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30/11/2011

Rothschild : « J'ai créé cette colonie (Israël) moi seul. Par conséquent, ni les colons, ni aucune organisation n'a le droit d'interférer avec mes plans ! »

Une preuve de plus qu'Israël est un état privé appartenant aux Rothschild et aux sionistes !

Un article extrait du site de BEN PERI

« J’ai créé cette colonie (Israël) moi seul. Par conséquent, ni les colons, ni aucune organisation n’a le droit d’interférer avec mes plans ! »

 

Le greffier se lève :

- J’appelle maintenant Shlomoh Ziskind, un des premiers Colons Sioniste émigrés en Israël.
- Vous avez été, en 1901, l’un des tout premiers colons sionistes à être mis en place en Palestine, installation entièrement financée par monsieur Edmond James de Rothschild ?
- C’est exact monsieur le Juge.
- Vous aviez un jour adressé une sorte d’ultimatum à celui qui avait permis et financé votre implantation.
- Monsieur le Baron était particulièrement interventionniste, et plusieurs de ses interventions nous paraissaient contraires à une intégration intelligente, et contre productives, notamment vis-à-vis de nos frères Juifs installé sur cette terre depuis la nuit des temps. Nous lui avions alors adressé un message pour lui demander de nous laisser régler les problèmes de voisinage, nous-mêmes.
- Quelle était la teneur de ce message ?
- C’était à peu près : « Si vous voulez sauver la colonie, vous devez ne plus interférer dans nos affaires et nous permettre de régler seuls nos problèmes. »
- Vous parliez toujours de « colonie » pour la nouvelle implantation ?
- Le Baron parlait toujours de « sa » colonie…
- Et comment a réagit le Baron de Rothschild à votre missive ?

- Son message en retour était très explicite : « J’ai créé cette colonie, moi seul. Par conséquent, ni les colons, ni aucune organisation n’a le droit d’interférer avec mes plans ! »
- A quels plans faisait-il référence ?

Le juge se met à penser tout bas : Sachant le Baron un des actifs fondateurs et animateurs du mouvement sioniste, et que ce mouvement, et la création de son état, en plein cœur de l’Islam, n’entrent dans la stratégie de la famille Rothschild, que pour lancer leur 3e guerre mondiale, tout devient clair… ! »
- Je ne saurais vous dire monsieur le Juge, mais en tout cas sa politique n’était pas une politique de conciliation, ni à l’égard des Palestiniens Arabes, ni même des autochtones Juifs, sédentarisés depuis des millénaires. C’était plutôt une politique de confrontation permanente destinée à engendrer haines et conflits.

- Je vous remercie, monsieur Ziskind, vous pouvez vous retirer.
Le juge se met à penser : Ils ont gravement utilisé les Francs-maçons français comme ligne de front pour faire la Révolution Française, ils ont utilisé Trotski et les Trotskistes pour faire la Révolution Russe, et une fois que leurs premières lignes ont achevé leur travail, ils ont tous été massacrés par le gros des troupes des Rothschild… Je ne crains que les Sionistes ne soient leur ligne de Front pour la troisième guerre mondiale, et qu’une fois que ceux-ci auront mis la pagaille que l’on attend d’eux, et le feu aux poudres, partout où ils sont présents… ils ne soient liquidés de la même façon.

(Extrait du livre La Grand Procès des Banques, disponible sur benperi.eu)

Demain, nous verrons la déposition de monsieur Woodrow Wilson, 28e Président des Etats-Unis. »

http://blog.benperi.eu/page/5/

L'Élysée, une zone de non droit

Le roi, sa cour et ses valets sont intouchables !

Mais il reste quand même un agent des Rothschild, de la CIA et du NOM.

Comme il s'est fait élire sous un nom d'emprunt, il ne bénéficie d'aucune immunité, ni lui et ni ses copains !

Nous voyons où se trouvent les compromissions parmis les juges choisis, placés et déplacés au gré de la fantaisie du Roi de l'Elysée et de France.

Voilà comment on trompe et on escroque les français dans un pays dit démocratique et transparent soi-disant !


 

L'Élysée, une zone de non droit

Devinette : dans quelle cité française policiers et juges n'ont-ils plus le droit d'entrer ? Réponse : non, il ne s'agit pas des 4000 ou des Tarterêts, mais de l'Élysée...

La Cour d'appel de Paris en a décidé ainsi. Dès lors que tout ce qui se trame à l'Elysée peut avoir été commandité par le président himself, plus aucune enquête n'est permise. Le cas portait sur l'affaire des sondages de l'Elysée : en 2008, le Château (qui n'a jamais aussi bien porté son nom) avait eu recours aux très chers services de la société Publifact études, dirigée par Patrick Buisson, un proche de Sarkozy, sans passer par la case "appel d'offres" alors que la loi l'y contraignait (190 sondages réalisés pour la modique somme de 3,3 millions d'euros - dont 1,5 million pour la seule Publifact, un prix d'ami...). Un délit de favoritisme levéen 2008 par la Cour des comptes.

Président à responsabilité limitée

La cour d'appel a donc estimé (voir l'arrêt publié sur le site de rue89) que l'immunité juridique du président de la République s'appliquait aussi à toute personne qui pourrait agir en son nom. Problème : pour savoir si une personne agit au nom du président, il faut enquêter. Et c'est justement cette enquête qu'a refusé d'ouvrir la Cour d'appel, au motif que cela "conduirait à exercer une action ou à réaliser des actes d'information pouvant mettre en cause la responsabilité du chef de l'Etat". De fait, toute enquête concernant une personne travaillant au service de l'Elysée est interdite. Circulez...

La République irresponsable

Pire, la décision de la Cour immunise aussi de fait toutes les entreprises en relation commerciale avec l'Elysée. Champagne ! Voire, encore pire : pourquoi ne pas imaginer que de simples proches de Sarkozy, non employés par l'Elysée, puissent bénéficier de ce bouclier juridique ? L'argument a déjà été utilisé... par l'Elysée, pour justifier que Dâme Cécilia sèche une séance de questions/réponses devant la commission parlementaire chargée d'enquêter sur la libération des infirmières bulgares... Il suffira bientôt de toucher la main de l'Élu pour voir tous ses ennuis judiciaires s'évaporer !

On n'arrête pas le progrès (mais le procès)

L'association Anticor a décidé de se pourvoir en Cassation, en dernier recours. Et le Sénat pourrait ouvrir une enquête parlementaire. Il n'en reste pas moins que cette décision de la Cour d'appel est une première. On se rappelle que, dans l'affaire des écoutes de l'Elysée, alors que François Mitterrand était encore Président de la République, son ancien directeur de cabinet et plusieurs autres de ses "collaborateurs" avaient bel et bien été mis en examen. Et, en 2001, la Cour de cassation avait jugé que si "l'action publique à l'encontre d'un Président de la République (...) pendant la durée du mandat présidentiel" est exclue, "les juges d'instruction restent néanmoins compétents pour instruire les faits à l'égard de toute autre personne, auteur ou complice". Mais c'était une autre époque...

Les voies de l'Élysée sont dorénavant... insondables !

http://www.lesmotsontunsens.com/l-elysee-une-zone-de-non-droit-11594

 

USA/UE/RUSSIE/CHINE - La France doit-elle participer à une intervention de l'OTAN en Syrie ?

La réponse est non !

Qu'elle s'occupe de ses affaires et surtout du marasme dans lequel elle a plongé les français qui ont été contraints de rentrer dans l'Europe pour se laisser ruiner par les élus et agents du NOM !

Selon Jean-Bernard Pinel, il n’y a rien d’étonnant à ce que des agents Français de la DGSE soient au contact des rebelles syriens en Turquie et au Liban. C’est le rôle des services secrets de se renseigner et d’aider, "si la décision politique en est prise", "d’aider une rébellion".

Si cela n'est pas un aveu de participation active de la France complice à l'organisation de rébellions dans les pays musulmans et à l'avancement des projets du NOM, et si ce n'est pas de l'ingérence faite dans d'autres pays que de répondre aux politiques agents de la CIA, du Mossad et du NOM, on pourrait se demander ce que c'est ?

Et puisque c'est normal que nos services secrets "sur décision politique" fassent ingérence dans d'autres pays et aillent "aider à la rebellion", nous demandons aux gouvernants arabes et non alignés à l'empire US-Sioniste/Anglais/Européen de décider de nous envoyer les services secrets arabes pour venir nous aider en France et en Europe à organiser la rébellion !

Ce sera au moins une vraie guerre humanitaire et de libération !

 

Moyen-Orient

Publié le 26 novembre 2011 - Mis à jour le 27 novembre 2011

Jean-Bernard Pinatel

Général (2S) et dirigeant d'entreprise, Jean-Bernard Pinatel est un expert reconnu des questions géopolitiques et d'intelligence économique. Il est l'auteur de "Russie, Alliance vitale" paru dernièrement aux éditions Choiseul.
Il anime aussi le blog :
www.geopolitique-géostratégie.fr

La France doit-elle participer à une intervention de l'OTAN en Syrie ?

Selon le Canard Enchainé de cette semaine, des officiers du renseignement français ont été envoyés au Nord du Liban et en Turquie pour former les premiers contingents d'une armée syrienne libre. Une intervention de l'OTAN en Syrie se rapprocherait-elle ?

 

 
Selon le Canard Enchaîné, des officiers du renseignement français ont été envoyés pour former une armée syrienne "libre". Va-t-on tenter de faire tomber Bachar El Assad

Moyen-Orient

La France doit-elle participer à une intervention de l'OTAN en Syrie ?

Selon le Canard Enchainé de cette semaine, des officiers du renseignement français ont été envoyés au Nord du Liban et en Turquie pour former les premiers contingents d'une armée syrienne libre. Une intervention de l'OTAN en Syrie se rapprocherait-elle ?
 
Selon le Canard Enchaîné, des officiers du renseignement français ont été envoyés pour former une armée syrienne "libre". Va-t-on tenter de faire tomber Bachar El Assad

Selon le Canard Enchaîné, des officiers du renseignement français ont été envoyés pour former une armée syrienne "libre". Va-t-on tenter de faire tomber Bachar El Assad

Le Canard Enchainé de ce mercredi, sous la plume de Claude Angéli, toujours aussi bien renseigné, annonce que des officiers du renseignement français ont été envoyés au Nord du Liban et en Turquie avec pour mission de constituer les premiers contingents de l'Armée syrienne libre grâce aux déserteurs ayant fui la Syrie. "Plusieurs membres du Service action de la DGSE et le Commandement des opérations spéciales (COS) sont déjà prêts en Turquie, s'ils en reçoivent l'ordre, à former ces déserteurs à la guérilla urbaine", affirme l'hebdomadaire. C'est une "intervention limitée préparée par l'Otan" qui est en projet. "Aide à la rébellion civile et militaire, présentation d'une résolution à l'Assemblée générale de l'Onu, trafics d'armes aux frontières de la Syrie, contacts nécessaires avec Washington via l'Otan… autant de sujets en discussion entre Paris, Londres et Ankara" indique le "Canard".

Que doit-on en penser sur un plan géopolitique ?

Remarquons en préalable qu’il n’y a rien d’étonnant à ce que des agents Français de la DGSE soient au contact desrebelles syriens en Turquie et au Liban. C’est le rôle des services secrets de se renseigner et d’aider, si la décision politique en est prise, d’aider une rébellion. De plus, la France a toujours exercé un rôle particulier au Levant. A la fin de la seconde guerre mondiale qui a connu la fin de l’Empire ottoman, allié de l’Allemagne, la Société des Nations le 25 avril 1920 attribua à la France un mandat de protectorat sur la Syrie et le Liban. Il devait permettre officiellement aux États du monde arabe d'accéder à l'indépendance et à la souveraineté. En septembre-octobre 1920, s’appuyant sur les communautés ethniques et religieuses afin de diviser pour régner,  le général Gouraud, haut-commissaire de la République, créa 6 États :

  •          le Grand Liban en majorité des chrétiens ainsi que de villes côtières conformément aux souhaits émis par les maronites.
  •          l’Etat d’Alep centré sur la ville d’Alep et de sa région.
  •          l’Etat de Damas. Il comprend la ville de Damas et sa région.
  •          un territoire autonome alaouite directement placé sous autorité française
  •           l'État du Djebel druze est institué avec Soueïda comme capitale.

En juin 1922, un premier regroupement a lieu avec la réunification des États de Damas, d'Alep et de Lattaquié en une Fédération syrienne avec Homs comme capitale, située au centre stratégique du nouvel Etat.

Pour la France soutenir un corridor humanitaire est une position diplomatique incontournable vis-à-vis des peuples arabes. Comment en effet, justifier que l’on soit intervenu en Libye pour protéger les populations et que l’on ne fait rien pour elles en Syrie. Mais c’est à mon avis le maximum qu’il faut faire.

L'influence turque dans la région

Pourquoi ? Parce que nos intérêts sont fondamentalement différents de ceux de la Turquie en Syrie. La Turquie est en pointe en Syrie à cause du problème Kurde et de son ambition qui vise à rétablir son influence dans le monde arabe. En effet, le risque pour la Turquie est que se créée en Syrie comme en Irak une situation de faiblesse du pouvoir central et qu’un autre Kurdistan autonome se mette en place le long de ses frontières couvrant le Nord d’Alep à la frontière irakienne où résident 1,5 à 2 millions de Kurdes qui sont des alliés objectif de Damas comme le sont toutes les minorités face au risque d’une prise de pouvoir de la majorité sunnite et de sa faction extrémiste religieuse, les frères musulmans.

Si cette situation se réalisait, la Turquie craint que les 15 millions de Kurdes de Turquie, qui sont considérés comme des citoyens de seconde zone, cherchent à disposer de la même liberté. Cette perspective est inimaginable pour la Turquie qui est prête à la réprimer comme dans le passé dans le sang[1].

Par ailleurs, la Turquie d’Erdogan, déjà omniprésente en Irak, veut rétablir son influence sur le monde arabe. On l’a vu lors de l’intervention franco-britannique en Libye. La Turquie en juillet 2011, alors que le rapport de force entre les rebelles et des forces fidèles à Kadhafi n’évoluait pas, a tenté de se positionner en médiateur entre les deux parties, jouant son propre jeu dans une coalition dont pourtant elle faisait partie.

Le monde aura un jour à se pencher sur le problème du peuple Kurde. N’insultons pas l’avenir en laissant l’OTAN faire sienne les intérêts et les objectifs de la Turquie en Syrie.

La question kurde

En effet, le Kurdistan historique, zone de peuplement kurde, s’étend sur environ 520 000 km², la superficie de la France. La majeure partie du Kurdistan est située en Turquie et borde au Nord toute la frontière syrienne, irakienne et le Nord-ouest de la frontière iranienne. C’est une région montagneuse qui s’élève d’Ouest en Est depuis une altitude de 1000 m à des sommets supérieurs à 3000 mètres. Les Kurdes seraient 25 à 35 millions, répartis majoritairement entre ces quatre États : environ 15 à 17 millions en Turquie (20 à 25 % de la population turque), 6 à 8  millions en Iran (#10 %), 2 à 3 millions en Irak (#10%), 1 à 2 millions en Syrie (10 %) et plusieurs dizaines de milliers disséminés en Arménie, en Géorgie, en Azerbaïdjan, au Turkménistan, en Kirghizie et au Kazakhstan. En outre, on estime que 700 000 Kurdes sont réfugiés en Europe. 

Enfin, la situation intérieure syrienne est très différente de celle de la Libye. En Syrie vivaient en paix jusqu’à aujourd’hui de nombreuses communautés religieuses qui représentent 30 à 35%[2] de la population face à 65 à 70 % de sunnites au sein desquels existe la minorité extrémiste des frères musulmans. Le pouvoir syrien bénéficie ainsi du soutien de ces minorités qui craignent l’arrivée au pouvoir de la majorité sunnite.

Le risque est de remplacer un pouvoir qui protège ces minorités par un pouvoir qui les opprime.

C’est ce que craignent les Russes pour la communauté orthodoxe. Par ailleurs, la Russie est historiquement en compétition avec la Turquie dans cette partie du Monde. La Russie et l’ancien empire Ottoman, directement ou dans le cadre d’une coalition, se sont faits en 4 siècles 12 fois la guerre durant un total de 60 ans. Il n’existe pas d’autre exemple ou 2  belligérants peuvent afficher un tel « palmarès »[3].

La Russie s’opposera avec fermeté à toute résolution du conseil de sécurité qui entrebâillerait la porte à une intervention militaire en Syrie. Pour toutes ces raisons la France ne doit pas aller au-delà d’un discours humanitaire et s’opposer à toute action de l’Otan en Syrie initiée par les Turcs soutenus comme toujours par les Américains. [4]



[1] A partir de 1984 une guerre civile eut lieu en Turquie qui a fait 37 000 morts (pour la plupart kurdes) et abouti à la destruction de 3 000 villages kurdes dans " le Sud-est de la Turquie " et produit entre 500 000 et 2,5 millions de réfugiés internes

[2]2,5 millions alaouites,  2 millions de chrétiens dont la moitié d’orthodoxes, 1,5 millions de kurdes, 500 000 druzes sur 20 millions d’habitants

[3]Guerres russo-turque de 1568-1570, de 1676-1681, 1686-1700, 1710-1711,  1735-1739 ou « guerre austro-russe contre la Turquie », 1806-1812, 1828-1829, de 1853-1856 ou guerre de Crimée, de 1768-1774, de1877-1878. Il faut y ajouter la guerre russo-turque de 1914-1917 dans le cadre de la Première Guerre mondiale et la guerre Soviéto-turque de 1917-1918 dans le cadre de la Guerre civile russe

[4] Voir à ce sujet mon livre,  Russie, Alliance vitale, éditions de Choiseul, 2011,  pages 100 à107

http://www.atlantico.fr/decryptage/france-participer-otan-preparerait-intervention-syrie-turquie-jean-bernard-pinatel-230991.html

 

24/11/2011

Le Grand Sceau des États-Unis, calendriers des grandes civilisations, 2012, nouvel ordre mondial, retour des dieux et avènement de l'antéchrist...

Pour réfléchir sur ce texte écrit par Isabelle de Conscience du Peuple sur son blog qui est trop orienté à notre goût, vers la religion chrétienne et les textes bibliques pour être neutre.

Nous vous rappelons que nous croyons que les écrits dits sacrés ont été écrits par des érudits et notamment par les lévites, pour les besoins politico-religieux  de l'époque et  que les religions ont été inventées de toutes pièces par les Illuminati-reptiliens dans l'objectif de diviser les peuples et d'instrumentaliser les guerres de religions. 

Le but étant celui pour les religions d'œuvrer en faveur du Nouvel Ordre Mondial en favorisant la multiplication des guerres de religions qui devaient servir à envahir et à s'accaparer progressivement tous les pays, en vu de l'instauration de l'Unique religion Mondiale qui est la base même du NOM et Unique Religion Mondiale sans laquelle, le NOM ne pourrait pas exister.

La date de 1776 ne correspond pas seulement à l'année de la signature de la déclaration d'indépendance des États-Unis, mais c'est aussi l'année au cours de laquelle Adam Weishaupt, un ancien Jésuite, d'origine juive ashkénaze, converti pour les besoins de la cause au catholicisme, a créé l'Ordre des Illuminati en Bavière. et que les Illuminati-reptiliens se sont infiltrés en europe grâce à l'église romaine ou catholique qui a été leur complice. La religion catholique ayant été inventée en l'an 393 après Jésus-Christ.

Extrait : Les Illuminati

Depuis Sumer et Babylone, la Fraternité du Serpent s'est perpétuée en prenant des formes et des noms multiples à travers les époques, exerçant son influence sur les religions et les pouvoirs politiques successifs, dans une longue filiation qui inclut les "écoles de mystère" égyptiennes et grecques, l'église chrétienne de Rome (utilisée comme "véhicule" par la "Fraternité" pour s'implanter en Europe), les Mérovingiens (d'où le personnage "Mérovingien" dans le film "Matrix"), les Templiers (et leurs nombreuses ramifications - Franc-Maçons, Rose-Croix, Prieuré de Sion, Ordre Militaire et Hospitalier de St Jean de Jérusalem, Ordre de Malte...), et enfin les "Illuminati" et les organisations qui y sont rattachées.

 

Nous vous laissons vous interroger sur le nom que s'est attribué l'église catholique : la Sainte église apostolique romaine. Apostolique de apostat qui veut dire pour nous, ayant renié les enseignements laissés par le Christ, et non pas après les apôtres.

Vous aurez compris que le faux Messie (l'unique Religion Mondiale et leurs promoteurs ) et les Grands Dieux que la race hybride humano-reptilienne, Illuminati-reptiliens, attendent, ce sont leurs Grands Dieux Annunakis qui doivent revenir sur leur planète Nibiru, auxquels ils ont promis de livrer la Terre et toutes ses richesses avant le 21 décembre 2012.

 

Par ailleurs nous constatons que le plus grand nombre confond, le terme AntiChrist qui veut dire, contre le Christ, avec le terme AntéChrist qui veut dire avant le Christ

Qui sont les Antichrists ?  Si nous devons en croire les récits qui nous ont été rapportés, ce sont les juifs et les romains. En effet, Ponce Pilate qui a accédé à la demande de crucifixion ou d'assassinat du Christ et non pas à son sacrifice volontaire, était un procureur romain. La Judée étant à l'époque occupée par les romains qui passaient déjà leur temps à guerroyer au bénéfice de l'Empire Romain.

Pour ceux qui attendent l'Antéchrist qui est souvent assimilé au retour de la bête, nous nous demandons ce qu'ils attendent qui pourrait se produire avant le Christ puisque nous sommes déjà à plus de 2000 ans après le Christ ?

Certains attendent son retour, selon les religions.

Et si au lieu d'attendre le retour le Christ, il incombait tout simplement à l'humanité de s'éveiller pour comprendre qu'elle a le Christ en elle et qu'il lui appartient de  chasser ses prédateurs millénaires ?

Les Christs que les Illuminati-reptiliens veulent détruire en éliminant les 2/3 de l'humanité avant le retour de leurs Grands Dieux Annunakis.

En effet, le terme Christ, veut dire : enfant de Dieu et non pas l'Unique fils de Dieu.

Ainsi sont des Christs toutes les créations  Divines et les enfants de Dieu : humains, animaux, végétaux et tout ce qui vit sur Terre et dans l'Univers. Car nous avons tous le corps Christique ou Corps Divin en nous.

Autrement dit, tant que l'humanité continuera à croire aveuglément, que le Christ s'est soi-disant sacrifié pour la recheter de ses péchés, l'humanité ou tous les Christs continueront à accepter de se sacrifier au profit des Illuminati-reptiliens.

Il ne s'agit donc pas de retenir des écrits dits sacrés que ce qui en arrange certains et d'occulter que nous avons tous été créés à l'image de Dieu ou à l'image de son âme Divine créatrice et éternelle et que nous sommes tous ses enfants.

 

Autrement, il faut que l'on nous explique qui nous sommes et si ne nous sommes pas des enfants de Dieu, que l'on nous dise que nous sommes tous des bâtards. et auquel cas, nous voudrions savoir de qui nous sommes issus ?

 

Et surtout continuez à vous battre entre-vous et à faire le jeu des religions.  Car les Illimunati-reptiliens qui se fichent pas mal des religions ont réussi le magnifique exploit de faire de nous tous, des juifs ! D'où la nécessité pour eux d'instaurer après nous avoir tous divisés par les religions durant des millénaires : l'Unique Religion Mondiale pour nous rassembler sous leur idéologie religieuse millénaire : Le Nouvel Ordre Mondial !

En effet, on ne peut pas croire et avoir adopté les textes hébraïques, dont l'ancien testament est un condensé de la Thora, et croire en Moïse et en Abraham qui nous a tous condamnés au monothéisme et dire que nous avons tous des religions différentes, si la base des croyances est la même pour tous.

Autrement, il faut que l'on nous explique aussi pour quelles raisons légitimes on dit de notre civilisation qu'elle est d'origine judéo-chrétienne ?

Dieu nous a laissé notre libre-arbitre et nous sommes nés pour être LIBRES et INDEPENDANTS de tout pouvoir politique ou religieux.

Encore une fois, le 21 décembre 2012, n'a pas été donné par les Mayas pour être la date de la fin du monde, mais la fin du monde du mensonge et notre entrée dans un nouveau monde de lumière et de vérité.

A vos réflexions personnelles.

mercredi 23 novembre 2011

Le Grand Sceau des États-Unis, calendriers des grandes civilisations, 2012, nouvel ordre mondial, retour des dieux et avènement de l'antéchrist...

Le calendrier maya se termine en 2012 et suggère la disparition de la civilisation humaine.  Les Mayas annoncent la fin de quelque chose par leur calendrier, mais ils annoncent aussi "le retour du Quetzatcoal", le "dieu serpent" qui a le pouvoir de l'air...

Les Aztèques parlent de l'avènement du serpent volant et leur calendrier se termine en 2012.  Le calendrier Kali Yuga, chez les Hindous, affirme des changements globaux vers 2012.  Le "Livre des changements", appelé aussi le "I-Ching" par les chinois, prédit la fin pour la même année.

Le "Zohar", une collection de livres dans la Kabbale juive mystique parle de la venue du Messie proche de l'année 2012.

Dans cette collection, on peut lire qu'à la fin 2012, tous les rois du monde seront rassemblés dans la grande ville de Rome et que "Celui des Saints" leur enverra une pluie de feu, de la grêle et des météorites jusqu'à ce qu'ils soient tous détruits.  Il est écrit que c'est là que le Mashiach (Messie) commencera à se manifester et qu'il rassemblera beaucoup de nations et des hôtes des extrémités de la terre.

Compte tenu du rejet de Jésus par les Juifs orthodoxes comme étant le Messie, cette prophétie du Zohar pourrait annoncer la venue de l'antéchrist en 2012...

Des chercheurs qui étudient les manuscrits anciens et l'époque la plus éloignée de l'Antiquité, croient que la source de tous les complots prend racine dans la Genèse, lorsque la Tour de Babel a été construite par Nimrod, qui voulait se rapprocher du Dieu soleil, dieu personnifié par Osiris en Égypte et Apollo en Grèce.  Plus près de nous, ces dieux n'ont absolument pas disparus, ils sont toujours des sujets de culte: groupes païens, franc-maçons, adorateurs de terre-mère Gaïa, wicca, etc.

Ce qui est intéressant, c'est que la progression des rituels et incantations impliqués dans ces groupes d'adorateurs culminent en l'apparition d'un nouveau paradigme de vie qui sera suscité par un puissant personnage.  Chez les Pères Fondateurs et les francs-maçons, cet aboutissement a été marqué sur un sigle que tous les américains contiennent dans leur poche: le Grand Sceau des États-Unis.

 

Grand Sceau des États-Unis qui apparait sur le billet de 1$ américain.

L'oeil au sommet de la pyramide est réputé être "l'oeil qui voit tout", "l'oeil d'Horus", ou "Le Grand Architecte de l'Univers" (dieu des francs-maçons).  Nous savons que les maçons, les constructeurs des cathédrales, doivent renier leur foi en Jésus-Christ lors d'une initiation dans les hauts degrés.  La Bible parle d'ailleurs de ces bâtisseurs qui ont "rejeté la pierre de l'angle", Jésus étant appelé la "pierre de l'angle" dans les Écritures.

"Mais, jetant les regards sur eux, Jésus dit: Que signifie donc ce qui est écrit: La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle?"  Luc 20:17

"Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l'angle." Actes 4:11

La date à la base de la pyramide est 1776, année de la signature de la déclaration d'indépendance des États-Unis.  Chez les Mayas, un "katun" est une période de temps de 19,7 années.  La pyramide du Grand Sceau possède 13 niveaux et l'année 1776 est inscrite au premier niveau.  Si on ajoute 12 autres niveau, soit 12 périodes de 19,7 années, on arrive en 2012!

L'expression latine « Novus ordo seclorum » fait partie du sceau américain et se traduit par « Nouvel ordre des âges » appellation qui a été reprise par de nombreux présidents et politiciens dans les dernières années: le "Nouvel Ordre Mondial", "gouvernance mondiale", "mondialisation". 

Ceux qui croient que les États-Unis ont été fondés par des chrétiens pourraient avoir un choc de taille en entrant au Capitol!  Selon le livre "The Age of Washington", de George W. Nordham, le président était habillé en costume maçonnique lorsqu'il a posé la première pierre du Capitole le 18 septembre 1793.  

 

 

La rotonde du Capitole comprend « L'apothéose de George Washington » avec le premier président américain devenant glorifié comme un Dieu, accompagné de nombreuses divinités païennes.

Est-ce que 2012 sera la fin du monde?

Selon les faits présentés ci-haut, ce ne sera pas la fin du monde.  Ce sera la naissance d'un "nouvel ordre mondial", d'un "nouveau monde occulte".  Ce sera l'aboutissement d'un complot spirituel qui prend sa source dans la Nuit des Temps et qui doit marquer le retour des dieux, l'arrivée du faux Messie, de l'antéchrist!




18/10/2011

Nous devons la théorie sur la relativité à un Français, Jules-Henri Poincaré - L'Escroquerie d'Einstein: la Relativité de Poincaré

Voilà comment on nous enfume depuis des décennies.

Pour quelles raisons légitimes un français ne devait-IL pas être reconnu comme étant le découvreur de la théorie de la relativité ?
Rendons à César ce qui appartient à César, ce qui n'enlève en rien les travaux d'Einstein.
 

L'Escroquerie d'Einstein : la Relativité de Poincaré
(Radio Courtoisie, 1991/05/08)
 

 
Scoop énorme : Albert Einstein aurait pompé toute la "Théorie de la Relativité" à un Chercheur-Mathématicien français !
Il s'appelle Jules-Henri Poincaré (1854-1912), cousin germain du Président français Raymond Poincaré, il aurait tout découvert, formalisé et publié juste avant son homologue apatride. Einstein n'aurait fait que le lire puis, après la mort de Poincaré en 1912, les mass média américains auraient lancé l'apatride comme on lance une vedette de la Star Academy.

Les explications par Dean Mamas, Docteur en physique nucléaire, américain d'origine grecque, militant pour la réhabilitation de Poincaré.

Date: Mercredi 8 Mai 1991.
Invité: Dean Mamas; présence de Roger Holeindre, Nicolas Portier & Jean-François Touzet.
Présentation: Serge de Beketch.
Emission: Le Libre Journal.
Source: Radio Courtoisie.
 
Quelques références complémentaires :

La Relativité, Poincaré et Einstein, Planck, Hilbert : Histoire véridique de la Théorie de la Relativité

Présentation de l'éditeur

" A l'aube du vingtième siècle, un jeune homme de vingt-six ans révolutionne la Physique malgré l'opposition de tous les vieux savants. " Depuis cent ans cette belle légende fait rêver bien des étudiants ravis de voir pour une fois un jeune l'emporter sur les vieux... Mais ce n'est qu'une image d'Epinal bien éloignée de la réalité. Il est vrai que la réalité est proprement incroyable. Il est aujourd'hui de plus en plus souvent reconnu que Henri Poincaré et Hendrik Antoon Lorentz sont les véritables fondateurs de la théorie de la Relativité et que l'" article fondateur " d'Albert Einstein, en 1905, est une compilation de leurs travaux. Mais on s'est longtemps demandé comment tout cela avait été possible. Il est probable que, dans une période normale, un tel secret partagé par tant de gens n'aurait pas tenu bien longtemps. Mais la " Belle Epoque " n'est pas une période normale, c'est une époque de nationalisme déchaîné dont il nous est difficile de nous faire une idée. Pour les scientifiques allemands de l'Université de Gtittingen il n'était pas pensable de laisser à un Néerlandais, et surtout à un Français, le bénéfice d'une découverte fondamentale sur laquelle ils travaillaient depuis des années ! Il fallait absolument que cette découverte revienne à l'Allemagne. Einstein n'est pas le vrai coupable, il n'est qu'un rouage dans une machination dont le principal responsable est le mathématicien David Hilbert qui jalousait Poincaré au-delà de toute raison et qui a réussi à entraîner dans cette occultation délibérée le physicien Max Planck et son journal scientifique les Annalen der Physik. Les savants français ont eu leur part de responsabilité. Peu d'entre eux ont lu et compris les travaux de Poincaré, aucun ne l'a défendu. Bien entendu ce bouleversement de l'histoire de la Science est très solidement étayé comme il se doit. Tous les documents nécessaires ont été soigneusement recherchés et traduits, et l'on va de surprise en surprise... " L'authentique historiographie brise sans ménagement les images d'Epinal ; elle remplace les stéréotypes et les préjugés par des faits réels, extraits patiemment des archives " (Emmanuel Leroy-Ladurie). Jules Leveugle a gardé de ses études scientifiques un intérêt constant pour l'histoire des sciences car " on ne comprend bien que ce dont on connaît l'histoire "... et la méthode scientifique ne consiste t-elle pas à remettre en question même ce qui paraît bien établi ?


Henri Poincaré et la relativité

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Poincar%C3%A9#Poincar.C3.A9_et_la_relativit.C3.A9


Poincaré et la Relativité

Christian Marchal 
Direction Scientifique Générale
Office National d'Etudes et de Recherches Aérospatiales
BP 72, 92322 Châtillon cedex, France
 
Document papier communiqué par G. Hoynant,
 mis sous forme informatique par J. Fric,
 vérifié par G.Hoynant

Avant-propos

En Avril 1994 la Jaune et la Rouge publia une étude de Jules Leveugle intitulée «Poincaré et la Relativité » (Réf 7), étude dans laquelle ce polytechnicien présente les documents qui soulignent la participation prépondérante de Henri Poincaré à la genèse de la Relativité.

Cette question a soulevé un grand intérêt et provoqué un abondant courrier, c'est pourquoi elle est abordée de nouveau avec ses récents développements et avec un point de vue plus large retraçant le lent cheminement de la pensée scientifique : la route n'était ni évidente ni facile.

Résumé :

Les équations électromagnétiques de Maxwell et les vieilles notions newtoniennes de temps absolu et d'espace absolu étaient contradictoires avec l'impossibilité de la détection du mouvement absolu de la Terre.

Cette situation conduisit Henri Poincaré à considérer que le temps absolu, l'espace absolu et « l'éther » correspondant sont artificiels et n'existent pas réellement.  Les modifications des systèmes de références inertiels ne suivent pas les règles de Galilée mais celles de la transformation de Lorentz, lesquelles peuvent être déduites du principe de relativité de Poincaré de 1904.

Malheureusement la santé de Poincaré était mauvaise ; il devint cancéreux en 1909 et mourut en 1912.  Il est heureux que son travail de pionnier ait été poursuivi par Einstein qui popularisa la Relativité.

Pour quelles raisons Poincaré est-il si ignoré et Einstein si célèbre?  Essentiellement à cause des divisions et des oppositions de la société française.  Les physiciens refusaient d'admettre que Poincaré, ce prodigieux mathématicien, était aussi l'un d'entre eux... et sa parenté avec son cousin germain Raymond Poincaré, homme politique de premier plan, n 'était pas faite pour calmer les esprits.

La théorie de la Relativité est le résultat d'une très longue maturation des connaissances et des idées de l'humanité confrontée aux propriétés de la matière, de l'énergie, de l'espace et du temps.

Commençons avec l'état de cette confrontation dans la seconde moitié du XIX' siècle.

Les cinq principaux éléments sont alors les suivants

1) La relativité galiléenne.

Pendant des siècles on a cru que la force était proportionnelle à la vitesse : vous poussez sur un objet et il se déplace, vous cessez de pousser et il s'arrête.  Il faut des observations difficiles et une réflexion poussée sur les frottements pour comprendre qu'en l'absence de force le mouvement reste rectiligne et uniforme (Galilée, Descartes) et que la force est proportionnelle à l'accélération (Newton).

Le motif réel de Galilée était la compréhension du mouvement orbital de la Terre celle-ci ne perd pas son atmosphère et ses océans le long de son orbite ! Galilée avait besoin de ce que nous appelons aujourd'hui la relativité galiléenne : « Une expérience de mécanique donne les mêmes résultats dans un laboratoire fixe et dans un laboratoire en mouvement rectiligne et uniforme », soit en termes pratiques : vous pouvez boire votre café comme d'habitude aussi longtemps que votre avion vole d'un mouvement rectiligne et uniforme sans être secoué par le vent ... (1)

2) Le mouvement de la Terre.

Copernic et Galilée n'avaient pas de preuves physiques du mouvement de la Terre et c'est pourquoi Copernic présentait son travail comme une hypothèse tandis que Galilée était plus affirmatif. Fort heureusement, au milieu du XIX° siècle, ce mouvement était fermement établi sur ses trois preuves classiques : l'aberration des étoiles (Bradley, 1727), la parallaxe des étoiles (Bessel, 1840) et le pendule de Foucault (1851).

 

3) Le temps absolu ou « newtonien ».

« Tempus absolutum verum et mathematicum... »

« Le temps absolu, vrai et mathématique, par sa nature même indépendant de toutes les autres grandeurs, coule uniformément et sera désigné par le mot durée.

Le temps relatif, apparent et vulgaire, est la mesure, plus ou moins précise, subjective et toute extérieure, de la durée par les mouvements des astres, dont on se sert habituellement au lieu du vrai temps, comme l'heure, le jour, le mois, l'année ». (Newton, Philosophia Naturalis Principia Mathematica, 2° édition, Cambridge, 1713).

A l'époque de Newton, et même deux siècles plus tard, aucune horloge n'était capable de révéler les petites différences liées aux effets relativistes.  Il était donc très naturel de supposer l'existence du « temps absolu », ce paramètre essentiel de tant de lois physiques, et la définition newtonienne apparaissait alors essentiellement comme un avertissement « attention, la rotation de la Terre n'est peut-être pas tout à fait régulière ».

4) L'espace euclidien absolu et la notion de force.

La loi de l'inertie : accélération = force / masse est valable seulement dans les référentiels « galiléens » ou « inertiels » qui ne tournent pas et dont les mouvements relatifs sont rectilignes et uniformes.

Dans la seconde moitié du XIX° siècle les géométries non-euclidiennes de Lobatchevsky, Bolyai et Riemann étaient considérées comme des curiosités mathématiques sans grand intérêt et chacun considérait l'espace physique comme euclidien.

Le fantastique succès de la théorie newtonienne de l'attraction universelle confortait toutes ces notions.  Cette théorie ne conduisait-elle pas à une description remarquablement précise des mouvements planétaires et n'avait-elle pas permis la découverte de Neptune (1846) après les longs calculs de Leverrier et d'Adams ?

En 1850, toutes les lois de la mécanique étaient en accord avec la relativité galiléenne, elles étaient conservées par les transformations ordinaires de référentiels galiléens, par exemple par l'expression classique:

(1)                    x1 = x - Vt   vitesse V constante du second référentiel par rapport au premier.

                        y1 = y ; z1=  z ; t1 = t: temps absolu.

 

5) Les équations de l'électromagnétisme (Maxwell 1864).

Les équations de Maxwell représentent un progrès majeur de la connaissance de la matière, sans doute un progrès aussi important que celui de la loi de l'attraction universelle.  Elles sont cependant la source des difficultés : elles ne sont pas conservées dans les transformations galiléennes des référentiels.

Considérons leur expression la plus simple dans le vide.  Le vecteur champ électrique E et le vecteur induction magnétique B sont liés par les quatre équations suivantes

(2) div E = 0 ; div B = 0 ; rot E  = - B /t ; rot B = m0e0E / t avec :

m0 = perméabilité magnétique du vide = 4p. 10-7  Henry par mètre.

e0 = permittivité du vide = 8,854 187 82  10-12Farad par mètre.

Les solutions les plus simples sont les ondes planes, par exemple celles se propageant dans la direction de Ox :

u = x - ct ; avec c = (m0e0) -1/2 = 299 792 458 m / s

 (3)               E = [ 0 , cf(u) , cg(u) ];                        B= [0 , - g(u) , f(u) ]

 f(u) et g(u) sont des fonctions continûment dérivables arbitraires.

Donc, dans le système de référence Oxyzt approprié dans lequel les équations (2) de Maxwell sont valables, les ondes planes se déplacent avec la vitesse c, la vitesse des ondes électromagnétiques.  Cette vitesse fut aussi reconnue comme la vitesse de la lumière après les expériences de Hertz sur les similitudes entre lumière et électromagnétisme.

Malheureusement la transformation galiléenne (1) ne conserve pas la vitesse c, nous devons donc choisir entre les deux possibilités suivantes :

A)           Ou bien les équations de Maxwell sont rigoureuses par rapport à un référentiel particulier Oxyzt et seulement approchées dans les référentiels en mouvement lent (comme ceux de nos laboratoires terrestres).

B)           Ou bien les équations de Maxwell sont rigoureuses pour tous les systèmes de références inertiels et la relativité peut être étendue de la mécanique à l'électricité et à l'optique.  Mais il y a un prix à payer : les notions de temps et d'espace absolus doivent être abandonnées car elles sont contradictoires avec l'invariance de la vitesse de la lumière.

Le temps absolu newtonien semblait si évident que l'hypothèse A fut immédiatement adoptée.  Le référentiel hypothétique Oxyzt prit une consistance concrète avec l'invention de «l'éther », milieu très léger et très subtil, censé jouer pour la lumière et l'électromagnétisme le rôle de l'air pour le son.

L'étape suivante était évidemment la recherche des propriétés de l'éther et la détermination du mouvement « absolu » de la Terre, c'est à dire de son mouvement par rapport à l'éther, par des expériences appropriées d'optique ou d'électromagnétisme.

L'expérience de Fizeau (mesure de la vitesse de la lumière dans un courant d'eau, 1851) et celle d'Airy (mesure de l'angle d'aberration dans un télescope plein d'eau, 1871) semblaient montrer un « entraînement partiel de l'éther » par les milieux transparents.

En utilisant toutes sortes d'idées et d'équipements, un grand nombre d'expérimentateurs (Trouton et Noble, Lodge, Kennedy et Thorndyke, etc.) essayèrent d'étudier les propriétés de l'éther et de déterminer le mouvement absolu de la Terre, mais sans succès.

Les expérimentateurs les plus célèbres sont Michelson et Morley.  Leur expérience (1887) fut incapable de détecter une anisotropie de la vitesse de la lumière en dépit d'une précision dix fois surabondante.

Il est heureux que le mouvement de la Terre ait été fermement établi dans l'esprit des scientifiques de ce siècle.  Deux siècles auparavant l'explication la plus simple aurait été : la Terre ne bouge pas...

Pendant que ces expériences étaient faites, les théoriciens obtenaient un certain nombre de résultats intéressants.

Lorentz et Fitzgerald notèrent qu'une contraction appropriée par le « vent d'éther » peut expliquer l'isotropie apparente de l'expérience de Michelson et Morley.

En 1887, Voigt obtint une transformation de coordonnées conservant les ondes planes et les ondes sphériques de Maxwell.

En 1895, Lorentz nota que le premier ordre de la transformation de Voigt conserve le premier ordre des équations de Maxwell.

Larmor donna le deuxième ordre un peu plus tard.

Dans son grand mémorandum de Mai 1904 (réf 1), Lorentz donna une extension de la transformation de Voigt préservant les équations de Maxwell dans le vide.

Les plus grands progrès sont dus au mathématicien, physicien et philosophe Henri Poincaré, qui était un ami de Lorentz.  Ils échangèrent de nombreuses lettres scientifiques à partir de 1895 et améliorèrent pas à pas leurs analyses.

Les progrès successifs dus à Poincaré sont les suivants

A)   Dans le livre La science et l'hypothèse (1902), pages 111, 245 et 246 (réf.2):

Il  n'y a pas d'espace absolu et nous ne concevons que des mouvements relatifs.

Il n'y a pas de temps absolu ; dire que deux durées sont égales, c'est une assertion qui n'a par elle-même aucun sens et qui n'en peut acquérir un que par convention.  Non seulement nous n'avons pas l'intuition directe de l'égalité de deux durées, mais nous n'avons même pas celle de la simultanéité de deux événements se produisant sur des théâtres différents.

Peu nous importe que l'éther existe réellement, c'est l'affaire des métaphysiciens ... un jour viendra sans doute où l'éther sera rejeté comme inutile ... Ces hypothèses ne jouent qu'un rôle secondaire.  On pourrait les sacrifier ; on ne le fait pas d'ordinaire parce que l'exposition y perdrait en clarté, mais cette raison est la seule. ( 2)

B) Le congrès scientifique mondial de Saint-Louis (Missouri, Septembre 1904).

Henri Poincaré est invité à présenter une conférence générale sur « L'état actuel et l'avenir de la Physique mathématique »(réf. 11).  Il ajoute audacieusement le « principe de relativité » au cinq principes classiques de la Physique :

« Le principe de relativité, d'après lequel les lois des phénomènes physiques doivent être les mêmes pour un observateur fixe et pour un observateur entraîné dans un mouvement de translation uniforme, de sorte que nous n'avons et ne pouvons avoir aucun moyen de discerner si nous sommes, oui ou non, emportés dans un pareil mouvement ». ( réf 11 page 306 et ( 3 ) ).

Ce principe était bien sûr essentiellement basé sur les résultats négatifs des expériences de cette époque sur l'éther.  La plus grande partie de la conférence est consacrée à la défense du nouveau principe et Henri Poincaré conclut : « Ainsi le principe de relativité a été dans ces derniers temps vaillamment défendu, mais l'énergie même de la défense prouve combien l'attaque était sérieuse ... Peut-être devrons nous construire toute une mécanique nouvelle que nous ne faisons qu'entrevoir, où l'inertie croissant avec la vitesse, la vitesse de la lumière deviendrait une limite infranchissable ». (réf 11, page 324).

C) La note à l'Académie des sciences de Paris (5 Juin 1905, publiée le 9 Juin 1905, réf 3).

Poincaré écrit à nouveau le principe de relativité et analyse le « changement de variables» présenté par Lorentz dans son mémorandum (réf 1).  Il simplifie la présentation de ce changement et lui donne son nom actuel : « Le point essentiel, établi par Lorentz, c'est que les équations de l'électromagnétisme ne sont pas altérées par une certaine transformation que j'appellerai du nom de Lorentz.. » (plus tard, en 1914, Lorentz corrigera cette affirmation : "je n'ai pas indiqué la transformation qui convient le mieux.  Cela a été fait par Poincaré et ensuite par M. Einstein et Minkowski."(réf 10, page 295))

Poincaré remarque que la théorie de la relativité implique l'existence d'ondes gravifiques » ou ondes gravitationnelles se déplaçant à la vitesse de la lumière.  Cependant ses recherches ultérieures sur ce sujet ne furent pas couronnées de succès.

Poincaré note enfin que la transformation de Lorentz et les transformations associées sont les éléments d'un « groupe » au sens mathématique du mot (aujourd'hui le groupe de Poincaré, dont celui de Lorentz est un sous-groupe).  Cela lui permet de donner la valeur du coefficient l utilisé par Lorentz dans sa transformation : ce coefficient est égal à l'unité.

Les groupes ont des invariants et Poincaré trouvera l'invariant de son groupe : la quantité L ²- c² T² où L représente l'intervalle de longueur et T l'intervalle de temps.  Quelques années plus tard Minkowski présentera ce même invariant sous la célèbre forme différentielle : c ² dt² - dx² - dy²- dz² = c² ds²

Le paramètre s est le " temps propre " , lequel étant un paramètre physique donné par les horloges de bord du véhicule étudié, doit évidemment avoir la même valeur dans tous les référentiels.

Il faut comprendre que le second temps, t', apparaissant dans la transformation de Lorentz a le même caractère physique que le premier, à cause de l'inexistence de l'éther et du temps absolu, et à cause de la parfaite symétrie de la transformation.  Poincaré avait déjà donné un sens physique à ce temps t' en synchronisant les horloges avec des signaux lumineux, grâce à l'invariance de la vitesse de la lumière (réf.4).

Il est essentiel de noter que la transformation de Lorentz est une conséquence directe du principe de relativité et n'exige pas l'invariance de la vitesse de la lumière (voir annexe).

D) Le dernier travail fondamental de Poincaré sur la relativité est son étude « sur la dynamique de l'électron » dans laquelle il démontre et développe les idées de sa note à l'Académie (réf. 5, Juillet 1905, publiée en Janvier 1906).

L'expression de la transformation du champ électromagnétique est impressionnante l'électromagnétisme apparaît comme la mariage de l'électrostatique et de la relativité.

La théorie de Lorentz et Poincaré conduit donc au caractère relatif de l'espace et du temps physiques, elle est en accord avec le principe de relativité, avec les équations de Maxwell non seulement dans le vide mais aussi ailleurs, avec les expériences sur l'éther (Fizeau, Airy, Michelson, etc.) et avec les résultats classiques de l'électromagnétisme tels qu'ils furent découverts par les pionniers : Coulomb, Ampère, Volta, Laplace, Gauss, Oersted, Faraday ... La théorie de la relativité restreinte était dès lors complète.

Pendant ce temps, Einstein prépare et publie son premier et plus célèbre travail sur la relativité : Zur Elektrodynamik der bewegten Körper (réf 6).  Ce travail fut présenté sans aucune référence et est pour cette raison considéré par certains auteurs comme une compilation des travaux précédents (réf 7). 1L'idée de base d'Einstein est l'invariance de la vitesse de la lumière (ce qui oblige les photons à avoir une masse nulle).

Einstein est conduit au principe de relativité.  Il obtient tous les résultats décrits par Poincaré.  Il mentionne même que les transformations de Lorentz et les transformations associées forment un groupe, mais ne fait aucun usage de cette propriété.

Einstein était-il au courant des travaux de Poincaré ? Ceci est une question difficile.

D'une part il écrit en 1955 dans une lettre à Carl Seelig:

« Il n' y a pas de doute que, si nous regardons son développement rétrospectivement, la théorie de la relativité restreinte était prête à être découverte en 1905.  Lorentz avait déjà observé que, pour l'analyse des équations de Maxwell, les transformations qui porteront plus tard son nom sont essentielles et Poincaré avait été encore plus loin.

En ce qui me concerne, je ne connaissais que les travaux importants de Lorentz de 1895 : La théorie électromagnétique de Maxwell et "Versuch einer theorie der elektrischen und optischen Erscheinungen in bewegten Körpern" mais je ne connaissais ni les travaux ultérieurs de Lorentz ni les investigations correspondantes de Poincaré.

Dans ce sens mon travail de 1905 était indépendant » (réf 8, page 11).

Mais d'autre part:

A) Le travail d'Einstein en 1905 sur la relativité contient les mêmes résultats que celui de Poincaré y compris la propriété de groupe pour les transformations de Lorentz et les transformations associées.  Cette notion de groupe mathématique était alors très nouvelle et pratiquement ignorée chez les physiciens, Einstein n'en fait aucun usage.

B) Einstein n'a évidemment pas pu utiliser le travail de Poincaré de Juillet 1905 pour écrire son propre texte, mais la Note à l'académie du 5 Juin 1905 est arrivée à Berne, à temps, le 12 ou le 13 Juin, et la lire faisait partie de son travail ordinaire.  On peut d'ailleurs remarquer qu'Einstein résumait régulièrement pour les Annalen der Physik les travaux de physique les plus intéressants, y compris ceux parus dans les comptes rendus de l'Académie des Sciences de Paris (voir par exemple la référence 18, avec entre autres l'analyse du travail de M. Ponsot, CR.140, S pages 1176-1179, 1905).

C) Selon ses amis Maurice Solovine et Carl Seelig, Einstein avait lu le livre de Poincaré La Science et l'hypothèse (pas de temps absolu, pas d'espace absolu, pas d'éther ... ) pendant les années 1902-1904.  Ce livre fut discuté à leur cercle de lecture « Académie Olympia » durant plusieurs semaines (réf. 8, pages 129 et 139 ; réf. 9, page VIII et réf. 17, page 30).

On avance parfois qu'il arrive que les découvertes soient faites par plusieurs personnes en même temps (en d'autres termes : Poincaré et Einstein pourraient bien avoir obtenu les mêmes résultats indépendamment).  Cependant même si ceci est souvent vrai dans les recherches ordinaires - l'exemple le plus frappant étant celui de Gray et de Bell déposant le même jour, à plusieurs centaines de kilomètres l'un de l'autre, leur brevet sur l'invention du téléphone - ce n'est jamais le cas pour les bouleversements de la science lesquels suscitent immédiatement l'opposition: Copernic était seul, Képler était seul, Galilée était seul, Darwin et Wallace étaient seuls, Pasteur était seul, Freud était seul et tous furent ou bien ignorés, ou bien même combattus et persécutés.

Néanmoins, même si le principe de relativité doit être appelé principe de Poincaré, et même si Einstein n'est pas le premier, nous lui devons non seulement la relativité générale de 1916 mais aussi une magnifique vulgarisation de la relativité restreinte.  Ceci est très heureux car la santé de Poincaré était mauvaise et il ne survécut guère à son travail de géant, il fut frappé du cancer en 1909 et mourut en 1912 à l'âge de 58 ans.

La mauvaise santé de Poincaré et l'absence de référence dans le travail d'Einstein sur la relativité en 1905 ne sont évidemment pas les seules raisons pour lesquelles Poincaré est si ignoré et Einstein si célèbre.

Si un grand physicien comme Paul Langevin (qui discuta des derniers développements de la Physique avec Poincaré, son ancien professeur, durant les semaines de leur voyage au congrès de Saint-Louis en 1904), si Langevin avait défendu Poincaré l'évidence aurait été immédiatement reconnue.

Si Poincaré avait eu la possibilité de publier dans un grand journal de physique, comme les Annalen der Physik d'Einstein, il aurait eu une grande audience.  Mais il ne trouva que le Rendiconti del Circolo Matematico di Palermo pour son travail majeur de Juillet 1905 ... un petit journal de mathématiques qui n'était pas connu parmi les physiciens.

Il peut sembler incroyable que Poincaré ait eu tant de mal à publier dans un journal de physique, mais les physiciens de cette époque refusaient de considérer que ce prodigieux mathématicien était aussi l'un des leurs.  Encore aujourd'hui, certains physiciens croient que le caractère physique des variables x' et t' de la transformation de Lorentz n'a pas été suffisamment souligné par l'auteur du principe de relativité ! (réf. 20).

Il faut dire que Poincaré joue de malchance, son travail Sur la dynamique de l'électron n'est pratiquement pas connu avant les années trente et entre-temps la science et le vocabulaire scientifique ont fantastiquement changés.  Tandis que, d'une traduction à l'autre, le texte d'Einstein est constamment réactualisé ... En conséquence la comparaison des deux textes est apparemment édifiante.  Le texte de Poincaré est difficile à lire et certains lecteurs en arrivent même à se demander si Poincaré à vraiment compris la relativité... Il faut attendre le tout récent travail d'un éminent physicien russe, l'académicien Anatoly Logunov, pour que Poincaré soit lui aussi traduit en langage scientifique moderne, en russe tout d'abord puis en anglais et en français (réf 16).  Alors tout devient clair, nul ne peut plus soutenir que Poincaré ne savait pas ce qu'il faisait ou qu'il n'avait pas vraiment compris...

Par dessus tout cela une histoire typiquement française : La plupart des professeurs d'Université du début du siècle étaient politiquement de gauche à cette époque de dures confrontations (affaire Dreyfus, séparation de l'Eglise et de l'Etat ... ). Ils refusèrent de soutenir Henri Poincaré assimilé à son cousin Raymond, l'un des chefs de la droite et le futur Président de la République ... De quelques bords qu'ils soient la passion politique des Gaulois, et les excès qui en résultent, ont toujours étonné les étrangers.

Henri Poincaré n'était pas homme à se mettre en avant.  Il avait attribué à Lorentz plus que sa part, ce qui fut loyalement refusé par celui-ci.  Il avait appelé « fonctions fuchsiennes », fonctions du professeur Fuchs, des fonctions pour lesquelles il avait fait plus des deux tiers du travail...

En fin de compte l'amitié de Lorentz le sauva.  En 1921, après le triomphe de l'éclipse de Soleil de 1919, le comité Nobel se réunit avec pour première pensée : « Nous devons donner le prix Nobel à Einstein pour la relativité ». Mais Lorentz, prix Nobel de physique 1902, proteste : « Ce n'est pas juste ! » et il publie la notice sur la vie de Poincaré qu'il avait écrite en 1914 (ré£ 10, page 298)... «Je n'ai pas établi le principe de relativité comme rigoureusement et universellement vrai.  Poincaré au contraire a obtenu une invariance parfaite des équations de l'électrodynamique et il a formulé le «postulat de relativité», termes qu'il a été le premier à employer ».

Embarrassé, le comité Nobel décide de prendre le temps de réfléchir et, après quelques mois, donne finalement le prix Nobel à Einstein mais pas pour la relativité... pour l'effet photoélectrique !

Ainsi, en dépit de sa modestie et de sa timidité, Henri Poincaré doit être considéré non seulement comme un excellent philosophe de la science et l'un des plus grand mathématiciens ; il est aussi un physicien de tout premier plan (électromagnétisme et radio, optique, fluorescence, théorie cinétique des gaz, théorie des quanta, etc.), le père du principe de relativité et le fondateur de la relativité restreinte.

(1) Pour ce principe et quelques autres réflexions philosophiques fondamentales, Galilée est considéré par les scientifiques comme l'un des pères fondateurs de la science moderne tandis que le public le connaît surtout à cause de son procès de 1633.  Notez cependant l'ironie et la chance historique : c'est parce qu'il était condamné à la résidence surveillée dans sa maison de campagne à Arcetri près de Florence, qu'il a trouvé le temps nécessaire à la réflexion philosophique.  Sinon il serait probablement resté le professeur très occupé et le polémiste ardent et parfois injuste qu'il avait été toute sa vie.

 (2) Au cours du vingtième siècle de nombreux physiciens reprocheront à Henri Poincaré de n'avoir pas condamné plus explicitement et plus définitivement la notion d'éther.  Mais cela n'était pas si évident et Einstein lui-même dira encore bien plus tard, en 1920, dans la conclusion de sa conférence de Leyde : « En résumant, nous pouvons dire : D'après la théorie de la relativité générale, l'espace est doué de propriétés physiques ; dans ce sens par conséquent un éther existe.  Selon la théorie de la relativité générale un espace sans éther est inconcevable, car non seulement la propagation de la lumière y serait impossible, mais il n'y aurait aucune possibilité d'existence pour les règles et les horloges, et par conséquent aussi pour les distances spatio-temporelles dans le sens de la physique.  Cet éther ne doit cependant pas être conçu comme étant doué de la propriété qui caractérise le mieux les milieux pondérables, c'est à dire comme constitué de parties pouvant être suivies dans le temps : la notion de mouvement ne doit pas lui être appliquée »(réf . 19).

(3) Il est étonnant que cette toute première expression du principe de relativité à son niveau véritable ne soit pas mentionnée en référence 12 par ailleurs très intéressante et bien documentée.  Je ne l'ai pas trouvée non plus en référence 13 en dépit de sa présence en référence 14 et aussi dans la fameuse Encyklopädie der mathematischen Wissenchaften (réf 15).

Références

 

1     Lorentz H.A. Electromagnetic phenomena in a system moving with any velocity less than that of light.  Proc.Royal Acad.  Amsterdam, 6, page 809, 1904.

2     Poincaré H. La Science et l'hypothèse.  Edition Flammarion, Paris, 1902.

3     Poincaré H. Sur la dynamique de l'électron.  Comptes rendus AcadSci.  Paris, 140, pages 1504-1508, 5 Juin 1905.

4     Poincaré H. La mesure du temps.  Revue de métaphysique et de morale. 6, pages 371384, 1898.

5     Poincaré H. Sur la dynamique de l'électron.  Rendiconti del Circolo Matematico di Palermo, 21, pages 129-175, reçu le 23 Juillet 1905, publié en Janvier 1906.

6     Einstein A. Zur Elektrodynamik der bewegten Körper.  Annalen der Physik, 17, pages 891-921, reçu le 30 Juin 1905, publié le 26 Septembre 1905.

7     Leveugle J. Poincaré et la relativité.  La Jaune et la Rouge, pages 3 1-5 1, Avril 1994.

8     Miller A.I. Albert Einstein's Special Theory of Relativity.  Ed.  Addison-Wesley Publishing Company Inc.  ReadingMass., 198 1.

9     Solovine M. Lettres à Maurice Solovine.  Ed.  Gauthier-Villars, Paris, 1956.

10   Lorentz H.A. Deux mémoires de Henri Poincaré dans la Physique mathématique.  Acta Matematica, 38, pages 293-308, 192 1.

1 1  Poincaré H. L'état actuel et l'avenir de la physique mathématique.  Bulletin des Sciences Mathématiques, 28, 2° série (réorganisé 39-1), pages 302-324, 1904.

12   Tonnelat M.A. Histoire du principe de relativité.  Ed.  Flammarion, Paris, 1971.

13   Ginzburg V.L. On the theory of relativity.  Ed.  Nauka, Moscow, 1979.

14   Bol'shaia Sovetskaia Entsiklopedia. Great Soviet Encyclopedia-A translation of the third edition.  Volume 18, Macmillan Inc., New-York, Collier Macmillan Publishers.  Relativity, Theory of, page 653, 1974.

15   Pauli W., Kottler F. Encyclopädie der mathematsichen Wissenchaften.Leipzig Verlag und Druck von B G Teubner.  Relativitätstheorie V-2, pages 545-546 (1904-1922)Gravitation und Relativitätstheorie VI-2-2, page 171 (1922-1934).

16   Logunov A. A. On the articles by Henri Poincaré: « On the dynamics of the electron » Publishing Dept of the Joint Institute for Nuclear Research, Dubna, 1995. Sur les articles de Henri Poincaré : « Sur la dynamique de l'électron ». Le texte fondateur de la Relativité en langue scientifique moderne.  Publication ONERA 2000-1, pages 1-48, 2000.

1 7  Merleau-Ponty J. Einstein.  Ed Flammarion ISBN, page 30, 1993.

1 8  Einstein A.Beiblâtter zu der Annalen der Physik. 29, N' 18, pages 952-953, 1905.

1 9  Einstein A. L'éther et la théorie de la relativité.  Conférence faîte à Leyde (Pays-Bas) le 5 Mai 1920.  Traduction en français par Maurice Solovine et M.A. Tonnelat dans: Albert Einstein, Réflexions sur l'électrodynamique, l'éther , la géométrie et la relativité.  Collection « Discours de la méthode », nouvelle édition, Gauthier-Villars éd. 55 Quai des Grands Augustins, Paris 6è, page 74,1972.

20   Darrigol 0.  Henri Poincaré 's criticisme of Fin de Siècle electrodynamics Studies in History and Philosophy of modem Physics, pages 1-4, April 1995.

 

Les références 3, 5 et 10 apparaissent aussi dans les "Oeuvres de Henri Poincaré",

respectivement tome 9, pages 489-493 ; tome 9, pages 494-550 et tome 11, page 247-261; Gauthier-Villars éditeur, Paris, 1956.

Annexe

La transformation de Lorentz

Recherchons la transformation de Lorentz le long de deux axes Ox et O'x' glissant l'un sur l'autre avec la vitesse relative constante V.

___________________________________________O'___________________________> x'                              

______________________O______OO'= V_____________________________________> x                                                                                                                                                                                            x

Afin d'obtenir une symétrie parfaite entre les deux référentiels retournons l'axe O'x'.

x'<_________________________________________O'________________

________________________O_____________________________________> x

L'homogénéité conduira à une transformation linéaire et si nous choisissons t = t' = 0 en O et O' quand ils se croisent, les transformations (x, t) ® (x', t') et (x', t')® (x, t) seront données comme suit avec huit constantes appropriées A à D'

 

(4)                                x' = Ax + Bt                     t' = Cx + Dt

                                    x = A'x' + B't'                   t = C'x' + D't'

Le principe de relativité et la symétrie conduisent à:

(5)             A = A'           B = B'          C = C'            D = D'

De plus en O' nous avons x' = 0 et x = Vt, donc x' = Ax + Bt entraîne AV + B = 0, de même x = Ax' + Bt' et t = Cx' + Dt' entraînent B = DV, et donc D = -A.

Enfin la cohérence exige:

(6)          x = Ax' + Bt' = A(Ax + Bt) + B(Cx + Dt) = (D' + CDV)X t = Cx' + Dt' = C(Ax + Bt) + D(Cx + Dt) ='(D' + CDV) t

donc D² + CDV = 1, soit: C = (1 - D²) / DV.

La transformation (x, t) -> (x', t') devient donc

(7)             x' = -Dx + DVt                   t' = [(l - D²) / DV]x + Dt

La seule inconnue restante, D, est une fonction de la vitesse V et peut être déterminée par la comparaison de plusieurs vitesses.

Retournons à nouveau O'x' et considérons trois axes Ox, O'x' et O"x" de même sens.

                                                                               __O"____________________________>x"                                                                     

                                                       OO"=V"t,         O'O" = V't                                                                                                           

____________________________________O'__________________________________>x'

                                                       OO' = Vt

__________________________O_____________________________________________>x

La relation (7) devient, avec le signe opposé pour x'

(8)             x' = D(x - Vt)                   t'= [(l - D ²) / DV]x + Dt

 

et pareillement, avec D' pour V' et D" pour V "(ce nouveau D' est indépendant de celui de (4)-(5), lequel n'est plus utilisé après (5)) :

(9)                    x"= 'D'(x'- V't');    t" = [(l - D'²)/D'V']x' + D't'

(10)                  x"= D"(x - V"t);    t" = [(l - D"²)/ D"V"]x + D"t

Eliminons alors x' et t' en (8) et (9), nous obtenons une autre expression de (10)

(11)               x"={DD'+[D'V'(D² - 1) / DV] }x - DD'(V + V')t

t"={[(D - DD'²) / D'V'] + [(D'- D² D') / DV]} x + { DD'+ [DV(D'²-1)  /D'V']} t

L'identification de (10) et de (11) conduit aux quatre égalités suivantes

(12)               D " = DD' + [D'V'(D²-1) / DV]

(13)              D"V "= DD'(V + V')

(14)               (1 - D"² ) / D"V"= [(D - DD'²) /D'V'] + [(D'- D²D') / DV]

(15)               D"= DD' + [DV(D'²- 1) / D'V'] 

Donc, avec (12) et (15):

16)                D"- DD' = D'V'(D²- 1) / DV = DV(D'² - 1) / D'V'

La dernière égalité permet de définir la quantité K par:

(17)               K=D² V² / (D ²-1) = D'²V'² / (D'² - 1)

 

            La quantité K à la même valeur pour deux vitesses arbitraires (et leur D correspondant), elle est donc constante pour toutes les vitesses.  D'autre part le cas V = 0 donne x = x' et t = t',

donc     D = 1 en (8), il nous faut donc choisir la solution positive de (17)

(18)                                     D= (1-V²/K)-1/2

On obtient ainsi, avec (8), la transformation (x, t)®(x', t) et Poincaré l'étend sans difficulté à la transformation générale (x, y, z, t) ® (x', y', z', t').

(19) x'=(x-Vt) (1-V²/K)-1/2 ; y'=y ; z'=z                      t'=[(t-(Vx/K)] (1-V²/K)-1/2

Il reste à déterminer la constante K qui donne la transformation (1) de Galilée si elle est infinie et la transformation de Lorentz ordinaire si K = c2.  Bien entendu ces deux transformations sont très voisines lorsque le rapport V/c est faible.

La constante K ne peut être négative (il deviendrait possible de remonter dans le temps) et sa racine carrée apparaît comme une vitesse limite indépassable.  Ceci est confirmé

par la racine carrée (1-V²/K)1/2 et aussi par la composition des vitesses déduite de (12) et (13):

(19)   V" = (V+V')/ [1 + (VV'/ K)]       soit avec ÖK = k

(19)    (k-V")/(k+V") = [(k-V)/(k+V)].[(k-V')/(k+v')]     

donc êV ê et êV' ê < k entraînent êV" ê < k.

Très naturellement Poincaré et Lorentz ont choisi K = c², ce qui s'accorde avec l'invariance de la vitesse de la lumière et avec la conservation des équations de Maxwell dans les référentiels inertiels.  On peut cependant remarquer que, si nécessaire, il reste possible que K soit très légèrement supérieur à c² . Les photons auraient alors une masse très petite mais non nulle, et leur vitesse, la vitesse de la lumière, serait une fonction très légèrement croissante de leur énergie et tendrait vers ÖK quand leur énergie augmenterait indéfiniment.

Fin de l'annexe
http://www-cosmosaf.iap.fr/Poincare.htm