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11/03/2014

L’AS DES AS. Ukraine (Crimée): Vladimir Poutine, le maître du jeu ou le métronome

Et un second but à zéro pour Poutine !

Et sans verser une goutte de sang, SVP !!

L’AS DES AS. Ukraine (Crimée): Vladimir Poutine, le maître du jeu ou le métronome

Publié le mar 11, 2014 @ 19:18

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine

La meute des aboyeurs a complètement perdu le contrôle de la situation. Il ne leur reste que des cris d’orfraie pour tenter d’exister. Moscou a balayé du revers de la main le "groupe de contact" auquel avaient appelé la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président américain, Barack Obama. On ne peut, d’une part, faire ce vœu pieux, et dans le même temps passer par des sanctions/menaces pour tenter d’infléchir la position du Kremlin qui, sans pousser les régions de l’est de l’Ukraine au bord de l’implosion, vient clairement de mettre une pression supplémentaire sur l’Occident, en promettant de soulager la Crimée avec un apport conséquent de 800 millions d’euros, rubis sur l’ongle.

La réponse du berger à la bergère.

Pour les rendre encore plus fous, puisque les putschistes-nazis de Kiev sont adoubés par l’Occident, la Russie a elle aussi jugé légitime la déclaration d’indépendance adoptée mardi par le parlement de la république autonome ukrainienne de Crimée, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères. Les poils hérissés, les Occidentaux ne savent plus à quels saints se vouer. Hélas, ils n’auront plus que leurs larmes pour pleurer, avec cette déclaration sans nuance de Moscou:

"Le ministère russe des Affaires étrangères qualifie de légitime la décision du parlement de Crimée. La Fédération de Russie respectera pleinement les résultats du référendum programmé en Crimée (pour le 16 mars) où assisteront les observateurs de l’OSCE"

C’est le ministère russe, dans un communiqué, qui a fait l’annonce.

Le peuple aura le dernier mot

Moscou a piégé l’Occident en acceptant enfin que les 54 observateurs internationaux dépêchés par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à entrer dans la péninsule de Crimée. Leur rapport suite au référendum du 16 mars, par exemple s’ils disent qu’il y a eu des fraudes risque d’être très amusant. Les choses sont faites et rien ne sert de jouer demain, les vierges effarouchées. La population, russophone à plus de 90% et russophile, a déjà fait son choix et le scrutin ne sera qu’une formalité.

Quand hier, à Donetsk, près de 10 000 manifestants pro-russes ont défilé, contraignant le "leader" pro-européen Vitali Klitschko, L’ami de Botul qui était récemment à l’Elysée -vous savez, le mec qui n’a pensé des années durant qu’avec ses muscles-, candidat à l’élection présidentielle, à annuler son meeting, on peut se dire que c’est plié. Les autres contrées de l’est, du sud-est et du sud emboîteront, sans doute, le pas à la Crimée. Ils vous diront que la Russie les a annexés, flouant comme le fait Obama, l’autodétermination des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ces gens, quand les règles qu’ils ont édictées ne correspondent pas à leur idéologie du moment, ils renversent toujours la table. Des losers on vous dit !

L’ultime syncrétisme ou la quenelle supplémentaire

Les députés du Parlement pro-russe de Crimée ont déclaré ce mardi la péninsule indépendante de l’Ukraine, étape préalable avant le référendum de dimanche pour permettre son rattachement à la Russie. «Une déclaration d’indépendance de la république autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol» a été adoptée par 78 des 81 députés présents, selon un communiqué de ce parlement élu, lui, et considéré comme illégal par les autorités de Kiev, élus à la criée ou s’auto-désignant. Qui est plus légitime ?

La Crimée est russe. Définitivement. Les forces russes, qui a vu les autorités locales craindre une attaque des nazis de Kiev, contrôlent désormais les points stratégiques de la péninsule. le Premier ministre de la région, Serguiï Axionov a pris en charge les forces armées et les 2 millions de Criméens, majoritairement russophones, ont vu les chaînes russes remplacer les chaînes ukrainiennes sur leur poste de télévision. La radio militaire ukrainienne a cessé d’émettre et la plupart des militaires ukrainiens ont fait allégeance à Moscou. Des forces d’auto-défense non-identifiées, en treillis et vestes fourrées et cagoules fouillent tout voyageur arrivant à Simféropol en provenance du Nord. Que les amateurs se taisent à jamais car, "trop parler c’est une maladie"

T.P. Poly-Rythmo De Cotonou (Benin)
Trop Parler, C'est Maladie (80's Classic Soukous!!!!)

http://www.youtube.com/watch?v=PfZzm8H4YCE

http://allainjules.com/2014/03/11/las-des-as-ukraine-crim...

 

 

 

Le parlement de Crimée déclare son indépendance de l'Ukraine avant le référendum du 16 Mars !.

 Et une ENORME QUENELLE au système pourri et néonazi occidental à commencer par la France, l’Europe et l’US/Israël !

L’autodétermination des peuples c’est ça !

Qu’attendons-nous pour sortir de l’Europe, la dictature des Peuples Européens ?

Le parlement de Crimée déclare son indépendance de l’Ukraine avant le référendum du 16 Mars !…

http://scd.france24.com/fr/files_fr/imagecache/france24_ct_api_bigger_169/article/image/crimee-parlement.jpg

© AFP | Le chef de la diplomatie française

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/03/2014

Le Parlement de Crimée a adopté, mardi, une déclaration d'indépendance vis-à-vis de l'Ukraine. Une étape préalable au référendum prévu dimanche, qui permettra le rattachement de la province à la Russie.

La Crimée fait un pas de plus vers la Russie. Les députés du Parlement pro-russe de Crimée ont déclaré, mardi 11 mars, la péninsule indépendante de l'Ukraine, étape préalable avant le référendum de dimanche pour permettre son rattachement à Moscou.

"Une déclaration d'indépendance de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol" a été adoptée par 78 des 81 députés présents, selon un communiqué de ce Parlement, considéré comme illégal par les autorités de Kiev.

Cette initiative des parlementaires intervient alors que les forces russes contrôlent les points stratégiques de la péninsule ukrainienne depuis la semaine dernière. Tout est en place pour une sécession rapide de la péninsule : le "Premier ministre" Serguiï Axionov s'est autoproclamé "chef des armées" et les deux millions de Criméens, majoritairement russophones, ont vu les chaînes russes remplacer les chaînes ukrainiennes sur leur poste de télévision. Des hommes en treillis fouillent tout voyageur arrivant à Simféropol en provenance du Nord et seuls les vols en provenance de Moscou peuvent y atterrir.

Pour le président déchu Viktor Ianoukovitch, la péninsule de Crimée se sépare de l'Ukraine en raison de ceux qui l'ont contraint à quitter le pouvoir. S'exprimant devant des journalistes à Rostov-sur-le-Don, en Russie, il a rappelé qu'à ses yeux, il était toujours "le président légitime de l'Ukraine " et a assuré qu'il rentrerait bientôt à Kiev.

Les Occidentaux jugent le référendum illégitime

De leur côté, les pays occidentaux ont jugé le vote du 16 mars illégitime et averti Moscou qu'ils pourraient prendre des sanctions à son encontre. John Kerry a prévenu, samedi, que toute initiative de Moscou en vue d'annexer la Crimée mettrait fin aux efforts diplomatiques pour régler la crise russo-ukrainienne.

Laurent Fabius a également adopté un ton des plus fermes envers Moscou, mardi 11 mars. Selon le chef de la diplomatie française, des sanctions contre la Russie pourraient être prises dès cette semaine, si Moscou ne répond pas à la proposition transmise par le secrétaire d'État américain, John Kerry, pour éviter une escalade en Ukraine.

"Nous leur avons envoyé une proposition pour cette désescalade. S'ils répondent positivement, John Kerry ira à Moscou et, à ce moment-là, les sanctions ne seront pas immédiates", a-t-il déclaré sur France Inter. "S'ils ne répondent pas ou s'ils répondent négativement, à ce moment-là, il y aura un train de sanctions qui pourra être pris dès cette semaine", a-t-il ajouté.

Un possible gel des avoirs

Laurent Fabius a notamment cité le possible gel d'avoirs personnels visant des Russes ou des Ukrainiens, ou des sanctions en matière de visas.

"De toutes les manières, le seul vote légitime, c'est le vote du 25 mai pour le président de la République en Ukraine. Le vote du 16 mars n'a aucune légitimité", a ajouté Laurent Fabius, en référence au referendum programmé sur un rattachement de la Crimée à la Russie.

Le Parlement de Crimée a fait, jeudi 6 mars, un pas de plus vers la partition de l'Ukraine en demandant à Vladimir Poutine le rattachement de la péninsule à la Russie et en annonçant un référendum le 16 mars.

Avec Reuters et AFP        

http://www.france24.com/fr/20140311-sanctions-ukraine-cri...

 

Le parlement de Crimée déclare son indépendance de l’Ukraine avant le référendum du 16 Mars !…

L’assemblée nationale de Crimée déclare son indépendance de l’Ukraine avant le référendum

RT - 11 mars 2014

 url de l’article original:

http://rt.com/news/crimea-parliament-independence-ukraine...

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

L’assemblée nationale de la république autonome de Crimée a adopté une déclaration d’indépendance de l’Ukraine, ce qui est nécessaire pour tenir le referendum prévu le 16 mars.

Nous, membres de l’assemblée nationale (parlement) de la République Autonome de Crimée et de la Mairie de Sébastopol, en considération de la charte des Nations-Unies et d’un grand nombre de documents internationaux, prenant en considération la confirmation du statut du Kosovo par les Nations-Unies et sa cour internationale de justice en date du 22 Juillet 2010, qui dit que la déclaration unilatérale d’indépendance d’une partie d’un pays ne viole aucunement quelques normes internationales que ce soit, nous prenons cette décision,” dit le texte de la déclaration qui a été publié par les médias de Crimée.

“Ce document est très important à la fois pour le référendum à venir et pour que la Crimée puisse rejoindre la Russie”, a dit un employé du service de presse de l’assemblée de Crimée à l’agence RIA-Novosti.

Ce document a été adopté durant une session extraordianire de l’assemblée de Crimée.

D’après le membre du service de presse, 78 des 100 parlementaires ont voté en faveur de cette déclaration.

Après le référendum, la Crimée en tant qu’état indépendant demandera aux autorités russes de rejoindre la Fédération de Russie”, a-t’il ajouté.

http://resistance71.wordpress.com/2014/03/11/le-parlement...

Crimée: Moscou juge légitime la déclaration d'indépendance

Dossier: L’avenir de la Crimée

Crimée: Moscou juge légitime la déclaration d'indépendance

Crimée: Moscou juge légitime la déclaration d'indépendance

© REUTERS/ Baz Ratner

19:49 11/03/2014

MOSCOU, 11 mars - RIA Novosti

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Multimédia

La Russie juge légitime la déclaration d'indépendance adoptée mardi par le parlement de la république autonome ukrainienne de Crimée, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères.

"Le ministère russe des Affaires étrangères qualifie de légitime la décision du parlement de Crimée. La Fédération de Russie respectera pleinement les résultats du référendum programmé en Crimée (pour le 16 mars) où assisteront les observateurs de l'OSCE", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le Conseil suprême de Crimée a adopté mardi la déclaration d'indépendance de la république autonome et de la ville de Sébastopol à l'égard de Kiev. Selon la déclaration, la Crimée "deviendra un Etat indépendant et souverain avec une forme républicaine de gouvernement", si le référendum du 16 mars débouche sur son rattachement à la Russie.

La semaine dernière, le parlement de Crimée a voté en faveur de l'adhésion de la république au sein de la Fédération de Russie et décidé d'organiser un référendum sur ce sujet le 16 mars.

http://fr.ria.ru/world/20140311/200693597.html

 

10/03/2014

Ukraine ; coup d'état : Vidéo qui montre la stratégie du chaos des snipers de l'oppositon en Ukraine

Il fallait bien créer le chaos et nous vendre un prétexte pour provoquer la destitution du président Ukrainien Ianoukovitch et provoquer la Russie à ses portes ! Air connu ! Depuis le temps nous n’en sommes plus à un mensonge éhonté, une révolution ou à un printemps coloré près, pour que les banksters-internationaux nazis promoteurs du Nouvel Ordre Mondial créent le chaos mondial sur la planète et nous manipulent avec leurs mensonges, nous ruinent  et fabriquent les révolutions et les guerres d’invasion de toutes pièces pour pouvoir placer leurs pions à la tête de tous les pays.

La devise des Iluminati-Sionistes, élites de la Franc-Maçonnerie : L’instauration du Nouvel Ordre Mondial après le chaos ou l’ordre (le Nouvel Ordre Mondial) naît du chaos qu’ils créent de toutes pièces pour ensuite nous imposer leur solution, celle de nous instaurer le Nouvel Ordre Mondial par la force. Ils poursuivent donc leurs plans pour déstabiliser tous les pays du monde depuis des millénaires pour nous instaurer leur idéologie religieuse d’instauration de l’Unique Religion Mondiale qui est la base même du Nouvel Ordre Mondial.

Voir le site du Suprême Conseil de France ORDO AB CHAO et leur logo. Plus clair que ça on meurt !

Logo Suprême conseil de FRANCE ORDO AB CHAO.png

http://www.scdf.net

 

Napoleon & Empire
La franc-maçonnerie sous le Consulat et le Premier Empire

http://www.napoleon-empire.net/franc-macon.php

Ordo ab chao : l’ordre naît du chaos
http://consciencequantique.com/2011/03/27/ordo-ab

LE PLAN D'ALBERT PIKE POUR 3 GUERRES MONDIALES...

http://agentssanssecret.blogspot.fr/2011/05/le-plan-dalbe...

L'ordre né du chaos (ordo ab chaos)

 http://www.dailymotion.com/video/x7rneu_l-ordre-ne-du-cha...


L'ordre né du chaos (ordo ab chaos) par BoUbOU-RaStA

Ukraine : une rumeur accuse l'opposition d'être les snipers de Maïdan

http://www.youtube.com/watch?v=SoaGjBcLOWo

Rumeur depuis lors confirmée par l’Estonie.

Et comme les Illuminati sont très friands de Pyramides, nous rappelons qu’en 2001 les plus grandes pyramides et les plus anciennes du monde ont été découvertes en Crimée.

World’s oldest pyramid found in Crimea

http://qha.com.ua/world-s-oldest-pyramid-found-in-crimea-116152en.html

Is This The Cause of War?
Oldest Pyramid On Earth Found Buried In Crimea, Ukraine!

http://www.youtube.com/watch?v=-aNLvFKPvPc&autoplay=1&app=desktop


jeudi 6 mars 2014

Vidéo qui montre la stratégie du chaos des snipers de l'oppositon en Ukraine


http://1.bp.blogspot.com/-IMx3K_lK1oI/UxiS2Zbr9DI/AAAAAAAADws/-9EkloepsXE/s1600/snipers+ukraine.jpg


Après les révélations du ministre estonien, voici maintenant une vidéo qui montre clairement que certains activistes ont été envoyés sciemment au massacre: ils représentaient le tribu du sang pour ce coup d'état. On y voit des manifestants se prendre des balles depuis une position ne correspondant pas à celles de la police. Des hommes touchés de toute évidence depuis une zone contrôlée par les manifestants.



Certaines prises de vue proviennent même probablement de la zone de tir ce qui ne serait pas étonnant car il fallait des images percutantes pour les montrer au monde entier et les imputer à la police de Ianoukovitch. Sauf que nous avions déjà pu constater que le sniper du Berkout montré par la presse ne tirait pas une seule balle, il était clairement en poste d'observation et son unité essuyait aussi des tirs (ce qu'ils se sont bien gardés de montrer). C'est donc un énième mensonge de la presse qui nous a vendu un bain de sang du tyran Ianoukovitch alors qu'il s'agissait de tirs visant à fomenter le chaos via des mercenaires étrangers à la solde de l'OTAN.

 

UKRAINE : Qui sont les tireurs de Maidan ?
http://www.youtube.com/watch?v=FIN3X4VrZBk

UKRAINE/Maïdan : Complot, coup d’État, et escalade guerrière

Maïdan : Complot, coup d’État, et escalade guerrière

5 mars 2014

Maïdan : Complot, coup d’État, et escalade guerrière

 

Création : Latuff

C’est l’histoire d’un conte de fée relaté par la doxa médiatique.

Il était une fois, un grand et méchant dictateur appelé « Ianoukovitch ». L’homme avait déjà volé l’élection en 2004 qui déclencha la Révolution orange, portant au pouvoir le grand démocrate Viktor Iouchtchenko, lui qui avait pris le pouvoir en Ukraine (de manière démocratique) en 2010.

Il refusa la main gracieuse de l’Ouest, la belle idée d’Union Européenne, l’Europe des valeurs et de la démocratie, et préféra se tourner vers l’infâme Vladimir Poutine. Le peuple ukrainien, alors, manifesta pendant trois mois au prix de sa vie. Et le grand, l’illustre, l’inégalable philosophe français Bernard-Henri Lévy se rendit à Kiev pour les soutenir, place Maïdan.

Enfin, le 22 février 2014, le méchant Ianoukovitch fut renversé, fuyant vers son allié russe. Ovation, triomphe de la Liberté et de la Démocratie. Les États-Unis et l’Europe applaudirent des deux mains. Un gouvernement de transition fut nommé, des élections seront anticipées.

On aurait envie d’y croire, mais ayant déjà lu les contes de la guerre d’Irak de 2003 (avec les armes de destruction massive), de Libye de 2011 (avec l’intervention humanitaire) et de Syrie de 2013 (avec les armes chimiques qu’aurait utilisées le régime – voir le rapport du MIT), nous préférons avoir une autre clé de lecture plutôt que ce récit enfantin.

« La vérité est moins romanesque et plus sinistre », pour reprendre une pseudo journaliste.

L’Ukraine est le théâtre d’un enjeu géostratégique majeur entre les États-Unis et la Russie. Un territoire disputé depuis son indépendance en 1991, après la chute de l’URSS.

Déjà en 2004, où lors de la Révolution orange fomentée par les organisations américaines telles que l’Open Society Institute de George Soros, l’International Republican Institute (IRI), dirigée par John Mc Cain, ou bien la National Endowment for Democracy (NED), l’Ukraine avait été sous le feu des projecteurs.

Voir le documentaire Les États-Unis à la conquête de l’Est de Manon Loizeau, publié en 2005.

Documentaire Les États-Unis à La Conquête de L'Est

http://www.youtube.com/watch?v=VJBO_f2J-cQ

Cette tentative de basculement dans le camp occidental avec les pions de Washington Viktor Iouchtchenko (ancien gouverneur de la banque nationale d’Ukraine) et Ioulia Timochenko (la princesse du gaz) ne durera qu’un temps, jusqu’en 2010, avec l’élection du candidat pro-russe Viktor Ianoukovitch à la présidentielle.

Courtisé par l’Union Européenne, visant à intégrer l’Ukraine dans le partenariat oriental avec son accord de libre-échange, et en même temps par la Russie, avec son Union Eurasienne, visant à rassembler plusieurs républiques d’ex-URSS, Ianoukovitch finit par prendre fait et cause pour la Russie en échange d’une aide financière de 15 milliards de $, un abaissement du tarif sur le gaz, et l’arrêt des négociations avec l’UE.

Dès lors, les premières manifestations de l’opposition s’organisèrent à l’ouest de l’Ukraine pro-européenne, autour de l’entrée en action des groupes d’extrême droite comme Secteur Droit, UNA-UNSO, Comité noir et l’Armée Insurrectionnelle d’Ukraine. Cette branche la plus extrême de la contestation n’hésitera pas a employer la force brutale jusqu’à prendre les armes : fusils, pistolets, armes automatiques (voir vidéo Agence Info Libre). À ce niveau de confrontation entre forces de l’ordre et manifestants armés, la Mort frappa dans chaque camps.

Plusieurs bâtiments administratifs régionaux furent pris d’assaut à l’ouest de l’Ukraine, et à Kiev, la place de l’Indépendance (Maïdan) fut occupée durant 3 mois jusqu’à ce que Ianoukovitch soit poussé vers la sortie par la médiation de l’Union Européenne (France, Pologne, Allemagne) avec un accord sur de nouvelles élections en mai, et le parlement Ukrainien abrogea la Constitution pour y substituer celle de 2004. Ianoukovitch fuit vers la Russie tandis qu’une transition pro-européenne se mit en place.

Ce qui est apparu comme une libération ressemble davantage à un coup d’État orchestré par les Américains, avec l’aide des Européens, et comme pions, des groupes d’autodéfense néonazis, ces groupes taguant des croix gammées sur les murs et détruisant les symboles de l’ère soviétique (statue de Lénine, Étoile rouge, etc.). Poutine a certainement vu rouge quand il fut témoin de ces images.

Plusieurs faits montrent l’ingérence atlantiste :

° Les rencontres de l’opposition ukrainienne

Le sénateur John Mc Cain avait rencontré le 15 décembre 2013 les différents partis d’opposition ukrainiens, dont le parti néonazi Svoboda,de même que la représentante des Affaires étrangères de l’Union Européenne, Catherine Asthon, le 4 février 2014 (source : en.svoboda.org.ua), ou encore Victoria Nuland, la secrétaire d’État adjointe américaine pour l’Europe.

John McCain, Chris Murphy, Oleh Tyahnybok

Catherine-Ashton-au-nom-de-l’UE-a-rencontré-l’opposition-ukrainienne.-A-gauche-Oleh-Tyahnybok-le-député-du-parti-néo-nazi-Svoboda.

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Source : http://www.themalaymailonline.com/images/sized/ez/victori...

Ci-dessus les différents leaders de « l’opposition ukrainienne » : Vitali Klitschko du parti UDAR, Arseni Iatseniouk du parti Batkivshchyna, et Oleh Tyahnybok du parti Svoboda.

Petite anecdote : Victoria Nuland est juive mais rencontrer le leader du parti néonazi Svoboda ne lui poserait aucun problème. Que fait-on du devoir de mémoire et du crime des lumières : la Shoooooah ?!

Que pense le lobby juif très puissant aux États-Unis, l’AIPAC ? (voir le reportage de France 2)

° Les déclarations de Victoria Nuland

La secrétaire d’État adjointe américaine déclarait en décembre 2013 à une tribune : 

« Depuis l’indépendance de l’Ukraine en 1991, les États-Unis ont soutenu les Ukrainiens alors qu’ils devenaient un État démocratique dans les institutions et qu’elle encourageait la participation pacifique dans une bonne gouvernance. Tout ceci comme précondition pour atteindre son aspiration européenne. Nous avons investi 5 milliards de dollars pour l’Ukraine afin qu’elle atteigne ses objectifs et qu’elle puisse s’assurer de devenir une nation sécurisée, prospère et démocratique. » (vidéo Agence Info Libre à 5min50

Décryptage de Croah.fr

« Nous avons tout fait pour que l’Ukraine, indépendante depuis 1991, passe dans notre camp afin d’isoler l’Ours russe. Nous avons sorti assez de pognon pour voir ce pays atteindre cet objectif. Nous exigeons un retour sur investissement ! »

Voici la bande-son d’une conversation téléphonique, mise en ligne sur YouTube le jeudi 6 février 2014, entre Victoria Nuland et l’ambassadeur américain en Ukraine, Geoffrey R. Pyatt, qui œuvraient pour changer le régime et placer un homme à eux au pouvoir. On remarquera la manière avec laquelle Victoria Nuland considère l’Union Européenne en affirmant qu’elle pouvait « aller se faire foutre ».

Ukraine, la manipulation américaine
(audio: Victoria Nuland/G. Pyatt -ambassadeur US en Ukraine-

http://www.youtube.com/watch?v=2-kbw00aqqc

 

°  L’International Police Association

Autre fait, la police ukrainienne avait arrêté, parmi les manifestants de Kiev, un homme de l’International Police Association, la plus grande organisation d’agents de police dans le monde, fondée en Angleterre, avec pour devise « Servo par Amikeco », « Service par l’amitié » en langue espéranto (une langue mondiale).

Ukraine : la police de Kiev a arrêté un agent de l'IPA qu'ils croyaient être un manifestant ! 20/02

°  Bernard-Henri Levy

À lui seul, il est une preuve vivante de l’ingérence ; partout où il passe, la guerre et le chaos s’installent. La guerre en Libye est là pour témoigner de ce semeur de troubles, cet agent de subversion dangereux, cette menace pour la paix qu’est Botul. On remarquera qu’après avoir soutenu les extrémistes djihadistes de Libye et de Syrie, Botul aura soutenu les néonazis ukrainiens.

Un juif soutenant des extrémistes anti-juifs. Il y aurait de quoi écrire un sketch et en rire, tellement cela parait surréaliste.

BHL-Kyiv

°  L’opposant ukrainien Vitali Klitschko, un pur produit euro-atlantiste.

Son parti, UDAR, a pour partenaire, tenez-vous bien, l’International Republican Institute. On retrouve l’IRI, dirigé par John Mc Cain. Comme par hasard ! Lorsque Klitschko a rencontré John Mc Cain, ce n’est peut-être pas seulement le politicien qu’il a rencontré, mais également son sponsor.

Nous retrouvons aussile National Democratic Institute (NDI), une organisation américaine financée par le gouvernement US via le biais de la National Endowment for Democracy (NED) elle même faisant partie du Département d’État américain. Tout se relie, le vaste puzzle prend forme !

Attends, attends, attends, attends, c’est pas fini ! On retrouve également comme partenaire le parti allemand CDU, celui d’Angela Merkel. Le fait que Klitschko ait vécu plusieurs années en Allemagne l’a beaucoup marqué, au point de déclarer : « L’Allemagne m’a adopté, j’aime vraiment l’Allemagne, mais je ne suis pas Allemand ». En effet : l’Allemagne l’a adopté au point que la CDU est maintenant l’associée de son parti !

Source : http://klichko.org/en/about/partners

Source : http://klichko.org/en/about/partners

° La US-Ukraine Foundation

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En octobre 2011, Vitali Klitschko a été approché par la U.S.-Ukraine Foundation, (voir leur site : http://www.usukraine.org/). Une fondation ukraino-américaine chargée, sous couvert de démocratie et de droits de l’Homme, d’intégrer l’Ukraine dans le giron atlantiste ; « organisme d’ingérence et de subversion » serait un terme plus approprié.

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Source (page 8 du rapport) : http://www.usukraine.org/pdf/2012-Annual-Report-rev-1.pdf

La présidente de cette fondation se nomme Nadia K. McConnell. Elle reçu le 8 février 2011 une distinction : le National Grantee of Merit Award de l’Open World Leadership Center, dont le président du conseil d’administration n’est autre que James Hadley Billington, membre du think tank américain Council on Foreign Relations (CFR). Ce centre ayant également accueilli la fondatrice du mouvement FEMEN en 2007, Anna Hutsol.

<< Voir l’article Les Femen : leurs liens avec l’extrême droite ukrainienne et les think tanks américains >>

OPEN

Source : http://www.usukraine.org/openworld.shtml

Source : http://www.usukraine.org/openworld.shtml

Source : http://www.usukraine.org/openworld.shtml

Lors du vingtième anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine, un gala était organisé à lOmni Shoream Hotel, à Washington DC, pour célébrer celles et ceux qui ont contribué à l’intégration de l’Ukraine du côté atlantiste. Parmi les membres « honorables », on retrouve George H.W. Bush, l’ancien président des USA ; Olexander Motsyk, ambassadeur d’Ukraine aux Etats-Unis ; des membres du Congrès américains ; Morgan Williams, président de l’U.S.-Ukraine Business Council (USUBC) ; sans oublier Nadia McConnell, présidente de l’U.S.-Ukraine Foundation (USUF).

Parmi les organisations présentes, pour en citer quelques-unes : Center for U.S. Ukrainian Relations (CUSUR) ; Ukrainian American Coordinating Council (UACC) ; U.S.-Ukraine Foundation (USUF) ; The Washington Group (TWG) ; International Republican Institute (IRI) et le National Democratic Institute (NDI). C’est à croire qu’on retrouve les mêmes, comme par hasard ! 

Source (page 11 du rapport) : http://www.usukraine.org/pdf/2012-Annual-Report-rev-1.pdf

Source (page 11 du rapport) : http://www.usukraine.org/pdf/2012-Annual-Report-rev-1.pdf

 

Parmi les sponsors du gala, nous relevons : Coca-Cola, ExxonMobil (Rockefeller), LouisDreyfus Commodities, le groupe pharmaceutique Eli Lilly (10e au niveau mondial), le cabinet d’avocat international Baker & McKenzie (là où a travaillé Christine Lagarde, la patronne du FMI), la société américaine de production d’électricité AES Corporation, ou encore la marque de cosmétique Mary Kay.

Bref, que du gratin sur un plateau d’argent !

Source (page 13 du rapport) : http://www.usukraine.org/pdf/2012-Annual-Report-rev-1.pdf

Source (page 13 du rapport) : http://www.usukraine.org/pdf/2012-Annual-Report-rev-1.pdf

° LA COMMISSION TRILATÉRALE

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Enfin, la dernière pierre de l’édifice, le nouveau Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk est un membre de la Commission Trilatérale. Une organisation privée regroupant entre 300 à 400 des personnalités les plus influentes (politiques, intellectuels, financiers, etc.) des 3 pôles économiques : Amérique du Nord, Europe et Asie Pacifique.

Arseni Iatseniouk, a participé le 27 octobre2013 au Cracovie Hôtel Sheraton en Pologne, dans la région de Cracovie, lors à la 37e réunion du groupe européen dont le président de la conférence était nul autre que Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque Centrale Européenne (BCE) etmembre du Groupe Bilderberg.

Lorsque Iatseniouk était en fonction, à la fois comme ministre de l’Économie et ministre des Affaires étrangères, il a tout fait pour rapprocher son pays de l’Union Européenne et de Washington. Un pro-européen convaincu, le parfait homme de main.

Autres figures de la conférence : Peter Sutherland, président de Goldman Sachs International ; Mario Monti, ancien président du conseil des ministres italien ; Kurt Lauk, président du conseil économique de la CDU, Elisabeth Guigou, membre du Parti Socialiste et présidente de la commission des Affaires étrangères (France) ; Michael Fuchs, membre du Bundestag allemand et vice-président du groupe parlementaire CDU/CSU ; Vladimir Dlouhy, conseiller international de Goldman Sachs, ancien ministre tchécoslovaque de l’Économie, ancien ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce ; Leon Brittan, membre de la Chambre des Lords, vice-président de l’UBS Investment Bank (Royaume-Uni), etc.

Que du haut de gamme !

Source Journal du  Siècle : http://lejournaldusiecle.com/2014/02/27/ukraine-arseni-iatseniouk-membre-de-la-commission-trilaterale-est-nomme-premier-ministre/

Source : site Commission Trilatérale : http://www.trilateral.org/go.cfm?do=File.View&fid=176
Capture d’écran Journal du Siècle : http://lejournaldusiecle.com/2014/02/27/ukraine-arseni-ia...

Les fondateurs de la Commission Trilatérale ne sont ni plus ni moins que des hautes pointures du mondialisme (partisans de la gouvernance mondiale au détriment des nations) : 

– Henry Kinssinger, ancien secrétaire d’état sous la présidence Richard Nixon et Gérald Ford ; ancien conseiller à la Sécurité Nationale U.S ;

– Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la Sécurité Nationale U.S sous la présidence de Jimmy Carter et artisan majeur de la politique étrangère de Washington ;

– David Rockefellerancien banquier de la Chase Manhattan Bank, malthusien milliardaire, fondateur du groupe Bilderberg, et membre du Council on Foreign Relations (CFR).

L’Ukraine, un enjeu majeur : 

Zbigniew Brzezinski a écrit en 1997 The Grand Chessboard (ISBN 0-465-02726-1) ou Le grand Échiquier,  un livre consacré à la suprématie des États-Unis sur le monde. En page 74-75 du livre (disponible en PDF) voici ce qu’il écrit sur l’Ukraine.

le grand echiquier 1

le grand echiquier 2

Pour Brzezinski, sans l’Ukraine, la Russie perd sa notion d’empire, et donc de force concurrente à l’Empire américain (qui ne dit pas son nom). L’Ukraine est donc un enjeu géopolitique majeur. Un pays à intégrer à tout prix à l’Union Européenne (sous influence américaine) et à l’OTAN. On comprend mieux pourquoi Vladimir Poutine n’a pas l’intention de lâcher l’Ukraine. Les Russes sont connus pour leur passion des Échecs. 

Si la pièce ukrainienne tombe, la Russie sera « mise en échec » sur l’échiquier géopolitique mondial. Mais la partie est loin d’être terminée car après le coup d’État atlantiste à Kiev, c’est au tour de Poutine de jouer son coup : son intervention en Crimée.

Propagande de guerre

La Crimée, à majorité russophone, est la première à se soulever contre les nouvelles autorités de Kiev avec la création d’une assemblée citoyenne proclamant l’autonomie de la Crimée et à terme leur rattachement à la Fédération de Russie au travers d’un référendum. Des soldats russes se déploient dans toute la presqu’île pour s’assurer le contrôle de ce carrefour stratégique, avec ses bases navales russes, sans qu’il n’y ait eu de bain de sang.

Les nouvelles autorités ukrainiennes condamnent cette invasion. Même son de cloche en Europe et aux États-Unis. Haro sur la Russie ! Le mot d’ordre est lancé par la doxa médiatique.

Qui est le plus responsable dans cette histoire ? Le coup d’État orchestré par les Occidentaux ayant renversé un président élu, ou bien l’occupation militaire pacifique d’une partie du territoire, qui n’est que la conséquence du coup d’État ?

Ce culot inouï de la part de ces sempiternels donneurs de leçons et de morale est insurmontable (au-dessus, c’est le soleil). Doit-on citer les escalades guerrières des États-Unis depuis une décennie (avec la participation de l’Europe) en Afghanistan, Irak, Libye, etc ? Souvenez-vous de la fiole de Colin Powell et de l’intervention « humanitaire » en Libye. Ces guerres ont déstabilisé des régions entières et provoqué la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes. Quid du million et demi d’enfants irakiens morts dû à l’embargo US suite à la première guerre du Golfe, et dont Madeleine Albright (ambassadrice américaine à l’ONU) dira dans une interview que « ça en valait le prix » (voir la vidéo) ?

Quid des coups d’États de la CIA, validés par l’administration US et reconnus officiellement par les autorités (non, non, ce n’est pas du conspirationnisme, eux-mêmes le disent) : le Guatemala, le Congo, la République dominicaine, le Vietnam, le Brésil, le Chili, sans oublier l’Iran. Et encore, ils n’ont sorti qu’une partie infime de la liste.

En 1954, la CIA a renversé le gouvernement démocratique de Mossadegh car il avait nationalisé le pétrole, pour lui substituer la dictature du Shah d’Iran.

Les grands démocrates devraient fermer leurs gueules une bonne fois pour toute !

On reprochait au président déchu la corruption, le manque de démocratie et ses dérives autoritaires. Quid de la corruption dans les instances européennes, Bruxelles étant le deuxième pôle de lobbying mondial après Washington ? Cette corruption n’est-elle pas pire que celle qui a cours en Ukraine ?

<< Voir le documentaire réalisé par Mathieu Liétaert et Friedrich Moser : The Brussels Business  >>

Quant à la dérive autoritaire, l’Amérique et l’Europe n’ont aucune leçon à donner lorsque le président des États-Unis, Barack Obama, signe le National Defense Authorization Act (NDAA), ou Loi d’autorisation de la défense nationale, permettant à l’armée US de procéder à « la détention militaire illimitée contre qui que ce soit, où que ce soit dans le monde, et pour quelque raison que ce soit » (section 1021).

<< Lire Agoravox – NDAA : Obama élargit la loi d’exception au territoire US au lieu de fermer Guantanamo) >>

Ou encore lorsque des peuples d’Europe refusent l’Union Européenne par référendum (Français, Hollandais et Irlandais) et que les politocards « représentants du peuple » repassent par la voix parlementaire pour faire voter les textes similaires qui avaient été refusés.

La démocratie oui, mais à géométrie variable, comme toujours !

<< Voir la conférence de François Asselineau (UPR) : La construction européenne est-elle encore démocratique ? >>

En sommes, nous vivons en plein dans les 5 principes de la propagande de guerre décrits par le journaliste belge Michel Collon :

1 – Cacher les intérêts (politiques, énergétiques, géostratégiques)

2 – Cacher l’histoire (ingérence américaine et européenne)

3 – Diaboliser l’adversaire (la Russie)

4 – Toujours se présenter comme défendant les victimes (agir au nom de l’humanitaire, la démocratie et les droits de l’Homme)

5 – Monopoliser le débat et empêcher les opinions adverses

Michel Collon - Les 5 principes de propagande de guerre

http://www.youtube.com/watch?v=wR_8ld6BMC4

 

La Crimée, première étape d’une dislocation ?

L’Ukraine est en voie de dislocation. Déjà, les constations dans le sud-est de l’Ukraine se multiplient – manifestations à Odessa, Donetsk, Kharkiv et dans d’autres villes de la partie russophone du pays. Là-bas, on ne reconnaît pas les nouvelles autorités de Kiev et on n’hésite pas à hisser le drapeau russe sur les bâtiments administratifs. La partition du pays n’est pas loin. Progressivement, deux Ukraines se forment : une Ukraine tournée vers l’Ouest et une autre vers l’Est.

Après le coup d’État de Kiev, l’unité du pays ne repose plus que sur une brindille en feu.

Source :

Source : http://www.economicpolicyjournal.com/2014/03/thousands-ra...

L’Ukraine souveraine, unie et indépendante n’est plus qu’un mythe. Soit elle tombe du côté atlantiste, soit elle tombe du côté russe, quitte à ce qu’au final, le pays finisse divisé entre les deux belligérants (USA/Russie). 

Vers une escalade guerrière

Entre temps, les États-Unis menacent de geler les avoirs russes et d’isoler la Russie à l’international si elle ne retire pas ses troupes en Crimée. Les nouvelles autorités ukrainiennes mettent l’armée en état d’alerte face à « l’invasion russe ». La Russie, de son coté, menace de provoquer un krash économique aux États-Unis en cas de sanctions et dénonce le coup d’État anticonstitutionnel de Kiev (voir la vidéo).

Les vieux démons de la guerre froide resurgissent.

Une escalade militaire sur le continent européen serait une pure folie. Elle plongerait le monde dans des heures plus ténébreuses que celles du passé.

Le hasard de l’histoire voulu que la Crimée soit exactement l’endroit où était signé les accords de Yalta où les 3 grandes puissances (USA,Angleterre, et URSS) se repartissaient le monde. Le destin est revanchard.

À qui profiterait une telle escalade ?

Il se trouve que les États-Unis traversent la crise la plus importante de leur histoire :

Une dette colossale et irremboursable avec plus de 60 000 milliards de $ de dettes (voir la dette US en temps réel : http://www.usdebtclock.org/).

En 2013, 47,6 millions d’Américains (chiffre officiel, soit 15 % de la population) vivent avec des tickets de rationnement du Supplemental Nutrition Assistance Program (Programme d’Aide à la Nutrition Supplémentaire). Non, on n’est pas dans un pays du tiers-monde mais aux États-Unis, première puissance économique mondiale).

Le dollar ne repose que sur une planche à billets n’ayant plus aucun rapport avec la richesse réelle, « grâce » au Quantitative Easing 4 (QE4) de la Réserve Fédérale.

Le traficotage des chiffres du chômage américain nous font croire qu’il est de 6,6%, alors qu’en réalité il est au moins de 20 %, selon Olivier Delamarche (voir la vidéo BFMTV).

Quand les banquiers des différentes firmes américaines commencent à se suicider, la reprise économique peut se faire attendre (voir vidéo sur Egalité et Réconciliation)

En bref, le système est au bord de l’effondrement !

Oncle Sam serait-il prêt à relancer l’économie par la guerre ?

La solution a déjà été employée durant la Seconde Guerre mondiale, suite à la crise de 1929. Une relance économique qui aura coûté 50 millions de morts

http://croah.fr/a-la-une/maidan-complot-coup-detat-et-esc...

 

07/03/2014

François Hollande, « invité d’honneur » ou convoqué au dîner du CRIF?

François Hollande, « invité d’honneur » ou convoqué au dîner du CRIF?

Addition salée pour la cohésion nationale. Ce mardi soir, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) organise son dîner annuel en présence de membres éminents du gouvernement et de la classe politique. Une opportunité pour les convives de goûter les sermons du président Roger Cukierman et de savourer la finesse de ses injonctions.

Le 04.03.2014 à 17h57 

The-place-to-be: plus attrayant qu’une soirée caritative pour célébrités désœuvrées, le rendez-vous annuel du dîner du Crif est devenu, pour sa 29 ème édition, un moment incontournable de la vie publique. Ce 4 mars, ils seront environ 800 invités, triés sur le volet, à vouloir en être et y paraître. Acteurs politiques, décideurs économiques, personnalités religieuses et sociétaires du spectacle se rendront à cette cérémonie d’un genre particulier: celle durant laquelle, selon ses organisateurs, la communauté juive délivre son message à la République. Et peu importe aux convives si de plus en plus de citoyens juifs contestent au Crif, comme nombre de leurs compatriotes musulmans à l’endroit du Cfcm, toute légitimité pour les représenter. Les jeux de rôles sont d’ores et déjà attribués.

La dérive droitière, entamée en 2010 avec l’arrivée de Gilles-William Goldnadel et ses comparses au comité directeur du Crif, s'est confirmée avec le retour à la présidence de l'ex-banquier d'affaires Roger Cukierman, âgé de 77 ans. Ces dernières années ont d'ailleurs vu apparaître une forme inédite de repli identitaire au sein de la communauté juive, particulièrement parmi les plus jeunes. Des intellectuels vont même jusqu’à dénoncer cette crispation idéologique : ainsi, le journaliste Jean Daniel n’avait pas hésité à comparer les responsables du Crif à des « représentants français du Likoud » tandis que Rony Brauman et Elizabeth Lévy, pour une fois d’accord, qualifiaient cette institution de « seconde ambassade  d’Israël »Même le philosophe Alain Finkielkraut, surnommé jadis « le porte-flingue d’Ariel Sharon »semble parfois, lui aussi, excédé quand il en vient à juger comme étant « légèrement grotesque » le rendez-vous annuel du Crif, ce « tribunal dînatoire » qui s’apparente à une « convocation du gouvernement ».Des jugements sévères de la part de personnalités de l’intérieur, d’ordinaire plus accommodantes avec leurs représentants autoproclamés.

entretien2

Cette année, comme l'an dernier, « l'invité d'honneur » est François Hollande. En novembre, le président du Crif rendait hommage, sur le plateau d'une chaîne israélienne francophone, à « la grande amitié » du chef de l'État et de Manuel Valls envers Israël. Proche d'un lobby euro-israélo-américain dont Roger Cukierman est administrateur, le président de la République avait honoré le Crif en conviant ses représentants et sympathisants au coeur de l'Élysée: c'était le 16 décembre dernier, lors de la célébration des 70 ans de l'institution. Une soirée au cours de laquelle le chef de l'État avait commis sa fameuse plaisanterie -révélée par Panamza- à propos de l'Algérie. Dérogeant au protocole, François Hollande avait également autorisé, de manière tout à fait exceptionnelle, Roger Cukierman à dire quelques mots d’introduction avant son intervention comme l'a souligné le site du Crif. Interviewé quelques heures auparavant sur France Inter, le président du Crif avait répondu par la négative lorsque son interviewer, Patrick Boyer, lui a demandé s'il était « contre la colonisation israélienne ». Il s'était également félicité de la connivence affichée par François Hollande et Benyamin Netanyahou dans la vidéo divulguée un mois auparavant par Panamza.

Six jours auparavant, Roger Cukierman conviait, au sein d'une nouvelle association dénommée "les amis du Crif", le patron de l'UMP à venir débattre en sa compagnie et celle de la polémiste Elisabeth Lévy. Il n'y a « pas de courant pro-arabe » à l'UMP, avait tenu à rassurer Jean-François Copé, l'homme qui redoutait -sans rire- la mise en place d'une "politique antisioniste" lors de l'arrivée de la gauche au pouvoir.

Un mois plus tard, le nouvel invité des "amis du Crif" était Alain Bauer, rocardien sarko-compatible, criminologue féru d'ésotérisme et proche de Manuel Valls. C'est d'ailleurs au cours de l'introduction de ce débat que la langue de Roger Cukierman a fourché en commettant un lapsus savoureux à propos d'Harlem Désir, un précédent invité  présenté comme le « secrétaire du parti national-socialiste ».

Il arrive également que le président du Crif tienne des propos radicaux qui ne soient pas suscpetibles d'être provoqués par un lapsus. En 2002, l'homme avait suscité la polémique en affirmant que la performance inattendue de Jean-Marie Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle était un résultat qui « servirait à réduire l'antisémitisme musulman et le comportement anti-israélien, parce que son score est un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles ». 

En 2005, lors du dîner du Crif, Roger Cukierman, alors président de l'institution (de 2001 à 2007), avait également tenu les propos suivants: « Les enseignants ont la lourde tâche d’enseigner à nos enfants en plus des programmes normaux, l’art de vivre ensemble, l’histoire des religions, de l’esclavage, de l’antisémitisme. Un travail de vérité s’impose aussi pour inscrire le sionisme, ce mouvement d’émancipation, dans les grandes épopées de l’histoire humaine, et non comme un fantasme repoussoir ».

En mars 2010, lors de déclarations tenues sur Judaïques FM et relayées sur le site du Crif, il invitait aussi les juifs de France à avoir beaucoup d’enfants pour contrer l’influence musulmane.

Six mois plus tard, à Jérusalem, Roger Cukierman, devenu vice-président du Congrès juif mondial, développait -de nouveau- des propos alarmistes sur la croissance de la population musulmane à travers le monde, ajoutant cette contre-vérité selon laquelle « tous les terroristes sont musulmans » et préconisant un rapprochement entre chrétiens et juifs pour contrer cette expansion démographique.

Roger Cukierman, WJC Vice-President at the Strategic Review: Terrorism

http://www.youtube.com/watch?v=gFyH-5tmVLs

Trois ans plus tard, l'homme s'est-il assagi? Pas si sûr si l'on en croit une récente déclaration prononcée le 18 février sur l'antenne de RCJ (radio de la communauté juive) et découpée ci-dessous par Panamza: le président du Crif qui s'apprête, ce soir, à être salué par le gratin de l'élite hexagonale a ainsi fait une distinction, contraire à l'esprit de la République, entre « Français » et « minorités ».

Écoutez l'extrait RCJ-Cukierman 18.02.14

 

Par ailleurs, imagine-t-on Dalil Boubakeur, en charge du Conseil français du culte musulman, avoir l'opportunité de s'entretenir, à deux reprises et en l'espace de six mois, avec le nouveau haut-responsable des services secrets français? 

La proximité du Crif -apte à faire retirer un article de presse sous prétexte de "conspirationnisme"- avec la police du renseignement (comme l'a révélé l'affaire Merah), la haute magistrature (entre autres, le juge Marc Trévidic, en charge des questions terroristes liées au djihadisme, était présent au dîner 2013) et la DGSE (services secrets, à travers notamment Christophe Bigot, ex-ambassadeur en Israël) pose un problème qui n'est pourtant jamais abordé, ni même effleuré par la classe politique et les éditorialistes.

Une omerta doublée d'une haute sécurisation du dîner du Crif: pour la première fois, le lieu où se tiendra l'évènement ne figure pas sur le site de l’organisme communautaire. Même omission dans le communiqué de presse fourni par l'Élysée. Il faut directement se rendre sur la page dédiée à l'agenda de François Hollande pour avoir incidemment confirmation de l'endroit, identique depuis plusieurs années: le Pavillon d'Armenonville, situé à la lisière du bois de Boulogne.

Le difficile accès au lieu rend peu probable la tenue de manifestations contre le CRIF, à l'instar de ce qui se déroule ces jours-ci aux Etats-Unis contre l'AIPAC, groupe de pression parlementaire ultra-droitier et dédié à Israël. D'autant que toute éventuelle protestation pacifique contre l'alignement systématique du Crif avec le régime de Tel Aviv risquerait d'être caricaturée en rassemblement antisémite par des grands médias peu scrupuleux.

Ce chantage à l'antisémitisme continue de produire silencieusement ses ravages, qu'il s'agisse de l'indulgence de la classe politique envers les exactions commises en Israël ou de l'omerta journalistique à propos des réseaux singuliers de Roger Cukierman. Sans omettre la chape de plomb qui recouvre toute éventualité d'un débat public à propos de la connexion israélienne du 11-Septembre. À ce propos, un mystère perdure au sujet du dîner prévu ce soir: Edouard Cukierman sera-t-il présent?

L'homme, porte-parole de l'armée israélienne et président d'un fonds d'investissement israélien dans lequel son père est associé, était interviewé le 16 décembre (jour de la réception de l'Élysée) par BFM Business pour présenter son livre consacré au "bouclier technologique" d'Israël. Chose méconnue: le tandem Cukierman a un lien indirect avec les évènements survenus le 11 septembre 2001. Une compagnie israélienne, dénommée ICTS et fondée aux Pays-Bas par des militaires du renseignement, pourrait devoir rendre un jour des comptes devant la justice new-yorkaise puisqu'elle fut responsable du contrôle opaque et défectueux des passagers de l'aéroport duquel décollèrent les présumés pirates de l'air du 11-Septembre. Parmi les membres du conseil d'administration qui pilota alors- via le mystérieux Boaz Harel- ICTS figuraient deux Français: Roger et Edouard Cukierman. C'est d'ailleurs le même Roger Cukierman qui reprocha-en 2002- au directeur du Monde d'avoir laissé publier un article relatif aux espions israéliens gravitant étrangement autour des futurs pirates de l'air présumés. Nulle surprise, dès lors, à constater que ce sujet explosif n'a jamais été exploré par un média hexagonal depuis douze ans.

 

Israël et le 11-Septembre : le grand tabou

http://www.youtube.com/watch?v=7RP4lJVYmgs

 

Une chose est sûre: Roger Cukierman est un homme dont l'influence -tissée entre Paris, Londres et Tel Aviv depuis un demi-siècle- est bien plus considérable que celle de ses homologues catholiques, protestants et musulmans. Ceci expliquerait, en partie, l'incroyable rituel de déférence auquel vont se plier -dès ce soir- politiques, juges, grands patrons et journalistes audiovisuels, François Hollande en tête.

 Hicham HAMZA  

                  

http://www.panamza.com/040314-crif