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02/11/2016

La catastrophe humanitaire en Syrie.

La catastrophe humanitaire en Syrie.
 
Ajoutée le 1 nov. 2016
 

Vidéo de juillet 2015 : 4 minutes pour te rendre compte de la catastrophe humanitaire en Syrie. A regarder en entier ! Syrie, le réel Etat d'Urgence. Partagez massivement pour montrer la réalité au monde entier.


 

 

30/10/2016

A l’intérieur du gouvernement invisible : Guerre, Propagande, Clinton & Trump

 

A l’intérieur du gouvernement invisible : Guerre, Propagande, Clinton & Trump

28 octobre 2016

John PILGER

Le journaliste américain, Edward Bernays, est souvent présenté comme l’inventeur de la propagande moderne.

Neveu de Sigmund Freud, le pionnier de la psychanalyse, Bernays a inventé le terme « relations publiques » comme un euphémisme pour désigner les manipulations et les tromperies.

En 1929, il a persuadé les féministes de promouvoir les cigarettes pour les femmes en fumant lors d’une parade à New York – un comportement considéré à l’époque comme saugrenu. Une féministe, Ruth Booth, a déclaré, « Femmes ! Allumez un nouveau flambeau de la liberté ! Luttez contre un autre tabou sexiste ! »

L’influence de Bernays s’étendait bien au-delà de la publicité. Son plus grand succès a été de convaincre le public américain de se joindre à la grande tuerie de la Première Guerre mondiale. Le secret, disait-il, était « de fabriquer le consentement » des personnes afin de les « contrôler et orienter selon notre volonté et à leur insu ».

Il décrivait cela comme « le véritable pouvoir de décision dans notre société » et l’appelait le « gouvernement invisible ».

Aujourd’hui, le gouvernement invisible n’a jamais été aussi puissant et aussi peu compris. Dans toute ma carrière de journaliste et de cinéaste, je n’ai jamais connu de propagande aussi influente sur nos vies que celle qui sévit aujourd’hui, et qui soit aussi peu contestée.

Imaginez deux villes. Les deux sont en état de siège par les forces gouvernementales de ces pays. Les deux villes sont occupées par des fanatiques, qui commettent des atrocités, comme la décapitation.

Mais il y a une différence essentielle. Dans une des deux villes, les journalistes occidentaux embarqués avec les soldats gouvernementaux décrivent ces derniers comme des libérateurs et annoncent avec enthousiasme leurs batailles et leurs frappes aériennes. Il y a des photos en première page de ces soldats héroïques faisant le V de la victoire. Il est très peu fait mention des victimes civiles.

Dans la deuxième ville – dans un pays voisin – il se passe presque exactement la même chose. Les forces gouvernementales assiègent une ville contrôlée par la même trempe de fanatiques.

La différence est que ces fanatiques sont soutenus, équipés et armés par « nous » - par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Ils ont même un centre de médias financé par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Une autre différence est que les soldats gouvernementaux qui assiègent cette ville sont les méchants, condamnés pour avoir agressé et bombardé la ville - ce qui est exactement ce que les bons soldats font dans la première ville.

Déroutant ? Pas vraiment. Tel est le double standard de base qui est l’essence même de la propagande. Je parle, bien sûr, du siège actuel de la ville de Mossoul par les forces gouvernementales irakiennes, soutenues par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne et le siège d’Alep par les forces gouvernementales de la Syrie, soutenues par la Russie. L’un est bon ; l’autre est mauvais.

Ce qui est rarement signalé est que les deux villes ne seraient pas occupées par des fanatiques et ravagées par la guerre si la Grande-Bretagne et les États-Unis n’avaient pas envahi l’Irak en 2003. Cette entreprise criminelle fut lancée sur la base de mensonges étonnamment semblables à la propagande qui déforme maintenant notre compréhension de la guerre en Syrie.

Sans ce battement de tambour de propagande déguisé en informations, les monstrueux Daesh, Al-Qaida, al-Nusra et tout le reste de ces bandes de djihadistes pourraient ne pas exister, et le peuple syrien ne serait pas en train de se battre pour sa survie.

Certains se souviendront peut-être de tous ces journalistes de la BBC qui en 2003 défilaient devant les caméras pour nous expliquer que l’initiative de Blair était « justifiée » pour ce qui allait devenir le crime du siècle. Les chaînes de télévision US fournissaient les mêmes justifications pour George W. Bush. Fox News invita Henry Kissinger pour disserter sur les mensonges de Colin Powell.

La même année, peu après l’invasion, j’ai filmé une interview à Washington de Charles Lewis, le célèbre journaliste d’investigation. Je lui ai demandé, « Qu’est-ce qui se serait passé si les médias les plus libres du monde avaient sérieusement remis en question ce qui s’est avéré être une propagande grossière ? »

Il a répondu que si les journalistes avaient fait leur travail, « il y a de très fortes chances qui nous ne serions pas entrés en guerre contre Irak. »

Ce fut une déclaration choquante, et confirmée par d’autres journalistes célèbres à qui j’ai posé la même question - Dan Rather de CBS, David Rose du Observer et des journalistes et producteurs de la BBC, qui souhaitaient rester anonymes.

En d’autres mots, si les journalistes avaient fait leur travail, s’ils avaient contesté et enquêté sur la propagande au lieu de l’amplifier, des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants seraient encore en vie aujourd’hui, et il n’y aurait pas de Daesh et aucun siège à Alep ou à Mossoul.

Il y aurait eu aucune atrocité dans le métro de Londres le 7 Juillet 2005. Il n’y aurait eu aucune fuite de millions de réfugiés ; il n’y aurait pas de camps misérables.

Lorsque l’atrocité terroriste a eu lieu à Paris, au mois de novembre dernier, le président François Hollande a immédiatement envoyé des avions pour bombarder la Syrie - et plus de terrorisme a suivi, de façon prévisible, produit par la grandiloquence de Hollande sur la France « en guerre » et « ne montrant aucune pitié ». Que la violence de l’État et la violence djihadiste s’alimentent mutuellement est une réalité qu’aucun dirigeant national n’a le courage d’aborder.

« Lorsque la vérité est remplacée par le silence », a déclaré le dissident soviétique Yevtushenko, « le silence devient un mensonge ».

L’attaque contre l’Irak, l’attaque contre la Libye, l’attaque contre la Syrie ont eu lieu parce que les dirigeants de chacun de ces pays n’étaient pas des marionnettes de l’Occident. Le bilan en matière de droits de l’homme d’un Saddam ou d’un Kadhafi est hors de propos. Ils ont désobéi aux ordres et n’ont pas abandonné le contrôle de leur pays.

Le même sort attendait Slobodan Milosevic une fois qu’il avait refusé de signer un « accord » qui exigeait l’occupation de la Serbie et sa conversion à une économie de marché. Son peuple fut bombardé, et il fut poursuivi à La Haye. Une telle indépendance est intolérable.

Comme WikLeaks l’a révélé, ce ne fut que lorsque le dirigeant syrien Bashar al-Assad rejeta en 2009 un projet d’oléoduc qui devait traverser son pays en provenance du Qatar vers l’Europe, qu’il a été attaqué.

A partir de ce moment, la CIA a prévu de détruire le gouvernement de la Syrie avec les fanatiques jihadistes - les mêmes fanatiques qui tiennent actuellement en otage les habitants de Mossoul et des quartiers est d’Alep.

Pourquoi les médias n’en parlent pas ? L’ancien fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères britannique, Carne Ross, qui était responsable des sanctions opérationnelles contre l’Irak, m’a dit : « Nous fournissions aux journalistes des bribes d’informations soigneusement triées, ou nous les tenions à l’écart. Voilà comment ça fonctionnait. ».

L’allié médiéval de l’Occident, l’Arabie Saoudite - à laquelle les Etats-Unis et la Grande-Bretagne vendent des milliards de dollars d’armement - est en ce moment en train de détruire le Yémen, un pays si pauvre que, dans le meilleur des cas, la moitié des enfants souffrent de malnutrition.

Cherchez sur YouTube et vous verrez le genre de bombes massives - "nos" bombes - que les Saoudiens utilisent contre des villages de terre battue, et contre les mariages et les funérailles.

Les explosions ressemblent à de petites bombes atomiques. Ceux qui pilotent ces bombes depuis l’Arabie Saoudite travaillent côte à côte avec des officiers britanniques. Vous n’en entendrez pas parler dans les journaux télévisés du soir.

La propagande est plus efficace lorsque notre consentement est fabriqué par l’élite éduquée - Oxford, Cambridge, Harvard, Columbia - qui fait carrière à la BBC, au Guardian, New York Times, Washington Post.

Ces médias sont réputés pour être progressistes. Ils se présentent comme des gens éclairés, des tribuns progressistes de la morale ambiante. Ils sont anti-racistes, pro-féministes et pro-LGBT.

Et ils adorent la guerre.

En même temps qu’ils défendent le féminisme, ils soutiennent les guerres rapaces qui nient les droits d’innombrables femmes, dont le droit à la vie.

En 2011, la Libye, un Etat moderne, fut détruite sous prétexte que Mouammar Kadhafi était sur le point de commettre un génocide contre son propre peuple. L’information tournait en boucle ; mais il n’y avait aucune preuve. C’était un mensonge.

En réalité, la Grande-Bretagne, l’Europe et les États-Unis voulaient ce qu’ils aiment à appeler un « changement de régime » en Libye, le plus grand producteur de pétrole en Afrique. L’influence de Kadhafi sur le continent et, surtout, son indépendance était intolérable.

Il a donc été assassiné avec un couteau dans son arrière par des fanatiques, soutenus par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Devant une caméra, Hillary Clinton a applaudi sa mort horrible en déclarant, « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ! »

La destruction de la Libye fut un triomphe médiatique. Tandis que l’on battait les tambours de guerre, Jonathan Freedland écrivait dans le Guardian : « Bien que les risques soient bien réels, le cas d’une intervention reste forte. »

Intervention. Un mot poli, bénin, très « Guardian », dont la signification réelle, pour la Libye, fut la mort et la destruction.

Selon ses propres dossiers, l’OTAN a lancé 9.700 « frappes aériennes » contre la Libye, dont plus d’un tiers étaient destinées à des cibles civiles. Elles comprenaient des missiles avec des ogives d’uranium. Regardez les photos des décombres à Misurata et à Syrte, et les fosses communes identifiées par la Croix-Rouge. Le rapport de l’Unicef ​​sur les enfants tués dit, « la plupart [d’entre eux] avaient moins de dix ans. » Comme conséquence directe, Syrte est devenue la capitale de l’Etat Islamique.

L’Ukraine est un autre triomphe médiatique. Des journaux libéraux respectables tels que le New York Times, le Washington Post et le Guardian, et les diffuseurs traditionnels tels que la BBC, NBC, CBS et CNN ont joué un rôle crucial dans le conditionnement de leurs téléspectateurs pour accepter une nouvelle et dangereuse guerre froide.

Tous ont déformé les événements en Ukraine pour en faire un acte maléfique de la Russie, alors qu’en réalité, le coup d’Etat en Ukraine en 2014 fut le travail des États-Unis, aidés par l’Allemagne et de l’OTAN.

Cette inversion de la réalité est tellement omniprésente que les menaces militaires de Washington envers la Russie sont passées sous silence ; tout est occulté par une campagne de dénigrement et de peur du genre de celui que j’ai connu pendant la première guerre froide. Une fois de plus, les Russkoffs viennent nous chercher des poux, dirigés par un nouveau Staline, que The Economist dépeint comme le diable.

L’occultation de la vérité sur l’Ukraine est une des opérations de censure les plus complètes que j’ai jamais vue. Les fascistes qui ont conçu le coup d’Etat à Kiev sont de la même trempe que ceux qui ont soutenu l’invasion nazie de l’Union soviétique en 1941. Alors que l’on se répand sur les craintes d’une montée de l’antisémitisme fasciste en Europe, aucun dirigeant ne mentionne les fascistes en Ukraine - sauf Vladimir Poutine, mais lui ne compte pas.

Beaucoup dans les médias occidentaux ont travaillé dur pour présenter la population russophone ethnique de l’Ukraine comme des étrangers dans leur propre pays, comme des agents de Moscou, presque jamais comme des Ukrainiens qui cherchent une fédération en Ukraine et, en tant que citoyens ukrainiens, qui résistent à un coup d’Etat orchestré depuis l’étranger contre leur gouvernement élu.

Chez les bellicistes règne pratiquement le même état d’excitation que lors d’une réunion de classe. Le batteurs de tambour du Washington Post qui incitent à la guerre contre la Russie sont les mêmes qui publiaient les mensonges sur les armes de destructions massive de Saddam Hussein.

Pour la plupart d’entre nous, la campagne présidentielle US est un spectacle de monstres, où Donald Trump tient le rôle du grand méchant. Mais Trump est détesté par ceux qui détiennent le pouvoir aux États-Unis pour des raisons qui ont peu à voir avec son comportement odieux et ses opinions. Pour le gouvernement invisible à Washington, le Trump imprévisible est un obstacle au projet de l’Amérique pour le 21e siècle, qui est de maintenir la domination des États-Unis et de soumettre la Russie, et, si possible, la Chine.

Pour les militaristes à Washington, le vrai problème avec Trump est que, dans ses moments de lucidité, il ne semble pas vouloir une guerre avec la Russie ; il veut parler avec le président russe, pas le combattre ; il dit qu’il veut parler avec le président de la Chine.

Dans le premier débat avec Hillary Clinton, Trump a promis de ne pas être le premier à utiliser des armes nucléaires dans un conflit. Il a dit : « Je ne voudrais certainement pas effectuer la première frappe. Une fois l’option nucléaire prise, c’est fini. » Les médias n’en ont pas parlé.

Le pensait-il réellement ? Qui sait ? Il se contredit souvent. Mais ce qui est clair, c’est que Trump est considéré comme une grave menace pour le statu quo entretenu par le vaste appareil de sécurité nationale qui opère aux États-Unis, quel que soit l’occupant de la Maison Blanche.

La CIA veut le voir battu. Le Pentagone veut le voir battu. Les médias veulent le voir battu. Même son propre parti veut le voir battu. Il représente une menace pour les dirigeants du monde - contrairement à Clinton, qui n’a laissé aucun doute qu’elle était prête à aller en guerre contre la Russie et la Chine, deux pays qui possèdent des armes nucléaires.

Clinton a la forme, comme elle s’en vante souvent. En effet, elle n’a plus rien à prouver. En tant que sénatrice, elle a soutenu le bain de sang en Irak. Quand s’est présentée contre Obama en 2008, elle a menacé de « totalement détruire » l’Iran. En tant que secrétaire d’Etat, elle a comploté dans la destruction des gouvernements de la Libye et du Honduras et mis en branle la provocation de la Chine.

Elle a promis de soutenir une zone d’exclusion aérienne en Syrie - une provocation directe d’une guerre avec la Russie. Clinton pourrait bien devenir le président le plus dangereux des États-Unis de mon vivant – un titre pour lequel la concurrence est rude.

Sans la moindre preuve, elle a accusé la Russie de soutenir Trump et d’avoir piraté ses e-mails. Publiés par WikiLeaks, ces e-mails nous révèlent que ce que dit Clinton en privé, dans ses discours aux riches et puissants, est le contraire de ce qu’elle dit en public.

Voilà pourquoi il est si important de faire taire et de menacer Julian Assange. En tant que dirigeant de WikiLeaks, Julian Assange connaît la vérité. Et permettez-moi de rassurer tous ceux qui sont préoccupés, il va bien, et WikiLeaks tourne à plein régime.

Aujourd’hui, la plus grande accumulation de forces dirigées par les Etats-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale est en route - dans le Caucase et l’Europe orientale, à la frontière avec la Russie, et en Asie et dans le Pacifique, où la Chine est la cible.

Gardez cela à l’esprit lorsque le cirque de l’élection présidentielle atteindra son apogée le 8 Novembre, Si Clinton gagne, un chœur des commentateurs écervelés célébrera son couronnement comme un grand pas en avant pour les femmes. Aucun ne mentionnera les victimes de Clinton : les femmes syriennes, les femmes irakiennes, les femmes libyennes. Aucun ne mentionnera les exercices de défense civile menées en Russie. Aucun ne rappellera « les flambeaux de la liberté » d’Edward Bernays.

Un jour, le porte-parole chargé des relations avec la presse de George Bush a qualifié les médias de « facilitateurs complices ».

Venant d’un haut fonctionnaire d’une administration dont les mensonges, permis par les médias, ont provoqué tant de souffrances, cette description est un avertissement de l’histoire.

En 1946, le procureur du Tribunal de Nuremberg a déclaré au sujet des médias allemands : « Avant chaque agression majeure, ils lançaient une campagne de presse calculée pour affaiblir leurs victimes et préparer psychologiquement le peuple allemand pour une attaque. Dans le système de propagande, la presse quotidienne et la radio étaient les armes les plus importantes. »

John Pilger

Traduction "j’avais récemment recommencé à écouter France-Inter mais je n’ai tenu qu’une petite semaine" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

http://johnpilger.com/articles/inside-the-invisible-gover...

 

Vladimir Poutine à la 13ème rencontre du club Valdaï (Vidéo)

 

Vladimir Poutine à la 13ème rencontre du club Valdaï

Vladimir Poutine à la 13ème rencontre du club Valdaï

 

Le Club de Discussion Valdaï « est un forum international annuel qui vise à rassembler des experts pour débattre de la Russie et de son rôle dans le monde.

La mission du club est de créer une plateforme internationale pour permettre aux élites russes de débattre du développement du pays et de son rôle dans le monde, avec des experts étrangers issus du monde académique, de la politique et des médias.

Le club Valdaï défend la vision d’un monde multipolaire, par opposition à un monde unipolaire dominé par les États-Unis d’Amérique. »

La présence annuelle du Président Poutine à ces rencontres annuelles permet de mieux comprendre les enjeux qui se présentent au monde dans lequel nous vivons et de mieux saisir l’esprit de celui qui est à la tête, non seulement d’un grand pays, mais aussi promoteur d’un monde multipolaire susceptible d’apporter plus de paix, de prospérité et de sécurité dans le monde. Pour lui, les Nations Unies sont une référence incontournable pour avancer sur cette voie du fait qu’en elle se trouve consigné l’ensemble des droits des personnes et des peuples.

En cette période, plus que trouble, que nous traversons, je mets à votre disposition la version française de l’intervention de Vladimir Poutine. Ce documentaire en français ne reproduit pas les échanges, questions et réponses, qui ont suivi. Ils existent évidemment en russe et si vous mettez la main sur une version française, faites-le-nous savoir. La version anglaise de l’ensemble de cette intervention est ici.

Une intervention qui prend d’autant plus de sens que nos médias et nos politiciens le présentent comme un ennemi à abattre. Les sanctions contre la Russie se font toujours plus persistantes et la désinformation sur le personnage ne cesse de le noircir aux yeux des Occidentaux. À vous, maintenant d’apprécier.

Intervention intégrale de Vladimir Poutine au forum de discussions du Club Valdaï à Sotchi

https://www.youtube.com/watch?v=I1UFswNVq_E


 

 

 

Un discours cinglant de Bachar al-Jaafari à l’ONU : Assez d’hypocrisie, les puissances occidentales et l es monarchies arabes violent le droit international en Syrie

Quand la vérité dérange les criminels de guerre !

Un discours cinglant de Bachar al-Jaafari à l’ONU : Assez d’hypocrisie, les puissances occidentales et les monarchies arabes violent le droit international en Syrie

29 octobre 2016

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Sortie des délégations occidentales de la réunion du Conseil de sécurité, le 26 octobre 2016, lorsque le représentant de la Syrie a pris la parole.

 

 Bachar Jaafari montrant les nouvelles armes livrées aux terroristes d’Alep ( 26 oct 2016)

 

Réponse du Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies à ses homologues qui ont pris l’habitude tenace de s’esquiver, avec tous leurs diplomates émérites, dès qu’il prend la parole. Il s’agit de la dernière réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient en ce 26 octobre 2016. 

Merci de me donner la parole, Monsieur le Président,

Nous entendons parler d’Alep-Est et d’Alep-Ouest. Nous ne permettrons pas que se répète le triste et douloureux scénario de Beyrouth-Est et de Beyrouth-Ouest, car il n’y a qu’une seule Alep, comme il n’y a qu’une seule Syrie. Et quiconque complote contre n’importe quelle partie de notre territoire ne sera pas en paix avec nous.

Un blocus injuste est imposé à toute la Syrie, non seulement à Alep ou plus particulièrement à Alep-Est. Nous l’avons dit, puis redit des milliers de fois et nous continuerons à le répéter, comprendra qui voudra.

Certains représentants d’États qui, aujourd’hui encore, ont fait mine de pleurer sur Alep selon le même mode théâtral précédemment adopté pour Daraya, Al-Waer [quartier de Homs] et ailleurs, ignorent délibérément les vérités suivantes :

Premièrement : Ces représentants ignorent l’actuel paysage géopolitique de la région, lequel a été engendré par les violations des règles les plus élémentaires du droit international par les gouvernements qu’ils représentent.

Telle la Turquie qui rêve de ressusciter ses gloires ottomanes passées, lesquelles ne reviendront pas, par des agressions à répétition visant la souveraineté de la Syrie et de l’Irak.

Telle l’Arabie Saoudite qui œuvre pour soutenir le terrorisme dans la région et le monde entier, au nom d’une religion qui ne lui correspond en rien, en plus de prononcer ses fatwas wahhabites d’un prétendu jihad, lequel autoriserait l’effusion du sang des Syriens, des Irakiens, des Libyens, des Yéménites etc.

Tels les États-Unis, la Grande Bretagne et la France qui ont envahi et détruisent la Libye, alors que les deux premiers États cités avaient précédemment envahi et détruit l’Irak, tuant des millions d’Irakiens.

Tel le Qatar qui consacre l’argent du pétrole et du gaz pour offrir aux terroristes toutes sortes d’armes meurtrières.

Tel Israël qui fait alliance avec le Front al-Nosra dans le Golan syrien occupé.

Tout ceci n’a aucunement suscité l’ire de M. O’Brien, de M. Feltman, de M. Ladsous, ou du Secrétaire général. Tous ces faits outrepassant le droit international n’ont suscité la colère de personne. Jamais. C’est normal : business as usual !

Deuxièmement : Les représentants de ces États, qui viennent juste de quitter cette salle pour fuir leurs responsabilités, ont fait mine d’ignorer la principale raison de la douloureuse détérioration de la situation en Syrie en général et à Alep, en particulier. Ils font mine d’ignorer comment s’est opérée la transformation de cette capitale économique de la Syrie, où il faisait bon vivre et dont les habitants jouissaient d’un niveau de services élevé, en une ville qui souffre et dont la population endure le manque de sécurité, de soins médicaux, d’établissements scolaires et des nécessités du quotidien.

La responsabilité de ce qui est arrivé à cette ville martyre incombe aux agissements des groupes terroristes armés et des terroristes armés étrangers, recrutés dans le monde entier, de la Nouvelle Zélande au canada, pour venir en Syrie via le territoire turc ; le régime de Erdogan étant chargé de faciliter leur traversée, les régimes qatari et saoudien de les financer. Quant aux gouvernements des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne et d’autres pays, ils se sont chargés de leur fournir leurs armes meurtrières diverses et variées.

Voici des photos de quelques nouvelles armes envoyées à la soi-disant « opposition modérée » dans Alep-Est : des missiles de fabrication américaine pour bombarder Alep-Ouest ! En voici une autre photo montrant ces terroristes, génétiquement modifiés en opposition modérée, en train de mettre en place une batterie de missiles à lancer sur Alep-Ouest. Et en voici une autre où l’un de ces missiles est tombé dans une église d’Alep-Ouest. Des milliers de photos que nous gardons à la disposition de qui voudrait en savoir plus.


Troisièmement : Les représentants de ces États qui viennent de quitter cette salle, pour fuir leurs responsabilités envers la paix et la sécurité internationales, ont fait mine d’ignorer le fait que les terroristes demeurés à Alep-Est utilisent les civils comme boucliers humains, de la même manière que les terroristes de Daesh utilisent la population innocente de Mossoul en Irak.

Ceci, en sachant que les terroristes sévissant en Irak sont les mêmes que ceux qui sévissent à Alep-Est, d’où ils continuent à envoyer, quotidiennement, une pluie d’obus sur Alep-Ouest. Des obus qui ont fait des milliers de morts et de blessés dans le silence suspect de ladite communauté internationale, notamment les États dont les représentants sont sortis de cette salle. Il est donc déplorable qu’ils continuent à désigner ces terroristes par « opposition armée modérée », une arnaque flagrante contraire aux dispositions du droit international.

Quatrièmement : Les représentants de ces États qui viennent de quitter cette salle, pour fuir leurs responsabilités envers la paix et de la sécurité internationales, ont fait mine d’ignorer pourquoi l’accord russo-américain concernant l’arrêt des combats à Alep, conclu le 9 Septembre dernier et respecté par le gouvernement de la République arabe syrienne, n’a pas tenu.

Lequel accord a été exploité par les groupes armés terroristes pour se regrouper, importer encore plus de combattants armés, recevoir encore plus d’équipements militaires de la part de ces États versant des larmes généreuses sur les souffrances de notre peuple à Alep, pour affronter le gouvernement syrien.

Ces États ont fermé les yeux sur le fait que ce sont les groupes terroristes armés qui ont violé et sapé l’accord russo-américain ; 27 factions terroristes ayant déclaré, immédiatement après sa signature, qu’elles ne le respecteront pas. Vingt-sept factions ! Mais c’est quelque chose qui n’est pas arrivé jusqu’aux oreilles de M. Obrien ; comme pour le convoi d’aides humanitaires dans le quartier d’Orem al-Kubra.

Ces États ont fait mine d’ignorer que la raison principale de l’effondrement de cet accord est dû au fait que la partie américaine n’a pas respecté son engagement concernant la séparation de la prétendue « opposition armée modérée » des organisations terroristes, alors que le 17 septembre elle frappait les positions de l’Armée arabe syrienne à Deir ez-Zor ; ce qui a permis aux terroristes de Daech de renforcer leur mainmise sur plus de 300 000 civils habitant cette ville.

Cinquièmement : Les représentants de ces États qui viennent de quitter cette salle, pour fuir leurs responsabilités envers la paix et de la sécurité internationales, ont fait mine d’ignorer la décision unilatérale d’arrêt des combats à Alep-Est, prise dans le cadre de la coordination russo-syrienne à des fins humanitaires, dont l’évacuation des blessés, des malades et des infirmes, avec mise en place de couloirs de sortie, destinés à faciliter l’arrivée de l’équipe formée par des organisations de l’ONU œuvrant à Damas sous la direction d’un coordinateur onusien, par le Comité international de la Croix-Rouge et par le Croissant-Rouge syrien, afin d’accompagner le processus d’évacuation des civils et des individus armés ; ces derniers étant sommés de déposer leurs armes et de régulariser leur situation pour bénéficier de l’amnistie et, sinon, de quitter la ville.

Ces États ont fait mine d’ignorer que les groupes terroristes, usant de la population d’Alep-Est comme boucliers humains, ont sapé ce processus, puisque huit couloirs d’évacuation ont été aménagés, six pour les civils et deux pour les individus armés, contrairement à ce qu’ont prétendu les délégués américain et britannique.

Sixièmement : Les représentants de ces États qui viennent de quitter cette salle, pour fuir leurs responsabilités envers la paix et de la sécurité internationales, ont fait mine d’ignorer les véritables responsables des souffrances de tous les habitants d’Alep du fait des pénuries d’eau, de nourriture, de médicaments, et notamment d’électricité coupée par les terroristes, la station de pompage étant sous leur contrôle.

C’est là une autre vérité sur laquelle j’attire votre attention à tous : à Alep, la station de pompage de l’eau est sous le contrôle des terroristes. Ce sont eux qui ont assoiffé les civils de cette ville en plus d’avoir volé l’aide alimentaire et les médicaments qui leur étaient destinés ; ceci, sans oublier la responsabilité partagée par les terroristes et ladite Coalition internationale dans la destruction de la centrale hydraulique de Souleiman al-Halabi ainsi que d’autres centrales et usines de traitement des eaux.

Par conséquent, ce sont les terroristes et ladite Coalition internationale qui privent les habitants d’Alep d’eau et d’électricité !

Monsieur le Président,

Le gouvernement de mon pays refuse l’approche biaisée de la situation à Alep-Est ou d’autres régions de son territoire, car toute la Syrie, du nord au sud et de l’est à l’ouest, souffre du terrorisme wahhabite soutenu par des régimes connus de tous avec, en premier lieu, l’Arabie Saoudite, la Turquie le Qatar, Israël, eux-mêmes soutenus par les frappes aériennes de ladite Coalition internationale et par les mesures économiques coercitives décrétées par les Américains et les Européens.

Le gouvernement syrien réaffirme sa ferme détermination à ce que la résolution de la crise passe par une solution politique fondée sur le dialogue entre Syriens, mené par les Syriens, sans ingérence ni conditions préalables américaine, britannique, française, etc, et que le processus politique doit avancer parallèlement à la lutte contre le terrorisme ; une lutte qui ne saurait s’arrêter tant que tous les groupes terroristes armés actifs, sévissant et se déployant en Syrie, n’auront pas été éliminés. Et c’est dans ce contexte qu’il réaffirme l’importance des missions confiées à l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU.

Monsieur le Président,

Comment se fait-il que certains représentants d’États soutenant le terrorisme puissent, dans cette enceinte, prétendre le combattre et répandre, comme des perroquets, des informations erronées et trompeuses sur les opérations militaires actuellement menées par l’Armée arabe syrienne et l’allié russe ? Comment lutter contre le terrorisme en comptant sur les terroristes comme seules sources d’informations ?

Par conséquent, un certain lien existe entre ces gouvernements et le terrorisme !

Pour conclure, Monsieur le Président,

La bataille pour la libération de Mossoul et de tout l’Irak de la souillure terroriste est la bataille du gouvernement syrien et de son armée. Le gouvernement de ce pays frère a le droit absolu de libérer Mossoul de cette souillure, comme le gouvernement syrien a le droit absolu d’en libérer Alep, car la Syrie et l’Irak combattent le même terrorisme.

Nombre de similitudes existent entre les opérations militaires en cours à Mossoul et à Alep. Pourquoi soutenir l’opération de Mossoul et faire obstacle à l’opération d’Alep ? Pourquoi ouvrir des couloirs humanitaires aux terroristes de Daech fuyant de Mossoul en direction de Raqqa, en Syrie ? Pourquoi ne pas frapper leurs convois sur le trajet Mossoul-Raqqa ? Pourquoi sont-ils dispensés des frappes aériennes de ladite Coalition internationale ? Pourquoi refuse-telle la proposition russo-syrienne d’ouverture de couloirs pour évacuer les mêmes terroristes sévissant à Alep-Est ?

À croire que les pays soutenant le terrorisme nous disent que les terroristes en Irak sont du sexe des démons, tandis que les terroristes en Syrie sont du sexe des anges!

J’aurais bien aimé demander à la représentante des États-Unis pourquoi son gouvernement n’a pas ouvert un couloir humanitaire au terroriste qui s’en est pris à une boîte de nuit en Floride ? Pourquoi ce terroriste n’a-t-il pas reçu nourriture et médicaments afin de continuer à terroriser pour des raisons humanitaires que M. O’Brien doit connaître ? Et pourquoi le gouvernement français n’a-t-il pas fourni aux terroristes qui ont attaqué le Bataclan aide alimentaire et couloir de sortie de Paris, pour des raisons humanitaires que, là aussi, M. Obrien doit connaître ? De même, pour d’autres questions concernant la Grande-Bretagne et d’autres lieux.

Assez de cette hypocrisie ! Le peuple syrien en paye le prix. Cette mise en scène doit s’arrêter et tous les membres de ce conseil doivent s’élever au niveau des responsabilités qui sont les leurs et non régler leurs comptes, entre eux, aux dépens de notre peuple ! 

Par Dr Bachar al-Jaafari : délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies.

Transcription et traduction de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Source : Al-Fadaiya TV syrienne

 

29/10/2016

Vladimir Poutine donne une leçon de vigilance aux journalistes russes

 

Vladimir Poutine donne une leçon de vigilance aux journalistes russes

https://www.youtube.com/watch?v=2ENKdFcyxLw


 

Mensonge & Vérité Poutine

https://www.youtube.com/watch?v=KWB0yiSwgpw