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24/10/2016

Qui approvisionne l’Etat Islamique?

Ensuite la France qui a armé et financé ses mercenaires ira accuser la Syrie et la Russie de crimes de guerre ! Il en est de même pour Londres et l'UE qui ont décidé de lever l'embargo sur les armes pour armer leurs mercenaires en Syrie !

Il faut bien créer le Grand Israël !

Le projet de la FED/US/UE/Angeleterre/Israël - Le Grand Moyen-Orient ou Le Grand Israël !

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Qui approvisionne l’Etat Islamique?

Publié le 23 octobre 2016 par Иван Михайлович Фраков

 

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Se disant étonnés de voir que les terroristes de l’Etat Islamique avaient des véhicules flambant neufs, il y a quelques mois les Etats-Unis avaient publiquement déclaré vouloir connaitre l’origine de ces véhicules. En fait, selon plusieurs analystes Washington en avait lui-même fourni plusieurs centaines en Syrie. La déclaration des USA est donc restée sans suite, jusqu’à ce que l’armée Russe contacte il y a quelques semaines la société Toyota au Japon.

Celle-ci a alors fourni une liste de clients: Une société d’Arabie Saoudite « liée au Royaume » a acheté un total de 22500 véhicules, une société du Quatar 32000, les Emirats Arabes Unis 11650 et l’armée jordanienne 4500 véhicules. L’armée jordanienne a reçu des crédits de la part de plusieurs banques d’Arabie Saoudite pour financer ces achats.

Dans le même temps des informations ont montré que les ventes d’armes des pays occidentaux, en particulier des USA et de la France, à plusieurs pays du Golfe Persique – Emirats Arabes Unis, Quatar et Arabie Saoudite – servaient en fait à alimenter l’Etat Islamique et autres groupes terroristes. L’Arabie Saoudite a ainsi fourni 500 missiles antichars TOW aux « terroristes modérés ».

On se souviendra également des livraisons d’armes de la France, comme s’en vantait alors Laurent Fabius (article ici), et il est bien connu que les USA approvisionnent leurs protégés (les « terroristes modérés » d’Al Nosra entre autres) en armement de pointe.

Il est donc clair que si les pays occidentaux ne fournissaient pas les terroristes en armes et matériel, les troupes de l’Etat Islamique et autres groupes pourraient être bien vite mis hors d’état de nuire.

Voir aussi :

La France a livré des fusils d’assaut à l’Etat Islamique

 

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La France de Hollande et Fabius alliée d’Al-Nosra branche armée d’Al Qaïda en Syrie

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Mais qui est Al-Nosra, l’allié que Fabius et Hollande ont choisi pour la France dans sa lutte pour tuer Bachar el-Assad et faire un « printemps arabe » syrien, c’est-à-dire donner le pouvoir aux islamistes locaux ?

La France a fourni des armes aux islamistes syriens dès 2012, avoue François Hollande dans un livre

Le président français s’est confié au journaliste Xavier Panon, qui révèle que François Hollande a décidé de livrer des armes lourdes aux rebelles syriens, malgré l’embargo européen.

La France a fourni des armes à des groupes rebelles syriens dès 2012 alors que l’Union européenne avait imposé un embargo sur de telles livraisons. Et c’est le président Hollande qui le dit lui-même dans un livre à paraître le 13 mai aux Editions de l’Archipel, intitulé Dans les coulisses de la diplomatie française, de Sarkozy à Hollande, écrit par le journaliste Xavier Panon.

«Nous avons commencé quand nous avons eu la certitude qu’elles iraient dans des mains sûres», explique le chef de l’Etat à l’auteur du livre, en mai 2014. Les livraisons ont débuté dès la fin de l’année 2012, alors que l’embargo européen, établi à l’été 2011, est toujours en vigueur. Il ne sera levé qu’à la fin du mois de mai 2013.

 

VIDÉO. Syrie: France et Grande-Bretagne vont livrer des armes aux rebelles annonce Laurent Fabius  14/03/2013 08:38 CET | Actualisé 05/10/2016 01:58

SYRIE - C'est la première fois que la France se positionne de manière aussi significative dans le conflit syrien.

La France, mais aussi la Grande-Bretagne, vont en effet demander d'avancer la prochaine réunion de l'Union européenne sur l'embargo sur les armes pour la Syrie et, à défaut d'unanimité, décideront d'en livrer à titre national aux rebelles.

 

Invité sur France Info lundi matin, Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, annonce que Paris va livrer des armes aux rebelles syriens.

 

La France, mais aussi la Grande-Bretagne, vont en effet demander d'avancer la prochaine réunion de l'Union européenne sur l'embargo sur les armes pour la Syrie et, à défaut d'unanimité, décideront d'en livrer à titre national aux rebelles.

 

LIRE AUSSI : Les armes d'un autre âge des rebelles en Syrie

Paris et Londres demandent "aux Européens, maintenant, de lever l'embargo pour que les résistants aient la possibilité de se défendre", déclare le ministre. A défaut de l'unanimité requise à l'Union européenne pour lever cette mesure, les deux pays prendront la décision de livrer des armes, car la France "est une nation souveraine", a précisé Laurent Fabius.

Fabius veut toujours donner des armes aux rebelles

http://www.dailymotion.com/video/xyd87c_fabius-veut-toujours-donner-des-armes-aux-rebelles_news

"Nous considérons que c'est un pas dans la bonne direction, a réagi le porte-parole de l'opposition syrienne, Walid al-Bounni. (...) Bachar al-Assad n'acceptera de solution politique (à la crise) que lorsqu'il saura qu'il a face à lui une force (armée) qui va le renverser". "Tant que les Européens et les Américains n'arment pas la rébellion, ils sont en train de dire à Bachar al-Assad 'continue de te battre'", a-t-il estimé. Et "tant que les Iraniens et les Russes continuent de lui offrir leur soutien, il (Bachar al-Assad) restera convaincu qu'il va gagner", a ajouté le porte-parole.

"Dans une violation flagrante du droit international, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé la volonté de son pays et celle de la Grande-Bretagne de fournir des armes aux groupes terroristes", a de son côté vigoureusement réagit Damas, via l'agence officielle syrienne Sana.

Une réunion avancée de deux mois ?

Mardi, le Premier ministre britannique David Cameron avait déjà indiqué que son pays pourrait se désolidariser de l'embargo de l'UE en cours, en fournissant des armes à l'opposition syrienne pour lutter contre le président Bachar al-Assad.

La prochaine réunion de l'Union européenne sur l'examen de l'embargo sur les armes à destination de la Syrie est prévue fin mai. Mais le ministre français veut faire bouger les choses rapidement.

"Il faut aller très vite" et "nous allons demander avec les Britanniques que la réunion (...) soit avancée", a-t-il dit, n'excluant pas qu'elle intervienne avant fin mars. "On ne peut pas accepter qu'il y ait ce déséquilibre actuel avec d'un côté l'Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar et de l'autre des résistants qui ne peuvent pas se défendre", a fait valoir Laurent Fabius. "Lever l'embargo c'est un des seuls moyens qui restent pour faire bouger politiquement la situation", a-t-il estimé.

Rappelons que le conflit en Syrie a fait, selon l'ONU, plus de 70.000 morts depuis son déclenchement le 15 mars 2011.

Réaction à l'UMP

Le député Pierre Lellouche a exprimé son soutien à cette décision franco-anglaise. Dans un communiqué, l'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes "soutient la décision du gouvernement de livrer des armes à l’opposition syrienne, décision qui n'avait que trop tardé".

Il "espère" qu'elle "permettra de faire évoluer le conflit syrien, de mettre fin au massacre impuni de la population syrienne par l’armée et l'aviation d’al-Assad". "Et enfin, que cette initiative permette à l'Europe de revenir au coeur de la question syrienne, de préparer l’après al-Assad", poursuit l'élu de Paris.

L'Europe assouplit l'embargo sur les armes en Syrie

https://www.youtube.com/watch?v=G8QTV7Emjx0

Ajoutée le 18 févr. 2013

http://fr.euronews.com/ L'Union européenne décide d'assouplir l'embargo sur les armes en Syrie. Cette décision, fruit d'un compromis entre les ministres des Affaires étrangères des 27, est une victoire pour le Royaume-Uni qui militait en ce sens. Mais de nombreux Etats membres craignent que cet amendement ne fasse qu'attiser le conflit et que ces armes tombent entre de mauvaises mains.

Catherine Ashton : "Aujourd'hui, nous avons convenu d'étendre les sanctions contre la Syrie pour 3 mois de plus. Mais nous les avons amendées pour permettre un plus grand soutien non létal et une assistance technique pour la protection des civils."

Les 27 ont également approuvé une mission de conseil et de formation de l'armée malienne. Il a été surtout question de sanctions. Dans la ligne de mire des ministres européens: la Corée du Nord et le Zimbabwe.

"A Bruxelles, les ministres se transforment en régulateur de sanctions expliquent notre correspondant à Bruxelles Andrei Beketov. Ils les assouplissent pour le Zimbabwe, les renforcent pour la Corée du Nord, les ajustent pour la Syrie. Tout cela ne coûte pas très cher. Il semble que l'Union européenne, préoccupée par sa propre crise financière, ne possède pas de levier suffisamment puissant pour influencer les événements mondiaux."

 

La France pourrait livrer des armes aux rebelles syriens |14 mars 2013, 8h41 | MAJ : 24 octobre 2016, 8h41

A la veille du 2e anniversaire du début du conflit meurtrier en Syrie, Paris et Londres ont prôné jeudi une levée rapide de l'embargo européen pour pouvoir livrer des armes aux rebelles. En arrivant au sommet européen à Bruxelles, jeudi après-midi, François Hollande a déclaré à la presse : «Nous avons comme objectif de convaincre nos partenaires à la fin du mois de mai, et si possible avant. Nous allons employer notre sens de la diplomatie. Si d'aventure, il devait y avoir un blocage d'un ou deux pays alors la France, elle, prendrait ses responsabilités.» Les Etats-Unis ont affirmé qu'ils soutiendraient «certainement toutes sortes d'appui à l'opposition syrienne dont parlent publiquement la France et le Royaume-Uni», sans se prononcer explicitement pour une levée de l'embargo sur les armes.

«Nous pensons que la transition politique doit être la solution pour la Syrie», a affirmé le président français. Mais «nous ne pouvons laisser un peuple massacré par un régime qui pour l'instant ne veut pas de transition politique», a-t-il ajouté. Dans la matinée, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius avait  annoncé sur France Info  qu'à défaut d'un accord qui nécessite l'unanimité des 27, le Royaume-Uni et la France prendraient la décision de livrer des armes à titre national. Des propos confirmés par François Hollande.

VIDEO. Fabius demande la levée de l'embargo sur les armes en Syrie

http://www.dailymotion.com/video/xy6veh_la-france-pourrai...


La France pourrait livrer des armes aux... par franceinfo

«On ne peut pas accepter qu'il y ait ce déséquilibre actuel avec d'un côté l'Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar et de l'autre des résistants qui ne peuvent pas se défendre», fait valoir Laurent Fabius. «Lever l'embargo c'est un des seuls moyens qui restent pour faire bouger politiquement la situation», a-t-il estimé, alors que, selon l'ONU, le conflit en Syrie a déjà fait plus de 70 000 morts depuis le son déclenchement le 15 mars 2011. Selon un haut responsable français s'exprimant sous anonymat, «on est plus près de 100.000 morts que de 70 000».

Des déclarations saluées par les opposants syriens

A Bruxelles, François Hollande et le le Premier ministre britannique David Cameron se sont rencontrés en tête-à-tête avant le début du sommet. L'objectif, selon des responsables français, est de fournir des missiles sol-air. Les deux pays ne fournissent actuellement aux rebelles que des matériels non létaux -moyens de protection ou de communication. Les Etats-Unis, qui craignent que les armes ne tombent aux mains de jihadistes aidant les insurgés, leur donnent matériel médical et rations alimentaires.

Sans surprise, ces déclarations ont été saluées par l'opposition syrienne. Son porte-parole, Walid Bounni, estime qu'il s'agit d'«un pas dans la bonne direction». «Tant que les Européens et les Américains n'arment pas la rébellion, ils sont en train de dire à Bachar al-Assad continue de te battre», ajoute-t-il. A contrario, le régime au pouvoir dénonce ce choix, parlant de «violation flagrante du droit international». 

La France veut accélérer la discussion au niveau européen

Laurent Fabius a demandé d'avancer la prochaine réunion de l'Union européenne sur l'examen de cet embargo prévue fin mai. «Il faut aller très vite», a-t-il dit, n'excluant pas que la réunion intervienne avant fin mars.

«Chacun peut demander qu'un sujet soit mis à l'agenda d'une réunion», s'est contenté de déclarer Michael Mann, porte-parole de Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne. «Si des partenaires importants de l'UE estiment que la situation est maintenant différente et que cela nécessite encore un nouveau changement des sanctions, nous sommes évidemment prêts à en parler immédiatement au sein de l'UE», a pour sa part réagi le ministère allemand des Affaires étrangères, quand bien même Berlin voit d'un mauvais œil l'idée de lever l'embargo, jugeant que cela ne pourrait qu'aggraver le conflit.

Elio Di Rupo : «Choisir la moins mauvaise» solution

Jeudi après-midi à Bruxelles, le Premier ministre socialiste belge, Elio Di Rupo, a souligné que ces questions étaient «extrêmement complexes» et ne pouvaient se résoudre «par oui ou non». «Il n'y a aucune bonne solution, donc il faut choisir la moins mauvaise», a-t-il ajouté. Son homologue luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a exprimé le souhait que «l'Union européenne qui se targue de vouloir mettre en place une politique étrangère commune se mette d'accord sur une même ligne». «On en a déjà beaucoup parlé au niveau européen et il avait été décidé de ne pas intervenir, mais si la France et la Grande-Bretagne ont de nouvelles raisons, on va les écouter», a déclaré pour sa part le Néerlandais Mark Rutte.

 

Syrie . Laurent Fabius estime que la question de l’embargo sur les armes se reposera aux Européens

http://www.ambafrance-de.org/Syrie-Laurent-Fabius-estime-que-la

Fabius et les armes aux rebelles.jpg

Quand la France décidait d'armer les islamistes syriens (2013)

 

https://www.youtube.com/watch?v=6Yc8r4zIPlc

 

Entretien de Jean-Marc Ayrault au quotidien Le Monde : "Je dis aux Russes : "Arrêtez de bombarder"" (28 août 2016)

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, appelle Moscou à reprendre la " voie politique " en Syrie.

Alors que s’ouvre à Paris, le 29 août, la " semaine des ambassadeurs ", le rendez-vous annuel sur les grandes orientations de la diplomatie française, le ministre des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault dénonce l’escalade du régime syrien et rappelle l’urgence d’une solution politique.

Ces preuves sur l’emploi d’armes chimiques par le régime changent-elles la donne ?

Chacun est désormais face à ses responsabilités. Par deux fois au moins, le régime a utilisé des armes chimiques contre sa population. Ce sont les conclusions d’un rapport du mécanisme d’enquête et d’attribution (JIM), créé par le Conseil de sécurité de l’ONU en lien avec l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et dont la crédibilité est incontestable. Ses enquêteurs, à l’issue d’un long travail, démontrent que le régime a violé les engagements pris en 2013 lors de son adhésion à la Convention pour l’interdiction des armes chimiques et du démantèlement, sous contrôle international, de son arsenal. Ce rapport montre aussi que daech - acronyme arabe de l’organisation Etat islamique - a eu recours au moins une fois aux armes chimiques.

Le régime syrien et daech rivalisent dans l’horreur. L’emploi de telles armes est non seulement illégal mais aussi insoutenable moralement, y compris pour ceux qui appuient Damas. Personne n’a intérêt à la banalisation de l’arme chimique. Les Russes doivent clarifier leur position et en même temps saisir cette opportunité pour revenir vers une solution politique. Ce conflit n’a pas d’issue militaire, comme le reconnaît lui-même mon homologue - russe - Sergueï Lavrov. Le bilan de ces cinq ans de guerre, avec plus de 300 000 morts, est terrible.

Quelle peut être une " réponse à la hauteur de la gravité du crime commis ", selon vos propres mots ?

Nous travaillons avec nos partenaires au Conseil de sécurité de l’ONU, notamment les Américains et les Britanniques, à une résolution condamnant ces attaques sous chapitre VII, c’est-à-dire prévoyant des sanctions contre les auteurs de ces crimes et les responsables de cette abomination. Il y a aussi la possibilité d’une saisine par le Conseil de sécurité de la Cour pénale internationale, une hypothèse sur laquelle nous avons déjà travaillé depuis un certain temps et qui vise l’ensemble des crimes de guerre et contre l’humanité commis en Syrie, et pas seulement l’utilisation d’armes chimiques. Mais il faut procéder par étapes. Il y a donc ce rapport, il faut maintenant une résolution. L’opinion publique internationale existe et la Russie elle-même n’y est pas insensible. Il faut créer un rapport de forces politique et moral, la France peut y contribuer de façon significative.

Ce conflit reste la priorité de la diplomatie française ?

Notre objectif en Syrie est de lutter contre le terrorisme et de protéger les Français de cette menace. Notre engagement militaire contre Daech au sein de la coalition commence à porter ses fruits, car ce groupe recule aussi bien en Irak qu’en Syrie. Mais le chaos du conflit et la barbarie croissante du régime alimentent la radicalisation, comme à Alep, qui est l’épicentre d’une tragédie humanitaire. Dans une ville assiégée et écrasée par les bombes, des groupes comme Fatah Al-Cham, l’ancien Front Al-Nosra lié à Al-Qaida, parviennent à s’imposer, ce qui donne un prétexte à l’aviation russe pour intensifier ses pilonnages, poussant ainsi encore un peu plus la population vers les extrémistes.

Il ne s’agit pas tant de gagner la guerre que de gagner la paix. Nous œuvrons pour une Syrie pacifiée, stabilisée, unitaire et qui respecte les droits de ses minorités, dont les chrétiens et les Kurdes. Nous appuyons le processus de négociations sous l’égide de l’ONU et de son envoyé spécial Staffan de Mistura, avec le coparrainage de Washington et Moscou. Il y a eu, l’hiver 2015-2016, des moments d’espoir. Ils sont vite retombés parce que le régime a fait le choix de la répression aveugle avec le soutien de la Russie et de l’Iran.

Ne craignez-vous pas d’être lâchés par les Américains comme en 2013, lorsque la France avait voulu bombarder le régime de Bachar Al-Assad après l’attaque chimique de la Ghouta ?

Les premiers contacts avec nos partenaires occidentaux au Conseil de sécurité sont encourageants, mais je veux rester vigilant. Je sens John Kerry sincère dans sa volonté de reprendre vraiment la négociation politique. Notre objectif est donc d’obtenir une condamnation au Conseil de sécurité, mais aussi d’aller plus loin en créant les conditions pour qu’une négociation politique puisse reprendre. Or, avant même ce rapport - sur l’usage d’armes chimiques - , c’était déjà difficile avec le siège d’Alep, qui est le symbole même de la faillite de la solution militaire. Il faut saisir cette occasion pour dire aux Russes : vous avez une opportunité pour reprendre le chemin de la voie politique et vous sortir du piège militaire dans lequel vous vous êtes mis.

Craignez-vous un veto russe au Conseil de sécurité ?

La Russie n’est pas un adversaire mais un partenaire. C’est avec elle, mais aussi avec l’Iran, l’Arabie saoudite, avec les Américains et la Turquie que nous cherchons une solution. Les Russes ont un rôle déterminant à jouer dans la résolution du conflit. Ils assurent vouloir une solution politique et la reprise des négociations à Genève ? Je leur dis : condamnez le régime - syrien - et arrêtez de bombarder ! La Russie ne peut pas tenir un double langage, c’est-à-dire vouloir une solution politique et n’agir que militairement, comme si la victoire du régime était possible. Le régime ne peut pas gagner militairement. Il y a un intérêt commun à revenir à la table des négociations à Genève, sans que personne perde la face.

La Russie peut-elle être juge et partie au conflit en Syrie ?

La Russie est une grande nation qui veut à nouveau jouer un rôle. On peut le comprendre. Je vous l’ai dit : c’est un partenaire, mais ce n’est pas un partenaire facile. Il faut être clair avec elle. Nous le serons avec le président Poutine, qui doit venir en octobre à Paris.

Pensez-vous que l’opposition syrienne croie encore à l’utilité des négociations ?

La situation actuelle crée la méfiance. Un accord a par exemple été trouvé pour évacuer 700 combattants et les civils de Daraya - dans la banlieue de Damas - , mais l’opposition est sceptique. Nous le sommes nous-mêmes. Que va-t-il se passer pour ces combattants et ces populations une fois évacués ?

La Turquie fait irruption dans la guerre, est-ce une bonne chose ?

C’est une bonne chose que la Turquie s’implique franchement dans la lutte contre Daech, qui la frappe durement. Il est aussi légitime que la Turquie assure la sécurité de sa frontière. Mais attention à l’engrenage de la violence et à une éventuelle tentation de vouloir traiter en Syrie une partie de la question kurde. Nous condamnons le PKK - Parti des travailleurs du Kurdistan, autonomiste, interdit en Turquie - et les attentats qu’il commet en Turquie. En Syrie, des forces kurdes combattent Daech efficacement. Il ne faudrait pas qu’une dimension kurde s’ajoute aux conflits qui existent déjà.

Où en est l’initiative française de paix au Proche-Orient ?

La réunion du 3 juin - à Paris, avec les ministres des affaires étrangères d’une vingtaine de pays, l’ONU et l’UE - , dont certains pensaient qu’elle ne pourrait jamais avoir lieu, s’est tenue et a enclenché une dynamique. Le gouvernement Nétanyahou poursuit malheureusement la colonisation qui mine la solution à deux Etats. Les deux parties n’ont pas renoué le dialogue. Mais les choses bougent. J’ai rencontré cet été le président palestinien Mahmoud Abbas, ainsi que John Kerry, qui s’efforce de rapprocher Israéliens et Palestiniens, en liaison avec les pays arabes. Les Egyptiens parlent aux Palestiniens et aux Israéliens, et les Russes sont aussi disponibles.
L’initiative française a permis de remettre à l’ordre du jour ce conflit et la perspective d’un Etat palestinien. Tout ce qui aidera à créer les conditions d’une conférence internationale sur la paix au Proche-Orient est une bonne chose.

Propos recueillis par Christophe Ayad et Marc Semo

 

17/10/2016

[Vidéo] États-Unis-Russie : Tensions Géopolitiques et Terrorisme, par Thinkerview

 

[Vidéo] États-Unis-Russie : Tensions Géopolitiques et Terrorisme, par Thinkerview

 

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Entretien avec Artem Studennikov (Ministre Conseiller de l’Ambassade de Russie).
Vidéo enregistrée le 7 octobre 2016.

SUJETS :
Conflit Nucléaire, Ministre Conseiller, Russie, USA, Iran, Arabie Saoudite, Syrie, Libye, France, Liban, Yémen, OTAN, Guerre froide, Moyen-Orient, Afghanistan, Cameroun, Tchad, Mali, Nigeria, Tchétchénie, Terrorisme, Déstabilisation extrémiste, opposition modérée, Etat Islamique, Égypte, Bavures, Alep.


 

 

24/11/2015

Iran : Syrie, gaz, nucléaire, la visite de Poutine à Téhéran, porteuse de multiples espoirs

Comme nous pouvons le constater à nouveau, la Russie, est très, très, très isolée ....!

Syrie, gaz, nucléaire, la visite de Poutine à Téhéran, porteuse de multiples espoirs

Hassan Rohani et Vladimir Poutine Hassan Rohani et Vladimir Poutine

Le président russe effectue une visite en Iran où il prendra part au sommet du Forum des pays exportateurs de gaz et rencontrera les dirigeants iraniens. C’est la deuxième fois que Vladimir Poutine se rend en Iran depuis sa première visite, en 2007.

Bien que Vladimir Poutine ne se soit pas rendu en Iran depuis 2007, les relations entre les deux pays sont bonnes. La Russie et l’Iran luttent conjointement contre Daesh. Moscou a entamé une campagne de bombardements aériens en Syrie le 30 septembre dernier. Des avions russes détruisent chaque jour des cibles terroristes. La République islamique, elle, se montre favorable à l’opération russe et n’écarte pas la possibilité d’envoyer dans la région des combattants lutter contre le terrorisme. Les forces spéciales iraniennes seraient même déjà en train de combattre au sol contre l’Etat islamique.

En savoir plus : L’Iran n’exclut pas d’envoyer des forces en Syrie contre Daesh

Pour rappel, la Syrie, l’Irak et l’Iran ont établi un centre d’informations pour coordonner leurs actions militaires dans la lutte contre Daesh au mois de septembre dernier. A n’en pas douter, le règlement de la crise syrienne et la lutte contre Daesh sont à l’ordre du jour de la rencontre entre les deux présidents, Vladimir Poutine et Hassan Rohani.

Le professeur de communication politique de l’Université de Téhéran, Foad Izadi, a expliqué à RT le rôle de l’Iran dans la lutte contre Daesh. «Dès le début du conflit en Syrie, l’Iran a demandé aux forces étrangères de quitter le pays. Mais le gouvernement américain et les alliés des Américains, tels que l’Arabie saoudite et la Turquie ont insisté pour donner des armes et de l’argent à quiconque luttait contre le gouvernement d’Assad», s’est souvenu le professeur, qui a souligné que tout cela avait permis «la création d’un nombre d’organisations terroristes qui mènent maintenant leurs opérations en Europe». «La lutte contre l’Etat islamique fait partie et fera partie de la politique du gouvernement iranien», a conclu Foad Izadi.

D’autres questions internationales urgentes seront également abordées. D’après les dires du conseiller du président russe, Iouri Ouchakov, les deux dirigeants discuteront encore du programme nucléaire iranien et de la lutte contre le terrorisme, notamment contre Daesh.

Selon Foad Izadi, les deux pays sont intéressés à établir un partenariat stratégique. Le montant des échanges entre les deux pays est d’environ cinq milliards de dollars par an et il estime qu’ils «sont intéressés à faire passer ce montant à 20 milliards de dollars». Le professeur fait également remarquer les points communs de la Russie et de l’Iran. «La Russie et l’Iran sont tous deux de grands producteurs de pétrole et de gaz… Les deux pays partagent la mer Caspienne, ce sont des voisins». Foad Izadi souligne aussi que les Etats-Unis «ne réduiront pas leurs activités hostiles à l’égard des deux pays». Il pense que la Russie et l’Iran le comprennent et renforceront leurs relations de manière croissante pour faire face à Washington.

Poutine lève l’interdiction de livrer à l’Iran du matériel pour l’enrichissement d’uranium

Les déclarations récentes de Vladimir Poutine ont confirmé un rapprochement entre la Russie et l’Iran et aujourd’hui, le président russe a signé un décret qui lève l’interdiction de livrer à l’Iran des équipements et des technologies d'enrichissement d'uranium qui sont directement liés à la modernisation de l'usine d'enrichissement d'uranium iranienne de Fordo et au réacteur nucléaire d’Arak. L’usine de Fordo doit être transformée en une entreprise de production d’isotopes stables à des fins médicales et industrielles. Le réacteur d’Arak doit également être modifié pour rendre impossible la production de plutonium militaire. La décision iranienne d’exporter vers la Russie de l’uranium faiblement enrichi découle de l’accord intervenu entre l’Iran est le groupe des 5+1 en juillet dernier. Conformément à cet accord, Téhéran doit se débarrasser de 98% de son uranium enrichi. L’Iran a en outre accepté de ne pas enrichir l’uranium à un taux supérieur à 3,67% pour les 15 ans à venir et de ne pas posséder plus de 300 kg de ce matériel.

Le réacteur d'Araq en Iran
Le réacteur d'Araq en Iran

«L'OPEP du gaz»

La raison officielle de la visite de l’homme fort du Kremlin à Téhéran, c’est la tenue du Forum des pays exportateurs de gaz qui se tient à Téhéran depuis le 21 novembre et se terminera aujourd’hui. Il réunit les douze Etats-exportateurs du gaz naturel (Algérie, Bolivie, Venezuela, Egypte, Iran, Qatar, Libye, Nigéria, Emirats arabes unis, Russie, Trinidad et Tobago et Guinée équatoriale). Les participants au Forum ont pour objectif d’intensifier leur coordination politique en matière de coopération et d’investissements pour refuser toute diminution des prix du gaz.

Ce Forum a déjà été surnommé l’«OPEP du gaz». Il a été fondé à Téhéran en 2008. Ses membres disposent plus de 70% des stocks mondiaux du gaz, de 40% des gazoducs mondiaux et constituent 65% du commerce mondial du gaz liquide.

Vladimir Poutine et Ali Khamenei : c’est au peuple syrien de décider du destin de la Syrie

Le président russe a rencontré l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême de la Révolution islamique, la position la plus élevée de la République islamique d'Iran. Les deux hommes ont discuté du règlement du conflit syrien qui, comme ils l’estiment, doit être résolu par les Syriens et ne peut pas être dicté de l’extérieur. A l'issue de leur rencontre, «les deux parties ont souligné l'unité de points de vue entre Moscou et Téhéran concernant le caractère inadmissible des tentatives extérieures de dicter les scénarios du règlement politique» du conflit en Syrie, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

La rencontre enytre Vladimir Poutine et Ali Khamenei © Alexeï Drouzhinine Source: RIA NOVOSTI
La rencontre enytre Vladimir Poutine et Ali Khamenei
 

L'arrivée de Poutine à Téhéran. Le cadeau spécial de Poutine pour l’Ayatollah Khamenei : Le Guide Suprême

L'arrivée de Poutine à Téhéran

Le cadeau spécial de Poutine pour l’Ayatollah Khamenei

 

Nov 23, 2015 14:37 UTC - IRIB – En marge de sa rencontre avec le Guide suprême de la révolution islamique, le vénérable Ayatollah Ali Khamenei, le Président russe Vladimir Poutine lui a offert l’un des plus anciens manuscrits du noble Coran.

Selon l’agence Tasnim, le canal Telegram du bureau de la préservation et de la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei a écrit qu’en marge de cette rencontre, le Président russe Vladimir Poutine avait offert au Guide suprême de la révolution islamique un manuscrit du Coran des plus anciens.
 

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00:09 Publié dans Actualité, politique ou géopolitique, Iran, Syrie, Poutine, Moscou, Russie | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!

23/11/2015

Le Sommet de Téhéran, une opportunité pour Poutine de former une coalition internationale anti-Daech

Le Sommet de Téhéran, une opportunité pour Poutine de former une coalition internationale anti-Daech

Nov 22, 2015 15:26 UTC - IRIB- « Le président russe Vladimir Poutine qui est attendu, lundi, à Téhéran, pour prendre part au troisième Sommet du Forum des pays exportateurs du gaz (FPEG), s’entretiendra avec les dirigeants iraniens et les responsables d’autres pays présents à ce Forum, de la coopération internationale contre Daech », a écrit le journal russe Izvestia.

Selon ce journal, lors des négociations du président russe à Téhéran, la crise syrienne sera la plus importante question internationale à évoquer et les combats contre le groupe terroriste Daech s’inscrit dans le même cadre.
 
En ce qui concerne l’agenda du président Poutine pour ses discussions avec les dirigeants internationaux à Téhéran et la lutte anti-Daech, Izvestia a écrit : « Au lendemain du Sommet de Téhéran, Vladimir Poutine rencontrera le roi de Jordanie, Abdallah II, à Sotchi, avec qui il discutera de la crise syrienne et de Daech ».
 
Vladimir Poutine, doit également s’entretenir avec son homologue français François Hollande qui vient de déclarer être disposé à coopérer avec la Russie pour lutter contre Daech, toujours d’après le journal russe Izvestia.
 
Le troisième Sommet des pays exportateurs du Gaz se tiendra, le lundi 23 novembre, à Téhéran, en présence des chefs d'Etat et de gouvernement de neuf pays membres.
 
Les pays membres du FPEG disposent de 70% des réserves gazières et de 42% de la production du gaz mondial.
 
L'Iran, la Russie, l'Algérie, la Bolivie, l'Egypte, la Guinée Équatoriale, la Libye, le Nigeria, le Qatar, Trinité-et-Tobago, le Venezuela et les Émirats arabes unis sont les 12 principaux membres de ce Forum mondial et les Pays-Bas, la Norvège, l'Irak, Oman et le Pérou en sont les membres observateurs.