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29/08/2009

Les sionistes et le trafic d’organes

Les sionistes et le trafic d’organes

samedi 29 août 2009 par Jsf

(Source : blog)

Quand Tsahal assassine des enfants pour, entre autre, alimenter la banque d’organes de l’entité sioniste...

L’entité sioniste a tacitement admis que les médecins de son institut légal avaient extrait les organes essentiels de trois enfants palestiniens âgés de 14 et 15 ans, tués de sang froid et sans raison par l’armée israélienne, à Gaza et en Cisjordanie, en décembre 2008.

Le ministre de la Santé sioniste, Nessim Dahhan, a déclaré, en réponse à une question posée par un membre de la Knesset, Ahmed Teibi, le mardi 28 juillet 2009, qu’il ne pouvait pas refuser des organes provenant de corps de jeunes palestiniens tués par les forces israéliennes et voués à des greffes ou à la recherche scientifique.

Les médecins de cet institut avaient extrait des organes tels que le cœur, les reins et le foie du corps de ces adolescents.

Les corps avaient été remis à leurs proches en vue de leur enterrement, le 6 janvier 2009.

Cependant, peu avant l’enterrement, les équipes médicales palestiniennes les avaient examinés et avaient découvert que ces essentiels organes étaient absents des corps.

Les médias en « Israël » et ceux de l’Occident, comme les organisations humanitaires ou de défense des Droits de l’Homme, ont complètement ignoré cette affaire sans doute d’aucune importance à leurs yeux.

Source : http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article6276

L’ambassadrice de Suède en Israël vivement critiquée à la suite de ses commentaires sur un article de presse



samedi 29 août 2009 par Jsf

(Source : yabiladi.com)

L’ambassadrice de Suède en Israël s’est attirée les foudres de dirigeants de l’opposition de son pays, pour avoir critiqué un article publié par le quotidien "Aftonbladet" (voir ci-dessous) laissant entendre que des soldats israéliens tuent des Palestiniens pour faire commerce de leurs organes.

Elisabet Borsiin Bonnier a estimé que cet article de presse était "choquant" et "consternant". Des propos dénoncés par plusieurs hommes politiques suédois. Per Gahrton, porte-parole du parti des Verts, a souligné que la diplomate devrait être rappelée à Stockholm et apprendre les fondements de "la liberté d’expression suédoise".

Le ministère suédois des Affaires étrangères a lui-même pris ses distances vis-à-vis des déclarations de l’ambassadrice, déclarant n’avoir aucun commentaire à faire.

L’article, paru lundi, a suscité une visite réaction en Israël. Daniel Seaman, chef du service de presse du gouvernement, a notamment jugé qu’il jouait "sur d’abominables thèmes antisémites".

L’auteur de l’article, Donald Bostrom, l’a rédigé sur la base de témoignages de Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza, qu’il identifie seulement par leurs prénoms. Il cite aussi un porte-parole de l’armée israélienne rejetant ces accusations et affirmant que les autopsies de Palestiniens tués par Tsahal sont la procédure de routine. Le papier est accompagné d’une photographie, prise apparemment après une autopsie, d’un Palestinien mort, porteur d’une cicatrice sur toute la longueur de son torse.

AP


Selon le quotidien suèdois aftonbladet (édition du 17 -08-2009) des soldats israéliens après avoir assassinés des palestiniens récupèrent leurs organes pour les vendre sur le marché noir en Israël.

Le quotidien a lié ce macabre commerce au scandale découvert au NEW JERZEY le mois dernier ou 44 personnes ont été arrêtées par les autorités pour motif de commerce d’organes humains... parmi les personnes interpelées plusieurs rabbins...

Les autorités israéliennes ont été fâchées par une telle publication et nient la véracité d’une telle chose...

article:Våra söner plundras på sina organ...

Source : http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article6277


Israël Plaque tournante d'un trafic d' Organes?

Israël Plaque Tournante D'un Trafic D' Organes? Un Pionnier Du Sionisme Renonce Au Sionisme

Après les scandales de trafic d'êtres humains, notamment de femmes d'Euurope de l'Est, pour lequel Israël constituait une plaque tournante, c'est maintenant l'accusation de trafic d'organes qu' éclabousse le régime sioniste corrompu. Une corruption qui provoque des réactions lourdes de conséquences pour le futur du régime sioniste puisque récemment l'un de ses pionniers a publiquement rejeté ce pour quoi il a lutté: "Moi, un vieux Sabré ( juif né en Israël) de 95 ans.... déclare ici même que je renonce à ma croyance dans le Sionisme qui a échoué, que je ne serai pas loyal à l'état juif fasciste et ses folles visions..."

Myriam Abraham Jeudi 20 Août 2009

Copie d'écran de l'article du Aftonbladet

Copie d'écran de l'article du Aftonbladet

Un Journal suédois, Aftonbladet, vient d'accuser les soldats israéliens de kidnapper des Palestiniens, de voler et de vendre leurs organes. Sous le titre " ils pillent les organes de nos fils", ce quotidien suédois à grand tirage a consacré deux colonnes entières à cette information s'attirant bien sûr immédiatement le qualificatif "d'antisémite".

Cet article est basé et cite des témoignages de Palestiniens affirmant que de jeunes hommes en Cisjordanie et à Gaza avaient été kidnappés par l'armée d'occupation israélienne, et que leurs dépouilles avaient été rendues à leurs familles avec des organes en moins.

L'auteur de cette article, Donald Boström, a compilé des témoignages accablants de familles palestiniennes. "Nos fils sont utilisés comme donneurs d'organes involontaires" ont dit des proches de Khaled, de la ville de Naplouse avec qui Donald Boström s'est entretenu. Idem pour les oncles de Machmod et Nafes de Gaza tous deux disparu pendant quelques jours et dont les corps autopsiés ont été retournés à leurs familles.

L'auteur de l'article cite également une affaire survenue en 1992, lors de la Première Intifada. Il dit que l'armée israélienne s'était emparé d' un jeune palestinien connu pour jeter des pierres sur les soldats israéliens dans la région de Naplouse, après lui avoir tiré dessus le touchant à la poitrine, aux deux jambes et à l'estomac. Mortellement blessé son corps avait été transporté par un hélicoptère militaire à "un endroit non connu de ses proches". Cinq nuits plus tard, le corps du jeune palestinien a été rendu à sa famille enveloppé dans des draps verts d'hôpital.

"Au bruit stridents des pelles se mêlaient le rire occasionnel des soldats qui plaisantaient entre eux attendant de rentrer chez eux. Quand Bilal a été mis en terre, sa poitrine s'est découverte et cela est devenu soudain évident à la personne présente qu'on avait abusé de son corps. Bilal est loin d'être le seul qui a été enterré le corps entaillé de l'estomac jusqu'au menton et les spéculations sur les raisons de ces entailles avaient déjà commencé" écrit-t-il.

Cet article établit un lien avec une scandaleuse affaire récemment dévoilée aux Etats Unis, de l'existence d'un syndicat du crime comprenant cinq rabbins américains du New Jersey et de New York, ainsi que des fonctionnaires de d' état du New Jersey (le maire de la ville de Jersey, et son 1er adjoint). Ils sont accusés de blanchiment d'argent et de trafic d'organes, de même que de vente de contre façons de sacs Gucci et Prada et autres produits. Ce réseau de rabbins opérant de Brooklyn au New Jersey est accusé d'avoir blanchi des dizaines de millions de dollars via des associations de bienfaisance qu'ils contrôlaient. Les rabbins envoyaient une partie de leurs recettes à des yeshivas ( écoles religieuses) en Israël liées au parti politique religieux extrémiste Shas, dirigé de facto par le rabbin extrémiste Ovadia Yosef. Ce dernier a de nombreux adeptes ici en France au sein de la communauté sioniste qui le considère comme un grand "sage".

Les autorités policières ont également découvert qu'une partie de l'argent blanchi par ces rabbins provenait de la vente d'organes humains par un rabbin orthodoxe de Brooklyn, Levi Izhak Rosenbaum. Dans cette affaire de trafic d'organes, le suspect N° du blanchiment d' argent, Rabbi Elyahu Ben-Haim oeuvrait en Israël en étroite collaboration avec le Rabbi David Yosef, qui n'est autre que le fils de ce grand "sage" Ovadia Yosef. Celui-ci s'est fait remarqué à de multiples reprises pour avoir traité les Palestiniens de noms d'oiseaux, les comparant notamment à des cafards. Ben Haim et David Yosef appartiennent à un centre d'études avancées du Talmud à Jérusalem dirigé par la famille Yosef et donc financé par cet argent sale.

Un procureur général de l'état du New Jersey a dit : " il semble que chacun voulait une part du gâteau. La corruption était largement répandue, et envahissante". Les politiciens vendaient leurs services aux rabbins qui " dissimulaient leur activités criminelles derrière une façade de droiture". L'argent blanchi venait d'Israël, via des banques suisses, puis était ensuite transféré au New Jersey.Les complices israéliens achetaient des reins en Israël pour 10 000 $ pièce de "personnes vulnérables", et puis les envoyaient à leurs associés rabbins qui les revendaient aux Etats Unis 160 000 $ pièce selon ce qu'a dit le procureur, ses propos ayant été repris par une dépêche d'AP du 25 Juillet 2009.

Levy Izhak Rosenbaum, Juif orthodoxe de Brooklyn et trafiquant en chef se considérait comme un "entremetteur". Lors d'une conversation secrète enregistrée - car ce réseau de blanchiment et de trafic d'organes avait été infiltré par une taupe du FBI - Rosenbaum s'était vanté de s'arranger pour que les reins des "donneurs" (volontaires, involontaires ?) soient compatibles avec les receveurs. " J'ai amené à un type ce que je crois être compatible pour son oncle" a-t-il dit. Rosembaum avait déjà été repéré pour trafic d'organes en 2002. Il utilisait des paysans pauvres de Moldavie ( d'où est originaire l'actuel ministre israélien des affaires étrangères d'extrême droite, Lieberman, lui même accusé d'un autre type de corruption) comme donneurs. Il leur promettait un travail aux USA puis faisaient pression sur eux pour qu'ils soient "donneurs" de reins pour des receveurs qui se faisaient passer pour des membres de leurs familles. Il lui arrivait de menacer les récalcitrants avec un pistolet. Rosenbaum montrait alors son véritable pistolet et puis mettant ses doigts en forme de pistolet, le pointait à la tête du donneur contraint. ( (Somatosphere: Science, Medicine and Anthropology. July 27, 2009, http://www.somatosphere.net/).

Certaines des transplantations utilisant les donneurs de Rosenbaum étaient pratiquées au Mount Sinai Hospital à New York. Dans des enregistrements secrets du FBI, Rosembaum disait qu'il distribuait généreusement de l'argent aux médecins israéliens, à ceux qui préparaient des visas et à ceux qui s'occupaient des donneurs d'organe dans le pays. " L'une des raisons pour laquelle c'est si cher c'est qu'il faut tout le temps verser des pots de vin" a-t-il dit ( AP 25/07/09)

Dans ce contexte, l'information publiée par le journal suédois qui s'appuie aussi sur des témoignages de familles de victimes palestiniennes est tout à fait plausible. Des soldats et milices sionistes, conditionnés à considérer les Palestiniens comme des sous humains avec la bénédiction de rabbins haineux, corrompus, peuvent s'être faits une "spécialité" de ce genre de trafic d'organes avec la complicité de médecins véreux généreusement récompensés par Rosenbaum.

Un Pionnier Du Sionisme Renonce Au Sionisme

Il est rare qu'un Sioniste, surtout ceux de la première heure, les plus endoctrinés, ceux qui ont lutté pour établir en Palestine un état juif par un processus de nettoyage ethnique mené contre les Palestiniens et qu'ils ont eu le culot d'appeler " guerre d'indépendance" rejette définitivement ce pour quoi il a lutté. Le rejet du Sionisme par Dov Yermiya, un vétéran sioniste de 94 ans, est la preuve que cette idéologie politique disparaîtra à terme des pages de l' Histoire, signalant la fin du colonialisme, et, pour le Judaïsme, la fin de ce qui est une véritable Shoah/Nakba/Catastrophe.

Traduction d' extraits de l'article d' Helen Cobban 17/08/09 www.counterpunch.org intitulé "Zionist Pioneer Renounces Zionism"


Je n'ai jamais rencontré Dov Yermiya, un pacifiste israélien qui a maintenant 94 ans. Mais bien sûr j'ai lu son livre qu'il a publié en 1983 dans lequel il relatait sa colère contre la torture et d'autres mauvais traitements des civils dont il avait directement été témoin lors de l'invasion israélienne du Liban l'année précédente. J'ai son livre en main.

Je viens juste d'apprendre dans une lettre ouverte publiée par Uri Avnery, que Yermiya a récemment renoncé à l'idéologie et la pratique du Sionisme avec ces mots de révolte :


"Moi, un vieux Sabre ( juif né en Israël) de 95 ans, qui a labouré ses champs, planté ses arbres, construit une maison et suis le père de fils, le grands père de petits fils et l'arrière grande père d' arrière petits fils, et qui ait aussi versé son sang sur le champ de bataille pour la création de l'Etat d'Israël,

"déclare ici même que je renonce à ma croyance dans le Sionisme qui a échoué, que je ne serai pas loyal à l'état juif fasciste et ses folles visions, que je ne chanterai plus l'hymne national, que j'observerai une minute de silence seulement les jours de commémoration pour ceux qui sont tombés des deux côtés dans les guerres, et que j'observe le coeur brisé un Israël qui est entrain de se suicider et les 3 générations de descendants que j'ai nourris et élevés en son sein.

"...Pendant 42 ans, Israël a transformé ce qui devait être la Palestine en un immense camp de détention, et maintient captif tout un peuple sous un régime oppressif et cruel, avec comme unique but de leur prendre leur pays, quelque soit ce qui arrive !!!

"L'IDF supprime avec empressement leurs efforts de rébellion, avec l'aide active des colons voyous, avec des moyens brutaux d'Apartheid et un blocus choquant, un harassement inhumain des malades et des femmes sur le point d'accoucher, la destruction de leur économie et le vol de leurs meilleures terres et de leur eau.

"Au dessus de tout cela flotte le drapeau noir d'un mépris effrayant pour la vie et le sang des Palestiniens. On ne pardonnera jamais à Israël cette terrible quantité de sang répandu, spécialement le sang des enfants, dans des proportions qui font se dresser les cheveux sur la tête...."


Yermiya avait déjà publié dans l'hebdomadaire communiste israélien, Zo Hadereth, en Juin 2008, une lettre très critique dans laquelle il avait annoncé qu'il renvoyait au ministre de la défense Barak, une lettre d'invitation que ce dernier lui avait envoyé pour participer à la cérémonie pour honorer tous les vétérans de la guerre de 1948 appelée par les Sionistes " Guerre d' Indépendance".

Dans cette lettre il écrivait :

"...En tant que vétéran de la guerre de 1948, qui avait déjà été blessé dans un combat au corps à corps deux semaines avant la déclaration d'indépendance, je me sens obligé ici même de vous retourner cette invitation, à vous ministre de la défense. Je le fais à regret, mais je le considère comme mon devoir.

"Je vous considère vous, Ehud Barak, comme l'un des hauts commandants militaires et hauts dirigeants politiques responsables d'avoir transformé l'armée dite "forces de défense israéliennes" en une armée d'occupation et d'oppression du peuple palestinien, et comme défenseur des colonies criminelles dans leur pays.

"40 ans d'occupation ont profondément corrompu l'armée israélienne et toutes les couches de la société israélienne. Toutes deux sont caractérisées par le "vent d'est " nationaliste ( qui apporte vagues de chaleur et sauterelles) qui souffle et allume des guerres sans fin, qui menace notre peuple et notre terre d'une troisième et dernière destruction. Votre part de responsabilité dans tout cela est énorme et par conséquent je vous retourne votre invitation, sans remerciement....".



Article intégral en anglais : http://www.counterpunch.org/cobban08172009.html


Source : http://www.planetenonviolence.org/

Alterinfo :

19/07/2009

Gaza : Les « pratiques acceptées » de l’armée israélienne

International - Article paru
le 16 juillet 2009

Monde

Les « pratiques acceptées » de l’armée israélienne

Proche-Orient . Une association de soldats vétérans israéliens dénonce l’utilisation de boucliers humains lors de l’offensive de Gaza.

Lentement, le vent tourne. Si, en 2002, lors de l’offensive lancée en Cisjordanie, l’armée israélienne avait pu échapper à ses responsabilités dans les massacres perpétrés, notamment dans le camp de réfugiés de Jénine, il n’en est plus de même aujourd’hui. L’offensive menée à Gaza du 27 décembre au 18 janvier avait soulevé un cri de protestation à travers le monde. Si un quarteron de défenseurs acharnés d’Israël avait applaudi aux bombes au phosphore blanc, aux tirs contre des écoles de l’ONU ou aux destructions de maisons, la majorité des peuples avaient exprimé leur émotion devant une attaque qui a fait plus de 1 400 morts et 5 000 blessés palestiniens. D’autant que la volonté israélienne d’empêcher la presse internationale de pénétrer dans la bande de Gaza indiquait clairement que cette armée, et ses chefs, ne tenait pas vraiment à opérer devant des témoins qu’il serait difficile de contredire. Ce qui n’est pas le cas lorsqu’il s’agit de paroles de Palestiniens que Tel-Aviv assimile toujours à de la propagande, voire à de l’antisémitisme.

Parmi les nombreux murs dressés par Israël, un est en train de se lézarder. Au lendemain de l’offensive, déjà, des soldats avaient dénoncé des attitudes militaires contraires aux droits de l’homme, s’apparentant à des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité. La branche israélienne de l’organisation Médecins pour les droits de l’homme (Physicians for Human Rights) a accusé l’armée d’avoir violé le droit international lors de l’offensive « Plomb durci » dans la bande de Gaza, notamment en ce qui concerne la sécurité des blessés et des équipes soignantes. Aujourd’hui, c’est une autre organisation non gouvernementale, une association de soldats vétérans, Breaking the silence (briser le silence), qui révèle les « pratiques acceptées » au sein de l’armée israélienne. Il s’agit selon elle de « la destruction de centaines de maisons et mosquées sans que cela n’ait d’objectif militaire, l’emploi de phosphore en direction de zones habitées, la mort de victimes innocentes tuées avec des armes légères, la destruction de propriétés privées et (…) une atmosphère permissive dans la structure de commandement qui a permis aux soldats d’agir sans contraintes morales ». Le document est composé de témoignages anonymes de trente soldats engagés dans les combats durant l’offensive israélienne à Gaza. « Les témoignages prouvent que la manière immorale dont la guerre a été menée était due au système en place et non aux soldats individuellement », a affirmé Mikhael Manekin, au nom de l’ONG.

Israël refuse toute commission d’enquête

Les soldats israéliens ont ainsi utilisé des civils comme boucliers humains (« À chaque maison dont nous nous approchions, on envoyait les voisins à l’intérieur », a expliqué l’un d’eux) et reçu pour instruction de tirer sans se préoccuper des conséquences. « On nous disait que la sécurité des soldats résidait dans leur puissance de feu, a raconté un militaire. On faisait ainsi comprendre aux soldats que leur vie était le plus important et qu’il n’y avait aucune raison qu’un de nos soldats soit tué parce qu’on avait laissé à un civil le bénéfice du doute. » L’armée israélienne a rejeté ces accusations, affirmant dans un communiqué que, selon ses propres enquêtes, « il est clair que les soldats des forces armées israéliennes ont opéré en accord avec les lois internationales et les ordres qu’ils ont reçus, en dépit des combats difficiles et complexes ». Le seul problème est que, comme toujours, Israël refuse toute commission d’enquête internationale qui permettrait de faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé dans la bande de Gaza. Une attitude qui ne peut que jeter le doute sur les déclarations officielles israéliennes, alors que les témoignages des soldats corroborent ceux recueillis par les grandes ONG de défense des droits de l’homme.

Pierre Barbancey


Source : L'Humanité

Des soldats israéliens évoquent une guerre sans retenue à Gaza

Douglas Hamilton (Reuters )

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Des soldats israéliens ayant participé à la guerre de Gaza ont rapporté avoir eu pour instructions de "tirer d’abord" et de ne se soucier qu’ensuite de savoir si c’était contre des civils, rapporte l’ONG "Breaking the silence" que Tsahal accuse de s’être fondée sur des "racontars".

Accusé par Amnesty International, Human Rights Watch et l’Onu d’avoir causé des pertes civiles et des destructions injustifiables en décembre et janvier dans le territoire palestinien, Israël a toujours rejeté ces mises en cause.

Plusieurs soldats de Tsahal ayant participé à cette opération affirment à présent que leurs chefs les ont incités à tirer d’abord et à ne se préoccuper qu’ensuite de distinguer les combattants des civils. En conséquence, témoignent-ils, leurs forces se sont ruées dans le territoire enclavé sans retenir leurs tirs.

Selon ces trente soldats, dont les témoignages anonymes ont été recueillis par "Breaking the Silence", la priorité de l’armée était de minimiser ses pertes afin de s’assurer du soutien populaire israélien à l’opération, contrairement à ce qui s’est passé au Liban à l’été 2006.

"Mieux vaut atteindre un innocent qu’hésiter à viser un ennemi" : c’est en ces termes qu’un soldat résume la façon dont il a compris les instructions répétées durant les briefings préliminaires et pendant l’intervention, qui a duré 22 jours.

"Dans le doute, tuez. La puissance de feu était insensée. On arrivait et les explosions étaient hallucinantes. Dès l’instant où on arrivait à nos positions, on commençait à tirer sur tout ce qui était suspect", raconte un autre.

Tsahal a, dans un long communiqué, démenti les accusations "mensongères et diffamatoires, mélangeant rumeurs et on-dit".

"La plupart de ces témoignages sont anonymes et manquent de tout détail précis permettant à la Force de défense israélienne (IDF) d’enquêter et de les confirmer ou de les réfuter", dit ce communiqué.

DES SOLDATS TENUS AU MUTISME

L’armée "regrette qu’une nouvelle organisation de défense des droits de l’homme présente à Israël et au monde un rapport fondé sur des témoignages anonymes et généraux", sans avoir eu la "décence minimale" de lui soumettre auparavant aux fins de vérifications.

L’ONG dispose de financements de la part d’associations israéliennes de défense des droits de l’homme ainsi que des gouvernements britannique, néerlandais et espagnol et de l’Union européenne.

A l’exception d’un sergent prénommé Amir, l’ensemble des soldats parlent sous l’assurance de l’anonymat et leurs visages sont floutés dans les témoignages filmés. La transcription des propos est disponible sur le site www.breakingthesilence.org.il.

L’armée israélienne, qui repose essentiellement sur la conscription, interdit formellement à ses soldats de parler aux médias. Le rapport de 112 pages de "Breaking the Silence" contient le témoignage de trente soldats "ayant servi dans tous les services impliqués dans l’intervention".

"La majorité (...) sont encore en service dans leurs unités et, profondément alarmés par la dégradation morale de l’IDF, se sont tournés vers nous. (Leurs témoignages) suffisent à mettre en doute la crédibilité de la version officielle de l’armée", peut-on lire dans ce document.

Selon une ONG palestinienne, le bilan des combats côté palestinien s’est établi à 1.417 tués, dont 926 civils. Tsahal parle de 1.166 morts dont 295 civils. Côté israélien, dix soldats et trois civils ont péri.

Des rues entières de Gaza ont été rasées pour réduire le risque des tireurs embusqués et des pièges explosifs. Selon les Nations unies, les quelque 600.000 tonnes de gravats commencent à peine à être déblayées, six mois après la fin de l’opération.

DES "INCIDENTS ISOLÉS"

Dans son communiqué, l’armée rejette ces critiques, mais s’engage à enquêter en cas de plainte formelle pour exactions, tout en assurant que ses militaires ont respecté le droit international.

Le ministre israélien de la Défense, le travailliste Ehud Barak, a estimé pour sa part que l’IDF était "la plus morale des armées du monde" et qu’elle se comportait "conformément aux plus hautes normes éthiques".

Le long communiqué de Tsahal reconnaît toutefois "des cas isolés où du tort non intentionnel a été causé à des non-combattants à la suite d’erreurs opérationnelles", que l’armée affirme inévitables dans "des combats complexes et difficiles".

Plusieurs soldats décrivent une procédure de fouille de maisons où des civils étaient forcés à entrer dans des bâtiments suspects devant les soldats. Ils citent plusieurs cas dans lesquels des civils devaient s’avancer tandis qu’un militaire, derrière lui, reposait son fusil sur son épaule.

"Nous n’avons jamais utilisé aucun civil comme bouclier humain", a rétorque à Radio Israël un porte-parole de Tsahal, le colonel Avi Peled. Il assuré que les témoignages sur ce point ne sont que des choses dont les soldats ont entendu parler.

Le rapport évoque également l’emploi sans discernement de munitions incendiaires au phosphore blanc dans les rues de Gaza - ce que Tsahal dément -, des "destructions massives ne répondant à aucune menace directe" et des règles d’engagement "permissives".

"On ne nous disait pas de tirer sur tout ce qui bouge. Mais la consigne générale était : si vous vous sentez menacés, tirez. Ils n’arrêtaient pas de nous dire que c’était la guerre et que, à la guerre, on fait feu à volonté", se souvient un soldat.

Version française Gregory Schwartz et Marc Delteil : http://fr.news.yahoo.com/4/20090715...

18/07/2009

Les iraniens parlent aux Iraniens (ou au veau occidental ?).

Juste réflexion de l'un de nos correspondants.


A -t-on déjà vu une manifestation "d'opposition", dirigée contre un gouvernement en place, en France, en Italie, en Allemagne, en Espagne, par exemple, parsemée de panneaux et d'affiches non pas en français, en italien, en allemand ou en espagnol, mais...en anglais ?... (on speak English à la CGT ?)

En général, lors d'une manifestation sur un sujet national, les manifestants qui veulent rallier...leurs compatriotes ont d'autres préoccupations en tête que de s'assurer que le veau français ou allemand, affalé devant son téléviseur à l'heure de la tété de 20h00 pourra déchiffrer les messages inscrits sur les panneaux brandis à des milliers de kilomètres de chez lui par des gens qui ne parlent pour la plupart que la langue de leur pays.

Or, curieusement, dès qu'il y a une manifestation dans un pays qui est la cible des USA (et de ses minables larbins), dès qu'il se produit un début de "révolution colorée", une émeute "spontanément spontanée" dans un pays qui a le mauvais goût de vouloir rester indépendant, on voit fleurir les affiches rédigées en anglais et imprimées en qualité offset (ceci bien sûr dans l'unique but de s'adresser à des compatriotes dont la langue n'est pas l'anglais...).

Sont-ils bêtes à ce point ? Ne se rendent-ils pas compte que leur compatriotes ne comprennent, dans leur immense majorité, que la langue nationale, et pas l'anglais ?

Et quel fameux hasard qui fait que les correspondants photographes des grandes agences de presse internationales (toutes occidentales, pour ceux qui auraient des trous de mémoire...) tombent généralement sur des banderoles écrites en anglais, pour le plus grand confort visuel et intellectuel des veaux américains, anglais et autres !

Ou alors...nous prendrait-on...pour des cons ?
Non, impossible ! Pas le Figaro quand même ! Pas le Monde !! Pas LIBÉ !!! Pas le Canard !!!! Pas la TÉLÉ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oh ! Je suis vraiment ignoble, parfois je me déteste...


17/07/2009

L’Iran dans le colimateur des Dauphins

War Game en Mer Rouge

L’Iran dans le colimateur des Dauphins par Manlio Dinucci

15 juillet 200- - Depuis Rome (Italie)

Le Dauphin a émergé de l’eau face aux baigneurs en villégiature à Eilat, le port israélien dans le golfe d’Aqabah en Mer Rouge. Ce n’était cependant pas un cétacée, mais un Dolphin, un des sous-marins israéliens armés de missiles nucléaires. La nouvelle a fait sensation. Ce n’est pourtant pas un mystère que les Dolphin croisent en Mer Rouge pour tenir l’Iran sous leur ligne de feu : nous l’avons écrit il y a sept ans. Les trois premiers sous-marins de cette classe, dotés des systèmes de navigation et de combat les plus sophistiqués, ont été fournis à Israël par l’Allemagne, dans les années 90, deux sous forme de don. Sur requête israélienne, aux six tubes de lancement de 533 mm, adaptés aux missiles de croisière à courte portée, on a ajouté dans chaque sous-marin quatre tubes de 650 mm, pour le lancement de missiles de croisière nucléaires à longue portée : les Popeye Turbo, qui peuvent atteindre un objectif à 1 500 kms. Ce sont des missiles dérivés des missiles états-uniens, dont la société israélienne Raphaël et Lokheed-Martin ont réalisé aussi, conjointement, une version pour avions.

En 2010, aux trois sous-marins lanceurs d’engins nucléaires s’en ajouteront deux autres, toujours fournis par l’Allemagne. Ils sont construits par les chantiers Howaldtswerke-Deutsche Werft AG pour 1,27 milliards de dollars, dont un tiers financé par le gouvernement allemand. Le Jérusalem Post confirme que les deux nouveaux sous-marins aussi, dont le sigle est U-212, sont construits selon les “spécificités israéliennes” : ils ont une plus grande vitesse (20 nœuds) et un plus grand rayon d’action (4 500 km) et sont plus silencieux pour pouvoir s’approcher des objectifs sans être identifiés.

Selon les experts militaires, un des trois Dolphins fournis par l’Allemagne, est gardé pour la navigation en mer Rouge et dans le Golfe Persique, l’autre en Méditerranée, et le troisième reste en réserve. Avec l’ajout de deux autres, le nombre de ceux qui sont en navigation, prêts à l’attaque nucléaire, pourra être doublé. Et ceci n’est qu’une partie des forces nucléaires israéliennes, dont le potentiel est estimé à 200-400 têtes nucléaires, avec une puissance équivalente à presque 4 mille bombes d’Hiroshima, et dont les vecteurs se montent à plus de 300 chasseurs états-uniens F-16 et F-15, et environ 50 missiles balistiques Jericho II sur rampes de lancement mobiles. Ces armes et d’autres armes nucléaires sont prêtes au lancement 24h sur 24.

Le gouvernement israélien, qui refuse de signer le Traité de non-prolifération, ne reconnaît pas qu’il possède des armes nucléaires (dont l’existence est reconnue par l’Agence internationale pour l’énergie atomique), mais laisse entendre qu’il les a et peut les utiliser. Ainsi s’explique pourquoi le Dolphin est apparu sous les yeux des baigneurs d’Eilat et pourquoi le Jerusalem Post informe qu’il a transité par le Canal de Suez, au retour d’une manœuvre en Mer Rouge. Comme l’écrit ce même journal, c’est “un signal à l’Iran”. En d’autres termes, une façon de faire comprendre à l’Iran et à d’autres pays de la région, lesquels ne possèdent pas d’armes nucléaires, qu’Israël, par contre, en a et est prêt à les utiliser.

Dernier « signal d’avertissement à l’Iran », la nouvelle, rapportée par Haaretz, qu’hier, deux autres navires de guerre israéliens, le Hanit et le Eilat, ont traversé le Canal de Suez en direction de la Mer Rouge. Le Hanit y avait déjà transité en juin avec le sous-marin Dolphin. Ceci implique un accord israélo-égyptien de fonction anti-iranienne. Les sources militaires israéliennes elles-même parlent d’un « changement de politique », qui permet aux unités de la marine de transiter librement par le Canal. C’est ce qu’a confirmé le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, qui a qualifié de « légitime » l’utilisation militaire du Canal de Suez par Israël, établie par « un accord entre Le Caire et Jérusalem ». Il existe donc une liaison stratégique plus étroite entre la Méditerranée, la Mer Rouge et le Golfe Persique.

Et tandis qu’Israël s’exerce à l’attaque nucléaire contre l’Iran, les leaders du G8 (quasiment tous souteneurs actifs du programme nucléaire militaire israélien) dénoncent « les risques de prolifération posés par le programme nucléaire iranien », dans les documents approuvés à L’Aquila le 8 juillet « au cours du dîner ».

Manlio Dinucci

Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : Geograficamente. Per la Scuola media (3 vol.), Zanichelli (2008) ; Escalation. Anatomia della guerra infinita, DeriveApprodi (2005).


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Source : http://www.voltairenet.org/article161081.html#nh1