Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/05/2010

L’histoire secrète de la seconde guerre mondiale

16 mai 2010 par Gilles Bonafi

guerre mondiale.jpg

 

Rapport du 12 septembre 1947 du Counter Intelligence Corps

La Commission des Crimes de Guerre de Yougoslavie, en 1946, aboutit à l’accusation d’une demi-douzaine de prêtres oustachis, parmi lesquels l’ancien franciscain Miroslav Filipovic-Majstorovic, commandant du camp de concentration de Jasenovac.
Ante Pavelic le Führer Croate chef des Oustachis surnommé « le boucher de dieu » et responsable de la mort de 840 000 êtres humains (juifs, orthodoxes, tsiganes, communistes) se cacha au Vatican après la guerre, déguisé en prêtre catholique.
Un rapport déclassifié (12 septembre 1947) du Counter Intelligence Corps, le CIC, les services secrets de l’armée américaine à Rome, prouve aujourd’hui qu’Ante Pavelic était caché par l’Eglise.

Le Vatican le fit passer ensuite en secret de Rome à Buenos Aires, vers le régime fasciste de Peron. Lors du décès de Pavelic, en décembre 1959, le pape Jean XXIII prononça personnellement la bénédiction à son égard.

Des filières d’exfiltrations appelées « Ratline » furent en effet mises en place par le franciscain Krunoslav Draganovic qui était un membre du mouvement oustachi afin de protéger les criminels de guerres nazis ou fascistes en se servant de l’or amassé par Ante Pavelic.
L’agent Emerson Bigelow de l’OSS fit un rapport le 21 octobre 1946 concernant un chargement d’or d’une valeur de 200 millions de francs suisses venant de la Banque Nationale de Croatie qui devait servir à financer ces filières. Source : U.S. News and World Report, A Vow of silence p 36, 30 mars 1998.

En plus de Pavelic, Adolf Eichman, Klauss Barbie, Josef Mengele, Franz Stangl (commandant des camps d’extermination de Sobibor et de Treblinka) pour les plus connus bénéficièrent de la filière « Ratline ».
La plupart des criminels nazis et oustachis furent exfiltrés vers l’Argentine où ils mirent en place les escadrons de la mort qui, avec l’aide de la CIA, furent chargés d’assassiner les activistes communistes.
Par exemple, Stangl a avoué que c’est l’évêque Mgr. Alois Hudal lui-même qui lui a fourni un logement, de l’argent et les papiers qui lui permettront ensuite de partir en Syrie (source : Gitta Sereny, « Au fond des ténèbres », Paris, Denoël pp. 311-314.

La plupart des catholiques ne sont pas au courant de cela et dans leur grande majorité, ils étaient contre le racisme et les massacres. En effet, le 14 mars 1937, Pie XI publia l’encyclique «Mit brennender Sorge», condamnant le paganisme et le racisme qui révulsa Hitler et une partie de la haute hiérarchie catholique.
Le point culminant du conflit entre Pie XI, Hitler et Mussolini fut atteint en février 1939, lorsqu’à l’occasion du dixième anniversaire des accords du Latran, le pape convoqua tous les évêques d’Italie (le 11 février exactement) pour leur lire un discours dénonçant les guerres à venir et les persécutions raciales de l’Allemagne et de l’Italie. On l’assassina le 10 février, la veille de son discours.

D’après le cardinal Eugène Tisserant, ce sont Hitler et Mussolini qui firent assassiner Pie XI. Eugène Tisserant était un anti-nazi notoire dont les contacts fréquents avec le directeur de la Surveillance du territoire (DST), Roger Wybot, étaient connues et qui, de plus, était protégé par un agent du contre-espionnage français, Jacques de Pressac.
Roger Faligot, Jean Guisnel, Rémi Kauffer, Renaud Lecadre, dans « Histoire secrète de la V e République » (Paris, La Découverte, 2006), aux pages 603-607 écrivent:
« Le cardinal (Tisserant) avait été affecté en 1917 comme lieutenant au 4e bureau de l’état-major du détachement français de Palestine. Sa connaissance des langues orientales et de la région, où il avait étudié dix ans plus tôt, le fit passer au 2e bureau et à la tête d’un peloton de spahis. »
Ancien officier des services secrets français et cardinal, il savait donc de quoi il parlait.
Source : http://www.cf2r.org/fr/notes-historiques/penetrations-du-...

De plus, Tisserant avait été nommé en 1957 gardien des archives secrètes du Vatican et préfet de la bibliothèque Vaticane. Il était donc particulièrement informé et connaissait la plupart des secrets de l’église.

Il déclara à la presse française en janvier que Pie XI avait été empoisonné par le médecin du Vatican qui était aussi le père de Clara Petacci, la maîtresse de Mussolini. Etrangement, Eugène Tisserant est mort quelques semaines plus tard, le 21 février 1972 exactement.
Dans leur livre « Le roman du Vatican secret » Baudouin Bollaert, Bruno Bartoloni confirment cette affirmation. Ancien rédacteur en chef au Figaro, maître de conférences à Sciences Po et à Paris II, Baudouin Bollaert a vécu six années à Rome comme correspondant permanent du Figaro, d’Europe 1 et de La Libre Belgique. Bruno Bartoloni a été correspondant de l’Agence France-Presse au Vatican pendant de longues années. Aujourd’hui, ce journaliste italien de renom suit l’actualité du Saint-Siège pour le Corriere della Sera et Paris Match.
Paris Match publia les révélations posthumes de Tisserant dans son numéro 1201 Du 13/05/1972.
Source : http://gillesbonafi.skyrock.com/2862553650-Pie-XI-a-ete-assassine.html

Pie XI a été assassiné

Pie XI a été assassiné

Paris Match, numéro 1201 du 13/05/1972


Pie XII

Eugenio Pacelli, devenu Pie XII, le 2 mars 1939 succéda à Pie XI, or, son parcours n’est pas anodin.
Il a en effet été nommé nonce apostolique en Bavière en 1917 (évêque la même année). C’est lui qui était chargé de la négociation de tous les concordats avec l’église (Lettonie, Bavière, Pologne, Roumanie, Allemagne).
Il existe un point que personne ne soulève. Le concordat signé entre l’Eglise et l’Allemagne sous Hitler permet en effet d’obliger chaque citoyen allemand à payer un impôt versé à l’Eglise (protestante et catholique), le grand retour de la dîme. D’ailleurs, le 26 mars 1957 la cour constitutionnelle allemande a reconnu la validité du concordat et les allemands paient aujourd’hui encore une dîme évaluée à plus de 8 milliards d’euros par an.

On le voit ici, Pie XII a passé la majeure partie de son temps en Allemagne ce que confirme l’extrait du rapport sur la conversation entre von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich nazi, et Pie XII du 11 mars 1940:
« Après que le ministre des Affaires étrangères du Reich lui eut transmis les hommages du Führer, le pape ouvrit l’entretien en rappelant ses dix-sept années d’activité en Allemagne. Il dit que ces années passées dans l’orbite de la culture allemande correspondaient certainement à la période la plus agréable de sa vie, et que le gouvernement du Reich pouvait être assuré que son cœur battait, et battrait toujours pour l’Allemagne ».
( Source : Archives secrètes de la Wilhelmstrasse, RAM. 10 A).

Il fut donc directement impliqué avec von Papen dans la politique du Vatican qui a favorisé l’accession au pouvoir des nazis et surtout, c’est lui qui a donné l’ordre à Ludwig Kaas (un prélat catholique sous sa responsabilité directe), le dirigeant du Zentrum, de voter en faveur de Hitler en 1933.
Ludwig Kaas entretenait des relations de longues dates avec Pacelli lorsqu’il était nonce du pape en Bavière et en Allemagne. Kaas était devenu son conseiller car il était spécialiste des relations entre l’état et l’église catholique et professeur de droit canon. Il accompagnait souvent Pacelli dans ses voyages à Rome. Celui-ci lui fit d’ailleurs obtenir un poste à Rome de notaire papal le 20 mars 1934, et, le 20 août 1936, de secrétaire de la Congrégation de la Fabrique de S. Pierre (chargé de l’entretien et de l’administration de la Basilique), une récompense pour ses bons et loyaux services.

Le mystérieux Von Papen

Von Papen (1879 – 1969) fut vice-chancelier de Hitler du 30 janvier 1933 au 7 août 1934, puis ambassadeur, d’abord à Vienne (1934) ensuite à Ankara jusqu’en 1944.
Il fut le seul acquitté au tribunal de Nuremberg puis condamné par les tribunaux de dénazification. Face au tollé soulevé il purgera cinq ans dans une prison dorée avant de terminer chambellan du pape Jean XXIII en 1959, lui aussi récompensé pour bons et loyaux services. Il a d’ailleurs déclaré : « Le IIIème Reich est la première puissance du monde, non seulement à reconnaître, mais à traduire dans la pratique les hauts principes de la papauté. » (Robert d’Harcourt, résistant catholique, de l’Académie Française, Franz von Papen l’homme à tout faire…,journal L’Aube du 3 octobre 1946)

Joachim C. Fest, historien spécialiste du troisième Reich et mondialement reconnu, dans son livre « Les maîtres du IIIe Reich » publié en 1965, reconnaîtra le rôle prépondérant de von Papen dans l’avènement politique du nazisme.

Von Papen était en effet l’éminence grise du Zentrum avant d’en être exclu fin 1932. La Deutsche Zentrumspartei « Centre » était un parti politique catholique allemand, fondé en 1870 et dissout le 5 juillet 1933. En 1933, le dirigeant du Zentrum était un prélat catholique Ludwig Kaas qui, avec l’appui de von Papen fit voter son parti en faveur d’Hitler et lui accorda donc les pleins pouvoirs en lui permettant d’atteindre la majorité des 2/3 au Reichstag, majorité obtenue par l’arrestation avant le vote des députés communistes.
Bien sûr, le Zentrum n’émit aucune protestation.
La loi du 24 mars 1933 visant au « soulagement de la détresse du peuple et de l’État » (Gesetz zur Behebung der Not von Volk und Reich vom 24. März 1933), que certains ont nommé loi des pleins pouvoirs, était une loi allemande adoptée le 24 mars 1933 qui donna à Adolf Hitler le droit légal de gouverner par décret, c’est-à-dire de promulguer des lois sans en référer au Reichstag.

Le vote de cette loi eut lieu juste après l’attentat qu’Hitler avait provoqué en brûlant le Reichstag. Afin de modifier la constitution, il fallait en effet une majorité des 2/3 des voix soit 430 voix or, il manquait à Hitler 90 voix. Les deux partis catholiques, le Zentrum et le BVP (Le Bayerische Volkspartei (BVP – Parti populaire bavarois) fournirent 91 votes.
Tout le monde savait à l’époque que cette loi conduirait à la dictature et il est intéressant de constater que Hitler a pris le pouvoir de façon « démocratique ».

C’est encore Eugénio Pacelli, futur Pie XII qui ordonna au Zentrum de s’auto-dissoudre, laissant seul le NSDAP, le parti nazi. Sa responsabilité était totale.
William L. Shirer, dans livre « Le IIIe Reich — Des origines à la chute », écrivit que von Papen a été « plus responsable de l’avènement d’Hitler que tout autre Allemand » or, il ne faut pas perdre de vue qu’il était lui aussi sous les ordres directs du futur Pie XII.

Après le concordat, von Papen ira plus loin. Il comptait en effet tout faire pour se débarrasser des SA, la Sturmabteilung (Section d’assaut) l’organisation paramilitaire du NSDAP (le parti nazi) qui prônait une révolution sociale et effrayait la droite conservatrice fidèle à l’église.
Le soutien de l’église et des grandes multinationales avait pour condition l’abandon d’une politique économique et sociale que certains jugeaient communiste.
Le 17 juin 1934, il prononça donc le fameux discours à l’université de Marbourg qui signa l’arrêt de mort des SA.
Il les accusa donc d’utiliser des « méthodes terroristes dans le domaine de la justice » et surtout affirma que « l’Allemagne ne saurait vivre dans un état de troubles perpétuels, dont nul ne voit la fin ». Savamment orchestré et relayé par les médias (le Frankfurter Zeitung) ce qui était étrange dans un pays hyper contrôlé, le discours fit l’effet d’une bombe dans l’opinion.
Hitler ordonna donc le massacre, la nuit des longs couteaux, qui eut lieu du 29 juin au 2 juillet 1934.

Ernst Röhm avec une centaine d’officiers de la Sturmabteilung furent sauvagement assassinés et remplacés par les SS. Un millier d’arrestation brisa net la SA. Hitler en profita pour faire assassiner Jung, von Bose et Klausener qui avaient participé au discours de Marbourg.
On le voit ici, c’est l’intervention directe de von Papen qui a tout déterminé et d’ailleurs, Hitler lui en voudra énormément. Il n’avait pas supporté que l’on décide de ce qu’il fallait qu’il fasse, des orientations de son parti, mais il n’avait pas le choix, des forces supérieures étaient en jeu. Ainsi, le 7 août 1934, il obligea von Papen à démissionner. Pourtant, il restera un fidèle soutien de la politique allemande et Winston Churchill, dans son ouvrage « L’orage approche », raconta que le but d’Hitler en nommant von Papen ambassadeur en Autriche était de « miner la position des personnalités marquantes de la politique autrichienne, ou les gagner à la cause allemande ».

D’ailleurs, après l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie en 1938 il obtiendra du cardinal Innitzer qu’il ordonne que toutes les églises d’Autriche prient pour Adolf Hitler à chacun de ses anniversaires et arborent le drapeau à croix gammée.
Le Vatican désirait en effet briser l’Hégémonie de la Prusse protestante en faisant entrer l’Autriche catholique au sein du Reich.
Le Mercure de France du 15 janvier 1934 à la page 262 explique par ailleurs :
« Au Vatican, on avait, pendant longtemps, pensé, en effet, à changer le centre de gravité du Reich grâce à l’Anschluss : la compagnie de Jésus travailla ouvertement dans ce sens, surtout en Autriche. Or, l’on sait à quel point Pie XI compte sur elle pour faire triompher ce qu’il appelle « sa politique ».

Winston Churchill, dans son ouvrage « L’orage approche », raconta que le but de Hitler en nommant von Papen ambassadeur en Autriche était de « miner la position des personnalités marquantes de la politique autrichienne, ou les gagner à la cause allemande ».

Annie Lacroix-Riz, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris VII publia dans Golias, n° 63, novembre-décembre 1998, p. 52-59 une étude dont une partie est intitulée « La politique Vaticane jusqu’aux années trente » et dont voici un extrait essentiel pour comprendre:

« De cette politique à l’Est, la dimension anti-serbe – les Serbes apparaissant comme les
principaux ennemis de l’expansion autrichienne – s’imposa avec une continuité totale, sans
négliger un seul pontificat, à commencer par celui de Léon XIII, ouvert l’année même de la
naissance définitive de la Serbie au congrès de Berlin de 1878…

Vienne s’appuya ouvertement dans sa mission anti-serbe sur la Curie et sur ses prélats, en tête desquels figurait Stadler,évêque croate de Sarajevo depuis les années 1890, chef de fait des jésuites voués à la catholicisation des masses, et décrit en ces termes par le consul de France à Sarajevo: « il estdevenu en peu de temps un des gros capitalistes de Bosnie-Herzégovine comme il en est aussi un des politiciens les plus actifs. Ses seules préoccupations semblent être de thésauriser et d’autrichianiser ». « Très allemand d’origine et de sentiments », d’une extrême violence, cette brute était un spécialiste de la conversion forcée, dont les épisodes répétés étaient rapportés avec indignation par les diplomates français: les musulmans, population de même souche que tous les Slaves de cet ensemble balkanique, mais constituée des héritiers des propriétaires fonciers qui avaient emprunté à l’ère de la conquête ottomane la religion du vainqueur, et que Vienne s’efforçait de séduire contre les Serbes, se plaignaient à cet égard du prélat presque autant que les Serbes orthodoxes.

La ligne Stadler, fixée par Vienne et le Vatican, incarnait la ligne d’expansion du germanisme et du catholicisme contre le slavisme et l’orthodoxie adoptée dans la perspective du règlement de comptes imminent. Le régime impérial, après avoir transformé en arsenal, croatisé et catholicisé en masse, de gré ou de force, la Bosnie-Herzégovine qu’elle dirigeait de fait depuis le congrès de Berlin de 1878,
l’annexa enfin en octobre 1908.»

Surtout, c’est Eugénio Pacelli qui a oeuvré en faveur d’une politique de conversion dans les pays orthodoxes, l’axe central de la politique de l’église dans les pays de l’Est.
Outre les soutiens de l’église, Hitler pouvait aussi compter sur ceux de la grande finance et des grandes multinationales. Ford, IBM, IG Farben, finançaient ainsi à tour de bras le régime d’Hitler. Le grand père de Georges Bush fut lui-même impliqué et tous désiraient un pouvoir fort de type fasciste permettant la fusion de l’église, des entreprises et de l’état.
Hitler avait d’ailleurs été consacré « homme de l’année » par le magazine Time en janvier 1939.

Nous le voyons ici, l’histoire officielle doit être réécrite. La seconde guerre mondiale (l’œuvre au noir fasciste et nazie) devrait être analysée sous l’angle d’une guerre qui a surtout exterminé les athées communistes, les juifs et les orthodoxes, une guerre de religion, une croisade, ce que personne (ou presque) ne fait.

« Il y a deux histoires: l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où se trouvent les véritables causes des évènements. »

Honoré de Balzac (1799-1850), écrivain français

Gilles Bonafi

Comprendre le monde

 

Peuples d’Europe, soulevons-nous ! (communiqué)

C'est justement ce que les élites et leurs valets attendent pour imposer la Loi martiale aux peuples qui se révolteraient !

Article placé le 15 mai 2010, par Mecanopolis

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Constitution de 1793, Article XXXV

Rassemblement le 29 mai 2010 à 16 heures

devant l’Opéra Bastille à Paris

Les citoyens des diverses sensibilités de l’arc républicain, fidèles à la République et aux idéaux de la Révolution française, les gaullistes attachés à la souveraineté nationale, les communistes patriotes, internationalistes et refusant le mensonge de « l’Europe sociale », les socialistes fidèles à Jaurès, les syndicalistes désireux de défendre sans complaisance les acquis sociaux, se retrouveront à la Bastille dont l’image peut symboliser de nos jours, l’euro dictature à abattre.

Comité-Valmy

valmy

Ils diront à nouveau Non, catégoriquement non, à l’Union européenne qui enchaîne les peuples, broie les nations souveraines et les conquêtes sociales et Oui aux grands principes du CNR : indépendance nationale, antifascisme et antiracisme, progrès social, secteur public fort, laïcité, démocratie, coopération internationale.

Tout montre que ce rassemblement peut et doit marquer un tournant dans la renaissance républicaine de notre pays, aujourd’hui étranglé par les diktats de l’UE et de sa monnaie unique, par la félonie des milieux financiers prêts à casser leur pays pour accroître leurs profits, par un gouvernement d’autant plus agressif contre la nation et le monde du travail qu’il est sorti très affaibli des élections régionales.

D’une part, la crise de l’UE et de l’euro est patente ; elle menace l’Europe et le monde d’un nouveau krach financier. Elle se traduit dès aujourd’hui par un plan draconien de mise en tutelle de la Grèce, doublé d’un appauvrissement tragique des milieux populaires.

D’autre part, le gouvernement Fillon promet, de manière à peine voilée, une « purge » renforcée pour la France qui aura donc encore moins d’enseignants, de chercheurs, de personnel hospitalier, etc. Dans l’immédiat, un nouvel et grave affaiblissement des retraites par répartition est programmé et la casse de la fonction publique est accélérée.

En fait de « sortie de la crise » du capitalisme mondialisé, les politiques européennes doublées de la politique thatchérienne de rupture pratiquée par Sarkozy, promet à perpétuité des mesures qui appauvrissent le travailleur, ouvriers, employés et ingénieurs, mais aussi paysans, artisans, PME et professions libérales. Pire, par une fuite en avant typique de la « construction européenne », Merkel et Sarkozy s’orientent vers la mise en place d’un « gouvernement économique » qui signifie la mise en tutelle complète de notre pays.

Or il n’y a pas de solution du côté du PS : il n’est que de voir comment se comportent Zapatero en Espagne et Papandréou (président de l’Internationale socialiste) en Grèce, sous le haut parrainage du « socialiste » français D. Strauss-Kahn, pour voir que les partis sociaux-démocrates ne sont que l’aile gauche du programme néolibéral de désintégration des nations d’Europe.

C’est pourquoi, sauf à abandonner notre peuple au désespoir et de laisser le champ libre à la démagogie de l’extrême droite, il est pertinent que se dessine comme le propose l’ARP, une démarche politique nouvelle. Celle-ci est en concordance avec la prise de conscience du peuple de France et des autres peuples d’Europe. Elle ouvre la voie à une démarche de rassemblement populaire. Ce rassemblement est destiné à devenir majoritaire car il se construit, pas à pas, sur des bases clairement anti-Maastricht, patriotiques, républicaines, antifascistes, et de progrès social qui sont celles aujourd’hui, du monde du travail.

Le 29 mai, tout républicain conscient, responsable et disponible pourra en y participant, contribuer à assurer le succès du rassemblement ainsi qu’à lancer la dynamique unitaire de reconquête républicaine, démocratique et sociale qui s’amorce. Les manifestants représenteront les 55% de Français qui ont dit non en 2005 et qui exprimaient la souveraineté populaire trahie en 2008 par des parlementaires félons.

Comité-Valmy

Rassemblement le 29 mai 2010 à 16 heures

devant l’Opéra Bastille à Paris

MECANOPOLIS

Petite banniere 400x50

 

21:43 Publié dans Europe, Euro, CEDH, France/Israël, Manifestations, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!

Les nouveaux Deutsche Mark ont-ils été imprimés ?

L'allemagne serait-elle prête à quitter la zone Euro ?

Pourquoi ne pas revenir nous aussi au Franc ? Assez d'escroquerie du peuple français et des peuples Européens !

"Ce matin, une source que nous considérons comme particulièrement fiable nous a fait parvenir le cliché d’un stock de billets de 100 Deutsche Mark, imprimés ces dernières semaines sur ordre de la Bundesbank, et dont le conditionnement indique la date du 14.05.10. (Mecanopolis.com)

deutsh mark.jpg

Voir l'article : Wer bestellt 14 Gelddruckmaschinen bei Ruhlamat?

http://www.webdesign-luene.de/aktuelles/2009/12/22/wer-be...

Traduction Google : Qui a commandé 14 machines pour imprimer des billets à la la Sté Ruhlamat ?

 



La crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale

L'économie connaît sa crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale, selon Jean-Claude Trichet

Hier, 19h04

AP

Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a estimé que l'économie européenne connaissait sa crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale, dans une interview à paraître lundi dans l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel".

"Il n'y a aucun doute que l'économie se trouve dans la situation la plus difficile depuis la Seconde Guerre mondiale, voire depuis la Première", a affirmé M. Trichet.

"Nous avons vécu et vivons des moments vraiment dramatiques", ajoute-t-il, en établissant un lien entre la crise récente dans la zone euro et la chute de la banque américaine Lehman Brothers en 2008. "Les marchés ne fonctionnaient plus", a-t-il constaté.

M. Trichet a réaffirmé la nécessité d'un contrôle renforcé de la politique financière et économique dans les 16 pays de la zone euro. "Nous avons besoin de structures améliorées, pour éviter et sanctionner les écarts. Nous avons besoin d'une application réelle du contrôle mutuel, nous avons besoin de sanctions réelles pour les accrocs au pacte de stabilité et de croissance", a-t-il dit, ajoutant que les pays européens devaient accélérer la réduction de leurs déficits. "Ils savent ce qui est en jeu."

Le commissaire européen à l'Energie, l'Allemand Günther Öttinger, a également déclaré au quotidien "Tagesspiegel" que les pays utilisant la monnaie unique devaient réduire leurs déficits. "Nous avons gagné du temps avec les décisions de ces derniers jours mais nous n'avons pas encore décidé de l'issue de la bataille", a-t-il lancé. AP

http://vigicitoyen.canalblog.com/archives/2010/05/16/17908808.html

 

 

Crise systémique globale !

Le Nouvel Ordre Mondial à tout prix pour les banquiers Illuminati !
La crise financière parfaitement orchestrée n'étant qu'un moyen pour y arriver !

Crise systémique globale – Du « coup d'Etat de l'Eurozone » à l'isolement tragique du Royaume-Uni, la dislocation géopolitique mondiale accélère son rythme


- Communiqué public GEAB N°45 (15 mai 2010) -



GEAB N°45 est disponible ! Crise systémique globale – Du « coup d'Etat de l'Eurozone » à l'isolement tragique du Royaume-Uni, la dislocation géopolitique mondiale accélère son rythme
Comme anticipé par LEAP/E2020 dans les GEAB N°40 (Décembre 2009) et N°42 (Février 2010), le Printemps 2010 marque bien un point d'inflexion de la crise systémique globale, caractérisé par son aggravation brutale du fait de l'ampleur insoutenable des déficits publics (voir GEAB N°39, Novembre 2009) et de l'inexistence de la reprise tant annoncée (voir GEAB N°37, Septembre 2009). Les dramatiques conséquences sociales et politiques de ces évolutions reflètent par ailleurs bien le début du processus de dislocation géopolitique mondiale, comme anticipé dans le GEAB N°32 (Février 2009). Enfin, les récentes décisions prises par les dirigeants de la zone Euro confirment les anticipations de LEAP/E2020, inverses du discours dominant de ces derniers mois, sur le fait que non seulement l'Euro n' « exploserait pas » à cause du problème grec, mais qu'au contraire la zone Euro sortirait renforcée de cette étape de la crise (1). On peut même estimer que depuis la décision de la zone Euro, sorte de « coup d'Etat de l'Eurozone » soutenu par la Suède et la Pologne, de créer ce vaste dispositif de protection des intérêts de 26 Etats membres de l'UE (2), la donne géopolitique en Europe a radicalement changé. Parce qu'elle va à l'encontre des préjugés qui façonnent leur vision du monde, il va bien entendu falloir quelques mois à la plupart des médias et opérateurs pour se rendre compte que derrière l'apparence d'une décision budgétaro-financière purement européenne, il s'agit d'une rupture géopolitique à l'impact mondial.

Accroissement actuel des dettes nationales pour les USA, le Royaume-Uni, l'Euroland et le Japon (en vert : % de la dette par rapport au PIB / en rouge : augmentation prévue de la dette pour 2009 et 2010 / en jaune : données pour l'Allemagne) - Source :
Accroissement actuel des dettes nationales pour les USA, le Royaume-Uni, l'Euroland et le Japon (en vert : % de la dette par rapport au PIB / en rouge : augmentation prévue de la dette pour 2009 et 2010 / en jaune : données pour l'Allemagne) - Source :
Coup d'Etat de l'Eurozone à Bruxelles : Les Etats fondateurs de l'UE en reprennent le contrôle

Nous analysons donc en détail dans ce GEAB N°45 les nombreuses conséquences pour les Européens et pour le monde de ce qui peut être appelé le « coup d'Etat » de l'Eurozone au sein de l'UE : face à l'aggravation de la crise, les Seize ont effet pris le contrôle des leviers de l'UE, construisant de nouveaux outils qui ne laissent plus d'autre choix aux autres membres que de suivre ou de s'isoler dangereusement. Dix des onze autres Etats membres ont décidé de suivre, à l'image des deux plus importants d'entre eux, la Suède et la Pologne qui ont choisi de participer activement au dispositif mis en place par l'Eurozone (les huit autres sont actuellement, soit en train de négocier leur entrée dans la zone Euro comme l'Estonie dès 2011 (3), soit assistés directement par la zone Euro comme la Lettonie, la Hongrie, la Roumanie, …). C'est une (r)évolution que notre équipe avait bien anticipée depuis plus de trois ans. Récemment nous avions même précisé qu'il fallait s'attendre à une évolution rapide de la position de la zone Euro une fois les élections régionales allemandes et l'élection législative britannique passées. Cependant, nous n'avions pas imaginé qu'elle se ferait en quelques heures, ni avec une telle audace quantitative (son montant de 750 Milliards €, soit 1.000 milliards USD) et qualitative (prise de contrôle de l'UE par l'Eurozone (4) et bond en avant en terme d'intégration économique et financière).


Toujours est-il que, sans le savoir et sans qu'on leur ait demandé leur avis, 440 millions d'Européens environ viennent d'entrer dans un nouveau pays, l'Euroland, dont certains partagent déjà la monnaie, l'Euro, et dont tous partagent désormais l'endettement et les moyens communs de surmonter les problèmes importants qu'il pose dans le contexte de la crise systémique globale. Les choix budgétaires et financiers effectués lors du Sommet du week-end du 8 Mai en termes de réponse à la crise de l'endettement public européen peuvent être appréciés différemment selon l'analyse que l'on fait de la crise et de ses causes. Et LEAP/E2020 développe ses propres analyses en la matière dans ce GEAB N°45. Mais, il n'est plus discutable qu'une rupture radicale de la gouvernance de l'Europe vient de prendre place : une gouvernance collective continentale vient d'émerger brutalement, ironiquement, 65 ans exactement après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, célébrée d'ailleurs en grande pompe à Moscou le même jour (5) et au moment de la célébration de la fête de la création de la
Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier, l'ancêtre commun de l'UE et de l'Euroland. Cette simultanéité n'est pas une coïncidence (6) et marque une étape importante dans la dislocation géopolitique mondiale et la reconstitution de nouveaux équilibres globaux. Sous la pression des évènements déclenchés par la crise, l'Eurozone a ainsi entrepris de prendre son indépendance par rapport au monde anglo-saxon dont les marchés financiers restent encore l'expression. Ces 750 Milliards € et cette nouvelle gouvernance européenne (des 26) constituent la mise en place d'un rempart contre les prochaines tempêtes générées par l'endettement insupportable de l'Occident, et qui vont affecter le Royaume-Uni puis les Etats-Unis (cf. GEAB N°44, créant des désordres dont la « crise grecque » n'aura donné qu'un faible aperçu.


Le FME privera à terme le FMI de 50% de sa principale contribution, celle des Européens


A ce propos, LEAP/E2020 souhaite rappeler une vérité que la plupart des médias ignorent depuis plusieurs semaines : contrairement au discours dominant, le FMI c'est d'abord et avant tout de l'argent européen. En effet, un Dollar sur trois du FMI est apporté par les Européens, contre seulement un sur six pour les USA (leur part a été divisée par deux en 50 ans). Et l'une des conséquences des décisions européennes de ces derniers jours, c'est que cela ne sera plus le cas très longtemps. Notre équipe est convaincue que d'ici trois ans au plus tard, quand il sera temps de pérenniser en Fonds Monétaire Européen le fonds d'intervention créé les 8 et 9 Mai 2010, l'UE réduira d'autant sa contribution au FMI. On peut estimer dès maintenant que cette réduction de la contribution européenne (hors UK) sera d'au moins 50% : cela permettra au FMI de devenir plus global en rééquilibrant automatiquement les parts des BRIC, et en obligeant dans la foulée les USA à abandonner leur droit de veto (7) ; mais cela contribuera également à le marginaliser fortement puisque l'Asie a déjà créé son propre fonds d'intervention d'urgence. C’est un exemple qui illustre combien les décisions européennes du début mai 2010 sont grosses de changements géopolitiques d'envergure à l'échelle des toutes prochaines années. Il est d'ailleurs peu probable que la plupart des décideurs impliqués dans le « coup d'Etat de l'Eurozone » aient bien compris les implications de leurs décisions. Mais personne n'a jamais dit que l'Histoire était principalement écrite par des gens qui comprenaient ce qu'ils faisaient.

Evolution des contributions au FMI par pays/zone (1948-2001)
Source : FMI / Danmarks National Bank - 2001

Evolution des contributions au FMI par pays/zone (1948-2001) - Source : FMI / Danmarks National Bank - 2001

Le Royaume-Uni : isolé désormais face à une crise historique

L'une des causes et des conséquences à la fois de cette évolution, c'est la complète marginalisation du Royaume-Uni. Son affaiblissement accéléré depuis le début de la crise, concomitant à celui de son parrain américain, a créé la possibilité d'une reprise en main complète et sans concessions de l'évolution du projet européen par les Continentaux. Et cette perte d'influence renforce en retour la marginalisation de la Grande-Bretagne puisque les élites britanniques sont piégées dans le déni de réalité qu'elles ont également fait partager à leur peuple. Aucun des partis britanniques, pas même à ce stade les Libéraux-Démocrates pourtant plus lucides que les autres forces politiques du royaume, ne peut envisager revenir sur des décennies de discours accusant l'Europe de tous les maux et affublant l'Euro de toutes les tares. En effet, même si leurs dirigeants se rendaient compte de la folie d'une stratégie consistant à isoler chaque jour un peu plus la Grande-Bretagne alors même que la crise mondiale passe à la vitesse supérieure, ils se heurteraient à cet euroscepticisme public qu'ils ont entretenu au cours des années passées. L'ironie de l'Histoire a encore été bien présente au cours de ce week-end historique des 8/9 Mai 2010 : en refusant de se joindre aux mesures défensives et protectrices communes de l'Eurozone, les élites britanniques ont de facto refusé d'attraper la dernière bouée de sauvetage qui passait à leur portée (8). Le continent européen va maintenant se contenter de les regarder essayer de trouver les 200 Milliards € dont leur pays a besoin pour boucler le budget de cette année (9). Et si les dirigeants londoniens pensent que les spéculateurs de la City auront des états d'âmes pour briser la Livre sterling et vendre les Gilts, c'est qu'ils n'ont pas bien compris l'essence même de la globalisation financière (10), ni consulté les nationalités de ces mêmes opérateurs (11). Entre Wall Street qui est prêt à tout pour attirer les capitaux mondiaux (il suffit de demander à la place suisse ce qu'elle pense de la guerre que se livrent les places financières mondiales), Washington qui se démène pour aspirer toute l'épargne mondiale disponible et un continent européen qui s'est dorénavant placé sous la protection d'une monnaie et d'un endettement communs, les jeux sont déjà faits. Nous n'en sommes toujours qu'à l'étape du drame, car les principaux acteurs anglais n'ont pas encore compris le piège dans lequel ils se sont enfermés ; d'ici quelques semaines, nous passerons à la tragédie britannique car, à l'été, tout le Royaume-Uni aura identifié le piège historique dans lequel le pays s'est placé tout seul.


Ainsi, au moment où l'Euroland émerge à Bruxelles, le Royaume-Uni se débat avec un Parlement indécis, l'obligeant à passer par un gouvernement de coalition qu'il n'a pas connu depuis 1945 et qui conduira le pays à de nouvelles élections d'ici la fin 2010.



Des élites et un peuple britannique dans la difficulté qui vont devoir « penser l'impensable »


Quoiqu'en disent les protagonistes de la coalition qui s'installe à la tête du Royaume-Uni, LEAP/E2020 estime en effet très improbable que cette alliance puisse durer plus de quelques mois. La structure très disparate des deux partis concernés (les Conservateurs comme les Libéraux sont très divisés sur nombre de sujets), conjuguée aux décisions impopulaires, conduit cet attelage tout droit vers des crises internes à chaque parti et donc à une chute du gouvernement. Les Conservateurs vont d'ailleurs jouer cette carte car, à la différence des Libéraux-Démocrates, ils ont les moyens financiers de « se payer » une nouvelle campagne électorale d'ici fin 2010 (12). Mais, l'écueil sous-jacent le plus dangereux est d'ordre intellectuel : pour éviter la tragédie qui s'annonce, le Royaume-Uni va devoir « penser l'impensable », reconsidérer ses convictions profondes sur son identité insulaire, sa « nature » trans-atlantique, son rapport à un continent désormais en voie d'intégration complète, lui qui depuis des siècles pense le continent en terme de division. Pourtant la problématique est simple : si le Royaume-Uni a toujours estimé que sa puissance dépendait de la division du continent européen, alors en toute logique, au vu des évènements en cours, il doit désormais reconnaître qu'il s'achemine vers l'impuissance … et en tirer les conclusions pour lui aussi effectuer un « saut quantique ». Si Nick Clegg semble équipé intellectuellement pour faire ce saut, ni les Conservateurs de David Cameron, ni les élites britanniques dans leur ensemble ne paraissent encore mûres. Dans ce cas, la Grand-Bretagne devra hélas en passer par la case « tragédie » (13).


En tout état de cause, ce week-end des 8/9 mai 2010 en Europe plonge nombre de ses racines directement dans la Seconde Guerre Mondiale et ses conséquences (14). C'est d'ailleurs l'une des caractéristiques de la crise systémique globale telle qu'annoncée par LEAP/E2020 en Février 2006 dans le
GEAB N°2 : elle met « fin à l'Occident tel qu'on le connaît depuis 1945 ».

Une autre de ces caractéristiques est l'envolée du cours de l'or (en particulier par rapport au Dollar US), face à la crainte croissante concernant l'ensemble des monnaies fiduciaires (voir
GEAB N°41, Janvier 2010) (15) ; car, pendant que tout le monde parle de l'évolution de l'Euro par rapport au Dollar US, le Dollar reste à ses niveaux historiques les plus bas quand il est mesuré par rapport à ses principaux partenaires commerciaux (voir graphique ci-dessous), signe de la faiblesse structurelle de la devise américaine. Dans les mois à venir, comme anticipé par GEAB, l'Euro va retrouver son niveau d'équilibre de moyen terme, au-dessus de 1,45$/€.

Dans ce numéro, avant de présenter ses recommandations concernant les devises, la bourse et l'or, LEAP/E2020 analyse ainsi plus en détail la pseudo-reprise américaine qui est essentiellement une vaste opération de communication destinée en interne à faire repartir la consommation des ménages (tâche impossible désormais) et en externe à éviter l'affolement des créditeurs étrangers (au mieux ce seront quelques trimestres de gagnés). Les Etats-Unis prétendent ainsi pouvoir échapper à une brutale cure d'austérité, comme les autres pays occidentaux ; alors qu'en fait de reprise, c'est une « déprise » ou une « unrecovery » comme le titre avec humour Michael Panzner dans un article exemplaire publié le 27/04/2010 dans
Seeking Alpha.

Evolution du Dollar Index rapporté aux principaux partenaires commerciaux, et de l'index des hausses et baisses cumulées du Dollar par rapport aux huit devises principales - Source : BCA Research, Bloomberg, JP Morgan Chase, 04/2010

Evolution du Dollar Index rapporté aux principaux partenaires commerciaux, et de l'index des hausses et baisses cumulées du Dollar par rapport aux huit devises principales - Source : BCA Research, Bloomberg, JP Morgan Chase, 04/2010

---------
Notes
:

(1) La faiblesse très relative de l'Euro par rapport au Dollar US constitue un énorme avantage compétitif pour les exportations de l'Eurozone et handicape au contraire les tentatives américaines de réduire le déficit commercial du pays (d'ailleurs le déficit commercial US s'est accru en Mars 2010). Les prochains mois vont voir cette détérioration s'accentuer. Source :
AP/NDTV, 12/05/2010

(2) Le Royaume-Uni s'est en effet de facto placé hors de cette protection. Pour notre équipe, c'est une étape de plus franchie par le Royaume-Uni en direction de la crise historique dans laquelle il va se débattre, tout seul, à partir de l'été 2010. Même le
Financial Times s'est fait l'écho de ce risque croissant. S'il faut faire une comparaison avec la crise du système bancaire de 2008, le Royaume-Uni ressemble de plus en plus à Lehman Brothers, pilier d'un système qui refuse de s'avouer qu'un opérateur si central puisse être aussi dangereusement affaibli et qui finit par provoquer un effondrement du système lui-même. Pour pousser l'analogie une étape plus loin, demandez vous qui va jouer le rôle d'AIG dans les semaines et mois qui suivront ? Source : CNBC, 11/05/2010

(3) C'est en Juillet 2010 que la décision finale sera prise. Source :
France24, 12/05/2010

(4) Le 9 Mai 2010, les 27 ministres des finances de l'UE ont en effet été sommés d'endosser les décisions du sommet de l'Eurozone qui avait réuni la veille les seize chefs d'Etat et de gouvernement de la zone Euro, faute de quoi l'Eurozone agirait seule et laisserait donc les onze autres pays dépourvus de protection face à la crise financière. Seul le Royaume-Uni, par réflexe et du fait de sa crise politique, a refusé le « diktat » mais sans être en mesure de s'y opposer comme il aurait pu le faire il y a encore un an, avant que son influence ne commence à s'effondrer.


(5) Source :
RFI, 09/05/2010

(6) Non pas que Moscou ait quoique ce soit à voir avec les décisions prises à Bruxelles les 8 et 9 Mai


(7) Source :
Bretton Woods Project, 19/03/2008

(8) A ce sujet, LEAP/E2020 voudrait tordre le cou à la fable monétaire qui circule à longueur de médias économiques et reprise en cœur par la plupart des économistes : le fait de pouvoir dévaluer sa monnaie à « volonté » n'est pas du tout un facteur d'indépendance, ni un instrument constructif de sortie de crise ; bien au contraire. D'une part, ces dévaluations sont imposées par les « marchés », c'est-à-dire par des forces extérieures au pays dont la dernière préoccupation est l'intérêt du peuple concerné par la dévaluation ; d'autre part, ces dévaluations conduisent inévitablement à un appauvrissement du pays et à sa dépendance croissante vis-à-vis de ses partenaires aux devises plus fortes qui, dans un système de libre circulation des capitaux, peuvent acheter les « bijoux de famille » du pays à peu de frais. Le processus en cours dans l'Eurozone, qui impose en effet de difficiles cures d'austérité, est entrepris dans un cadre collectif avec pour objectif de permettre aux Etats concernés de rétablir des finances publiques saines tout en préservant les grands équilibres du modèle socio-économique européen. Face à l'Eurozone, le FMI n'est qu'un acteur secondaire, qui n'est là que pour apporter un peu d'expertise technique et quelques dizaines de milliards d'Euros d'appoint, dizaines de milliards qui sont une part bien modeste de la grosse contribution des Européens au FMI en 2010 : plus de 30% du total, contre à peine plus de 15% pour les Etats-Unis.


(9) Et ce n'est pas parce que c'est un Français qui le dit publiquement, à savoir Jean-Pierre Jouyet, président de l'Autorité française des Marchés Financiers et ancien ministre des Affaires européennes, que c'est nécessairement faux. Source :
Le Figaro, 11/05/2010

(10) Comme le souligne fort justement Paul Mason dans son article publié sur la
BBC le 11/05/2010, les réactions des marchés vont affecter le Royaume-Uni et, en matière d'obligations, à la différence des actions, la taille des opérateurs peut faire toute la différence.

11) Il va être très intéressant de suivre le conflit avec la City que la coalition au pouvoir à Londres déclare vouloir ouvrir en annonçant qu'elle va morceler les grandes banques britanniques d'ici un an. Source :
Telegraph, 12/05/2010

(12) Source :
DailyMail, 04/05/2010

(13) Et nous ne nous attardons même pas sur l'émergence croissante de la « question anglaise » au sein d'un Royaume de plus en plus désuni suite aux « dévolutions » successives qui autonomisent de plus en plus l'Ecosse, le pays de Galles et l'Ulster. Il faut lire à ce sujet le très intéressant article de Tim Luckhurst, publié le 09/05/2010 dans
The Independent.

(14) Et même au-delà puisque David Cameron (43 ans) est le plus jeune premier ministre britannique depuis 200 ans et George Osborne (38 ans) le plus jeune
Chancelier de l'Echiquier depuis 125 ans. Cela suffira-t-il ? Rien n'est moins certain puisque les lecteurs du GEAB savent que nous estimons que la crise remet en cause un ordre du monde établi il y a près de quatre cents ans, instituant la City de Londres comme place financière mondiale. Peut-être faudra-t-il aller chercher des dirigeants britanniques aux qualités inconnues depuis plus de quatre cents ans ? Source : Telegraph, 12/05/2010

(15) Signe des temps, l'Emirates Palace, l'hôtel le plus luxueux d'Abou Dhabi, vient de mettre en place le premier distributeur automatique de mini-lingots d'or, en lieu et place des traditionnels distributeurs de billets. Source :
CNBC, 13/05/2010

Samedi 15 Mai 2010

LEAP2020