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16/10/2015

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

12 octobre 2015

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Pour une poignée de dollars…

Fuyant la Syrie où ils s’étaient incrustés. Chancres, métastases d’un chaos ne cessant de se répandre.

Un des plus beaux pays du monde, aux multiples vestiges historiques. Héritages des civilisations fusionnant le long des siècles et millénaires dans ce creuset de la pensée, de l’art et de la spiritualité. 

Des rats abandonnant le naufrage colonial de l’Occident dans la région, tel un navire coulant à grande vitesse… Courant, éperdus de frayeur, de leurs jambes et de leurs Toyota rutilantes, loin de leurs camps, abris bétonnés, salles de torture et postes de tir, de leur encadrement et commandement des "forces spéciales" des pays de l’OTAN.

Sous le pilonnage assourdissant des bombes et missiles, de haute précision, des forces armées russes. Largués, de nuit, par des avions silencieux et invisibles à plus de 5000 mètres d’altitude. Le plus angoissant, ces missiles de croisière supersoniques dont on ne perçoit le bruit du propulseur qu’après son explosion… Trop tard…

 

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

 

Mensonge et Barbarie pour Valeurs

Pour ces voyous, cela ne faisait pas partie du contrat initial : on leur avait assuré non seulement l’impunité, mais la protection : pas de bombardement aérien. L'aviation militaire syrienne serait neutralisée par une "zone d'exclusion aérienne", à l'exemple de la Libye.

Ils y avaient cru : les avions occidentaux se baladent librement dans l'espace aérien de la Syrie pour les ravitailler en armes, en argent, en médicament et autres fournitures. Leurs bombardements ne sont destinés qu’aux positions et infrastructures, civiles ou militaires, du gouvernement légitime du pays.

Dans ces conditions idéales de protection, terroriser et assassiner des gens sans défense, dynamiter, démolir au canon, mitrailler, des immeubles d’habitation, centrales électriques, écoles et universités, ports et aéroports, hôpitaux, ponts et bâtiments administratifs, stations d’épuration d’eau et puits : pas de problème. C’est même une pratique jouissive.

Mais risquer sa peau sous des bombes et missiles, d'une stupéfiante exactitude dans la frappe de leurs cibles, pour une poignée de dollars : rien ne va plus. Le salut, dans ce contexte, est dans la fuite ! D’autant qu’être un mercenaire, ou un tueur patenté, n’est pas défendre une cause nationale ou patriotique, encore moins un idéal de justice ou de liberté.

Plus de cinq mille  de ces rats, en une semaine, se précipitant vers leurs bases de départ limitrophes, en Turquie et en Jordanie. Ou encore vers le sud-Soudan et la Libye ; ceux-là bénéficiant du privilège d’être exfiltrés par avion… Et, ce n’est qu’un commencement…

Tous. Oui : tous. Assassins, trafiquants, voleurs, violeurs et autres psychopathes que l’Occident avait recrutés, résidus de leurs prisons après les avoir "retournés". Avec pour carotte à leur liberté : un emploi de mercenaire bien payé, facile et sans danger…

 

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

Ratissant large, les services spéciaux des membres de l’OTAN fébriles de zèle, s’ingéniant à trouver les pires ramassis de voyous, de "culs-de-basse-fosse" comme on disait dans le temps. Non seulement d’Europe centrale ou du sud, de Scandinavie ou du Royaume-Uni, mais encore de tout le bassin méditerranéen, et au-delà ; certains même d’Australie…

Quoi de plus facile, en effet, que de casser un pays en mille morceaux ?...

Avec de confortables primes en dollars convertibles, payées sur les caisses inépuisables du Qatar et de l’Arabie Saoudite… Avec, à la clé : liberté, impunité absolue, de tuer, torturer, assouvir toutes les perversions et sadismes que l’homme peut engendrer dans son délire criminel.

Aussi "musulmans" que moi un martien aux pieds palmés. Chargés d’animer cette fiction, mise en scène, sous l’appellation de "Califat", dont même le premier imbécile venu ne peut croire. Pour les armer, les financer, les entraîner, en toute bonne conscience, les "démocraties occidentales" transitant par des soi-disant "opposants au régime syrien", eux aussi bardés d’armes jusqu’aux oreilles. Multipliant les milices, aux appellations aussi nombreuses que les châteaux fantoches du bordelais recyclant du vin italien, espagnol, ou roumain…

Chaque groupuscule, avec son chef de guerre, encadré par les "forces spéciales" et "services secrets" de l’OTAN. Les uns par les USA et leurs seconds couteaux des colonies Turque ou Jordanienne ; les autres par la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, etc. Chaque "démocratie", dans la totale désinformation de son opinion publique ou de ses électeurs, gérant sa succursale du crime et du pillage. Schéma analogue, classique et éternel du cynisme colonial, à celui que la Chine, entre autres pays, a enduré pendant un siècle (1840-1940)…

Comment s’y reconnaître parmi ces "combattants terroristes" ?...  Impressionnant de dons divinatoires, nos états-majors et traîneurs de sabre y parviennent au premier coup d’œil sur leurs cartes et photos aériennes. Désignant à nos valeureux aviateurs les cibles à bombarder : les "mauvais terroristes", afin de préserver les "bons terroristes", étiquetés "AOG-OGS" - Appellation d’Origine Garantie - Opposants au Gouvernement Syrien.

 

Colonialisme Radical pour Religion

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

 

"Apporter la démocratie et les droits de l’homme" ?…

Prétexte pour apitoyer les chaumières et "la ménagère de moins de cinquante ans", pour reprendre l’expression des experts en marketing télévisuel…

Il faudrait être le dernier des abrutis pour y croire une seule seconde…

Alors que l’Occident, politiciens et badernes militaires sans foi ni loi, s’acoquine avec  les régimes les plus abjects de tyrannie et de corruption que sont ceux du Qatar et d’Arabie Saoudite, tout particulièrement. Unanimement vomis dans tout le monde musulman, pas seulement arabe : jusqu'en Malaisie et en Indonésie... Le film controversé sorti le 16 septembre dernier sur les écrans français, du marocain Nabil Ayouch, Much Loved, en livre une féroce charge…

Alors que l’Occident ferme les yeux depuis des décennies sur les massacres et horreurs commis en Palestine et Gaza. Où l’on tire impunément, aujourd’hui même, à bout portant sur femmes et enfants, dans la spoliation de leur terre, de leur identité et de leur histoire…

Évidemment, pour justifier l’horreur et le chaos créés et entretenus par nos pays occidentaux au Moyen-Orient, la propagande, qui ne connaît aucune restriction budgétaire en ces temps de crise économique, bat son plein. Le "Colonialisme Radical", Religion de nos oligarques dévots de laïcité, doit impérativement transformer ces pays soumis à nos délires de prédation en annexes de l’Enfer ; aux yeux d’une opinion rendue analphabète par l’industrie de la désinformation et de l’abrutissement public.

Au siècle précédent, Jules Ferry personnifiant le plus pathétique exemple de ce fanatisme dans la Bonne Conscience, les pires massacres et exactions à la source de notre "Empire" étaient légitimés par la nécessité de "civiliser les peuples inférieurs". Jusqu’à les caricaturer en Cannibales, comme lors de la conquête et de l’annexion de la Kanaky, dénommée Nouvelle-Calédonie. Les autres pays concurrents au nôtre, dans la spoliation coloniale de l’époque, soutenant la même rhétorique et pratiquant les mêmes abjections : Royaume-Uni, Espagne, Portugal, Allemagne, Belgique, Hollande, etc.

Provoquer l’adhésion de l’opinion publique à nos visées coloniales, impose l’entretien permanent d’un violent ressentiment, d’un viscéral écœurement, à l’encontre de populations à soumettre : sus aux cannibales !  Non : avec un argumentaire modernisé dans un nouvel emballage…

Aujourd’hui, à écouter nos propagandistes, ce serait le fanatisme d’une religion qui serait à la source du chaos dans cette région et, selon leur stratégie anxiogène, bientôt dans nos villes et villages… Impliquant de ce fait, et dans l’urgence, l’absolue nécessité d’intervenir militairement.

A les croire, les "djihadistes" se multiplieraient dans nos pays. Le plus frappant, dans ce délire du mensonge et de l’hypocrisie, c’est le "vecteur Sexe" en plein développement. "Très porteur", prétendent ces spécialistes de la désinformation, dans nos sociétés "pipolisées" qui, dans leurs médias lubriques, n’évoquent obsessionnellement que cela.

L’enlèvement d’adolescents ou le détournement après endoctrinement, surtout des jeunes filles transformées en "esclaves sexuelles", mais aussi de femmes, les témoignages "bidonnés" abondent : presse, radios, chaînes TV, édition… Les livres sur ce thème, dans les rayonnages des libraires de la grande distribution, s’empilent à longueur de semaines…

Véritables contes de fées ou de sorcières, avec pour héroïnes malheureuses des jeunes filles en fugue, "décervelées" par une horrible religion prêchée par un tout aussi horrible barbu, se retrouvant en Syrie malgré elles et contre la volonté de leurs parents. Tel un pèlerinage diabolique. Avec autant de facilité pour s’y rendre, tranquillement et à peu de frais, que celles qui en mai 68, en plein "Flower Power- Peace and Love", se retrouvaient à Katmandou ou à Auroville, tout en planant le long des chemins en fumant de l’herbe au son des guitares et cithares…

Affligeant.

Autorisons-nous une piqûre de rappel pour ne pas rester anesthésiés face aux mensonges et fourberies dissimulant les objectifs réels de la politique coloniale, prédatrice, dévastatrice, de nos pays, européens notamment, dans cette région. Qualifiée de "Remodelage du Moyen-Orient", sous la cravache de notre suzerain les USA.

Opération de "remodelage" couvrant, en fait, tous les pays de confession à majorité ou à fortes communautés musulmanes : de l’Afrique du nord (y compris saharienne : Mali, Niger, etc.) à la Somalie en passant par le Soudan (dont la partition a été une réussite des opérations militaires secrètes et de notre propagande) et l’Ethiopie, jusqu’au Pakistan :

1)  Casser, diviser, démembrer, les pays de cette région en micro-états, pour les reconfigurer sur une base ethnique et religieuse dans le classique « diviser pour régner » afin d’annihiler toute capacité de résistance intellectuelle et spirituelle, sociale et économique, militaire et technologique, en mesure de  s’opposer ou contester les projets coloniaux des pays occidentaux.

2)  "Apporter la démocratie" :  intervenir militairement pour installer des gouvernements de "collabos", corrompus et au service exclusif des intérêts prioritaires des oligarchies de l’Occident (industries de l’armement, groupes bancaires et financiers, pétroliers, chimiques, pharmaceutiques, agroalimentaires, etc.).

3)  Entraver durablement le développement de ces pays en éliminant tous les cadres, dirigeants, enseignants et chercheurs de haut niveau, dirigeants et spécialistes en charge de la gestion des infrastructures : télécommunications, centrales électriques, hôpitaux, etc. Susciter, fomenter, maintenir un climat de conflits interethniques et religieux par tous les moyens pour qu’écoles et universités soient fermées afin d’interdire l’accès à l’éducation et au savoir, déscolarisant ainsi plusieurs générations.


4)  Piller les ressources énergétiques : pétrole, gaz, uranium (au Mali et au Niger, par exemple). Tout aussi important : contrôler les infrastructures d’acheminement du gaz et  du pétrole : oléoducs, pipelines, voies maritimes de transport.
 

5)  Piller, ou vandaliser, leur immense patrimoine culturel accumulé au cours des siècles : vestiges archéologiques, œuvres d’art, mosaïques, statuaires, etc. Ce qui n’est pas transportable étant livré à la démolition à l’explosif : monuments, temples, etc. Afghanistan, Irak, et Syrie ont particulièrement été ravagés par cette politique de la terre brûlée. Ce qu’Irina Bokova, Directeur Général de l’UNESCO, qualifie de « Nettoyage Culturel ».

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

La finalité de ces opérations de vandalisme organisé, outre l’enrichissement frauduleux des mafias de trafiquants en cheville avec des "collectionneurs", est d’éradiquer les racines de toute réminiscence d’une identité nationale, d’une histoire prestigieuse, d’une "estime de soi" propre à tout être humain membre d’une communauté.

Cette déshumanisation systématique permettant aux idéologues du "Colonialisme Radical" d’affirmer, par la suite, que ces terres étaient "vides" de traces de civilisation, incultes sur tous les plans. Comme ils le prétendent, depuis des décennies, pour la Palestine.

6)  Déverser, de manière invisible ou homéopathique aux yeux des opinions publiques, dans les caisses de nos "Etats Profonds" (Deep States) des milliards de dollars et d’euros, à ne plus savoir qu’en faire, pour démultiplier l’enrichissement personnel, exponentiel et faramineux, de nos oligarques. 

C’est Peter Dale Scott, courageux et brillant politologue canadien, diabolisé par l’extrême-droite "OTANesque", qui a décrit ce système de gouvernement occulte échappant à tout contrôle citoyen, adepte des guerres et du chaos par lequel ses dirigeants s’enrichissent sans fin.


On lui doit ce livre essentiel pour comprendre la situation actuelle sur notre planète :
"L'Etat profond américain : La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle"
(Titre original : The American Deep State: Wall Street, Big Oil, and the Attack on U.S. Democracy)

Le général Eisenhower, président des USA (1953-1961), dans son célèbre discours de fin de mandat du 17 janvier 1961, s’était déjà inquiété de ce complexe "militaro-industriel" constituant progressivement un Etat dans l’Etat. Inquiétante prémonition d’un général et chef d’Etat :


« Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu'elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel.

Le risque potentiel d'une désastreuse ascension d'un pouvoir illégitime existe et persistera.

Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques.

Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant.

Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l'énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble. »


Discours de Dwight Eisenhower sur le complexe militaro industriel

Un exemple actuel, tout récent : le Trésor des USA vient de constater que 500 millions de dollars, d’un budget destiné à financer l’entrainement et l’armement d’une milice, avaient tout simplement disparus… A peine une dizaine de combattants ont pu être retrouvés. Le reste, avec armes et bagages s’est volatilisé. Les intermédiaires divers ayant pompé, le long du circuit de financement, l’essentiel. Une enquête est en cours... Les complicités étant innombrables.

 

7)  Alimenter, exacerber, l’islamophobie des opinions publiques occidentales, pour incruster un fanatisme analogue à celui des Croisades prétendant "Libérer le Tombeau du Christ" dix siècles auparavant. Les services d’action psychologique de nos Etats organisant, créant, scénarios et rhétoriques, pour mettre en scène les pires actes criminels que la perversité humaine soit capable d’engendrer.
 

Justifiant ainsi, par ce constant lavage de cerveaux imbibés d’horreurs attribuées à la religion musulmane,  les colossales dévastations, destructions et tueries, extorsions et vols, que nos pays commettent dans cette région depuis la fin de la première guerre mondiale ; suite au partage des dépouilles de l’Empire Ottoman, entre les grandes puissances de l’époque dont la France, par les Traités de Sèvres du 10 août 1920 et de Lausanne du 24 juillet 1923.

A cette propagande s’ajoute, à présent, une intensification de l’hystérie russophobe. Cette couche supplémentaire dans le délire paranoïaque étant la conséquence de l’apparition musclée de l’Ours Russe dans la région, défiant l’hégémonie d’un Empire décadent…

 

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

15/10/2015

Iran : Pourquoi les navires Us devront-ils quitter le golfe Persique?

Entre Poutine qui a chassé les USA et l'OTAN de la mer Caspienne et l'Iran qui entend chasser les navires de guerre du Golfe Persique, les fauteurs de troubles dans le monde seront servis.

Nouvelle tropille "Val-fajr"

Pourquoi les navires Us devront-ils quitter le golfe Persique ?


Poutine : «Les Etats-Unis critiquent l'opération russe en Syrie mais refusent de dialoguer»

Les nazis font tout pour provoquer Poutine et des incidents dans les airs pour provoquer une guerre avec la Russie alors qu’ils n’ont aucun mandat de l’ONU pour envahir la Syrie et aucun mandat d’Assad qui les autoriseraient à intervenir sur le sol souverain de la Syrie !

Ce qui dérange les nazis c'est que les frappes russes interrompent le ravitaillement en armes de Daesh en Syrie !

Poutine : «Les Etats-Unis critiquent l’opération russe en Syrie mais refusent de dialoguer»

15 oct. 2015, 09:50

 

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que le rejet par Washington de la proposition russe de coopérer en Syrie montrait «un manque de volonté de négocier» de la part des Etats-Unis.

Le président russe a commenté le rejet par l’administration d’Obama d’accueillir une délégation russe, avec le Premier ministre Dmitri Medvedev à sa tête, en vue d’étudier les divergences de points de vue entre les deux pays à propos de la crise syrienne.

«Je ne comprends pas comment nos partenaires américains peuvent critiquer les efforts russes en Syrie tandis qu’ils refusent de dialoguer sur un sujet aussi important que la recherche d'une solution politique», a précisé Vladimir Poutine.

Les Etats-Unis ont annoncé qu’ils ne mèneraient pas de négociations avant que la Russie ne s’aligne sur la politique de Washington en Syrie et cesse d’apporter son soutien aux troupes gouvernementales de Bachar el-Assad.

En savoir plus : Les Etats-Unis refusent d’accueillir la délégation russe chargée de coordonner les actions en Syrie

«Je crois que leur position n’est pas constructive. Il est évident que la faiblesse de leur position est causée par leur absence de stratégie. Il semble qu’ils n’ont rien à discuter», a souligné le président russe lors de sa rencontre avec le président du Kazakhstan à Astana, capitale du pays.

Il a aussi ajouté que les Etats-Unis nuisaient à leurs propres intérêts en rejetant la proposition de négociation russe, car ils critiquaient les actions de la Russie en Syrie mais ne cherchaient pas de moyen de résoudre les problèmes.

Le 30 septembre, la Russie a lancé une opération de lutte contre Daesh en Syrie à l’appel du gouvernement syrien, dans le but d’arrêter les violences et de créer un climat propice à un dialogue politique. Quant aux Etats-Unis, ils poursuivent comme objectif, la chute du président syrien et affirment que les Russes luttent contre les rebelles «modérés» qu’ils soutiennent.

Lire aussi : Washington fournit des munitions aux rebelles syriens «modérés» et affirme en conserver le contrôle

 

14/10/2015

Découvrez les combats féroces en première ligne de l'armée syrienne qui avance près de Damas (VIDEO)

Découvrez les combats féroces en première ligne de l’armée syrienne qui avance près de Damas (VIDEO)

14 oct. 2015, 20:34



Un chasseur syrien a bombardé des positions rebelles dans les quartiers de Jobar et d’Ein Tarma dans l’agglomération de Damas. Découvrez la vidéo des combats violents qui se déroulent au sol dans la capitale syrienne.

Un avion de combat syrien a bombardé des positions ennemies pour soutenir les forces terrestres de l’armée syrienne dans la capitale, lors d’une offensive pour récupérer de nouveaux territoires autour de Damas.

Dans la vidéo, on peut voir de violents combats au milieu d’immeubles en ruine, de bâtiments résidentiels en feu, ce qui donne l’impression d’être dans un jeu vidéo. De fortes explosions et des coups de feu viennent constamment troubler l’atmosphère. Des nuages de fumée bouchent complètement le ciel et malgré tout ce chaos, on voit surgir des chars et des militaires.

Il est difficile de s’imaginer que les bâtiments que l’on voit sur les images étaient autrefois des immeubles résidentiels, remplis de vie et d’habitants.

La vidéo montre comment les militaires syriens doivent lutter afin de récupérer le moindre bâtiment de la capitale.

En savoir plus : L’armée syrienne, aidée de l’aviation russe, a libéré la ville de Al-Bahsa, au nord de Hama

Il faut noter les avancées progressives de l’armée syrienne après que le début des frappes aériennes russes contre les terroristes à la demande du régime syrien.

 

 

John Pilger : « L'acte révolutionnaire de dire la vérité »

John Pilger : « L’acte révolutionnaire de dire la vérité »

Publié le par Olivier Demeulenaere

« John Pilger, journaliste et documentariste notamment connu pour son soutien à Julian Assange, entame une réflexion sur l’information et la propagande en temps de guerre, ainsi que sur le rôle des médias.

L’article original ici

orwell telling truth revolutionary act

George Orwell disait : «A une époque de tromperie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire».

Nous vivons des temps sombres, dans lesquels une propagande de tromperies touche l’ensemble de nos vies. C’est comme si la réalité politique avait été privatisée et l’illusion légitimée. L’âge de l’information est un âge médiatique. Nous recevons la politique par les médias ; la censure par les médias ; la guerre par les médias ; le châtiment par les médias ; la diversion par les médias – un ensemble surréaliste de clichés et de fausses suppositions.

La technologie, si merveilleuse, est devenue à la fois notre amie et notre ennemie. Chaque fois que nous allumons un ordinateur ou saisissons un appareil numérique – nos chapelets laïcs – nous sommes sujets au contrôle : à la surveillance de nos habitudes et routines, et aux mensonges et à la manipulation.

Edward Bernays, qui a inventé le terme relations publiques comme euphémisme pour propagande, avait prédit cela il y a plus de 80 ans. Il avait appelé ça «le gouvernement invisible».


Il écrivait : «Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible [de la démocratie moderne] forment un gouvernement invisible qui représente la véritable force dirigeante de notre pays… Nous sommes gouvernés, nos esprits sont moulés, nos goûts formés, nos idées suggérées, en grande partie par des gens dont nous n’avons jamais entendu parler…»

L’objectif de ce gouvernement invisible est la conquête de notre être : de notre conscience politique, de notre sens du monde, de notre capacité à penser indépendamment, à séparer la vérité des mensonges.

« Les musulmans sont mauvais. Les bigots saoudiens sont bons. Les bigots de l’Etat Islamique sont mauvais. La Russie est toujours mauvaise. La Chine est en train de devenir mauvaise. Bombarder la Syrie est bon. Les banques corrompues sont bonnes. La dette corrompue est bonne. La pauvreté est bonne. La guerre est normale ».

Il s’agit d’une forme de fascisme, un mot que nous utilisons, et à raison, avec précaution, préférant le laisser au passé. Mais le danger d’un fascisme moderne insidieux se précise. Comme dans les années 1930, de grands mensonges sont délivrés avec la régularité d’un métronome. Les musulmans sont mauvais. Les bigots saoudiens sont bons. Les bigots de l’Etat Islamique sont mauvais. La Russie est toujours mauvaise. La Chine est en train de devenir mauvaise. Bombarder la Syrie est bon. Les banques corrompues sont bonnes. La dette corrompue est bonne. La pauvreté est bonne. La guerre est normale.

Ceux qui remettent en question ces vérités officielles, cet extrémisme, sont jugés comme ayant besoin d’une lobotomie – jusqu’à ce qu’ils soient diagnostiqués fidèles à la ligne du parti. La BBC fournit ce service gratuitement. La non-soumission se voit étiquetée de radicale – peu importe ce que cela signifie.

La dissidence réelle est devenue exotique ; et pourtant ceux qui font dissidence n’ont jamais été aussi importants. Le livre que je lance ce soir, The Wikileaks Files, est un antidote à un fascisme qui ne dit jamais son nom. C’est un livre révolutionnaire, de la même manière que Wikileaks est en soi révolutionnaire – exactement dans le sens qu’Orwell donnait au mot dans la citation du début de l’article. Car il dit que nous n’avons pas à accepter ces mensonges quotidiens. Ou comme Bob Marley le chantait : «Emancipe-toi de l’esclavage mental».

Dans l’introduction, Julian Assange explique qu’il n’est jamais suffisant de publier les messages secrets d’un grand pouvoir : que comprendre leur sens est crucial, de même que les replacer dans le contexte actuel et dans la mémoire historique.

La prouesse incroyable de cette anthologie est donc de remettre notre mémoire en état. Il connecte les raisons et les crimes qui ont causé tant de bouleversements humains, depuis le Vietnam et l’Amérique centrale, jusqu’au Moyen-Orient et à l’Europe de l’Est, avec comme matrice une puissance rapace, les Etats-Unis.

Actuellement, il y a une tentative américaine et européenne de détruire le gouvernement de Syrie. Le Premier Ministre David Cameron s’y montre particulièrement appliqué. Il s’agit du même David Cameron dont j’ai le souvenir d’émissaire mielleux employé par un dépeceur d’entreprise de la télévision privée britannique.

Cameron, Obama, et le toujours plus servile François Hollande veulent détruire la dernière autorité multiculturelle restante en Syrie, une action qui ouvrira certainement une brèche aux fanatiques de l’Etat Islamique.

C’est dément, naturellement, et le grand mensonge justifiant cette démence est qu’il s’agit de venir en aide aux Syriens qui se sont soulevés contre Bachar el-Assad durant le Printemps arabe. Or, comme le révèle The Wikileaks Files, la destruction de la Syrie est un projet cynique impérial de longue haleine, qui date d’avant le soulèvement du Printemps arabe contre Assad.

« Dans un monde détenu par les Etats-Unis, l’indépendance est intolérable. »

Pour les dirigeants du monde, à Washington et en Europe, le véritable crime de la Syrie n’est pas la nature oppressive de son gouvernement, mais bien son indépendance de la puissance américaine et israélienne – tout comme le véritable crime de l’Iran est son indépendance, et comme le véritable crime de la Russie est son indépendance, et comme le véritable crime de la Chine est son indépendance. Dans un monde détenu par les Etats-Unis, l’indépendance est intolérable.

Ce livre révèle ces vérités, l’une après l’autre. La vérité sur une guerre contre le terrorisme qui a en fait toujours été une guerre par le terrorisme, la vérité sur Guantanamo, la vérité sur l’Irak, l’Afghanistan, l’Amérique latine.

Jamais le fait de dire la vérité de la sorte n’a été si urgent. A quelques honorables exceptions près, ceux qui travaillent dans les médias, soi-disant payés pour s’en tenir aux faits, sont maintenant absorbés dans un système de propagande qui n’est plus du journalisme, mais de l’anti-journalisme. Cela est vrai du libéral et du respectable, comme ça l’est de Murdoch. A moins d’être prêt à surveiller et déconstruire chaque affirmation spécieuse, les soi-disantes informations sont devenues irregardables et illisibles.

En lisant The Wikileaks Files, je me suis souvenu des mots de feu Howard Zinn, qui faisait souvent référence à «un pouvoir que les gouvernements ne peuvent supprimer». Cela définit Wikileaks ainsi que les autres personnes tirant la sonnette d’alarme, qui partagent leur courage.


A titre personnel, je connais les gens de Wikileaks depuis maintenant un certain temps. Le fait qu’ils aient réalisé ce qu’ils ont réalisé dans des circonstances qu’ils n’ont pas choisies, est une source d’admiration constante. Leur aide dans le sauvetage d’Edward Snowden me vient à l’esprit. Comme lui, ils sont héroïques : rien de moins.

Le chapitre de Sarah Harrison, Indexing the Empire, décrit comment elle et ses camarades ont monté une bibliothèque publique intégrale de la diplomatie US. Celle-ci contient plus de deux millions de documents, désormais accessibles à tous. «Notre travail», écrit-elle, «est consacré à s’assurer que l’histoire appartienne à tout un chacun». Comme il est vibrant de lire ces mots, qui sonnent comme un hommage à son propre courage.

Depuis le confinement d’une pièce de l’ambassade équatorienne à Londres, le courage de Julian Assange apparait comme une réponse éloquente aux lâches qui l’ont sali, ainsi qu’à l’Etat voyou qui cherche à se venger de lui, et finance une guerre contre la démocratie.

Rien de tout cela n’a découragé Julian et ses camarades de Wikileaks : pas le moins du monde. C’est quelque chose, non ? »

John Pilger, le 30 septembre 2015 (via Russia Today)

Rappels :

Julian Assange : « Nous vivons sous un régime de surveillance de masse, parfaitement orwellien »

Les révélations fracassantes d’un ancien rédacteur en chef allemand sur ses liens et ceux de la plupart des journalistes occidentaux avec la CIA

Vers une guerre totale de l’information (A. Latsa)

Lire aussi :

Wikileaks : ces câbles qui révèlent l’action des Etats-Unis contre la Syrie depuis 2006