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14/06/2010

Drame de la plateforme pétrolière : qu'est-ce que l'on nous cache ?

Depuis l'accident survenu sur la plateforme de forage de BP au Nouveau Mexique plusieurs solutions ont été cherchées pour permettre de réparer la fuite de pétrole qui envahit le Golfe du Mexique, dont celle d'avoir recours aux sous-marins russes. Ci-dessous quelques articles et les conclusions des experts et scientifiques russes que les médias français et européens nous cachent.

Cela ressemblerait à un attentat que cela ne nous étonnerait qu'à moitié.

Ne trouvez-vous pas qu'il se passe des choses bizarres en rapport avec le Nouveau Mexique ?

Sarkozy qui est donc allé inaugurer les laboratoires de SANOFI-Aventis au Mexique quelques jours avant la soi-disant épidémie de grippe.

3 - Phil Schneider qui nous parlait des bases souterraines des Grands Gris (promoteurs du Nouvel Ordre Mondial) à Dulce au Nouveau Mexique.

4 - William Milton Cooper qui nous parlait aussi des bases souterraines ET au Nouveau Mexique.


6 - Hitler qui faisait fabriquer des roquettes dans les bases sous terraines au Nouveau Mexique, etc...Regardez bien la vidéo du voyage spatial sur Mars en 1945. Sur la roquette, il est inscrit qu'elle a été fabriquée dans les bases souterraines du Nouveau Mexique.

De quelle guerre sombre et froide sommes-nous les victimes ? Ce d'autant plus que les plateformes pétrolières sont nanties d'au moins 6 niveaux de sécurité.
Impossible que ces 6 sécurités aient pu sauter en même temps à moins d'un attentat.
Et on nous parle d'un incendie ? Provoqué par qui et par quoi ?
Que se passe-t-il réellement au Nouveau Mexique et dans les bases souterraines ?

Accident de BP: James Cameron prône l'utilisation de sous-marins russes

BP fait appel aux Russes

07.06.2010

La compagnie British Petroleum recherche l'aide de la Russie pour lutter contre la marée noire provoquée par une fuite de pétrole à grande profondeur dans le golfe du Mexique. Peu après la catastrophe, des dirigeants de BP ont commencé à négocier l'intervention du sous-marin russe Mir-1 qui est actuellement en opération dans le lac Baïkal. Même s'ils disposent d'une cinquantaine de robots sous-marins télécommandés, ils souhaitent étudier de leurs propres yeux les dégâts, rapporte le commandat du Mir-1 Anatoli Sagalevitch cité par les Izvestia. Selon le journal moscovite, le réalisateur holywoodien James Cameron, expert en prise de vue sous-marine, a conseillé le recours aux appareils russes.
Et voici ce que les médias français et européens nous cachent. Un article malheureusement en Anglais.
Le sol du golf du Mexique s'effondre ? Faille de 12 km, de nombreuses fuites.

Les scientifiques avertissent que le fond marin du Golfe du Mexique est fracturé et irréparable

 

13/06/2010

Espagne : La chute

On dérive notre attention vers d'autres pays européens, mais qu'en est-il de la ruine de la France ?

Espagne : La chute

Les mesures volontaristes d’assainissement budgétaire que voudra bien adopter l’Espagne n’y changeront rien. Ce pays, qui prend l’eau de toutes parts, connaîtra très prochainement le même sort que la Grèce en l’absence du mot magique : la croissance ! Qu’on le veuille ou pas, il ne sert à rien de nier la réalité : en l’absence d’une immense et inconditionnelle solidarité Européenne (qui ne se matérialisera évidemment pas), l’Espagne – pour espérer se sauver – devra opérer une dévaluation interne de l’ordre de 20% ou quitter la Zone Euro ! Et ce n’est pas les Allemands (de moins en moins enclins à payer encore et toujours plus pour le Club-Med) qui nient cette réalité car ils se préparent à retourner – au moins provisoirement – au deutschemark si l’Espagne n’adopte pas très rapidement une de ces deux voies !

Effectivement, les faits sont limpides et d’une simplicité mathématique : l’Euro pliera puis rompra comme une branche d’arbre sèche si l’Espagne ne se met pas de suite sur cette « via dolorosa » et peu importe après tout si la démission de M. Zapatero – qui ne sera pas en mesure de passer son budget 2011 – en sera une des conséquences prévisibles. En réalité et en l’absence de toute possibilité de dévaluation de sa devise qui lui aurait permis de gagner en compétitivité, l’Espagne n’a pas tant besoin d’un changement de Gouvernement que d’un consensus large et de toutes les parties et des classes sociales en faveur d’une dévaluation intérieure substantielle. Pour autant, le Gouvernement actuel sera très certainement la victime expiatoire d’une austérité radicale qui consistera principalement en réajustements à la baisse des salaires et en une rigueur budgétaire se traduisant en économies généralisées des dépenses de l’Etat… autant de décisions qui marqueront une baisse sensible du niveau de vie des citoyens Espagnols mais qui restent un passage obligé si ce pays souhaite s’éviter les foudres du marché « à la grecque »…

Quoi qu’il en soit, nul responsable politique ou économique ne sera en mesure de soulager (et de rectifier) un marché du travail dysfonctionnel, une compétitivité pour le moins entamée, un secteur privé surendetté vis-à-vis de l’étranger, une méga bulle immobilière, un déficit budgétaire effroyable et – last but not least – un secteur bancaire hyperfragilisé sans larges adhésion et soutien populaires… De fait, l’ascension vertigineuse du marché immobilier Espagnol fut un cadeau empoisonné à toute une série d’intervenants – ménages et entreprises – dont l’endettement (combiné à l’endettement public) atteint aujourd’hui 265% du P.I.B. Espagnol ! Toutefois, dans son malheur, l’Espagne se caractérise par un endettement public relativement faible (comparé à celui de la Grèce ou de l’Italie) contrebalancé il est vrai par un endettement record de son secteur privé qui se monte ainsi à 210% de son P.I.B.. Pour mémoire, un pays comme les Etats-Unis se retrouve également avec un secteur privé excessivement endetté puisque ce chiffre y atteint 300% de leur P.I.B…

Pour autant et à un moment clé dans l’histoire financière mondiale où les marchés scrutent les endettements souverains avec la plus grande attention, l’Etat Espagnol ne peut soulager son secteur privé sans être automatiquement condamné à payer des taux d’intérêts dissuasifs par des marchés au très faible niveau de tolérance. Effectivement, pour avoir construit partout où elle le pouvait grâce à des influx massifs de capitaux et à la faveur d’une immigration de 5 millions de personnes en 10 ans, l’Espagne dépend entièrement de l’extérieur puisque son ardoise globale envers l’étranger représente … 90% de son P.I.B. ! Hormis le fait que l’Espagne ne sera pas en mesure de se rétablir par une exportation qui nécessiterait une monnaie – mais aussi une économie – compétitives, le tour de force sera d’y ramener une croissance avec moins de crédit. En effet, bien que l’usage du crédit soit un instrument décisif de propagation de la croissance dans toute économie intégrée, l’inévitable « deleveraging » consistant à passer par Pertes & Profits une part importante des dettes que doit impérativement subir l’économie Espagnole se traduira à l’évidence par une contraction du secteur des crédits. Il y donc fort à craindre que cette spirale de l’endettement et des créances pourries qui ne seront vraisemblablement jamais remboursées combinée à un niveau de chômage particulièrement élevé et à des exportations à la traîne contribueront à une contraction supplémentaire de l’économie de ce pays.

En résumé, l’Espagne court au-devant d’une ruine annoncée et, à moins d’un miracle sur le front de la croissance globale, devrait revivre à très court terme un traumatisme comparable à l’Argentine…

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/espagn...


 


La mondialisation : l'esclavage moderne !

Excellent article à lire jusqu'au bout !

La globalisation des échanges est un génocide contre l'humanité

Samuel METAIRIE















Dernier lever du soleil à Babylone.

Bienvenue dans la phase terminale du processus de destruction de la planète, des écosystèmes, de la biodiversité et de ceux qui la peuplent pour que survivent les préceptes de la globalisation néolibérale. Cette tyrannie du billet vert, cancer généralisé de l'Humanité qui colonise peu à peu les formes de résistances citoyennes à l'oppression, n'autorisera jamais aucune chimiothérapie contre les affameurs de la planète, tumeurs institutionnelles de la honte et du crime. Les puissants nous ont vendu leurs structures institutionnelles pour canaliser les doléances populaires, nous sommes devenus les prisonniers d'un système qui nous enferme dans un engrenage imparable, sclérosé par son propre rôle. Celui-ci obtient le consentement à l'anesthésie collective du consumérisme au lieu de s'unir et de bâtir un front insurrectionnel internationaliste contre l'ennemi commun. L'hypnose à l'occidentale a gagné le bras de fer dans la lutte pour un idéal humaniste à l'aune du nouvel ordre mondial.

1. La mondialisation néolibérale : une Quatrième Guerre Mondiale contre l'esclave des temps modernes.

C'est l'histoire d'un ordre planétaire délibérément cynique et asservissant, qui fut établi avec la volonté calfeutrée de réduire une poignée de quelques milliards d'êtres humains à l'esclavage et au servage économique pour que vivent quelques milliardaires. N'en déplaise aux manuels scolaires ornés de propagande démocratique dont la vertu première serait la liberté, l'Histoire du monde n'est que l'histoire d'un système institutionnel vieux de cinq cent ans, une machine à tuer qui s'est depuis peu retournée contre son créateur.

Cet article n'est pas le prologue d'un ouvrage de plus dans la bibliothèque des théories du complot mondial, servant de contre propagande au dogme démocratique partagé maintenant par tous. Que l'on avale sans se poser de questions les couleuvres amères de la presse du fait divers à émotions fortes pour faire passer la pilule au peuple face à une classe politique qui joue au poker avec la gouvernance de notre pays. …Ou que l'on avale avec délectation les discours comploteurs sur un monde gouverné par des sociétés secrètes, les clubs privés de l'élite…. Dans les deux cas, nous nous empêchons de réfléchir si l'on ne cultive pas une certaine part de doute. Nous, petites abeilles de la ruche mondiale, sommes enrôlés de force dès l'enfance pour vomir à outrance notre force de travail et surproduire le miel de l'impérialisme capitaliste.

Mais cette guerre n'est pas nouvelle. Voila plus de dix ans que la quatrième guerre mondiale saccage la nature pour la course au profit, et affame l'Homme peu rentable du Sud en le pillant structurellement pour engraisser les États capitalistes occidentaux. Et presque un siècle qu'elle dissimule aux sociétés civiles du monde entier les méfaits de ses agissements en vendant du rêve à bon prix en permanence, sans montrer ni la traçabilité des produits, ni le mode de fonctionnement des entreprises multinationales, ni le pouvoir que celles-ci ont pris sur les États. Cette quatrième guerre mondiale, c'est la résultante de la mondialisation économique et géostratégique des échanges, où la monnaie spéculative constitue l'arme de destruction, la nouvelle religion impériale à laquelle tous doivent se soumettre. Ce n'est plus une guerre mondiale d'affrontements entre les États, avec des alliances politiques, des militaires, des bombes, des mitrailleuses ou de l'espionnage comme au siècle dernier. Ce nouveau type de guerre est bien plus meurtrier puisque nous en sommes tous les soldats, du moins pour tous ceux qui suivent le modèle dominant et ses trajectoires "professionnelles". Le billet vert, la spéculation et la doxa divine du marché obligent à tout individu de s'investir dans le champ de bataille à l'insu de son plein gré. L'économie des marchés financiers permet de cacher la mort derrière le fonctionnement même du système : l'horreur de la guerre est bien plus palpable quand un bombardier déverse un "tapis" de bombes sur un village lors d'une "frappe chirurgicale" dans une guerre "propre", tandis que l'on ne peut pas mesurer le nombre de gens qui sont morts à cause du pillage du Tiers-Monde par les multinationales.

L'Homme du 21ème siècle est un esclave moderne, un produit de consommation robotisé vendable en permanence sur un marché, évoluant dans une immense machine qui le dénature et le dépossède de sa propre conscience, ce, sans en avoir connaissance évidemment. Par un devoir normatif d'obéissance aux institutions qui aliènent ses propres conditions d'existence, l'humain est devenu un gladiateur passif sans armes errant dans une immense arène, un camp de concentration à l'échelle de la planète où les élites pilotent ces institutions en toute impunité pour que l'état de dépendance énergétique et matérielle des dominés perdure indéfiniment envers les détenteurs de la puissance. L'esclave des temps moderne, contrairement à l'esclave de l'Empire romain, a l'impression de vivre un monde de libertés et de démocratie : il pense jouir librement de la démocratie et faire entendre sa voix alors que la délégation de son pouvoir à une classe politique oligarchique inamovible a toujours été instituée au service de la classe possédante et dans une perspective antidémocratique. Il pense recevoir salaire de sa participation à l'appareil productif de son entreprise là où il ne fait que vendre sa force organique de travail alors que la vraie valeur de son travail est exploitée, expropriée par l'entreprise par l'entremise des objectifs actionnariaux. Et la hausse de son salaire à mesure que la carrière professionnelle se poursuit est une manière d'acheter la paix sociale en donnant l'impression de liberté, une fausse marge de manoeuvre permise par le pouvoir d'achat. Il pense être doué d'une conscience lui permettant d'être libre de penser par lui-même en même temps qu'il reproduit les codes qui lui ont été transmis par la socialisation (famille, école, amis, collègues de bureau etc.) et les médias pour l'adapter au système. Il pense être libre de tout déplacement là où derrière chacune de ses actions, se cache une transaction financière (les moyens de locomotion répondent à des services marchands, la paire de chaussures qu'il me faut pour marcher a été achetée, etc.). Il est libre de circuler à loisir dans les rues de sa ville, mais est surveillé en permanence par des caméras de vidéosurveillance. Et gare à la répression s'il en vient à accomplir des déviances que l'institution dénomme par troubles à l'ordre public. Bref, l'esclave de l'ère marchande est une bête décervelée qui exécute les ordres de l'autorité à laquelle il répond sans prendre conscience qu'il est du côté de la masse la plus nombreuse, de son pouvoir sur la minorité bourgeoise, qu'il suffirait de peu pour s'organiser, désobéir et lutter contre l'oppression du système global. Ce, pour se réapproprier l'autonomie et l'auto-organisation de la vie sociale par l'association dans les entreprises, au lieu de perpétuer la convoitise des postes directionnels dans l'escalade hiérarchique en accumulant une myriade de diplômes universitaires. Mais là, encore une fois, la tâche relève de l'utopie irréalisable dans cette société de la liberté surveillée, où l'Homme n'est que le code barre sur la tranche d'un produit à vendre.

2. Le commerce international, les multinationales et la consommation : l'art de la mise à mort des peuples du Sud.

Pour traiter des impacts socio-économiques cette quatrième guerre mondiale, prenons l'exemple de Nestlé, du moins de ce que l'on en sait. La majeure partie des produits que l'on trouve sur les étalages des empires de la consommation tels que Leclerc, Carrefour, ou Géant-Casino, sont issus des usines des plus gros trusts agroalimentaires de la planète. Danone, Nestlé, Coca-Cola, Kraft Foods, Unilever, IBM, BASF, etc. ne connaissent qu'une loi, celle qui a fait d'eux des rois. Lorsque l'occidental remplit son placard dans les centres commerciaux en achetant les articles produits par des agroalimentaires tels que Nestlé, Unilever ou Kraft Foods, il se rend indirectement coupable de la légitimation de la famine organisée en Afrique. L'on ne voit pas toujours que lorsqu'une entreprise comme Total, Nestlé, Danone ou Mc Donald's s'implante dans un pays pauvre où les salaires sont faibles, les profits générés reviennent en Occident et non en Afrique alors que ceux qui travaillent pour les multinationales sont sous-payés par celles-ci. Voila pourquoi lorsque l'on achète du chocolat ou du café (produit en grande partie par Nestlé), le consommateur, dans une infime mesure, cautionne le pillage du Tiers-Monde et l'exploitation des travailleurs pauvres. Difficile aussi, de mesurer les conséquences sociales directes du système lorsque l'occidental remplit son armoire de vêtements importés de Chine ou d'Amérique centrale. Ou encore, la terreur est impalpable lorsque l'on regarde, de loin, les compagnies transnationales exproprier des peuples et des cultures pour accroître leurs parts de marché, lorsqu'une entreprise licencie du personnel à coups de plans dits « sociaux » pour limiter ses coûts de production. J'en passe et des bien pires.

Nestlé fait croire dans les « pays en développement » avec sa stratégie de communication, que le lait en poudre (ce que Nestlé produit et vend), est meilleur que le lait maternel naturel pour la croissance des nourrissons. La fausseté de cet argument a été démontrée au milieu des années 1970 par des chercheurs britanniques. Cette publicité mensongère lui est pourtant interdite par le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel, ce que la multinationale a elle-même signé en 1984… Or rien ne lui empêche de continuer : il y a des personnes pour qui la signature n'engage que le stylo ! (et oui, une entreprise, juridiquement, est une personne morale, elle peut conclure des contrats et signer des accords, au même titre qu'une personne physique comme vous et moi…) Après avoir incité les femmes de ces pays "pauvres" (Éthiopie, Bengladesh etc.) à consommer ce lait en poudre plutôt que leur propre lait maternel, en faible quantité à cause de la sous nutrition, la politique commerciale de Nestlé dans ces pays a été durcie, et des hausses successives sur ce lait en poudre ont été décidées. De fait, ces femmes déjà frappées par la pauvreté, n'avaient plus suffisamment d'argent pour acheter ce lait, leurs bébés décèdent ou développent des carences nutritives…sans parler des malformations dues à la faim…cela concerne 70% des femmes en Éthiopie désormais, et l'on va lire ici en France, que la famine est due à la dureté du climat tropical dans une région qui est l'une des plus luxuriantes de l'Afrique ! (Le climat est sec, aride et méditerranéen en Californie, je ne pense pas que la famine soit un problème dans cet État…).

Bref d'une part, l'on persuade les gens d'acheter un produit que le corps humain fabrique naturellement, une ressource qui devrait être non marchande, puisqu'il paraît qu'en droit, le corps n'est pas à vendre. D'autre part, comme l'état de sous nutrition est maintenu par les puissances commerciales de l'Occident, on impose à des peuples entiers à se soumettre au dictat économique de celles-ci, dont Nestlé qui fait grimper les prix une fois le monopole commercial acquis. Ainsi, lorsque l'on achète chez Carrefour des glaces, des céréales, du café, des gourmandises chocolatées etc., nous organisons la pérennité, voire la survie de ces multinationales : le crime est caché, et nous y participons tous puisque si leurs stocks s'épuisent, eux, n'y voient qu'une hausse de la demande, et vont chercher à produire davantage pour satisfaire cette demande. Or l'offre a depuis longtemps dépassé la demande dans cette société de la consommation outrancière là où la production, en analyse économique, ne devrait se faire qu'en fonction de la demande du consommateur, non l'inverse : en clair, le consommateur lambda voit un produit étiqueté Marque Anonyme sur les étalages, il l'achète parce que les techniques de marketing ont placé le produit au niveau de ses yeux, non parce qu'il en a vu la nécessité, il n'a pas eu à demander ce produit. La seule solution pour résister contre la famine dans le monde maintenant, est donc de boycotter à l'échelle individuelle tous ces produits issus de l'industrie de l'agroalimentaire. Le véritable changement, c'est nous seuls qui pouvons l'apporter, non par un gouvernement qui peinera à verser 0.7 % de son PIB pour l'Afrique ou l'Asie du sud-est, pendant que le fonctionnement de l'économie capitaliste maintiendra cet état de disette au Sud. Pour vulgariser, c'est un peu comme si j'étranglais mon chat jusqu'à la mort, et qu'en guise de dédommagement, je lui faisais une fois mort, des caresses sur le dos !

La globalisation néolibérale est une volonté politique institutionnelle qui confère la gouvernance des affaires publiques aux élites économiques privées de la planète, et qui se charge de mettre les cerveaux des dominés en état de veille pour ne pas qu'ils résistent face à l'autoritarisme des pouvoirs politiques. Les mettre en veille sans les éteindre pour qu'ils continuent de consommer. Avec un marché terrestre potentiel de six milliards d'humains esclaves endormis par le dogme du superflu et le rêve inatteignable d'une vie confortable à l'infini, les maîtres du monde et leurs places boursières paraissent inamovibles. Tel est l'objectif de la nouvelle guerre impérialiste : enfermer les consciences du monde entier dans un carcan idéologique imperméable à toute dissidence pour que les oligarques capitalistes restent bien au chaud, à l'abri dans leur tour d'ivoire.

3. La démocratie, un régime qui n'a jamais existé que dans la philosophie politique.

Ce que les historiens nomment la tentation démocratique désigne le fait pour les États de se doter d'une constitution dite démocratique depuis la fin du XVIIIème siècle. S'il est d'usage de considérer que la démocratie fut théorisée par les philosophes athéniens de la Grèce Antique, l'on peut voir qu'à chaque vision de la démocratie, correspond une vision bien particulière de l'Histoire. Ce que nous appelons aujourd'hui « démocratie » serait certainement vu par ceux qui l'ont mise en place comme un régime antidémocratique trois siècles plus tôt, lorsque les putschistes révolutionnaires abolissaient la monarchie absolue de droit divin. Le phénomène démocratique commence aux États-Unis, dans les années 1780.

Oui, mais qu'est ce que la démocratie ? Tout le monde désormais dirait qu'il est stupide de la définir, tant ce terme nous paraît évident. Et pourtant, ce terme est tellement utilisé, tant par les puissances impérialistes qui exportent leur modèle occidental en imposant la paix par la guerre (belle oxymore !), que par les citoyens militant, clamant qu'un autre monde est possible, ce terme est tellement employé qu'il a été vidé de son sens. De plus, l'Histoire racontée aux enfants par l'éducation nationale, celle racontée aux étudiants par les universitaires, et celle racontée à tous par les écrivains, peut toujours être remise en cause : un humain qui raconte une histoire ne peut pas se défaire d'une part d'interprétation, de subjectivité en fonction de son système de valeurs, ou de ce qu'il considère comme appris, su et établi. L'Histoire, telle que nous la connaissons aujourd'hui est celle qui a été établie par les élites et les classes dominantes successives, à un tel point que peu de gens (à part Howard Zinn, Noam Chomsky par exemple) ne sont a-mêmes de la déconstruire pour y voir les évènements volontairement occultés au fil du temps qui passe.

Ainsi, va-t-on croire que les États-Unis furent le premier pays à devenir une démocratie de l'époque contemporaine. Or il est intéressant de se pencher sur la manière dont ont été instaurées les élections et ce régime politique.

Ce régime politique toujours en place depuis 1787, fut initié dans le but d'étouffer les révoltes du peuple nouvellement indépendant, et d'empêcher que ce soit le peuple lui-même qui soit le propre décideur des affaires publiques de la nation. La révolution américaine est une révolution libérale, qui s'installe par rejet des institutions anglaises de l'époque, et base son socle constitutionnel sur la protection des libertés individuelles, de la propriété et la représentation. La constitution fut rédigée par des marchands, des juristes, des financiers, par la bourgeoisie privilégiée et fortunée. A partir de 1776, la crise économique due aux mauvaises récoltes s'installe, et se développent des mouvements sociaux à l'initiative des classes populaires, composés de petits agriculteurs, d'artisans et d'ouvriers des manufactures. En fait, tout le débat autour de la rédaction de la constitution fut organisé autour de la peur que la révolte populaire prenne le pouvoir sur la bourgeoisie. Pour les aristocrates de l'époque donc, la démocratie, le gouvernement du peuple était une menace pour les libertés et la propriété privée. C'est pour cela que les constituants adoptent le système de la représentation, où le processus de prise de décision est confié à une classe dominante, riche, et "cultivée". La société est régie par un gouvernement d'individus élus, indépendants devant les électeurs. Ensuite, les aristocrates américains, anciens colons de la couronne britannique, fidèles à la tradition libérale, instaurent la séparation des pouvoirs, idée empruntée à Montesquieu et Locke. Le but était de cloisonner les sphères institutionnelles avec une répartition des pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire), pour empêcher à la majorité de prendre le pouvoir et d'instaurer la démocratie par un gouvernement du peuple : l'égalité, la souveraineté du peuple, privilégier la vie en collectivité plutôt que la propriété privée, et l'auto-détermination du peuple. La révolution française de 1789, qui ne fut qu'un putsch de l'aristocratie contre la monarchie, fut instaurée suivant les mêmes objectifs, dans la peur de la puissance du peuple et dans la crainte que la majorité supplante à la minorité ses privilèges, sa fortune et son pouvoir.

La démocratie bourgeoise représentative que nous connaissons à l'heure actuelle confine la décision du peuple à la consultation électorale une fois tous les quatre ou cinq ans, et celui-ci n'a qu'à subir le restant du temps en attendant à la prochaine élection qu'il puisse choisir. Du moins avoir l'impression de faire un choix. La fonction politique de métier étant réservée à une élite économique et sociale, le régime dit démocratique laisse penser que le citoyen possède un choix entre plusieurs partis politiques, de fausse gauche ou de droite, alors que tous les hommes politiques n'ont qu'un seul objectif : conserver ou prendre le pouvoir. C'est un parti unique qui laisse l'illusion d'un multipartisme. Le reste des divergences ne sont qu'un vaste champ idéologique où se proclament les discours, des débats qui règlent la surface des problèmes, mais pas leur fond. Quelle différence entre le parti républicain et le parti démocrate quand ce sont les lobbies qui obtiennent le dernier mot sur les décisions ? Les hommes politiques sont tous issus des mêmes milieux, des mêmes écoles. Ils sont d'accords sur le fond, et le peu qui voudraient oeuvrer pour le bien collectif, l'intérêt du peuple et de la société ne seront jamais élus puisqu'ils jouent avec les mêmes règles que celles fixées par l'institution, qui porte en son fondement principal l'inégale répartition des savoirs et des compétences. Deux cent ans d'histoire pour peu d'émancipation citoyenne quant les luttes sociales deviennent de plus en plus confinées dans des mouchoirs de poche. Deux siècles d'histoire pour passer d'un suffrage censitaire, c'est-à-dire destiné aux possédants et aux riches, pour passer d'un suffrage universel direct cachant le même fonctionnement censitaire et élitiste de la société politique.

Le critère de sélection des gouvernants se fait par des élections d'hommes et de femmes formés pour diriger, gouverner, dire ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. Montesquieu et ses acolytes qui ont préparé 1789 écrivaient que la citoyenneté devait être confiée à l'aristocratie, car le peuple n'était pas assez instruit selon eux pour s'occuper des affaires publiques. Cette vision oligarchique de la démocratie représentative à véhiculé l'idée qu'il fallait privilégier l'élection, pour sélectionner les meilleurs, les plus compétents. La révolution française et son héritage introduit par De Gaulle en 1958 dans la cinquième république française, fut donc anti démocratique, et s'inscrit dans un refus perpétuel de l'autogouvernement du peuple. Que le vote soit fait par tirage au sort, au suffrage universel ou à la majorité, il y aura toujours une partie de la population qui ne sera pas représentée, contre un gouvernement qui appliquera sa dictature de la minorité au service des intérêts de classe. La seule et réelle démocratie qui soit efficace, elle est directe, participative, où le vote s'effectue à main levée. Toutes les autres sont des formes d'aliénation de l'Homme pauvre et esclave par l'Homme riche et puissant.

« Je respecte trop la démocratie pour risquer de la dérégler en votant. » Roland Topor.

4/ L'oligarchie occidentale les pieds dans l'eau, aux commandes du Titanic.

Il serait temps que la propriété des moyens de production -les usines, les machines, le matériel qui sert à la production des services en tout genre etc.- soit réattribuée à ceux qui les utilisent. Lorsqu'un gouvernement proclame la faillite, la lutte contre l'aggravation du déficit public et vend la nécessité d'une politique de rigueur (gel des salaires, réduire ou supprimer l'intervention de l'État dans l'économie etc.), c'est toujours pour rassurer les marchés financiers. Et non prendre soin de la population. En ces temps où le FMI commence à s'en prendre même à l'Europe, avec sa méthode d'appauvrissement structurel des peuples, (réforme des retraites, gel des salaires dans la fonction publique, privatisation des services publics), nous sommes pour ainsi dire, mal barrés. Le FMI est entré en Grèce, en Roumanie, en Islande entre 2008 et 2010. En ce mois de mai 2010, c'est maintenant au tour de la France, de l'Espagne et de l'Italie de se plier aux ordres du FMI en appliquant ces fameux « plans d'austérité » pour éviter de leur concéder un prêt d'envergure colossale. Mais qu'est-ce donc qu'un plan d'austérité ? C'est juste la privatisation des États, avec pour seul rôle celui de garantir l'appareil répressif contre la révolte du peuple. Pour tout le reste, les ressources, le marché du travail, les secteurs clés de l'économie etc., sont confiés aux marchés financiers, qui gouvernent selon leurs intérêts à court terme.

Depuis le traité de Maastricht signé en 1992, les institutions européennes obligent les États à respecter une ligne directrice établie en quelques points, nommés « critères de convergence », ce qui garrote la marge de maoeuvre des États.

Un État membre de l'Union Européenne doit maîtriser un taux d'inflation calqué sur celui des trois États les plus compétitifs…

' Le déficit public à l'année ne doit pas dépasser 3% du PIB, et la dette publique, 60% du PIB. La dette publique de la France serait de 84% du PIB pour 2010. L'impact antisocial de l'Europe saute aux yeux : on aveugle le peuple en lui faisant croire que l'État n'a plus d'argent (est-ce possible ?), qu'il doit limiter ses dépenses publiques, mais ce que médias, économistes et gouvernement oublient volontairement de dire au lecteur-auditeur, c'est que la réduction des dépenses publiques n'est pas la seule solution pour gérer le déficit public d'une économie. Il y a aussi le recours à l'emprunt et aux réserves accumulées lors des années excédentaires (qui n'est donc plus possible concernant le déficit public), la hausse des impôts ou la création de monnaie supplémentaire à réinjecter dans l'économie (ce qui est interdit par le fait que la création monétaire n'est plus l'initiative d'un État, mais elle est confiée à la banque centrale européenne). Ce mythe des caisses vides de l'économie française, à renflouer par une réduction des dépenses publiques ne tient donc pas, puisqu'il n'y a jamais eu autant d'argent dans les poches des gens. Évidemment, il ne s'agit pas des poches des travailleurs, l'argent se fait toujours aspirer vers les mêmes comptes bancaires…

L'État a donc le choix entre limiter ses dépenses, et soumettre certaines catégories de personnes à l'impôt. Pour un gouvernement libéral qui ne veut surtout pas vexer ses amis de la finance internationale, le choix est vite fait ! Or que voit-on pour éviter que le gouvernement consente à un prêt au FMI ? Gel des salaires jusqu'en 2013, réforme des retraites, recul de l'âge du départ à la retraite, j'en passe…  Le démantèlement de la sécurité sociale leur semble préférable alors qu'en vingt ans, la part qui a glissé du public vers le privé avoisine les 200 milliards d'euros, contre 20 milliards de déficit à la sécurité sociale en France ! Je ne suis pas économiste, mais je m'interroge : l'impôt ne serait-il pas la meilleure des solutions ? Imposer une taxe (même faible pour ne pas freiner l'investissement) sur le capital, sur les grandes entreprises multinationales du CAC 40 permettrait de limiter ce déficit public sans avoir à privatiser les entreprises à tours de bras, et tout en permettant à l'État d'intervenir dans l'économie, de subvenir aux besoins de sa population, sans démanteler les acquis sociaux du Conseil National de la Résistance. C'est-à-dire, jouer son rôle d'État.

Entre une oligarchie puissante qui impose le capitalisme à l'état pur dans des pays riches et une société civile qui semble jusqu'cii bien endormie, terrée dans ses pantoufles, on ne peut que craindre le pire pour les mois et les années à venir. Car dans ce contexte où l'objectif des marchés est de déguiser une guerre de spéculation sur les économies européennes en faisant payer leur crise aux peuples à coups de réformes/cassures du marché du travail (davantage de flexibilité), même le plus dépourvu de connaissances en économie a de quoi s'inquiéter : les capitalistes sont apatrides, ils se retournent même contre leurs propres pays occidentaux, pourvu que leurs activité de trading leur fournisse toujours plus de profits.

La crise de 2008 ne fut qu'une accélération du capitalisme, elle fut profitable à une petite partie des capitalistes de la planète. Les entreprises qui enregistrent des déficits licencient, et se font racheter par d'autres, plus puissantes et florissantes. Les pauvres s'appauvrissent, des anciens riches s'appauvrissent, et de nouveaux riches deviennent toujours plus riches grâce à la concentration accrue du capital exacerbée par la nouvelle crise. Les médias s'enflamment en jouant sur la peur de l'avenir pour les classes salariales, ce qui permet aux hommes politiques en place d'appliquer sans obstacles citoyens les codes dictés par les marchés financiers : libéralisation, privatisations, démantèlement des services publics et des acquis sociaux, expropriations, sélection des éléments les plus rentables etc…Une crise financière, c'est toujours l'aggravation de la guerre déclarée aux pauvres dans une opinion aseptisée, aveuglée par les écrans de fumée médiatiques dont le rôle est d'éviter que les peuples reprennent par la rue le pouvoir qui leur est du. Et quand bien même ils le feraient, la police est là pour nous protéger, veiller au respect de l'ordre public. En droit, mais dans la réalité, c'est de la police qu'il faudrait se protéger.

Il en faudra des monceaux de barricades pour freiner les tirs de l'armée et de la police lorsque le peuple, garroté, ne pourra plus subvenir aux besoins des siens. Mais n'attendons rien de cela, ni même d'un quelconque changement collectif solidaire et social, la consommation de masse est ici-bas bien trop ancrée dans les goûts et modes de vie de chacun.

 


Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait

par Thierry Meyssan

6 juin 2010

Comme souvent face à des enjeux importants, la presse distrait le public des vraies questions. Le traitement de l’attaque israélienne contre la Flottille de la liberté en est un nouvel exemple. Les grands médias cherchent à dire qui sont les bons et les méchants, pas à expliquer le rapport de force.


Thierry Meyssan analyse ici les vraies motivations de Tel-Aviv et d’Ankara, et dévoile le détail qui a transformé le coup de force israélien en désastre diplomatique.

Lire l'article entier ici : http://www.voltairenet.org/article165659.html

Extraits:
"L’objectif israélien, ainsi que je l’ai indiqué dans ces colonnes dès le premier jour, était de « casser la crédibilité de la Turquie », au moment où elle se rapproche de la Syrie et de l’Iran –ou, de manière plus précise, de faire tomber le gouvernement Erdoğan— et de « revendiquer le leadership du mouvement sioniste en montrant que Tel-Aviv décide et Washington entérine »

"Le gouvernement israélien a cru disposer d’une autre option : montrer à l’état-major turc que si le gouvernement civil vient aider les Palestiniens, Tel-Aviv peut en retour agiter les séparatistes kurdes ; et montrer une fois de plus, qu’adossé aux Etats-Unis, Israël est au dessus du droit international. Bref, le gouvernement Netanyahu pensait possible de pousser les militaires turcs à perpétrer un cinquième coup d’Etat.

Dans cette optique, le tandem Netanyahu-Barak a commandité à des mercenaires kurdes une attaque terroriste contre la base militaire navale d’İskenderun (au sud de la Turquie). Elle a été réalisée le 31 mai peu après 0 heures. Des roquettes ont été tirées lors de la relève la garde, tuant 7 soldats [5].

Par ailleurs, le gouvernement israélien s’est assuré d’être couvert par Washington [6]. Ainsi que l’a fait remarquer le leader libyen Mouamar Khadafi [7], il est impensable que les forces israéliennes aient lancé une opération de piraterie en Méditerranée sans en informer à l’avance la VIe flotte états-unienne, chargée de combattre la piraterie et le terrorisme dans cette zone, avec laquelle elles travaillent habituellement."

"Selon la télévision publique turque, les commandos israéliens avaient une liste de personnes à éliminer, mais la résistance des passagers ayant perturbé le plan, seul le poète Raed Salah a été atteint. Il est probable qu’au moment de donner l’ordre de l’assaut, le gouvernement Netanyahu savait que le Mavi Marmara avait été enregistré aux Comores. Les commandos croyaient donc commettre des violences en territoire comorien.
Or, les organisateurs, politiquement soutenus par les autorités turques, avaient hissé le pavillon turc et non celui des Comores. En outre, ils avaient déployé un gigantesque drapeau turc sur le flanc du cargo. Selon la jurisprudence de la Cour permanente de Justice de La Haye [10], le bateau n’était donc pas territoire comorien, mais turc. "

"Toutes les déclarations gênées de chancelleries, à Washington, à Paris et ailleurs, demandant que les faits soient établis avant qu’elles ne se prononcent sur les conséquences juridiques, portent sur ce point jamais énoncé : au moment de l’assaut, le Mavi Marmara était-il territoire comorien ou turc ? La réponse à la question est de la plus haute importance. En effet, la Turquie est membre de l’OTAN ..."

"la Turquie, signe de sa montée en puissance, vient d’utiliser le Traité de l’Atlantique Nord pour forcer la main aux Etats-Unis."

"Le parquet d’Istanbul-Bakırköy a ouvert une enquête [14]. Il a déjà fait procéder aux autopsies médico-légales et aux auditions des protagonistes turcs. Il pourrait inculper rapidement Benjamin Netanyahu et les généraux Ehud Barak et Gabi Ashkenasi pour piraterie, coups et blessures, meurtres, enlèvement et séquestration arbitraire.
Cependant, selon les éléments rassemblés, le procureur pourrait requalifier les faits en crime contre l’humanité. Dans ce cas, les prévenus ne pourraient plus voyager librement sans risquer l’interpellation..."

"La Turquie sort renforcée de cet affrontement, et avec elle le triangle qu’elle forme avec ses alliés syrien et iranien. Au passage, elle a acquis plusieurs cartes. La Justice turque va juger par contumace les ministres et généraux israéliens pour les crimes commis. La mission d’investigation de la Commission des droits de l’homme va ternir un peu plus l’image d’Israël.
Surtout, la Turquie peut jouer une seconde partie. Selon nos informations, Ankara a informé le département d’Etat que M. Erdoğan envisage de briser personnellement le blocus de Gaza, comme François Mitterrand brisa en son temps le siège de Sarajevo [15]. Il pourrait embarquer sur une flotte humanitaire affrétée par des associations et politiquement soutenue par des gouvernements, dont l’Iran, la Syrie et le Venezuela. Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, a déjà appelé tous les Libanais à participer à de nouvelles initiatives. Un appel pourrait être lancé aux marins de la Méditerranée, de sorte que des centaines de bâtiments de plaisance s’y joindraient. Le tout serait escorté par la marine de guerre turque… membre de l’OTAN.


Cette perspective a effrayé Washington qui se trouve soudain une ardeur nouvelle pour convaincre Tel-Aviv de lever le blocus."

 

http://www.voltairenet.org/article165659.html

Daniel Estulin dénonce le Groupe Bilderberg au Parlement Europée n

Le journaliste d’investigation Daniel Estulin a prononcé devant la classe politique à Bruxelles un discours qui révèle l’intention de l’élite financière de détruire l’économie globale et de transformer le monde en une entreprise dont elle seule serait bénéficiaire.

estulin

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes maintenant en mesure de changer l’Histoire. Finalement, je crois que l’humanité a un avenir. Une population un moment démoralisée et sans but est en train de sortir d’un profond sommeil. Dans ce réveil général, les gens commencent à poser les questions adéquates. Non plus « Qu’est-ce que je gagne dans tout cela? » mais « Qu’est-ce qui est juste? ». C’est un phénomène international en réponse et en réaction à une perception aiguë que le monde entier va à la catastrophe à moins que nous autres, les gens, nous ne fassions quelque chose.

J’ai écrit un livre sur le thème du groupe Bilderberg. Ce livre, d’une certaine manière, est devenu le catalyseur d’un mouvement dans le monde entier. Maintenant, nous n’avons pas beaucoup de temps, si bien que je voudrais vous expliquer ce qu’est le Bilderberg et pour quelles raisons il doit être arrêté.

Dans le monde de la finance internationale, il y a ceux qui décident des évènements et ceux qui y réagissent. Bien que ces derniers soient plus connus, plus nombreux, et plus puissants en apparence, le véritable pouvoir appartient aux premiers. Au centre du système financier global se trouve l’oligarchie financière représentée par le groupe Bilderberg.

L’organisation du Bilderberg est dynamique, en ce sens qu’elle change avec le temps, absorbe et crée de nouvelles branches pendant qu’elle se défait de celles qui sont en déclin. Ses membres vont et viennent mais, mais le système en lui-même n’a pas changé. C’est un système autoreproducteur, une toile d’araignée virtuelle tissée des intérêts financiers, politiques, économiques et industriels.

Maintenant, le Bilderberg n’est pas une société secrète, un oeil pervers qui voit tout. Ce n’est pas une conspiration, bien que certaines personnes, de manière naïve, le voient ainsi. Ce n’est pas non plus un groupe de personnes, et peu importe qu’elles soient si puissantes, qui s’assoient autour d’une table dans l’obscurité, en se tenant par la main, regardant une boule de cristal et décidant de l’avenir du monde.

C’est une réunion de personnes qui représentent une certaine idéologie.

Ce n’est pas un Gouvernement Mondial ou un Nouvel Ordre Mondial, comme beaucoup le croient à tort. En revanche, l’idéologie est celle d’une Entreprise Mondiale. En 1968, lors d’une réunion du Bilderberg au Canada, George Ball, secrétaire adjoint aux affaires économiques de JFK et de Johnson a dit : « Où trouver un fondement légitime au pouvoir de l’administration des entreprises de prendre des décisions qui peuvent affecter profondément la vie économique des nations dont les gouvernements n’ont qu’une responsabilité limitée? »

L’dée qui est derrière chaque réunion du Bilderberg est de créer ce qu’eux-mêmes nomment L’ARISTOCRATIE DE PROJET concernant la meilleure manière de gérer la planète entre élites d’Europe et d’Amérique du Nord. En d’autres termes, c’est la création d’un réseau de cartels immenses, plus puissants que n’importe quelle nation de la terre, destinés à contrôler les nécessités vitales du reste de l’humanité, évidemment de leur point de vue privilégié, pour notre propre bien et bénéfice, à nous, les classes inférieures (“The Great Unwashed” , nous appellent-ils)

La raison qui fait que les gens ne croient pas au Bilderberg et autres organisations qui oeuvrent avec et exercent un pareil contrôle sur la scène mondiale est qu’il s’agit d’un phantasme cartésien, selon lequel ce sont les intentions isolées de quelques individus, et non pas la dynamique des processus sociaux, qui modèlent le cours de l’histoire, comme le mouvement de l’évolution des idées et de certains sujets, sur plusieurs générations, voire des siècles.

Le Bilderberg est le moyen de regrouper les institutions financières qui représentent les plus puissants et les plus prédateurs des intérêts financiers. Et, en ce moment, cette combinaison est le pire ennemi de l’humanité.

Nous pouvons nous réjouir qu’aujourd’hui le Bilderberg soit devenu un sujet abordé par les media des entreprises. Non parce que ceux-ci se sont tout à coup souvenus de leurs responsabilités envers nous, mais parce que nous les avons obligé à avoir cette position inconfortable en prenant conscience que leurs présidents et premiers ministres, leurs petits rois et reines sont les marionnettes de forces puissantes opérant en coulisse.

Quelque chose nous est arrivé au milieu de l’effondrement économique général. Les gens sont en grande partie soumis à quelque chose qu’ils ne comprennent pas toujours. Mais qui les amène à agir dans leur propre intérêt. C’est ce qu’ils sont en train de faire en Grèce. C’est ce qu’ils sont en train de faire aux Etats Unis. Cela s’appelle le principe anthropique. C’est comme si un ras de marée survenait et enlevait nos peurs. Les gens, en se rendant compte que leur existence est menacée, ont perdu leurs peurs, et les Bilderberger et les autres s’en aperçoivent.

C’est peut-être pourquoi, dans un récent discours au Council of Foreign Relations (CFR) à Montréal, Zbigniew Brzezinski, l’un des fondateurs de la commission Trilatérale, a averti qu’un « réveil politique mondial », combiné avec des luttes internes de l’élite, menaçait de détourner le courant vers un gouvernement global.

Vous pouvez voir que les gens qui sont ici ont des passés politiques et idéologiques différents. Ce qui nous unit, cependant, c’est que nous sommes tous des patriotes. Et ceux qui s’opposent à nous, ceux qui travaillent pour des sociétés secrètes, qui ont vendu leur pays pour un morceau de viande, sont des traîtres. Non seulement des traîtres à leur peuple et à leur pays, mais à l’humanité toute entière.

Maintenant, [venons en à] l’objet de cette conférence de Presse, qui est le Bilderberg vers une Entreprise Mondiale.

Il y a environ six siècles et demie, l’économie de l’Europe s’est effondrée lors de ce qu’il est convenu d’appeler « l’obscurité moyenâgeuse » de l’Europe, la plus grande chute économique et démographique de l’Europe depuis la chute de l’empire romain. Ainsi, au milieu du XIV° siècle, une grande partie du pouvoir de l’oligarchie a été réduite à néant. Cette désintégration explosa en chaîne comme l’éclatement soudain de la pire bulle financière de spéculation sur la dette dans l’histoire (jusqu’à nos jours), quand les banques Bradi et Peruzzi s’effondrèrent. L’éclatement et l’effondrement de la bulle sur la dette lombarde provoqua une chute du pouvoir des familles de l’oligarchie.

Qu’est-ce que ça a à voir avec le Bilderberg?

L’histoire contemporaine a remplacé l’histoire médiévale au moment où les institutions qui distinguent spécifiquement l’histoire contemporaine de l’histoire médiévale ont été mises en place. Ce qui eu lieu en 1439 au Conseil de Florence. Quelles furent ces nouvelles institutions?

1) La conception des républiques modernes, états-nations sous domination de la loi naturelle

2) La mission principale de la promotion du progrès scientifique et technologique comme mandat donné par la république.

Ces deux idéaux constituent un élément crucial : leur existence institutionnalisée dans chaque partie de l’Europe a tout changé dans toute l’Europe, parce que ces changements institutionnels ont accéléré le rythme de l’expansion de l’humanité sur la nature, par tête et par km2. De même qu’aucun pays ne cherchait à ne pas progresser ou ne pas se développer de peur d’être rejeté désespérément.

Le premier succès est arrivé en France, sous Louis XI, qui a doublé le revenu par tête en France et a vaincu tous les ennemis de son pays. Les succès de Louis XI ont entraîné une réaction en chaîne d’efforts pour établir des états-nations sur le modèle de l’Angleterre de Henry VII.

Une autre idée-clef, qui vient du Conseil de Florence, et qui, bien plus tard, s’est répandue aux Etats Unis, est celle du principe universel de Bien-Etre Général, sur lequel toute la société moderne est basée.

Maintenant, le bien-être ne veut pas dire avoir des bonnes choses pour rien, assis sur un canapé en mangeant de la pizza, en faisant le joli coeur, en regardant la télévision, tout en attendant que le chèque du chômage arrive.

C’est une question d’immortalité. Quel est le but de l’existence de l’homme et du gouvernement? C’est de pourvoir au bein-être des générations futures. Assurer notre survie en tant qu’espèce. Le principe du Bien-Etre Général, tel qu’il est formulé en résumé dans le préambule de la Constitution Fédérale des Etats Unis, est la loi fondamentale

Quel rapport cela a-t-il avec l’actualité? Ces gens veulent un empire. C’est ça, la globalisation. Et trop de gens croient que pour avoir un empire il faut de l’argent. J’ai entendu les mots : l’Elite de l’Argent. Mais l’argent ne détermine ni la richesse ni l’économie. L’argent ne fait autre chose que circuler dans le monde. L’argent n’a aucune valeur en soi.

L’esprit humain a une influence sur l’évolution de la planète. Ainsi cela dépend de la mesure que prend d’elle même l’humanité. Ce qui nous différencie des animaux est notre capacité à découvrir des principes physiques universels. C’est ce qui nous permet d’innover, ce qui par conséquent améliore la vie des gens en augmentant le pouvoir de l’homme sur la nature.

Vous verrez, ils sont en train de détruire exprès l’économie du monde. Et ce n’est pas la première fois. Cela s’est déjà produit au XIV° Siècle au Moyen Âge : ils sont venus à bout de 30% de la population.

L’empire : à bas les gens stupides ! Ils veulent détruire les facultés créatrices de la raison.

Zero croissance, zero progrès. Club de Rome ; limites à la croissance 1973.

Projet 1980 du CFR : promouvoir la démolition contrôlée de l’économie mondiale

Bilderberg 1995 : Exiger la destruction. Comment? En détruisant exprès l’économie mondiale.

La « Grande Dépression » comme transfert de la richesse.

La « Grande Dépression » n’a pas commencé avec les capitalistes des Etats Unis. Ce fut un évènement que produisirent encore une fois les plus riches en faisant passer la richesse des gens dans les mains de ceux qui étaient déjà riches. C’est ainsi que la Bank of America a gagné des milliers de millions en exécutant des hypothèques de 1929 à 1937. Ne croyez pas une seconde que les plus riches parmi les riches seront atteints pas l’effondrement qui arrive. Les seuls qui seront atteints, ce seront nous autres.

Regardez la Grèce. Ce qu’ils essayent de faire c’est de faire s’effondrer le système, au lieu de permettre que la Grèce réorganise son système monétaire, ils sont en train d’imposer que la Grèce soit instrumentalisée, que la dette de la Grèce soit financée par l’Europe. Mais cette dette n’a aucune valeur. A mettre à la poubelle, de l’argent de monopoly. Du moment qu’on demande à l’Europe, qui traverse à son tour sa propre débâcle financière, d’absorber une dette impayable, que les Grecs, c’est certain, ne pourront jamais payer, cela signifie que l’Europe sera détruite à coup sûr. Et cela est en train de se faire, intentionnellement, puisque personne ne suivra Barroso, qui est, avec tout le respect que je lui dois, intellectuellement limité, ni Trichet qui est si bête.

Défaisons nous de la bureaucratie de Bruxelles. Licencions les tous. Ce sont tous des bons à rien, Ils sont inutiles. Ces gens n’ont jamais rien fait d’utile dans leur vie. Défaisons nous de Barroso. Il a condamné l’Histoire à l’école. Défaisons nous de cet hypocrite de Van Rompuy, non pas parce qu’il est inutile mais parce qu’il est malin et très dangereux. Ce n’est pas la première fois qu’un petit malin fraye son chemin dans l’ombre jusque dans les entrailles du pouvoir.

Vous voyez, c’est une question de leadership et une question d’immortalité. Tous les leaders de la société, spécialement en temps de crise, le sont parce qu’ils se mesurent à ce standard. Des gens comme Barroso, Van Rompuy, le président de l’Union Européenne, Jean-Claude Trichet, Dominique Strauss-Kahn, le directeur administratif du Fond Monétaire International, sont à peine à considérer comme des leaders. En réalité, c’est à peine si on peut les considérer comme des êtres humains si on considère ce que veut dire pour les Humains « Pour le Bien Supérieur de l’Humanité ».

Je ne suis pas en train de parler d’un problème scientifique, mais d’un problème moral. D’une question d’immortalité. Nous autres en tant qu’Etats Nations, en tant qu’habitants de la planète, nous croyons en l’avenir de l’humanité? Et quel avenir aurons nous dans 100 ans ou 200 ans? Ou qu’en sera-t-il de nous dans 10 000 ans? Avons nous le droit de rêver? Si nous pouvons avoir le sentiment d’un but en étant ici, alors les mauvais ne peuvent l’emporter.

Par exemple, ils nous ont dit qu’il fallait sauver l’euro. Que la chute de l’euro entraînerait celle de l’Union Européenne. C’est un mensonge. Au lieu d’une union monétaire européenne faible et fonctionnant mal, nous revenons aux républiques états-nations indépendants. L’Europe de nos ancêtres.

« La diversité culturelle est non seulement le sceau du progrès, mais une garantie de sécurité contre l’extinction humaine » Une fois né, le concept d’état nation ne meurt pas, il attend seulement qu’apparaissent des êtres humains sages et de valeur pour le défendre, pour perfectionner le concept. Nous devons être une fraternité de nations, de nations souveraines – unies par le but commun de l’humanité. Jusqu’à ce que nous puissions amener l’humanité à l’Age de Raison, l’Histoire sera en réalité construite non par la volonté du gros de l’humanité, mais par le petit nombre de ceux qui, avec des intentions bonnes ou mauvaises, dirigent le destin de l’homme, comme un troupeau de vaches est mené aller et retour dans les prés, et, à l’occasion, aussi à l’abattoir.

Publié sur Mecanopolis le 10 juin 2010

Source originale : Pyjamasur.com