Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/05/2010

L’euro chute. La Suisse tire la sonnette d'alarme

L'événement | Pour la première fois depuis des mois, la BNS change de discours et reconnaît les dangers d’un euro faible. - Hier, l’euro a plongé à 1,23 dollar, au plus bas depuis quatre ans. Le franc confirme son rôle de valeur refuge. - Pourtant avantagés, les Helvètes ne se ruent pas en Europe pour réserver leurs vacances ou y faire leurs emplettes.

© Keystone | Philipp Hildebrand


PIERRE-YVES FREI | 18.05.2010 | 00:00

Même si le chef des ministres des Finances européen, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, déclarait hier qu’il ne s’inquiétait pas de l’érosion de la monnaie européenne, on ne peut nier qu’il y a le feu dans la maison euro. Et ce ne sont pas les nombreux appels européens à la lutte contre les spéculateurs qui régleront la question, celle des déficits abyssaux et des dettes grandissantes.

Quelles conséquences pour la Suisse?
Hier soir et pour la première fois, le président de la Banque nationale suisse (BNS), Philipp Hildebrand, n’a pas caché sa forte préoccupation face à la chute ininterrompue de l’euro et surtout face à l’appréciation du franc. «La fuite de l’euro, a-t-il affirmé hier soir à Zurich, conduit à une pression à la hausse sur le franc, mettant ainsi en danger la stabilité des prix et la reprise économique en Suisse.» L’économie suisse, a encore rappelé Philipp Hildebrand, est en effet fortement dépendante de ses exportations (près des deux tiers dans la zone euro). «Cette situation, a-t-il ajouté, est donc inquiétante pour notre pays, car nous ne pouvons pas influencer directement les événements en Europe.» La BNS a pourtant tout tenté pour maintenir l’euro à 1,50 franc; elle est dès lors intervenue à moult reprises sur les marchés des devises, en achetant des milliards d’euros, ce qui a permis de stabiliser la monnaie helvétique autour de 1,40 franc pour un euro, la marque la plus «tolérable» pour notre Banque centrale et notre économie. Parallèlement, le secteur d’exportation suisse, qui dépend passablement de la zone euro, peut légitimement s’inquiéter du train de mesures d’austérité annoncé par ses voisins, puisqu’il pourrait compromettre la croissance et donc les intentions d’achat pour des produits helvétiques. Il faut pourtant relativiser ce danger. L’érosion de l’euro est plutôt une bonne chose pour la croissance allemande. Or, l’Allemagne reste le principal partenaire commercial de la Suisse.

Pourquoi l’euro chute-t-il?
Deux mécanismes semblent se combiner. Premièrement, certains investisseurs, sur le marché des devises, vendent de l’euro pour acheter des monnaies refuge comme le dollar, la couronne norvégienne ou le franc. D’autre part, des acteurs vendent des actions libellées en euros pour leur préférer des titres basés sur d’autres monnaies. Ce faisant ils «vendent» des euros et «achètent» d’autres devises.

Pourquoi les Bourses ont-elles tant baissé?
Si les marchés européens ont joué hier au yo-yo pour livrer un tableau contrasté de hausses et de baisses, la défiance semble de mise. Celle-ci s’explique moins par un manque de confiance dans le plan de stabilisation de 750 milliards d’euros que par la soudaine peur que les cures d’austérité décidées par les pays de l’eurozone ne minent au final tout espoir de reprise économique. «C’est très similaire à ce que l’on a pu observer après l’annonce des grands plans de sauvetage bancaire en 2008 et 2009, explique Michel Juvet, économiste à la banque Bordier. D’abord les marchés se sont réjouis avant de douter. Personnellement, je crois que c’est un manque de confiance passager des investisseurs sur les marchés actions.» En effet, sur le marché obligataire, les tensions sont moins nettes. Les écarts entre les taux allemands et grecs se sont resserrés depuis l’annonce du plan de stabilisation, ce qui est bon signe.

La chute de l’euro est-elle inquiétante?
Les pays de l’eurogroupe peuvent même s’en réjouir puisque cette baisse rend les produits européens plus compétitifs. «C’est particulièrement avantageux pour une économie comme l’Allemagne qui est grandement tournée vers l’extérieur», explique Michel Juvet de la banque Bordier. Un avantage qui vaut aussi pour l’Espagne, très compétitive au début des années 2000, mais qui, parallèlement à son boom économique, a vu son indice des prix bondir de 35% entre 2000 et 2008, ce qui a abouti à une perte de compétitivité de ses produits.

L’eurozone peut-elle éclater?
Nul ne peut obliger un pays à sortir de l’euro. Les pays fragilisés, comme la Grèce, n’ont aucune raison de faire le pas. Leur monnaie serait faible et comme leur dette est libellée en euro, leur charge ne ferait que s’aggraver. Un seul pays aurait la force de sortir de l’euro, c’est l’Allemagne. «Mais si elle revenait au mark, sa monnaie s’apprécierait fortement contre l’euro, explique le professeur genevois d’économie Charles Wyplosz. Ce serait catastrophique pour son secteur d’exportation.» En outre, en sortant de la zone euro, c’est le projet européen lui-même qu’elle menacerait.

L’Europe peut-elle restaurer la confiance?
Avant toute chose, elle doit mettre en application le plan de 750 milliards d’euros. C’est essentiellement la constitution du Fonds monétaire européen doté de 440 milliards et garanti par les pays de l’eurozone et certains volontaires (la Suède, par exemple). En outre, et c’est désormais l’objectif de l’eurogroupe, elle doit passer régulièrement au crible les finances publiques de tous les membres et futurs candidats à l’euro pour éviter de mauvaises surprises «à la grecque». «Mais je doute que l’on aille vers un transfert accru de compétences des Etats vers l’Union, estime l’économiste Charles Wyplosz. Les premiers tiennent trop à leur souveraineté budgétaire. Aucun plan de stabilité n’a jamais fonctionné. Il en ira de même avec celui-ci et l’euro restera bancal.»

Pour les vacanciers suisses, la baisse de l’euro est une heureuse surprise

- Un euro aux alentours de 1 fr. 40 – contre encore 1 fr. 50 en décembre dernier –, jamais le franc n’a valu aussi cher face à la devise européenne. De quoi doper la consommation et les voyages des Suisses chez les voisins européens? Pour l’heure, point de ruée dans les pays de la zone euro, constatent les principaux voyagistes.

- Ainsi, chez Kuoni, on se réjouit d’une saison estivale qui s’annonce sous de bien meilleurs auspices que l’été dernier. Mais pas en raison de la faiblesse de l’euro puisque cette embellie concerne toutes les destinations. «C’est principalement l’amélioration de la conjoncture économique qui incite les gens à s’offrir à nouveau des vacances, d’autant que certains ont dû y renoncer en 2009», note Peter Brun, son porte-parole. Sans compter l’attractivité des forfaits, en baisse jusqu’à –15%, précise-t-il. Pour ce dernier, le taux de change favorable au franc s’avère, certes, une heureuse surprise lorsqu’il s’agit de faire du shopping ou de payer une facture de restaurant à Paris ou à Berlin, mais ne se révèle pas pour autant un critère décisif de choix de destination.

- Un avis que partage Valentin Handschin, chargé de communication chez Hotelplan, qui ne remarque aucun afflux sur les réservations en Europe. «Les clients ne réagissent jamais si rapidement aux effets de change, déclare-t-il. L’offre de vol et d’hôtel reste déterminante.» Cet été, les Suisses semblent opter pour la Turquie, la Tunisie, Cuba, les Maldives, les Etats-Unis ou le Canada, ajoute Valentin Handschin.

- Quant au tourisme d’achat, il ne semble pas non plus connaître de boom notable. Il y a quelques semaines, Hansueli Loosli, le patron de Coop, minimisait l’impact du franc fort, constatant un «léger recul» dans certaines filiales proches des frontières – plus notable en Suisse alémanique qu’en Suisse romande – mais ceci de manière bien moindre que dans le passé. Même son de cloche chez Migros France, qui n’a pas observé de rush de la clientèle genevoise dans ses magasins, même si le volume des ventes a quelque peu grossi ces dernières semaines.
EN

LA TRIBUNE DE GENEVE

16/05/2010

Etude de la couverture du magazine time de janvier 1939

Suite de l'article précédent

Etude de la couverture du magazine time de janvier 1939

La couverture du magazine time de janvier 1939, nous montre Hitler (l'homme de l'année) assis devant une orgue.
L'organa du Moyen Âge désignait le service religieux lui-même.
Il fut l'instrument du satyre Marsyas (l'aulos fonctionnant avec de l'eau) qui défia Apollon, le joueur de lyre, de harpe (HAARP).
Le concours fut présidé par les Muses et le roi Midas. Les Muses déclarèrent Apollon vainqueur. Pour punir Marsyas de sa démesure Apollon le fit écorcher et donna des oreilles d'ânes à Midas pour avoir osé voter contre lui.

Il faut savoir que les notes de musique ont été inventées par Guido d'Arezzo un moine bénédictin italien, né en 992 et mort en 1050.
Il mit au point un système de notation (ut, ré, mi, fa, sol, la, si) sur portée et utilisa les premières syllabes d'un chant religieux latin, l'Hymne à saint Jean-Baptiste.

Ut queant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum,
Solve polluti
Labii reatum,
Sancte Ioannes.

Traduction : « Afin que tes serviteurs puissent chanter à gorge déployée tes accomplissements merveilleux, ôte le pêché de leurs lèvres souillées, saint Jean. ».

L'article 12 de la Constitution sur la Sainte Liturgie du deuxième Concile du Vatican déclarait:
" On estimera hautement, dans l'Église latine, l'orgue à tuyaux, comme l'instrument traditionnel dont le son peut ajouter un éclat admirable aux cérémonies de l'Église et élever puissamment les âmes vers Dieu et le ciel. "

On peut remarquer la croix au centre derrière la roue ainsi que le prêtre (entre les 2 équerres) qui dirige la musique. D'ailleurs, la "magnifique" équerre centrale est surmontée d'un soleil.

On peut aussi constater que les 7 métaux de l'alchimie sont présents, les 7 corps pendus à la roue sous le regard des 5 éléments à gauche. L'exact reflet de la table d'émeraude donc.

Ceci fait évidemment penser au Joueur de flûte de Hamelin, une légende allemande, transcrite notamment par les frères Grimm.
Le joueur de flûte qui a conduit les enfants (les homoncules) à la mort en les précipitant du haut d'une falaise.

Gilles Bonafi

L’histoire secrète de la seconde guerre mondiale

16 mai 2010 par Gilles Bonafi

guerre mondiale.jpg

 

Rapport du 12 septembre 1947 du Counter Intelligence Corps

La Commission des Crimes de Guerre de Yougoslavie, en 1946, aboutit à l’accusation d’une demi-douzaine de prêtres oustachis, parmi lesquels l’ancien franciscain Miroslav Filipovic-Majstorovic, commandant du camp de concentration de Jasenovac.
Ante Pavelic le Führer Croate chef des Oustachis surnommé « le boucher de dieu » et responsable de la mort de 840 000 êtres humains (juifs, orthodoxes, tsiganes, communistes) se cacha au Vatican après la guerre, déguisé en prêtre catholique.
Un rapport déclassifié (12 septembre 1947) du Counter Intelligence Corps, le CIC, les services secrets de l’armée américaine à Rome, prouve aujourd’hui qu’Ante Pavelic était caché par l’Eglise.

Le Vatican le fit passer ensuite en secret de Rome à Buenos Aires, vers le régime fasciste de Peron. Lors du décès de Pavelic, en décembre 1959, le pape Jean XXIII prononça personnellement la bénédiction à son égard.

Des filières d’exfiltrations appelées « Ratline » furent en effet mises en place par le franciscain Krunoslav Draganovic qui était un membre du mouvement oustachi afin de protéger les criminels de guerres nazis ou fascistes en se servant de l’or amassé par Ante Pavelic.
L’agent Emerson Bigelow de l’OSS fit un rapport le 21 octobre 1946 concernant un chargement d’or d’une valeur de 200 millions de francs suisses venant de la Banque Nationale de Croatie qui devait servir à financer ces filières. Source : U.S. News and World Report, A Vow of silence p 36, 30 mars 1998.

En plus de Pavelic, Adolf Eichman, Klauss Barbie, Josef Mengele, Franz Stangl (commandant des camps d’extermination de Sobibor et de Treblinka) pour les plus connus bénéficièrent de la filière « Ratline ».
La plupart des criminels nazis et oustachis furent exfiltrés vers l’Argentine où ils mirent en place les escadrons de la mort qui, avec l’aide de la CIA, furent chargés d’assassiner les activistes communistes.
Par exemple, Stangl a avoué que c’est l’évêque Mgr. Alois Hudal lui-même qui lui a fourni un logement, de l’argent et les papiers qui lui permettront ensuite de partir en Syrie (source : Gitta Sereny, « Au fond des ténèbres », Paris, Denoël pp. 311-314.

La plupart des catholiques ne sont pas au courant de cela et dans leur grande majorité, ils étaient contre le racisme et les massacres. En effet, le 14 mars 1937, Pie XI publia l’encyclique «Mit brennender Sorge», condamnant le paganisme et le racisme qui révulsa Hitler et une partie de la haute hiérarchie catholique.
Le point culminant du conflit entre Pie XI, Hitler et Mussolini fut atteint en février 1939, lorsqu’à l’occasion du dixième anniversaire des accords du Latran, le pape convoqua tous les évêques d’Italie (le 11 février exactement) pour leur lire un discours dénonçant les guerres à venir et les persécutions raciales de l’Allemagne et de l’Italie. On l’assassina le 10 février, la veille de son discours.

D’après le cardinal Eugène Tisserant, ce sont Hitler et Mussolini qui firent assassiner Pie XI. Eugène Tisserant était un anti-nazi notoire dont les contacts fréquents avec le directeur de la Surveillance du territoire (DST), Roger Wybot, étaient connues et qui, de plus, était protégé par un agent du contre-espionnage français, Jacques de Pressac.
Roger Faligot, Jean Guisnel, Rémi Kauffer, Renaud Lecadre, dans « Histoire secrète de la V e République » (Paris, La Découverte, 2006), aux pages 603-607 écrivent:
« Le cardinal (Tisserant) avait été affecté en 1917 comme lieutenant au 4e bureau de l’état-major du détachement français de Palestine. Sa connaissance des langues orientales et de la région, où il avait étudié dix ans plus tôt, le fit passer au 2e bureau et à la tête d’un peloton de spahis. »
Ancien officier des services secrets français et cardinal, il savait donc de quoi il parlait.
Source : http://www.cf2r.org/fr/notes-historiques/penetrations-du-...

De plus, Tisserant avait été nommé en 1957 gardien des archives secrètes du Vatican et préfet de la bibliothèque Vaticane. Il était donc particulièrement informé et connaissait la plupart des secrets de l’église.

Il déclara à la presse française en janvier que Pie XI avait été empoisonné par le médecin du Vatican qui était aussi le père de Clara Petacci, la maîtresse de Mussolini. Etrangement, Eugène Tisserant est mort quelques semaines plus tard, le 21 février 1972 exactement.
Dans leur livre « Le roman du Vatican secret » Baudouin Bollaert, Bruno Bartoloni confirment cette affirmation. Ancien rédacteur en chef au Figaro, maître de conférences à Sciences Po et à Paris II, Baudouin Bollaert a vécu six années à Rome comme correspondant permanent du Figaro, d’Europe 1 et de La Libre Belgique. Bruno Bartoloni a été correspondant de l’Agence France-Presse au Vatican pendant de longues années. Aujourd’hui, ce journaliste italien de renom suit l’actualité du Saint-Siège pour le Corriere della Sera et Paris Match.
Paris Match publia les révélations posthumes de Tisserant dans son numéro 1201 Du 13/05/1972.
Source : http://gillesbonafi.skyrock.com/2862553650-Pie-XI-a-ete-assassine.html

Pie XI a été assassiné

Pie XI a été assassiné

Paris Match, numéro 1201 du 13/05/1972


Pie XII

Eugenio Pacelli, devenu Pie XII, le 2 mars 1939 succéda à Pie XI, or, son parcours n’est pas anodin.
Il a en effet été nommé nonce apostolique en Bavière en 1917 (évêque la même année). C’est lui qui était chargé de la négociation de tous les concordats avec l’église (Lettonie, Bavière, Pologne, Roumanie, Allemagne).
Il existe un point que personne ne soulève. Le concordat signé entre l’Eglise et l’Allemagne sous Hitler permet en effet d’obliger chaque citoyen allemand à payer un impôt versé à l’Eglise (protestante et catholique), le grand retour de la dîme. D’ailleurs, le 26 mars 1957 la cour constitutionnelle allemande a reconnu la validité du concordat et les allemands paient aujourd’hui encore une dîme évaluée à plus de 8 milliards d’euros par an.

On le voit ici, Pie XII a passé la majeure partie de son temps en Allemagne ce que confirme l’extrait du rapport sur la conversation entre von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich nazi, et Pie XII du 11 mars 1940:
« Après que le ministre des Affaires étrangères du Reich lui eut transmis les hommages du Führer, le pape ouvrit l’entretien en rappelant ses dix-sept années d’activité en Allemagne. Il dit que ces années passées dans l’orbite de la culture allemande correspondaient certainement à la période la plus agréable de sa vie, et que le gouvernement du Reich pouvait être assuré que son cœur battait, et battrait toujours pour l’Allemagne ».
( Source : Archives secrètes de la Wilhelmstrasse, RAM. 10 A).

Il fut donc directement impliqué avec von Papen dans la politique du Vatican qui a favorisé l’accession au pouvoir des nazis et surtout, c’est lui qui a donné l’ordre à Ludwig Kaas (un prélat catholique sous sa responsabilité directe), le dirigeant du Zentrum, de voter en faveur de Hitler en 1933.
Ludwig Kaas entretenait des relations de longues dates avec Pacelli lorsqu’il était nonce du pape en Bavière et en Allemagne. Kaas était devenu son conseiller car il était spécialiste des relations entre l’état et l’église catholique et professeur de droit canon. Il accompagnait souvent Pacelli dans ses voyages à Rome. Celui-ci lui fit d’ailleurs obtenir un poste à Rome de notaire papal le 20 mars 1934, et, le 20 août 1936, de secrétaire de la Congrégation de la Fabrique de S. Pierre (chargé de l’entretien et de l’administration de la Basilique), une récompense pour ses bons et loyaux services.

Le mystérieux Von Papen

Von Papen (1879 – 1969) fut vice-chancelier de Hitler du 30 janvier 1933 au 7 août 1934, puis ambassadeur, d’abord à Vienne (1934) ensuite à Ankara jusqu’en 1944.
Il fut le seul acquitté au tribunal de Nuremberg puis condamné par les tribunaux de dénazification. Face au tollé soulevé il purgera cinq ans dans une prison dorée avant de terminer chambellan du pape Jean XXIII en 1959, lui aussi récompensé pour bons et loyaux services. Il a d’ailleurs déclaré : « Le IIIème Reich est la première puissance du monde, non seulement à reconnaître, mais à traduire dans la pratique les hauts principes de la papauté. » (Robert d’Harcourt, résistant catholique, de l’Académie Française, Franz von Papen l’homme à tout faire…,journal L’Aube du 3 octobre 1946)

Joachim C. Fest, historien spécialiste du troisième Reich et mondialement reconnu, dans son livre « Les maîtres du IIIe Reich » publié en 1965, reconnaîtra le rôle prépondérant de von Papen dans l’avènement politique du nazisme.

Von Papen était en effet l’éminence grise du Zentrum avant d’en être exclu fin 1932. La Deutsche Zentrumspartei « Centre » était un parti politique catholique allemand, fondé en 1870 et dissout le 5 juillet 1933. En 1933, le dirigeant du Zentrum était un prélat catholique Ludwig Kaas qui, avec l’appui de von Papen fit voter son parti en faveur d’Hitler et lui accorda donc les pleins pouvoirs en lui permettant d’atteindre la majorité des 2/3 au Reichstag, majorité obtenue par l’arrestation avant le vote des députés communistes.
Bien sûr, le Zentrum n’émit aucune protestation.
La loi du 24 mars 1933 visant au « soulagement de la détresse du peuple et de l’État » (Gesetz zur Behebung der Not von Volk und Reich vom 24. März 1933), que certains ont nommé loi des pleins pouvoirs, était une loi allemande adoptée le 24 mars 1933 qui donna à Adolf Hitler le droit légal de gouverner par décret, c’est-à-dire de promulguer des lois sans en référer au Reichstag.

Le vote de cette loi eut lieu juste après l’attentat qu’Hitler avait provoqué en brûlant le Reichstag. Afin de modifier la constitution, il fallait en effet une majorité des 2/3 des voix soit 430 voix or, il manquait à Hitler 90 voix. Les deux partis catholiques, le Zentrum et le BVP (Le Bayerische Volkspartei (BVP – Parti populaire bavarois) fournirent 91 votes.
Tout le monde savait à l’époque que cette loi conduirait à la dictature et il est intéressant de constater que Hitler a pris le pouvoir de façon « démocratique ».

C’est encore Eugénio Pacelli, futur Pie XII qui ordonna au Zentrum de s’auto-dissoudre, laissant seul le NSDAP, le parti nazi. Sa responsabilité était totale.
William L. Shirer, dans livre « Le IIIe Reich — Des origines à la chute », écrivit que von Papen a été « plus responsable de l’avènement d’Hitler que tout autre Allemand » or, il ne faut pas perdre de vue qu’il était lui aussi sous les ordres directs du futur Pie XII.

Après le concordat, von Papen ira plus loin. Il comptait en effet tout faire pour se débarrasser des SA, la Sturmabteilung (Section d’assaut) l’organisation paramilitaire du NSDAP (le parti nazi) qui prônait une révolution sociale et effrayait la droite conservatrice fidèle à l’église.
Le soutien de l’église et des grandes multinationales avait pour condition l’abandon d’une politique économique et sociale que certains jugeaient communiste.
Le 17 juin 1934, il prononça donc le fameux discours à l’université de Marbourg qui signa l’arrêt de mort des SA.
Il les accusa donc d’utiliser des « méthodes terroristes dans le domaine de la justice » et surtout affirma que « l’Allemagne ne saurait vivre dans un état de troubles perpétuels, dont nul ne voit la fin ». Savamment orchestré et relayé par les médias (le Frankfurter Zeitung) ce qui était étrange dans un pays hyper contrôlé, le discours fit l’effet d’une bombe dans l’opinion.
Hitler ordonna donc le massacre, la nuit des longs couteaux, qui eut lieu du 29 juin au 2 juillet 1934.

Ernst Röhm avec une centaine d’officiers de la Sturmabteilung furent sauvagement assassinés et remplacés par les SS. Un millier d’arrestation brisa net la SA. Hitler en profita pour faire assassiner Jung, von Bose et Klausener qui avaient participé au discours de Marbourg.
On le voit ici, c’est l’intervention directe de von Papen qui a tout déterminé et d’ailleurs, Hitler lui en voudra énormément. Il n’avait pas supporté que l’on décide de ce qu’il fallait qu’il fasse, des orientations de son parti, mais il n’avait pas le choix, des forces supérieures étaient en jeu. Ainsi, le 7 août 1934, il obligea von Papen à démissionner. Pourtant, il restera un fidèle soutien de la politique allemande et Winston Churchill, dans son ouvrage « L’orage approche », raconta que le but d’Hitler en nommant von Papen ambassadeur en Autriche était de « miner la position des personnalités marquantes de la politique autrichienne, ou les gagner à la cause allemande ».

D’ailleurs, après l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie en 1938 il obtiendra du cardinal Innitzer qu’il ordonne que toutes les églises d’Autriche prient pour Adolf Hitler à chacun de ses anniversaires et arborent le drapeau à croix gammée.
Le Vatican désirait en effet briser l’Hégémonie de la Prusse protestante en faisant entrer l’Autriche catholique au sein du Reich.
Le Mercure de France du 15 janvier 1934 à la page 262 explique par ailleurs :
« Au Vatican, on avait, pendant longtemps, pensé, en effet, à changer le centre de gravité du Reich grâce à l’Anschluss : la compagnie de Jésus travailla ouvertement dans ce sens, surtout en Autriche. Or, l’on sait à quel point Pie XI compte sur elle pour faire triompher ce qu’il appelle « sa politique ».

Winston Churchill, dans son ouvrage « L’orage approche », raconta que le but de Hitler en nommant von Papen ambassadeur en Autriche était de « miner la position des personnalités marquantes de la politique autrichienne, ou les gagner à la cause allemande ».

Annie Lacroix-Riz, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris VII publia dans Golias, n° 63, novembre-décembre 1998, p. 52-59 une étude dont une partie est intitulée « La politique Vaticane jusqu’aux années trente » et dont voici un extrait essentiel pour comprendre:

« De cette politique à l’Est, la dimension anti-serbe – les Serbes apparaissant comme les
principaux ennemis de l’expansion autrichienne – s’imposa avec une continuité totale, sans
négliger un seul pontificat, à commencer par celui de Léon XIII, ouvert l’année même de la
naissance définitive de la Serbie au congrès de Berlin de 1878…

Vienne s’appuya ouvertement dans sa mission anti-serbe sur la Curie et sur ses prélats, en tête desquels figurait Stadler,évêque croate de Sarajevo depuis les années 1890, chef de fait des jésuites voués à la catholicisation des masses, et décrit en ces termes par le consul de France à Sarajevo: « il estdevenu en peu de temps un des gros capitalistes de Bosnie-Herzégovine comme il en est aussi un des politiciens les plus actifs. Ses seules préoccupations semblent être de thésauriser et d’autrichianiser ». « Très allemand d’origine et de sentiments », d’une extrême violence, cette brute était un spécialiste de la conversion forcée, dont les épisodes répétés étaient rapportés avec indignation par les diplomates français: les musulmans, population de même souche que tous les Slaves de cet ensemble balkanique, mais constituée des héritiers des propriétaires fonciers qui avaient emprunté à l’ère de la conquête ottomane la religion du vainqueur, et que Vienne s’efforçait de séduire contre les Serbes, se plaignaient à cet égard du prélat presque autant que les Serbes orthodoxes.

La ligne Stadler, fixée par Vienne et le Vatican, incarnait la ligne d’expansion du germanisme et du catholicisme contre le slavisme et l’orthodoxie adoptée dans la perspective du règlement de comptes imminent. Le régime impérial, après avoir transformé en arsenal, croatisé et catholicisé en masse, de gré ou de force, la Bosnie-Herzégovine qu’elle dirigeait de fait depuis le congrès de Berlin de 1878,
l’annexa enfin en octobre 1908.»

Surtout, c’est Eugénio Pacelli qui a oeuvré en faveur d’une politique de conversion dans les pays orthodoxes, l’axe central de la politique de l’église dans les pays de l’Est.
Outre les soutiens de l’église, Hitler pouvait aussi compter sur ceux de la grande finance et des grandes multinationales. Ford, IBM, IG Farben, finançaient ainsi à tour de bras le régime d’Hitler. Le grand père de Georges Bush fut lui-même impliqué et tous désiraient un pouvoir fort de type fasciste permettant la fusion de l’église, des entreprises et de l’état.
Hitler avait d’ailleurs été consacré « homme de l’année » par le magazine Time en janvier 1939.

Nous le voyons ici, l’histoire officielle doit être réécrite. La seconde guerre mondiale (l’œuvre au noir fasciste et nazie) devrait être analysée sous l’angle d’une guerre qui a surtout exterminé les athées communistes, les juifs et les orthodoxes, une guerre de religion, une croisade, ce que personne (ou presque) ne fait.

« Il y a deux histoires: l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où se trouvent les véritables causes des évènements. »

Honoré de Balzac (1799-1850), écrivain français

Gilles Bonafi

Comprendre le monde

 

Peuples d’Europe, soulevons-nous ! (communiqué)

C'est justement ce que les élites et leurs valets attendent pour imposer la Loi martiale aux peuples qui se révolteraient !

Article placé le 15 mai 2010, par Mecanopolis

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Constitution de 1793, Article XXXV

Rassemblement le 29 mai 2010 à 16 heures

devant l’Opéra Bastille à Paris

Les citoyens des diverses sensibilités de l’arc républicain, fidèles à la République et aux idéaux de la Révolution française, les gaullistes attachés à la souveraineté nationale, les communistes patriotes, internationalistes et refusant le mensonge de « l’Europe sociale », les socialistes fidèles à Jaurès, les syndicalistes désireux de défendre sans complaisance les acquis sociaux, se retrouveront à la Bastille dont l’image peut symboliser de nos jours, l’euro dictature à abattre.

Comité-Valmy

valmy

Ils diront à nouveau Non, catégoriquement non, à l’Union européenne qui enchaîne les peuples, broie les nations souveraines et les conquêtes sociales et Oui aux grands principes du CNR : indépendance nationale, antifascisme et antiracisme, progrès social, secteur public fort, laïcité, démocratie, coopération internationale.

Tout montre que ce rassemblement peut et doit marquer un tournant dans la renaissance républicaine de notre pays, aujourd’hui étranglé par les diktats de l’UE et de sa monnaie unique, par la félonie des milieux financiers prêts à casser leur pays pour accroître leurs profits, par un gouvernement d’autant plus agressif contre la nation et le monde du travail qu’il est sorti très affaibli des élections régionales.

D’une part, la crise de l’UE et de l’euro est patente ; elle menace l’Europe et le monde d’un nouveau krach financier. Elle se traduit dès aujourd’hui par un plan draconien de mise en tutelle de la Grèce, doublé d’un appauvrissement tragique des milieux populaires.

D’autre part, le gouvernement Fillon promet, de manière à peine voilée, une « purge » renforcée pour la France qui aura donc encore moins d’enseignants, de chercheurs, de personnel hospitalier, etc. Dans l’immédiat, un nouvel et grave affaiblissement des retraites par répartition est programmé et la casse de la fonction publique est accélérée.

En fait de « sortie de la crise » du capitalisme mondialisé, les politiques européennes doublées de la politique thatchérienne de rupture pratiquée par Sarkozy, promet à perpétuité des mesures qui appauvrissent le travailleur, ouvriers, employés et ingénieurs, mais aussi paysans, artisans, PME et professions libérales. Pire, par une fuite en avant typique de la « construction européenne », Merkel et Sarkozy s’orientent vers la mise en place d’un « gouvernement économique » qui signifie la mise en tutelle complète de notre pays.

Or il n’y a pas de solution du côté du PS : il n’est que de voir comment se comportent Zapatero en Espagne et Papandréou (président de l’Internationale socialiste) en Grèce, sous le haut parrainage du « socialiste » français D. Strauss-Kahn, pour voir que les partis sociaux-démocrates ne sont que l’aile gauche du programme néolibéral de désintégration des nations d’Europe.

C’est pourquoi, sauf à abandonner notre peuple au désespoir et de laisser le champ libre à la démagogie de l’extrême droite, il est pertinent que se dessine comme le propose l’ARP, une démarche politique nouvelle. Celle-ci est en concordance avec la prise de conscience du peuple de France et des autres peuples d’Europe. Elle ouvre la voie à une démarche de rassemblement populaire. Ce rassemblement est destiné à devenir majoritaire car il se construit, pas à pas, sur des bases clairement anti-Maastricht, patriotiques, républicaines, antifascistes, et de progrès social qui sont celles aujourd’hui, du monde du travail.

Le 29 mai, tout républicain conscient, responsable et disponible pourra en y participant, contribuer à assurer le succès du rassemblement ainsi qu’à lancer la dynamique unitaire de reconquête républicaine, démocratique et sociale qui s’amorce. Les manifestants représenteront les 55% de Français qui ont dit non en 2005 et qui exprimaient la souveraineté populaire trahie en 2008 par des parlementaires félons.

Comité-Valmy

Rassemblement le 29 mai 2010 à 16 heures

devant l’Opéra Bastille à Paris

MECANOPOLIS

Des centaines de milliers de méduses s'échouent sur une plage d'Hyères

Il se passe des choses bizarres partout !
Comment et pourquoi toutes ces méduses se sont-elles échouées sur la plage ?


Des centaines de milliers de méduses s'échouent sur une plage d'Hyères
Publié le vendredi 14 mai 2010 à 08H13

Vision répugnante, hier, sur la plage de l'Almanarre, à Hyères (Var) ! Quant à l'odeur elle est pestilentielle. Mais qu'est-ce donc que cette marée bleue ? Des centaines de milliers de méduses bleues ou méduses lunes, appelées aussi des aurélies. Elles ont échoué sur le sable au grand dam des promeneurs qui voudraient mettre les pieds dans l'eau. Ces aurélies ont sans doute été poussées par un vent d'ouest relativement soutenu.

On peut même en apercevoir d'autres flottants à la surface de l'eau. Cette méduse cosmopolite est très répandue. Elle évolue dans tous les océans et les mers du monde. Cette espèce nage souvent à très faible profondeur et il n'est pas rare qu'elle vienne s'échouer sur le rivage. Son ombrelle est entourée de centaines de longs et fins tentacules filamenteux et urticants. En Asie, les aurélies sont consommées. Mais à Hyères, elles seront tout simplement ramassées à grands coups de pelles, dès ce matin, par le service municipal Eau Littoral et Propreté.

NICE MATIN


 

 

Petite banniere 400x50

 

19:43 Publié dans Environnement, Nature, France/Israël/Elections | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!