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11/10/2015

IMPORTANT ! Poutine convoque le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie

Nous croyons que l’heure est grave à Moscou pour que Poutine convoque le conseil de sécurité de la Fédération de Russie et que la Russie doit être en état d’alerte maximale en cas d’attaques de l’OTAN ou des alliés de la coalition internationale illégale qui comprennent les USA, des pays de l’UE, et du proche et moyen orient.

La Russie est encerclée par l’OTAN, un destroyer US est arrivé en Ukraine pour certainement livrer des armes aux Nazis de Kiev, l’Ukraine qui a aussi créé avec la Turquie une Brigade musulmane internationale capable d’attaquer la Crimée par le Sud. Moscou qui a renforcé sa présence militaire à la frontière afghane. Valls qui comme par hasard se déplace au Moyen Orient, en Turquie pour signer la vente des 2 mistrals et en Arabie saoudite pour vendre des armes. Des chefs religieux saoudiens qui ont appelé au djihad contre la Russie, Londres qui a déployé des militaires dans les pays baltes et qui entend reprendre ses exercices nucléaires, bref, autant d’éléments qui doivent nous mettre en état d’alerte sur une possible escalade du conflit en Europe et dans le monde.

Ce qui est très étrange, c’est qu’Israël reste sans réactions et demeure secret quant à ses critiques concernant les frappes russes en Syrie, et ce qui n’est pas forcément un bon signe. 

Quelques titres d’articles ci-dessous pour vous permettre de vous faire votre propre opinion sur ce qui pourrait se passer prochainement et qui aurait pu amener Poutine à réunir le Conseil de Sécurité de la Fédération de Russie en dehors de l'affaire de la Syrie.

Les titres 

L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade musulmane internationale, Un destroyer US arrive en Ukraine, Les Etats-Unis valident 300 millions de dollars d'aide militaire à l'Ukraine, Londres déploiera des militaires dans les pays baltes, L'Otan voit une "escalade inquiétante" de l'activité militaire russe en Syrie, L’OTAN envisage de créer de quartiers généraux en Hongrie et en Slovaquie et augmentera ses forces, Moscou répondra systématiquement aux démarches de l'Otan, Lutter contre l'EI sape l'ordre mondial? La drôle de déclaration du président ukrainien, Le Royaume-Uni pourrait reprendre ses exercices nucléaires datant de la guerre froide, Moscou renforce sa présence militaire à la frontière afghane, L’Arabie a envoyé 500 missiles anti-char aux terroristes, en Syrie, Les chefs religieux saoudiens appellent au djihad contre la Russie, Valls au Moyen-Orient : d’abord l’Egypte, puis l’Arabie saoudite,

 

Poutine convoque le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie
20:07 10.10.2015(mis à jour 20:32 10.10.2015)

Совместная пресс-конференция президента РФ В.Путина и канцлера Германии А.Меркель

Le président russe Vladimir Poutine a discuté l'opération de l'Armée de l'air russe en Syrie avec les membres du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie.

"M. Poutine a tenu une réunion avec les membres permanents du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie. Lors de la réunion, ils ont discuté de la situation en Syrie ainsi que du déroulement de l'opération menée par l'Armée de l'air russe afin de soutenir l'offensive de l'armée syrienne", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov.

M. Peskov a estimé que le sujet de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme a été évoqué dans un contexte plus large. "Le président russe a exprimé encore une fois ses condoléances au peuple turc, en rapport avec l'attentat qui a eu lieu aujourd'hui à Ankara", a-t-il déclaré.

D'autres questions sociales et économiques ont également été évoquées lors de la réunion du Conseil.

En septembre, le président russe Vladimir Poutine s'est adressé au Conseil de la Fédération (sénat russe) en vue d'obtenir la permission d'utiliser les forces armées russes à l'étranger et a reçu son accord. Ainsi, le 30 septembre, la Russie lançait une opération aérienne militaire en Syrie.

L'ambassadeur de Syrie en Russie, Riad Haddad, a confirmé que les frappes aériennes russes ciblaient les positions des terroristes et non pas l'opposition ou les civils. Selon M. Haddad, l'armée syrienne dispose des coordonnées exactes des positions des djihadistes.

Depuis le 30 septembre, l'Armée aérienne russe a effectué 200 frappes aériennes sur les positions des islamistes, a éliminé près de 300 combattants djihadistes ainsi que leurs camps et des dépôts de munitions.

M. Peskov a déclaré auparavant que l'opération russe en Syrie serait menée parallèlement avec l'offensive de l'armée syrienne. Le chef de l'administration du Kremlin Sergueï Ivanov a déclaré qu'il ne s'agissait pas d'une opération sur terre.

 

 

07/10/2015

Troisième Reich - Opération OVNI (base nazie en Antarctique) Documentaire russe complet

Troisième Reich - Opération OVNI (base nazie en Antarctique) - Documentaire russe complet. En français et en anglais. 

Pour la première fois, le légendaire documentaire russe de 2006 "Troisième Reich - Opération OVNI dans son intégralité, entièrement traduit en anglais et disponible pour visionnage gratuit. Un grand merci à Irina Du Toit pour la traduction et les gens de la soucoupe pour les sous-titres.

Le film explore les mystères historiques et les rumeurs d'une base secrète nazie en Antarctique, l'attaque de 1947 d'une soucoupe volante sur la malheureuse opération «Highjump 'expédition de l'amiral Byrd et les origines occultes des moteurs anti-gravité du Troisième Reich, des disques et des technologies de l'Atlantide anciens volant et vus à travers la lentille de peut-être trois organisations allemandes du XXe siècle les plus mystérieuses de toutes: la «Société de Thulé,« Vril Society » et le « Ahnenerbe »

L'un des thèmes principaux du film est l'existence alléguée de la 'base 211', la légendaire de base nazi souterrain dans le Antarctique. S'appuyant sur l'intérêt nazie d'avant-guerre dans l'Antarctique et la création de la Nouvelle Souabe »; le témoignage de allemandes commandants de sous-marins U-Boat et la prétendue disparition de milliers de scientifiques et d'ingénieurs nazis à la fin de la guerre, le personnel qui ne peut être expliquée par le Vatican et les «lignes de rat 'Odessa ou activités américaines" Opération Paperclip. En outre, le film analyse les possibilités de géo-physiques réels d'une base souterraine dans l'Antarctique.

L'autre thème central est la prétendue existence d'un programme de soucoupes volantes nazi et les nombreux brins de preuve que cette zone génère. De la canalisation supposée de schémas d'ingénierie extraterrestres par les membres du groupe occulte allemand «Société de Thulé» au début du XXe siècle pour le «moteur de l'implosion» de Viktor Schauberger et son éventuelle appropriation par le Troisième Reich.

Nous amenant à la dernière partie du XXe siècle, le documentaire illustre les nombreuses observations de l'artisanat inconnus autour de la région antarctique et la base théorique des trous de ver polaires que les points d'entrée et de sortie pour visiter des vaisseaux spatiaux extraterrestres et l'implication possible de HAARP, ainsi que demander pourquoi la quasi-totalité des bases américaines de l'Antarctique semblent être peuplée par des agents de l'Agence nationale de la sécurité et de la CIA.

Comme pour l'étude de tout phénomène et / ou des événements qui existent sur ​​les bords de la réalité consensuelle, occupent royaumes imaginale et sont soumis à révisionnisme historique; l'interface du mythe et de la réalité est une mosaïque changeante de fait, la spéculation, la désinformation et de la fantaisie, ou pour reprendre l'expression de la tête de la CIA fantôme de contre-espionnage, James Jesus Angleton, nous sommes entrés dans un «désert de miroirs".

Certes, il y a des éléments dans le documentaire qui suscitent des préoccupations telles que la prétendue «spécial 13 Bureau», le groupe de recherche en soucoupe volante secrète nazie et sa ressemblance avec l'agence top secret du gouvernement dans le début des années quatre-vingt jeu de rôle "Bureau 13: Traquer la Nuit fantastique "(mais tout aussi le titre RPG pourrait être un hommage d'initié à cette organisation nazie secrète). De même, il manque des informations sur l'existence du destroyer de la marine américaine de Murdoch "dans le témoignage rapporté par pilote John Sireson» dans sa description de l'attaque de la soucoupe volante sur la flotte de l'amiral Byrd (témoignage pris d'une interview par la fin pionnier chercheur américain Leonard Stringfield).

De même, le témoignage de l'amiral Byrd que les soucoupes volantes attaquent la flotte de la «Opération Highjump 'est historique comme c'est son témoignage au Congrès des ennemis qui ont la capacité de voler "d'un pôle à un l'autre ". De même, la création de la Nouvelle Souabe» est autant un fait historique que l'existence« impossible »de la carte de la« Piri Reis.

Ce qui distingue ce documentaire en dehors de la plupart des autres de son genre est l'inclusion de hauts scientifiques russes classement et le personnel militaire et leur témoignage ne ​​doivent pas être écartés.

Comme le grand chercheur américain anti-fasciste Dave Emory dit de nombreux éléments de la politique profond: "sa nourriture pour la pensée et les motifs de poursuivre les recherches".

Exopolitics Royaume-Uni et 'La soucoupe gens »sont à la recherche d'autres / vidéos similaires étrangers non-anglais UFO pour aider à traduire et sous-titres, nous avons des dizaines de documentaires russes en attente d'être traduits en anglais. Si vous parlez russe et êtes intéressé par la traduction tout de ce matériel s'il vous plaît entrer en contact.

De même, si votre pays d'origine a produit des OVNI / documentaires exotiques et sont intéressés à créer des traductions en anglais sous-titrées s'il vous plaît nous contacter.

Il a fallu beaucoup de travail acharné pour faire la traduction de ce documentaire en anglais et en créer les sous-titres et nous voudrions consacrer notre travail à la fin du chercheur américain Wendelle Stevens qui est cité dans le film, à notre avis, Wendelle, qui, malheureusement, mort en 2011 a été l'un des rares véritables chercheurs professionnels dans la communauté ufologique qui comme Linda Moulton Howe, effectivement allés et ont pris la parole pour les sujets et les témoins et les cas étudiés de première main.

 

Troisième Reich - Opération OVNI (base nazie en Antarctique)
Documentaire russe complet en anglais.

 

Troisième Reich - Opération OVNI (base nazie en Antarctique)
Documentaire russe complet en Français.


3ème Reich: Opération OVNI, antigravité et... par JaneBurgermeister

 

http://fr.scribd.com/doc/81364846/Viktor-Schauberger
http://fr.scribd.com/doc/123670300/implosion-viktor-schauberger
http://fr.scribd.com/doc/127017039/Viktor-Schauberger-Living-Energies

http://alliesdelhumanite.org/livre-iii-cinquieme-expose-de-nombreuses-voix-dans-lunivers/

"...nous sommes en compétition avec d’autres messages {channelings) qui sont envoyés au monde, messages de l’Intervention et messages des nations qui supportent l’Intervention. Nous communiquons des messages très différents les uns des autres, de sources très différentes, avec un message très différent, conduisant à un résultat très différent.


Si vous croyez ou priez qu’une autre nation vienne vous sauver, vous serez sauvés par une autre nation qui vous aura conduit dans votre état de déclin actuel et futur. Vous jouerez en faveur des plans qui ont été semés et déposés pour vous. Quelle nation viendrait défendre votre monde et guider vos dirigeants si elle n’avait pas l’intention de s’établir ici ? Aucune nation, aucune nation libre, ne risquerait son anonymat pour faire cela ou ne se risquerait à se mettre en opposition directe à des nations qui ne sont pas libres, risquant la guerre et la destruction de tout ce qu’elle a établi pour construire son immunité.

 

« Au Vatican quatre loges (maçonniques de rite écossais) préparent une super religion mondiale la base idéologique du Nouvel Ordre Mondial Illuminati.

L'UNIQUE RELIGION MONDIALE qui doit être le préambule à l'instauration du Nouvel Ordre Mondial par les Illuminati/Sionistes/Reptiliens !

Depuis le Concile de Vatican II, en 1962, nous avons assisté à des divisions, par Mgr LEBVEBRE !


Le Nouvel Ordre Mondial passe par Damas ou l'obligation de résultat de réussite pour Poutine en Syrie !

Excellente analyse faite dans cet article qui reflète l’obligation de réussite de Poutine en Syrie, s’il veut détruire le projet d’instauration du Nouvel Ordre Mondial qui passera par la Syrie pour créer y compris, le Grand Israël et le Grand Moyen Orient.

Obligation de réussite pour Poutine, non seulement pour la Russie mais pour l'ensemble de l'humanité pour devoir éradiquer la mafia Kazahr de Rothschild et ses projets mortifères d'instauration de son Nouvel Ordre Mondial !

 

Le Nouvel Ordre Mondial passe par Damas

by Laid Seraghni / on 6 octobre 2015 at 16 h 58 min

poutine vs obama

Si la Syrie tombait, la Russie serait, en plus d’une humiliation diplomatique, menacée dans son intégrité territoriale, ce qui pourrait induire un éclatement de la Fédération de Russie. Les événements qui se déroulent actuellement en Syrie ne sont en aucun cas liés à la question de démocratisation de la société ni pour plus de liberté pour les Syriens. Il s’agit d’un ordre mondial que cherchent à imposer les États-Unis avec leurs vassaux occidentaux prédateurs à un autre monde qui, la Russie en tête, réclame plus de participation dans la gestion des affaires internationales desquelles ils ont été exclus depuis des décennies.

Le point de départ pour la nouvelle configuration géopolitique du monde passe aujourd’hui par Damas. L’avenir de la Russie s’y joue actuellement. Poutine sur la ligne de Catherine II (1) qui considérait que « Damas détient la clé de maison Russie » comprend bien que « Damas est la clé d’une nouvelle ère ». Depuis le début des contestations en Syrie, la Russie, appuyée notamment par la Chine et l’Iran, a décidé de faire échouer toutes les tentatives d’un changement de régime car elle était persuadée que si le plan des Occidentaux réussissait, elle serait confinée dans un rôle de second plan et serait menacée dans son intégrité territoriale. C’est pourquoi, dès le début de la crise, la Russie s’était montrée très ferme et s’est opposée à toute intervention militaire, et ce malgré les pressions du Conseil de sécurité, de l’assemblée générale de l’ONU et de la Ligue arabe. A chaque tentative visant la reproduction du scénario libyen ou yéménite, elle opposa un refus catégorique.

Hypocritement, les Occidentaux semblent ne pas comprendre les raisons de la position russe en avançant que Moscou avait, en Syrie, des intérêts économiques et de soutiens logistiques pour sa flotte militaire. Ce ne sont nullement les contrats d’armement passés avec ce pays, ni le port de Tartous qui sont les enjeux stratégiques russes dans la région au point de mener une lutte atroce pour éviter que l’État syrien ne tombe. Cela est confirmé en partie par le directeur du Centre d’analyse sur les stratégies et les technologies-Moscou Rousslan Poukhov, qui a déclaré : « penser que la Russie soutient Damas en raison des ventes d’armes est une aberration ! C’est totalement hors sujet ». (2)

Loin de l’instauration de la démocratie ou des libertés, c’est le rôle résistant de la Syrie qui est visé. En soutenant les mouvements des résistances palestiniennes et libanaises, la Syrie a fait avorter tous les plans américains pour la mise en place du Grand Moyen-Orient dans lequel les États arabes seront atomisés et soumis au diktat israélien. Par ailleurs, son alliance stratégique avait l’Iran a fait que l’axe hostile aux plans étatsuniens se consolide dans la région.

Pourquoi la Russie n’admettra-elle pas une victoire des prédateurs de la Syrie ? Si la Syrie venait à tomber, de sérieuses menaces pèseraient sur elle, et les plus manifestes sont :

A- AU PLAN ECONOMIQUE

Poutine sait parfaitement que pour que son pays puisse prétendre au statut de grande puissance il faut qu’au travers de son économie il renforce sa force militaire et rende sa politique étrangère plus agressive en vue d’une influence réelle au niveau mondial. Il affiche ses prétentions en disant « en d’autres termes, nous ne devrions tenter personne en nous autorisant d’être faibles. » (3).

Dans cette notion de puissance, le facteur économique est déterminant. Si l’opposition syrienne l’emportait, cela signifierait que la bataille féroce pour le contrôle des sources d’énergie tournerait en faveur des États-Unis et de leurs alliés, permettant à ceux-ci d’étendre leur influence de la Syrie jusqu’en Australie. Les implications qui en découleraient seraient : l’avortement du programme ambitieux de développement économique basé sur la réduction de la dépendance de l’économie vis-à-vis des matières premières et sur l’innovation articulée autour des hautes technologies pour devenir une grande économie mondiale.

Dans une interview à la BBC, Douglas MC Williams, Chef du Centre de Recherches Britannique (CBER), déclarait : « La Russie arrivera en quatrième position dans le classement des plus grandes économies mondiales d’ici l’horizon 2020 » (4)

Les ressources du financement de ce projet provenant essentiellement des exportations gazières seraient compromises. Les recettes de Gazprom 2011 qui contrôle plus de 80% de la production de gaz s’élèvent à 118 M $. En vue d’empêcher que ces recettes atteignent le niveau escompté,, il devient impératif, de torpiller l’exportation du gaz russe vers l »Europe à travers les gazoducs paneuropéens en projet ; le South Stream et le Nord Stream. Les pays européens devraient être approvisionnés par le gaz iranien par le Nabucco (5), gazoduc reliant l’Iran à l’Europe centrale via la Turquie. Le Qatar pourrait faire transiter son gaz pour l’Europe également par la nouvelle Syrie amie, écartant définitivement l’alimentation de ce continent par le gaz russe. Dans cette hypothèse, la Russie ne peut qu’enterrer son programme de développement, notamment son ambitieux programme militaire d’armement 2011/2020 d’armement pour l’équipement de ses forces armées pour lequel elle prévoit une enveloppe financière de 650 milliards de dollars » (6) au titre d’un programme et « 114 milliards de dollars au titre de la modernisation des équipements ». (7)

Les USA contrôleraient le Liban, la Syrie et l’Iran et, par conséquent, maitriseraient les sources d’approvisionnement énergétique situant dans un espace géographique et stratégique énergétique Liban Syrie, Irak et Iran. D’où cette lutte acharnée pour faire tomber la Syrie.

B – AU PLAN SECURITAIRE :

La chute de B. Al-Assad, ouvre la politique d’endiguement mis en place en 1946 par Georges. F. Kennan (8). Les actions d’encerclement de la Russie seront relancées. Cette stratégie, en matière de géopolitique, est fondée sur la ligne Brezinski (9) qui prévoyait la domination de l’Union Soviétique en deux étapes, l’encerclement de la Russie en premier lieu, pour ensuite passer à sa déstabilisation, pour mieux contrôler son espace périphérique. Cette stratégie est aussi valable pour la Russie d’aujourd’hui. La politique de Gorbatchev que Poutine qualifiait de « La plus grande catastrophe du XXème siècle » (10) serait de retour pour démanteler définitivement la Fédération de Russie.

Ce démantèlement induirait probablement un transfert, au nord du Caucase, des Djihadistes qui opèrent actuellement en Syrie en vue d’instaurer une république islamique. Il est rappelé que le nord du Caucase (Daghestan et Tchétchénie) est à prédominance musulmane. Doku Umarov (11) n’avait-il pas proclamé « l’Emirat caucasien. » en 2007. (12)

Un des pivots américains dans la région montrera ses crocs pour la restauration de l’Empire Ottoman. Il s’agit de la Turquie qui, base avancée des intérêts américains en Eurasie, rêve toujours d’un empire qui s’étendrait jusqu’à l’Asie centrale, ex territoires soviétiques. Une aubaine pour qu’elle étende son hégémonie jusqu’aux confins de Moscou sur les républiques turcophones qui sont l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Turkménistan, le Tadjikistan et le Kirghizistan. L’éventualité de leur intégration dans une alliance avec l’ancien occupant pourrait être envisagée. Elle est encouragée par les États-Unis pour faire désintégrer la Communauté des États Indépendants, composée de 11 sur 15 anciennes républiques soviétiques, créée le 8 décembre 1991 par le Traité de Minsk. Il est clairement établi que cette puissance soutient discrètement les mouvements séparatistes et ethno-religieux dans l’optique de briser définitivement la Communauté des États Indépendants (CEI).

C – AU PLAN STRATEGIQUE.

Dans le prolongement de la ligne de Catherine II, Poutine considère Damas comme étant le point de départ du nouvel ordre mondial. Si cette capitale tombait, la Russie perdrait définitivement son rêve de retrouver son statut de grande puissance dans le monde du temps de la guerre froide. L’inflexion des rapports serait à son désavantage, avec en plus une humiliation diplomatique.

En effet, une fois la Syrie soumise, l’Iran à son tour sera attaqué. L’axe chiite Syrie-Irak-Iran brisé sera sous la botte de l’Arabie Saoudite qui imposera la normalisation des relations avec Israël aux autres pays arabes.

Ainsi, le proche orient sera modelé géographiquement au profit exclusivement des États-Unis et d’Israël, et de leurs vassaux occidentaux et arabes. L’espace sunnite  » modéré  » dominera l’espace géographique qui s’étend du Maghreb, au Pakistan et l’Afghanistan en passant par la Turquie et la corne Africaine. La barrière séparant la Turquie des autres pays de confession musulmane sunnite n’existera plus. La Turquie, membre de l’Otan, qui constitue pour la Russie le chemin le plus court pour rejoindre les eaux chaudes, deviendrait une menace stratégique pour ce pays tant que celle-ci peut bloquer et assiéger sa flotte militaire de la mer Noire.

Ainsi, la Russie aura devant elle un espace hostile qui s’étendra alors de la France à l’ouest jusqu’à la Chine à l’est. Elle sera chassée définitivement de la région du Grand Moyen-Orient où elle était naguère fortement présente.

A la lumière de ce qui précède, nous estimons que le soutien de Moscou à Damas est indéfectible car dicté par des impératifs liés à l’existence même de la fédération de Russie en l’état actuel. Pour contrer toutes les manoeuvres de l’Occident pour la déstabiliser et la fragiliser sur la scène internationale, elle fera tout ce qu’elle peut pour que l’ordre géopolitique du Moyen-Orient ne subisse aucun changement.

Grâce au levier énergétique, elle cherche à renverser les alliances en se rapprochant de l’Europe, de la Chine, de l’Iran et de l’Inde. Elle compte créer un espace eurasien pour contrer l’hyperpuissante Américaine.

Laid SERAGHNI

Références :

1- Catherine II, impératrice de Russie (1762-1796), surnommée Catherine la grande. Elle disait « je laisse à la prospérité de juger impartialement ce que je fais pour la Russie. ». Durant le plus long règne de l’histoire de la Russie, outre le développement et la modernisation de la société russe, elle tint tête à tous les envahisseurs voisins ou lointains.

2- Le Figaro du 31 mai 2012.

3- Atlantico du 21 février 2012.

4- RIA Novosil du 27 décembre 2012.

5- Nabucco dont le titre initial est Nabuchodonosor est un opéra de Verdi. Il évoque l’épisode de l’esclavage des juifs à Babylone. Cela dénote que tout l’enjeu en Syrie est centré autour de la sécurité d’Israël.

6- Voix de la Russie 14 décembre 2012.

7- Géostratégique.net du 6 mars 2012.

8- Diplomate, politologue et historien américain dont les thèses eurent une grande influence sur la politique américaine envers l’Union Soviétique au sortie de la deuxième guerre mondiale.

9- Z Brezinski : politologue américain, il a été entre autres, conseiller à la sécurité nationale du Président des Etats-Unis Jimmy Carter, de 1979 à 1981.

10- La dépêche.fr du 20 février 2012

11- Né en 1964 en Tchétchénie, Doku Umarov fut en 2005 le cinquième président de la république d’Ichkérie (Tchétchénie). Il abolit cette dernière pour en 2007 pour la remplacer par un « Émirat Tchétchénie » dont il s’autoproclame émir.

12- affaires géostratégiques.Info du 22 octobre 2012

 

06/10/2015

Etats voyous et grandes voyoucraties par Michel Raimbaud - Ancien ambassadeur de France au Soudan

Ancien ambassadeur de France au Soudan

Etats voyous et grandes voyoucraties par Michel Raimbaud

On le savait déjà, il y a désormais deux camps dans la communauté des nations : celui du droit international œuvrant en faveur d’un nouvel ordre mondial multipolaire en gestation, et celui de l’hypocrisie et de l’arrogance qui cherche à préserver son hégémonie en installant le chaos partout où il rencontre de la résistance.

L’univers arabe et musulman et ses abords d’Afrique, d’Asie ou d’Europe sont le lieu d’une entreprise de destruction et d’asservissement conduite conjointement par l’empire atlantiste sous haute influence israélienne et ses clients islamistes radicaux. La Syrie est devenue le centre de gravité et l’enjeu d’une guerre inédite et perverse, mais aussi, pour ses promoteurs criminels, une cible emblématique. La « mère de la civilisation », qui combat en première ligne les terroristes sauvages du soi-disant « Etat Islamique » et du front Al Nosra/al Qaida, est donc présentée comme « l’Etat voyou » par excellence par ceux-là mêmes qui financent, arment et soutiennent le gangstérisme sanglant des djihadistes. Dans nos « grandes démocraties », l’inversion des rôles est devenue si naturelle que nul ne songe plus à s’en offusquer : c’est la base même du « false flag », omniprésent dans la narrative atlantiste.

L’Assemblée Générale des Nations Unies a consacré la journée du lundi 28 septembre dernier à la Syrie. Les puissants de ce monde ont utilisé cette tribune pour réaffirmer leurs positions sur l’interminable conflit. A la lumière des déclarations, il n’y a pas photo.


Obama dénonce la logique (russe) consistant à soutenir un « tyran » sous prétexte que l’alternative « serait pire ». Le tyran, c’est Bachar Al Assad, qui « massacre des enfants innocents ». Kerry, colombe repentie, précise : « Après tant de sang versé et de carnages, il ne peut y avoir un retour au statu quo d’avant la guerre ». Le Nobel de la Paix ne manque pas d’air : s’il a peut-être apaisé les relations avec Cuba et anesthésié jusqu’à sa fin de mandat le dossier nucléaire iranien, s’il a renoncé aux « frappes punitives » en Syrie en raison de ses réticences et/ou devant la détermination de l’adversaire, il a allumé ou entretenu au moins autant de conflits que George Debeliou et il est à la tête d’un Etat responsable de la mort de millions d’enfants et d’adultes, de la destruction d’Etats et de sociétés entières, de dizaines de millions de vies brisées, sans même remonter aux centaines de milliers de victimes d’Hiroshima et Nagasaki. Heureuse Amérique, bienheureuses « grandes démocraties », toujours sûres de leurs valeurs, plus souvent boursières que morales !

Il faut le répéter, il n’appartient pas aux maîtres occidentaux, à Erdogan l’apprenti calife, ou aux potentats pétroliers, de prescrire l’avenir de la Syrie après l’avoir détruite : c’est au peuple syrien et à lui seul d’en décider, sans ingérence étrangère. C’est ce principe de souveraineté que rappelle le Président chinois, Xi Jin Ping, clamant haut et fort que l’ère unipolaire est révolue et que le monde est désormais multipolaire.


Vladimir Poutine se place lui aussi dans le cadre de la légalité internationale et soutient l’Etat syrien et son gouvernement, ainsi que « les forces armées du président Al Assad qui sont les seules à combattre réellement l’Etat Islamique ». Il propose une « large coalition antiterroriste » en Syrie et en Irak, dans laquelle les pays arabes « joueraient un rôle clé » et qui devrait inclure le gouvernement syrien et l’Iran, son allié. Les décisions du Président russe suscitent la colère des Occidentaux, qui ont refusé la résolution déposée au Conseil de Sécurité par le Kremlin. Ils sont agacés par la référence appuyée à un droit international qu’eux-mêmes traitent avec légèreté.

Pour perpétuer leur hégémonie, les dirigeants atlantistes avancent à l’ombre des faux drapeaux de la démocratie, de la justice, de la morale et du droit. Ils diabolisent les pays qui font obstacle à leurs ambitions en les reléguant dans la géhenne des Etats « préoccupants » ayant vocation à être dépecés en entités « démocratiques » à la mode de l’Oncle Sam : en bref, les « Etats voyous ». Ce concept a joué un rôle essentiel dans la stratégie américaine plusieurs décennies durant, et c’est en jouant de cet épouvantail que les Etats-Unis, encourageant leurs alliés à faire de même, ont violé et violent systématiquement le droit international.

Ce droit est fondé sur la Charte des Nations-Unies qui, dans son article 51, attribue au seul Conseil de Sécurité le pouvoir de prendre les mesures adéquates qu’il juge nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales « une fois constatée l’existence d’une menace contre la paix, d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression (…) ». Mais les néocons de Washington se moquent de la légalité onusienne. Seules comptent « les menaces contre nos intérêts », qui sont le fait des « Etats voyous » et rendent nécessaires « des interventions militaires directes » et « le maintien de forces de projection considérables », particulièrement en direction du Proche-Orient. Pour ces faucons, le fondement du droit n’est pas la Charte de l’ONU, mais la Constitution américaine.

Selon Noam Chomski, « ce mépris de la primauté du droit est profondément enraciné dans la culture et les pratiques américaines ». Infiltrés au sein du « pouvoir profond », les néocons vont répandre chez les alliés occidentaux une idéologie dont le fondement reste simple : même si la guerre froide est terminée, les Etats-Unis conservent la responsabilité de protéger le monde face aux « Etats voyous ». En août 1990, Washington et Londres décrètent que l’Irak en est un, et ce ne sera que l’un des premiers d’une longue liste…


Une étude commandée en 1995 par le Strategic Command pose les « principes de base de la dissuasion dans l’après-guerre froide » : depuis que les Etats-Unis ont « remplacé l’Union soviétique par les Etats dits “voyous” », ils doivent projeter une image « irrationnelle et vindicative d’eux-mêmes », « certains éléments » du gouvernement apparaissant « comme potentiellement fous, impossibles à contrôler ».

C’est une reprise de la « théorie du fou » de Nixon qui jugeait souhaitable que l’Amérique soit dirigée par « des cinglés au comportement imprévisible, disposant d’une énorme capacité de destruction, afin de créer ou renforcer les craintes des adversaires ».

Cette prose délirante justifie en quelque sorte la transformation des « grandes démocraties » en « voyoucraties », respectant les trois critères qui, selon l’un des « nouveaux historiens » israéliens, Avraham Shlaim, professeur émérite à Oxford, définissent l’Etat voyou, le « rogue state » des anglo-saxons :

-  Violer régulièrement la légalité internationale,

-  Détenir des armes de destruction massive,

-  Utiliser le terrorisme pour terroriser les populations civiles.


C’est ainsi que Robert McNamara, ex-secrétaire américain à la défense (de 1961 à 1968), estime en juin 2000 (The International Herald Tribune) que les Etats-Unis sont devenus un « Etat voyou ». Noam Chomski fera de même au début des funestes « printemps arabes », constatant que son pays« se place au-dessus du droit international ».

A l’heure où le Grand-Moyen Orient est ravagé par l’extrémisme islamiste, patronné par les Occidentaux et leurs affidés régionaux, le débat sur l’éthique dans les relations internationales est pipé. Le conflit n’est plus entre un monde « libre » et un monde « totalitaire », mais entre les partisans du droit international et du respect mutuel entre nations et ceux qui se comportent en Etats voyous, guidés par la « théorie du fou » et la stratégie du « chaos innovateur ».

Conviction réelle pour les uns, leurre pour les autres, la référence au droit international n’a pas la même valeur pour les deux camps : les prêcheurs de guerre jouent avec l’idée d’un conflit mondial qui assurerait leur triomphe… sauf si l’équilibre militaire des forces rend leur victoire trop incertaine.
La Russie vient donc de bouleverser la donne en proposant sa « grande coalition » et en se lançant dans une lutte globale contre les terroristes, conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité et à la demande du gouvernement de Damas, tout en recherchant une solution politique entre Syriens, en application de l’accord de Genève. C’est un pavé dans la mare où depuis un an s’ébat presque seule la coalition US, dont les frappes homéopathiques détruisent la Syrie sans beaucoup nuire aux terroristes de Da’ech. C’est un pas important en direction de la paix, conforme au droit international. Les Européens saisiront-ils la perche ?

On l’a entendu à la tribune onusienne, le représentant du « pays des lumières », François Hollande, est plongé tout entier dans ses menées obscures et nourrit une obsession pathologique qui a nom Bachar, lequel doit être « neutralisé » et exclu de toute transition politique : « On ne peut faire travailler ensemble victimes et bourreau. Assad est à l’origine du problème : il ne peut pas faire partie de la solution ». Droit dans ses bottes tordues, le grand chef de guerre fait valoir qu’il n’est pas seul sur cette position intenable : « Barack Obama s’y refuse, d’autres dirigeants (on sait lesquels – NDLR) s’y refusent. Les Russes doivent en tirer les conséquences », conclut-il, impérial. Prend-on des gants avec le chef d’un « Etat-voyou » quand on est soi-même aussi populaire ?

Mou face aux problèmes de l’Hexagone, Hollande aura fait preuve d’un activisme forcené face à des affaires qui ne le regardent pas, le conflit de Syrie par exemple, où la France a déjà un bilan accablant : mauvaise évaluation de la solidité de l’Etat syrien, de la crédibilité de l’opposition off shore, appui inacceptable à la rébellion armée débouchant sur la couverture du terrorisme, obsession de « neutraliser » Bachar Al Assad, volonté manifeste de casser la Syrie rebelle et acharnement dans la destruction de son identité. Qu’on le veuille ou non, notre pays est partie prenante dans l’entreprise criminelle et prédatrice de ses alliés atlantistes, de ses amis turcs, saoudiens et qataris et des mercenaires qu’ils instrumentalisent. Il est coresponsable du résultat : des millions de réfugiés, déplacés, sinistrés, morts et blessés, des millions de familles dispersées, de vies brisées, le démantèlement du patrimoine, des infrastructures, des entreprises

Il aura aussi fait preuve d’une approche très floue de la légalité internationale et d’un certain déficit de cartésianisme, les terroristes étant traités en ennemis au Mali et « faisant du bon boulot » en Syrie.
Dans les grands dossiers de ce début de millénaire – la glissade du Moyen-Orient vers le chaos, la déstabilisation de l’ex-glacis soviétique grâce à la sollicitude de l’Occident – la France est affaiblie comme jamais et a perdu sa crédibilité, car elle est en divorce avec les acteurs qui comptent. Son hypocrite diplomatie compassionnelle lui attire le mépris. Les écarts de langage font le reste. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour réclamer le départ de Fabius, condition nécessaire mais non suffisante pour se refaire une virginité.

Fabius et Hollande étant ce qu’ils sont, on peut craindre que la France tarde à coopérer avec la Russie, l’Iran et la Syrie pour rétablir une paix juste et durable, dans le cadre d’un ordre mondial nouveau. Mais notre pays devra bien sortir de la triple impasse dans laquelle il s’est enfermé : l’entêtement à rester internationalement hors-la-loi devra céder la place à une politique plus décente et moins destructrice. En d’autres termes, il s’agira de reprendre son rôle traditionnel de faiseur de paix et non pas de fauteur de guerre.

Les citoyens des « grandes démocraties » finiront-ils par s’inquiéter de la dérive « voyoucratique » de leurs élites dirigeantes qui fait peu à peu de l’Occident arrogant une minorité honnie et haïe par le reste de la planète ? Comme on dit : ça urge.

Michel Raimbaud
Ancien ambassadeur de France au Soudan

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