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10/10/2008

Crise financière : Une bulle spéculative prête à crever

Les «Subprimes» ce n'était encore rien. Voici les «CDS». On ne parle plus de 1000 milliards, mais de 60 000 milliards de dollars prêts à sauter en l'air

Mercredi soir, le Sénat votait pour le plan de sauvetage américain, qui prévoit la mise à disposition pour les établissements financiers en crise de 700 milliards de dollars. Le monde de la finance attend maintenant de façon plus angoissée le deuxième vote de la Chambre des représentants, ce vendredi. Il sera plus difficile, car les élections sont pour le 4 novembre. Les députés craignent la réaction de leurs électeurs s'ils approuvent le plan. «S'il voit le jour, nous éviterons la chute des dominos», analyse John Roux de la banque Hottinger Groupe. «Presque toutes les grandes banques et tous les instituts financiers majeurs sont liés entre eux. Suite à la faillite de Lehman Brothers, par exemple, de nombreux autres établissements avaient immédiatement perdu plusieurs milliards de francs.»

09/10/2008

Crise financière : L'Amérique latine injecte des milliards pour affronter la crise financière

SAO PAULO (AFP) - Le Brésil, le Mexique, l'Argentine et la Colombie, les principales économies d'Amérique latine ont injecté cette semaine plusieurs milliards de dollars sur leurs marchés pour maintenir leurs économies à flot et affronter la crise financière internationale.

Plusieurs pays ont pris en outre d'autres mesures, soit unilatéralement soit dans le cadre du G20, le groupe des pays avancés et des économies en développement qui doit tenir une réunion d'urgence à Washington samedi.

Le Brésil, première puissance économique d'Amérique latine, a vu sa Bourse de valeurs et son marché monétaire plonger au début de la semaine entraînés par la crise sur les places financières internationales en dépit des assurances données par le gouvernement qui estimait le pays suffisamment à l'abri des difficultés économiques américaines.

La Banque centrale du Brésil mercredi a annoncé l'injection de 7,7 milliards de dollars sur son marché monétaire pour faire face au resserrement du crédit, et se tient prête à encore injecter trois milliards le cas échéant.

Mercredi, la Banque centrale est également intervenue à trois reprises pour vendre un montant non précisé de dollars puisés dans sa réserve de 207 milliards de dollars, pour contenir la chute de sa monnaie, le real.

Jeudi, les effets positifs de ces mesures étaient ressentis aussi bien à la Bourse des valeurs que sur le real.

Crise financière : La Bourse de Paris finit à nouveau en baisse plombée par le décrochage de Wall Street

Crise financière : Les marchés toujours pas rassurés à la veille de la réunion du G7

PARIS (AFP) - Les appels au calme des autorités monétaires se sont révélés impuissants jeudi à rassurer des marchés financiers au comportement toujours plus imprévisible, à la veille d'une réunion de crise des grands argentiers mondiaux à Washington.

Les ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) tenteront vendredi de trouver des remèdes à la crise financière qui continue à ébranler la planète, sans qu'une issue ne se profile à l'horizon.

Fébriles, les marchés boursiers européens se sont enfoncés jeudi dans le rouge après un rebond initial, malmenés par les inquiétudes persistantes sur l'avenir du secteur bancaire.

L'électrochoc des baisses de taux concertées de six grandes banques centrales occidentales annoncées mercredi n'aura finalement pas réussi à endiguer la spirale baissière. Après une ouverture en hausse, Wall Street a fait replonger les places boursières européennes en fin de séance.

"C'est une catastrophe. Les titres des assureurs et des banques mutualistes dévissent aux Etats-Unis, ce qui entraîne toute la cote ici. Il n'y a même plus besoin d'avoir des annonces pour voir les cours plonger", a commenté, désabusé, un vendeur d'actions parisien.

En Europe, la place de Londres a terminé en recul de 1,21%, Francfort de 2,53%, Paris de 1,55%. Wall Street était orienté à la baisse vers 18H30 GMT, le Dow Jones perdant 1,58% et le Nasdaq 0,62%.

En Asie, les Bourses ont connu une accalmie. Après un plongeon historique mercredi, Tokyo a clôturé en petite baisse (0,50%), Hong Kong a gagné 3,31% et Singapour 3,40%.

Les marchés restaient nerveux malgré l'exhortation lancée mercredi soir par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet: "Reprenez vos esprits!", avait-il martelé, voyant dans la baisse concertée des taux d'intérêt "un signal de confiance au marché".

La suite ici :  http://fr.news.yahoo.com/afp/20081009/tts-les-marches-tou...

Crise financière : L'Europe cherche ses remèdes anticrise

Le plan de sauvetage dévoilé par Gordon Brown accélère la réflexion des Vingt-Sept.

C'est un coup de tonnerre qui a éclaté hier en Europe. Sur fond de débandade incontrôlable des marchés boursiers, le gouvernement britannique a dévoilé un gigantesque plan de sauvetage de son secteur financier. Londres prévoit de recapitaliser ses banques à hauteur de 50 milliards de livres, et surtout d'en garantir les dettes contractées sur le marché interbancaire à hauteur de 250 milliards.Il y a une semaine, la décision isolée de l'Irlande d'apporter la caution de l'État aux obligations de ses banques lui avait valu une volée de bois vert. Hier, les gouvernements européens ont félicité les uns après les autres le premier ministre britannique. Christine Lagarde a ainsi considéré que le plan Brown s'inscrivait dans la doctrine de respect des intérêts réciproques fixée samedi par le G4, et reprise depuis par l'Union européenne. L'initiative britannique stimule fortement la réflexion européenne sur les moyens à mettre en œuvre pour juguler la crise. Hier midi, Nicolas Sarkozy a promis une « réponse dans les heures » suivantes, avant de signer dans la soirée un communiqué commun avec la chancelière Angela Merkel : les actions de la France et de l'Allemagne « seront totalement coordonnées ».La réunion du G7 à Washington en fin de semaine sera aussi l'occasion de débats intensifs. Gordon Brown a écrit à ses six partenaires pour les appeler à une action concertée consistant à garantir les prêts interbancaires. De source britannique, on confirme la proposition de généraliser une formule de garantie publique des emprunts de court et moyen terme des banques, de façon « à restaurer la confiance et donc la liquidité ». Henry Paulson a-t-il saisi la balle au bond ? Le secrétaire américain au Trésor a en tout cas appelé de ses vœux le « renforcement des efforts collectifs » des membres du G7, voire du G20. Garantir les dettes bancaires serait un pas majeur dans l'arsenal de moyens déployés par les autorités depuis le début du mois de septembre. Au niveau des Vingt-Sept, c'est l'élaboration d'« un plan européen de financement » qui était évoquée hier sans plus de précisions.« Nous sommes en train de construire une doctrine européenne », juge le président de la Commission, José Manuel Barroso, avec, pour principal objectif, « d'injecter de la crédibilité sur les marchés ». L'Espagne a décidé mardi la création d'une enveloppe de 30 milliards d'euros destinée à relancer le crédit aux entreprises et aux particuliers. L'Italie a soupesé l'idée d'un fonds de soutien à ses banques, avant d'opter pour une intervention « au cas par cas ». Rome s'est dit hier soir prêt à entrer au capital d'institutions qui seraient en difficulté.En France, François Fillon a annoncé hier la création d'une « structure juridique » susceptible de prendre des participations « temporaires » dans les banques en difficulté. Cette société à 100 % détenue par l'État « permettra de mettre en œuvre notre stratégie qui consiste, au cas où une banque serait en difficulté, à la recapitaliser, à en maîtriser la stratégie et la gestion, à la redresser et à remettre les participations de l'État sur le marché lorsque les circonstances le permettront », a précisé le premier ministre.Paris crée une société ad hocBercy a déposé les statuts de cette société, la SPPE (Société de prise de participation de l'État), en fin de semaine dernière et lui a déjà transféré la participation prise dans Dexia. Dans l'entourage du premier ministre, on insiste sur le fait que l'opération ne coûtera rien au budget et que cela revient finalement à « une opération de trésorerie » de l'État. De fait, cette société est financée par l'emprunt. « Nous voulons de la sorte créer les conditions du retour de la confiance dans le système bancaire et assurer la reprise des prêts entre les banques elles-mêmes », a conclu François Fillon.