais été trop subtile dans ses déclarations, mais cela ne nous a pas empêchés de la rencontrer lors de différents événements internationaux et discuter normalement. Je pense qu’ici également nous pourrions trouver un langage commun, mais quand les gens dépassent certaines limites de politesse, cela montre leur faiblesse, pas leur force. Mais peut-être que, pour une femme, la faiblesse n’est pas tellement un défaut. [sourire]

Question (Elkabbach) – Il faut respecter les femmes, bien sûr, et je suis certain que vous les respectez. Mais vous pensez qu’elle est allée loin ? Il y a beaucoup de caricatures des dirigeants du monde et sur vous aussi, vous n’êtes pas épargné. Votre première réaction spontanée, c’est la colère ? Une certaine maîtrise de vous, l’envie de punir ? Ou peut-être un jour de rire ? On ne vous a jamais vu rire.

Vladimir Poutine – Oh, je ne voudrais pas vous priver de ce plaisir et je pense qu’un jour nous pourrions avoir l’occasion de rire ensemble d’une bonne plaisanterie. Mais quand j’entends desdéclarations de ce genre qui dépassent un peu les limites, j’en conclus que les gens n’ont simplement plus d’arguments. Les déclarations de ce genre ne sont pas un très bon argument.

En ce qui concerne la politique des États-Unis, ce n’est un secret pour personne que le pays qui mène la politique internationale la plus agressive, la plus dure, pour défendre ses intérêts comme ses dirigeants les voient, ce sont les États-Unis. Et ce depuis de nombreuses années.

Nous n’avons pratiquement pas de présence militaire à l’étranger alors que les bases de l’armée américaine sont présentes sur toute la planète. Et partout où ils sont, ils décident activement du sort des autres peuples, à des milliers de kilomètres de leurs frontières. Alors, nous reprocher de ne pas respecter des règles me semble un peu étrange de la part de nos interlocuteurs américains.

Question (Elkabbach)  Mais vous avez fait des efforts en matière de budget militaire. Est-ce que, en ce moment, le président de la Russie, le président Poutine prend des décisions particulières sur la sécurité et la défense, parce que le climat est dangereux ?

Vladimir Poutine  Oui, en ce qui concerne les budgets militaires tout le monde ne le sait pas – sauf peut-être quelques spécialistes – mais le budget militaire des États-Unis est plus élevé que les budgets de tous les autres pays du monde pris ensemble. Et qui mène une politique agressive alors ? En ce qui concerne notre budget militaire : en termes de pourcentage du PIB, il n’augmente pratiquement pas, de quelques dixièmes de pour cent peut-être. Il est vrai que nous souhaitons rééquiper notre armée et notre flotte avec des technologies de pointe, réduire la quantité et améliorer la qualité. Nous avons tout un programme de rééquipement qui ne date pas d’hier, mais qui n’a aucun lien avec les évènements en Ukraine, c’est un projet à long terme que nous allons poursuivre.

Question (Bouleau)  M. le président, le président syrien Bachar el-Assad vient de s’offrir une nouvelle réélection sans suspense. Vous avez de l’influence sur lui. Pourquoi ne lui demandez-vous pas d’arrêter les atrocités que son armée commet et d’arrêter de s’acharner sur son peuple ?

Vladimir Poutine – Saviez-vous que toutes les parties du conflit commettent des atrocités et que les organisations extrémistes, qui sont désormais très nombreuses, ne sont pas en dernière place ? Mais plutôt à la première sur ce point. Mais savez-vous ce qui nous inquiète le plus ?..

Question (Elkabbach coupant Poutine)  Religieuses, extrémistes, islamistes… ?

Vladimir Poutine – Oui, tout à fait. Ce sont des organisations liées directement à Al-Qaïda et il y en a une multitude. Personne n’essaie même plus de démentir cela. C’est un fait connu de tout le monde. Ce qui nous inquiète le plus, c’est que si nous agissons avec trop d’imprudence, la Syrie peut devenir une sorte de deuxième Afghanistan, un nid de terroristes totalement incontrôlable. D’ailleurs, c’est une menace pour les États européens également, parce que les extrémistes présents maintenant en Syrie vont se rendre un jour dans d’autres pays, y compris ceux d’Europe.

Question (Elkabbach)  Ce qu’on ne comprend pas c’est pourquoi vous, Vladimir Poutine qui voulez moderniser la Russie, vous continuez à soutenir, peut-être à donner des armes, à quelqu’un qui continue à massacrer son peuple et qui est comme Macbeth les mains couvertes de sang ? Comment ça se fait ? Et jusqu’à quand ?

Vladimir Poutine – Je vous donnerai une explication courte et facile à comprendre. Et je pense que la plupart des téléspectateurs et des auditeurs français me comprendront. Ce que nous craignons avant tout, c’est le démembrement de la Syrie à l’image de ce qui s’est produit au Soudan. Nous craignons que la situation y devienne similaire à celle que nous voyons aujourd’hui en Irak. Et nous craignons également que la Syrie devienne une sorte de nouvel Afghanistan. C’est pourquoi nous tenons à y conserver le pouvoir légitime, pour ensuite progressivement, avec la participation du peuple syrien et de nos partenaires européens et américains, réfléchir sur la façon de réformer cette société pour la moderniser et l’humaniser.

Question (Bouleau) – Je voudrais vous poser une question sur votre pays, la Russie. Comment décririez-vous son régime politique actuel ? Certains le décrivent comme une Démocratie, tandis que d’autres affirment que la Russie est tellement vaste qu’elle a besoin d’un homme à la poigne de fer. Comment Vladimir Poutine définit-il le régime de Poutine ?

Vladimir Poutine – Le régime actuel n’est pas lié à une personne en particulier, y compris le président sortant. Nous avons des institutions politiques démocratiques habituelles, même si elles reflètent les besoins de la Russie. Lesquels ? L’écrasante majorité des citoyens russes ont tendance à compter sur leurs traditions, sur leur histoire et, si je puis dire, leurs valeurs traditionnelles. Je vois cela comme le fondement et un facteur de stabilité pour l’État russe, mais rien de tout cela n’est lié au Président en tant qu’individu. En outre, il convient de rappeler que nous n’avons commencé à introduire ces institutions démocratiques habituelles que récemment. Elles continuent d’évoluer.

Question (Bouleau)  Est-il possible d’être un opposant en Russie sans mettre en danger ses relations et sa réputation ou éviter la sanction du système judiciaire russe ?

Question (Elkabbach) – Monsieur le Président, est-ce qu’on peut s’opposer à vous en Russie sans risque ?

Vladimir Poutine –Mais nous avons plein d’opposants, de nombreux partis d’opposition, nous avons tout récemment libéralisé la création de nouveaux partis politiques. D’ailleurs, plusieurs dizaines de partis sont apparus, ils ont participé aux élections municipales ou régionales.

Question (Elkabbach) Monsieur le Président, est-ce qu’on peut s’opposer à vous en Russie sans risque ?

Vladimir Poutine – Si vous écoutez certaines de nos stations de radio ou regardez certaines de nos émissions de télévision, je vous assure que vous avez peu de chance de trouver quelque chose de semblable à ce genre d’opposition en France.

Question (Elkabbach) – Il y a toujours eu dans la période de la Russie, avec les tsars ou après, l’ordre et l’autorité. Est-ce qu’à l’époque d’Internet, un pays peut s’épanouir sans avoir toutes les libertés ?

Vladimir Poutine – Non, ce n’est pas possible. Et, d’ailleurs nous ne limitons pas Internet.Quoi qu’on fasse il se trouve tout de suite quelqu’un qui commence à chercher des violations de principes démocratiques. Y compris pour ce qui est d’Internet. Avons-nous limité Internet ? Non, à mon avis. Certains de nos contradicteurs vont affirmer cela, dire qu’il existe des limitations intenables. Lesquelles ? Par exemple, nous avons une interdiction de propagande du suicide et des méthodes de suicide, de l’utilisation de stupéfiants, de pédophilie – voilà nos interdictions. Qu’y a-t-il d’exagéré ?…

Question (Bouleau coupant Poutine) – Et de l’homosexualité qui est une chose très distincte de la pédophilie. La propagande en faveur de l’homosexualité a été interdite…

Vladimir Poutine  Non, ce n’est pas le cas. Nous n’avons pas de loi interdisant l’homosexualité, nous interdisons la promotion de l’homosexualité auprès d’un public de mineurs, ce sont deux choses tout à fait distinctes. Comprenez-vous ? Par exemple, certains États des États-Unis ont des lois, qui punissent pénalement les relations homosexuelles. Nous n’avons pas de peines de ce genre. Seulement quand il s’agit de propagande destinée à des mineurs, nous avons le droit de défendre nos enfants et nous allons le faire.

Question (Bouleau) – M. le président, j’aimerais qu’on parle de libertés publiques en Russie. Est-ce que, d’ici la fin de votre mandat en 2018, vous avez l’envie de fermer les camps de travail ? Il y a des gens dans ce pays qui sont condamnés non seulement à une peine de prison, mais à des camps de travail ce qui nous, en Occident, nous étonne. Les Pussy Riot, par exemple, ont été condamnées, me semble-t-il, à deux années de camp de travail avant que vous ne fassiez en sorte qu’elles ne soient libérées. Ce n’était pas une prison normale. Est-ce que vous allez fermer ces camps ?

Vladimir Poutine – Écoutez.Il ne s’agit pas de « camps » à proprement parler. Il s’agit d’endroit où les personnes sont, en effet, privées de liberté, mais peuvent mener une vie plus ou moins normale. Ce ne sont pas des prisons, où la personne, au contraire, n’a pas la possibilité de travailler. Une prison où l’individu ne peut pas travailler est justement la pire punition, et je ne pense pas que tous les condamnés doivent être placés dans ce type d’établissement. Je pense que c’est encore pire que les établissements que vous mentionnez.

Question (Elkabbach) – Qui vous a convaincu un jour que vous aviez une mission pour la Russie ? Que vous étiez destiné à vous occuper de la Russie ?

Vladimir Poutine –Pourquoi êtes-vous persuadé que je pense avoir une mission particulière ? J’ai la confiance de mes électeurs. Plus de 63 % ont voté pour moi. Je pense avoir le mandat me permettant de gérer la politique intérieure et extérieure de mon pays, et je travaillerai conformément à ce mandat.

Question (Elkabbach) — Avez-vous un modèle dans l’histoire de la Russie ? Êtes-vous guidé par la politique soviétique ou la politique russe ?

Vladimir Poutine — J’ai un grand amour et respect pour l’histoire et la culture russes. Mais le monde change, tout comme la Russie. La Russie est une partie du monde moderne, pas du passé, mais plutôt du monde moderne. Et je crois qu’elle jouera un rôle encore plus important à l’avenir que d’autres pays qui ne prennent pas soin de leurs jeunes, des nouvelles générations, de leurs enfants, et qui pensent qu’ils peuvent simplement se contenter du laisser-faire.

Question (Bouleau) – Et la dernière question, Monsieur le Président. En 2013, [le magazine] Forbes vous a classé comme la personne la plus puissante dans le monde. Avez-vous été flatté par ce titre ?

Vladimir Poutine — Vous savez, je suis adulte et je sais ce que signifie le pouvoir dans le monde moderne. Dans le monde moderne, la puissance est principalement définie par des facteurs tels que l’économie, la défense et l’influence culturelle. Je crois que sur le plan de la défense, la Russie est sans aucun doute l’un des chefs de file parce que nous sommes une puissance nucléaire et que nos armes nucléaires sont peut-être les meilleures dans le monde.

En ce qui concerne l’influence culturelle, nous sommes fiers de la culture russe : la littérature, les arts et ainsi de suite.

Quant à l’économie, nous sommes conscients que nous avons encore beaucoup à faire avant d’atteindre le sommet. Bien que, ces derniers temps, nous ayons fait d’énormes progrès et que nous soyons désormais la cinquième économie dans le monde par sa taille. C’est un succès, mais nous pouvons faire mieux.

Question (Elkabbach) – Vladimir Poutine, l’Histoire ne sait pas encore ce qu’elle retiendra des années Poutine. Elle attend et ces années s’écrivent. Qu’est-ce que vous voulez qu’il reste ?

Voulez-vous qu’on se souvienne de vous comme d’un dirigeant démocratique ou autoritaire ?

Vladimir Poutine  Eh bien, je voudrais être considéré comme quelqu’un qui a fait son maximum pour le bonheur et la prospérité de son pays et de sa nation.

Question (Elkabbach et Bouleau) – Merci beaucoup de nous avoir reçus tous les deux. Bon voyage en France ! Au revoir.

Vladimir Poutine  merci.

 

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Source  http://french.ruvr.ru/2014_06_06/Interview-de-Vladimir-Po...