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16/03/2010

La France en première place dans la ligne de mire des agences de notations

Article placé le 16 mar 2010, par Spencer Delane

Lundi, l’agence notation Moody’s remettait sur la table la question des dettes publiques, en estimant « très probable » l’abaissement de la note de quatre grands pays : le Royaume-Uni, la France, les Etats-Unis et l’Allemagne. De ces quatre grands pays, c’est la France qui court actuellement le plus de risque, en raison du poids des charges de la dette, a également indiqué l’agence de notation.

domino

Moody’s assure que l’espoir mis par ces pays dans la reprise économique pour résoudre les problèmes de dette « a jusqu’à présent été brisé par le fait que le gros de la reprise mondiale se place ailleurs ». L’agence estime qu’il n’est pas possible « d’esquiver la nécessité de baisser les dépenses » en laissant les plans de relance en place et en espérant la croissance : « Cela mettrait à l’épreuve la patience et la confiance des marchés financiers ou des banques centrales, qui pourraient se mettre à combattre les attentes d’inflation en élevant les taux d’intérêt. »

Le messages est sans ambiguïté : pour baisser les dépenses, il convient pour ces ces pays d’entamer sans plus attendre une restructuration budgétaire du même type que les mesures d’austérité promulguées par le gouvernement grec la semaine dernière, soit des coupes salariales frappant tous les niveaux de revenus, un gel des retraites, une augmentation de la TVA et une hausse des taxes sur l’essence, entre autres.

Le chantage des agences de notations accélère encore un peu plus la cadence de la crise des Etats, accréditant une fois encore nos pire prévisions. Nous écrivions en effet, il à 5 jours à peine : « Il est urgent de comprendre que notre sort n’est pas séparé de celui des Grecs. Demain, ce sera le tour du Portugal, puis de l’Espagne ou de l’Italie, avant que le piège ne se referme sur nous tous. » (lire Nous sommes tous des Grecs ! )

20% de Grecs pour un « soulèvement général »

Un sondage réalisé auprès de 1.008 personnes du 8 au 10 mars, c’est à dire avant la deuxième grève générale de jeudi dernier, indique que 20% de la population grecque était en faveur d’un soulèvement général afin d’obtenir l’abolition de mesures d’austérité.

La majorité des sondés est en faveur d’une riposte syndicale modérée : pour 40%, les syndicats doivent « rechercher des solutions pacifistes » et pour 35% « exprimer leur opposition mais sans impulser de violences sociales »

L’Euro en chute libre

L’euro baissait nettement lundi face au dollar, le marché des changes se montrant anxieux en attendant l’issue d’une réunion des ministres européens des Finances consacrée à la crise grecque.

Cet accès de faiblesse de la monnaie unique européenne intervenait alors que les ministres des Finances de la zone euro, réunis à Bruxelles, tentaient de mettre en place un plan de soutien financier de 30 milliards d’euros à la Grèce.

L’Allemagne responsable de la crise grecque ?

Alors que le premier ministre Fillon déclarait en fin de semaine dernière qu’il n’y a « aucune divergence de vue » entre la France et l’Allemagne, la réunion de l’Eurogroupe à été très tendue entre les ministres de l’économie des deux pays.

Christine Lagarde a estimé que le modèle de croissance allemand était depuis longtemps trop tourné vers les exportations, et la limitation des coûts salariaux pour rendre les produits vendus à l’étranger le plus compétitif possible. Mais « je ne suis pas sûre que ce soit un modèle viable à long terme et pour l’ensemble du groupe (de la zone euro). Il est clair que nous avons besoin d’une meilleure convergence », a indiqué la ministre française. Une allusion aux bas salaires des travailleurs peu qualifié en Allemagne mais aussi de l’intérêt de ce pays à profiter pleinement de l’affaiblissement de l’euro, au point ou de nombreux commentateurs commencent à s’interroger sur la responsabilité de l’Allemagne dans la crise grecque.

Son homologue allemand, le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, lui a rétorqué, avec un mépris typiquement germanique, que la question est plutôt de savoir « comment les autres pays peuvent-ils atteindre cela ? »

Même son de cloche du côté des exportateurs allemands : «Nos entreprises réussissent parce que nous nous sommes adaptés à la compétition internationale », a affirmé Andre Schwarz, porte-parole de leur fédération.

Seule la ministre de l’économie espagnole, Elena Salgado, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne, a laissé entendre qu’elle partageait, sur le fond, l’analyse française.

Ce début de polémique reflète le rôle pivot de l’Allemagne dans la résolution de la crise grecque. Wolfgang Schäuble est partisan d’un Fonds monétaire européen doté d’un droit de regard sur les finances des États en difficulté, un organe qui ne serait pas contrôlé par le parlement (lire notre article du 9 mars dernier ), et par lequel de nombreux autres pays voient une volonté hégémonique de l’Allemagne.

Ambiguïtés de l’Eurogroupe

«Nous avons clarifié les modalités techniques qui nous permettront de prendre une action coordonnée» pour aider la Grèce, «qui pourra être activée rapidement si une telle nécessité devait se présenter», a affirmé le chef de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, à l’issue de la réunion de lundi.

« La décision ultime relèvera du Conseil européen », a-t-il souligné.

Les décisions du Conseil européen ne sont pas prises à la majorité, lors d’un vote, mais par « consensus » à l’issue de négociations entre les États membres et « d’autres fonctionnaires suivant les priorités définies par la présidence », indique le Traité de Lisbonne. M. Herman van Rompuy incarne ce poste décisif depuis le 11 novembre dernier.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

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10/03/2010

France/Europe : Le livre noir des gaspillages de l’argent public

Publié le 24 février 2010

Le livre noir des gaspillages de l’argent public

Pour la première fois en France, la gestion de l’argent public est passée au crible

A lire de toute urgence avant d’aller voter le 14 mars 2010 !

Sarkozy, Royal, Fillon, Delanoë…
Retrouvez toutes les turpides de vos élus dans LE LIVRE NOIR DES GASPILLAGES DE L’ARGENT PUBLIC.

LE LIVRE NOIR DES GASPILLAGES DE L’ARGENT PUBLIC recense les gaspillages et les arrangements, petits ou grands, perpétrés par ceux qui nous représentent et nous dirigent, à l’Élysée, au gouvernement, dans les collectivités locales, les entreprises et organismes publics, les administrations, les associations, les syndicats…

Nombre de ces exemples sont pittoresques, mais tous sont révoltants, surtout en ces temps de morosité économique. Les contribuables ont le droit d’en être informés !

Hors Série n°2 du Cri du Contribuable
84 pages. 4,75 € franco de port.


Acheter « Le Livre noir des gaspillages de l’argent public »
en ligne sur notre site entièrement sécurisé

7 chapitres + un index. Dessins et caricatures de Trez, Miège et Innocent.

1. Ces princes qui nous gouvernent
2. Ministères paniers percés
3. Élus nantis et dépensiers
4. Les annexes de la sphère publique
5. Ruineuse culture
6. Fièvre de la communication
7. L’ Europe de la dépense publique

 

Les contribuables associés

 

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14:14 Publié dans France/Israël/Elections | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!

21/02/2010

France Télévisions ne pourra pas cacher les secrets de sa régie

Encore une chaîne publique qui passe entre les mains de privés.
On organise la censure comme on peut !


Des logos du site Mediapart (DR)

France Télévisions exigeait le retrait de documents internes publiés par Mediapart, mais la justice lui a donné tort ce samedi. Selon ces documents, pour mettre la main sur la régie publicitaire du groupe public, Stéphane Courbit et Publicis ne débourseront en fait que 2,6 millions d'euros. Très loin des 16 millions annoncés officiellement.

Les documents révélés par Mediapart relancent les soupçons de conflit d'intérêts. France Télévisions va céder sa régie à Publicis, premier groupe de pub français, et à Stéphane Courbit, ancien complice d'Arthur chez Endemol, aujourd'hui propriétaire du fonds d'investissement La Financière Lov, et très apprécié de Nicolas Sarkozy.

Stéphane Courbit et Publicis verseront d'abord 16 millions d'euros, pour reprendre 70% du capital de France Télévisions Publicité. Dans un second temps, ils apporteront 4 millions d'euros lors d'une augmentation de capital.

La trésorerie de France Télévisions Publicité réduit la facture

Seulement, selon les documents internes publiés par Mediapart, France Télévisions Publicité dispose d'une trésorerie de 13,4 millions d'euros. La prise du contrôle ne coûtera donc que 2,6 millions d'euros à Stéphane Courbit et Publicis.

Dès la mise en ligne des documents, vendredi, France Télévisions a saisi la justice en référé pour obtenir leur retrait. Le tribunal lui a donné tort ce samedi.

Contacté par Rue89, le président de Mediapart, Edwy Plenel, réagit :

« C'est étonnant d'invoquer la confidentialité des affaires. France Télévisions est une société publique, financée par l'impôt - la redevance -, et elle réclame le secret des affaires s'agissant de la privatisation d'une société publique. »

Alain Minc actionnaire d'un des repreneurs

Mediapart avait également révélé qu'Alain Minc détenait 3% de la Financière Lov. Or, c'est lui qui aurait conseillé à Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité sur France Télévisions.

Edwy Plenel dénonce « un conflit d'intérêts » :

« Alain Minc, l'homme qui conseille l'Elysée est aussi celui qui conseille le bénéficiaire, Stéphane Courbit, qui était au Fouquet's (le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy, ndlr). Il est intéressé directement à l'enrichissement de M. Courbit. »

Malgré la fin de la pub sur le service public, France Télévisions Publicité a encore de quoi susciter les intérêts. La régie continuera à gérer le sponsoring et la pub hors antenne (sur le web, notamment). Et si les écrans publicitaires ont disparu à l'antenne en soirée, leur suppression avant 20 heures est désormais incertaine. Officiellement, la pub doit avoir entièrement disparu du service public au 30 novembre 2011.

Mis à jour le 20/02/2010 à 19h30 : précisions sur le contenu des documents révélés par Mediapart et l'avenir de France Télévisions Publicité.

Corrigé le 20/02/2010 à 21 heures : la suppression définitive de la publicité sur France Télévisions n'est pas prévue pour 2012, mais 2011.

http://www.rue89.com/2010/02/20/la-justice-empeche-france...

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Surveillance de Big Brother !

Les USA toussent, le monde entier s'enrhume !
Et Big Brother étend sa surveillance partout au prétexte de nous apporter la sécurité !
Faut arrêter la paranoïa des élites US !

 

Le premier scanner corporel débarque lundi à Roissy
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-02-20/aeroports-le-premier-scanner-corporel-debarque-lundi-a-roissy/920/0/426209

Sûreté aéroportuaire : les passagers pourront refuser de se soumettre aux scanners corporels

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-12-29/intimite-les-passagers-pourront-refuser-de-se-soumettre-aux-scanners/920/0/408961

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17/02/2010

Fin de partie pour les pays de l’Union européenne

Article placé le 10 fév 2010, par Mecanopolis

Addendum ajouté le 11 février

Les manipulations générales en faveur de l’établissement d’un nouvel ordre économique sont devenues si denses qu’elles s’étalent presque au grand jour. Pourtant, les véritables influences restent cachées, et les intentions ultimes ne peuvent qu’être assez difficilement soupçonnées, presque jamais comprises.

La crise financière aura permis de recapitaliser les banques avec l’argent public. Aujourd’hui ce sont ces mêmes institutions qui menacent de détruire les États qui les ont sauvées. Qui peut un instant croire encore que ces opérations de déstabilisation seraient dues à la seule irrationalité des marchés, et qu’elles n’obéissent pas, en premier lieu, à un agenda caché ?

euro

Chronologie de la crise en cours

C’est l’agence de notation Flitch Ratings, contrôlée par le holding français Fimalac, qui a été la première à dégrader la Grèce, en décembre dernier. Ce sont ensuite les dirigeants de la la Banque centrale européenne (BCE) qui ont mi le feu aux poudres, en annonçant « Si avant la fin de l’année la Grèce n’a pas retrouvé son niveau de notation qu’elle avait avant la crise, nous ne garantissons pas que la dette grecque puisse être refinancée par la BCE. Ce n’est d’ailleurs pas notre problème, mais celui de la Grèce seulement ».

Ensuite, comme plusieurs sources le confirment, c’est une grande banque américaine d’investissements et deux hedge funds (fonds de gestion spéculatifs) qui ont décidé de faire courir la panique sur les marchés. Ces « investisseurs » ont tout d’abord parié sur la baisse du prix des obligations émises par le trésor grec, portugais ou espagnol, puis, se sont précipités sur les produits dérivés qui permettent de s’assurer contre le risque de défaut de paiement d’un Etat ou d’une entreprise, appelés Credit Default Swap (lire notre article du 6 février).

Avant la réunion du G7, en fin de semaine dernière, Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, a créé un nouvel effet panique en annonçant que « son institution était disponible pour voler au secours de la Grèce ».

Mensonges

Mais en réalité la faillite de la Grèce est impossible. Cela pour une raison simple, c’est qu’elle ne peut, du fait de son appartenance à la zone euro, se retrouver en manque de liquidités (en comparaison, quand l’Argentine à été en « faillite » en 2001 c’était parce qu’elle n’avait plus de devises en dollars pour financer ses importations). De plus, les traités européens prévoient que l’UE doit assister les États en cas de « menace sérieuse de graves difficultés ». Il est donc mensonger de prétendre que l’UE pourrait sacrifier la Grèce. La plupart des analystes admettent d’ailleurs qu’il s’agit d’une opération planifiée . En fait, la déstabilisation de la Grèce n’a pour but que de donner l’illusion que l’UE est engagée dans un bras de fer avec les spéculateurs, alors qu’il s’agit en réalité d’une « action concertée », comme l’indiquait le premier ministre grec la semaine dernière.

Les statuts de la BCE ne permettant pas d’émettre une dette publique, mais seulement de racheter ces dettes à travers les institutions bancaires privées, il ne sera donc pas possible pour l’UE de refinancer directement la Grèce et les autres pays en difficultés, dont l’état de délabrement demandera également un « plan de sauvetage » dans les semaines ou mois à venir. Dans l’immédiat, pour « couvrir » la Grèce, il va être nécessaire de créer un nouvel « organe » afin de mettre en commun une grande partie de la politique budgétaire européenne. La Grèce sera donc contrainte de faire d’autres concessions que celles des derniers jours, de sorte à ouvrir la voie des réformes sociales qui seront ensuite promulguées en Espagne, en Italie et au Portugal, pour commencer. L’idée centrale est d’utiliser cette crise des Etats afin contraindre au fédéralisme économique la majorité des pays membres qui s’y refusaient jusqu’ici.

L’homme de l’ombre

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy avait évoqué, en novembre dernier, la création d’un « gouvernement économique » des 27 pays membres, de même que l’établissement d’un impôt européen. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso lui avait emboité le pas quelques jours plus tard, devant le parlement européen : « Je ne suis pas contre l’idée d’un impôt européen pour permettre à l’UE de bénéficier de ressources propres par rapport aux contributions des États. J’ai l’intention d’examiner toutes les questions de fiscalité dans l’Union européenne, nous devons passer en revue toutes les ressources (financières) de l’UE (…) Le programme sur lequel j’ai été élu dit qu’il faut examiner de possibles ressources propres ».

Le 11 novembre 2009, Mario Borghezio, membre italien du parlement européen, avait évoqué la possibilité que les candidats aux postes de président et ministre des Affaires étrangères de l’UE, comme Jan Peter Balkenende, David Miliband, Herman Van Rompuy parmi d’autres, pourraient être ceux des « groupes occultes » Bilderberg et Trilatérale et non simplement ceux des forces politiques des pays (voir cette vidéo du Parlement). Le lendemain, Herman Van Rompuy se rendait au Château de Val Duchesse pour une réunion du Groupe Bilderberg où il donna, dans un discours, sa vision quant à la gouvernance de l’Europe et la nécessité de centraliser les flux financier des États membres (faits rapportés par cet article du Times).

La mise en place de ce « gouvernement » n’aura pas pour but de sauver la Grèce, l’Espagne ou le Portugal, mais d’unifier les budgets des pays membre de l’UE afin de pouvoir disposer de leurs ressources, c’est à dire, pour être plus précis, de mettre fin à leur souveraineté économique. Les dispositions du Traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre dernier, donne toute la marge de manœuvre nécessaire pour cela.

C’est dans une ambiance de crise qu’Herman Van Rompuy pourra donc se présenter en sauveur de la zone euro au sommet qui réunira les chefs d’État européens ce jeudi 11 février, à Bruxelles. Pourtant, les solutions qu’il préconisera n’auront en rien été décidées dans l’urgence, parce que des pays européens pourraient se retrouver en faillite. Il est en réalité préparé depuis plus de vingt ans par le président européen, ses complices et l’oligarchie financière qui l’a mis en place (voir le document pdf en fin d’article).

Bien entendu, ce gouvernement ne sera pas effectif au matin du 12 février. Pour faire plier les États et que les populations européennes acceptent d’être entièrement dominées par Bruxelles, ainsi que toutes les réformes nécessaires qui leurs seront imposées sous prétexte de relancer la zone euro (lire notre article du 2 février), il faut que la situation se dégrade encore. Mais le piège est d’ors et déjà en train de se refermer.

La démocratie européenne, qui était née en Grèce en 507 avant J.C., sera morte, en Grèce également, dans les premiers mois de l’année 2010.

Addendum, 11 février 2010

Joli numéro de passe-passe dans les coulisses de Bruxelles aujourd’hui. On pourrait presque penser que Sarkozy et Merkel veulent voler la vedette au président du Conseil von Rompuy. Ce serait oublier que cette crise des États trouve, d’une part, son origine dans le déclassement de la Grèce par l’agence de notation Flitch, propriété du groupe français Fimalac et que, d’autre part c’est la Deutsche Bank, en concertation avec la banque américaine Goldman Sachs, qui est à l’origine des spéculations sur l’euro, comme l’indique cette dépêche de l’AFP.(1) Il est donc difficile de ne pas admettre que ce sont toujours les mêmes qui sont aux commandes – où qu’il y a pour le moins collusion d’intérêts – et que l’on voudrait nous faire voir des divergences là où il n’y a que des complicités.

Reste que Sarkozy et Merkel ne vont en aucune manière venir réellement et directement en aide à la Grèce. Ils se limiteront à des déclarations d’intention, de sorte à calmer un peu les marchés et évacuer tout soupçons, en indiquant qu’ils se porteront garant de la Grèce si elle en venait à se trouver véritablement en faillite – ce qui est impossible, pour les raisons que nous avons déjà évoquées plus haut.

Ce n’est bien sur pas le genre d’élucubrations hystériques dont Sarkozy s’est fait le spécialiste qui doit retenir notre attention – il n’est que l’idiot utile d’un jeu qui n’est pas le sien – mais le plan que présentera Hermann von Rompuy ce soir, puis les premiers actes de validation lors de la rencontre des ministres des finances des pays de la zone euro avec Jean-Claude Junker, patron de l’Eurogroupe et ministre des finances luxembourgeois (et ancien directeur de la Banque Mondiale), lundi prochain.

1. Ce qui n’a pas empêché le patron de la Deutsche Bank, dont le cynisme laisse penser qu’il aime prendre les gens pour des imbéciles, d’indiquer : « La pression sur l’euro s’accroît. L’UE doit maintenant tout entreprendre pour stabiliser la Grèce et l’euro ». (source)

Mecanopolis

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