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02/01/2016

Dr. Mads Gilbert sur Gaza et l’occupation israélienne (Vidéo)

L’occupation de la Palestine et l’oppression du peuple palestinien est la mère de toutes les guerres.
Cette attaque fut l’une des plus vicieuses que j’aie jamais vues.

A cause du bombardement systématique des quartiers résidentiels, 12 à 13.000 Palestiniens ont été tués ou blessés en 50 jours. Pour chaque soldat palestinien abattu, ils ont tué 3 fois autant d’enfants et de femmes. Des bombes sur les maisons, pendant qu’ils dorment, sur les hôpitaux,
les écoles, les mosquées, sans aucune conséquence.

Cette véritable impunité est l’un des plus grands défis moraux de notre temps.
Nous écrivons notre histoire, et la plume est trempée dans le sang palestinien.

Vous ne pouvez pas dire que vous vous défendez quand vous attaquez une population occupée.
C’est un énorme mensonge.


C’est une doctrine israélienne de punir les gens si durement que cela leur enlève toute envie de résister à l’occupant.

En tant que docteur, je dis
1) Arrêtez les bombardements,
2) Levez le siège [de Gaza],
3) Incluez le peuple palestinien dans la communauté humaine, et seulement ensuite, envoyez des pansements, des seringues, des médicaments.


Dr. Mads Gilbert https://twitter.com/drgilbert

Le 17 novembre 2014
Israël interdit à vie Dr Mads Gilbert l’entrée à Gaza!
Déjà, en 2008-2009 au cours de l’opération Plomb Durci, il avait dénoncé l’usage d’armes chimiques sur la population palestinienne, la bombe DIME.

En juillet 2014, il dénonçait les bombardements israéliens sur les civils, et les atrocités commises délibérément sur des femmes et des enfants. Le prétexte avancé par Israël pourra sans doute tromper certains, mais Mads Gibert n’en fait sûrement pas parti, et nous non plus…coup pour coupla bombe DIME (Vidéo)
.......
Interview réalisé par Truls Lie – Le Monde Diplomatique (2014)

Voir la suite et les liens sous la vidéo en ligne : ICI

 


29/11/2015

« Le problème au Moyen-Orient tient aux origines de l’État d’Israël »

Des révoltes arabes aux risques et enjeux des troubles qui secouent la Syrie, l’enrôlement du Canada dans la politique hégémonique américaine, les jeux russe et onusien, sans pour autant oublier la place de l’Afrique dans ce nouvel échiquier, des questions brûlantes que La Nouvelle République a abordées avec Richard Le Hir, ex-député du Parti québécois d’Iberville en 1994 et ministre délégué à la Restructuration dans le cabinet Parizeau du 26 septembre 1994 au 9 novembre 1995.

***

La Nouvelle République : Révoltes ou révolutions, spontanéité des masses ou complot de l’Occident, décidément, les avis sont partagés pour qualifier ce qui se passe dans le monde arabe. Quelle est votre opinion à ce propos ?

Richard Le Hir : N’étant pas sur le terrain, je suis entièrement dépendant des médias pour mon information, tant les médias traditionnels que les sites alternatifs. La vision qu’un observateur étranger peut donc dégager de ce qui se passe dans le monde arabe est nécessairement partielle, et le risque existe qu’elle soit de ce fait partiale. Voilà de quoi inciter à la plus grande prudence. Si les avis sont si partagés, c’est sans doute qu’il n’est pas possible de traiter toutes les situations sur le même pied. Pour peu qu’on fasse l’effort de s’informer, on voit bien qu’entre ce qui s’est passé en Egypte, en Tunisie, en Libye et au Yémen ou ce qui est en train de se passer en Syrie, il y a un monde de différences.

Si une mauvaise conjoncture économique constitue toujours un terreau fertile pour l’expression d’un sentiment de révolte, les excès d’un pouvoir corrompu et loin du peuple pourront jouer un rôle important d’accélérant, comme l’huile jetée sur le feu. Et il y aura toujours des opportunistes à l’intérieur ou à l’étranger pour chercher à profiter de la situation à des fins d’enrichissement personnel ou à des fins politiques.

Cela dit, il ne fait aucun doute dans mon esprit que des intérêts étrangers au monde arabe sont en train d’exploiter à des fins politiques l’instabilité qui y règne, soit pour consolider des positions existantes, soit pour modifier durablement en leur faveur l’équilibre des forces. Ces intérêts étrangers sont assez faciles à identifier, il s’agit essentiellement des Etats-Unis et d’Israël qui traînent dans leur sillage les vassaux européens de l’Amérique, à commencer par la France et le Royaume-Uni.

Vu leur vulnérabilité économique et politique, les pays arabes sont des proies toutes désignées, et le risque qu’ils soient récupérés est très élevé. Mais comme l’Amérique n’a désormais plus les moyens de ses ambitions hégémoniques, le désenchantement chez les récupérés sera très rapide et l’instabilité n’y fera que s’amplifier.

Quelle analyse faites-vous de la crise que traverse la Syrie ?

Ce qui est particulièrement frappant, c’est le fossé entre ce que rapportent les médias officiels étrangers et les comptes-rendus des sources d’information non alignées sur le terrain. Le fait que Bachar Al-Assad tienne encore solidement les rênes du pouvoir constitue pour moi une indication très claire que la menace vient davantage de l’extérieur que de l’intérieur et qu’elle est téléguidée comme l’était la tentative de renversement du régime iranien en 2009 lors de la pseudo Révolution verte.

Il ne faut donc pas se surprendre de retrouver dans le camp de la révolution syrienne l’intellectuel français et de moins en moins philosophe Bernard-Henri Lévy, qui n’avait pas hésité à jeter tout son poids médiatique derrière la révolution avortée en Iran et qu’on a vu se démener avec toute la force de son impressionnant carnet de contacts en Libye récemment. On sait maintenant grâce à Bernard-Henri Lévy lui-même que « c’est en tant que juif » qu’il a « participé à l’aventure politique en Libye ». Lors de la première Convention nationale organisé par le Conseil représentation des organisations juives de France (CRIF), il a en effet précisé : « Je ne l’aurais pas fait si je n’étais pas juif. J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël ». La question se pose maintenant de savoir si la fidélité de Lévy au sionisme et à Israël l’emporte sur la fidélité qu’il doit à la France en tant que citoyen français. C’est une question que les Français devraient se poser, et je suis surpris de voir qu’ils ne soient pas nombreux à le faire. La facilité avec laquelle il est parvenu à entraîner la France dans le renversement de Kadhafi par la force est un témoignage éloquent du délitement de la diplomatie française sous Sarkozy et de sa mise au service des intérêts des Etats-Unis, d’Israël et, accessoirement, de certains oligarques du pétrole proches de Sarkozy, notamment le Canadien Paul Desmarais.

L’effondrement diplomatique de la France est une mauvaise nouvelle pour Bachar Al-Assad qui ne peut plus compter désormais que sur le soutien de l’Iran, de la Russie et de la Chine. Quant aux Syriens eux-mêmes, il ne fait pas de doute qu’une certaine faction aspire à un renversement du pouvoir en place, mais cette faction n’a ni l’importance numérique que lui attribuent les médias occidentaux, ni une large base de soutien populaire, ni le degré de radicalisme requis pour faire une révolution, et elle ne voit pas que ses espoirs sont alimentés par une force en déclin qui, le moment venu, ne serait pas capable de tenir ses promesses en raison de la précarité de sa situation économique et ses propres problèmes.

Autrement dit, il y a en Syrie à l’heure actuelle des tas de gens qui sont manipulés et qui meurent pour rien d’autre que la promotion d’intérêts étrangers.

En tant que Canadien, comment expliquez-vous la participation de votre pays à ces guerres dites « humanitaires », notamment en Libye, alors que vous dites : « Il fut un temps où le Canada était perçu comme une force de paix dans le monde » ?

Les étrangers doivent comprendre que la politique qui est actuellement celle du gouvernement canadien va à l’encontre de sa propre tradition depuis la Seconde Guerre Mondiale et qu’elle ne constitue en rien un reflet de la volonté populaire. Pour dire le vrai, l’opinion publique canadienne était beaucoup plus à l’aise avec l’image de son armée en contingent important des forces de maintien de la paix de l’ONU, les Casques bleus, qu’avec celle de baroudeurs en Afghanistan et plus récemment au commandement des forces de l’OTAN en Libye. Le parti actuellement au pouvoir n’a remporté que 37,5 % des voix aux élections générales du 2 mai dernier. Il représente surtout l’ouest du pays et la province de l’Alberta où les intérêts pétroliers américains sont très présents et très influents. C’est cette influence qui explique en grande partie l’alignement de la politique étrangère canadienne sur celle des Etats-Unis, alors qu’en 2002, le Canada, alors dirigé par un autre parti aux assises dans l’est du pays, avait, comme la France de Chirac, refusé de s’engager aux côtés des Etats-Unis dans la guerre en Irak.

Le gouvernement canadien s’apprête à signer un traité de coopération militaire avec Israël, dans quel intérêt stratégique peut-on placer cet accord ?

Depuis l’annonce de la conclusion imminente de cet accord à la mi-novembre par les ministres de la Défense des deux pays à Ottawa, aucune autre nouvelle n’a filtré, sans doute parce que le gouvernement en place au Canada est très conscient de la surprise et de la réaction défavorable qu’elle a causées. Le nouveau gouvernement n’ayant tenu aucun débat sur ses orientations en matière de politique étrangère depuis sa première élection comme gouvernement minoritaire en 2006, les Canadiens n’ont guère d’autre choix que de voir dans la conclusion de cet accord avec Israël un autre signe de sa soumission totale aux objectifs américains. Il n’existe, en effet, pour le Canada aucune autre justification stratégique au soutien d’Israël que celle de l’alignement avec les politiques américaines, et cet alignement est d’autant plus surprenant et incompréhensible qu’il coïncide avec le commencement de la fin de l’hégémonie américaine.

Certains observateurs avancent qu’en cas d’escalade américaine et européenne contre Damas, la région risque un embrasement, voire même une troisième guerre mondiale. Etes-vous de cet avis ?

Le risque d’une troisième guerre mondiale est réel. Quant à savoir si la situation en Syrie en sera l’élément déclencheur, c’est une autre affaire. Il n’y a pas de doute que cette hypothèse ne peut être exclue, mais une « provocation » iranienne pourrait tout aussi bien servir de prétexte. L’Amérique ne sait que trop bien que la crise économique mondiale engendrée par ses excès menace au premier chef son hégémonie, et c’est au principal conseiller économique du président Obama pendant la première partie de son mandat Larry Summers, également ancien recteur de Harvard et secrétaire au Trésor sous le président Clinton, que revient le mérite d’avoir le premier évoqué la perspective du déclin de l’influence américaine en posant la question dans des termes on ne peut plus clairs : « Pendant combien de temps le plus gros emprunteur au monde peut-il demeurer la première puissance mondiale ? » Et la réponse est évidemment : pas très longtemps.

Alors, le danger devant l’imminence de ce déclin est que l’Amérique soit tentée par une dernière démonstration de puissance pour infléchir durablement la situation au Moyen-Orient dans le sens de ses intérêts et de ceux d’Israël, dans une sorte de fuite en avant pendant qu’elle dispose encore des moyens d’agir. Cette perspective soulève des inquiétudes jusque dans les milieux américains du renseignement. Encore ces jours-ci, un ancien analyste de la CIA, Ray McGovern, mettait ses compatriotes en garde contre l’idée d’ouvrir les hostilités contre l’Iran dans l’espoir de sécuriser Israël, en les prévenant qu’il pourrait s’agir de « la plus grosse erreur du siècle ».

Ce commentaire rejoint un autre que je faisais moi-même il y a un peu plus d’un an dans le cadre d’un article pour la tribune libre du site d’information Vigile.net au Québec :

« Le problème [au Moyen-Orient] tient aux origines de l’Etat d’Israël. Et je prends bien soin de faire une distinction entre Israël et l’Etat d’Israël. Si les origines du premier remontent avant Jésus-Christ, les origines du second remontent à 1948. Le premier a un fondement religieux et historique et le second un fondement strictement politique. Or les juifs agissent comme si tout cela était confondu et ne veulent pas accepter que la distinction réelle qui existe entre les deux, comporte en elle les germes de la précarité. Refusant de reconnaître et d’accepter cette précarité, ils souhaitent la transformer en sécurité. Je les comprends. Mais plus ils cherchent à gagner de la sécurité, plus ils augmentent leur précarité ».

Après avoir augmenté la pression, notamment à travers les déclarations de Medvedev et en positionnant leur porte-avions Amiral Kouznetsov au large des côtes syriennes, les Russes viennent de proposer une nouvelle mouture pour une éventuelle résolution du Conseil de sécurité. Doit-on considérer cela comme une concession, un fléchissement de la position russe ou une simple manœuvre pour tromper l’Occident, sans toutefois concéder aux Occidentaux une résolution à même de servir de tremplin à une agression militaire ?

Il y a dans toutes ces manœuvres de la Russie, outre le souci de laisser savoir aux Etats-Unis, à l’Europe et à Israël qu’elle ne laissera pas cette question se régler « à la libyenne », le désir manifeste de gagner du temps dans l’espoir que ce temps permettra aux parties impliquées de prendre pleinement conscience des enjeux et des risques qui seraient associés au renversement du régime syrien. Je constate que lors des manœuvres militaires que les Iraniens ont récemment tenues dans le golfe d’Ormuz, la presse iranienne a pris la peine de souligner la présence d’une délégation militaire syrienne de haut niveau aux côtés des délégations russe et chinoise. Le message est on ne peut plus limpide : « Touche pas à mon pote ! »

Est-ce que la Russie a les moyens d’aider la Syrie à faire face, dans les prochains mois, aux embargos technologiques et économiques dont les Euro-Américains veulent accabler le pays ?

Les embargos annoncés par le président Obama sont surtout d’ordre financier et visent à nuire essentiellement à l’économie iranienne. Mais en même temps qu’ils cherchent à nuire à l’économie iranienne, les Américains doivent faire attention à ne pas se pénaliser eux-mêmes, et comme la principale source de revenus de l’Iran est le pétrole et que le pétrole iranien se négocie ouvertement sur le marché mondial, les Américains sont limités dans leur action. La dernière chose dont ils auraient besoin en ce moment compte tenu de l’état de leur économie est une flambée des cours du pétrole. Il faut aussi garder à l’esprit que ce sont les Etats-Unis et ses alliés qui mettent en place cet embargo et non la communauté internationale par le truchement de l’ONU, ce qui va en limiter singulièrement la portée, même si la propagande prétendra le contraire.

Certaines parties accusent Israël de jouer un rôle dans les événements en Syrie dans le cadre d’un agenda étranger bien défini. Serait-il dans l’intérêt d’Israël que la Syrie soit déstabilisée avec un changement de régime ou au contraire cela risque de constituer une nouvelle menace comme tiennent à l’affirmer certains observateurs ?

Pour répondre à cette question, certaines distinctions s’imposent. Pour des raisons dont j’ai parlé plus haut, il existe une confusion entre les ambitions sionistes et les intérêts de l’Etat d’Israël. A l’heure actuelle, les ambitions sionistes menacent les intérêts de l’Etat d’Israël et compromettent même ses chances de survie. Si les sionistes veulent effectivement déstabiliser la Syrie, cela ne correspond aux intérêts de l’Etat d’Israël, et c’est celui-ci qui risque d’en pâtir, car l’instabilité qui s’installerait en Syrie serait à moyen et long terme plus dangereuse pour la survie de l’Etat d’Israël que le maintien du régime actuel, si tant est que des gains à court terme pourraient même être possibles, ce qui n’est pas du tout évident.

Récemment, Ban Ki-moon a déclaré à propos de la situation en Syrie : « Cela ne peut plus durer. Au nom de l’humanité, il est temps pour la communauté internationale d’agir ! » Serait-ce là un feu vert pour une intervention militaire comme en Libye ?

Le secrétaire général Ban Ki-moon a une conception bien étriquée de l’humanité pour croire qu’il s’exprime ainsi en son nom. En premier lieu, il est loin d’être acquis que la communauté internationale partage son point de vue qui est essentiellement celui des Etats-Unis et de ses alliés. Et les conditions politiques actuelles ne sont pas du tout réunies pour une mission « humanitaire » de l’ONU. En fait, nous assistons plutôt en ce moment à une ré-émergence de la politique des blocs, comme au temps de la guerre froide entre les années 1950 et 1990. Si une intervention militaire devait avoir lieu — et je la perçois de moins en moins comme une possibilité —, il faudrait qu’elle soit lancée à l’initiative de l’OTAN, une hypothèse peu vraisemblable dans la foulée immédiate de l’opération en Libye qui commence à soulever bien des interrogations dans les pays participants.

Ne serait-ce qu’au Canada, certains critiques sont même allés jusqu’à accuser le commandant en chef des forces de l’OTAN dans l’opération libyenne, le lieutenant-général Charles Bouchard, un de nos compatriotes, de crimes de guerre ! Dans les événements qui secouent l’Afrique et le monde arabe, on assiste à un grand jeu des puissances occidentales et des affrontements feutrés entre elles ; quels seraient d’après-vous les logiques stratégiques qui visent à remodeler l’Afrique, le Proche et le Moyen-Orient ?

Si encore il ne s’agissait que des puissances occidentales, la situation répondrait à des modèles connus comme l’impérialisme, le colonialisme, le postcolonialisme ou le clientélisme. Mais avec l’émergence de la Chine comme puissance mondiale, la situation s’est singulièrement compliquée. Et si, par surcroît, ma théorie de la ré-émergence des blocs se confirme, l’Afrique va se retrouver au cœur d’une partie d’échecs à trois dimensions, mais il est encore trop tôt pour prévoir comment cette partie va se jouer.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël ont décidé d’étendre leurs aires d’influence sur le continent africain. L’Afrique ne serait-elle pas en passe de devenir l’un des principaux terrains du « choc des civilisations » ? Quel avenir pour l’Afrique dans ces conditions ?

Quelles que soient les visées de ces pays en Afrique, ils risquent d’avoir de grandes surprises. Si leur perception de l’Afrique n’a pas beaucoup évolué, ils vont découvrir assez rapidement que la perception que les Africains ont de l’Afrique a grandement évolué et qu’ils n’accepteront plus encore très longtemps de la voir servir de ballon de football pour qui que ce soit.

Entretien réalisé par Chérif Abdedaïm

Source: http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=8837

source: http://vigile.net/Le-probleme-au-Moyen-Orient-tient

28/11/2015

Gaza : Musique de Guerre

Admirables de courage tous ces enfants, dans un contexte de guerre permanente !

Gaza : Musique de Guerre

13 oct. 2015, 13:36

RT va visiter une école de musique à Gaza, au moment où les élèves préparent le concert de fin d’année.
 
Bien qu’impuissante à faire reculer la violence, la musique leur permet tout de même de garder l’espoir qu’un jour ce conflit prenne fin.Même si Gaza est une zone de conflit, il faut bien que la vie quotidienne de ses habitants continue. Pour de nombreux enfants qui ont grandi dans un climat de violence dès leur plus jeune âge, la musique est devenue une importante source de réconfort.
 
RT va visiter une école de musique à Gaza au moment où les élèves préparent le concert de fin d’année. Leur expérience de la guerre les unit tout comme leur passion pour la musique. Ils ont survécu aux destructions, enduré l’horreur des bombardements et vu la mort de près. Certains l’ont regardée en face. Bien qu’impuissante à faire reculer la violence, la musique leur permet même de garder l’espoir qu’un jour ce conflit prendra fin.
 

Syrie : Hollande n’a pas fait le poids devant Poutine ! Coopération franco/russe ? Du pipeau pour endormir les moutons !

En effet, comment croire à une coopération franco/russe dans le combat contre les mercenaires de l'EI/Daesh, en Syrie, quand déjà la France a donné un coup de poignard dans le dos à Poutine, en s'alliant à Israël pour lancer une nouvelle guerre en Irak et en Syrie, et que Hollande et Fabius continuent à évoquer comme priorité le départ d'Assad ce à quoi la Russie s'oppose fermement et qu'elle n'a de cesse de répéter !

Tout cela ne relève que d'une simple illusion et d'un film Hollywoodien pour endormir les moutons !

Hollande n’a pas fait le poids devant Poutine !

Nous avons assisté aux différentes allocutions et explications présentées par Hollande et Poutine lors de leur rencontre à Moscou.

Il n’est pas question pour nous de tomber dans la béatitude dont certains médias français et belges ont fait preuve à l’égard de Hollande, suite à cette entrevue.

Certains des commentateurs n’ont pas joué heureusement, à l’encensoir du Président français. Nous prenons l’exemple de Natacha Polony qui a fait du vrai journalisme, et qui ose dire les vérités. On devrait beaucoup plus écouter cette femme qui est une grande professionnelle.

Certaines chaînes d’informations françaises que nous ne citerons pas, ont mis deux heures pour soi-disant «décrypter» les échanges et les décisions en embellissant très fortement la position de François Hollande.

Comme si les citoyens n’étaient pas capables de tirer eux-mêmes les conclusions. Honte à certains journalistes de prendre les gens pour des demeurés.

Un croiseur russe au large de la Syrie, prêt à neutraliser toute menace

Un croiseur russe au large de la Syrie, prêt à neutraliser toute menace

En réalité Hollande s’est piégé lui-même, s’arc-boutant sur « Nous ne voulons plus du méchant Bachar Al-Assad », et le sempiternel « il y a de bons rebelles » qu’on ne peut pas frapper.

Il s’est tellement répété à ce sujet qu’il en était pathétique. Un petit garçon, jouant dans un bac à sable et ne voulant pas lâcher son jouet.

Poutine a été d’une clarté extrême. Lui, c’est un vrai stratège et nous le sentons bien qui ne fera pas de quartier et ne se repliera pas dans un angélisme dégoulinant.

Nous résumons.

Les deux présidents se sont révélés être aux antipodes l’un de l’autre, avec de très légères nuances.

Le Président Russe est d’accord pour un échange d’informations entre la Coalition et les militaires russes, mais il n’y aura pas de commandement unifié.

Autrement dit, s’il est possible que l’aviation russe se concentre un peu plus sur Daesh, il n’est pas question d’interrompre ses frappes sur tous les terroristes. Vladimir Poutine ne fera pas de distinction entre bons et mauvais rebelles.

Il ne faut surtout pas oublier que les Russes en sont à plusieurs centaines de frappes par semaine et en deux mois ont réalisé beaucoup plus de sorties et de destructions que la fausse coalition en 15 mois.

Il est revenu sur la traîtrise des Turcs qui ont abattu un de ses avions. Plusieurs sources ont confirmé que l’avion était dans le ciel syrien et qu’il n’y a pas eu de sommation.

Poutine a d’ailleurs expliqué clairement que son armée avait mis en place des batteries de missiles S-400 sol-air en Syrie. A la question des journalistes s’étonnant de la présence de ces armes de très longue portée, Vladimir Poutine a répondu qu’il répliquerait à toute attaque de qui que ce soit.

Nous avons compris qu’il visait les Turcs.

Suite à la question de journalistes, concernant la destruction par l’aviation d’un convoi de camions turcs qui s’acheminait en Syrie, Poutine a expliqué qu’il a fait détruire ce convoi puisque personne ne l’avait informé qu’un convoi humanitaire était prévu. C’est d’une logique implacable, car si ce n’est pas annoncé, il s’agit d’un convoi d’armes et de munitions.

Il a confirmé que la zone où s’était crashé son avion, avait été « nettoyée ».

C’était un avertissement très clair pour les Turcs :  Vladimir Poutine ne laissera rien passer.

La conclusion est simple, tenant compte de l’attitude de Barack Obama qu’il avait rencontré en début de semaine et devant la réalité des positions dures, à juste titre, de Poutine, Hollande s’en retourne avec un résultat proche de zéro.

C’est normal, on ne s’improvise pas « joueur d’échec géopolitique ». Tenir ses positions sur Bachar Al-Assad est une faute lourde de conséquence pour le futur de la Syrie.

Car le règlement politique de cette affaire, contrairement à ce que tous les occidentaux ânonnent, n’est pas proche.

Les Russes privilégient des frappes extrêmement lourdes appuyant des efforts militaires au sol.

Pour nous ils sont déjà les vainqueurs en Syrie à moyen terme.

Pour compléter l’arsenal impressionnant, des submersibles russes lanceurs d’engin sont arrivés en méditerranée orientale, ainsi que le croiseur lance-missiles Moskva (voir photo). Un navire de guerre dont la puissance de feu est considérable.

Comme écrit dans d’autres articles, Poutine tient les bonnes cartes en Syrie.

JACQUES D’EVILLE

SourceSiècle21 Eeuw21

source: http://www.businessbourse.com/2015/11/27/hollande-na-pas-...

23/11/2015

L'Iran organise des exercices militaires destinés à préparer la «libération» de Jérusalem

L'Iran organise des exercices militaires destinés à préparer la «libération» de Jérusalem

22 nov. 2015, 19:14

Reconstitution du Dôme du Rocher à Jérusalem lors de l'exercice des Basij iraniens

Reconstitution du Dôme du Rocher à Jérusalem lors de l'exercice des Basij iraniens

120 bataillons de volontaires iraniens Basij, ont participé à un grand exercice militaire au nom de évocateur «Vers Al Quods», qui s’est tenu dans la région de la ville de Qom.

L’exercice, qui avait pour but de préparer les tactiques de «libération» de Jérusalem, s’est tenu vendredi matin. De nombreux militaires de haut-rang y ont participé. La force Basij est une branche paramilitaire constituée de volontaires, créée en 1979 par l’imam Khomenei. Les jeunes qui la composent ont une «grande fidélité au système de la République islamique et aux croyances religieuses».

Lire aussi : Netanyahou sur l'Iran : pensez-vous vraiment qu'un tigre féroce va devenir un gentil matou ?

Des hélicoptères, des drones, des avions Tucano ont bombardé des positions ennemies hypothétiques avant que des troupes au sol ne capturent la réplique du Dôme du Rocher installée en haut d’une colline. Le général Amir Ali Hajizadeh, qui dirige la division aérienne des Gardes, a affirmé que son unité avait déployé des drones Shahed-129 durant l’exercice. Ce drone, dévoilé en 2009, a un rayon d’action de 1 700 kilomètres, peut voler durant 24 heures d’affilée et transporter huit bombes ou missiles.


L’esplanade des mosquées est au cœur des tensions qui font rage depuis début septembre entre Israël et les Palestiniens, suite à des restrictions d’accès imposée par Israël sur ce lieu saint pour juifs et musulmans, qui ont fait craindre une modification du statu quo concernant l’accès à la mosquée. Située à Jérusalem-Est, territoire occupé par l’Etat juif depuis 1967, l’esplanade est sous administration de l’organisation islamique jordanienne du Waqf.

La République islamique, exprime fréquemment sa solidarité avec les Palestiniens et organise chaque année une «journée de Jérusalem» durant le Ramadan. L’Iran ne reconnaît pas Israël et appelle à un référendum pourtant sur la création d’un Etat unique pour les habitants de la région auquel pourraient participer tous les réfugiés palestiniens.

Lire aussi : Israël, un Etat «pas légitime» pour le Président iranien Rohani