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14/10/2015

Il y a deux manière de conquérir une nation ....

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09/10/2015

L’administration Obama aurait renoncé à son programme d’entraînement des rebelles syriens

Revirement total de situation aux USA !

Il y a du Poutine là-dessous qui dévoile toute la supercherie de Washington au monde entier avec les vidéos et les photos qui nous sont communiquées depuis le début des frappes russes en Syrie !

Alors qu’hier le secrétaire de la défense américain, Ash Carter annonçait avoir fixé le Budget de la défense US : au prorata de 600 millions aux rebelles syriens, et de 300 millions à Kiev pour financer une armée syrienne soi-disant libre et une armée fantôme, selon Moscou qui a réclamé les coordonnées des responsables de ce groupe que les USA refusent de lui communiquer, et que Ash Carte, menaçait encore la Russie de pertes humaines russes à venir en Syrie, Selon Ashton Carter, la Russie subira prochainement des «pertes» humaines en Syrie, aujourd’hui, revirement complet de situation !

Sachant que l’armée Syrien libre soi-disant modérée, ne se résumait qu’à 5 combattants, nous comprenons tout de suite où allait cet argent, à financer lSIS et Daesh au détriment des contribuables américains !

A présent, ils ont décidé d’aller s’attaquer à la Chine !

Washington envoie des navires militaires en mer de Chine
Le Pentagone s'apprête à envoyer des navires vers l'archipel Spratleys en mer de Chine méridionale.

Quant au nazi de KIEV, Proc’ochenko, il a considéré que Lutter contre l'EI sape l'ordre mondial? La drôle de déclaration du président ukrainien

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L’administration Obama aurait renoncé à son programme d’entraînement des rebelles syriens

9 oct. 2015, 14:02

Un rebelle syrien

 Un rebelle syrien

 Washington a mis fin au programme de 500 millions de dollars du ministère de la Défense qui avait pour but d'entraîner les rebelles syriens, a avoué un responsable cité par The New York Times. Barack Obama donnera bientôt son avis à cet égard.

Sous le couvert de l'anonymat, un responsable du Pentagone a fait savoir que le recrutement des «rebelles syriens modérés» qui reçoivent un entraînement en Jordanie, en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis touchera bientôt à sa fin.

Selon le responsable, un centre beaucoup plus petit sera ouvert en Turquie où un certain nombre de combattants, majoritairement les leaders des groupes d’opposition, seront formés à des manœuvres opérationnelles, comme l’identification et la localisation de cibles, pour déclencher des  raids aériens.

A la suite de la publication de l'article, le ministre américain Ashton Carter a dit pendant une conférence de presse avec son homologue britannique, vendredi à Londres qu’il «n’était pas heureux des premiers efforts» de ce programme en ajoutant que Washington «a essayé différentes approches».

«Je pense que vous entendrez très bientôt le commentaire du président Obama sur ces propositions qu’il a approuvées et sur nos prochaines actions», a dit Carter lors de sa rencontre avec Michael Fallon.

Qu'en est-il du budget?

Cette nouvelle est apparue un jour seulement après la ratification, mercredi, du nouveau budget américain pour 2016 par le Sénat américain. Ce budget consacre 600 millions de dollars à un programme d’aide aux rebelles syriens «approuvés», c’est-à-dire combattant à la fois le gouvernement de Damas et Daesh.

Comme cela figure dans la section 1225 du document, 531,5 millions sont prévus pour équiper et entraîner des combattants sur place. Les 25,8 millions et 42,8 millions restants iraient respectivement à l’armée américaine et aux forces aériennes afin de couvrir leur frais de participation.

On ne sait pas, pour l’instant, à quoi sera alloué cet argent et si l’entraînement cessera. Sera-t-il destiné à d’autres opérations ou aux armes pour les rebelles? Mais Obama n’ayant pas encore signé ce projet de loi, on peut encore s’attendre à des modifications.

 

 

07/10/2015

Le Nouvel Ordre Mondial passe par Damas ou l'obligation de résultat de réussite pour Poutine en Syrie !

Excellente analyse faite dans cet article qui reflète l’obligation de réussite de Poutine en Syrie, s’il veut détruire le projet d’instauration du Nouvel Ordre Mondial qui passera par la Syrie pour créer y compris, le Grand Israël et le Grand Moyen Orient.

Obligation de réussite pour Poutine, non seulement pour la Russie mais pour l'ensemble de l'humanité pour devoir éradiquer la mafia Kazahr de Rothschild et ses projets mortifères d'instauration de son Nouvel Ordre Mondial !

 

Le Nouvel Ordre Mondial passe par Damas

by Laid Seraghni / on 6 octobre 2015 at 16 h 58 min

poutine vs obama

Si la Syrie tombait, la Russie serait, en plus d’une humiliation diplomatique, menacée dans son intégrité territoriale, ce qui pourrait induire un éclatement de la Fédération de Russie. Les événements qui se déroulent actuellement en Syrie ne sont en aucun cas liés à la question de démocratisation de la société ni pour plus de liberté pour les Syriens. Il s’agit d’un ordre mondial que cherchent à imposer les États-Unis avec leurs vassaux occidentaux prédateurs à un autre monde qui, la Russie en tête, réclame plus de participation dans la gestion des affaires internationales desquelles ils ont été exclus depuis des décennies.

Le point de départ pour la nouvelle configuration géopolitique du monde passe aujourd’hui par Damas. L’avenir de la Russie s’y joue actuellement. Poutine sur la ligne de Catherine II (1) qui considérait que « Damas détient la clé de maison Russie » comprend bien que « Damas est la clé d’une nouvelle ère ». Depuis le début des contestations en Syrie, la Russie, appuyée notamment par la Chine et l’Iran, a décidé de faire échouer toutes les tentatives d’un changement de régime car elle était persuadée que si le plan des Occidentaux réussissait, elle serait confinée dans un rôle de second plan et serait menacée dans son intégrité territoriale. C’est pourquoi, dès le début de la crise, la Russie s’était montrée très ferme et s’est opposée à toute intervention militaire, et ce malgré les pressions du Conseil de sécurité, de l’assemblée générale de l’ONU et de la Ligue arabe. A chaque tentative visant la reproduction du scénario libyen ou yéménite, elle opposa un refus catégorique.

Hypocritement, les Occidentaux semblent ne pas comprendre les raisons de la position russe en avançant que Moscou avait, en Syrie, des intérêts économiques et de soutiens logistiques pour sa flotte militaire. Ce ne sont nullement les contrats d’armement passés avec ce pays, ni le port de Tartous qui sont les enjeux stratégiques russes dans la région au point de mener une lutte atroce pour éviter que l’État syrien ne tombe. Cela est confirmé en partie par le directeur du Centre d’analyse sur les stratégies et les technologies-Moscou Rousslan Poukhov, qui a déclaré : « penser que la Russie soutient Damas en raison des ventes d’armes est une aberration ! C’est totalement hors sujet ». (2)

Loin de l’instauration de la démocratie ou des libertés, c’est le rôle résistant de la Syrie qui est visé. En soutenant les mouvements des résistances palestiniennes et libanaises, la Syrie a fait avorter tous les plans américains pour la mise en place du Grand Moyen-Orient dans lequel les États arabes seront atomisés et soumis au diktat israélien. Par ailleurs, son alliance stratégique avait l’Iran a fait que l’axe hostile aux plans étatsuniens se consolide dans la région.

Pourquoi la Russie n’admettra-elle pas une victoire des prédateurs de la Syrie ? Si la Syrie venait à tomber, de sérieuses menaces pèseraient sur elle, et les plus manifestes sont :

A- AU PLAN ECONOMIQUE

Poutine sait parfaitement que pour que son pays puisse prétendre au statut de grande puissance il faut qu’au travers de son économie il renforce sa force militaire et rende sa politique étrangère plus agressive en vue d’une influence réelle au niveau mondial. Il affiche ses prétentions en disant « en d’autres termes, nous ne devrions tenter personne en nous autorisant d’être faibles. » (3).

Dans cette notion de puissance, le facteur économique est déterminant. Si l’opposition syrienne l’emportait, cela signifierait que la bataille féroce pour le contrôle des sources d’énergie tournerait en faveur des États-Unis et de leurs alliés, permettant à ceux-ci d’étendre leur influence de la Syrie jusqu’en Australie. Les implications qui en découleraient seraient : l’avortement du programme ambitieux de développement économique basé sur la réduction de la dépendance de l’économie vis-à-vis des matières premières et sur l’innovation articulée autour des hautes technologies pour devenir une grande économie mondiale.

Dans une interview à la BBC, Douglas MC Williams, Chef du Centre de Recherches Britannique (CBER), déclarait : « La Russie arrivera en quatrième position dans le classement des plus grandes économies mondiales d’ici l’horizon 2020 » (4)

Les ressources du financement de ce projet provenant essentiellement des exportations gazières seraient compromises. Les recettes de Gazprom 2011 qui contrôle plus de 80% de la production de gaz s’élèvent à 118 M $. En vue d’empêcher que ces recettes atteignent le niveau escompté,, il devient impératif, de torpiller l’exportation du gaz russe vers l »Europe à travers les gazoducs paneuropéens en projet ; le South Stream et le Nord Stream. Les pays européens devraient être approvisionnés par le gaz iranien par le Nabucco (5), gazoduc reliant l’Iran à l’Europe centrale via la Turquie. Le Qatar pourrait faire transiter son gaz pour l’Europe également par la nouvelle Syrie amie, écartant définitivement l’alimentation de ce continent par le gaz russe. Dans cette hypothèse, la Russie ne peut qu’enterrer son programme de développement, notamment son ambitieux programme militaire d’armement 2011/2020 d’armement pour l’équipement de ses forces armées pour lequel elle prévoit une enveloppe financière de 650 milliards de dollars » (6) au titre d’un programme et « 114 milliards de dollars au titre de la modernisation des équipements ». (7)

Les USA contrôleraient le Liban, la Syrie et l’Iran et, par conséquent, maitriseraient les sources d’approvisionnement énergétique situant dans un espace géographique et stratégique énergétique Liban Syrie, Irak et Iran. D’où cette lutte acharnée pour faire tomber la Syrie.

B – AU PLAN SECURITAIRE :

La chute de B. Al-Assad, ouvre la politique d’endiguement mis en place en 1946 par Georges. F. Kennan (8). Les actions d’encerclement de la Russie seront relancées. Cette stratégie, en matière de géopolitique, est fondée sur la ligne Brezinski (9) qui prévoyait la domination de l’Union Soviétique en deux étapes, l’encerclement de la Russie en premier lieu, pour ensuite passer à sa déstabilisation, pour mieux contrôler son espace périphérique. Cette stratégie est aussi valable pour la Russie d’aujourd’hui. La politique de Gorbatchev que Poutine qualifiait de « La plus grande catastrophe du XXème siècle » (10) serait de retour pour démanteler définitivement la Fédération de Russie.

Ce démantèlement induirait probablement un transfert, au nord du Caucase, des Djihadistes qui opèrent actuellement en Syrie en vue d’instaurer une république islamique. Il est rappelé que le nord du Caucase (Daghestan et Tchétchénie) est à prédominance musulmane. Doku Umarov (11) n’avait-il pas proclamé « l’Emirat caucasien. » en 2007. (12)

Un des pivots américains dans la région montrera ses crocs pour la restauration de l’Empire Ottoman. Il s’agit de la Turquie qui, base avancée des intérêts américains en Eurasie, rêve toujours d’un empire qui s’étendrait jusqu’à l’Asie centrale, ex territoires soviétiques. Une aubaine pour qu’elle étende son hégémonie jusqu’aux confins de Moscou sur les républiques turcophones qui sont l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Turkménistan, le Tadjikistan et le Kirghizistan. L’éventualité de leur intégration dans une alliance avec l’ancien occupant pourrait être envisagée. Elle est encouragée par les États-Unis pour faire désintégrer la Communauté des États Indépendants, composée de 11 sur 15 anciennes républiques soviétiques, créée le 8 décembre 1991 par le Traité de Minsk. Il est clairement établi que cette puissance soutient discrètement les mouvements séparatistes et ethno-religieux dans l’optique de briser définitivement la Communauté des États Indépendants (CEI).

C – AU PLAN STRATEGIQUE.

Dans le prolongement de la ligne de Catherine II, Poutine considère Damas comme étant le point de départ du nouvel ordre mondial. Si cette capitale tombait, la Russie perdrait définitivement son rêve de retrouver son statut de grande puissance dans le monde du temps de la guerre froide. L’inflexion des rapports serait à son désavantage, avec en plus une humiliation diplomatique.

En effet, une fois la Syrie soumise, l’Iran à son tour sera attaqué. L’axe chiite Syrie-Irak-Iran brisé sera sous la botte de l’Arabie Saoudite qui imposera la normalisation des relations avec Israël aux autres pays arabes.

Ainsi, le proche orient sera modelé géographiquement au profit exclusivement des États-Unis et d’Israël, et de leurs vassaux occidentaux et arabes. L’espace sunnite  » modéré  » dominera l’espace géographique qui s’étend du Maghreb, au Pakistan et l’Afghanistan en passant par la Turquie et la corne Africaine. La barrière séparant la Turquie des autres pays de confession musulmane sunnite n’existera plus. La Turquie, membre de l’Otan, qui constitue pour la Russie le chemin le plus court pour rejoindre les eaux chaudes, deviendrait une menace stratégique pour ce pays tant que celle-ci peut bloquer et assiéger sa flotte militaire de la mer Noire.

Ainsi, la Russie aura devant elle un espace hostile qui s’étendra alors de la France à l’ouest jusqu’à la Chine à l’est. Elle sera chassée définitivement de la région du Grand Moyen-Orient où elle était naguère fortement présente.

A la lumière de ce qui précède, nous estimons que le soutien de Moscou à Damas est indéfectible car dicté par des impératifs liés à l’existence même de la fédération de Russie en l’état actuel. Pour contrer toutes les manoeuvres de l’Occident pour la déstabiliser et la fragiliser sur la scène internationale, elle fera tout ce qu’elle peut pour que l’ordre géopolitique du Moyen-Orient ne subisse aucun changement.

Grâce au levier énergétique, elle cherche à renverser les alliances en se rapprochant de l’Europe, de la Chine, de l’Iran et de l’Inde. Elle compte créer un espace eurasien pour contrer l’hyperpuissante Américaine.

Laid SERAGHNI

Références :

1- Catherine II, impératrice de Russie (1762-1796), surnommée Catherine la grande. Elle disait « je laisse à la prospérité de juger impartialement ce que je fais pour la Russie. ». Durant le plus long règne de l’histoire de la Russie, outre le développement et la modernisation de la société russe, elle tint tête à tous les envahisseurs voisins ou lointains.

2- Le Figaro du 31 mai 2012.

3- Atlantico du 21 février 2012.

4- RIA Novosil du 27 décembre 2012.

5- Nabucco dont le titre initial est Nabuchodonosor est un opéra de Verdi. Il évoque l’épisode de l’esclavage des juifs à Babylone. Cela dénote que tout l’enjeu en Syrie est centré autour de la sécurité d’Israël.

6- Voix de la Russie 14 décembre 2012.

7- Géostratégique.net du 6 mars 2012.

8- Diplomate, politologue et historien américain dont les thèses eurent une grande influence sur la politique américaine envers l’Union Soviétique au sortie de la deuxième guerre mondiale.

9- Z Brezinski : politologue américain, il a été entre autres, conseiller à la sécurité nationale du Président des Etats-Unis Jimmy Carter, de 1979 à 1981.

10- La dépêche.fr du 20 février 2012

11- Né en 1964 en Tchétchénie, Doku Umarov fut en 2005 le cinquième président de la république d’Ichkérie (Tchétchénie). Il abolit cette dernière pour en 2007 pour la remplacer par un « Émirat Tchétchénie » dont il s’autoproclame émir.

12- affaires géostratégiques.Info du 22 octobre 2012

 

Bachar Al-Assad démonte la Propagande Occidentale sur la TV Portugaise

Les vérités de Bachar Al-Assad qui démontent la Propagande Occidentale sur la TV Portugaise et dans un parfait anglais, ce qui n'est pas le cas pour Holl'andouille, le VRP des banskters/sionistes, parachuté à la tête de la France/Israël pour faire avancer leurs intérêts au détriment de ceux du Peuple Français  !

Bachar dénonce l'imposture de l'ONU de laisser se propager volontairement les guerres sans intervenir pour permettre au rétablissement de la Paix !


 

06/10/2015

La Russie précipite l’abandon de SWIFT par les BRICS

Ils nous font rire avec leurs sanctions unilatérales contre la Russie qui leur a répété à plusieurs reprises qu’elles n’étaient pas efficientes sur l’économie Russe, qui s’est étendue par ailleurs !

Ils vont se prendre les retours de manivelles sur leurs économies propres, comme nous l’avons déjà vu en Europe.

Et pendant ce temps….. la Russie avance !

La Russie précipite l’abandon de SWIFT par les BRICS

La Russie précipite l’abandon de SWIFT par les BRICS

 

Après la réintégration de la Crimée dans le territoire russe, les États-Unis ont fait pression sur les autorités réglementaires de l’Union Européenne pour limiter l’accès de la Russie à SWIFT, le système de paiement international fondé par deux cents banques anglo-saxonnes dans les années 1970. En réponse, le gouvernement de Vladimir Poutine a lancé un système de paiement alternatif qui a commencé ses opérations entre les banques d’origine russe, et qui, soit dit en passant, a également servi d’inspiration à la fois à la Chine et à d’autres pays des BRICS.

Le monopole US dans le système financier mondial s’évanouit à un rythme rapide. En raison de sa myopie politique, Washington a forcé d’autres pays à mettre en œuvre des instruments de coopération financière qui abandonnent l’utilisation du dollar, ainsi que des institutions multilatérales qui ne soient plus soumises aux règles imposées par le Département du Trésor US.

En fin de compte, la finance et la monnaie ont été utilisées comme instruments de politique étrangère, c’est-à-dire, comme des mécanismes de domination mondiale qui cherchent à saper les deux adversaires : l’un géopolitique (Russie), l’autre une puissance économique montante (Chine) qui refusent de se plier au joug américain.

Mis devant l’impossibilité d’atteindre leurs objectifs stratégiques par la diplomatie, les États-Unis lancent la guerre financière par des embargos économiques, des attaques spéculatives, le gel des comptes bancaires des politiciens et des hommes d’affaires, et ainsi de suite.

En violation flagrante des principes du droit international, Washington utilise son artillerie contre des pays qui, selon sa conception, appartiennent à l’axe du mal : la Corée du Nord, l’Iran, la Syrie, le Soudan et ainsi de suite. Son modus operandi est d’étrangler l’économie du pays concerné pour promouvoir un changement de régime.

Maintenant, la même stratégie est dirigée contre le gouvernement de Vladimir Poutine. Après la réintégration de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol au  territoire russe, suite à un référendum tenu en mars 2014 [adhésion acquise à 96,8% des votants, NdT], les États-Unis, le Royaume-Uni et la Pologne ont fait pression sur l’Union Européenne pour expulser la Russie de la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT, pour son sigle en anglais).

Fondé en 1973 à Bruxelles, en Belgique, le réseau SWIFT est un système de communication internationale qui permet aux banques de faire des transferts électroniques entre elles. Avant sa mise en œuvre, les institutions financières étaient contraintes de communiquer par le biais de systèmes de télex et d’échanges téléphoniques bilatéraux.

En ce sens, SWIFT est une avancée technologique de première grandeur, car il a permis à la fois d’augmenter la rapidité du commerce mondial et de l’investissement et de réduire les coûts de transaction à une échelle sans précédent.

Actuellement, SWIFT est utilisé par 10 500 banques, en particulier les Américains et les Européens dans plus de 200 pays. Le jour de son apogée en 2015, il a traité 27,5 millions d’ordres.

SWIFT est un mécanisme technique complètement neutre, selon les magnats de Wall Street et la City de Londres. Cependant, les attaques du 11 septembre contre les Twin Towers ont servi de prétexte aux États-Unis pour s’immiscer dans le système de paiement : le Département du Trésor a demandé depuis des informations spécifiques au motif que le réseau SWIFT aurait été utilisé par les canaux de financement des groupes terroristes.

En faisant ainsi valoir qu’elles ont été mêlées à des activités illégales, ils ont débranché les banques iraniennes de SWIFT depuis trois ans, une situation qui a entravé la fourniture de crédit aux opérations de commerce extérieur du pays.

En outre, Washington a ouvert la voie à l’intrusion de la National Security Agency (NSA, pour son sigle en anglais). Selon les révélations de Edward Snowden,  «Suivez l’argent» est le nom du programme spécial de la NSA en charge de l’espionnage du système financier mondial.

La surveillance étroite réalisée par le personnel de la NSA a conduit à la construction d’une base de données, TRACFIN, qui en 2011 contenait au moins 180 millions d’enregistrements de transactions entre les banques, de transactions par carte de crédit et, bien sûr, les milliers de messages transmis par le système SWIFT.

Par le fait, les États-Unis se sont emparés du contrôle quasi-monopolistique du système des paiements internationaux pour étouffer leurs adversaires. Jusqu’à présent, la déconnexion de SWIFT n’a pas encore été mise en œuvre en Russie à cause du manque d’autorité des instances de régulation [de SWIFT]. Oui, c’est une chose de punir une puissance régionale, et une autre d’entrer dans un face à face avec une puissance nucléaire mondiale .

Cependant, les menaces constantes des États-Unis et de leurs alliés européens ont poussé le gouvernement de Vladimir Poutine a mettre en place un système de paiement alternatif. Plus de 90% des opérations des banques russes sont transfrontalières; si l’expulsion de Moscou du système SWIFT s’était concrétisée, les conséquences sur l’économie mondiale auraient été catastrophiques.

Les principales banques russes (Sberbank, VTB, Gazprombank, Banque de Moscou, Rosselkhozbank, etc.) qui réalisent les accords bilatéraux ont fait pleinement usage du nouveau système de paiement, a annoncé il y a quelques jours Olga Skorobogatova, la vice-gouverneur de la Banque centrale.

Le nouveau système réduit le montant des coûts de transaction par rapport à SWIFT et, plus important encore, donne à Moscou une plus grande autonomie politique et une sécurité économique accrue dans le cas d’une nouvelle escalade des sanctions. En outre, l’initiative russe a déclenché le développement de systèmes de paiement alternatifs ailleurs dans le monde.

D’une part, la Chine est prête à lancer, dans les prochaines semaines, son propre système de transaction. D’autre part, les membres des BRICS (acronyme pour Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) discutent de la possibilité de lancer un système de paiements multilatéral, qui ne concernera pas seulement la Russie et la Chine, mais pourra effectuer des opérations de paiement entre tous les membres du bloc.

Le plan de confinement orchestré par Washington et Bruxelles contre la Russie a produit un effet boomerang, parce que non seulement la Russie n’a pas été expulsée de SWIFT, mais elle a construit un système de paiements alternatif qui neutralise complètement les tentatives de déstabilisation et qui, parallèlement, inspire les pays du BRICS, mais aussi bientôt la plupart des économies émergentes.

Ariel Noyola Rodríguez est économiste, il a fait ses études supérieures à l’Université nationale autonome du Mexique. Contact: noyolara@gmail.com. Twitter:@noyola_ariel.

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.net/la-russie-a-precipite-labandon-de-swift-par-les-brics/