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15/10/2014

Metz : Bavure et acharnements policiers. Un musulman molesté par la police devant sa femme et son fils de 2 ans

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Hier soir sur notre profil Facebook, on nous a signalé le cas d'un musulman qui fait l'objet de bavures et d'acharnements policiers pour avoir eu le courage de faire un acte de civisme envers l'un des siens dont le scooter a été volontairement percuté par la police ! Voici ce qui s'est passé alors qu'il n'avait rien fait. Et après avoir été condamné injustement, hier soir encore, la Police s'est rendue chez lui pour le frapper et lui mettre sur le dos de nouveaux délits pour avoir dénoncé les actes de maltraitance dont il a été la victime. Il a encore été hospitalisé hier soir et nous ne savons toujours pas  s'il est encore en garde-à-vue.

Pendant que la police était devant chez lui, il a demandé de l'aide par le biais de sa page Facebook. Vous avez le message ci-dessous et l'article qui est paru sur le site d'Islam info.

Merci de diffuser cet article largement autour de vous pour que les faits de persécutions exercés sur sa personne soient connus publiquement et qu'une enquête soit ouverte contre les policiers qui s'acharnent sur lui.

La demande d'aide de Anis Oranwood (pseudo).

Anis Oranwood

Bonjour mes amis, a l'heure ou je vous parle, la police est devant chez moi, ils essayent de rentrer pour soit disant des faits d'excès de vitesse, et le policier qui a controler mon ami ma frapper, j'ai pleins de marques au visage. Ils veulent que je les suivent au poste, mais tout le monde sait ce qu'il va se passer. Je n'ai rien à me reprocher, ils essayent de me mettre encore des trucs qui n'existe pas sur le dos. Ma femme, vous contactera si je suis en garde a vue et des suites a donner. Je compte sur vous

Un musulman molesté par la police devant sa femme et son fils de 2 ans

bavure police metz
 

La Redaction I&I 23/09/2014. 

Anis* (le nom a volontairement été modifié), père de famille respectable et chef d’entreprise, a récemment été victime d’une bavure policière à Metz alors qu’il se promenait en famille. Le 29 août 2014 restera à jamais gravé dans la mémoire d’Anis et de ses proches, témoins d’une véritable agression. Trois semaines après, la famille est toujours sous le choc mais a décidé de parler afin que la Communauté connaisse le sort qui a été réservé à Anis pour un simple geste civique. 

Evidemment, il n’est pas question de jeter l’opprobre sur toute la police nationale mais d’alerter le Ministère de l’Intérieur afin que ce dernier prenne les mesures nécessaires pour réparer une faute grave dont les traumatismes resteront à jamais ancrés. De plus en plus de musulmans se plaignent de contrôles à répétition, notamment sur des femmes voilées, de mesures d’exception sur des jeunes ou des religieux. 

En 2014, en France, les citoyens musulmans ont comme tout le monde le droit à la sécurité, au respect et à la dignité. Les récents événements à Trappes, Argenteuil ou encore Lyon ne sont que des marqueurs d’un ras-le-bol général devant tant d’injustice contre une Communauté qui contribue au développement du pays. 

Merci à Anis qui a eu le courage de témoigner malgré les pressions encourues contre lui et sa famille. La médiatisation des discriminations est un premier pas vers le respect. La lutte pour les droits des musulmans en France ne fait que commencer.

“Voici la vérité sur ce qui s’est passé lors de mon agression, avec ma femme et un de mes fils de 2 ans et demi, voici une copie des courriers que j’ai envoyés à différents ministères, ceci est la pure vérité.

bavure metz 3

Un jeune en scooter percuté par la police

Les faits : Le 29 août 2014 entre 19h30 et 20h, je me trouve avec ma conjointe, ainsi que notre plus jeune fils de 2 ans et demi, sur Metz-borny, pour aller acheter de la viande à la boucherie. Une fois cela fait, nous remontons dans notre véhicule, je prends le volant, et là j’aperçois un véhicule de police qui fonce sur un jeune en scooter qui n’avait pas de casque et que je connaissais. J’arrive sur les lieux de l’accident, je constate que la police a percuté le jeune sur le coté, ce qui a éjecté le jeune du scooter. Les policiers se concertent et au bout de quelques secondes, ils se sont approchés de la victime qui me demande de filmer, ce que ma conjointe fait. Au bout de quelques secondes, je reprends le téléphone pour filmer les débris du scooter et le scénic de la police endommagé.

Je parle avec la victime qui me dit que la police lui est rentrée dedans exprès et me demande de continuer à filmer. Un policier s’approche de moi, et me dit calmement “il ne faut pas filmer s’il-vous-plaît, il faut quitter les lieux”. Je lui réponds que je ne filme pas la police et je commence à m’avancer vers mon véhicule, pendant ce temps des policiers de la BAC me montrent du doigt à d’autres collègues. Là j’aperçois un véhicule de police garé juste à ma hauteur sur le trottoir d’en face. J’aperçois 2 policiers armés qui se font des signes de la tête envers moi, comme s’ils se disaient “c’est lui”. Un des deux policiers se dirige vers l’accident, tandis que le premier arrête de marcher en me fixant et il me dit:

“- Dégage de la, tu n’as rien à foutre là, b***.

- Pourquoi tu me parles comme ça trimard (une personne qui connait rien à la vie), ai-je répondu.

- C’est bien beau de se la péter en BMW, j’aimerais bien savoir ce que tu fais comme boulot.

- T’inquiètes pas pour moi, je ne suis ni trafiquant, ni dealeur, ni braqueur, je travaille légalement, je possède 2 sociétés, si tu travailles pour 1200€ c’est ton problème pas le mien”.

Et là, il se met à la hauteur de mon véhicule car lui est debout et moi assis dans le véhicule, me regarde et me dit c’est toi le meilleur en mettant son pouce en l’air.

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Mon agression

Je démarre, j’avance normalement, rien ne se passe derrière moi, puis j’arrive à un 2ème feu rouge. Tout à coup, nous entendons un gros coup de frein à main, on aperçoit un véhicule de police avec les gyrophares qui a du mal à s’arrêter et qui est à deux doigt de taper le véhicule devant nous. D’un coup on voit trois policiers armés, flash-ball, arme de pointe, gazeuse à la main. L’un des policiers sort côté passager avant avec une vraie arme de style de petite calibre automatique. Ce dernier met en joue ma femme, mon fils et moi.

Je précise que j’avais les mains en l’air, je disais “doucement, j’ai mon fils qui est dans la voiture, doucement je vais descendre, doucement je vais descendre” quand le policier dit à son collègue “gaze le par la fenêtre ce bâtard”. Son collègue s’approche de mon véhicule à ma hauteur, tend sa main, en sachant qu’il a vu et entendu mon fils de 2 ans et demi, hurler de peur, il continue à avancer sa main au niveau de ma vitre qui était entrouverte. J’ai eu le réflexe de fermer la fenêtre pour protéger mon fils de la gazeuse.

Le policier me redit, arme au poing “descend ou je vais t’allumer”. Il repointe en joue ma conjointe, je regarde sur ma gauche et là je ne vois aucun policier au niveau de ma portière. Je décide de descendre vite avec les mains en l’air, en lui disant “j’ai pas d’arme, j’ai pas d’arme”. Les 2 policiers se jettent sur moi, l’un deux me fait un croche pied, je tombe sur la tête, l’autre saute sur mon dos, et me donne plusieurs coups sur la tête avec le bout de la gazeuse.

Pendant que l’autre me met des coups sur les hanches. Ils disaient “sale chien t’aime bien filmer la police” pendant que j’entendais ma conjointe et mon fils hurler. Je dis à ma conjointe de filmer. Un des trois policiers se relève, un autre s’approche, me tient au sol, tout en m’étouffant avec son genou et en me mettant des coups de poing dans la tête. Il dit a son collègue “gaze la cette p***, arrache lui le téléphone” en parlant de ma conjointe. Ma conjointe commence à descendre du véhicule en filmant et le policier qui s’était relevé pousse plusieurs fois violemment la portière contre ma conjointe qui est complètement écrasée et qui n’arrive pas à s’extraire. Il a même essayé de lui prendre son téléphone. Mais voyant qu’il n’y arrivait pas, il lui a tiré les cheveux.

Ma femme criait “aidez nous, aidez nous”. A ce moment là, il s’est écarté. Ma conjointe fait le tour du véhicule, et filme ce qu’ils étaient en train de me faire. Un policier la repousse muni de son flash-ball et lui dit “occupe toi de ton gosse”, ce qui prouve bien qu’ils étaient au courant qu’il y avait un enfant dans le véhicule.

Pendant que j’étais au sol menotté, il m’a retourné sur le dos, en me tirant très fort sur mes poignées, et me disait “tes poignées je vais te les briser sale fils de p***, je vais te crever”. D’ailleurs dans la vidéo on voit qu’il essaye de me tuer en m’étranglant devant les yeux de mon fils. Il me ramène au niveau de leur véhicule, un policier m’écrase contre la voiture, il décide de me faire monter de l’autre côté du véhicule. Lui et son collègue me tenaient tellement fort en me menaçant que j’ai cru mourir. Je sentais que quelque chose allait m’arriver, je le voyais dans ses yeux, il ne savait plus ce qu’il faisait. Tellement il me soulevait haut par les bras, j’avais la tête vers le bas et les mains vers le haut en arrière, j’avais une douleur atroce, je croyais que j’avais mes épaules brisées.

En voyant, qu’il n’arrivait pas à me mettre dans leur voiture, il me prend par le cou en arrière en serrant avec ses 2 bras. Je pousse avec mes deux jambes, toujours menotté et je crie “je vais mourir, je vais mourir”. Il se couche sur le capot de ma voiture, tout en me serrant au cou de toute sa force avec ses deux bras. Il m’a tenu avec une main par la gorge et avec la deuxième main, il essayait de me décrocher la gorge.

Il dit à son collègue “gaze le”. Celui-ci approche avec la gazeuse et me gaze en plein visage et de près. J’ai avalé tout le produit, je ne respirais plus. Pendant ce gazage, un policier continuait à me tirer sur le cou en me disant tout en grinçant des dents “je vais te crever”.

Je commence à perdre connaissance, car il m’appuie trop sur le cou, mais ça ne l’empêche pas de me jeter dans le véhicule. Je me retrouve dans le véhicule, au moment où le claquement des portes retenti je reprends mes esprits. Je sens un poids sur moi, c’était un des policiers qui s’était assis sur moi. Je dis “svp, enlevez vous je ne respire plus”. Il me dit “tu n’as qu’à pas respirer, crève sale chien”. Le policier à l’avant du véhicule se retourne et me dit “crève, crève”, en me donnant plusieurs coups de poing sur la tête, et il redit à son collègue d’appuyer fort sur ma tête, ce qu’il a fait. Je garde des séquelles encore aujourd’hui.

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L’arrivée au commissariat

Nous arrivons au commissariat, les coups continuent à pleuvoir ainsi que les menaces de mort. Un policier descend du véhicule et m’éjecte du véhicule en me tirant violemment par le pied, entraînant ma tête contre la carrosserie et ensuite par terre. Il me soulève par les pieds et par les poignées, me monte dans le bureau. Un de ses collègues veut me mettre assis sur une chaise, mais le policier crie “non, non, non, jetez le par terre ce chien”. Il me pousse violemment par terre, ma tête cogne le mur, il me dit “tu vas crever, je vais *** ta mère ***”.

Il me frappe violemment au visage, me marche sur la cuisse, ensuite il s’éloigne vers la porte pour parler avec ses collègues. J’essaye de me relever doucement sur mes genoux en pleurant. Je l’insulte et lui dis qu’il va payer pour le mal qu’il me fait que le bon Dieu existe. Il me répond en se moquant “c’est moi dieu”. Je lui réponds “toi t’es qu’une m***”. Il devient tout rouge, se dirige vers moi, me prend au cou, me claque la tête contre le meuble. Ma tête saigne, il me jette par terre, je perds connaissance, le sang gicle partout du dessus de ma tête.

J’entends son collègue dire qu’il y a du sang partout et qu’il faut m’emmener à l’hôpital, mais le policier refuse. Il me tire par les poignées, en me disant de me lever “fais pas semblant”, alors que je voyais des étoiles et priais Dieu.

Le policier continue toujours à me tirer, et appuie avec ses doigts sur mon cou pour voir si je respirais. Il dit à son collègue “c’est bon il respire, il fait semblant”. Je l’insulte de nouveau alors il me met la semelle de sa chaussure sur le visage, appuie fortement avec ses chaussures de sécurité, en me disant “tu veux pas crever sale fils de p***”. J’en ai gardé des traces sur le visage.

D’un coup, je reprends très vite mes esprits et je crache sur sa jambe. Pour se venger, il a soulevé son pied pour me donner un coup et écraser ma tête. Je perds connaissance une nouvelle fois. D’un coup je me réveille, de l’eau coule sur moi. Le policier insiste sur le fait que je joue la comédie. J’essaye de me relever sans aide de la part d’aucun policier, car ils étaient tous occupés à rigoler.

Un de ses collègues lui dit d’appeler les pompiers, qu’ils risquaient d’avoir des problèmes. Le policier qui me malmenait a estimé qu’une trousse de secours ferait l’affaire. En entendant ces mots, j’ai exigé d’aller à l’hôpital pour me faire soigner et voir mon avocat. Le policier me répond que l’avocat c’est plus tard, et que pour l’hôpital c’est trop facile, que j’allais rester là comme un chien. Je lui dit qu’il ne m’impressionne pas et qu’il devrait voir qu’avec tous les coups que j’ai reçu, je résiste encore. Il me répond “t’inquiètes pas dans les geôles, ça sera ta fête”. Je lui réponds “j’espère pour toi que je serai menotté”.

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Les pompiers arrivent au commissariat

J’aperçois 3 policiers de la BAC qui passent dans le couloir, l’un d’eux leur a dit “c’est bien les gars, il faut le n***celui la”, en me pointant du doigt. Puis, au bout de plusieurs heures, les pompiers arrivent pour me soigner. Tout de suite, le policier se jette sur un des pompiers et lui parle à part. Quand le pompier est revenu vers moi, il avait un comportement bizarre. Ce pompier inspecte les blessures. Il constate l’état de mes lésions sur le crane, et informe les policiers qu’il faut que je sois emmené tout de suite à l’hôpital. Le policier insiste pour que je reste en allant jusqu’à proférer des gros mots.

Le pompier dit au policier qu’il faut qu’il y ait un véhicule de police qui nous accompagne. Le policier ne voulait pas s’en charger. Tout d’un coup, un nouveau policier est venu dans le bureau et a entendu le problème. Or, aucun véhicule n’était disponible. Donc le pompier propose de faire signer une décharge. Un des policiers prend la parole et dit “on ne peut pas faire ça, on n’a pas le droit, on va se faire allumer par le chef”.

Je faisais semblant de ne pas entendre, j’étais toujours un peu dans les vapes mais j’entendais tous. Finalement, ce sont des collègues du policier qui a refusé de m’escorter et a préféré rester dans son bureau, qui ont préparé le rapport avec soi-disant : outrage, menace de mort, refus de se soumettre au teste d’alcoolémie et de stupéfiant, … la totale, tout cela pendant que j’étais en train d’agoniser dans mon sang.

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On se rend à l’hôpital… Enfin !

Nous nous rendons à l’hôpital tranquillement. Je vomissais dans la camionnette des pompiers. Une fois arrivés à l’hôpital, deux infirmières très gentilles et un autre infirmier me prennent en charge, me demandent ce qui s’est passer. Je leur raconte, et tout de suite un policier rentre et leur dit de faire attention, que je suis dangereux.

Une des infirmières lui répond de ne pas s’inquiéter et ferme la porte. Elle m’a dit que là j’étais en sécurité et qu’ils allaient faire un rapport sur les blessures. J’ai vu le médecin qui a regardé mes blessures, il me demande comment j’ai fait ça, je lui raconte, il commence à me soigner, tout en me parlant gentiment. Un des policiers l’appelle, lui parle, le médecin revient, et tout d’un coup il a un comportement bizarre. Il termine de me soigner, et signe le papier comme quoi je suis apte à la garde à vue malgré toutes mes blessures.

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Nouveau départ pour le commissariat

On repart au commissariat. Une nouvelle équipe me prend en charge. Les policiers me font souffler dans le ballon, le taux est de zéro. Il me demande si je veux être auditionné maintenant ou après avec mon avocat, car pour l’instant celui-ci ne répond pas au téléphone. Il m’explique les faits qui me sont reprochés : outrage, rébellion, menace de mort, et refus de se soumettre aux dépistages d’alcoolémie et de stupéfiant. Je réponds que je n’ai rien fait de tout cela et que s’il n’y a pas d’avocat, pas d’audition. Le policier me répond “assis toi, calme toi, on va discuter calmement”.

Je commence à m’énerver en lui disant de me descendre dans les geôles, c’est moi la victime dans l’affaire ce n’est pas eux. Je lui dis “maintenant, tu me descends dans les geôles”. Il m’a répondu par l’affirmative.

Une fois dans la geôle, [...] j’ai réussi à dormir quelques heures, pour récupérer des forces. Au bout de ces quelques heures, l’odeur d’urine était tellement devenue insoutenable, que je n’arrivais plus à respirer, ça me brulait au visage, on dirait qu’il n’y avait plus d’aération dans cette geôle. Plus d’air ! Je demande qu’on me change de geôle ou qu’on me donne une serpillière. Cependant, la geôlière refuse.

Je commence à taper très fort sur la porte avec ma main, une fois que j’ai commencé à me taper la tête contre la porte et que mes agrafes se sont détachées, j’ai commencé à saigner de nouveau, elle a constaté et a appelé son supérieur. Le brigadier est venu et m’a demandé de rester tranquille sinon il me mettrait un casque sur la tête.

Je lui répond que je ne veux pas de problème, je veux juste dormir, changer de cellule, ou une serpillère je la lave. Tout d’un coup, il me dit “ok, pas de problème”, je lui réponds “merci chef”. Il me dit “attend j’arrive, je vais te changer de geôle”. Il parle avec la geôlière, ainsi qu’avec d’autres policiers, repart dans un bureau, pendant de longues minutes, et reviens me voir, et me dit finalement pour la cellule d’à côté que ce n’est pas possible. 

De nouveau à l’hôpital

[...] Mes blessures à la tête saignent de nouveau très fort. Je suis conduit à l’hôpital.  [...] Une dispute éclate entre moi et la policière qui m’a accompagné car elle se moquait de moi. Voyant que je ne me laissais pas insulter sans rien dire, elle demande une prise de sang pour détecter des stupéfiants. Le médecin préfère attendre que les soins soient finis ce qui agace la policière.[...]

Je demande d’être seul avec le docteur. Il leur a demandé gentiment de sortir, et la policière lui a répondu “vous prenez la responsabilité s’il arrive quelque chose”. Elle essaye de me faire passer pour un criminel ou pour un fou peut être. Le médecin les fait se diriger vers la porte, et là elle dit “je dois partir, il faut que vous me signez le papier comme quoi vous avez refusé la prise de sang”. Je lui dis que je n’ai pas refusé, que je le ferais une fois que mes blessures seront soignées. Elle me dit “c’est maintenant ou rien”. Je lui dis de partir.

Elle fait signer le papier au médecin, il ne savait plus quoi répondre. Une nouvelle équipe arrive et tout se passe bien, le médecin part avec les autres policiers pour discuter pendant que j’attendais avec la nouvelle équipe. J’espérais qu’ils ne seront pas pareils. Bonne surprise, ils me parlent, me remontent le moral, me ramènent de l’eau à boire, me proposent si je veux un café.  Je leur raconte ce que j’ai subi. L’un prend une chaise, s’assoit à côté de moi et me tient la main en me disant de ne pas m’inquiéter “on va faire attention à toi cette nuit dans les geôles car j’ai un ancien collègue à nous, qui patrouillait avec nous, et ce soir, il est de garde des geôles, donc ne t’inquiètes pas, il est super gentil, il veillera sur toi et te mettra dans une cellule propre”.

Le médecin revient, il termine de me soigner mes blessures. En disant de faire attention à moi et à mes agrafes, il donne le papier m’attestant apte pour la garde à vue, mais pas de scanner pour la tête rien, c’est comme si on l’avait houspillé pour qu’il se dépêche.

 anis message

Et encore le commissariat…

Je repars avec les policiers très gentils qui me remontent le moral dans la voiture. Une fois arrivés dans les geôles, ces derniers ont tout de suite dit au geôlier de me changer de cellule, car l’autre est infecte.

Une fois dans ma nouvelle cellule, je remercie les policiers et le geôlier. Je m’endors enfin tranquillement avec mes douleurs et ma fatigue, c’était seulement ce que je voulais.

Le lendemain, ils viennent me chercher dans la cellule et me disent “audition”. Je remonte dans le bureau, ils me posent quelques questions et je ne comprends plus rien. Il me dit :

” T’as voulu écraser mon collègue avec ta voiture.

- Non, répondis-je, c’est pas vrai, j’ai une vidéo qui prouve le contraire.

- Elle est où cette vidéo ?

- Quelque part.

Il poursuit en me posant pleins de questions. Je demande mon avocat. Il m’affirme que celui-ci ne répond pas, il serait en vacances. Je lui dis d’appeler ma femme, qu’elle me trouvera un avocat. Il me répond qu’il n’a pas que ça à faire. Je dis que dans ce cas, je fais ma déposition chez le procureur et je lui demande de me descendre dans les geôles. Il me descend dans les geôles, il me dit qu’il appelle le procureur et qu’on va voir s’il prolonge ma garde à vue ou pas.

Il me met dans la geôle, et surprise, un nouveau geôlier, très gentil. [...] Je lui parle de mon problème d’avocat, il m’a conseillé de prendre un avocat commis d’office, dans la situation dans laquelle il faut en prendre un vite.

Le soir même, l’avocate commise d’office arrive, me parle 5 minutes et m’explique que demain, je serai déféré au parquet.

Le rendez-vous au tribunal

Le lendemain, au tribunal, surprise, le procureur demande mon maintien en détention, et que les faits qui me sont rapprochés sont outrage, rébellion et menace de mort sur 6 policiers. Je tombe de haut. Je commence à lui expliquer en larmes que je n’ai rien fait et qu’il y a une erreur, il m’a répondu par la négative. J’ai affirmé qu’il y avait des vidéos et des témoins, mais il n’a rien voulu savoir.

Je monte chez la juge des libertés, je lui explique tout de A à Z, qu’il y a une erreur, je lui ai dit de bien faire son enquête et qu’elle verra que je suis innocent. Mon avocate a bien expliqué la situation, comme quoi c’était de la jalousie. Une fois les discours finis, nous avons attendu dans le couloir qu’elle délibère pendant de longues minutes.

La greffière vient me chercher avec mon avocate, et là, surprise, la juge me maintient en détention provisoire, pour le lendemain au tribunal quand je serai jugé pour les faits qui me sont reprochés. Donc une nuit, à la maison d’arrêt de Metz queuleu, qui se passe sans problème.

Le lendemain, comparution immédiate au tribunal. De nouveau surprise, j’écope de 6 mois de prison dont 3 mois avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve, ainsi que des dommages et intérêt que je dois verser au policier.

Fin du témoignage.

Anis vit depuis dans la crainte d’une nouvelle bavure comme il l’écrit sur sa page Facebook. Les agents présents ce jour doivent être sanctionnés sévèrement sous peine d’entacher un peu plus l’uniforme de la police. Bernard Cazeneuve et le Préfet ont le devoir de recevoir cette famille sous le choc devant tant de violence. L’Etat doit agir rapidement afin que musulmans, jeunes des quartiers ou encore femmes voilées retrouvent confiance dans le rôle de la police nationale.

Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans, une association ayant pour objet la lutte judiciaire contre les actes islamophobes

Comme les actes antisémites contre les arabes se multiplient en France, nous vous recommandons la Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans, une association ayant pour objet la lutte judiciaire contre les actes islamophobes.

Leur profil Facebook ci-dessous, leur site est actuellement indisponible.

http://www.ldjm.org/

Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans, une association ayant pour objet la lutte judiciaire contre les actes islamophobes

 

https://www.facebook.com/LigueDeDefenseJudiciaireDesMusul...

Le livre qui a été écrit par Karim Achoui, président fondateur de la Ligue.

 

Musulmans, quels sont vos droits ?
101 réponses pratiques aux questions que vous vous posez

http://livre.fnac.com/a7399872/Karim-Achoui-Musulmans-que...
 
 

A l’université comme ailleurs, non à l’islamophobie !

Voilà comment, ils entendent alimenter le racisme en France et en Europe pour créer des guerres civiles et provoquer le soi-disant chocs des civilisations et des cultures !

"L’hystérie antimusulmane entretenue par le gouvernement n’a pas d’autres fonctions que de créer un rideau de fumée masquant son incompétence face à la crise économique. Il est plus facile de s’attaquer à l’Islam qu’à la finance… Le musulman est appelé à jouer une fois de plus les boucs émissaires et il excelle d’autant plus dans ce rôle qu’il en cumule toutes les qualités : fragile, visible et isolé. Tactique usée jusqu’à la corde mais toujours efficace pour masquer les vraies responsabilités qui sont avant tout celles des exploiteurs des peuples et des fauteurs de guerre : le racisme reste le meilleur moyen pour les maîtres de communier avec leurs serviteurs."

A l’université comme ailleurs, non à l’islamophobie !

 Un professeur de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence a désapprouvé publiquement durant un cours le port du voile par une de ses étudiantes. Violemment prise à partie par l’enseignant qui l’a accusée d’être un «cheval de Troie du salafisme», la jeune fille a alors quitté l’amphithéâtre accompagnée d’une bonne moitié des étudiants présents. Cet incident montre par l’absurde les ravages que peuvent produire dans la société française les campagnes islamophobes à répétition. Musulmans de France sommés de se désolidariser des djihadistes égorgeurs de chrétiens (comme si l’appartenance religieuse créait une solidarité de fait), campagnes incessantes contre le port de signes religieux assimilé à une atteinte contre la sacro-sainte laïcité, racisme au plus haut sommet de l’État… l’Islam ne quitte pas le viseur du gouvernement et de ses agents. Mais à qui profite donc le crime ?

Pas de répit pour les musulmans : après la loi de 2004 interdisant le port de signes religieux ostensibles à l’école, celle de 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public, la circulaire Chatel qui interdit aux mères de porter le voile lors d’accompagements de sorties scolaires encore en vigueur, la loi anti-nounous voilées à domicile : le  rapport du 9 août 2013 du Haut comité à l’intégration (HCI) qui «proscrit le port de signe ostensible et ostentatoire d’appartenance à une religion quelle qu’elle soit» à l’Université. C’est sur ce dernier que s’est basé l’enseignant pour humilier son étudiante. Précisons tout de même que la loi de 2004 qui interdit le port de signes religieux à l’école ne s’applique pas aux établissements d’études supérieures et que celle proscrivant le port du voile à l’Université n’est pas (encore) votée. L’Observatoire contre l’Islamophobie, rappelait même que « la liberté d’expression reconnaît aux étudiants — par l’article 50 de la loi du 26 janvier 1984 — le droit d’exprimer leurs convictions religieuses à l’intérieur des universités », à condition toutefois d’éviter le prosélytisme.

Mais le mal est déjà fait. Ces campagnes à répétition ont hissé le port du voile au rang d’un vrai problème de sécurité intérieure. Et puisque cette question monopolise à ce point les medias et les politiques, comment ne pas penser qu’elle pose problème ? Rien de plus facile que de réactiver les vieux réflexes coloniaux toujours vivaces dans notre société.

Le musulman n’est pas seulement considéré comme une menace pour la République, il est aussi traité comme un paria. Réduisant toujours plus le champ des espaces publics dans lesquels le port du voile reste autorisé, les textes, lois ou circulaires promulgués depuis 10 ans ont pour effet de créer deux types de citoyens : ceux qui ont le droit d’exprimer publiquement leur appartenance religieuse (les juifs, les catholiques et les protestants) et les autres (les musulmans) sommés de se plier aux lois de la République (dont les prétendues « racines judéo-chrétiennes » sont régulièrement rappelées dans les discours des élites politiques) qui leur interdisent tout signe religieux ostentatoire. Ces lois de Nuremberg des temps modernes se servent de la laïcité comme outil de stigmatisation des musulmans. Dès lors, comment s’étonner que le port du voile puisse devenir pour certain(e)s une revendication identitaire ?

L’hystérie antimusulmane entretenue par le gouvernement n’a pas d’autres fonctions que de créer un rideau de fumée masquant son incompétence face à la crise économique. Il est plus facile de s’attaquer à l’Islam qu’à la finance… Le musulman est appelé à jouer une fois de plus les boucs émissaires et il excelle d’autant plus dans ce rôle qu’il en cumule toutes les qualités : fragile, visible et isolé. Tactique usée jusqu’à la corde mais toujours efficace pour masquer les vraies responsabilités qui sont avant tout celles des exploiteurs des peuples et des fauteurs de guerre : le racisme reste le meilleur moyen pour les maîtres de communier avec leurs serviteurs.

http://bourgoinblog.wordpress.com/

31/07/2014

Monsieur Netanyahu est antisémite !

Pour remettre l'histoire et les pendules à l'heure avec "l'antisémitisme", l'arme de dissuasion manifeste aux recherches historiques  !

Monsieur Netanyahu est antisémite ! Rudi Barnet

 29 mai 2014

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A force d'être matraquées dans les medias, certaines absurdités finissent par être prises pour vérités incontestables. Tant que ces fables ou chimères restent sans réelle conséquence sur la vie des humains, elles ne sont que dérisoires... Après tout, il existe bien des adorateurs du soleil, de la vache ou du concombre. C'est seulement quand elles sont utilisées comme arme pour opprimer ou exclure, qu'il est salutaire, indispensable même, de les débusquer et de les dénoncer sans relâche... Quitte à susciter, dans le cas présent, la haine de l'extrême-droite sioniste.

De l'antijudaïsme à l'antisémitisme

 C'est vers la fin du XIXème siècle que le mot "antisémitisme", désignant la haine des Juifs, fait son apparition en Allemagne sous la plume d'un certain Wilhem Marr, un polémiste qui ne s'attendait sans doute pas à ce que sa "création" devienne aussi célèbre. Jusque là, c'est le terme "antijudaïsme" qui était utilisé pour désigner ceux qui attaquaient la religion et la culture juive. Avec ce nouveau qualificatif, Marr décida donc, en bon raciste qu'il était, de ne faire aucune distinction entre religion, culture et origine ethnique. Il décrétait ainsi que les citoyens juifs, quelles que soient leurs nationalités, constituaient un peuple, une race "sémite". Ce qui est "marrant" (calembour assez débile, je le concède) c'est que ce terme qui voulait stigmatiser, insulter, la population juive s'est complètement retourné contre son auteur et désigne aujourd'hui une catégorie de racistes.

Peuple juif ?

A cette époque beaucoup croyaient encore dur comme fer aux légendes bibliques, à l'arche de Noé sauvant tous les animaux et plantes du monde, à la Mer Rouge s'ouvrant pour laisser passer les Hébreux, à la "Diaspora" obligeant les Juifs à une errance de plusieurs siècles à travers l'Europe et l'Afrique... etc. La confusion entre les faits historiques et les récits mythiques était souvent totale. Elle est loin d'avoir disparu.

 Durant le XXème siècle, les scientifiques ont fait des découvertes assez gênantes, tant pour les amis de ce Marr que pour les inconditionnels d'une race "élue". Les historiens modernes notamment, la plupart de nationalité israélienne, ont révélé que si on peut parler du "peuple juif" comme on parle du "peuple chrétien" ou du "peuple musulman", il n'y a pas, ethniquement parlant, de peuple juif. i Leurs recherches ont abouti au constat qu'il n'existe pas de lien biologique ou généalogique entre un quelconque citoyen de religion ou de culture juive, vivant ou non en Israël, avec cette terre du Moyen Orient. Seuls quelques 10.000 Israéliens autochtones, adeptes du judaïsme, descendants de ceux qui vivaient là bien avant l'ère chrétienne – ils s'agit très probablement de Palestiniens qui ne se sont pas convertis à la religion musulmane dans les années 700 ou, plus tard, au christianisme – peuvent revendiquer une appartenance ancestrale à cette terre. ii Ainsi, un dogme fondateur de l'idéologie sioniste – "C'est notre pays de toute éternité et nous y retournons" – se révèle inventé, fabriqué.

Cette information ne fait évidemment pas l'affaire des partisans de Netanyahu qui tentent de faire taire ceux qui osent la diffuser : "Mensonges ! Antisémites ! Juifs, honteux d'eux-mêmes !" Mais l'anathème ne peut pas grand' chose face à l'Histoire et tant pis pour ceux qui recherchent vainement leurs ancêtres au Moyen-Orient. Inutile de gaspiller votre temps, Messieurs et Mesdames les Sionistes ! Comme ceux de vos dirigeants, vous les trouverez en Lituanie (Netanyahu et Barak), en Pologne (Ben Gourion et Livni), en Russie (Olmert), aux Etats-Unis (Bennett), en Ukraine (Meir), en Bielorussie (Peres, Begin et Shamir), en Moldavie (Liebermann)...etc.Toutefois votre recherche risque d'être assez longue et compliquée, vu que plus de soixante générations, au minimum, vous séparent de votre premier aïeul converti à la religion hébraïque. Les branches de l'arbre généalogique de l'absurdité vous attendent !

Et la Diaspora ?

Le régime israélien a, évidemment, fait des pieds et des mains pour que ces découvertes historiques soient occultées, appliquant la bonne vieille recette de "Si le message te déplaît, cloue le bec au messager !"Une révélation a notamment fait hurler : celle qui dévoile qu'il n'y a jamais eu de "Diaspora" après la "Grande Révolte" du Ier siècle. Elle repose sur au moins deux bases historiques reconnues. D'une part, Rome n'expulsait pas les populations des pays conquis mais privilégiait toujours l'exploitation sur place de ses habitants... Plus rentable ! D'autre part, aucun historien de l'époque romaine – le principal, Flavius Josèphe était de religion juive – n'a jamais fait mention d'une quelconque "Diaspora du peuple juif". iii

Hé oui ! Une légende de plus... s'ajoutant à tant d'autres récits du "Nouveau Testament" accueillis comme vérités historiques par les fidèles croyants. Le peuple de l'époque biblique n'a jamais été chassé par les Romains et Israël est donc bien un pays de colons, européens pour l'essentiel, dont les premiers sont arrivés au début du XXème siècle. Assurément, et une fois de plus, ce constat ne fait pas l'affaire des inconditionnels du "peuple élu retournant dans son foyer ancestral". Ils ne manqueront pas, comme d'habitude, de pousser des cris d'orfraie, mais la réalité est là, têtue : les citoyens juifs, d'Israël ou d'ailleurs, descendent presque tous de populations (Allemands, Russes, Français, Ethiopiens, Marocains, Grecs, Polonais...) converties par des "missionnaires" venus de la lointaine Palestine bien avant les débuts de l'ère chrétienne. iv

... Jusqu'en Chine

Ce sont ces communautés juives "indigènes" implantées de l'Espagne à l'Oural, du Maroc à l'Ethiopie et même de la Turquie au Japon ven passant par l'Inde et la Chine vi, qui seront réprimées durant des siècles, par les pouvoirs politiques et religieux, principalement en Occident et en particulier par l'Eglise catholique. Elles seront méprisées, confinées dans des ghettos,vii serviront d'exutoire aux problèmes sociaux ou politiques, subiront les pogroms... Jusqu'à l'abominable génocide perpétré par les nazis et leurs complices. Ces concitoyens juifs, qu'ils soient d'Europe, d'Asie ou d'Afrique sont nos frères humains, comme ceux de toutes les religions, mais vouloir en faire un peuple particulier, surtout un "peuple élu", est une aberration raciste. Comme le confirme d'ailleurs Israël Bartal (Doyen de la Faculté de Lettres de l’Université Hébraïque de Jérusalem) "Aucun historien du mouvement national juif n’a jamais réellement cru que les origines des juifs étaient ethniquement et biologiquement “pures.viii

Malgré l'évidence, Netanyahu continue de marteler ce mensonge de "l'ethnie juive" et, avec l'aide de ses propagandistes, à tenter de manipuler les membres des communautés juives à travers le monde. Combien de concitoyens de religion et/ou de culture judaïque, pourtant progressistes opposés à la politique criminelle du régime israélien, solidaires de la cause palestinienne et militants des droits humains, conservent encore certains réflexes communautaristes. Bien que les preuves historiques de l'absence de racines biologiques ou ethniques au Moyen-Orient sont établies, malgré le constat que seule la religion hébraïque et la culture yiddish ou séfarade sont le ciment de leur communauté, il gardent parfois une sorte de relation d'ordre pathologique avec l'Etat Israël et continuent de parler de ce pays comme d'une sorte de "patrie" et de leur "peuple". Ils parviennent difficilement à voir ce régime dans sa simple réalité : un Etat criminel et le Sionisme qui y est proclamé, une idéologie fasciste. ix Il est probable que, tant que les progressistes, tous les progressistes, ne dénonceront pas clairement et journellement les crimes de ce régime, Israël continuera d'étendre ses conquêtes et développer son oppression.

Peuple sémite ?

Que dit le dictionnaire ? ... Que le terme sémite désigne une personne originaire d’Asie occidentale et qui parle une langue apparentée, telle l’arabe, l’araméen (la langue parlée à l'époque du Christ) ou l’hébreu. Concernant la Palestine, est donc Sémite celui ou celle qui est, à la fois, originaire de cette région et parle une langue sémitique. C'est le cas de toute la population palestinienne et des quelques 10.000 autochtones de religion juive qui vivent dans cette région... Mais ce n'est pas le cas des nuées d'émigrés occidentaux qui l'ont colonisée. Il est donc assez absurde de traiter d'antisémite un opposant palestinien à la politique israélienne et tout aussi ridicule de lancer cette injure à la tête de ceux qui soutiennent leur combat pour le droit et la justice. N'en reste pas moins que toute injure faite à un concitoyen pour son appartenance à la culture et/ou à la religion hébraïque est ignoble, inacceptable pour tout humain respectueux des autres, et que ses auteurs doivent être condamnés pour racisme... Et pour crétinisme.

Mais alors... le sang juif ?

Hé oui ! Encore un canard ! Les biologistes sont d'accord : pas plus de "sang juif" que de sang catholique, bouddhiste ou communiste. Ridicule donc de vouloir déterminer la "judéité"biologique d'un individu puisqu'il n'existe tout simplement pas de séquences ADN qui soient présentes chez les Juifs et absentes chez les non-Juifs... Et toutes les coûteuses recherches financées par les divers régimes israéliens depuis les années 50 pour tenter de faire accréditer cette stupidité d'un "ADN Juif" ont lamentablement échoué. Pas plus de "Juif errant" que de Guillaume Tell, de Roi Arthur, de Tijl Uilenspiegel ou de Pinocchio (quoique qu'avec ses mensonges permanents, Netanyahu devrait peut-être surveiller son nez...). Cette évidence qu'aucune communauté humaine n'est "consubstantielle" à une religion ou une culture – tous les musulmans ne sont pas arabes, tous les catholiques... – ne semble pas avoir pénétré le cerveau des chantres du régime israélien actuel qui ne peuvent vivre que dans le mythe de "l'être supérieur" et du "peuple élu".

Mais alors... Bibi ment ?

Monsieur Netanyahu n'ignore rien de tout cela, mais n'étant pas à un mensonge près, il continue de proclamer "nous avons rétabli notre Etat souverain dans notre patrie ancestrale, la terre d’Israël" x Se rend-il compte qu'en claironnant ce bobard, il fait le jeu de tous les racistes du monde qui, comme Hitler, veulent confiner les Juifs dans un système racial pour mieux les opprimer. 

A-t-il oublié les paroles de ce monstre qui tenta d'exterminer les Juifs d'Europe ? "Nous parlons de race juive par commodité de langage, car il n'y a pas, à proprement parler, et du point de vue de la génétique, de race juive (...) Une race mentale, c'est quelque chose de plus solide, de plus durable qu'une race tout court. xi Malheureusement, ils sont toujours très nombreux à croire aux fadaises de gens comme Netanyahu et à les diffuser comme une litanie tournant en boucle. En bons moutons de Panurge, ils avalent des discours s'appuyant sur des écrits religieux exhibés comme irréfutables – alors qu'ils sont totalement disqualifiés par les travaux des historiens – et se rendent ainsi complices des exactions d'un régime fascisant.

... Et il est antisémite ?

Comme chaque année, tout s'est arrêté en Israël pendant deux minutes pour commémorer le génocide nazi. Moment d'émotion que partagèrent les survivants des camps nazis.... avec sans doute au cœur un sentiment d'amertume, surtout chez les 50.000 anciens que Netanyahu laisse croupir dans la misère ! xii Il y a des années que Bibi se moque de leur sort ! Il fait des discours enflammés sur le souvenir du génocide nazi, verse une larme sur les victimes, orchestre les visites organisées à Auschwitz, n'oublie pas de récolter les fonds en compensation de l'horrible drame... Et maintient consciemment ces milliers de rescapés sous le seuil de pauvreté. Il applique ainsi méticuleusement les préceptes de son mentor, feu le Grand Rabbin Ovadia, qui déclarait en 2009 que la situation de ces rescapés était voulue par Dieu pour la punition de leurs péchés. Bibi attend-t-il que ce "problème" se règle de lui-même d'ici quatre ou cinq ans ?... Mille survivants du génocide nazi meurent chaque mois. 12 On peut imaginer le tollé que de tels agissements provoqueraient s'ils se passaient dans tout autre pays. Aucun doute que les dénonciations feraient la une des journaux, qu'il y aurait des pétitions pour condamner les coupables, que l'ONU même tenterait d'intervenir... 

Mais quand cela se passe en Israël, les gouvernements occidentaux et la "grande presse" détournent le regard. xiii Il n'en reste pas moins que le comportement cynique de Netanyahu envers les rescapés de la furie nazie est donc bien, objectivement, celui d'un antisémite, dans le sens que lui donnent les Sionistes. Antisémite, il l'est évidemment aussi dans son comportement envers le peuple palestinien, que celui-ci vive en Israël ou en Palestine occupée. La liste des crimes est longue : persistance du nettoyage ethnique entamé il y a plus de soixante ans, xivtentative permanente d'étouffement des habitants de Gaza, imposition de règles d'apartheid, xv oppression constante exercée par son armée sur les Palestiniens – Tous Sémites, contrairement à Monsieur Netanyahu – incessantes arrestations de jeunes enfants, expulsions des Bédouins, destruction des maisons, des récoltes, etc..

Ces actes et discours prouvent à suffisance son racisme inné parfaitement en harmonie d'ailleurs avec celui de ses prédécesseurs, tel Yitzhak Shamir, ignoble assassin devenu premier ministre, qui disait "Les Palestiniens seront écrasés comme des sauterelles... Leurs têtes éclatées contre les rochers et les murs" xvi ou Menahem Begin, autre criminel également devenu premier ministre, qui déclarait à la tribune de la Knesset "Les Palestiniens sont des bêtes marchant sur deux pattes." xvii Il n'y a pas de doute, Monsieur Netanyahu est bien le représentant d'un régime fascisant et son attitude est bien, tant envers sa propre communauté qu'envers le peuple palestinien, celle d'un antisémite !

 

Notes : 

i Lire "Comment le peuple juif fut inventé" (Fayard 2008) et "Comment la terre d'Israël fut inventée" (Flammarion 2012) de Shlomo Sand

iiCes Juifs orthodoxes se sont opposés à l'arrivée de premiers colons au début du XXème siècle.

iii "La Guerre des Juifs" de Flavius Josèphe (traduction André Pelletier, Les Belles Lettres, 1982)

ivLire " L'origine des juifs d'Afrique du Nord" par Yigal Bin-Nun (Tribune Juive, 2013)

v Lionel Obadia (Professeur d'anthropologie à l'Université de Lyon 2)"Bouddhisme et Judaïsme" (article dans la revue "Socio-anthropologie"(//socio-anthropologie.revues.org)

viMarco Polo atteste d'une présence juive en Chine avant le VIIèmesiècle

viiLe premier fut celui de Venise... dans le quartier du Ghetto

viii“Haaretz“ du 6/7/2008

ixLettre au "New York Times" 54/12/1948) des intellectuels juifs Etatsuniens, dont Hanna Arendt et Albert Einstein

x Discours du 1/10/2013 à l'Assemblée Générale de l'ONU

xi Testament politique d'Hitler, Adolf Hitler, notes de Martin Bormann, préface de Trevor-Roper, (Fayard, 1959, 13 février 1945, p. 83)

xii "50,000 Holocaust survivors in Israel live in poverty" dans Haaretz du 24/4/2014

xiii Idem pour les tortures d'enfants de moins de 12 ans pourtant dénoncées par diverses organisations de Droits de l'Homme ("Children in Military Custody" (2012)

xiv"Le Nettoyage Ethnique de la Palestine" de Ilan Pappe (Fayard, 2006)

xv"Israël le nouvel apartheid" de Michel Bôle-Richard (Editions LLL. 2013)

xviNew York Times du 1/4/1988

xvii"Begin and the Beasts" de Ammon Kapeliouk (New Statesman 25/6/1982)

Source : Investig'Action

 


http://www.michelcollon.info/Monsieur-Netanyahu-est-antis...

21/03/2014

Quand la lutte contre l’antisémitisme provoque un gros clash sur I Télé

 

INFO PANAMZA. Mardi soir, sur la chaîne I Télé, un débat inédit et tumultueux sur l'antisémitisme s'est déroulé. La preuve en images.

                                                                                                            Le 19.03.2014 à 17h12

Un "moment de télévision" peut surgir quand le ronron médiatique des chaînes tout-info est soudainement assailli par une parole inattendue.

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Le 18 mars, dans l'émission intitulée On ne va pas se mentir, l'animatrice Léa Salamé, pourtant entourée de gens de bonne compagnie, n'a pas vu le coup venir. Interrogeant la romancière Émilie Frêche à propos de sa participation au rassemblement parisien contre l'antisémitisme, prévu ce mercredi soir au Trocadéro, la journaliste s'est tournée vers une autre invitée, Sophie de Menthon (membre du Conseil économique, social et environnemental), afin de solliciter son avis sur la pertinence d'un tel évènement. 

Panamza vous propose de découvrir sa réponse atypique et le clash qui s'en est suivi (à partir de la 2ème minute de la vidéo ci-dessous).

 

Rappel: originaire d'Algérie, Emilie Frêche, autrice d'une longue tribune dans Le Monde contre le tandem Nicolas Anelka-Dieudonné et scénariste du prochain film d'Alexandre Arcady sur l'affaire Fofana-Halimi, est également cette personnalité qui a fait un esclandre sur le plateau de Frédéric Taddeï à la suite de l'interview de Marc-Edouard Nabe. Quant à l'homme présent à ses côtés, également présent au rassemblement au Trocadéro (comme le seront d'ailleurs Manuel Valls ainsi que les membres de la Ligue de défense juive), il s'agit de Jérome Guedj, député socialiste et créateur du Prix Ilan Halimi.

 

Deux ans après la tuerie du collège-lycée juif de Toulouse, ce rassemblement contre l'antisémitisme accompagne le dévoilement -hier, à la Knesset- d'un plan spécial du gouvernement Netanyahou pour favoriser l'émigration des juifs de France en Israël. Oded Forer, directeur général du ministère de l'Intégration, a ainsi fait savoir que "la mauvaise situation économique en France, la montée de l'antisémitisme" et le fait qu'Israël soit "un pays attractif" constituaient "une opportunité qu'on ne peut pas rater".

 

Même discours, presque mot pour mot, du côté d'Arié Bensemhoun, respoonsable de la communauté juive de Toulouse, ex-candidat pour la présidence du CRIF et directeur exécutif d'Elnet France. Souvenez-vous: il s'agit de ce lobby israélo-américain, évoqué en détail par Panamza, qui avait financé la campagne de François Hollande pour les primaires socialistes de 2011. Interrogé hier sur i24news (la chaîne israélienne détenue par Patrick Drahi, futur acquéreur de SFR), l'homme qui fut en charge de la co-gestion de crise à la suite des événements survenus dans le collège-lycée toulousain (et qui avait fortuitement rencontré Claude Guéant la veille) a ouvertement encouragé "l'aliya" des "jeunes juifs" de France en direction d'Israël.

 

Un appel dans la droite ligne d'Ariel Sharon et Benyamin Netanyahou qui en firent autant, l'un et l'autre, et qui résonne avec le propos étrange de Vincent Peillon lorsqu'il fut récemment de passage en Israël: interrogé sur l'afflux de Français juifs dans le pays, le ministre de l'Éducation nationale avait alors exprimé une réponse étonnamment laconique: « La communauté française est appelée à s'élargir ».

HICHAM HAMZA

http://www.panamza.com/190314-antisemitisme-clash