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01/11/2015

« Nous ne travaillerons pas avec les universités d’Israël », disent 343 universitaires du Royaume-Uni

« Nous ne travaillerons pas avec les universités d’Israël », disent 343 universitaires du Royaume-Uni

jeudi 29 octobre 2015 par AURDIP

 AURDIP

 

- Dans une déclaration sans précédent, des enseignants universitaires affirment qu’ils ne collaboreront pas avec le système universitaire d’Israël.
- Des professeurs et des maîtres de conférences, des membres de la Royal Society et de la British Academy, affirment qu’ils ne se rendront pas dans les universités d’Israël.
- Des universitaires de 72 institutions différentes « prennent cet engagement », d’autres signataires sont attendus avec le développement de la campagne.
- Un communiqué d’une page entière dans le journal The Guardian annonce le lancement de cet Engagement.

Un engagement signé par 343 universitaires issus de l’ensemble du système d’éducation supérieure du Royaume-Uni déclare qu’ils n’accepteront pas d’invitations à des séjours professionnels en Israël. Ils ne feront pas d’expertise pour des activités liées aux institutions universitaires israéliennes et ne coopéreront d’aucune autre manière avec les universités d’Israël. [voir le texte complet ci-dessous].

Cet Engagement des universitaires répond à l’appel au Boycott, au désinvestissement et aux sanctions lancé par des organisations de la société civile palestinienne. Il se poursuivra jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit international et respecte les droits humains des Palestiniens.

Le carnage en cours en Israël et Palestine rend plus pressante la nécessité d’une solidarité avec le peuple palestinien, comme l’exprime l’Engagement des universitaires britanniques. Les morts sont dans une écrasante majorité celles de Palestiniens manifestant dans la rue contre une occupation de 48 ans de la part d’Israël, occupation toujours renforcée. Les Palestiniens sont poussés à bout par l’intransigeance israélienne et l’annexion larvée de Jérusalem-Est.

La semaine passée, 150 écrivains, animateurs de radio ou de télévision, députés conservateurs et autres, certains renommés, d’autres moins, ont diffusé une déclaration commune pour s’opposer au boycott culturel en faveur des droits palestiniens lancé en février dernier par 1000 travailleurs des secteurs de la culture. La publication même de cette tentative de contre-attaque par les amis d’Israël, le délai mis à rassembler cette liste de célébrités, et son remplissage avec des personnes n’ayant qu’une implication faible, voire nulle, dans la culture, montrent tant la puissance que la résonance publique des initiatives de la société civile visant à isoler Israël.

Comme l’a dit Conor Gearty, professeur de droit relatif aux droits de l’homme à la London School of Economics, « en tant qu’État aspirant à vivre selon les valeurs de la démocratie, le droit et le respect pour les droits de l’homme, Israël doit de manière urgente changer son comportement vis à vis de ses citoyens palestiniens et des Palestiniens sous son contrôle. Ce boycott est un moyen modeste de dire une chose importante : que l’équité et la justice doivent être une réalité et pas seulement un spectacle, que toutes les lois internationales doivent être respectées et pas seulement celles qui vous arrangent ».

Voici comment Jane Hardy, professeur d’économie politique globale à l’université du Hertfordshire, a motivé sa signature : « Ceci est l’occasion pour les universitaires d’ajouter leurs voix au mouvement international croissant qui souhaite demander des comptes à Israël pour ses violations des droits de l’homme, et particulièrement pour le fait de priver nos collègues palestiniens de l’opportunité de participer à la communauté académique globale. Notre engagement n’appelle pas à rompre les liens avec des collègues individuellement, ni à mettre fin au dialogue, mais c’est un boycott des institutions directement ou indirectement complices de l’occupation systématique et illégale de la Palestine ».

Malcolm Levitt, membre de la Royal Society et chimiste à l’université de Southampton, a expliqué pourquoi il a signé l’engagement : « pendant des décennies, Israël a bénéficié d’une protection particulière et de privilèges malgré une occupation manifestement illégale et une politique de colonisation. Ce statut privilégié a entraîné Israël dans un cul-de-sac avec des conséquences qui deviennent de plus en plus apparentes à tout le monde. Face au silence et à la complicité de nos représentants élus, les individus doivent faire pression du mieux qu’ils peuvent. Cet engagement me permet, en tant qu’universitaire, de collaborer avec des individus israéliens dans la meilleure tradition scientifique, tout en résistant aux tentatives des institutions israéliennes pour normaliser leur complicité dans des activités injustes et crûment illégales ».

Se faisant l’écho de ces sentiments, Rachel Cohen de City University a déclaré : « C’est de la responsabilité de ceux d’entre nous qui ont la liberté d’agir d’exercer cette liberté pour soutenir nos collègues des universités palestiniennes qui n’ont pas cette liberté. L’État israélien se présente comme un bailleur de fonds éclairé des activités universitaires et pourtant il dénie systématiquement aux universitaires et aux étudiants palestiniens leurs libertés fondamentales, comme la liberté de mouvement nécessaire pour assister à des conférences internationales ou simplement pour arriver à des cours à temps ».

Parlant au nom des organisateurs de l’Engagement des universitaires, Jonathan Rosenhead, professeur à la London School of Economics, a déclaré : « Ces signatures ont toutes été rassemblées en dépit des pressions exercées sur les gens pour qu’ils ne critiquent pas l’État d’Israël. Maintenant que l’invitation à prendre cet engagement est rendue publique, nous nous attendons à ce que beaucoup d’autres nous rejoignent. Le comportement brutal et répété d’Israël a provoqué un changement radical des attitudes dans le secteur universitaire. Nous conduirons une campagne à travers les universités de tout le pays dans les mois à venir et nous invitons nos collègues universitaires à nous contacter s’ils souhaitent signer l’engagement ».

Notes pour les éditeurs

1. Texte de l’Engagement des universitaires

Engagement des universitaires du Royaume-Uni en faveur des droits des Palestiniens

Nous, universitaires associés à des universités britanniques, sommes profondément troublés par l’occupation illégale du territoire palestinien par Israël, les intolérables violations des droits de l’homme que cet état inflige à toutes les catégories du peuple palestinien et son apparente détermination à résister à tout règlement acceptable.
Répondant à l’appel de la société civile palestinienne, nous déclarons donc que nous :


- n’accepterons aucune invitation dans des institutions universitaires israéliennes ;
- n’agirons à titre d’expert dans aucune de leurs procédures ;
- ne participerons à aucune conférence subventionnée, organisée ou parrainée par elles, ni ne coopérerons avec elles d’aucune autre façon.

Nous continuerons cependant à travailler avec nos collègues israéliens à titre individuel.
Nous maintiendrons cette position jusqu’à ce que l’État d’Israël se conforme au droit international et respecte les principes universels des droits de l’homme.

2. Signataires

Toutes les signatures sont à titre personnel.
Les universitaires signant l’engagement viennent de tout le spectre des disciplines : par exemple, d’anthropologie, d’art, de chimie, du génie civil, des études classiques, des études culturelles, d’histoire du design, d’histoire, des systèmes d’information, de droit, de linguistique, de management, de mathématiques, de médecine, de musicologie, de pharmacologie, de philosophie, de physique, de science politique, de démographie, de psychologie, de traductologie, de zoologie. Cette liste n’est qu’indicative.

Parmi les personnalités qui ont signé l’engagement figurent :

Pr. Sir Patrick Bateson, Fellow of the Royal Society, Université de Cambridge
Dr. Rachel Cohen, City University London
Pr.Larry Dreyfus, Université d’Oxford
Pr. Jane Hardy, Université du Hertfordshire
Pr. Conor Gearty, London School of Economics
Pr. Dorothy Griffiths, Imperial College London
Pr. Penny Green, Université Queen Mary, Londres
Pr. Susan Himmelweit, Open University
Pr. Ted Honderich, University College London
Pr. Sir Tom Kibble, Fellow of the Royal Society, Imperial College London
Pr. Malcolm Levitt , Fellow of the Royal Society, Université de Southampton
Pr. Sara Mills, Sheffield Hallam University
Pr. Catherine Moriarty, Université de Brighton
Dr. Gabriela Sandalha , Université de Birmingham
Pr. Stella Sandford, Université de Kingston
Pr.Richard Sennett, London School of Economics
Pr. Tim Shallice Fellow of the Royal Society, Fellow of the British Academy, University College London
Pr. Julian Stallabrass, Courtauld Institute of Art
Dr. Alberto Toscano, Goldsmiths College

La liste complète est disponible à www.commitment4P.com.

3. Contexte de l’engagement

Cette initiative des critiques d’Israël dans les universités du Royaume-Uni est une nouvelle étape décisive dans le développement d’un mouvement international pour mettre Israël et ses institutions devant leurs responsabilités pour leur violation du droit international et leur discrimination vis-à-vis des citoyens palestiniens. Des déclarations critiquant les politiques israéliennes ont déjà été largement soutenues et signées par un grand nombre d’universitaires. Celle-ci est la première dans laquelle les signataires se sont personnellement engagés à se désengager des institutions universitaires israéliennes.

L’appel à des sanctions du monde académique contre les institutions universitaires israéliennes a été lancé pour la première fois en 2004 par la Campagne palestinienne pour le boycott culturel et académique d’Israël (PACBI). On peut trouver cet appel ici. Se modelant sur la campagne internationale pour isoler l’Afrique du Sud de l’apartheid dans les années 1970 et 1980, l’initiative palestinienne constituait une stratégie nouvelle et non-violente pour libérer les Palestiniens de l’oppression.

Des explications complètes sur le bien-fondé d’un boycott universitaire sont disponibles dans le livret Why Boycott Israel’s Universities ? publié par le comité britannique pour les universités palestiniennes.

4. Boycott culturel

L’engagement pour le boycott culturel lancé en février 2015, et signé par plus de 1000 artistes britanniques issus de tous les champs de culture, est étroitement lié à l’engagement des universitaires. Les signataires incluent les acteurs Julie Christie et Mark Rylance ; les auteurs dramatiques David Edgar et Trevor Griffiths ; les cinéastes Ken Loach et Mike Leigh ; les écrivains Jacqueline Rose et Gillian Slovo ; l’artiste et écrivain John Berger ; les comédiens Jeremy Hardy et Alexei Sayle ; les poètes Liz Lochhead et Benjamin Zephaniah ; la poétesse et musicienne Kate Tempest ; et les musiciens Jarvis Cocker et Brian Eno.

Cet engagement était soutenu par la nouvelle organisation Artists for Palestine UK. Les détails de l’engagement et ses signataires se trouvent sur le site. Voir aussi le livret de l’APUK, The Case for a Cultural Boycott of Israel, disponible sur leur site.


L’engagement est ouvert à tous les universitaires affiliés à des établissements universitaires du Royaume-Uni. Ajoutez votre nom sur la page web de l’engagement : www.commitment4p.com/

Voir en ligne :http://www.aurdip.org/nous-ne-travaillerons-pas-avec-les-...

 

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20:49 Publié dans Actualité, politique ou géopolitique, Israël - Palestine | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!

29/10/2015

Comment la Russie espionne Israël ? Debkafile répond....

Si Israël espionne la Russie sur ses actions militaires en Syrie, la Russie n'est pas en reste pour surveiller tous ses agissements dans divers pays du Moyen Orient.

Comment Israël espionne la Russie en Syrie ?
Oct 24, 2015 10:18 UTC - IRIB (sp)- Les satellites d’espionnage du régime israélien surveillent les moindres agissements militaires de la Russie en Syrie.

Comment la Russie espionne Israël? Debkafile répond....

Oct 27, 2015 10:37 UTC

http://media.ws.irib.ir/image/4bhif3cc37292718p0_800C450.jpg

IRIB- Le site israélien Debkafile a annoncé que la Russie, en utilisant des systèmes de guerre cybernétique, a créé une nouvelle donne dans le cadre de laquelle, aucune attaque aérienne ou terrestre américaine ou israélienne en Irak et en Syrie voire au-delà de ces pays, ne sera possible sans coordination avec Moscou.

Cité par Farsnews, le site israélien Debkafile, proche des milieux de renseignements du régime sioniste, a écrit, dans un reportage sur la victoire de la Russie dans ses vastes frappes aériennes contre les positions de Daech en Syrie et en Irak que la distance entre le vol des avions russes depuis la base aérienne de Hmeimim près de Lattaquié en Syrie à la base aérienne de Takadoum en Irak est de 824 km tandis que la distance entre Lattaquié à Israël (les territoires occupés palestiniens) est de 288 km.

Le rapport continue que les gouvernements irakien et syrien ont permis, chacun à son tour, l’utilisation des moyens et équipements de ces bases au personnel de l’aviation russe. La présence russe dans ces deux bases aériennes a créé donc un trajet de vol sûr au cœur du Moyen-Orient. Faisant recours à la guerre cybernétique, la Russie a créé une nouvelle réalité : presque aucune attaque ni aérienne ni terrestre de la part des Etats-Unis ou d’Israël ne sera possible contre l’Irak ou la Syrie ou n’importe quel endroit encore plus loin, sans coordination avec Moscou.


Debkafile a ainsi écrit : « Les spécialistes russes, utilisant des systèmes sophistiqués, ont rendu les forces aériennes capables de mener leurs raids aériens dans le ciel du Moyen-Orient sans se voir face à un obstacle quelconque et déjouer ainsi les opérations de la coalition dirigée par les Etats-Unis, en profondeur de la Syrie, aussi bien que les opérations des rebelles au gouvernement syrien. »

 
Ainsi, l’avion sophistiqué d’espionnage « Illusion 20 » de l’aviation russe, avec 4 moteurs Turbo et plus de 12 heures de vol, équipés de senseurs infrarouge, de senseurs de température, de caméras et d’antennes spécifiées, collectent de loin, jour et nuit et dans n’importe quelle condition météorologiques, une vaste quantité de données et de renseignements qu’il transmet aux bases d’opérations à Moscou ou à la base aérienne de Lattaquié.

La Russie effectue cette opération d’espionnage avec ses systèmes très puissants de la guerre cybernétique, des satellites et d’autres méthodes. L’avion « Illusion 20 » ne collecte pas non seulement des informations et renseignements importants sur des agissements d’Israël dans les hauteurs du Golan mais aussi il procède à l’écoute des conversations téléphoniques dans centres de commandement des bases aériennes à Qods et dans le sud des territoires occupés voire même dans le site nucléaire de Dimona à Néguev. Le système de guerre cybernétique de la Russie est aussi capable de perturber, sérieusement, les réseaux de renseignements et de télécommunications d’Israël le long des hauteurs du Golan et des frontières septentrionales et occidentales d’Al-Khalil.

 

 

25/10/2015

Benyamin Netanyahou, un criminel de guerre

Et à ce psychopathe criminel, est-ce que Holl'andouille, lui demande de quitter son poste, parce que la paix durable ne peut se faire avec lui en Palestine occupée, parce qu'il est le problème et qu'il ne peut pas faire partie de la solution ! 

Israël a exécuté deux garçons, alors qu’ils demandaient l’aide d’un soldat

de la solution !

Benyamin Netanyahou, un criminel de guerre

Jeudi, 22 Octobre, 2015

Humanité Dimanche

Photo: Archives/Gali Tibbon/Pool/AFP

La chronique de Francis Wurtz, député honoraire du Parlement européen.

L'Occident, en garantissant l'impunité aux incendiaires au pouvoir en Israël, porte des responsabilités écrasantes.

Le 4 novembre prochain, cela fera vingt ans que Yitzhak Rabin, alors premier ministre d'Israël, a été assassiné par un ultranationaliste israélien. Cette tragédie eut lieu dans un contexte marqué par une campagne de haine hystérique de la droite et de l'extrême droite de ce pays contre un leader coupable de s'engager dans un processus de paix avec Yasser Arafat. Depuis ce jour funeste, une génération entière de Palestiniens n'a plus connu le moindre espoir d'une paix juste, assurant la fin de l'occupation, de la colonisation, de l'humiliation sans limite. Aujourd'hui, nous sommes peut-être à l'aube d'un nouveau soulèvement populaire qui a démarré, cette fois, là où le pouvoir de Tel-Aviv s'y attendait le moins : la partie palestinienne ­ annexée ­ de Jérusalem. C'est le moment de revenir sur ce terrible tournant de 1995. D'abord, pour rappeler qu'il a toujours existé en Israël des hommes et des femmes en grand nombre qui combattent l'occupation avec courage et dignité, fût-ce au péril de leur vie. Ensuite, pour souligner la responsabilité écrasante de tous ceux qui, en Europe et en « Occident » en général, garantissent aux incendiaires au pouvoir en Israël une impunité absolue. Ce faisant, ils ne défendent pas Israël, ils protègent les héritiers des assassins de Rabin.

Qui était, en effet, durant les jours et les semaines précédant les coups de feu mortels contre le premier ministre de l'époque, à la tête des hordes d'extrémistes vociférant jusque sous les fenêtres de celui-ci et brandissant des pancartes prémonitoires, représentant Rabin dans le viseur d'un sniper ? Le chef du Likoud ­ déjà ! ­, un certain Benyamin Netanyahou. L'homme à l'encontre duquel il alimenta la haine n'avait pourtant pas un profil de pacifiste. Ancien chef d'état-major de l'armée durant la guerre des Six-Jours, en 1967, il fut ministre de la Défense au moment de la première Intifada. Mais, en véritable homme d'État, il sut, avec lucidité et courage, tirer les leçons de son expérience. Lors de l'impressionnant rassemblement en faveur du processus de paix à l'issue duquel il tomba sous les balles du tueur Ygal Amir, il a tenu un discours que les parrains honteux de l'actuel gouvernement d'Israël ­ le plus réactionnaire qu'ait connu ce pays ­ gagneraient à méditer. En voici quelques phrases qui en illustrent l'actualité : « La violence s'attaque à la base de la démocratie. Elle doit être condamnée et isolée. (...) La paix a ses ennemis qui tentent de nous atteindre, pour torpiller le processus de paix. (...) Pour Israël, il n'est pas de chemin sans douleur. Mais la voie  de la paix est préférable à la guerre. Je vous dis cela en tant qu'ancien soldat. (...) Je veux que ce gouvernement exploite chaque ouverture, chaque occasion de parvenir à une paix totale » (1). !

D'autres grands personnages d'Israël ont, par la suite, osé creuser ce sillon : c'est l'intérêt bien compris d'Israël d'assurer une paix juste et durable avec le peuple palestinien. Une référence en la matière reste le discours historique d'Avraham Burg, alors président de la Knesset, à l'occasion du 53e anniversaire de la création du Parlement israélien, en 2002 : « Un peuple d'occupants finit par être changé et défiguré par les tares de l'occupation », lança-t-il, sous les huées de la droite, à ses collègues en les invitant à voir en face ce qu'ils ont fait de leur pays, avant d'annoncer sa visite prochaine au Parlement palestinien à Ramallah ! (2). Dans quelques jours, lorsque les dirigeants européens et occidentaux rendront hommage à Yitzhak Rabin, rappelons-leur qu'entre la fidélité à l'héritage du premier ministre israélien de 1995 et la complaisance vis-à-vis de celui de 2015, il faut choisir ! L'impunité de Netanyahou est un crime contre la paix.

 

« Les ennemis de la Syrie sont les ennemis de la Palestine »

« Les ennemis de la Syrie sont les ennemis de la Palestine »

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Déclaration de groupes et individus palestiniens dans la patrie occupée, dans les camps de réfugiés et la diaspora sur la guerre mondiale contre la Syrie

 

Nous, Palestiniens et organisations palestiniennes, exprimons notre solidarité avec le peuple syrien dans sa lutte historique pour survivre, maintenant dans sa cinquième année. Nous sommes bien placés pour comprendre et apprécier les défis auxquels sont confrontés nos frères et sœurs syriens, parce que nous sommes confrontés aux mêmes défis.

Nous savons ce que cela signifie d’avoir nos terres et nos biens pris par des usurpateurs étrangers. Nous savons ce que cela signifie pour des millions de notre peuple d’être chassés de leurs maisons et d’être dans l’incapacité d’y revenir. Nous savons ce que cela signifie de voir nos intérêts et nos droits nationaux devenir le jouet des nations les plus puissantes du monde. Nous savons ce que cela signifie de souffrir et de mourir pour défendre notre souveraineté et nos droits humains.

Nous n’avons pas la prétention de dire aux Syriens ce qui est bon pour la Syrie, de même que la Syrie a respecté le droit palestinien à libérer laPalestine depuis l’époque de la Nakba. Cependant, nous déclarons que les ennemis de la Syrie sont les ennemis de la Palestine, et ceux qui portent les armes contre le peuple syrien et l’armée syrienne – indépendamment de leurs noms et affiliations – sont de simples pions qui servent Israël et son plan de division et de contrôle de la région arabe. Les gens qui enlèvent, assassinent et massacrent en Syrie sont les ennemis de la nation arabe, tout commeIsraël, avec lesquels ils partagent les objectifs et la nature criminelle.

Nous rejetons donc la violence et l’assassinat que subissent le peuple et l’Etat de Syrie, qui n’ont rien à voir avec une quelconque revendication juste ; au contraire, ces violences ne cherchent qu’à détruire l’Etat syrien. Toute attaque contre la Syrie est une attaque contre la nation arabe, et une véritable opposition nationale est celle qui souscrit aux principes de son pays et brandit son drapeau, et qui ne reçoit pas d’ordres de l’étranger.

Les luttes palestiniennes et syriennes ne sont pas des luttes religieuses. Nous respectons un Etat qui garantit la liberté de culte sans préférence pour une foi par rapport à une autre. Diviser les communautés arabes en sectes hostiles ne sert que le régime israélien et lui permet de mettre à exécution ses complots pour la région.

Alors que les réfugiés palestiniens ont souffert et souffrent dans de nombreux endroits, la Syrie les a accueillis et leur a accordé tous les droits des Syriens, à part le droit de vote. Nous sommes reconnaissants pour cette politique fraternelle et nous ne pouvons faire moins que rendre la pareille à la Syrie et lui exprimer notre solidarité dans ces temps où elle en a tant besoin. C’est le moins que nous puissions faire.

Les politiques cyniques et génocidaires de l’OTAN et de ses alliés au Moyen-Orient ont pour objectif principal de détruire les dernières nations indépendantes qui restent et les forces qui ne sont pas compromises dans une complicité avec les forces sionistes et impérialistes. Ces nations et forces ne causent aucun préjudice aux autres, pourtant leur simple existence est intolérable pour le sionisme et l’impérialisme. Il est de notre devoir de nous tenir aux côtés de la Syrie et de toutes les nations et mouvements qui résistent aux intrus et cherchent une voie et une politique indépendantes pour le bénéfice et l’intérêt de notre propre peuple et de ne pas devenir les marionnettes des puissances étrangères.

Par conséquent, nous sommes solidaires de la Syrie dans ses efforts pour repousser les envahisseurs et les pays qui créent, entraînent, financent, arment et soutiennent les groupes terroristes en Syrie. Nous appelons à l’expulsion de ces groupes vers leurs propres pays, et que leurs partisans consacrent leurs ressources à l’amélioration des vies de leurs propres citoyens dan leurs propres pays au lieu de détruire les vies de nos citoyens dans nos pays. Comme le régime sioniste étranger et raciste, ces pays criminels et leurs dirigeants doivent être poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour mener des guerres illégales contre des Etats et des peuples souverains, dont la Palestine, la Libye, l’Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen.

Plus de 1.000 Palestiniens et organisations palestiniennes du monde entier ont signé cette déclaration, et nous accueillons maintenant toutes les personnes et organisations qui souhaitent ajouter leurs noms. Il suffit de remplir les cases à la fin du communiqué (1) et de cliquer sur Envoyer (« Send »). Merci pour votre soutien.

Par Groupes et individus palestiniens

(1) Une liste de 1.101 signatures est consultable à ce lien, et 139 autres ici, ndt.

Article oroginal : Syria Solidarity Movement

Traduction : MR pour ISM

Source: ism-france.org/

 

23/10/2015

France/Moyen-Orient : ce qui a changé depuis le début du conflit syrien

Depuis la Russie est entrée en jeu !

 

La France possède une certaine influence et une présence au Moyen-Orient, qui la conduisent à agir pour la défense de ses intérêts. Or, après quatre ans de guerre, qu'est-ce que le conflit syrien a changé dans ses relations avec les pays du Moyen-Orient ? Paris a-t-il remis en cause sa proximité avec les monarchies du Golfe ? La Syrie et l'Iran sont-ils devenus des partenaires incontournables face à l'Etat islamique ? Quelle est la place de la Turquie dans ce réseau et système d'alliances ?