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14/05/2009

"Israël est un baril de poudre bourré d’armes de destruction massive"

Journaliste israélien et militant des droits de l’homme, Gideon Spiro écrit au Président Obama
"Israël est un baril de poudre bourré d’armes de destruction massive"

Mise en ligne le : 9 mai 2009

  Le 19 avril 2009
-  Au President Barack Obama
-  La Maison Blanche

Monsieur le Président,

Je suis un journaliste israélien et un militant des droits de l’homme et je vous écris pour vous demander d’intervenir pour empêcher une conflagration nucléaire au Moyen-Orient.

Le 17 avril 2009, le prestigieux quotidien Haaretz, auquel on se réfère souvent comme au “New York Times d’Israël ”, a publié un éditorial - signé de son principal commentateur sur les questions de défense et de sécurité- appelant à une action militaire d’Israël contre le projet nucléaire iranien.

Quand un journal considéré comme libéral et modéré publie un tel article - à un moment où un gouvernement d’extrême-droite (sioniste) assume le pouvoir- les sirènes d’alarme devraient se déclencher.

La tâche d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires est une tâche importante, mais le moyen d’atteindre cet objectif ne réside pas dans une action militaire, mais bien dans un effort international pour créer un Moyen-Orient dépourvu d’armes nucléaires, biologiques et chimiques. Il est impossible d’atteindre cet objectif sans s’occuper de la principale cause de la course aux armes nucléaires : Israël.

C’est Israël qui a poussé le Moyen-Orient dans une course aux armes de destruction massive. Grâce aux actions courageuses du lanceur d’alerte nucléaire Mordechai Vanunu - qui a révélé en 1986, dans une interview au Sunday Times, ce qui se passait derrière les murs du réacteur nucléaire de Dimona - nous savons qu’Israël est armé de centaines de bombes atomiques et thermonucléaires. Si l’on ajoute qu’Israël produit aussi des armes biologiques et chimiques à l’Institut Biologique Nes Ziona, alors émerge une image effrayante : celle d’un Etat, plus petit que la plupart des circonscriptions électorales des Etats-Unis, qui est un baril de poudre bourré d’armes de destruction massive.

Sans même parler de ses énormes quantités d’armes conventionnelles.

Une attaque israélienne contre l’Iran aurait selon toute probabilité des conséquences désastreuses, pouvant entraîner la région dans un conflit nucléaire aboutissant à l’anéantissement d’Etats de la région. Dans ce scénario, Israël pourrait bien être rayé de la carte. Le ministre des Affaires étrangères qui vient d’être nommé, un colon et un va-t-en-guerre qui par le passé a menacé l’Egypte d’un bombardement du barrage d’Assouan, est devenu un acteur-clef dans toute opération d’Israël qui impliquerait la gâchette nucléaire. Par une ironie de l’histoire, Israël, qui héberge tant de survivants de l’Holocauste, est devenu le foyer de dirigeants extrémistes, prêts à déclencher le prochain holocauste - un holocauste nucléaire.

Mais les répercussions d’une attaque israélienne contre l’Iran iront bien au-delà de notre région. Il est plus que probable qu’elles auront des effets dévastateurs dans le reste du monde, y compris aux Etats-Unis auxquels ils causeront un tort massif.

Les agences de renseignement à travers le monde se concurrencent pour spéculer sur les capacités nucléaires de l’Iran. Leurs estimations varient et s’opposent parfois diamétralement. La vérité, c’est que personne ne sait ce que l’Iran cache dans ses installations, mais il peut être utile de faire un rapprochement avec le cas d’Israël.

Aujourd’hui nous savons qu’Israël a développé ses armes nucléaires en trompant le gouvernement des Etats-Unis. Vous connaissez certainement l’histoire de votre prédécesseur, le président John F. Kennedy, qui a essayé d’empêcher Israël d’acquérir des armes nucléaires. Il savait quels dangers ce programme entraînerait pour la stabilité régionale et mondiale. Mais le gouvernement d’Israël a réussi à tromper les inspecteurs américains envoyés à Dimona, et la suite -comme on dit- est devenue de l’histoire. Les Iraniens ne sont pas moins habiles qu’Israël.

La situation dans laquelle Israël conserve son monopole nucléaire ne pourra pas durer éternellement, étant donné qu’un Etat israélien nucléaire est pour les autres une incitation permanente à s’équiper eux-mêmes d’armes similaires. L’unique moyen efficace et pacifique d’en finir avec cette course elle-même destructrice aux armes de destruction massive, c’est le désarmement nucléaire de la région. Et c’est ici que vous pouvez, en tant que président des Etats-Unis, assumer un rôle de leadership historique.

Les Etats-Unis et Israël sont des alliés - selon la formule consacrée que répète chaque homme politique américain. En réalité, cette alliance est d’une nature assez spéciale : l’un des pays finance et l’autre est financé. La puissance d’Israël repose en grande partie sur l’aide militaire et économique des Etats-Unis. Sans les milliards de dollars que les Etats-Unis lui transfèrent, Israël serait incapable de financer l’Occupation, les colonies, l’armée, et, bien entendu, son arsenal nucléaire.

M. le président, vous avez été élu pour être le champion d’une ère de rapprochement entre les nations hostiles, de lutte contre la pollution mondiale , et d’élimination des armes nucléaires. Pour atteindre ces buts, il est nécessaire de serrer la bride à Israël, de le contraindre à accepter un régime de désarmement nucléaire dans notre région, et de l’obliger à ouvrir toutes ses installations nucléaires et ses sites de missiles aux inspections internationales. Idem pour l’Iran et pour les autres Etats du Moyen-Orient.

Dans une région aussi volatile que la nôtre, où Juifs et Musulmans revendiquent un lien direct avec le Tout-Puissant et prétendent même parler en Son nom, l’existence d’armes nucléaires représente une grave menace pour la paix du monde. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne Israël et l’Iran, où bien des gens croient à Armageddon, l’Apocalypse, comme à un prélude à la rédemption, et où certains de ces extrémistes occupent des positions clefs dans le gouvernement. Il est grand temps que les dirigeants américains exigent de tous les acteurs de la région une politique de désarmement mutuel, afin de prévenir les conséquences désastreuses d’une conflagration nucléaire.

Je vous implore d’agir dans l’esprit de cette lettre avant qu’il ne soit trop tard.

Respectueusement,

Gideon Spiro

Membre fondateur du Comité Israélien pour un Moyen-Orient sans Armes Atomiques, Biologiques et Chimiques.


- Gideon Spiro, journaliste
-  P.O.Box 16202 Tel Aviv 61161 Israel
-  Tel/Fax +972 (0) 3 5222 869

Traduction de Jean-Marie Matagne autorisée par l’auteur ⓒ ACDN, 8 mai 2008.

Source :  http://acdn.net/

08/05/2009

IRAN : Urgent ! Attention !!!! A diffuser largement !!!

La guerre contre l'Iran risque d'exploser prochainement. Préparons-nous !!!!

De source confidentielle dont nous ne pouvons pas donner l'origine.
 
Le 4 mai 2009 visite en urgence de Mgr.Salvador Piñeiro García-Calderón, Ordinaire militaire, auprès du Saint Père ...
Sujet parait-il très confidentiel !
De quoi s'agit-il ?  Mgr.Salvador Piñeiro García-Calderón est un ancien ambassadeur du Vatican auprès de l'Iran.
 
Et aujourd'hui on apprend quoi dans la presse ?
Le Saint-Siège dénonce la nouvelle course aux armements nucléaires
Il demande à l’ONU l’application du Traité sur la non prolifération

On y est c'est le dernier avertissement avant action sur le pays visé (IRAN)....ça va péter....
 

Le Saint-Siège dénonce la nouvelle course aux armements nucléaires
Il demande à l’ONU l’application du Traité sur la non prolifération


ROME, Jeudi 7 mai 2009 - Le Saint-Siège dénonce la nouvelle course aux armements nucléaires qui est en cours et demande l'application du Traité sur la non prolifération des armes nucléaires (TNP).

 Mgr Celestino Migliore est intervenu mardi 5 mai aux Nations unies, à New York, au nom du Saint-Siège, lors des travaux de la 3ème session du Comité préparatoire pour la Conférence de révision des parties au Traité sur la non prolifération des armes nucléaires de 2010.

Après 40 ans d'existence « et son bon service à la communauté internationale », a expliqué Mgr Migliore, « le Traité sur la non prolifération des armes nucléaires reste un jalon important du désarmement nucléaire et des régimes de non prolifération, ainsi qu'un moyen-clef pour tenter de renforcer la sécurité et la paix au niveau international ».

« Le Saint-Siège réitère son ferme soutien au TNP et réclame une adhésion pleine et universelle quant à son application ».
« Hélas nous constatons qu'il reste aujourd'hui plus de 26.000 têtes nucléaires dans le monde et que certaines nations luttent encore pour entrer dans le 'club nucléaire', en dépit des devoirs juridiquement contraignants qu'implique ce Traité dans les domaines du désarmement et de la non prolifération », a déploré Mgr Migliore.

« A la lumière de cela, la validité et l'importance du Traité restent un appel urgent à tous les Etats à unir leurs forces pour libérer le monde des armes nucléaires », a-t-il ajouté.

Il a demandé ensuite, au nom du Saint-Siège, des mesures qui puissent « promouvoir la confiance, la transparence et la coopération entre nations et régions ».

« Les zones libérées de toute arme nucléaire restent le meilleur exemple de cette confiance, et montrent que la paix et la sécurité sont possibles sans la possession d'armes nucléaires ».

C'est pourquoi le Saint-Siège exhorte tous les Etats qui possèdent des armes nucléaires « à assumer leur rôle de dirigeants avec courage et responsabilité politique pour protéger l'intégrité du TNP et à créer un climat de confiance, de transparence et de vraie coopération, en vue de la réalisation concrète d'une culture de la vie et de la paix ».

« Dans la gamme des efforts déployés pour mettre les priorités et les hiérarchies des valeurs à leur juste place, il est demandé encore plus d'efforts communs pour mobiliser les ressources vers un développement éthique, culturel et économique de manière à ce que l'humanité puisse tourner le dos à la course aux armements ».
Préparons-nous à vivre toutes les horreurs en même temps !!!!!
Avant de demander à l'Iran de ne pas s'armer de l'armement nucléaire, tous les pays qui détiennent ces 26 000 têtes nucléaires feraient mieux de se désarmer. On ne peut pas demander aux uns de faire ce que les autres ne font pas

24/04/2009

L'Iran et le Nouvel Ordre Mondial

L'Iran en appelle à un Nouvel Ordre Mondial soustrait de la tutelle «des sionistes et de leur allié américain».

Le Palais des Nations sous haute tension

PROTESTATION | -

© LAURENT GUIRAUD | Place des Nations, hier.
Une flamme brûle à la mémoire des victimes de la Shoah. Certains rescapés sont là.


Alain Jourdan | 21.04.2009 | 00:01

15  h 15, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, fait son entrée dans la salle des assemblées du Palais des Nations, à Genève. Aux applaudissements succèdent très vite les premiers cris de protestation des organisations israéliennes. Plusieurs personnes surgissent déguisées en clowns. Elles sont évacuées manu militari par le service d’ordre de l’ONU.

Dans les tribunes où siègent les représentants des ONG, les supporters du président iranien donnent aussi de la voix. Les télévisions, venues en masse, n’en ratent pas une miette. Mahmoud Ahmadinejad affiche un large sourire. «Il faut pardonner à ces gens parce qu’ils sont mal informés», s’amuse-t-il.

Le président iranien jubile. Les diplomates européens présents dans la salle se tiennent prêts à quitter leur place au premier dérapage. (Cela s'appelle la démocratie...!). Ils n’attendront pas longtemps. Mahmoud Ahmadinejad ne tarde pas à se lancer dans une diatribe contre Israël qu’il qualifie de «régime le plus cruel et le plus raciste». L’ambassadeur de France, Jean-François Matteï, se lève, aussitôt suivi par l’ambassadeur de Grande-Bretagne. Une quarantaine de diplomates européens quittent la salle. (Les vierges effarouchées aux oreilles chastes. Ils font moins de foin quand des millions d'innocents sont tués au nom du mythe du terrorisme international !!! On se demande à ce propos quels sont les intérêts de la France en Afghanistan et à rentrer dans l'Otan ? Là personne pour se lever et partir !)

Applaudissements…
Dans les tribunes, les protestations reprennent, mais elles sont aussitôt couvertes par un tonnerre d’applaudissements qui provient pour l’essentiel des bancs de la délégation iranienne et des tribunes. La plupart des diplomates africains et arabes ne s’associent pas à la manœuvre. Sûr de son effet, le président iranien revient à la charge quelques instants plus tard.
Il dénonce cette fois le soutien apporté par l’Europe et les Etats-Unis à la création de l’Etat d’Israël après la Seconde Guerre mondiale au «prétexte de la souffrance juive». Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, assiste impuissant aux débordements verbaux. En ouverture, le Coréen avait appelé à la sérénité et au respect. Mahmoud Ahmadinejad, lui, en appelle à Dieu et à un nouvel ordre mondial soustrait de la tutelle «des sionistes et de leur allié américain».

Elie Wiesel proteste
A l’issue de son discours, le président iranien a tenu une conférence de presse. Elle aussi marquée par des incidents. Le visage fermé, Elie Wiesel s’est dressé devant l’une des entrées de la salle où était attendue la délégation iranienne. Entouré des représentants des organisations juives et de l’acteur Jon Voight, le Prix Nobel a perturbé l’arrivée de Mahmoud Ahmadinejad, accueilli aux cris de «raciste». «C’est une honte pour l’ONU. Son discours est une invitation à la haine», a protesté Elie Wiesel. (Au fait qui sont les racistes et les criminels ? Les Palestiniens sans doute, qu'Israël massacre depuis 60 ans ?).

En fin de journée, le secrétaire général de l’ONU n’a pu que «déplorer» les provocations  (?) du président iranien. Hier soir, l’écœurement pouvait se lire sur le visage des diplomates. (Les chochottes !) On retient de la journée le coup de force de Mahmoud Ahmadinejad, l’impuissance de l’Union européenne à trouver une position commune sur les droits de l’homme et l’indécision de la Suisse.


17/01/2009

Gaza : le prétexte à l'ouverture de la 3ème guerre mondiale ?

Voilà comment on nous prépare à la 3ème guerre mondiale, à l'instauration du Nouvel Ordre Mondial et au puçage de l'humanité ?

Toutes les précédentes guerres commençaient par une crise financière mondiale savamment orchestrées par les banques mondiales.
1 - Création d'une crise financière mondiale,
2 - Création d'une crise économique mondiale,
3 - Fabrication de guerres pour des intérêts politiques, géopolitiques et financiers, sous couvert de guerres de religions,
4 - Asservissement et destruction des peuples.

 
Relier les points :

Crise financière mondiale et l'Apocalypse
Tout cela, jeux de banquiers internationaux, jeux de financiers spéculateurs, jeux de voleurs. Et pire encore, jeux de contrôleurs des vies humaines, jeux de dictateurs, de tyrans des peuples.
 
La suite ici : http://www.emarrakech.info/index.php?action=forum&subaction=message&id_sujet=35430&id_message=163951

La Guerre à Gaza : Cette guerre n'est pas une guerre entre différentes cultures ou religions, mais simplement une guerre politique, géopolitique et conflits d'intérêts financiers.

La guerre et le gaz naturel : l'invasion israélienne et les gisements de Gaza en mer


L'invasion militaire de la Bande de Gaza par les Forces israéliennes, est directement liée à la possession et au contrôle de réserves stratégiques de gaz en mer.
Il s'agit d'une guerre de conquête: on a découvert de vastes réserves de gaz au large du littoral de Gaza en 2002.
Dans un accord signé en novembre 1999, l'autorité palestinienne (AP) a garanti des droits de prospection de gaz et de pétrole d’une durée de 25 à British Gas (BG Group) et son partenaire situé à Athène Consolidated Contractors International Company (CCC), une propriété des familles libanaises Sabbagh et Koury.
Ces droits sur les gisements de gaz en mer sont de 60 % pour British Gas, de 30 % pour Consolidated Contractors, et de 10 % pour le Fonds d’investissement palestinien. (Haaretz, 21 octobre 2007)
 

La suite ici : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11756


Les États-Unis et Israël projettent-ils d'étendre la guerre au Moyen-Orient ?
Envoi d'armes des États-Unis d'une ampleur exceptionnelle en Israël

La suite ici :
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=CHO20090114&articleId=11795

Le programme nucléaire iranien "n'a aucune finalité civile", selon Sarkozy (contrairement aux vérifications faites sur le terrain par les experts de l'ONU. Il en était de même pour l'Irak où aucune arme massive n'a jamais été découverte, et pourtant..... Quid pour l'Afghanistan ? L'intérêt pour l'Opium et les drogues ?)

Lors de ces voeux au corps diplomatique, le chef de l'Etat a accusé l'Iran d'enrichir son uranium sans "aucune finalité civile". Par ailleurs, il a appelé les pays développés à "tendre la main aux pays producteurs de pétrole".


La suite ici :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090116.OBS9996/le_programme_nucleaire_iranien_na_aucune_finalite_civil.html

La finalité recherchée par toutes ces manoeuvres ?
L'instauration du Nouvel Ordre Mondial,
le puçage de l'humanité et la perte de la démocratie dans le monde ?


La marque de la Bête de l'apocalypse
La suite ici :
http://www.lepost.fr/article/2008/06/17/1209375_la-marque-de-la-bete-de-l-apocalypse.html

A rapprocher des Protocoles de Toronto qui sont suivis à la lettre et du Projet Bleu Beam

Les protocoles de Toronto

Le projet Bleu Beam

Gaza : le prétexte pour ouvrir la guerre contre l'Iran ?

Décidemment SARKOZY veut la guerre contre l'Iran et l'instauration du Nouvel Ordre Mondial !!!

Le chef de l'État présentait vendredi ses voeux au corps diplomatique. L'occasion de revenir sur les grands axes de sa politique étrangère.

«Ce qu'on ne fait pas en 2009 sera plus difficile à faire en 2010» : Nicolas Sarkozy a placé sous le sceau de l'urgence ses voeux aux ambassadeurs étrangers réunis vendredi à l'Élysée. Cette année «sera sans doute l'une des plus difficiles depuis des décennies», une année «décisive», a-t-il insisté. «Le temps joue contre nous», a poursuivi le chef de l'État, usant d'une certaine dramatisation pour souligner l'ampleur des défis à relever et mettre en exergue le volontarisme qui lui sied entre tous les rôles.

L'actualité, celle du Proche-Orient notamment, est venue illustrer ses propos et peut-être aussi en montrer la limite. Dix jours après sa tournée dans la région et tandis que Gaza était toujours sous les bombes vendredi, Nicolas Sarkozy n'a pas caché son impatience en déclarant que l'intervention d'Israël dans le territoire palestinien «ne renforce pas sa sécurité». «À l'arrivée», a-t-il estimé, il y a d'un côté «un gouvernement israélien accusé partout dans le monde alors qu'Israël a besoin de sécurité» et de l'autre «un monde arabe divisé et des dirigeants modérés fragilisés». Afin de hâter la concrétisation d'un plan de paix «à portée de main» mais que les protagonistes tardent à accepter, le chef de l'État est prêt à retourner au Proche-Orient «si nécessaire», indique-t-on à l'Elysée . «Que personne ne pense qu'il gagnera du temps en en perdant», a-t-il lancé en souhaitant notamment que le premier ministre israélien Ehoud Olmert «prenne des risques» pour la paix.

L'année 2009 sera également «décisive» pour l'Iran, a déclaré le chef de l'État. «Le moment approche où un choix devra être fait par les dirigeants iraniens : soit ils provoquent une grave confrontation avec la communauté internationale, soit, ce que la France souhaite, on arrive enfin à une solution dans la négociation», a-t-il dit en affirmant que le programme d'enrichissement nucléaire mis en œuvre par Téhéran «n'a aucune finalité civile».

Au diapason

Mais 2009 «peut aussi être une année fondatrice», a expliqué Nicolas Sarkozy, en évoquant la refonte du capitalisme et les négociations sur le climat censées aboutir à un accord global à Copenhague, en décembre prochain. «Nous n'avons pas le choix, le sommet de Londres doit être un succès», a lancé le chef de l'État à propos de la rencontre des dirigeants du G20 prévu le 2 avril dans la capitale britannique. Un rendez-vous où, selon lui, «l'Europe doit s'exprimer d'une seule voix». «Ou bien nous voulons subir la crise, ou nous voulons rebondir grâce à la crise», a-t-il encore estimé, ajoutant qu'«on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial et personne ne pourra s'y opposer».
Barack Obama et la nouvelle donne américaine étaient finalement peu présents dans ce discours de voeux. Mais le président élu, qui sera investi mardi prochain, focalise des attentes pressantes. Ainsi sur le climat, autre dossier pour lequel «le temps est compté», Nicolas Sarkozy attend des États-Unis «qu'ils nous disent s'ils sont prêts» à des efforts comparables à ceux de l'Europe. «J'ai été content d'entendre les paroles d'Obama», a relevé le président de la République, estimant que «les États-Unis doivent être au rendez-vous» de Copenhague.

Sur un autre front de tension, celui de la crise gazière entre la Russie et l'Ukraine, le chef de l'État n'a pas mâché ses mots. «L'Ukraine ne doit pas prendre en otage un conflit énergétique qui concerne des millions d'Européens qui attendent mieux. C'est la crédibilité de l'Ukraine qui est en jeu», a-t-il déclaré. «Quant à la Russie, a-t-il poursuivi, je suis de ceux qui pensent que l'Europe doit avoir un accord structurel, stratégique, de long terme avec les Russes (…) Mais la Russie doit aussi faire le clair. Quand on fournit les deux tiers du gaz dont l'Europe a besoin, on respecte ses clients, comme les clients doivent respecter le fournisseur. C'est un problème de respectabilité et d'image.»

Au diapason de l'agacement croissant des Européens devant cette crise qui se prolonge, l'Élysée a indiqué vendredi que Nicolas Sarkozy ne se rendrait pas à Moscou où les autorités russes souhaitaient organiser aujourd'hui même un sommet sur la crise gazière.

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2009/01/17/01003-20090117ARTFIG00231-nicolas-sarkozy-face-aux-defis-de-annee-decisive-.php