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23/08/2010

Centrale nucléaire en Iran et drones bombardiers : Echec et mat à la 3ème guerre mondiale nucléaire et à l 'instauration du Nouvel Ordre Mondial !

Le risque de 3ème guerre mondiale nucléaire est en train de s'éloigner et l'instauration du Nouvel Ordre Mondial est en total échec !

Soyez attentifs à ce qui se passe actuellement entre le bloc Américano/Sioniste et le bloc Sino/Russe.

Le redécoupage du monde a lieu sous nos yeux pour le rééquilibrage des forces armées, les intérêts économiques et géopolitiques des puissances mondiales et ce dans l'intérêt de l'humanité.

Les USA sont en train de retirer leurs armées d'Irak.

Les empires Americano/Sioniste et Anglais, sont en train de s'écrouler pour le bien-être de l'humanité.

Le prétendu axe du bien qui ne sait qu'exporter que des armes, des guerres génocidaires et fratricides dans le monde entier depuis quelques décennies, est en déroute.

Un évènement mondial qui passe inaperçu et que nous ne pouvons que saluer !

Les USA sont ruinés par les guerres que nous participons tous à financer par l'endettement de nos pays respectifs au profit des banques mondiales privées.


Que nous le voulions ou pas, nous sommes en guerre contre les USA, leurs alliés et les promoteurs du Nouvel Ordre Mondial, depuis que l'Europe a été créée, qui a été le premier pas européen vers l'instauration du Nouvel Ordre Mondial.

Sauf incident de dernière minute émanant de l'Etat Sioniste, soyez conscients que nous venons d'échapper à une catastrophe nucléaire planétaire.

L'Iran, une partie du monde arabe et leurs alliés Sino-Russes sont en train de faire échec et mat, au risque de 3ème guerre mondiale nucléaire et à l'Instauration du Nouvel Ordre Mondial en rééquilibrant les forces planétaires.

Ce qui n'est pas rien et quelles que soient vos opinions, nous nous devons de saluer cette victoire dans l'intérêt supérieur de l'humanité.

Comme par hasard, après nous avoir bassinés durant des années avec les risques de détention du nucléaire militaire par l'Iran, les USA reconnaissent que l'Iran ne s'est doté que du nucléaire civil pour permettre d'établir sa souveraineté énergétique.

Et alors ? Tout un flan pour cela ? Tout le monde a droit à l'électricité n'est-ce pas ? Que chacun balaie devant sa porte et ce d'autant plus que notre VRP national - Sarkozy, passe son temps à vendre des centrales nucléaires dans le monde !


Il va falloir que les Illuminati-reptiliens qui avaient l'intention de nous instaurer leur Nouvel Ordre Mondial, en prenant tous les pays en otage, la planète, ses richesses et ce qu'il serait resté de l'humanité après le carnage nucléaire, reviennent nous imposer leur Loi démoniaque dans 3600 ans s'ils sont encore là ! Ce qui n'est pas sûr du tout, car l'humanité est en train de s'éveiller à leur existence occulte  et à ce qu'elle est réellement !

Que vive l'Humanité en Paix dans cette période de grande transformation et de réception d'immenses énergies lumineuses que nous sommes en train de traverser en attendant le saut quantique du 21 décembre 2012.

Retrouvons notre libre-arbitre et notre souveraineté en luttant contre les guerres et la destruction des nôtres, quels qu'ils soient, qui ont droit au respect de leur vie,  dans le plus pur respect des Droits de l'Homme et des Règles Universelles.


 

L'Iran lance sa première centrale nucléaire

Le chargement des 163 barres de combustible dans le coeur du réacteur, sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), devrait s'achever vers le 5 septembre. Il faudra ensuite environ deux mois pour que la centrale de 1.000 mégawatts (MW) puisse être raccordée au réseau électrique fin octobre ou début novembre, selon le porte-parole de l'OIEA Ali Shirzadian.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100821.OBS8790/l-iran-lance-sa-premiere-centrale-nucleaire.html

L'Iran présente son premier drone bombardier

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100822.O...


Il est indispensable que l'Iran ait l'arme nucléaire.

Ahmadinejad n'a peur de personne
dimanche 22.08.2010, 05:05 - La Voix du Nord


Le lancement de la centrale allait forcément de pair avec quelques menaces réciproques.
Entre l'Iran et les États-Unis. Le président Mahmoud Ahmadinejad a lancé les hostilités dans une interview publiée hier par un quotidien du Qatar. Il promet une « riposte à l'échelle planétaire » en cas d'attaque contre son pays.


« Nos options n'auront pas de limites (...) Elles concerneront la planète tout entière », lance-t-il . Une réponse aux États-Unis et à Israël qui affirment régulièrement ne pas exclure une attaque contre l'Iran pour stopper son programme nucléaire controversé.
« Je pense que certains pensent à attaquer l'Iran, notamment au sein de l'entité sioniste, mais ils savent que l'Iran est un rempart indestructible et je ne pense pas que leurs maîtres américains les laisseront faire », dit-il encore. « Ils savent aussi que la gifle iranienne sera dure et douloureuse ! »


Pas de risque ?

De son côté, l'administration américaine n'a pas voulu mettre d'huile sur le feu hier. Elle estime que le démarrage de la première centrale nucléaire iranienne ne représente pas de risque de prolifération. Elle souligne que l'installation est à usage civil et que son fonctionnement est supervisé par l'Agence internationale de l'énergie atomique, avec l'aide de la Russie.
L'aide apportée par la Russie, qui a notamment fourni le combustible, « démontre que l'Iran n'a pas besoin d'avoir ses propres capacités d'enrichissement si ses intentions sont pacifiques », estime un porte-parole du département d'État, Darby Holladay. L'AIEA « a constamment rapporté que l'Iran restait en grave violation de ses obligations », rappelle toutefois le porte-parole de la diplomatie américaine.


15/07/2010

Des guerres civiles en préparation en France et en Europe pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres !

Le conflit Israélo-Paslestinien transporté bientôt en Europe ?

Grandes manoeuvres Juives de séduction à l'égard de l'extrême droite Européenne

 

TERRE ET PEUPLE MAGAZINE - Terre et Peuple Magazine n°44- Eté 2010


Lundi, 05 Juillet 2010 20:21

Au sein de la communauté juive, beaucoup s’inquiètent des sombres perspectives qui s’offrent à elle. En Israël, où l’évolution démographique, compte-tenu des différences de taux de natalité chez les Juifs et chez les Arabes, va donner arithmétiquement à ces derniers, à Qu’adviendra-t-il le jour où cette masse se révoltera violemment ? La situation est tout aussi inquiétante en ce qui concerne la diaspora : en France et dans bien d’autres pays où l’immigration arabo-musulmane progresse sans cesse, les Juifs ressentent un sentiment d’insécurité. A juste titre car ils peuvent s’attendre à courir de graves dangers si l’impact du conflit du Proche-Orient met le feu aux  poudres à l’échelle de la planète, la communauté juive devenant alors la cible de règlements de compte sanglants. Face à ces menaces, qui ne relèvent en rien de la science fiction, certains milieux juifs ont le souci, pour renforcer leur potentiel “militaire” d’autodéfense, de faire flèche de tout bois, y compris en essayant de trouver des alliés – ou plutôt des troupes  supplétives, de style “harkis” – au sein de l’extrême droite européenne. En utilisant un argument simple mais efficace auprès des naïfs : tous ceux qui ont à faire face à la menace arabo-musulmane doivent s’unir à travers le monde, en oubliant d’éventuels griefs qui sont désormais d’importance secondaire.


La stratégie est ancienne. Ceux qui ont vécu l’époque de la guerre d’Algérie peuvent se souvenir de certains faits révélateurs : le soutien apporté par Jean-Marie Le Pen à l’expédition de Suez, à laquelle il participa et qui fut montée pour aider Israël contre l’Egypte ; le rôle, dans le camp “Algérie française”, de Jacques Soustelle, par ailleurs président de l’Alliance France-Israël ; la participation active (et efficace) à l’OAS de Juifs pieds-noirs. Aujourd’hui, avec la présence massive d’immigrés d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire, l’argument de “l’union sacrée” entre Juifs et Européens a pris un poids nouveau (d’autant plus nécessaire qu’après la “grosse bavure” contre les navires cherchant à gagner Gaza Israël bat le rappel de ses fidèles). Cet argument est mis en avant par des gens dont certains sont déjà bien connus au sein de l’extrême droite européenne et dont d’autres méritent de l’être. Car leurs éventuelles dupes doivent être mises en garde. Passons rapidement sur les plumitifs. Après les ouvrages (par ailleurs bien documentés) d’Alexandre del Valle (pseudonyme), qui lui permirent d’être bien accueilli dans divers cercles d’extrême droite (jusqu’au jour où l’on apprit qu’il était invité à prendre la parole aux réunions du B’naï B’rith…), après La nouvelle question juive de Guillaume Faye (2007), qui sema la consternation chez ses plus vieux amis, après le soutien constant apporté à Israël par une presse dite “de droite” – dont le fleuron est sans doute Valeurs actuelles, sous la houlette d’un François d’Orcival qui cherche depuis si longtemps à faire oublier ses engagements de jeunesse une offensive d’une tout autre ampleur est désormais engagée. Il s’agit de l’opération Zemmour. Ce journaliste, qui a participé le 13 février 2002, avec Michel Gurfinkiel (de Valeurs actuelles), à une réunion de la loge “France” du B’naï B’rith, est une plume vedette du Figaro et un chroniqueur quotidien très écouté de RTL. Il a le grand mérite d’énoncer sans complexe quelques vérités simples concernant l’immigrationinvasion.Par exemple, dans Petit frère (un roman axé sur l’assassinat d’un jeune juif par un jeune arabe, ami d’enfance), il décrit ainsi la France : “Un pays d’Arabes et de Noirs. Des millions et des millions. Ils tirent la France vers le bas. Avec eux, on devient un pays du tiers-monde. Les Français ont peur d’eux. Ils n’osent plus rien leur dire”. Ce qu’il résume par une formule-choc : “Nous vivons la fin de l’empire romain” (Actualité juive, 9 novembre 2006). Tout cela est évidemment bien vu et il est utile de le dire. Mais…


La bonne question est : pour qui, pour quoi roule Zemmour ?


Il rappelle volontiers ses origines : “Mes ancêtres étaient des Juifs berbères” (RMC, 7 janvier 2008). Sa famille séfarade installée en France lors de la guerre d’Algérie, il a vécu son enfance et sa jeunesse à Drancy au coeur de la communauté juive locale, en faisant toutes ses études dans des établissements confessionnels donnant une éducation juive traditionnelle.


Il a appliqué le principe d’endogamie, vital pour toute communauté, en épousant une séfarade, Mylène Chichportich. Il ne cache pas ses liens sentimentaux forts avec sa communauté d’origine (ce qui est bien normal). Lorsque a couru le bruit que ses déclarations fracassantes allaient provoquer sa déchéance professionnelle, on a vu se mobiliser beaucoup de gens, en particulier sur le net, pour signer des pétitions de soutien en sa faveur. Est-ce pour cette raison que Zemmour n’a subi finalement aucun ennui ? Nous n’aurons pas la naïveté de le croire. Nous pensons qu’il y a une “opération Zemmour destinée à susciter au sein de la droite de la droite une sympathie pour le message qu’incarne Zemmour : face à l’immigration-invasion, union sacrée des Européens, des Américains et des Juifs (Israël étant “le bastion de l’Occident” face à l’islam, qu’il faut donc soutenir inconditionnellement).


Ficelle assez grosse, qu’a raison de pointer du doigt Henry de Lesquen : “Zemmour est la sucrette qui fait passer le poison de l’idéologie dominante. (…) Il est devenu une « icône » pour la droite de la droite, pour une foule de braves gens qui s’imaginent sans doute que le salut vient encore aujourd’hui des juifs, comme il y a 2 000 ans”. Qui en profite ? “Le système dans son ensemble, qui a missionné le berger Zemmour pour conduire les brebis de la droite dans les filets du politiquement correct” (La voix des Français, mai 2010).


Sur le plan purement politique, l’opération de séduction fonctionne bien. Assurée par des relais au sein de mouvements d’extrême droite. Ainsi Fernand Cortès, tête de liste dans l’Aude d’une Ligue cache sexe du Bloc Identitaire aux dernières élections régionales a signé la pétition “Raison garder” lancée par des sionistes “de droite”. Il explique ainsi la position du Bloc Identitaire : “Ses relations avec la communauté juive sont bonnes (je suis bien placé pour en parler car je suis à l’origine de leur développement) et elles deviennent excellentes car de très nombreux Juifs deviennent sympathisants du BI et le soutiennent résolument”. Interrogée par des militants au sujet de cette déclaration, la direction du Bloc est restée muette. Qui ne dit mot consent…


Au Front National, Marine Le Pen, elle, a annoncé la couleur : elle est membre du groupe Europe-Israël au Parlement européen, a souhaité (en vain jusqu’à présent) faire pèlerinage en Israël et, si l’on en croit Marc George, ex-secrétaire général d’Egalité et Réconciliation, le mouvement d’Alain Soral, celui-ci a mis en contact Marine avec Gilles-William Goldnadel, ultra-sioniste et “agent israélien notoire” (Rivarol, 14 mai 2010). Quant à Bernard Antony – brouillé avec le FN en raison de certaines prises de position de Marine – il n’a jamais caché qu’en tant que chrétien il était fondamentalement attaché aux sources juives du christianisme – ce qui est parfaitement logique.


Le plus important n’est sans doute pas là. Il est dans le travail d’influence mené par certains agents d’Israël dont le prototype est un certain Patrick Brinkmann. Celui-ci, officiellement citoyen germano-suédois, dispose de fonds très importants censés provenir de sa (grosse) fortune personnelle…


Il a commencé par bien cacher son jeu. Après avoir assisté à la Table Ronde de Terre&Peuple en 2006 et s’être déclaré très favorablement impressionné par cette réunion, Brinkmann avait manifesté la volonté de créer une structure de liaison et de coordination entre le plus grand nombre possible de mouvements identitaires européens, baptisée Kontinent Europa Stiftung (“Fondation Continent Europe”), qui devait prendre l’initiative d’activités internationales axées sur l’identité européenne (voir Terre&Peuple Magazine, n° 32, été 2007). Cette initiative parut tout à fait sympathique et fut donc approuvée par Terre et Peuple, en France, le Thule-Seminar en Allemagne, TierrayPueblo en Espagne. Mais lorsque les dirigeants de ces mouvements proposèrent d’organiser une première rencontre européenne destinée à faire connaître la KES, Brinkmann tergiversa longuement. Tout en manifestant progressivement, en contradiction avec ses premières déclarations, des prises de position tellement ambiguës qu’on pouvait se poser des questions sur ses véritables motivations.


Si bien que Pierre Vial (Terre et Peuple) et Pierre Krebs (Thule-Seminar) décidèrent de rompre leurs relations avec lui. Tout s’éclaira récemment lorsque Brinkmann annonça son intention de financer largement, en Allemagne, certaines campagnes électorales de mouvements “de droite” très hostiles à l’islam, à condition que les organisations profitant de ses largesses affichent leur soutien à Israël. Il a explicité son point de vue en déclarant à une agence de presse : “Notre culture européenne est judéo-chrétienne (…) C’est une chance que le destin des juifs et des chrétiens soit entrelacé (…) J’ai visité Israël, je suis allé à Yad Vashem non comme un touriste mais pour pleurer. (…) Le judaïsme va de pair avec la culture européenne”. Dans la foulée, il a annoncé qu’il organisait pour 2011 un “pèlerinage européen” à Jérusalem, car il faut “une entente entre l’Europe et Israël pour leur survie”. Brinkmann a noué des rapports suivis avec les animateurs de mouvements d’extrême droite dans divers pays (entre autres, en Autriche et en Espagne, comme cela vient d’être révélé dans ce pays par une revue à grand tirage qui est l’équivalent de Play-boy…), en annonçant vouloir financer leurs campagnes électorales (il a la réputation d’être riche, mais on peut se demander quelle est la véritable origine de ces fonds…). Quel sera, pour ces mouvements, le prix politique à payer ?


Car certains mouvements dits “populistes”, dont les succès électoraux révèlent – et c’est une très bonne chose en soi – une volonté populaire de résister à l’invasion immigrée, se révèlent par ailleurs très perméables à l’influence sioniste. Aux Pays-Bas, le Parti pour la Liberté est en constante progression aux élections. Son chef, Geert Wilders, est allé prêcher aux États-Unis en faveur d’une “alliance des patriotes face à la montée du péril islamiste”. Il a déclaré à New-York en novembre 2009 : “Je viens en Amérique avec une mission. (…) Je soutiens Israël (…) parce que c’est notre première ligne de défense? (…) J’ai vécu dans ce pays et je l’ai visité des douzaines de fois (…) Israël est un phare, une lumière dans l’obscurité de l’Orient, la seule démocratie. La guerre contre Israël est une guerre contre l’Occident”.


Bien entendu ce message a été abondamment relayé en France, sur internet, par les sites sionistes, qui font le forcing pour convaincre les identitaires européens de faire “l’union sacrée”.
Parfois en des termes inouïs, qui devraient normalement tomber sous le coup de la loi (mais…). Ainsi, un fou furieux utilisant le pseudo (transparent pour un séfarade) de Charles Dalger appelle au massacre de ceux qu’il appelle les “nazislamiste” (un terme, repris par d’autres agitateurs, dont le caractère obsessionnel est révélateur).


Par ailleurs il y aurait beaucoup à dire sur les relations de chefs de mouvements d’extrême droite, en Autriche, en Italie, au Danemark avec des agents d’influence sioniste.

Soyons bien clairs : est évidente, indiscutable, impérative la nécessité de lutter par tous les moyens contre l’invasion-immigration et nous mettons toute notre énergie dans ce combat pour l’identité et la survie des peuples européens. Mais en étant lucides. Et donc en refusant de nous laisser piéger et manipuler pour servir de troupes d’appoint pour la défense des intérêts juifs, c’est-à-dire une cause qui, légitimement, est celle des Juifs mais qui n’est donc pas la nôtre.


PIERRE VIAL

http://www.terreetpeuple.com/terre-et-peuple-magazine/terre-et-peuple-magazine-n44-ete-2010/grandes-manoeuvres-juives-de-seduction-a-l-egard-de-l-extreme-droite-europeenne.html

Bruits de bottes à la frontière nord de l’Iran

Article placé le 28 juin 2010, par Agata Kovacs (Genève)

Depuis la traversée du Canal de Suez par une armada de navires de guerre, il semble indéniable que l’on assiste à un renforcement des dispositifs militaires américains et israéliens autour de l’Iran, ce qui pourrait indiquer la préparation d’une opération contre les infrastructures nucléaires du régime de Téhéran.

pasdaran

Selon l’agence officielle iranienne Fars, des hélicoptères israéliens auraient, les 18 et 19 juin dernier, « déchargé des équipements destinés à attaquer un Etat musulman l’aéroport de Tabuk en Arabie Saoudite », ce qui confirme l’information du Sunday Times que nous avons mentionné dans notre article du 20 juin dernier, qui rapportait que l’Arabie Saoudite aurait accepté d’ouvrir son espace aérien aux appareils israéliens en vue d’une frappe possible contre l’Iran.

Autre fait intéressant, le brigadier-général Medhi Moini, chef du corps des Pasdaran (Corps des Gardiens de la révolution islamique) dans la province iranienne d’Azerbaïdjan, a fait officiellement savoir, le 22 juin dernier, qu’il mobilisait ses troupes dans la région « en raison de la présence de forces américaines et israéliennes le long des frontières occidentales de l’Iran ».

De longs convois de chars, de matériel d’artillerie, de batteries de DCA et d’unités d’infanterie ont été aperçus sur les routes qui mènent vers la frontière de l’Iran avec l’Azerbaïdjan. Ces forces militaires auraient même été déclarées « en état de guerre »

nordiran

Le brigadier-général Medhi Moin a également ajouté « que certains pays européens compliquaient la situation en fomentant des troubles ethniques dans ces régions de la frontière nord de l’Iran afin de déstabiliser toute la région ».

D’autres sources de renseignement indiquent qu’Israël a récemment envoyé un grand nombre de chasseurs-bombardiers vers des bases en Azerbaïdjan, via la Géorgie, pour épauler des forces américaines déjà stationnées dans ce pays d’Asie centrale.

Pour le moment, les autorités azéries n’ont pas réagi à ces informations en provenance d’Iran, ni à la concentration de forces israéliennes sur son territoire.

L’État hébreu entretient une collaboration économique et militaire étroite avec la Géorgie, alliée stratégique et économique de l’Arménie, et une entente cordiale avec l’Azerbaïdjan, bien que ces deux États se trouvent en situation quasi conflictuelle permanente.

Ces informations, qui doivent encore confirmées, peuvent laisser penser que l’Azerbaïdjan remplacerait la Turquie voisine, qui a fermé son espace aérien aux avions militaires israéliens depuis le 31 mai dernier, comme l’une des bases de lancement d’une offensive militaire contre l’Iran.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

13/06/2010

Le Mossad aurait utilisé Al-Qaïda dans les attentats du 11 septe mbre, selon le journaliste Alan Hart (vidéo)

Plus une semaine ne passe désormais sans qu’un témoignage ne vienne alimenter la thèse de l’implication des services israéliens dans les évènements du 11 septembre.

mossad

Aujourd’hui, c’est le journaliste et écrivain Alan Hart, ancien reporter de la BBC et spécialiste du Moyen-Orient pour la chaine ITN, qui nous explique comment « depuis l’instant même où Israël est né, ses agent ont tâché d’infiltrer tous les gouvernements arabes, chaque organisation militaire arabe et chaque groupe terroriste arabe, quel qu’il soit ». Ainsi, selon Hart, les sionistes et les néoconservateurs auraient utilisé Al-Qaïda dans le 9/11 pour leurs intérêts respectifs. Une théorie qui renforce l’information publiée il y a un peu plus d’un an par le quotidien algérien Ennahar, qui affirmait que l’Etat hébreu entraîne des terroristes liés à l’organisation de Ben Laden sur son territoire.

Agata Kovacs, Mecanopolis

http://www.dailymotion.com/video/xdkytg_alan-hart-9-11-et...


Alan Hart, 9/11 et Mossad
envoyé par Mecanopolis.

Merci à « Druide » pour son travail de traduction.

Transcription de l’entretien :


Alan Hart: Je vais briser une règle à présent. Je veux dire, vous avez mentionné le 11 septembre. En principe je n’en parle pas en public parce que cela fait de vous une cible pour des attaques et de fausses accusations d’antisémitisme et tout le reste, n’est-ce pas?


Kevin Barrett: Je l’ai certainement remarqué.


Hart: Donc, d’entrée de jeu, j’ai gardé mes distances par rapport à ça, car cela leur donne un thème sur lequel ils vont se concentrer, et ils peuvent alors détourner l’attention de votre message principal. Mais, puisque vous l’avez mentionné, je vais vous dire ce que je crois sincèrement. Je pense que cela a probablement commencé comme une opération d’un groupe musulman, d’accord? Mais je pense que cela fut très rapidement infiltré par des agents du Mossad. Ceci n’est pas un secret – je l’explique en détail dans mon livre : depuis l’instant même où Israël est né, ses agent ont tâché d’infiltrer tous les gouvernements arabes, chaque organisation militaire arabe et chaque groupe terroriste arabe, quel qu’il soit. Donc, ils auraient certainement infiltré celui-là (les terroristes du 11 septembre). Et je suppose qu’à un moment au début ils ont dit aux « traîtres » dans la CIA, « Ce complot est en marche, que devons-nous faire? » Et les sionistes et les néo-conservateurs ont dit : « Utilisons-le ! ».


Ce qui est sûr et certain dans tout ça, je crois, c’est que les tours jumelles ont été abattues par une explosion contrôlée au sol, pas par les avions. Maintenant, je vous dirai en passant que parmi les amis que j’ai certains sont consultants pour l’une des plus importantes firmes d’ingénierie civile et de construction au monde. Je ne vais pas la nommer. Mais ils ont étudié les films et ils ont conclu qu’il n’y a absolument aucun doute que les avions ont été abattus … Désolé, que les tours ont été abattues par une explosion contrôlée au sol. Et puis nous avons le film de ce qu’on appelle souvent les « cinq Israéliens dansants ». Saviez-vous cela Kevin ?


Barrett: Je le sais certainement. Ils célébraient les attentats. Ils avaient mis en place des caméras avant les attentats et ils se claquaient dans leurs mains en l’air ["high five"] et allumaient leur briquet en étant placés juste devant les tours jumelles.


Hart: C’est exact. Mais le fait à remarquer est qu’ils avaient tous des téléphones portables. N’est-ce pas?


Barrett: C’est exact.


Hart: Ils ont d’abord été signalés comme étant des musulmans. Saviez-vous cela?


Barrett: Euh … Moyen-Orientaux est le « code » pour les Israéliens …


Hart: Bon, Moyen-Orientaux. Mais ça donnait l’impression qu’ils étaient musulmans – qu’ils étaient les méchants.


Barrett: C’est exact.


Hart: Donc, le FBI les a pourchassé, et ces cinq gars ont fui pour éviter d’être arrêtés. Mais ils ont finalement été capturés et ont été arrêtés. Et devinez quoi. Ils étaient tous des agents du Mossad.


Barrett: Cela a été confirmé par [la revue] The Forward.


Hart: C’est exact. C’est un fait établi. Alors cela débouche sur la question : que faisaient-ils là? Cela indique qu’ils savaient, ou à tout le moins, qu’ils savaient que les attaques allaient se produire. Il n’est pas impossible – et c’est Alan Hart qui spécule ici – que les avions aient été équipés de transpondeurs, et que ces gars-là ont dirigé les avions vers leur cible avec leur portable. Ce n’est pas impossible.


Barrett: Je suppose que ça n’est pas impossible. Il y a certainement toutes sortes d’autres possibilités, mais l’hypothèse d’avions guidés à distance est très probable, considérant que, si l’on avait prévu une démolition très complexe de trois gratte-ciels – et s’agissant là des trois plus grands bâtiments au monde à être détruits par démolition contrôlée -, il fallait bien s’assurer qu’ils soient percutés [par un objet quelconque] pour justifier leur destruction.


Hart: Et n’est-ce pas le cas, Kevin, que plusieurs de vos meilleurs pilotes ont effectivement dit que cela aurait été une tâche extrêmement difficile que de diriger ces avions pour qu’ils percutent ces bâtiments.


Barrett: Eh bien, c’est vrai. J’ai reçu un certain nombre de pilotes qui sont membres des Pilotes pour la vérité sur le 11 septembre à mon émission, et ils ont dit que la vitesse mesurée de l’avion, qui, lorsqu’il a heurté la tour Sud, était proche de 600 miles à l’heure au niveau de la mer, est une vitesse à laquelle… enfin certains d’entre eux disent que ces Boeing 767 ne pouvaient nullement atteindre cette vitesse au niveau du sol. Ils auraient été réduits en pièces à une vitesse sensiblement inférieure à celle-ci par la pression de l’air au niveau de la mer, qui est beaucoup plus dense. Mais, en tout cas, [ils affirmaient] que nulle personne saine d’esprit pourrait prétendre qu’il soit possible de guider un avion à cette vitesse au niveau de la mer et de percuter ces objectifs de la façon dont ils l’ont fait.


Hart: Donc, la spéculation qu’ils ont été équipés d’une sorte de transpondeur et qu’ils ont été appelés vers leur cible par voie électronique n’est pas totalement irrationnelle?


Barrett: Euh … Eh bien non, ça ne l’est pas, en fait, il est même un peu douteux que des avions de passagers normaux soient capables de le faire avec une telle constance et à une telle vitesse. Dans tous les cas, il semble très douteux que des pilotes qui ne pouvaient même pas piloter en solo un Cessna aient pu accomplir ces prouesses incroyables pour atteindre leurs cibles.


Hart: Eh bien, [il y a] cela et deux autres choses Kevin. Nous savons qu’en fait au moins six, voire neuf des présumés pirates de l’air qui sont prétendument morts sont en fait bien en vie … et habitent quelque part …


Barrett [l'interrompt]: Eh bien, c’est vrai. Et c’est confirmé par l’article de Jay Kolar « What we now know about the 9/11 hijackers » ( »Ce que nous savons maintenant sur les pirates de l’air du 11 septembre »), qui a été publié, en fait, dans un volume paru chez un éditeur scientifique européen de premier plan [Research in Political Economy, vol. 23, Elsevier, 2006]. Il est étonnant que toute la littérature académique soit tellement à sens unique. Il n’y a pas de contre-littérature de niveau académique à l’exception de …


Hart [l'interrompt]: Sauf pour dire « Comment osez-vous être à ce point antisémite ?!? ». C’est la seule contre-littérature.


Barrett: Exact, exact. Et puis il y a aussi la contre-littérature de Cass Sunstein publiée dans la [revue] Harvard Law Review. C’est un diplomé de Harvard qui est maintenant conseiller d’Obama, qui a écrit un article sur la façon de traiter avec ces terribles théories du complot et il a défendu l’idée que le gouvernement devrait infiltrer ces groupes et répandre toutes sortes d’informations variées afin de »diffuser de la diversité cognitive » dans ces groupes et, qu’à terme, il pourrait être nécessaire de rendre illégales les théories du complot.


Hart: Oui, bien sûr, mais un autre indicateur assez effrayant, est que nous savons que Wolfowitz et Perle ont écrit ce document, dont le nom m’échappe pour le moment…


Barrett: « Rebuilding America’s Defense » [PNAC]? [Reconstruire la défense de l'Amérique, document du Projet pour le nouveau siècle américain]?


Hart: Oui… mais quand ils étaient conseillers de Netanyahu ….


Barrett: C’est le document « Clean Break ».


Hart: C’est celui-là, le document « Clean Break ». Et la stratégie était de se débarrasser de Saddam Hussein, de faire reculer la Syrie et d’attaquer l’Iran. Tout cela est du domaine public. Mais nous savons aussi que M. Wolfowitz, à un moment parlait de la nécessité d’un incident à la Pearl Harbor.


Barrett: Eh bien c’est vrai, Wolfowitz était obsédé par la valeur stratégique de Pearl Harbor. Il avait parlé de la façon dont les nazis croyaient qu’ils auraient gagné la Seconde Guerre mondiale s’ils avaient eu un tel incident à la Pearl Harbor pour rallier la population.


Hart: Oui, tu vois, je crois que la guerre en Irak — j’ai écrit cela dans mon livre –, je crois que les deux principaux moteurs de la guerre ont été Wolfowitz et Perle. Je crois qu’ils ont ensuite été supportés et approuvés par celui que j’ai appelé « Dr Strangelove » (Dr Folamour) — vous pouvez deviner de qui il s’agit, c’est le vice-président Dick Cheney –, et [par] l’ensemble des néo-conservateurs. Vous voyez, ce n’était pas une guerre pour le pétrole. Les gens disent que c’était une guerre pour le pétrole. J’ai parlé avec les dirigeants des pétrolières — puisque je connais bien certains d’entre eux — et ils m’ont dit: « Alan, ne soyez pas insensé : l’industrie pétrolière a besoin de stabilité! Elle n’a pas besoin de ce genre de bouleversements ». Et je pense que c’est exact.


Barrett: Ça l’est. James Petras a fait valoir cet argument de façon tout à fait convaincante. Je pense que le seul contre-argument valide est que ce n’est pas tant le pétrole mais la géostratégie à long terme basée sur le pétrole qui rendait cela important d’occuper ces régions du monde.


Hart: Israël avait un autre objectif stratégique à plus long terme. Il fallait se débarrasser de Saddam Hussein parce qu’il représentait la seule menace potentielle — je répète, menace potentielle — ou défi pour la domination complète de la région par Israël.


Barrett: C’est un très bon point. Et maintenant, il a été éliminé, l’Irak a été décimée et empoisonnée et les intellectuels, scientifiques et techniciens ont été pourchassés et tués par le Mossad…


Hart [l'interrompt]: Et se dirige sans doute vers la guerre civile.


Barrett: L’Irak a été supprimée en tant qu’antagoniste potentiel d’Israël il y a très longtemps. Et maintenant, ils veulent utiliser les militaires américains pour aller contre l’Iran.


Hart: Vous voyez, c’est fascinant, Kevin. Je crois vraiment — et je crois vraiment — que l’Iran n’est pas le moindrement intéressé à se procurer des bombes nucléaires. Mais imaginons qu’ils en ont 4, 5 ou 6 ou peu importe, pensez-vous qu’il soit possible qu’ils lancent une première attaque contre Israël? Bien sûr qu’ils ne le feraient pas! Parce que s’ils le faisaient, la totalité de l’Iran serait dévasté et anéanti, et ils ne sont pas stupides. Et la raison pour laquelle les Israéliens font tout un cinéma en Iran c’est afin de détourner l’attention – publique et politique – de la colonisation sioniste et du génocide en cours en Palestine.


Barrett: C’est exactement ce que certains de mes invités récents ont dit. Gordon Duff qui était à mon émission il y a une semaine ou deux, fait partie d’un groupe de militaires américains à la retraite qui avertissent que les Israéliens veulent fuir en avant en provoquant une guerre au Moyen-Orient plus étendue en vue justement de masquer leurs traces non seulement en ce qui concerne le nettoyage ethnique de la Palestine mais aussi en ce qui concerne le 11 septembre. Alan Sabrosky, qui est un ami de Gordon Duff, est très respecté et accompli…


Hart [l'interrompt]: Ouais je connais Alan, je le respecte, oui.


Barrett: Il a déclaré carrément que c’est juste une simple évidence, comme vous le savez, qui saute aux yeux, que le Mossad est derrière le 11 septembre. Et donc ces gens nous avertissent qu’Israël est susceptible de lancer une nouvelle attaque contre les États-Unis, encore une fois pour provoquer une autre guerre plus étendue au Moyen-Orient …


Hart [l'interrompt]: une attaque sous faux pavillon …


Barrett: Exact, pour être absous de leur responsabilité dans le 11 septembre et avoir des troupes là-bas cette année.


Hart: La théorie des conspirateurs est: Israël ne peut attaquer l’Iran tout seul. Donc, il serait nécessaire d’orchestrer une opération sous fausse bannière de manière à forcer et entraîner les États-Unis dans cette guerre.


Barrett: Exactement.

(…)

 

06/06/2010

Quand des Israéliens démontent le mythe sioniste

Par l'Union Juive Française pour la Paix

 

DébatsQuand des Israéliens démontent le mythe sioniste -Note de lecture

le 13/12/2008 00:54:10

 

On ne sortira pas de la fuite en avant criminelle de la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens sans une forme de rupture avec le sionisme. Depuis quelques années, une critique radicale émanant de diverses personnalités israéliennes s’attaque à cette idéologie. En effet en Israël, l’éducation, l’histoire, la loi, la propriété, la façon de penser, l’air qu’on respire, sont sionistes. Il est interdit de douter. Et pourtant, certain-e-s s’échappent. Ils/elles sont journalistes, écrivain-e-s, cinéastes ou historien-ne-s. Ils/elles ont parfois fait de la politique dans les partis de gauche avant de rompre. Ils/elles passent une partie de leur temps à l’étranger comme 15% de la population. Ils/elles s’appellent Amira Hass, Michel Warschawski, Ilan Pappé, Nurit Peled, Gideon Levy, Avi Mograbi, Idith Zertal …

Deux livres très différents sont sortis en 2008. Ce sont
«Vaincre Hitler» d’Avraham Burg et «Comment le peuple juif fut inventé» de Shlomo Sand (l’un et l’autre édités par Fayard). Deux livres très différents mais indispensables pour comprendre et donc pour combattre l’oppression.


Une critique radicale venue de l’intérieur.


Avraham Burg n’est pas «l’un des nôtres», ce qui a parfois indisposé des militant-e-s engagée-e-s pour
la Palestine. Il est un pur produit de l’establishment sioniste. Son père, Yossef Burg, a été le représentant du principal parti religieux dans divers gouvernements israéliens de 1951 à 1986. Il fut un des deux ministres opposés à la pendaison d’Eichmann. C’est plus tard que le Parti National Religieux est devenu un parti d’extrême droite, fer de lance des colons fanatiques. Avraham a grandi dans l’univers protégé des enfants de dirigeants. Il a été un des politiciens en vue du parti travailliste, président de l’agence Juive et président de la Knesset (le Parlement israélien). Dans le monde sioniste, les ruptures, partielles ou totales viennent souvent d’en haut à l’image de Nahum Goldman ou Théo Klein (qui ont dirigé le Congrès Juif Mondial pour l’un et le CRIF pour l’autre). Burg a brusquement rompu. Il a quitté toutes ses fonctions officielles. Il a redécouvert le judaïsme combattant pour l’émancipation. Il songe aujourd’hui à créer un grand parti de gauche qui déborde le parti travailliste et le marginalise. Expérience probablement vouée à l’échec vu l’état de la société israélienne.

Le livre de Burg fourmille de «perles» révélatrices de l’état d’esprit sinistre et cynique des dirigeants sionistes. Ainsi
Abba Eban qui fut pendant des années le ministre des affaires étrangères (et devint une «colombe» à la fin de sa vie) a déclaré en réponse à une question de l’ONU après la guerre de 1967 qu’il était hors de question qu’Israël retourne aux «frontières d’Auschwitz» (la ligne verte de 1949). Ainsi quand les troupes de Sadate attaquent sur le canal de Suez en 1973, Moshé Dayan compare cette attaque à «une destruction du troisième temple». Quand l’armée Israélienne attaque l’OLP à Beyrouth en 1982, Menachem Begin déclare : «j’ai eu le sentiment d’attaquer le bunker d’Hitler». Le même Begin dira que l’alternative à l’invasion du Liban, c’est Treblinka. Ehud Barak est tout aussi pitoyable quand il affirme lors de l’anniversaire de l’insurrection du ghetto de Varsovie : «les soldats israéliens sont arrivés 50 ans trop tard».

Burg dissèque la mentalité israélienne qui produit l’occupation et la négation de l’autre : «Israël est tombé dans le piège du destin. Nous sommes les bons et eux les ennemis ultimes. Plus l’adversaire est méchant, plus nous sommes bons». Il décrit la dérive raciste de sa société où les graffitis : «mort aux Arabes» ou «Pas d’Arabes, pas d’attentats» pullulent en toute impunité. Face à la propagande incessante qui assimile les «Arabes» aux Nazis, Burg s’interroge au contraire sur l’ancienne victime devenue bourreau : «sommes-nous totalement happés par cette effroyable ressemblance avec nos bourreaux ?»


Dans le processus qui l’a conduit à la rupture, il y a une part d’histoire familiale. La mère d’Avraham appartenait à une famille installée en Palestine depuis plusieurs générations à Hébron. En 1929, c’est la première révolte palestinienne contre la colonisation sioniste. 67 Juifs sont tués à Hébron. La mère d’Avraham fait partie des rescapé-e-s grâce à une famille palestinienne qui a caché les siens. Plus de 60 ans plus tard,
Avraham rencontre cette famille de «Justes» pour reprendre la terminologie appliquée à celles et ceux qui ont sauvé des Juifs pendant la guerre mondiale. Cet épisode et cette rencontre ont sûrement été déterminants dans son désir d’une vraie paix basée sur l’égale dignité. Comme avant lui le philosophe Yeshayahou Leibowitz qui, épouvanté par les conséquences des conquêtes de 1967, a
été le premier à parler de judéo-nazisme, Burg considère que «la mise sous tutelle de millions de personnes signifie la remise en cause de l’essence juive».
Burg est très sévère avec l’instrumentalisation du génocide nazi. Le titre du livre «Vaincre Hitler», c’est en finir avec la victimisation, avec la célébration morbide, c’est refuser l’idée que la mémoire d’un massacre puisse légitimer la conduite d’une société. Dans son livre «La Nation et la Mort», l’historienne Idith Zertal aboutit à la même constatation. Burg constate : «nous nous conduisons comme si la Shoah est notre monopole». Il remarque d’ailleurs que beaucoup d’Israéliens nient le génocide arménien de peur que celui-ci ne porte ombrage au seul génocide valable à leurs yeux : celui des Juifs. « Halte au judaïsme craintif et au sionisme paranoïaque ! » conclut-il. Toujours sur l’idée que le souvenir des génocides appartient à tout le monde pour qu’ils ne se reproduisent pas, Burg rappelle un génocide oublié, celui de la quasi-totalité du peuple Herero en Namibie, par le colonialisme allemand. Personne n’a condamné ce crime à l’époque. Un des criminels était le père de Goering.

Burg fait l’éloge de
Marek Edelman, commandant en second de l’insurrection du ghetto de Varsovie, toujours vivant, toujours bundiste et hostile à l’Etat d’Israël. Il s’élève contre toutes les tentatives de rayer Edelman de l’histoire parce qu’il est antisioniste.

Burg qui est profondément croyant propose qu’on vide la religion juive de tout texte qui pourrait être exploité à des fins de colonialisme ou de haine. Et il souhaite que les autres religions fassent de même. Vaste programme … À l’inverse des lectures intégristes des textes sacrés, il met en avant l’idée de la responsabilité de chaque être humain vis-à-vis de ses actes.



Quand Shlomo Sand dissèque la mythologie sioniste.


Sand est un historien dont la famille a fui
la Pologne. C’est un homme de gauche, étranger à la religion. Il a fait une partie de ses études à Paris avec Pierre Vidal-Naquet qui a préfacé son livre précédent : «Les mots et la terre, les intellectuels en Israël».

Dans les conférences où il présente
«Comment le peuple juif fut inventé», Sand s’excuse à l’avance du nombre de notes qui accompagnent son livre. Il sait que celui-ci, qui est déjà un best-seller en Israël, sera l’objet de très vives critiques et il tient à préciser ses sources et ses recherches.

L’idée centrale du livre de Sand est la suivante. Pour créer l’Etat d’Israël et pour l’amener dans la situation actuelle,
les sionistes ont dû tout fabriquer : une histoire, une identité, un peuple, une mentalité, des valeurs. Mais fondamentalement, tout est plus que discutable. L’histoire antique est très largement légendaire. Et surtout, il n’y a eu ni exil, ni retour : les Juifs ne sont pas massivement partis au moment de la destruction du temple par Titus. Autrement dit, les descendants des Hébreux de l’Antiquité sont essentiellement les Palestiniens. Ben Gourion lui-même a écrit (avec Ben Zvi, le futur président d’Israël) en 1918 que ces «fellahs» étaient probablement des descendants de Juifs et qu’ils s’intègreraient au projet sioniste. Il a changé d’avis après la révolte palestinienne de 1929 en se ralliant à l’idée de les expulser.

Sand explique longuement que les Juifs d’aujourd’hui sont les descendants de convertis de différentes époques.


On peut discuter sur le titre provocateur du livre de Sand. Y a-t-il oui ou non un peuple juif ? On peut discuter sur l’origine Khazar des Ashkénazes par rapport à l’hypothèse de l’origine ouest-européenne ou sur ce qu’il écrit du marxisme. Mais pour toutes celles ou ceux qui considèrent à juste titre que le sionisme est une idéologie criminelle pour les Palestiniens et suicidaire à terme pour les Israéliens, le livre de Sand est fondamental : le cœur de l’histoire telle que les sionistes la racontent (l’exil, le fait que la diaspora soit une parenthèse et que la création d’Israël permette aux Juifs de retourner dans le pays de leurs ancêtres et de reconstituer le royaume unifié),
toute cette fable est FAUSSE et sciemment inventée pour justifier un projet colonial. Et c’est un argument fondamental dans la lutte idéologique opiniâtre que nous devons mener contre les ravages du sionisme.

«C’est le nationalisme qui crée les nations et non pas l’inverse»
a écrit Ernest Gellner (un théoricien de la modernité mort en 1995). Dans le cas du sionisme, il a dû créer au départ une histoire «politiquement correcte» des Juifs.

Avant l’apparition du sionisme, des historiens juifs allemands, très inspirés par les idées «raciales» de l’époque, se mettent à imaginer que les Juifs seraient un peuple-race. Idée plus tard partagée par les Nazis avec les conséquences que l’on sait. Les concepts de races aryenne, sémite etc… sont tout aussi stupides et inexacts que dangereux.


Dans leur grande majorité, les fondateurs du sionisme n’étaient pas croyants. Certains étaient même farouchement antireligieux, considérant les rabbins comme les représentants d’une forme d’arriération. Au contraire, pendant très longtemps, les religieux orthodoxes ont été hostiles au sionisme. Encore aujourd’hui, un courant religieux comme les Nétouré Karta condamne le sionisme comme hérétique, comme porteur de l’idée (fausse à leurs yeux) que le Messie, c’est l’Etat d’Israël. C’est à partir de 1967 que le courant national-religieux, reprenant les théories du rabbin Kook, s’est rallié au sionisme et au colonialisme. Ce courant représente aujourd’hui près d’un quart de la société israélienne.


Les fondateurs du sionisme et plus tard les historiens «officiels» de l’Etat d’Israël sont allés rechercher dans la Bible tout ce qui pouvait justifier la décision, prise lors d’un congrès sioniste, de créer le «foyer» juif et plus tard «l’Etat juif».
Sur l’histoire antique, les archéologues israéliens Finkelstein et Silberman parlent de «la Bible dévoilée» quand Sand parle de «mythistoire». Ils sont d’accord sur l’essentiel. De toute façon, dans la communauté des archéologues et des historiens, il n’y a plus que des divergences de détail. La Bible diffère peu de l’Iliade et l’Odyssée. Un livre extraordinaire qui a frappé et impressionné des millions d’humains à travers les siècles. Mais une histoire largement légendaire.

Sand confirme : les épisodes de l’arrivée des Hébreux depuis
la Mésopotamie ou celui de l’entrée et la sortie d’Egypte sont inventés. Ils correspondent à la volonté des auteurs de la Bible de se donner des origines, une histoire et une raison d’être politiquement correctes. Quand le fasciste Baruch Goldstein massacre 29 Palestiniens (en 1994) dans le «caveau des patriarches» censé être le tombeau d’Abraham, la fiction devient meurtrière.

L’épisode le plus horrible de
la Bible, la conquête sanglante de Canaan par Josué, premier texte d’apologie du «nettoyage ethnique» est aussi inventé. Les Hébreux sont un peuple autochtone, ils n’ont rien conquis. Ce texte constitue le socle idéologique du courant national-religieux pour qui «Dieu a donné cette terre au peuple juif». Au nom de ce texte, près d’une moitié de la société israélienne est favorable au «transfert», la déportation des Palestiniens au-delà du Jourdain.

Le royaume unifié de David et Salomon est également une fiction. À l’époque présumée de la reine de Saba, Jérusalem était un village et les fouilles incessantes sous Jérusalem ne font que confirmer cette thèse. Il est probable que le royaume d’Israël (détruit en 722 av JC par les Assyriens) et celui de Judée (détruit en 586 av JC par les Babyloniens) ont toujours été des entités distinctes. Or le sionisme aujourd’hui prétend ressusciter le royaume unifié et occuper toutes les terres sur lesquelles il se serait étendu.


La Bible a été écrite essentiellement pendant l’exil à Babylone. Une partie importante de la population judéenne n’est pas revenue. Ses descendants sont les Juifs Irakiens, Iraniens ou ceux de Samarkand.


Sand analyse les documents historiques sur la guerre menée par Titus et 60 ans plus tard sur la dernière révolte juive dans la région, celle de Bar Kochba. Il analyse le principal texte, le livre de Flavius Josèphe «La guerre des Juifs». Il montre qu’il n’y a pas eu expulsion, qu’il y avait déjà avant d’importantes communautés juives à Babylone, Alexandrie ou Rome.
Il n’y a aucune trace d’un départ massif de la population. C’est l’histoire officielle sioniste qui a inventé, en gonflant les chiffres, le mythe de l’expulsion.

De toute façon, les quelques milliers de Judéens partis n’auraient pas pu engendrer l’importante population juive (le chiffre de 8 millions paraît vraisemblable) dans l’empire romain. C’est tout simplement parce que jusqu’à l’empereur Constantin qui fait du christianisme la religion officielle,
la religion juive est prosélyte et en concurrence avec les Chrétiens ou le culte de Mithra.

Les persécutions des Chrétiens arrêtent ce prosélytisme qui se prolongera dans d’autres régions. Sand montre à partir de personnages historiques (
la Kahéna, Tariq, celui qui a conquis l’Espagne) l’importance des conversions au judaïsme de tribus Berbères. Il ne fait pas de doute que les Juifs du Maghreb et en partie les Juifs Espagnols sont les descendants de ces convertis.

Pour les Ashkénazes (les Juifs d’Europe Orientale), Sand revient sur l’histoire des Khazars, peuple turc qui a établi pendant plusieurs siècles un empire entre
la Caspienne et la Mer Noire. Il y a la preuve historique de la conversion de l’aristocratie de ce peuple au judaïsme. Sand estime que la population (y compris les Slaves) de cet empire est à l’origine du peuple Yiddish.

Il montre aussi l’existence d’anciens royaumes juifs au Kurdistan ou au Yémen.
Bref les Juifs d’aujourd’hui sont des descendants de convertis. Cette minorité religieuse n’a jamais exprimé le souhait concret d’un «retour» à Jérusalem. D’ailleurs, ni les Juifs de Babylone (qui ont préféré Bagdad), ni les Juifs Espagnols expulsés (qui ont préféré le Maghreb ou les grandes villes ottomanes) n’ont fait ce choix quand ils en ont eu l’occasion. Le retour est une fiction et la «loi du retour» (qui permet à tout juif de devenir très rapidement un citoyen israélien) est basée sur un mensonge.

Pour Sand, l’existence d’un peuple juif est une fiction.
Le seul point commun entre juifs yéménites, espagnols ou polonais, c’est la religion.

Avec un pareil écart entre la réalité historique et l’histoire officielle, il a fallu
créer de toutes pièces en Israël la définition de ce qu’est un Juif. Cette politique identitaire a tourné le dos aux idées progressistes du Bund qui prônait l’autonomie culturelle du peuple Yiddish sur place, dans le cadre de la révolution. Elle s’oppose à toute l’histoire des Juifs comme minorité religieuse dispersée. C’est une définition à la fois biologique et religieuse du judaïsme qui s’est imposée en Israël. Une définition excluant les Non-Juifs dans un Etat qui n’est pas le leur. Sand explique que se définir «Etat Juif et démocratique» est un oxymore (une contradiction). Et que les dérapages racistes incessants de la société israélienne sont dans l’ordre des choses d’une telle définition.

Vraiment deux livres qu’il faut lire.


Pierre Stambul

http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=440

 

Boycott et sanctions Boycotter les boycotteurs

 

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