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21/12/2014

L’historien qui a percé à jour les Francs-Maçons Publié par Henry Makow

L’historien qui a percé à jour les Francs-Maçons Publié par Henry Makow

Publié par henrymakow le novembre 27, 2014 

Pendant une brève période, au cours de l’occupation Nazie de la France (1940-1944), la Franc-maçonnerie rencontra sa bête noire. Ce n’était pas un guerrier mais plutôt un intellectuel.

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Bernard Faÿ, un historien diplômé d’Harvard, un membre du Collège de France et Directeur de la Bibliothèque Nationale, dirigea une commission d’enquête qui conduisit à l’expulsion des Francs-maçons.

Travaillant pour le Président de la France de Vichy, Philippe Pétain, ainsi que pour la Gestapo, Bernard Faÿ compila une liste de 170,000 francs-maçons, parmi lesquels 989 furent envoyés en camps de concentration où 549 furent fusillés. En outre, environ 3000 d’entre eux perdirent leur travail. Tous les francs-maçons furent obligés par la loi de se déclarer aux autorités.

Faÿ s’empara également des archives secrètes du Grand Orient à Paris ainsi qu’au sein des loges maçonniques à travers tout le pays. Il compila ses informations à la Bibliothèque Nationale et édita un mensuel : Les Documents Maçonniques.

Les articles principaux portaient des titres tels que La Franc-maçonnerie et la corruption des mœurs. La Franc-maçonnerie contre l’État, et Le Mensonge maçonnique.

En 1943, Faÿ produisit un film intitulé Forces Occultes qui dépeint la subversion maçonnique à l’œuvre dans le monde entier. Le film relate la vie d’un jeune député qui intègre le rang des francs-maçons pour relancer sa carrière. Il apprend ainsi comment la finance Juive Illuminati en Angleterre et aux États-Unis a utilisé la Franc-maçonnerie pour impliquer la France dans une guerre contre l’Allemagne. Le réalisateur Jean Mamy fut exécuté comme collaborateur en 1949. Le film est aujourd’hui disponible sur YouTube.

LA LIBÉRATION

Bien sûr, après que la France ait été « libérée » par les pouvoirs Maçonniques en 1944, les cartes changèrent de mains.

Faÿ fut arrêté et envoyé en camp de concentration. Lorsqu’il parut enfin pour son procès en 1946, il n’adopta pas la posture du repenti et se fendit même d’une attitude provocante.

« Ma plus grande imprudence fut de rester en France de 1940 à 1944, de rêver à sa régénération, d’y consacrer toutes mes forces, de risquer ma vie pour cela et d’y croire », déclara-t-il.

D’après Barbara Will, l’auteur de Unlikely Collaboration/Une collaboration improbable, « sans doute l’aspect le plus frappant de son procès, fut la réticence des procureurs à argumenter avec Faÿ au sujet des opinions politiques qu’il exprimait encore librement. »

Par exemple, il déclara à la cour que « pendant des années j’ai considéré la Franc-maçonnerie comme une institution dangereuse, et sur ce point depuis vingt ans je n’ai pas varié ni d’opinion ni de langage à son égard. La présence des allemands n’a eu strictement aucune influence sur mes idées. » (p. 181)

Pour mesurer à quel point la Franc-maçonnerie est vicieusement ancrée dans l’esprit des gauchistes, il faut voir comment Barbara Will, une enseignante d’anglais du Dartmouth College, persiste à décrire la vision de Faÿ comme de la « paranoïa » et de « l’agressivité ».

Faÿ a eu accès aux archives secrètes du Grand Orient. S’il a déclaré que leur but est la mise en place d’une tyrannie mondiale Luciférienne, il était tout sauf mal informé.

Après la guerre, le pouvoir franc-maçon français enquêta sur plus de 300,000 cas de collaboration. 6783 peines de mort furent rendues en France et 1600 furent exécutées. Par contraste, seul 200 à 300 Nazis furent pendu en Allemagne.

Faÿ n’attendait strictement rien de son procès. Le juge, fit-il remarquer, était un « Israélite et un franc-maçon. » Étonnamment, il ne fut pas exécuté. Le 6 décembre 1946 à l’âge de 54 ans, il fut condamné aux travaux forcés à perpétuité.

En 1951, lors d’une convalescence à l’hôpital de la prison, il s’échappa en Suisse grâce à l’aide de compagnons anti-maçons. Deux ans plus tard, il fut gracié par Charles de Gaulle. Néanmoins, il resta en Suisse où il continua à enseigner et à écrire des livres jusqu’à sa mort en 1978.

Force Occultes

CONCLUSION

Bernard Faÿ appartenait à la France de l’Ancien Régime, la vraie France de la Monarchie, de l’Église et de l’armée. Cette France fut déracinée et détruite par la finance Juive Illuminati et leurs sbires francs-maçons qui provoquèrent la Révolution Française.

L’histoire moderne est le récit de la manière dont le pouvoir et la fortune de l’église et l’aristocratie ont été transférés à la finance Illuminati, par l’utilisation du libéralisme et des idéaux démocratiques comme prétexte.

L’Allemagne Nazie se devait de montrer qu’elle était opposée à la Franc-maçonnerie car ses ennemis étaient contrôlés par la maçonnerie. Bernard Faÿ a saisi ce bref moment pour essayer de sauver son pays bien aimé. Bien sûr, cette opportunité s’est rapidement évanouie car les Nazis étaient aussi financés et contrôlés par les Illuminati.

 

Occult Forces(1943)

https://www.youtube.com/watch?v=AiMR8LuWcLs

Comment sortir du Nouvel Ordre Mondial par Henry Makow. Vidéo

How to Stop the NWO
How to Stop the NWO
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A propos d'Henry Makow auteur juif de la Trilogie Illuminati.

Cliquez que les liens pour voir ses livres  :

Henry Makow est un ancien universitaire canadien, aujourd’hui engagé dans la lutte pour révéler les aspects cachés du Nouvel Ordre Mondial.

Ses ouvrages sur le féminisme et les Illuminati, ainsi que son site : henrymakow.com ont fait de lui une référence mondiale.

 
 
Ce livre est exceptionnel à plus d′un titre. Avant tout, cet ouvrage est le premier d′une trilogie, et même si je n′ai lu que le premier volume, je dois déjà reconnaître que c′est l′oeuvre la plus complète, dans les détails, l′ampleur et la profondeur, que j′ai lu sur le sujet. Ce livre synthétise et dépasse ce qu′on peut trouver çà et là sur les Illuminati. Ensuite, le point de vue adopté. Le fait que l′auteur est juif a son importance, car c′est un des premiers, à ma connaissance, qui expose le conflit au sein des juifs entre les sionistes et les non sionistes, le tout articulé avec le luciférisme. Et enfin, cette oeuvre offre une réinterprétation de l′histoire, du point de vue des sociétés secrètes, qui donne vraiment un sens à la dynamique des quatre derniers siècles, et permet de se libérer de la vision scolaire et officielle, dont on a tous été gavés. Je pourrais continuer mais je préfère laisser à chacun le plaisir de la découverte. La vérité est tellement incroyable, au regard de la vision du monde dominante, qu′elle n′est pas crédible. C′est pourquoi je conseille vivement au lecteur de faire un effort d′ouverture d′esprit, car ce qu′il va lire va détruire la plupart de ses illusions sur le monde qui l′entoure. Perturbant et salutaire.

HOW to stop the NWO

Site en français : ICI

 

 Comment sortir du Nouvel Ordre Mondial par Henry Makow

https://www.youtube.com/watch?v=XRQiBi7Sh7c




 

Livre : L'arnaque cruelle : Féminisme & Nouvel Ordre Mondial: L'attaque contre votre identité humaine par Henry Makow Ph.D.

L'arnaque cruelle : Féminisme & Nouvel Ordre Mondial:
L'attaque contre votre identité humaine

cruelhoax-french

LE FÉMINISME, L’HOMOSEXUALITÉ & COMMENT FONCTIONNE L’HÉTÉROSEXUALITÉ

Le féminisme, notre idéologie officielle du genre, se fait passer pour un mouvement en faveur du droit des femmes. En réalité le féminisme est une arnaque cruelle, disant aux femmes que leurs instincts naturels sont « fabriqués » par la société pour les oppresser.

Le féminisme stérilise les deux sexes et rend les femmes inaptes au mariage et à la maternité, et les hommes incapable de diriger et de se sacrifier pour leur famille.

Les Rockefeller et les Rothschild ont créé la seconde vague du féminisme pour empoisonner les relations homme-femme (diviser pour régner). Leurs buts jumeaux sont la dépopulation et un gouvernement mondial totalitaire. Ils créent l’argent à partir de rien et pensent qu’ils doivent remplacer Dieu.

« L’Arnaque Cruelle » montre la connexion entre le féminisme, le Communisme et le 11/09. Il examine les relations hommes-femmes et décrit comment nous pouvons retrouver notre hétérosexualité.

LE POUVOIR EN ÉCHANGE DE L’AMOUR (Le Contrat Hétérosexuel)

« Le geste d’un homme ouvrant la porte à une femme illustre comment les hommes et les femmes devraient se comporter. Nous savons tous qu’une femme peut ouvrir la porte elle-même. Mais lorsqu’un homme le fait, il affirme sa féminité, sa beauté et son charme. Lorsqu’elle accepte ce geste, elle valide son pouvoir masculin. Cet échange, une femme abandonnant le pouvoir physique en échange de la protection de l’homme (c’est-à-dire l’amour) est l’essence de l’hétérosexualité. Afin de se développer émotionnellement, les hommes et les femmes ont besoin de cette validation mutuelle autant qu’ils ont besoin du sexe lui-même. La relation sexuelle est l’expression de ce contrat exclusif. »

« Sous l’influence toxique du féminisme, les femmes ouvrent leurs propres portes. Aucune identité sexuelle n’est validée ; aucun des deux sexes ne mature émotionnellement. Les hommes se sentent inutiles et impuissants ; les femmes se sentent rejetées et non aimées. »

 

 

Parlementaires : Corruption massive ?

20 décembre 2014

 

Le dernier jeu à la mode dans notre pays – tout en sachant que ce jeu vient du monde anglo-saxon et que là-bas, tout le monde y joue depuis des années –, c’est de mettre la loi et le travail des parlementaires au service non plus du bien commun et de l’intérêt général mais au service des professions et du business organisés en lobbies pas toujours franchement honnêtes.

Lire la suite

Le rapport du Congrès sur la torture confirme qu’al-Qaïda n’est pas impliqué dans les attentats du 11-Septembre

Comme cela nous avons les preuves :

 

1 - que les attentats du 9/11/2001 ont bien été fomentés de l'intérieur des USA avec l'aide de leurs complices,

2 -  que le terrorisme international n'est qu'un mythe de plus,

3 - que ce sont les Nazisionistes qui fabriquent et financent les groupements dits terroristes pour leurs propres profits,

4 - que des millions d'innocents sont morts sur la base de mensonges éhontés,

5 - que le monde entier a été mis sous la coupe des US/Nazisionistes sous couvert de lutter contre le mythe du terrorisme international !

 

*- Des soldats américains ont transmis les valeurs de la démocratie à des jeunes Irakiens sodomisés devant leurs mères

 

Le rapport du Congrès sur la torture confirme qu’al-Qaïda n’est pas impliqué dans les attentats du 11-Septembre par Thierry Meyssan

 

15 décembre 2014

Les extraits rendus publics du rapport de la Commission sénatoriale sur le programme secret de torture de la CIA font apparaître une vaste organisation criminelle. Thierry Meyssan a lu pour vous les 525 pages de ce document. Il y a trouvé la preuve de ce qu’il avance depuis des années.

 

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Dianne Feinstein, présidente de la Commission sénatoriale du Renseignement, a rendu public, le 9 décembre 2014, un extrait de son rapport classifié sur le programme secret de torture par la CIA [1].

Présentation du rapport

La partie déclassifiée ne correspond qu’à un douzième du rapport initial.

Le rapport lui-même ne porte pas sur le vaste système d’enlèvement et de séquestration que l’US Navy a mis en place durant les mandats du président George W. Bush ; un programme qui a conduit à enlever partout dans le monde et à séquestrer plus de 80 000 personnes sur 17 bateaux à fond plat stationnés en eaux internationales (ces navires sont : USS Bataan, USS Peleliu, USS Ashland, USNS Stockham, USNS Watson, USNS Watkins, USNS Sister, USNS Charlton, USNS Pomeroy, USNS Red Cloud, USNS Soderman, USNS Dahl, MV PFC William B Baugh, MV Alex Bonnyman, MV Franklin J Phillips, MV Louis J Huage Jr, MV James Anderson Jr.). Il se contente d’étudier 119 cas de cobayes humains soumis à des expérimentations psychologiques à Guantánamo et dans une cinquantaine de prisons secrètes, de 2002 à fin 2009, soit un an après l’élection de Barack Obama.

Les extraits du rapport n’indiquent pas sur quels critères ces cobayes humains ont été choisis. Ils se contentent d’indiquer que chaque prisonnier dénonçait le suivant, tout en indiquant que ces aveux n’ont pas été extorqués, mais appris. En d’autres termes, la CIA a veillé à justifier ses choix en fabriquant des dénonciations a posteriori.

Dans le rapport initial, les noms des agents et des contractants de la CIA impliqués ont été remplacés par des pseudonymes. En outre, les extraits déclassifiés ont été très largement censurés, principalement pour effacer les noms des complices étrangers de la CIA.

Le contenu du rapport

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J’ai lu en entier les 525 pages des extraits publics du rapport. Cependant, je suis loin d’en avoir tiré toutes les informations car de nombreuses recherches sont nécessaires pour interpréter les passages caviardés.

Les séances de conditionnement étaient effectuées dans une cinquantaine de prisons secrètes sous la responsabilité d’« Alec Station », l’unité de la CIA chargée de suivre Oussama Ben Laden. Les infrastructures, le personnel et les transports étaient sous la responsabilité du « Groupe de reddition et de détention » de la CIA. Les séances étaient conçues et réalisées sous la supervision de deux psychologues contractants qui se constituèrent en 2005 en société. Les autorisations d’utilisation des techniques de conditionnement étaient données au plus haut niveau, sans spécifier que ces tortures avaient pour but de conditionner et non d’extorquer des informations.

Le vice-président Dick Cheney, la conseillère de sécurité nationale Condoleezza Rice, le secrétaire à la Justice, John Ashcroft, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, le secrétaire d’État Colin Powell et le directeur de la CIA George Tenet ont participé à des réunions à ce sujet à la Maison-Blanche. Ils ont assisté à des simulations à la Maison-Blanche et ont visionné des enregistrements de certaines séances ; enregistrements qui ont été ultérieurement et illégalement détruits. Ces réunions avaient évidemment pour but de « mouiller » ces personnalités, mais il n’est pas possible d’établir lesquelles d’entre elles savaient à quoi étaient utilisé ces techniques.

Cependant, en juin 2007, Condoleezza Rice fut personnellement briefée par le contractant de la CIA qui supervisait les expériences. La conseillère de sécurité nationale autorisa la poursuite des expériences, mais diminua le nombre de tortures autorisées.

Les extraits publics du rapport contiennent une analyse détaillée de la manière dont la CIA a menti aux autres branches de l’administration Bush, aux médias et au Congrès.

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James Mitchell et Bruce Jensen, superviseurs du programme de conditionnement de la CIA. Mitchell avait été désigné en 2012 évêque mormon, mais il fut contraint de démissionner lorsque l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours apprit son activité.

Les expériences du professeur Martin Seligman

L’extrait public du rapport confirme que la CIA a mené des expériences basées sur les travaux du professeur Martin Seligman (théorie de « l’impuissance apprise »). Elles n’avaient pas pour but d’obtenir des aveux ou des renseignements, mais bien d’inculquer un discours ou un comportement aux sujets.

La plupart des citations que la presse a faite des extraits du rapport prête à confusion. En effet, la CIA parle des « méthodes de conditionnement » sous l’appellation de « méthodes non-standard d’interrogatoire » (non-standard means of interrogation). Hors contexte, on peut donc penser que le terme « interrogatoire » désigne la recherche d’information alors qu’il désigne des séances de conditionnement des sujets.

Tous les noms des tortionnaires ont été censurés dans l’extrait déclassifié du rapport. Cependant, on reconnaît Bruce Jessen sous le pseudonyme de “Grayson Swigert” et James Mitchell sous celui d’ “Hammond Dunbar”. À partir du 12 avril 2002, les deux hommes supervisèrent le programme. Ils étaient physiquement présents dans des prisons secrètes. En 2005, ils se constituèrent en société commerciale, Mitchell, Jessen & Associates (désignée comme “Company Y” dans le rapport). De 2005 à 2010, leur firme fut payée 81 millions de dollars. Par la suite, ils furent employés par l’Armée de Terre pour conduire un programme comportemental sur 1,1 million de soldats états-uniens.

En mai 2003, un officier senior de la CIA a saisit l’inspecteur général de l’Agence en faisant valoir que les travaux du professeur Seligman étaient fondés sur les tortures pratiquées par le Nord-Vietnam pour obtenir des « confessions à des fins de propagande ». L’officier mettait en cause le programme de conditionnement. Sa notification ne fut pas suivie d’effet. Au demeurant, il commettait une petite erreur en citant le Nord-Vietnam, les recherches de Seligman étaient basées, comme les pratiques des Nord-Vietnamiens, sur des travaux coréens.

La manière dont les tortionnaires se sont protégés

Selon la Commission sénatoriale, le programme de torture de la CIA a été ordonné par le président George W. Bush, le 17 septembre 2001, soit six jours après les attentats. Il avait pour unique but de donner des moyens extraordinaires à l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001. Cependant, ce programme a été immédiatement développé en violation de certaines instructions du président. Par conséquent, dès les attentats commis, la CIA, à l’insu de la Maison-Blanche, s’est efforcée de fabriquer de faux témoignages attestant mensongèrement de la culpabilité d’al-Qaïda.

Le président George Bush et les parlementaires ont été trompés par la CIA qui
- a obtenu des autorisations de pratique de certaines tortures en masquant leur finalité véritable
- et a faussement présenté des aveux inculqués comme s’ils avaient été extorqués sous la torture.

Lorsque le président Bush a reconnu, le 6 septembre 2006, l’existence du programme de tortures secrètes de la CIA, il a défendu cette pratique en arguant qu’elle avait permis d’obtenir des renseignements qui sauvèrent des vies. Il se fondait sur les rapports mensongers de la CIA et ignorait que celle-ci fabriquait des preuves au lieu d’en chercher. Dès lors, la presse atlantiste a sombré dans la barbarie et a débattu du bien-fondé ou non de la torture en la présentant comme un mal pour un bien.

Les tortionnaires ont veillé à se couvrir juridiquement. Ainsi ont-ils demandé l’autorisation de pratiquer au département de la Justice. Mais celui-ci ne s’est prononcé que sur la légalité des méthodes employées (isolation, enfermement dans une petite boite, mise en scène d’enterrement, utilisation d’insectes, etc) et non pas sur le programme dans son ensemble. La plupart des juristes n’autorisaient que des postures particulières en ignorant leurs conséquences psychiques une fois combinées. Toutes les autorisations ont été réunies en août 2002.

Les dirigeants de la CIA qui ont autorisé ces expérimentations ont spécifié par écrit que les cobayes humains devaient être incinérés s’ils succombaient durant le conditionnement ou qu’ils devraient rester enfermés à vie s’ils survivaient.

Des « aveux » fabriqués

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Que l’on comprenne bien : la Commission sénatoriale ne dit pas que les aveux des détenus de la CIA sont légalement incorrects parce qu’obtenus sous la torture, elle expose que la CIA n’a pas interrogé ces détenus, mais qu’elle les a conditionnés pour qu’ils revendiquent des situations et des actes qui leurs sont étrangers. La Commission précise que les agents de la CIA n’ont pas même cherché à savoir ce que les détenus avaient avoué lors d’interrogatoires précédents aux autorités qui les ont arrêtés. En d’autres termes, non seulement la CIA n’a pas cherché à savoir si al-Qaïda était impliqué ou non dans les attentats, mais son action n’a eu d’autre but que de fabriquer de faux témoignages attestant mensongèrement de l’implication d’al-Qaïda dans les attentats du 11-Septembre.

La Commission sénatoriale ne discute pas de savoir si les aveux des cobayes humains ont été extorqués ou inculqués, mais après avoir expliqué que les superviseurs étaient des experts du conditionnement et pas des interrogatoires, elle détaille longuement le fait qu’aucun de ces « aveux » n’a permis d’anticiper quoi que ce soit. Elle démontre que la CIA a menti en prétendant qu’ils avaient permis d’empêcher d’autres attentats. La Commission n’écrit pas que les informations sur al-Qaïda contenus dans ces aveux sont des fabrications, mais elle note que tout ce qui était vérifiable était faux. Ce faisant, la Commission dément explicitement les arguments qui furent utilisés pour justifier la torture et annule implicitement les témoignages qui furent utilisés pour relier al-Qaïda aux attentats du 11-Septembre.

Ce rapport confirme, de manière officielle, plusieurs informations que nous avions présentées à nos lecteurs et qui contredisent et invalident les travaux des thinks tanks atlantistes, des universités et de la presse depuis le 11-Septembre, aussi bien en ce qui concerne les attentats de 2001 eux-mêmes qu’en ce qui concerne al-Qaïda.

À la suite de la publication des extraits de ce rapport, il apparaît que tous les témoignages cités dans le rapport de la Commission présidentielle d’enquête sur le 11-Septembre reliant ces attentats à al-Qaïda sont des faux. Il n’existe plus à ce jour le moindre indice permettant d’attribuer ces attentats à al-Qaïda : il n’existe aucune preuve que les 19 personnes accusées d’être les pirates de l’air se soient trouvées ce jour-là dans l’un de ces quatre avions, et aucun des témoignages d’anciens membres d’al-Qaïda revendiquant les attentats n’est authentique [2] .

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Martin Seligman, concepteur du programme de conditionnement de la CIA.

Le rapport confirme ce que nous révélions en 2009

En octobre 2009, j’avais publié une étude sur ce sujet dans la revue russe Odnako [3]. J’y affirmait que Guantánamo n’était pas un centre d’interrogatoire, mais de conditionnement. En outre je mettais en cause personnellement le professeur Seligman. Un an plus tard, l’article ayant été traduit en anglais, des psychologues états-uniens menèrent campagne pour demander à Martin Seligman de s’expliquer. Pour toute réponse, celui-ci nia son rôle de tortionnaire et lança une procédure judiciaire contre moi et le Réseau Voltaire à la fois en France et au Liban où je résidais. En définitive, le professeur Seligman donnait instruction à ses avocats de cesser les procédures après que nous ayons publié une de ses lettres suivie d’une explication de texte [4]. Martin Seligman poursuivit identiquement tous ceux qui traitèrent ce sujet, comme Bryant Weich du Hunffington Post [5].

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John O. Brennan fut directeur adjoint de la CIA (2001-05) et à ce titre directeur du Centre national anti-terroriste. Il fut le principal artisan du programme secret de fabrication d’aveux sous la torture. En 2009, il devint conseiller du président Barack Obama sur les questions de Sécurité de la Patrie. Il a été nommé directeur de la CIA en 2013.

Et maintenant

La sénatrice Diane Feinstein est courageusement parvenue à publier une partie de son rapport, malgré l’opposition de l’actuel directeur de la CIA, John Brennan, jadis chargé de contrôler ce programme de torture.

Le président Barack Obama a annoncé qu’il ne poursuivrait aucun des responsables de ces crimes, tandis que des défenseurs des Droits de l’homme se battent pour que les tortionnaires soient traduits en justice. C’est le moins que l’on puisse faire.

Cependant, les vraies questions sont ailleurs : pourquoi la CIA a-t-elle commis de tels crimes ? Pourquoi a-t-elle fabriqué des aveux permettant de relier artificiellement al-Qaïda aux attentats du 11-Septembre ? Et par conséquent, al-Qaïda n’ayant aucun rapport avec les attentats du 11-Septembre, qui donc la CIA a-t-elle cherché à protéger ?

Enfin, le programme de la CIA ne concernait que 119 cobayes humains, que sait-on des 80 000 prisonniers secrets de l’US Navy ?

Thierry Meyssan

[1] “Study of the CIA’s Detention and Interrogation Program - Foreword, Findings and Conclusions, and Executive Summary”, US Senate Select Committee on Intelligence, 9 décembre 2014.

[2] Cf. L’Effroyable imposture, suivi de Le Pentagate, par Thierry Meyssan, préface du général Leonid Ivashov, Demi-Lune éd.

[3] « Le secret de Guantánamo », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie), Réseau Voltaire, 28 octobre 2009.

[4] « Une lettre de Martin Seligman », par Martin Seligman, Réseau Voltaire, 20 juin 2010.

[5] “Fort Hood : A Harbinger of Things to Come ?”, Bryant Welch, Hunffington Post, 18 mars 2010. Et le droit de réponse : “A Response to Bryant Welch”, Martin Seligman.