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21/12/2014

Le «Light footprint», la nouvelle stratégie de domination américaine

Les criminels n'hésitent devant rien pour s'accaparer le  monde !

 

*- Plus de 230 employés des services de renseignement étrangers découverts en Russie cette année (Poutine)

*- Russie: 8 attentats déjoués par les services de sécurité en 2014 (Poutine)

 

Le «Light footprint», la nouvelle stratégie de domination américaine

Le «Light footprint», la nouvelle stratégie de domination américaine
 

Les Etats-Unis ont mis au point une nouvelle stratégie de domination du monde, appelée «Light footprint». Mais de nombreux pays continuent de résister aux visées hégémoniques américaines.

Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a dénoncé, lors de sa conférence de presse annuelle, jeudi, les visées impérialistes de l’Occident et ses pratiques hégémoniques. «Nos partenaires ont décidé qu’ils étaient les vainqueurs, qu’ils étaient désormais un empire et que les autres étaient des vassaux qu’il faut faire marcher au pas», a-t-il fustigé. Il a accusé les Occidentaux, Etats-Unis en tête, de vouloir «arracher les crocs et les griffes de l’ours russe». 25 ans après la chute du mur de Berlin, ils dressent, selon lui, un nouveau mur entre la Russie et l’Europe. «Il s’agit d’un mur virtuel, mais il commence déjà à être construit», a déclaré le chef de l’État, rappelant l’élargissement de l’Otan jusqu’aux portes de la Russie (pays baltes) et le bouclier antimissile en Europe orientale.


La volonté des Etats-Unis de vouloir dominer le monde n’est pas un secret, mais la nouvelle méthode de Washington pour arriver à ses desseins est moins connue. Il s’agit de la stratégie du «Light footprint» -ou l’empreinte légère-, qui s’articule autour d’une panoplie d’outils militaires, politiques et économiques, qui ont commencé à être mis en œuvre ces derniers mois à l’échelle planétaire. Cette stratégie se base sur le concept de l’intervention dans l’ombre, moins coûteuse en ressources humaines et financières mais non moins pernicieuse.

Le «commandement par l’arrière»

Cette nouvelle stratégie est le résultat de l’échec du concept du président George W. Bush de la «guerre globale contre la terreur» (global war on terror ou GWOT), qui s’est terminée par des échecs militaires en Irak et en Afghanistan, qui ont fait des dizaines de milliers de morts et de blessés dans les rangs de l’armée américaine, un désastre économique avec la crise financière de 2008, et un déclin moral, illustré par la violation des valeurs prétendument défendues par l’Amérique. La décennie de l’an 2000 a en effet été marquée par les mensonges américains, la torture dans les prisons, les détentions extra-judiciaires de milliers de personnes à Guantanamo ou dans des prisons secrètes de la CIA (pratiques toujours en cours aujourd’hui) etc…


Fini donc les «boots on the ground» (forces au sol), les interventions massives et classiques, et place au «Light footprint». Caroline Galactéros, docteur en sciences politiques, explique à merveille les tenants et les aboutissants de cette nouvelle stratégie, orientée vers l’Asie (the shift towards Asia), et dont l’objectif prioritaire est l’endiguement de la Chine, perçue comme le principal rival des Etats-Unis à moyen terme.


Le «Light footprint» repose sur «le commandement depuis l’arrière» (the leadership from behind), c’est-à-dire confier à des auxiliaires les tâches les plus visibles -et souvent les plus ingrates-, en les dirigeant de derrière la scène. Et Washington réussit à trouver des Etats supplétifs qui acceptent de faire à sa place le sale boulot. «Le commandement par l’arrière» est apparu lors de l’intervention de l’Otan en Libye et s’illustre parfaitement dans la crise ukrainienne, où l’Union européenne est aux premières lignes dans la bataille engagée contre la Russie pour l’affaiblir et l’empêcher de constituer, avec la Chine et ses autres alliés, une nouvelle force montante sur la scène internationale.

Ce principe s’illustre également, quoiqu’avec moins de succès, dans la prétendue guerre contre les terroristes du soi-disant «Etat islamique». Bien qu’ayant rassemblé une coalition d’une quarantaine de pays, c’est l’aviation américaine qui fait le gros du travail en Irak et en Syrie.

Forces spéciales, drones, cyberguerre

La «Light footprint» repose sur une mutation de la stratégie militaire américaine, qui s’articule désormais sur l’emploi de forces spéciales, l’usage massif de drones et la cyberguerre. On l’a constaté lors de la cyberattaque contre le programme nucléaire iranien, des opérations spéciales menées en Somalie et au Yémen contre Al-Qaïda, et le déploiement de drones au Yémen et au Pakistan. Il s’agit surtout, comme l’a résumé David Sanger, correspondant en chef du Washington Post à la Maison-Blanche, d’instaurer en silence un «hard power secret», de substituer aux guerres conventionnelles militairement aléatoires, médiatiquement envahissantes et politiquement coûteuses, des guerres de l’ombre, dont seuls quelques faits d’armes spectaculaires seront rendus publics, bon gré, mal gré, explique Caralonie Galactéros.


Selon le sénateur républicain de Caroline du Sud, Lindsay Graham, qui a malencontreusement brisé en 2013 la loi du silence, ce mode d’action aurait fait près de 5000 victimes depuis 2004, souligne-t-elle.


Le «Leadership from behind» fonctionne assez bien en Afrique, où Washington a laissé la France et la Grande-Bretagne diriger les opérations en Libye et soutient aujourd’hui Paris dans son intervention militaire directe au Mali et en République centrafricaine, via sa base du Niger. Mais cela ne signifie aucunement que les Etats-Unis ont laissé le continent noir à leurs allies européens. Africom, le nouveau commandement régional américain mis en place en 2008, compte déjà 5000 soldats américains. Essentiellement dédié à la «lute contre le terrorisme» dans la Corne de l’Afrique et au Sahel, «il sert aussi de tête de pont aux intérêts économiques américains dans la région notamment face à la présence commerciale massive de la Chine», écrit Caroline Galactéros.

Le rôle subalterne de l’Europe

Le fait marquant est que l’Europe a abandonné ses rêves de grandeur et a accepté le rôle subalterne de sous-traitant pour le compte des Etats-Unis. Mais le plus frappant et que ce rôle se fait parfois au dépens de ses intérêts stratégiques, comme on l’a bien vu dans la crise ukrainienne. La France, l’Allemagne et d’autres pays européens ont cédé aux exigences américaines d’isoler la Russie et de l’affaiblir économiquement, tout en sachant que cela aurait de graves répercussions sur leurs propres économies.


Pire encore, les Etats-Unis ont décidé de faire partager le fardeau financier -«burden sharing»-, en faisant payer à ses «alliés» le prix des interventions militaires ici et là dans le monde.


C’est contre cette nouvelle forme d’impérialisme moins visible mais tout aussi nuisible que la Russie, l’Iran et la Syrie luttent depuis des années pour préserver leur droit d’exister en tant que nations libres et indépendantes.

Source : French.alahednews

 

 

Poutine: personne n'arrivera à intimider la Russie

 Enfin, "UN", qui résiste à l'empire NAZI !

Prenons exemple sur lui pour sortir de l'esclavagisme des US/Nazionistes !

Poutine: personne n'arrivera à intimider la Russie

 
Vladimir Poutine

MOSCOU, 20 décembre - RIA Novosti

Personne n'arrivera à intimider, à contenir ou à isoler la Russie, a déclaré samedi le président russe Vladimir Poutine au Kremlin lors d'une soirée solennelle consacrée à la Journée du travailleur des organes de sécurité.

Le chef de l'Etat a attiré l'attention de l'assistance sur les déclarations de plus en plus fréquentes selon lesquelles la Russie "doit payer cher pour sa position indépendante, pour le soutien qu'elle apporte aux Russes vivant à l'étranger, pour la Crimée, Sébastopol et, semble-t-il parfois, pour le simple fait d'exister".

"Il est évident que personne n'arrivera à nous intimider, à contenir et à isoler la Russie", a déclaré le président.

"Néanmoins, nous devons être prêts à affronter certaines difficultés et à donner toujours une réponse adéquate à toute menace pesant sur notre souveraineté, sur la stabilité et l'unité de notre société", a indiqué Vladimir Poutine.

Selon lui, la situation internationale est actuellement loin d'être stable.

"Le nombre de menaces et de risques ne cesse d'augmenter, les normes du droit international sont ignorées, tous les moyens sont mis en œuvre: chantage, provocations, pressions économiques et médiatiques, utilisation d'éléments radicaux et de groupes nationalistes, tentatives de déstabilisation visant à établir un contrôle sur des pays entiers", a constaté le président russe.

 

20/12/2014

Les USA dépenseront 60 M $ pour le développement des médias en Russie

Voilà comment les Nazis entendent aller fabriquer leur coup d'état en Russie entre les années 2016/2018, au moment des prochaines élections présidentielles, avec leur propagande de guerre !

Les USA dépenseront 60 M $ pour le développement des médias en Russie

Les USA dépenseront 60 M $ pour le développement des médias en Russie

Par La Voix de la Russie | La loi concernant de nouvelles sanctions contre la Russie, signée par le président Barack Obama, prévoit également l'allocation de financement pour le « développement de la démocratie, pour le soutien aux institutions de la société civile et à des médias indépendants, ainsi que pour le libre accès à l'Internet sur le territoire de la Russie », rapporte Russia Today.

Le document publié sur le site du Congrès américain propose d’allouer 20 millions de dollars par an au cours de trois ans, notamment dans la période de 2016 à 2018.

 

17/12/2014

Eric Zemmour songe à déporter 5 millions de musulmans français

Et surtout, les propagandistes à la solde de l'état sioniste, ne manquent pas de reprendre leur rengaine en boucle ! Curieux qu'ils se sentent partout chez eux dans le monde et que là où ils ont décidé de poser leurs valises, que ce soit en Palestine ou ailleurs, il faille éliminer les musulmans !

Eric Zemmour songe à déporter 5 millions de musulmans français

Grégory Marin

Lundi, 15 Décembre, 2014

Dans un entretien passé inaperçu en France au "Corriere della Sera", le « polémiste » de droite extrême envisage une manière radicale de stopper un « grand remplacement » fantasmé.
Photo : AFP
Déporter 5 millions de musulmans français ? Réponse de Zemmour, nostalgique : "Je sais, c'est irréaliste mais l'Histoire est surprenante."
Photo : AFP

Le député européen Jean-Luc Mélenchon n’entend visiblement pas laisser le dernier mot au « polémiste » de droite extrême Eric Zemmour. Suite au vif débat qui les a opposés vendredi dernier sur RTL, Zemmour s’est arrangé avec les faits pour prouver, disait-il, la mainmise musulmane sur les villes de banlieue parisienne. Il s’est fait contrer, confondant bêtement (pour facile qu’il soit, le métier de journaliste implique de vérifier ses sources) Front de gauche et Parti socialiste.


Poussant son avantage, l’élu européen est allé plus loin, exhumant un document plus que troublant qui était passé inaperçu à sa sortie outre-Alpes. Le 30 octobre, interrogé par le Corriere della Sera, Eric Zemmour « se lâche » en laissant entendre que les musulmans de France peuvent être déportés, écrit Jean-Luc Mélenchon sur son blog, qui pour l’occasion traduit l’entretien.

Zemmour commence fort, suggérant un « remplacement de population » dans les « périphéries », comme il l’avait fait sur RTL pour Bagnolet (Seine-Saint-Denis) : « Les musulmans ont leur code civil, c'est le Coran. Ils vivent entre eux, dans les périphéries. Les Français ont été obligés de s'en aller. » A ce stade, le journaliste sursaute : « Mais alors que suggérez-vous de faire ? Déporter 5 millions de musulmans français ? » Réponse de Zemmour, nostalgique :  « Je sais, c'est irréaliste mais l'Histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 que un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d'Algérie pour revenir en France ? Ou bien qu'après la guerre, 5 ou 6 millions d'Allemands auraient abandonné l'Europe centrale et orientale où ils vivaient depuis des siècles ? »

Pour Éric zemmour : "Vivre à la française ? C'est donner à ses enfants des prénoms français, être monogame, s’habiller à la française, manger à la française, du fromage par exemple."

L’évocation d’Eric Zemmour, qui prend bien garde de ne pas reprendre lui-même le terme de « déportation » mais ne nie pas l’expression, prend place dans son imaginaire personnel développé dans son succès (dans les milieux réactionnaires) de librairie Un suicide français. Car la France se dirige « vers le chaos », dit-il au journaliste italien. « Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. Des millions de personnes vivent ici, en France, mais ne veulent vivre à la française. » C’est bien la théorie du « grand remplacement » chère à l’écrivain Renaud Camus et reprise depuis par les ténors de l’extrême droite qui est ici mise en avant. Suffira-t-il de « vivre à la française » pour éviter la « guerre civile », semble se questionner Zemmour ? Et d’ailleurs, lui demande son intervieweur, « que signifie : vivre à la française ? » Le polémiste BBR est catégorique : « donner à ses enfants des prénoms français, être monogame, s’habiller à la française, manger à la française, du fromage par exemple. Blaguer au café, faire la cour aux filles. Aimer l’Histoire de France et se sentir dépositaire de cette Histoire et vouloir la continuer, je cite ici Renan. »

Rien à voir avec le Front national, promet Zemmour. Mais sur des paroles et une musique de Marine Le Pen, le même petit refrain lancinant chanté par l’omniprésente voie de la vraie droite nostalgique. Il accomplit là non pas une tâche d’idéologue – puisqu’il réfute le terme -, mais de répétiteur. Dernière pirouette, histoire de placer une référence italienne de gauche : « Je mène une guerre culturelle, comme le dirait Gramsci. » La guerre, on l’a vu, il la prévoit. Pour la culture, on repassera.

Lire aussi :

http://www.humanite.fr/eric-zemmour-songe-deporter-5-millions-de-musulmans-francais-560255

Zemmour se lâche en Italie : déporter cinq millions de musulmans ? Ça peut se voir !

Voici ce que le sioniste ZEMMOUR ne manquent pas de proférer contre les musulmans de France et on imagine que le CRIF trouve cela normal ! Attiser en permanence la haine raciale pour provoquer les guerres raciales et civiles, et diviser les peuples chez eux.

Curieusement, ils se plaignent de l'immigration en France, mais ils s'y incrustrent alors qu'ils bénéficient de la double nationalité ! Quand va-t-on se décider à leur couper le caquet ?

Vous remarquerez en fin de l'article rédigé par Jean-Luc Mélanchon sur son blog,dont nous fournissons un extrait,  que le pourcentage d’étrangers vivant en France nous place au 80ème rang des pays avec le plus d’étrangers dans le monde. Et au 15ème rang en Europe !

Zemmour se lâche en Italie : déporter cinq millions de musulmans ? Ça peut se voir !

Et maintenant voyons comment la vigilance médiatiques sur mes tweets se relâche quand il s’agit des délires d’un confrère. Eric Zemmour n’est pas seulement l’homme qui fournit une doctrine commune et un cadre de références historiques pour l’unification des droites et de l’extrême droite. Il est journaliste. On ne doit jamais l’oublier. Avant de commencer la série de ses ouvrages ethnicistes, il était comme les autres « indépendant, intègre et objectif ». Il est un chroniqueur de RTL. C’est bien son droit et celui de RTL. Deux fois par semaine ! Il n’existe aucune chaine de radio ou de télévision ou l’un des nôtres a ce privilège de parole. Quand on pose la question comment expliquer son succès de vente en librairie, quel journaliste a osé dire que sa présence discourante deux fois par semaine sur une des plus influentes radios du pays est sans doute un puissant appui ? Aucun. La corporation avant tout. Et de fil en aiguille, elle finit par passer à côté de tout. Il peut tout dire. Rien ne lui sera reproché car « il est de la maison ». Imaginez seulement que ce soit Jean-Marie Le Pen qui ait dit qu’il fallait déplacer les musulman de France ! La caste aurait fait le buzz. Mais Zemmour ? Non. Zemmour dit ce qu’il veut. Il est de la corporation.

 

Zemmour pense que les Musulmans français peuvent être déportés

 

Peut-être avez-vous suivi mon débat avec Eric Zemmour, sur RTL le 12 décembre dernier. Je ne vais pas le paraphraser. On peut l’écouter si l’on veut en suivant le lien qui y conduit.  Je sais que le ton beaucoup top vif a indisposé à l’écoute. Mais la technique de Zemmour, en bon journaliste, consiste à couper sans cesse la parole ne fût-ce que par des interjections permanentes telles que citer mon nom sans cesse, ou bien répéter pendant que je parle « mais bien sûr…. mais bien sûr » comme un disque rayé, ce qui rend l’élocution pour lui répondre un tantinet pénible. Surtout quand son confrère de la même chaine de radio, « modérateur » du débat, lui passe les plats et s’avère aussi idéologiquement engagé que lui comme en attestent des phrases comme « vous estimez que la République peut laver tout ça » (les immigrés) ou « ces gens-là » pour parler d’eux et ainsi de suite. La phrase qui résume le mieux ma position par rapport à la conception ethniciste de Zemmour sur la France a été relevée par Raquel Garrido qui en a fait un message bien partagé sur Facebook : « Le fait de devenir constituant forme le peuple lui-même. Contrairement à Éric Zemmour, je ne crois pas que le peuple français se constitue dans le ventre des femmes françaises mais à partir de l'école, de la politique et de la République. Et lorsque le peuple devient constituant, il s'approprie collectivement son avenir en définissant les droits qui sont les siens. Il faut donc, par cet acte-là, en quelque sorte, refonder la France elle-même, l'idéal républicain et le mettre en partage dans toute la population. On est plus intelligents à plusieurs qu'à un seul. Il faut une Assemblée constituante et il faut un pouvoir parlementaire et non pas cette grotesque monarchie présidentielle. » Au moment où je dialoguais avec Eric Zemmour il me manquait une information à son sujet que j’ai reçue depuis. Cette information se trouve dans le journal italien le Corriere della Sera.

 

Voici donc ces quelques lignes qui sont passées inaperçues en dépit de leur contenu explosif. Comme mon sujet ici n’est pas de polémiquer avec les médias pour leurs étranges cécités, je ne dis rien de plus sur cet oubli si curieux. Je donne exactement mes sources pour qu’elles puissent être reprises, sans obligation de me citer, suivant l’usage en vigueur dans ce petit monde. Je me souviens comment les choses se sont passées après que j’ai déterré pour mon discours de l’université d’été du Parti de Gauche l’engagement pris par François Hollande dans un livre avec Edwy Plenel de se soumettre au suffrage universel à mi-mandat. Ici encore, le travail est fait. Il n’y a plus qu’à se servir. Les recherches sont donc inutiles. Les lignes qui suivent sont extraites de la page 19 de l’édition du 30 octobre 2014 du journal italien : Corriere della Sera. On peut trouver le lien ici.

 

Et pour être plus simple encore, je reproduits à présent les propos de Eric Zemmour dans la version italienne de l’entretien avant ma propre traduction. Je les regroupe en deux paquets pour faciliter la lecture. (Merci qui, coco ?). Dans la mesure où je ne suis pas un italianiste, il va de soi que ma traduction peut légitimement être améliorée si quelqu’un remet en cause ce que j’écris. [Les modifications de traductions proposées dans les commentaires sont notées entre crochets.] 

 

Eric Zemmour : « I musulmani hanno un loro codice civile, è il Corano. Vivono tra di loro, nelle periferie. I francesi sono stati costretti ad andarsene».

 

Question: « Lei allora che cosa suggerisce? Deportare cinque milioni di musulmani francesi? »

 

Eric Zemmour : « Lo so, è irrealista, ma la storia è sorprendente. Chi avrebbe detto nel 1940 che un milione di pieds-noirs, ventianni dopo, avrebbero lasciato l’Algeria per rientrare in Francia? O che dopo la guerra 5 o 6 milioni di tedeschi avrebbero lasciato l’Europa centro-orientale dove vivevano da secoli?»

 

Question : « Parla di esodi provocati da tragedie immense ».

 

Eric Zemmour : « Io penso che stiamo andando verso il caos. Questa situazione di popolo nel popolo, di musulmani dentro i francesi, ci porterà al caos e alla guerra civile. Milioni di persone vivono qui, in Francia, e non vogliono vivere alla francese ».

 

Eric Zemmour : « Les musulmans ont leur code civil, c'est le Coran. Ils vivent entre eux, dans les périphéries. Les Français ont été obligés de s'en aller. »

 

Question : « Mais alors que suggérez-vous de faire ? Déporter 5 millions de musulmans français ? »

 

Eric Zemmour : « Je sais, c'est irréaliste mais l'Histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 que un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d'Algérie pour revenir en France ? Ou bien  qu'après la guerre, 5 ou 6 millions d'Allemands auraient abandonné l'Europe centrale et orientale où ils vivaient depuis des siècles ? »

 

Question : « [Vous parlez d'exodes provoqués par] des tragédies immenses. »

 

Eric Zemmour : « Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. Des millions de personnes [vivent ici], en France, [mais] ne veulent vivre à la française. »

 

(…)

 

Question : Ma che significa vivere alla francese?

 

Eric Zemmour : « Significa dare ai figli nomi francesi, essere monogami, vestirsi alla francese, mangiare alla francese, formaggio per esempio. Scherzare nei caffé, fare la corte alle ragazze. Amare la storia di Francia, sentirsi i depositari di questa storia e volerla continuare, sto citando Ernest Renan. »

 

Question : « Mais que signifie : vivre à la française ? »

 

Zemmour : « Cela signifie donner à ses enfants des prénoms français, être monogame, s’habiller à la française, manger à la française, du fromage par exemple. [Blaguer] au café, faire la cour aux filles. Aimer l’Histoire de France et se sentir dépositaire de cette Histoire et vouloir la continuer, je cite ici Renan. »

 

Question : « Lei punta a fare l’ideologo del Front National?»

 

Eric Zemmour : « No, su certi temi siamo lontani, il Front National per esempio non si è schierato abbastanza contro il matrimonio degli omosessuali, e da un punto di vista sociale ormai è troppo a sinistra. Ma io non mi pongo sul terreno dei partiti, la mia dimensione è quella delle idee. Conduco una guerra culturale, come direbbe Gramsci».

 

Question : « [Avez-vous] l’intention d’être l’idéologue du Front national ? »

 

Eric Zemmour : « Non, sur certains thèmes nous sommes éloignés. Le Front national, par exemple, [n'a pas assez clarifié sa position contre] le mariage homosexuels et, d’un point de vue social, il est [désormais] trop à gauche. Mais je ne me situe pas sur le terrain des partis, mon domaine est celui des idées. Je mène une guerre culturelle, comme le dirait Gramsci. »

 

Les chiffres et les faits. Les délires de Zemmour sur les étrangers

 

Qu’on en finisse ! Il n’y a pas 5 millions d’étrangers en France et encore moins 12 millions, comme il l’affirme. « En octobre 2012, déclare-t-il, l’Insee a relevé qu’il y avait 5 millions d’étrangers en France et que leurs enfants de moins de 4 ans représentent 7 millions. Soit 12 millions au total ». Un tissu de sottises. D’abord parce qu’il ne saurait y avoir « 7 millions d’enfants d’étrangers de moins de 4 ans » pour la raison qu’il n’y a 3 à 4 millions d’enfants de moins de 4 ans en France, quelle que soit leur nationalité ! Quant au reste, Zemmour confond étrangers et immigrés. Cette confusion contient une logique de guerre civile et c’est bien pourquoi son propos est si dangereux. Il n’y a que 3,7 millions d’étrangers en France. Pour parvenir au chiffre de 5 millions, il faut y additionner 2 millions d’immigrés de toute nationalité devenus Français par naturalisation. Ceux-là sont pour lui des Français de papier comme disait l’extrême droite d’avant-guerre et de nos jours. Pour lui, on ne peut pas « devenir Français ». Le moment venu, il faudra donc trier et retirer des cartes d’identités. C’est que fit en son temps le gouvernement collaborateur de Philippe Pétain. Et le tri devra descendre profond dans la masse des français. Car l’INSEE a compté 6,7 millions de « descendants directs d’immigrés ».

 

Encore faut-il préciser ce que cette classification veut dire. Ces descendants directs d’immigrés ne sont pas tous « étrangers », loin s’en faut. En effet, il s’agit d’enfants nés en France, donc qui sont Français ou pourront le devenir à leur majorité. Mais il s’agit aussi d’enfants « dont au moins un parent est immigré » mais dont l’autre parent peut être Français. Au demeurant, même le parent immigré peut être devenu Français ! Evidemment, tout ceci demande le temps de l’explication et de la réflexion. Ça s’énonce moins vite qu’une énormité lancée à la cantonade. Ainsi, quand il claironne : « un tiers des mariages en France sont avec des étrangers, 90 000 sur 270 000 » (RMC). Impossible. Il n’y a qu’environ 200 000 mariages par an ! Et seulement 13% de ceux-ci concernent un étranger. Non, le pays n’est pas « envahi » par les étrangers ! Environ 200 000 étrangers entrent en France chaque année avec un titre de séjour. Et environ 100 000 repartent chaque année. Le solde est donc de cent mille par an. Parmi ces entrants, un tiers sont des étudiants. On leur a rendu la vie impossible ! Faut-il chasser ceux qui ont surmonté épreuves et humiliations ? Cela au moment même où chacun s’accorde pour dire que le nombre des étudiants étrangers présent dans un pays est une garantie pour son avenir scientifique et technique ?

 

Mais revenons à nos 3,7 millions d’étrangers vivant en France en 2011 (INSEE). C’est le même nombre qu’en 1982. Certes, le taux d’immigrés a, lui, augmenté. Mais le classement en immigrés, c’est-à-dire nés étrangers à l’étranger, n’empêche pas qu’une partie soient devenus Français. C’est le cas. Car si le nombre d’immigrés stricto sensu a augmenté de 3 points en un siècle (de 5,7% en 1926 à 8,7% en 2011), le nombre des naturalisations laisse un solde stable d’étranger dans le pays. Environ 100 000 personnes acquièrent la nationalité française chaque année. C’est 0,15% de la population française totale. C’est pourquoi le nombre d’étrangers ne représente toujours que 6% de la population. Le même taux qu’en 1926 ! Comme je l’ai dit il y a 5,4 millions d’immigrés, mais comme il y a eu au moins 1,7 million de naturalisations, il n’y a que 3,7 millions d’étrangers. Non, la France n’est pas « envahie » par des Maghrébins  de religion musulmane. D’abord parce que tous les Maghrébins ne sont pas musulmans et encore moins tous les Africains. Et quand bien même le seraient-ils, qu’il n’y a en toute hypothèse que moins d’un étranger sur trois vivant en France venant du Maghreb. Et de toute façon, parmi les étrangers arrivant chaque année, moins d’un tiers viennent du Maghreb ! En France, il y a autant d’étrangers Européens qu’Africains (40% de chaque) et la première nationalité étrangère représentée l’est par les Portugais. Ils sont 500 000 quand il y 465 000 Algériens. Non, la France n’est pas la 1ère destination des immigrés ! L’Allemagne ou le Royaume-Uni accueillent deux fois plus d’étrangers que la France chaque année. Le pourcentage d’étrangers vivant en France nous place au 80ème rang des pays avec le plus d’étrangers dans le monde. Et au 15ème rang en Europe !

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2014/12/15/zemmour-se-la...